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	<title>Archives des départ des forces étrangères &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>[Tribune] Mali : « Nous ne pouvons pas continuer à vivre en vase clos »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 14:36:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La crise politique, sécuritaire et diplomatique du Mali interpelle tout citoyen malien. Cette crise est la conséquence d’une série de coups d’État, notamment contre l’ancien président </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La crise politique, sécuritaire et diplomatique du Mali interpelle tout citoyen malien. Cette crise est la conséquence d’une série de coups d’État, notamment contre l’ancien président Ibrahim Boubacar KEITA &#8211; IBK &#8211; et contre le président intérimaire BA N’DAW qui a fortement irrité les partenaires du Mali à commencer par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest &#8211; CEDEAO, qui, en l’absence d’une proposition concrète de calendrier électoral, a décidé alors de sanctionner d’abord des dirigeants, puis le Mali dans son ensemble.</strong></p>



<p>Ces <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/sanctions-contre-le-mali-la-cedeao-mise-t-elle-sur-une-explosion-sociale-439754" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sanctions</a>, qui se sont traduites par le gel des avoirs du Mali et sa suspension des instances de la CEDEAO, ont été très mal reçues par la population malienne, qui estime simplement qu’elles n’auront pas d’effet sur ceux qui dirigent mais plutôt sur la population déjà meurtrie.</p>



<p>Le gouvernement malien a dénoncé ces sanctions avec une position assez radicale, estimant qu’elles sont illégales et téléguidées par les acteurs extérieurs à notre sous-région. Il a décidé de fermer à son tour les frontières maliennes et de rappeler ses ambassadeurs dans les pays de l’espace CEDEAO. Le gouvernement va plus loin et appelle, pour la première fois dans l’histoire du Mali, la population à <a href="https://saheltribune.com/mali-cedeao-la-demonstration-de-force-des-autorites-de-la-transition/">manifester dans la rue pour protester</a> contre les sanctions citées.</p>



<p>Au cours de cette manifestation il y a eu des propos forts agressifs contre à la fois la communauté internationale au Mali avec à sa tête la France, des messages de <a href="https://saheltribune.com/mali-ce-que-nous-savons-du-statut-de-serval-qui-sapplique-a-barkhane/">bienvenue à la Russie perçue comme sauveur comme la France il y’a 8 ans</a> lorsque le Président Dioncounda TRAORÉ fit appel à son homologue français François HOLLANDE.</p>



<p>La&nbsp;présence russe&nbsp;en appui des forces armées régulières du Mali a irrité les partenaires occidentaux du Mali ainsi que les pays de la CEDEAO.</p>



<p>Toutefois les maliens justifient cela par leur libre choix de pouvoir travailler avec les partenaires qu’ils souhaitent et aussi par le sentiment d’inefficacité des forces internationales présentes depuis bientôt 10 ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Suite de passe d’armes diplomatique</strong></h3>



<p>Une suite de passe d’armes diplomatique s’est ensuite enchaînée entre le Mali et la France, conduisant à l’expulsion de l’ambassadeur français suivi des forces militaires danoises venues appuyer TAKUBA. Cela entraîna une <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/04/la-crise-diplomatique-entre-paris-et-bamako-inquiete-la-diaspora-malienne-de-france_6112384_3212.html#:~:text=Si%20l'expulsion%20de%20l,putschistes%20au%20pouvoir%20%C3%A0%20Bamako." target="_blank" rel="noreferrer noopener">frustration généralisée </a>conduisant à la décision de retrait de l’opération Barkhane et à celle de TAKUBA. Il faut rappeler que les États Unis d’Amérique ont été les premiers à suspendre leur coopération militaire avec le Mali.</p>



<p>Le maintien de la Mission de formation de l&rsquo;Union européenne au Mali (EUTM) qui forme les forces maliennes a été également remis en question par l’Union Européenne qui avait prévenu de l’incompatibilité de sa présence aux côtés de<a href="https://information.tv5monde.com/afrique/wagner-au-mali-437810" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> forces <em>“non étatiques”</em> Russes</a> au Mali. Elle envisage de dépêcher une mission d&rsquo;évaluation pour décider de son sort.</p>



<p>Les autorités de la transition ont dénoncé ces mesures, qu’elles ont qualifiées de violations des accords.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers la pensée unique ?</strong></h3>



