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	<title>Archives des dépenses publiques &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dépenses publiques &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>INPS : Bakary Idrissa Diarra à l’écoute du terrain pour relancer la machine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:48:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le directeur général de l'INPS écoute le terrain et fixe des objectifs de performance dans les communes V et VI de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En tournée dans les communes V et VI de Bamako, le directeur général de l’INPS, Bakary Idrissa Diarra, imprime sa méthode : écoute du terrain, exigence de performance et rigueur budgétaire. Une visite qui révèle à la fois les ambitions de réforme et les défis structurels de l’institution.</em></strong></p>



<p>Le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bakary Idrissa Diarra, a poursuivi le 14 avril 2026 sa tournée de prise de contact au sein des agences principales des communes V et VI du district de Bamako. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affichée de mieux cerner les réalités du terrain, tout en amorçant une dynamique de redressement axée sur la performance et la discipline.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-placee-sous-le-signe-de-l-ecoute"><strong>Une tournée placée sous le signe de l’écoute</strong></h2>



<p>Accueillie par les responsables locaux, la délégation conduite par le DG a multiplié les échanges avec les chefs de division avant de rencontrer les agents dans les salles de réunion des différentes agences, indique l’institution sur sa page Facebook. Comme lors des précédentes étapes, une minute de silence a été observée en hommage aux collègues disparus, ainsi qu’aux victimes civiles et militaires du contexte sécuritaire.</p>



<p>Dans ses interventions, Bakary Idrissa Diarra a tenu à rappeler la mission première de l’INPS : la satisfaction des assurés. «&nbsp;<em>Nous sommes venus, nous avons pris de bonnes notes et il y aura des résultats&nbsp;</em>», a-t-il assuré, tout en soulignant qu’aucune décision précipitée ne serait prise sans une compréhension fine des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-contraintes-structurelles-persistantes"><strong>Des contraintes structurelles persistantes</strong></h2>



<p>Sur le terrain, les réalités exposées par les agents mettent en lumière des difficultés bien connues. En commune V, les problèmes d’infrastructures et les coupures d’électricité affectent le fonctionnement des services, poussant les responsables à plaider pour un recours accru à l’énergie solaire.</p>



<p>Dans les deux communes, les besoins en ressources humaines, en équipements informatiques, en espaces de travail et en mobilier ont également été évoqués. Autant de contraintes qui pèsent sur la qualité du service rendu aux assurés.</p>



<p>À l’inverse, l’agence principale de la commune VI s’est distinguée par ses performances, présentée comme une structure pilote par ses responsables, une appréciation confirmée par la direction des structures déconcentrées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-discipline-et-productivite-au-coeur-du-discours"><strong>Discipline et productivité au cœur du discours</strong></h2>



<p>Face à ces défis, le discours de la direction générale se veut clair : améliorer la productivité passe aussi par une meilleure discipline interne. Le conseiller technique, Bouna Ayad, a ainsi exhorté les agents à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs assignés.</p>



<p>Le DG, pour sa part, a insisté sur le rôle de chaque agent dans la chaîne de performance de l’institution. Il a rappelé les exigences en matière de ponctualité, d’assiduité et de qualité d’accueil des usagers, tout en appelant à recentrer l’action sur les besoins des assurés.</p>



<p>Dans le même temps, il a tenu à couper court aux rumeurs circulant au sein des services, précisant qu’aucun recrutement ni licenciement n’était à l’ordre du jour. La délégation s’est également rendue au Centre médical inter-entreprises (CMIE) de Faladié, où les échanges avec le personnel médical ont porté sur la nécessité de concilier mission sociale et viabilité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-la-rigueur-budgetaire"><strong>Cap sur la rigueur budgétaire</strong></h2>



<p>Ce passage illustre une problématique plus large : comment maintenir un service public accessible tout en maîtrisant les coûts dans un contexte budgétaire contraint ?</p>



