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	<title>Archives des dénonciation &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dénonciation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Ingérence d’Algérie : A Kati, la rue dit non</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 06:26:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au lendemain d’une manifestation devant l’ambassade d’Algérie à Bamako, la ville de Kati a vu défiler ce 9 avril 2025 une foule compacte venue dénoncer l’ingérence algérienne et réaffirmer son soutien à la transition malienne. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au lendemain d’une manifestation devant l’ambassade d’Algérie à Bamako, la ville de Kati a vu défiler ce 9&nbsp;avril 2025 une foule compacte venue dénoncer l’ingérence algérienne et réaffirmer son soutien à la transition malienne. Entre patriotisme affiché, ressentiment géopolitique et désir d’émancipation, la rue malienne fait entendre sa voix, avec ferveur et détermination.</em></strong></p>



<p>À l’appel de la société civile, une grande marche de protestation contre l’agression algérienne s’est tenue sous un ciel de plomb et de ferveur. Des milliers de citoyens, sans distinction d’âge, de fonction ou de condition, ont envahi les artères principales de la ville. De la mairie jusqu’à la préfecture, le cortège a déroulé sa détermination inébranlable, dans le calme, mais avec une intensité qui n’avait rien d’anodin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La médiatrice dans la crise malienne pointée du doigt&nbsp;</strong></h3>



<p>Femmes drapées de cire vives, jeunes aux regards droits, vieillards accoudés à l’histoire et même personnes vivantes avec un handicap&nbsp;: toute la population de Kati semblait avoir répondu présente. Étaient également là, côte à côte, les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que des membres du Conseil National de la Transition (CNT). Une image rare, presque solennelle, d’unité nationale face à une indignation commune&nbsp;: l’attaque d’un drone malien par l’Algérie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-1024x768.jpg" alt="Les Maliens manifestent à Kati pour dénoncer l'ingérence algérienne dans le conflit malien." class="wp-image-18351" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-1170x878.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-585x439.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Mobilisation-a-Kati.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les Maliens manifestent à Kati pour dénoncer l&rsquo;ingérence algérienne dans le conflit malien, le 9 avril 2025. I.K.D/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p>La veille, Bamako avait ouvert le bal avec une manifestation devant l’ambassade d’Algérie. Une mise en scène quasi-diplomatique, destinée à pointer du doigt une ingérence de plus en plus mal perçue. À Kati, le ton est monté d’un cran. Dans cette foule compacte, nul besoin d’interprètes&nbsp;: les messages sont limpides, imprimés sur papier glacé ou criés à pleins poumons. « <em>Algérie agresse, le Mali progresse</em> », résume une pancarte brandie par un homme enveloppé du drapeau national. Non loin, une autre affiche,&nbsp;« <em>À bas l’agression, vive la Transition</em> »,&nbsp;exhibe des restes de missiles, comme pour ancrer le discours dans le réel. Ici, l’émotion populaire s’est faite politique. Et la politique, à son tour, s’est fondue dans un patriotisme sans filtre.</p>



<p>Mais à Kati, l’indignation ne s’est pas contentée de crise. Une déclaration solennelle, préparée avec soin, a été remise en fin de parcours au gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, spécialement présente pour l’occasion. Le document, lu publiquement, condamne avec la plus grande fermeté l’agression jugée « <em>inacceptable</em> » et qualifiée de violation du droit international et des principes fondamentaux du bon voisinage. L’Algérie, longtemps considérée comme médiatrice dans la crise malienne, se retrouve aujourd’hui pointée du doigt par la rue.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali entend désormais écrire lui-même son récit</strong></h3>



<p>Et la rue, justement, a aussi formulé ses attentes. Dans cette même déclaration, la population de Kati a exprimé son soutien total à toutes les démarches légales et diplomatiques engagées par les autorités, y compris le dépôt d’une plainte officielle contre l’Algérie devant les instances internationales compétentes. Une diplomatie offensive, en réponse à ce que beaucoup ici considère comme une humiliation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-1024x768.jpg" alt="Les Maliens manifestent à Kati pour dénoncer l'ingérence algérienne dans le conflit malien;" class="wp-image-18354" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-1170x878.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-585x439.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Grande-mobilisation-a-Kati.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les Maliens manifestent à Kati pour dénoncer l&rsquo;ingérence algérienne dans le conflit malien, le 9 avril 2025. I.K.D/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p>Dans un geste fort, les manifestants ont également salué la solidarité sans faille des chefs d’États de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette union nouvelle née en septembre 2023, mais déjà centrale dans les équilibres régionaux. Et réaffirmé leur soutien indéfectible aux autorités de la Transition, ainsi qu’aux Forces armées maliennes et à celles de l’AES, présentées comme les garantes de la souveraineté nationale.</p>



