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	<title>Archives des démission Bah Ndaw &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des démission Bah Ndaw &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Bréma Ely Dicko : « On ne sait plus à quel saint se vouer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 11:18:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bréma Ely Dicko]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
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<p>Le Mali vit depuis le 24&#160;mai dernier, dans une situation tendue. Invité dans ce cadre à la RFI, le 26&#160;mai 2021, Bréma Ely Dicko, sociologue et anthropologue malien, donne des&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le Mali vit depuis le 24&nbsp;mai dernier, dans une situation tendue. Invité dans ce cadre à la RFI, le 26&nbsp;mai 2021, Bréma Ely Dicko, sociologue et anthropologue malien, donne des éclaircissements sur la situation, les raisons d’arrestation du Président de transition et son Premier ministre ainsi que le risque que court le Mali si la communauté internationale ne fait rien.</strong></p>



<p>Le 24&nbsp;mai dernier, la liste d’une nouvelle équipe gouvernementale a été annoncée à la télévision nationale. Quelques heures après, l’armée a procédé à l’arrestation du Président et son Premier ministre ainsi que plusieurs autres personnalités proches du couple exécutif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>«</strong>Peur d’être davantage fragilisée »</h2>



<p>Selon Bréma Ely Dicko, ces arrestations s’expliquent par le fait que deux ténors de l’ex-Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) ont manqué à l’appel du nouveau gouvernement formé par Moctar Ouane. Il s’agit des colonels Sadio Camara et Modibo Koné qui ont été remplacés par deux autres généraux de brigade. Aux dires de M.&nbsp;Dicko, cette situation a occasionné la frustration d’une partie de l’armée, notamment la Garde nationale, et finalement conduit à l’interpellation de ces personnalités à Kati, une ville à 15 kilomètres de la capitale malienne.</p>



<p>Quant au changement effectué aux postes de la Défense et de la Sécurité par le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane, Bréma Ely Dicko estime qu’<em>« il y avait une volonté de construire un gouvernement de large ouverture, un gouvernement inclusif et représentatif, un gouvernement plus facilement contrôlable. »</em> <em>« Si on a toujours les ténors de la junte avec soi, il est difficile finalement de leur imposer des instructions »,</em> a-t-il ajouté.</p>



<p>En prenant une telle décision, peut-on dire que les militaires ont pris du risque de braquer la communauté internationale ? Déjà fragilisée par la situation sociale, notamment le chronogramme du M5-RFP ainsi que la série de grèves de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la junte a, selon M.&nbsp;Dicko, peut-être eu <em>« un peu peur d’être davantage fragilisée. »</em> <em>« Pour eux c’était peut-être plus simple de travailler à reprendre la main, aussi, de leur côté »,</em> a-t-il laissé entendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des consternations</strong></h3>



<p>Selon le sociologue malien, il y a des consternations face à cette situation dans la mesure où&nbsp;on se dit que c’est <em>« un éternel recommencement au Mali. »</em> <em>« On ne sait plus à quel saint se vouer »,</em> déplore-t-il.</p>



<p>À la question de savoir si la transition est soumise au bon vouloir des militaires, M.&nbsp;Dicko n’a pas hésité à déclarer qu’elle l’est dès le début. <em>« Nous avons eu une transition civile militairement assistée »</em>, déplore-t-il. Avant d’ajouter qu’<em>« on passe d’une transition civile militairement assistée à une transition militaire. »</em></p>



<p>M.&nbsp;Dicko invite toutefois la CEDEAO à ne pas laisser entériner ce qui se passe au risque d’ouvrir la porte à d’autres expériences dans d’autres pays voisins. Une situation, selon lui, qui pourrait également occasionner l’abandon du Mali et des Maliens.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Koulouba : le Colonel Assimi Goïta limoge plusieurs collaborateurs de Bah N’Daw</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 11:01:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[Koulouba]]></category>
		<category><![CDATA[limogeage]]></category>
		<category><![CDATA[présidence de la République]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>48 heures après avoir pris les choses en main à Koulouba, l’homme fort du palais présidentiel a remercié, ce jeudi 26 mai, cinq collaborateurs du désormais ancien président de la&#8230;</p>
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<p><em><strong>48 heures après avoir pris les choses en main à Koulouba, l’homme fort du palais présidentiel a remercié, ce jeudi 26 mai, cinq collaborateurs du désormais ancien président de la transition.</strong></em></p>



<p>Au moins cinq personnalités ont été limogées. Il s’agit du Colonel-major Daouda Sogoba, chef d’Etat-major particulier ; Colonel Sambala Sidibé, intendant des Palais ; Dr Kalilou Doumbia, Secrétaire général de la Présidence ; Mohamed Askia, Conseiller spécial du président ; Salif Sanogo, directeur de la communication de la Présidence.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/05/Decret.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="692" height="960" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/05/Decret.jpeg" alt="" class="wp-image-7759" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/05/Decret.jpeg 692w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/05/Decret-600x832.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/05/Decret-216x300.jpeg 216w" sizes="(max-width: 692px) 100vw, 692px" /></a></figure>