<p>Les sanctions citées ont rendu le quotidien du citoyen malien de plus en plus difficile avec <a href="https://reliefweb.int/report/mali/mali-hausse-des-prix-des-produits-de-premi-re-n-cessit-au-mali-causes-et-cons-quences" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’augmentation des prix des denrées</a> de première nécessité. La vie chère s’installe partout, particulièrement en cette période de Covid-19.</p>



<p>La polarisation du débat et la <a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=28122&amp;LangID=F" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restriction, malheureuse, des espaces de liberté</a> d’expression sont une autre résultante de la gestion de la crise. Elles se traduisent notamment par le fait qu’un nombre important d’acteurs de la société civile, du champ politique, et aussi des professionnels de média s’appliquent une autocensure, afin de ne pas contrevenir aux restrictions imposées. Une série d’arrestations sont suspectées d’être liées à l&rsquo;expression d’opinions divergentes de celles du pouvoir actuel. Un <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/le-mali-expulse-un-journaliste-francais-de-jeune-afrique/2496766" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journaliste de <em>Jeune Afrique</em></a> a été expulsé et les correspondants de médias internationaux ont été rappelés à l’ordre récemment.</p>



<p>Dans ce contexte, les faîtières des médias maliens se doivent de manifester un engagement à la hauteur de la situation.</p>



<p>La liberté d’expression, surtout celle de la presse, et la démocratie ont été obtenues au prix du sang de nombre de nos concitoyens. Sa restriction pourrait entraîner à court terme des conséquences graves.</p>



<p>En effet, l’approche contradictoire est l&rsquo;énergie du dialogue productif, le moteur du développement. Il serait regrettable que toute opinion contradictoire soit vouée aux gémonies et au lynchage sur les réseaux et que leurs auteurs soient qualifiés d&rsquo;apatrides. En absence de cette contradiction, ne risquons-nous pas de glisser vers la pensée unique ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>S’atteler à rassembler les Maliens autour d’un seul objectif</strong></h3>



<p>Il faut par ailleurs rappeler qu’à la suite des <a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-de-la-phase-finale-des-assises-nationales-de-la-refondation/">Assises Nationales de la Refondation</a>, il y a eu un ensemble de conclusions qui en sont issues, mais qui ont été contestées, car l’organisation et la conduite de ces Assises n’ont pas été inclusives si on considère le fait qu’une frange très importante des acteurs politiques et de la société civile n’y ont pas pris part, certains groupes armées signataires des <a href="https://www.peaceagreements.org/viewdocument/2059" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords pour la paix et la réconciliation</a> non plus.</p>



<p>Malgré ces irrégularités, force est de constater qu’à la faveur de la <a href="https://www.dw.com/fr/mali-charte-transition/a-60864009" target="_blank" rel="noreferrer noopener">révision de la charte de la transition</a>, les conclusions de ces Assises vont devenir une des missions de la nouvelle phase de la transition.</p>



<p>Le Mali se trouve alors aujourd’hui dans une situation inédite d’isolement jamais rencontrée.</p>



<p><a></a> Les conséquences des sanctions déjà très lourdes pour le pays aggravent ce sentiment d’isolement. Elles doivent être levées dans les meilleurs délais. Nous ne pouvons pas continuer à vivre en vase clos. C’est seulement ensemble qu’on gagne.</p>



<p>Pour y parvenir, le Mali a un besoin urgent de retourner à l’ordre constitutionnel normal et d’aller de l’avant. Ce retour doit se faire nécessairement à travers l’organisation d&rsquo;élections transparentes, libres et crédibles.</p>



<p>Il faut un retour à l’ordre constitutionnel normal, car c’est l’état de droit et la démocratie qui doivent prévaloir, non pas l&rsquo;état d&rsquo;âme d’individus en dehors de ce cadre. C’est pourquoi nous estimons qu’organiser les élections dans un délai raisonnable est fondamental.</p>



<p> Pour sortir de cette crise, le président de la transition devrait s’atteler à rassembler les Maliens autour d’un seul objectif, revenir à l’ordre constitutionnel normal par l’organisation de l’élection présidentielle suivant le schéma légal déjà existant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;</strong><strong>La démocratie n’engendre pas la mauvaise gouvernance et la corruption&nbsp;»</strong></h3>



<p>Ce qui implique que <a href="https://saheltribune.com/dr-brahima-fomba-tous-les-discours-sur-lorgane-unique-sont-construits-autour-dun-mythe/">l’organisation </a>des élections doit être confiée à une CENI dont les missions seront revalorisées, à l’Administration territoriale dont la neutralité devra être prouvée et enfin la proclamation définitive des résultats devrait être faite par la cour constitutionnelle dont les statuts doivent être revus afin d’assurer la sincérité de ses décisions.</p>