<p>En réceptionnant la déclaration, le gouverneur de Koulikoro a tenu à remercier chaleureusement les habitants de Kati pour leur engagement citoyen. Il s’est engagé à transmettre le message « <em>à qui de droit, dans les plus brefs délais</em> ». Un rituel républicain, mais chargé d’un poids inédit.</p>



<p>Ce 9&nbsp;avril, Kati a donc parlé. Fort. Et dans un pays où l’opinion publique s’est longtemps exprimée à voix basse, cette prise de parole collective sonne comme un avertissement. À l’Algérie, bien sûr, mais aussi au monde. Le Mali, en transition ou non, entend désormais écrire lui-même son récit. Même au prix de quelques tensions frontales.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal: Macky Sall foudroie ses successeurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 19:08:35 +0000</pubDate>
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<p>Macky Sall adresse une lettre amère aux Sénégalais, dénonçant la situation catastrophique dans laquelle le pays se trouve à l'approche des législatives.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Macky Sall, ancien président du Sénégal, lance une critique sévère contre la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « situation catastrophique » à l’approche des législatives du 17 novembre.</em></strong> <em><strong>Détails.</strong></em></p>



<p>L’ex-président Macky Sall a décidé de sortir de son silence, et il le fait en des termes amers. Dans une lettre adressée aux Sénégalais, le 6&nbsp;novembre dernier, il critique sans détour la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « <em>situation catastrophique</em> ». Ce coup de plume intervient alors que le Sénégal se prépare pour les législatives du 17&nbsp;novembre, où Macky Sall prend la tête de la coalition Takku Wallu Sénégal. En décrivant un pays en proie à des problèmes économiques, institutionnels et sociaux croissants, il brosse un tableau sombre, espérant mobiliser l’électorat sénégalais à sa cause. Que cache réellement cette missive, et quels en sont les enjeux pour le Sénégal ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entree-en-scene-calculee"><strong>Une entrée en scène calculée</strong></h3>



<p>Le choix du moment n’est pas anodin. Macky Sall a attendu la dernière ligne droite avant les élections pour frapper fort. Pendant huit mois, il s’est montré discret, adoptant la posture d’un ancien président respectueux des institutions et de la transition démocratique. Ce silence, brisé à quelques jours des législatives, marque une volonté de reprendre le contrôle du débat politique. En présentant une « <em>situation catastrophique</em> », Sall espère raviver l’inquiétude et la colère des électeurs déçus par le nouveau régime.</p>



<p>L’ex-président rappelle avec insistance les « <em>réussites</em> » de son mandat&nbsp;: croissance économique malgré la crise du Covid-19, infrastructures modernes, réformes sociales ambitieuses et une influence diplomatique accrue pour le Sénégal. Par contraste, il accuse ses successeurs d’avoir laissé les choses se dégrader. Cet argumentaire, qu’il déroule dans une rhétorique d’urgence, s’adresse directement aux Sénégalais déçus de l’actuelle administration et en quête d’une figure expérimentée pour redresser le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-heritage-et-accusation-nbsp-une-confrontation-directe"><strong>Entre héritage et accusation&nbsp;: une confrontation directe</strong></h3>



<p>La lettre de Macky Sall ne fait pas que vanter son bilan. Elle vise à ébranler la confiance dans le gouvernement actuel, qu’il accuse d’être incompétent, populiste et manipulateur. Il fait état d’une économie en déclin, d’un chômage croissant, de la détérioration des infrastructures et d’une gouvernance qu’il juge « <em>incohérente</em> » et « <em>calamiteuse</em> ». Ces accusations s’appuient sur des faits marquants&nbsp;: la baisse de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation, des scandales non résolus dans des institutions publiques, et des promesses électorales non tenues. En dénonçant ce qu’il considère comme un reniement des engagements de campagne et une absence d’action concrète, Macky Sall se pose en défenseur de l’intégrité et de la cohérence institutionnelle.</p>



<p>Son message est clair&nbsp;: il appelle les Sénégalais à refuser cette gouvernance qu’il estime « <em>stérile</em> » et à privilégier une équipe expérimentée et dévouée aux intérêts du pays. La coalition Takku Wallu Sénégal, qu’il dirige, se présente ainsi comme le dernier rempart contre la chute de l’économie et le délitement des institutions. En insistant sur les valeurs de « <em>réconciliation</em> » et de « <em>stabilité</em> », Macky Sall tente de convaincre que son retour aux affaires est une nécessité pour sauvegarder la paix et la prospérité du Sénégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-nationale"><strong>Un appel à la mobilisation nationale</strong></h3>