<p>On le sait, le vice-président avait une dent contre le président Bah N’Daw qui ne lui rendait plus compte, comme l’a dit, en conférence de presse, le commandant Baba Cissé, Conseiller d’Assimi Goita. Avec cette série de limogeages, l’homme fort de Koulouba positionne son propre cabinet de Vice-président. Cependant, la célérité et la quantité de personnes visées semblent montrer que le vice-président en voulait aussi à l’entourage direct de Bah N’Daw.</p>



<p>L’une des victimes de cette guerre des chefs est le journaliste Salif Sanogo. Nommé seulement le 03 mai 2021 à ce poste à la Présidence en lieu et place du regretté confrère Adam Thiam. A peine, si l’ancien directeur de l’ORTM a eu le temps de connaître les dossiers. Le revoilà au chômage dans ce pays où être bon dans son domaine est un défaut.</p>



<p><strong>Mamadou TOGOLA</strong></p>



<p><strong>Source: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un coup d’État dans le coup d’État ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 May 2021 10:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[coup d&#039;Etat militaire]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[destitution de Moctar Ouane]]></category>
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<p>Le 24 mai 2021, dans l’après-midi, le président malien de la transition, Bah N’Daw, ainsi que son premier ministre Moctar Ouane, ont été interpellés par des éléments des forces armées maliennes,&#8230;</p>
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<p><strong>Le 24 mai 2021, dans l’après-midi, le président malien de la transition, Bah N’Daw, ainsi que son premier ministre Moctar Ouane, ont été <a href="https://www.senenews.com/dossier-actualites/crise-au-mali-dossier-actualites/mali-le-president-de-la-transition-bah-ndaw-et-son-premier-ministre-moctar-ouane-arretes_358370.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interpellés</a> par des éléments des forces armées maliennes, puis conduits au camp militaire Soundiata Keïta de Kati, ce fameux camp qui s’est <a href="https://www.lci.fr/international/tensions-au-mali-le-camp-de-kati-deja-a-l-origine-du-coup-d-etat-de-2012-2162015.html">toujours trouvé au cœu</a><a href="https://www.lci.fr/international/tensions-au-mali-le-camp-de-kati-deja-a-l-origine-du-coup-d-etat-de-2012-2162015.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">r</a><a href="https://www.lci.fr/international/tensions-au-mali-le-camp-de-kati-deja-a-l-origine-du-coup-d-etat-de-2012-2162015.html"> de tous les coups d’État</a> au Mali.</strong></p>



<p>Certains observateurs ont qualifié les faits de putsch, d’autres de simple discussion entre le couple exécutif et les membres de « l’ex »-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), <a href="https://www.dw.com/fr/le-cnsp-dissout-une-page-se-tourne-au-mali/a-56357096" target="_blank" rel="noreferrer noopener">officiellement dissout</a>. Rappelons que le Mali vit une transition de 18 mois. Celle-ci a commencé avec le <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1805" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coup d’État du 18 août 2020</a> qui avait renversé le président Ibrahim Boubacar Kéita. Des élections générales sont <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210415-mali-le-pouvoir-fixe-les-%C3%A9lections-pr%C3%A9sidentielle-et-l%C3%A9gislatives-%C3%A0-d%C3%A9but-2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prévues début 2022</a>, entre février et mars. La situation actuelle semble faire revenir le Mali au point de départ ; mais que s’est-il passé pour que nous en soyons là ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président N’Daw face aux colonels</h2>



<p>Le 14 mai 2021, le premier ministre Moctar Ouane avait <a href="https://www.jeuneafrique.com/1172376/politique/mali-demission-du-gouvernement-le-premier-ministre-moctar-ouane-reconduit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remis la démission de son gouvernement</a> au président Bah N’Daw, qui l’avait aussitôt reconduit à son poste, le chargeant d’entamer des discussions avec la classe politique, en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette démarche avait été saluée car elle venait rétablir le dialogue qui s’était rompu entre les nouvelles autorités et la classe politique depuis le coup d’État du 18 août 2020.</p>



<p>Le premier élément qui permettrait d’emblée d’expliquer la situation actuelle est que la démission et la reconduction de M. Ouane ont été personnellement gérées par le président N’Daw, sans qu’il ne consulte et ne rende compte aux <a href="https://www.jeuneafrique.com/1039969/politique/au-coeur-du-dispositif-de-la-junte-au-pouvoir-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsables de « l’ex »-CNSP</a>, à savoir le colonel Assimi Goita, vice-président de la transition ; le colonel Malick Diaw, président du Conseil national de transition (l’organe législatif) ; le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense ; le colonel-major Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation ; et le colonel Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mali : le président et le Premier ministre &quot;déchargés de leurs prérogatives&quot;  par le colonel Goïta" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/hzff2F0OOm4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>À travers cette démarche, le président Bah N’Daw, qui avait été largement critiqué pour son effacement, donnait ainsi l’impression de reprendre enfin en main les rênes de la transition et d’en devenir le véritable maître. On pouvait déjà prévoir que cette évolution ne recevrait pas l’assentiment, voire susciterait le courroux des colonels putschistes, qui pourraient y voir le début d’un processus visant à les extirper progressivement de leurs positions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contexte tendu</h2>