<p>L’organisation de la présidentielle permettra de normaliser les relations du Mali aux autres acteurs nationaux et internationaux, ce dont nous avons ardemment besoin.</p>



<p>Notre pays n’a pas besoin de se mettre en marge de la communauté internationale, ni de devenir un paria. Nous devons fonctionner en intelligence avec le monde pour pouvoir réussir et émerger.</p>



<p><a></a> La démocratie n’engendre pas la mauvaise gouvernance et la corruption, qui sont deux fléaux ravageurs résultant du défaut de valeurs d’éthique des individus parvenus au sommet des instances décisionnelles, souvent par népotisme. Ils y parviennent parce que ceux qui en ont le mérite ne sont pas assez ambitieux ou combatifs souvent face à l’adversité, l’injustice et l’immoralité.</p>



<p>Dans la formulation du calendrier devant mener aux élections, il est important d’avoir à l’esprit que les réformes profondes que requiert la refondation sont de la responsabilité d’un Président de la République et d’un parlement qui tirent leur légitimité d’une élection non pas d’un dispositif transitoire qui souffre du déficit de légitimité.</p>



<p>Ce leadership étatique légitimé par des élections crédibles doit s&rsquo;atteler à l’organisation d’un référendum sur les questions institutionnelles.</p>



<p>Les forces vives de la nation doivent accompagner ce processus au travers de la mise en place par l’État d’un cadre multi acteur permanent dirigé, de manière bénévole, en alternance par les partis et groupements de partis et par la société civile. Le parlement et l’administration devront participer comme membre avec des ressources humaines.</p>



<p>Ce cadre doit être doté d’un comité d’experts dirigé par la société civile et par les partis politiques. Il doit être indépendant de toute emprise de l’exécutif pour protéger sa neutralité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>R</strong><strong>enforcer, moderniser et autonomiser les forces armées et de défenses</strong></h3>



<p><a></a> L&rsquo;exécutif qui sera issu des élections doit avoir pour priorités : renforcer, moderniser et autonomiser les forces armées et de défenses afin de leur permettre de défendre le territoire national contre des forces armées non conventionnelles et hostiles; renforcer la croissance économique à travers la diversification, l’accroissement de la productivité et du taux d’intégration local et la facilitation du commerce et soutenir le développement social au travers de politiques publiques orientées vers l’inclusion, la répartition équitable des richesses et le renforcement des services sociaux de base.</p>



<p>Cette politique d’inclusion doit s’étendre à une plus grande participation des femmes à la gestion des affaires de la cité. L’implication des jeunes dans l’articulation des politiques publiques les concernant devra être un choix stratégique. Les politiques d&rsquo;intégration des personnes vivant avec un handicap et les personnes du 3<sup>e</sup> âge doivent être renforcées.</p>



<p>La conception, l’articulation et l&rsquo;exécution des politiques publiques doivent s’adosser à une approche de <a href="https://saheltribune.com/ousmane-sy-pouvoir-nest-valide-lorsquil-y-a-pays/">décentralisation poussée</a> des compétences et des ressources ; engager une politique étrangère intelligente et dynamique articulée autour des intérêts stratégiques de notre pays.</p>



<p>Il ne peut y avoir de grande démocratie sans une grande armée républicaine, et une armée ne peut être républicaine que lorsqu’elle respecte les règles de l’État de droit et qu’elle accepte d’obéir aux autorités civiles, ces mêmes autorités qu’elle est chargée de protéger.</p>



<p>Il est évident que ces réformes citées doivent se faire sans aucune pression externe. Aucun État n’a le droit de donner des leçons à un autre quand il s’agit de définir son avenir. Le Mali n’a pas à subir la volonté d’un autre État.</p>



<p>Ainsi, les partenaires internationaux ont tout intérêt à accompagner le Mali en lui apportant leur expertise, les ressources humaines et financières nécessaires pour son essor, plutôt que de lui prescrire sa marche vers son destin.</p>



<p>Évidemment les enjeux liés à la démocratie sont des défis qui nous concernent tous, mais les enjeux liés à notre développement commencent par nous d’abord, car des choses décidées sans nous sont souvent perçues comme contre nous.</p>



<p>Voilà pourquoi nos partenaires doivent lever les sanctions sans délai, car ces sanctions ont des conséquences lourdes sur la population et elles ne feront qu’aggraver une situation déjà tendue.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L</strong><strong>aisser la presse libre de ses paroles et de ses gestes</strong></h3>