<p>L’ancien président expose également une feuille de route concrète en cas de victoire de sa coalition&nbsp;: restauration des institutions républicaines, réconciliation nationale, aide d’urgence aux victimes des inondations, soutien à l’emploi des jeunes et réduction du coût de la vie. Ce programme, énuméré comme une série d’engagements, vise à donner aux Sénégalais une vision claire de ce que pourrait être un retour de Sall aux commandes. L’objectif est de mobiliser les électeurs sur des promesses tangibles, tout en se posant en alternative sérieuse face à l’actuel pouvoir, perçu comme populiste et inefficace.</p>



<p>Ce projet de redressement prend une teinte de patriotisme, Sall évoquant les « <em>idéaux et valeurs </em>» qui, selon lui, font la grandeur du Sénégal&nbsp;: la paix, la liberté et la cohésion nationale. En appelant les citoyens à un « <em>sursaut citoyen d’envergure</em> », il cherche à transcender les clivages partisans, prônant une mobilisation collective pour éviter ce qu’il voit comme une déroute nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-duel-politique-a-distance"><strong>Un duel politique à distance</strong></h3>



<p>Les réactions ne se sont pas fait attendre. Ayib Daffé, secrétaire général du Pastef, parti au pouvoir, a rapidement fustigé la démarche de Macky Sall, l’accusant de « <em>mépris</em> » envers les Sénégalais. Pour Daffé, un véritable retour de l’ancien président sur le terrain sénégalais, plutôt qu’un discours à distance, aurait été plus respectueux de la population. Cette réponse cinglante souligne la profondeur des divisions politiques actuelles et l’intensité de la bataille électorale. Macky Sall est perçu comme une figure du passé, et certains opposants tentent de discréditer sa tentative de retour en l’associant à une époque révolue.</p>



<p>Néanmoins, en s’adressant aux Sénégalais avec une lettre qui se veut solennelle, Macky Sall joue la carte de l’expérience et de la stature d’homme d’État. Sa lettre est autant une critique du présent qu’une réaffirmation de sa capacité à gouverner et à rassembler, une manœuvre politique qui pourrait convaincre une partie de l’électorat de lui donner une seconde chance. La question que l’on pourrait amener à se poser est&nbsp;: Macky Sall compte-t-il prendre les rênes du pouvoir au Sénégal comme l’a fait Donald Trump aux Etats-Unis ?&nbsp;</p>



<p>Le 17&nbsp;novembre, c’est donc bien l’avenir du pays qui se jouera dans les urnes, sous le regard attentif de l’ancien président, déterminé à redevenir une figure centrale de la vie politique nationale.</p>



<p><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Crise politique au Sahel : Regards philosophiques sur les retraits de la CEDEAO et la dénonciation de l’Accord d’Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 11:31:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accord d&#039;Alger]]></category>
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<p>Une crise régionale - retraits de la CEDEAO et dénonciation de l'Accord d'Alger - soulève de graves enjeux politiques et nécessite une profonde réflexion.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>La décision du Mali de dénoncer l’Accord pour la paix et celle du Burkina Faso, du Niger et du Mali de se retirer de la CEDEAO au cours de la même semaine ont déclenché une crise profonde, marquant un tournant majeur dans la géopolitique de la région sahélienne. Ces évènements soulèvent des questions cruciales sur la nature de la démocratie, la légitimité de l’intervention militaire étrangère et le rôle des organisations régionales.</strong></p>



<p>Les évènements récents soulèvent des questions fondamentales qui nécessitent&nbsp;une réflexion approfondie. Les philosophes, avec leur sagesse intemporelle, offrent des perspectives précieuses pour naviguer dans ces eaux troubles. Dans un monde en perpétuel mouvement, où la liberté individuelle, la souveraineté nationale et la coopération régionale semblent parfois entrer en conflit, la philosophie devient un guide essentiel pour comprendre les enjeux complexes et tracer la voie vers un avenir plus éclairé.&nbsp;</p>



<p>Comme l’exprimait le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau, « <em>L’homme est né libre, et partout il est dans les fers.</em> » La décision des nations sahéliennes de revoir leurs alliances témoigne de la quête perpétuelle de la liberté et de l’autonomie, même au détriment d’accords établis. Cependant, la dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger en 2015 soulève des inquiétudes quant à la stabilité régionale, rappelant ainsi la pensée de Thomas Hobbes sur la nécessité du « <em>contrat social</em> » pour prévenir le chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conflits-des-interets-nbsp"><strong>Conflits des intérêts&nbsp;</strong></h2>



<p>Le retrait de la CEDEAO par ces nations souligne les tensions entre l’individualisme national et l’idéal de solidarité régionale. Comme l’a souligné Emmanuel Kant, l’État de paix perpétuelle ne peut être atteint que par<em>«&nbsp;une fédération d’États libres. </em>» Le retrait de ces nations remet en question la viabilité de telles fédérations dans un monde où les intérêts nationaux semblent parfois prévaloir.</p>