<p>Au terme de cette visite, le message du directeur général se résume en une ligne directrice : la maîtrise des dépenses. Une orientation qui traduit une volonté de rationaliser le fonctionnement de l’INPS, sans pour autant renoncer à sa mission sociale.</p>



<p>Dans un contexte où les institutions publiques sont appelées à plus d’efficacité, cette tournée pourrait marquer une première étape vers une réforme plus globale.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p>La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p>Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p>Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p>Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p>Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p>« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p>Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p>Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p>Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p>Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p>Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p>Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cité des Enfants : quand les chiffres déshabillent l’humanitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 08:17:25 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les résultats de la vérification financière de la Cité des enfants et les incohérences cachées derrière son image d’institution.</p>
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]]></description>
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<p><strong><em>Derrière les chants d’éveil et les jeux pédagogiques de la Cité des Enfants, une autre musique s’est fait entendre : celle d’une comptabilité floue, de recettes mal tracées et de procédures sabordées. Le Bureau du Vérificateur général n’a pas eu besoin d’enlever ses lunettes pour y voir clair.</em></strong></p>



<p>Il y a dans cette affaire un goût amer, celui de l’idéal piétiné par l’improvisation administrative. La Cité des Enfants – institution emblématique dédiée à la promotion des droits de l’enfant, vitrine nationale du «&nbsp;<em>mieux-être</em>&nbsp;» juvénile – n’échappe pas à la règle qui, au Mali, veut que sous les oripeaux de la vertu se cache parfois la paresse gestionnaire.</p>



<p>Mandaté en début d’année 2025, le Bureau du Vérificateur général a mené son inspection sans tambour ni trompette, mais avec une rigueur toute technocratique. Ce qu’il découvre ? Une comptabilité plus souple qu’un ballon d’enfant. Sur les exercices 2022 à 2025, 1,18 milliard de francs CFA de recettes ont circulé, tout comme 1,17 milliard de dépenses. Jusque-là, tout irait bien, si ce n’est que le détail laisse perplexe.</p>



<p>La comptabilité-matières ? Absente. Les fonctions d’ordonnateur et de comptable ? Confondues. Les comptes bancaires ? Multiples, dont certains ouverts en dehors des clous légaux. Les marchés publics ? Signés, mais sans enregistrement fiscal pour plusieurs prestataires. Plus grave encore, certaines recettes n’ont jamais vu la couleur du Trésor. Le régisseur les a retenues, comme s’il s’agissait d’un dû personnel. Le tout, sans que personne ne s’en émeuve.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-boiteuse">Une gouvernance boiteuse </h2>



<p>On aurait aimé que l’histoire s’arrête là, mais le vérificateur est allé plus loin. Il a levé le voile sur une gouvernance boiteuse : conseil d’administration absent, organes délibérants expirés, et aucune politique tarifaire claire. En clair, une gestion à vue, dans un brouillard administratif entretenu par l’indifférence.</p>



<p>Et pourtant, l’ambition était belle. Faire de la Cité des Enfants un sanctuaire éducatif, une bulle de créativité pour l’enfance malienne, à mille lieues des tumultes du quotidien. Mais que vaut la pédagogie quand les tiroirs-caisse grincent sous l’opacité ? Que vaut l’engagement quand les fonds publics – ceux de tous les Maliens – s’évaporent dans des procédures aussi négligées qu’illisibles ?</p>