<p>Le Mali, une fois de retour à l’ordre constitutionnel normal pourra alors raffermir sa démocratie. Une démocratie qui ne devrait pas nécessairement être prise comme une démocratie d’élection, mais une démocratie à caractère participatif et soucieuse de la satisfaction des besoins essentiels des populations. Pour que cela soit, les réformes doivent prendre en compte les opinions et les avis des populations depuis la base de notre pyramide jusqu’à son sommet, avec une implication substantielle des autorités des collectivités territoriales.</p>



<p><a></a> Cela nécessite donc une forte participation citoyenne, faire en sorte que le citoyen joue pleinement son rôle sans être inquiété. Cela nécessite également de laisser la presse libre de ses paroles et de ses gestes. Évidemment une presse ne peut être considérée comme acceptable que si elle respecte les règles professionnelles d&rsquo;éthique et de déontologie sans lesquelles elle risque de devenir un outil de déstructuration du tissu social, de l’entente et de la concorde nationales déjà fragilisés par tant d’années de crises inter et intracommunautaires.</p>



<p>Voilà pourquoi la presse a toute sa responsabilité dans ce retour à la normalité et surtout pour la refondation. Une refondation qui pourrait nous permettre finalement d’être une démocratie forte et brillante, une démocratie durable.</p>



<p>Une fois le processus démocratique amélioré et rodé, faire confiance à la population, à la base, sera fondamentale. Car c’est de la base qu’on peut monter vers le haut de la pyramide. Aucune structure aussi brillante qu’elle soit ne peut s’épanouir que si elle est fondée sur des bases solides et les bases de notre nouvelle démocratie doivent partir des collectivités décentralisées. L’on doit tout faire pour qu’elles participent à la conception, à la prise de décisions et à leur exécution et suivi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Accord pour la paix et la réconciliation</strong></h3>



<p> Nous devons aussi accepter d’abandonner certains de nos textes ou du moins de les réviser parce qu’ils ne sont plus adaptés au contexte nouveau. Au nombre de ces textes figure l’Accord pour la paix et la réconciliation. En effet, cet accord quoi qu’on dise n’est <a href="https://saheltribune.com/accord-paix-songhoy-chaawara-batoo-preconise-relecture/">pas nécessairement consensuel</a> et peut être amélioré à travers sa relecture au Mali, par les maliens et pour les Maliens.</p>



<p>Effectivement, réduire le Mali à une bipolarité Nord-Sud ne répond pas aux réalités nouvelles. Et c’est cette erreur qui ne cesse de nous diviser. Or le Mali quel que soit l’endroit où nous sommes, constitue un Mali un et Indivisible. L’unité ne saurait exclure la diversité et justifier l’uniformité. C’est pourquoi nous devons une fois de plus travailler à chérir et à promouvoir la mosaïque culturelle et ethnique de notre peuple ; car c’est grâce à elle que finalement le vivre ensemble va avoir tout son sens.</p>



<p>Pour conclure, nous pensons aujourd’hui, plus que jamais, que le Mali devrait agir pour revenir à l’ordre constitutionnel normal pour une démocratie durable et vigoureuse portée par le peuple dans un état de droit.</p>



<p><strong>Signataires&nbsp;:</strong></p>



<p><strong>Tidiani TOGOLA, directeur exécutif de la fondation Tuwindi,</strong></p>



<p><strong>Alexis KALAMBRY, directeur de publication de </strong><em><strong>Mali Tribune</strong></em><strong>,</strong></p>



<p><a></a> <strong>Amb. Cheick Sidi DIARRA, diplomate</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Africa Risk-Reward Index »: la trajectoire la plus probable de la reprise de l’Afrique après la Covid-19 </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 07:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Risk-Reward index]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Control Risks, le spécialiste mondial de la gestion des risques, et Oxford Economics Africa, ont annoncé, mardi  21 septembre 2021, le lancement de la sixième édition de leur rapport « Africa Risk-Reward Index »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Control Risks, le spécialiste mondial de la gestion des risques, et&nbsp;Oxford Economics Africa, ont annoncé, mardi &nbsp;21&nbsp;septembre 2021, le lancement de la sixième édition de leur rapport « Africa Risk-Reward Index ». Trop d’incertitudes planent autour de l’après-pandémie de covid-19 sur le continent africain.</strong></p>