<p>D’un autre côté, la décision de ces nations peut être interprétée comme un acte de résistance contre ce qu’Albert Camus aurait qualifié d’« <em>absurde</em> » — une situation où les aspirations nationales entrent en conflit avec les structures supranationales. « <em>Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux&nbsp;: c’est le suicide</em> », disait Camus, soulignant la gravité des décisions qui touchent à l’existence nationale.</p>



<p>Le principal argument qu’on pourrait retenir comme justificatif du départ de ces trois pays est que la CEDEAO a violé leur souveraineté en leur imposant des sanctions après les coups d’État qui ont renversé les régimes civils en place. Ces sanctions, qui comprenaient notamment la fermeture des frontières, la suspension des échanges commerciaux et la mise à l’écart des pays du Conseil des ministres de la CEDEAO, ont été perçues comme une violation de la souveraineté nationale et ont été jugées comme « illégales<em>, illégitimes et inhumaines</em> ».</p>



<p>Ces arguments rejoignent les réflexions de nombreux philosophes sur la nature de la démocratie et de la souveraineté. Pour le philosophe français Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté est « <em>le droit de faire les lois</em> ». Ce droit est inaliénable et appartient au peuple. Les dirigeants politiques ne sont que des représentants du peuple et ne peuvent agir que dans le respect de la volonté populaire.</p>



<p>La CEDEAO, quant à elle, est une organisation régionale qui vise à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Cependant, ses actions récentes ont été critiquées pour leur manque de respect de la souveraineté des États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-legitimite-de-l-intervention-militaire-etrangere"><strong>La légitimité de l’intervention militaire étrangère</strong></h2>



<p>Un autre argument avancé par les trois pays est que la CEDEAO ne leur a pas apporté l’aide nécessaire pour lutter contre le terrorisme. En effet, la région sahélienne est confrontée depuis plusieurs années à une insurrection djihadiste qui a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.</p>



<p>Malgré l’existence d’une multitude de forces militaires étrangères, dont la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Barkane, Takuba, pour aider le Mali à lutter contre le terrorisme, la crise perdurait au Mali depuis plus d’une décennie. Cela reste de même pour le Burkina Faso et le Niger. Cependant, ces forces sont donc critiquées pour leur manque de résultats.</p>



<p>Les décisions des trois pays rejoignent les réflexions de nombreux philosophes sur la légitimité de l’intervention militaire étrangère. Pour le philosophe allemand Emmanuel Kant, l’intervention militaire étrangère est légitime uniquement si elle vise à protéger les droits humains fondamentaux.</p>



<p>Dans le cas de ces pays sahéliens, il est difficile de dire si l’intervention militaire étrangère est légitime. D’un côté, la situation humanitaire était catastrophique et les droits humains étaient gravement violés. De l’autre côté, l’intervention militaire n’a pas encore permis de mettre fin à l’insurrection djihadiste.</p>



<p>La CEDEAO est une organisation régionale qui joue un rôle important dans la stabilité de la région sahélienne. Cependant, ses actions récentes ont été critiquées pour leur manque de cohérence et leur manque de légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-cooperation-regionale-nbsp"><strong>La coopération régionale&nbsp;</strong></h2>



<p>Les décisions des trois pays incitent à des réflexions sur le rôle des organisations régionales. Pour le philosophe américain John Rawls, les organisations régionales doivent être fondées sur des principes démocratiques et doivent respecter la souveraineté des États membres.</p>



<p>Dans le cas de la CEDEAO, il est clair que les principes démocratiques ne sont pas toujours respectés. Les sanctions imposées aux trois pays après les coups d’État sont un exemple de cette violation des principes démocratiques. Car les chefs d’État qui s’octroient un troisième mandat en toute violation de la Constitution de leur pays n’ont jamais été sanctionnés. Pourtant, les coups d’État sont la conséquence des violations des principes démocratiques.&nbsp;</p>



<p>La philosophie nous rappelle que l’équilibre entre la liberté individuelle et la nécessité de coopération est un défi constant. Comme l’évoquait Søren Kierkegaard, « <em>La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière, mais elle ne peut être vécue qu’en regardant en avant. </em>» La dénonciation de l’Accord pour la paix et le retrait de la CEDEAO offrent ainsi une opportunité de réflexion sur la voie à suivre pour ces nations et pour la région dans son ensemble, dans un monde en constante évolution.</p>



<p>Les décisions du Mali et des trois nations sahéliennes appellent à une introspection profonde sur la démocratie, la solidarité régionale et le rôle des organisations internationales. La quête de réponses à ces interrogations philosophiques stimulantes est cruciale pour forger un chemin vers la stabilité et la prospérité dans cette région dynamique, mais tourmentée.</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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