<p>Le dossier a été transmis à la Cour suprême et au Pôle économique et financier. Il n’est pas certain qu’il en sorte des sanctions exemplaires. Mais ce que cette vérification rappelle, avec la cruauté de la vérité froide, c’est qu’on ne construit pas un avenir meilleur pour les enfants en leur léguant le chaos comptable en héritage.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : à la Primature, les failles d’une gestion politique ordinaire révélées par le Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport du BVG soulève des doutes sur la gestion de la Primature sous Choguel Maïga, révélant d'importantes irrégularités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Enquête publique sur les pratiques financières et administratives de la Primature malienne : entre irrégularités, soupçons d’abus et nécessité d’un nouveau départ pour l’exemplarité de l’État.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Bamako – C’est un document explosif, publié sans fanfare par le Bureau du Vérificateur général du Mali début mai 2025. Une radiographie crue de la gestion administrative et financière du cœur du pouvoir exécutif malien : la Primature. En ligne de mire, quatre exercices budgétaires (2021-2024) et une série d’irrégularités, aussi graves qu’embarrassantes, qui jettent une lumière crue sur les pratiques internes d’un État en quête de refondation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-50-milliards-et-des-comptes-loin-d-etre-clairs"><strong>50 milliards, et des comptes loin d’être clairs</strong></h3>



<p>Selon les enquêteurs, entre 2021 et fin novembre 2024, ce sont près de 51 milliards de francs CFA qui ont été engagés par la Primature. Sur cette enveloppe, plus de deux milliards de dépenses sont aujourd’hui mises en cause. Le rapport pointe notamment l’utilisation abusive du «&nbsp;<em>filet social</em>&nbsp;» – un fonds destiné à soulager les plus vulnérables – pour financer des dépenses sans lien direct avec les couches déshéritées : carburant, appuis à des organisations, désinfections de bâtiments administratifs, ou encore formations universitaires à l’étranger.</p>



<p>Autre pratique relevée : le paiement par la Primature de «&nbsp;<em>dépenses de souveraineté&nbsp;</em>» en dehors du cadre réglementaire, pour plus de 800 millions de FCFA. Des lignes budgétaires floues, sans encadrement légal précis, dont les bénéficiaires et les montants échappent à tout contrôle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-procedures-contournees-marches-sur-mesure"><strong>Procédures contournées, marchés sur-mesure</strong></h3>



<p>La gestion des marchés publics n’échappe pas à la critique. Le rapport dénonce la reconduction irrégulière de marchés, l’absence de mise en concurrence sur certains contrats attribués par entente directe, ou encore des pénalités de retard non appliquées à des prestataires défaillants. Pire encore, des entreprises ont réussi à décrocher des contrats en fournissant de fausses expériences ou en se livrant à des pratiques de conflit d’intérêts, le tout avec la bénédiction de commissions de passation et de réception visiblement peu regardantes.</p>



<p>Le cas de l’AGETIER-Mali, une agence d’exécution chargée de projets sociaux, est symptomatique. L’enquête révèle que plusieurs marchés liés à l’achat d’ambulances et à la réalisation de forages ont été mal exécutés ou attribués dans des conditions douteuses, parfois avec des documents falsifiés. À cela s’ajoute l’absence d’immatriculation des véhicules au nom des services bénéficiaires, ouvrant la voie à des détournements potentiels.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gouvernance-exemplaire"><strong>Vers une gouvernance exemplaire ?</strong></h3>



<p>S’il reconnaît la collaboration des services contrôlés lors de la vérification, le Vérificateur général ne cache pas son inquiétude. «&nbsp;<em>La Primature doit gérer les ressources de façon optimale pour faire face aux défis de la Transition</em>&nbsp;», conclut-il, non sans recommander une refonte des règles encadrant les dépenses dites de souveraineté.</p>



<p>Ce dossier intervient alors que les autorités de la Transition, dirigées par le général Assimi Goïta, multiplient les annonces de réformes structurelles. Mais à Bamako, nombreux sont ceux qui attendent désormais des actes forts : rendre des comptes, sanctionner les abus, et surtout rompre avec une culture d’impunité qui gangrène l’administration publique depuis trop longtemps.</p>



<p>À l’heure où le Mali revendique une souveraineté retrouvée sur le plan sécuritaire et diplomatique, le chantier de la bonne gouvernance reste, lui, ouvert. En plein jour.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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