<p><em>« Dans le sixième indice Africa Risk-Reward Index, Control Risks et Oxford Economics Africa tracent la trajectoire la plus probable de la reprise de l’Afrique après la pandémie de COVID-19</em> », souligne Control Risks sur son <a href="https://www.controlrisks.com/campaigns/africa-risk-reward-index" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site web</a>, à l’occasion de la publication de leur <a href="https://online.flippingbook.com/view/643674197/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouveau rapport</a>. « <em>Cette reprise ne portera pas simplement sur la croissance du PIB, mais sur une transformation, une innovation et un développement plus larges dans des domaines tels que la biotechnologie et les soins de santé</em> », précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>En Afrique, la pandémie de Covid-19 poursuit son petit bonhomme de chemin. Les campagnes de vaccination progressent lentement et d’autres vagues d’infections sont probables, signale un <a href="https://control-risks.africa-newsroom.com/press/resilience-and-recovery-africas-complex-pandemic-recovery-will-be-shaped-by-how-its-governments-respond-to-innovation?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> de Control Risks. cette situation laisse comprendre l’ampleur des défis qui se présente au continent pour la reprise économique après cette pandémie. Laquelle reprise <em>« a lieu dans un contexte géopolitique de redéfinition des relations de l’Afrique avec le reste du monde ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelles novelles approches pour sécuriser l’Afrique ?</strong></h3>



<p>Les scores des avantages et ceux des risques <em>« ne s’équilibrent pas toujours »</em>, déplore-t-on. Si les scores des avantages ont augmenté sur l’ensemble du continent, les scores des risques révèlent un tableau plus varié.</p>



<p>Cette 6e&nbsp;édition trace un tableau assez sombre de l’après-pandémie. Sur le plan de l’intervention militaire sur le continent, le risque de militantisme reste grand. <em>« Au moment où la recrudescence du militantisme et des tensions dans la Corne de l’Afrique accroissent l’instabilité et nuisent à la sécurité du continent comme jamais depuis des décennies</em> », des reflux se produisent, souligne-t-on dans le même communiqué.<em> « Les États-Unis se sont retirés de la Somalie en janvier, tandis que la France a annoncé son intention de <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/guerre-au-mali/sahel-le-retrait-des-troupes-inquiete-les-maliens_4660019.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réduire sa présence militaire</a> au Sahel</em> », rappelle-t-on.</p>



<p>Ces reflux, en plus du <a href="https://www.bbc.com/afrique/monde-58400029#:~:text=L'arm%C3%A9e%20am%C3%A9ricaine%20a%20termin%C3%A9,GMT%2C%20minuit%20%C3%A0%20Kaboul)." target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrait de l’armée américaine</a> de l’Afghanistan en août dernier, semblent confirmer un fait, selon Control Risks&nbsp;: <em>« le monde occidental n’a plus beaucoup envie d’intervenir militairement à l’étranger ».</em> <em>« En l’absence d’interventions militaires étrangères, quelles nouvelles approches seront adoptées pour faire face à ces menaces et organiser la sécurité du continent ? »</em>, s’interroge-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Émergence de la biotechnologie</strong></h3>



<p>L’après-pandémie dépendra des réponses des gouvernements aux questions de soins de santé post-pandémie, à la dette et à l’insécurité. Leurs réponses peuvent accélérer comme elles peuvent freiner la reprise économique de l’Afrique.</p>



<p>Selon cette édition&nbsp;2021 d’Africa Risk-Reward, la « <em>pandémie de Covid-19 a mis en évidence une des vulnérabilités de l’Afrique&nbsp;: sa dépendance à l’égard de l’aide extérieure en matière de soins de santé et de biotechnologies</em> ». Une dépendance qui n’est pas sans conséquence sur ces économies durement affectées par la pandémie. <em>« Le fardeau de la dette présente des risques pour les économies comme pour les entreprises. L’obligation de remboursement de cette dette mettra les entreprises publiques à rude épreuve et aura tendance à limiter les opportunités des acteurs du secteur privé qui font affaire avec les gouvernements »</em>, explique-t-on dans le communiqué.</p>



<p>Toutefois, la pandémie pourrait être une occasion pour <em>« l’émergence d’un secteur biotechnologique africain</em> ».</p>



<p>A noter que l’Africa Risk-Reward Index est <em>« le guide de référence pour les décideurs politiques, chefs d’entreprise et investisseurs »</em>. C’est un rapport qui décrit l’évolution de la situation en matière d’investissement sur les principaux marchés africains.</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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