<p>La ferveur populaire qui avait accompagné le coup d’État du 18&nbsp;août s’est très rapidement estompée. La junte, qui avait au départ incarné le changement tant espéré, est progressivement apparue comme un élément de perpétuation du système en place. Aucun dignitaire de l’ancien régime ne fut inquiété, y compris ceux sur qui pesaient de fortes accusations.</p>



<p>Le remaniement ministériel du 14 mai est intervenu dans un contexte sociopolitique extrêmement tendu. Le mouvement de contestation M5 – qui dénonce la conduite de la transition et appelle à sa « rectification », de même qu’à la <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/26776-mali-le-m5-rfp-demande-le-limogeage-du-pm-et-la-dissolution-du-cnt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dissolution</a> du Conseil national de transition – avait déjà programmé une manifestation pour le 4 juin 2021. En outre, après un préavis de 15 jours, la centrale syndicale de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) avait entamé sa <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-la-centrale-syndicale-entame-la-deuxi%C3%A8me-phase-de-sa-gr%C3%A8ve/2252494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deuxième semaine d’affilée de grève</a>, qui devait continuer jusqu’au 28 mai 2021. Compte tenu de la situation politique, et n’ayant plus d’interlocuteur en l’absence d’un gouvernement, elle a suspendu son mot d’ordre de grève et appelé ses adhérents à reprendre le travail dès le 26 mai, et jusqu’à un retour à la normale.</p>



<p>Les colonels de « l’ex »-CNSP auraient eu connaissance de la liste du nouveau gouvernement, publié le 24 mai 2021, en même temps que les Maliens ordinaires, c’est-à-dire à travers les médias. Leur surprise aura donc été de constater la mise à l’écart de deux des leurs, à savoir le ministre de la Défense Sadio Camara, et celui de la Sécurité et la Protection civile Modibo Koné. Leur réaction ne s’est pas fait attendre : une heure à peine après la publication de la nouvelle composition du gouvernement, le couple exécutif était arrêté et conduit manu militari au camp militaire de Kati. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Communiqué du vice-président Assimi GOITA sur les arrestations de Bah N&#039;DAW &amp; Moctar OUANE" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/TD-6XfEgFZg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Le communiqué du vice-président, le colonel Goita, lu le 25&nbsp;mai 2021 à la télévision nationale (l’ORTM) était on ne peut plus clair&nbsp;: il dénonce l’attitude du premier ministre et du président, qui ont formé le nouveau gouvernement «&nbsp;sans concertation avec le vice-président&nbsp;», à savoir lui-même. Il ajoute&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Le vice-président s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la charte de la transition et défendre la République en vue de placer hors de leur prérogatives le président et le premier ministre.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Le vice-président souligne donc ici son attachement à la <a href="https://www.dw.com/fr/mali-que-pr%C3%A9voit-la-charte-de-la-transition/a-55134016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">charte de la transition</a> ; pourtant, celle-ci stipule clairement son incapacité à remplacer le président de transition en cas d’empêchement. On se rappelle que lors des discussions autour de l’adoption de ladite charte, le poste de vice-président (une première au Mali), spécialement créé pour être occupé par un membre de la junte, avait parfois été vu comme une manière pour cette dernière de prévoir l’éventualité de diriger la transition. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-la-cedeao-veut-des-pr%C3%A9cisions-sur-les-pouvoirs-du-vice-pr%C3%A9sident-/1992288" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conditionna</a> la levée des sanctions qui pesaient sur le Mali à l’insertion dans la charte d’une disposition stipulant clairement que le vice-président ne peut remplacer le président de la transition. Reste à savoir s’il s’agit d’un empêchement temporaire ou d’une destitution définitive. Dans le second cas, qui semble être le plus probable, nous serions alors en face d’un coup d’État dans le coup d’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enjeu clé&nbsp;: convaincre la population et obtenir le soutien du M5</h2>



<p>La Cédéao a immédiatement <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210526-mali-mediation-cedeao-goodluck-jonathan-assimi-goita-mediation-rdv-responsables-dechus-bah-ndaw-moctar-ouane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépêché au Mali</a>, le 25 mai, son émissaire chargé du suivi de la transition, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan. L’attitude de la Cédéao, et plus globalement de la communauté internationale (France, États-Unis et l’ONU à travers sa mission malienne, la <a href="https://minusma.unmissions.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Minusma</a>) sera déterminante dans la suite des événements. Les putschistes le savent et cherchent désormais à s’assurer des soutiens, notamment de la population et des acteurs politiques, en particulier du M5, le mouvement de contestation qui avait fragilisé le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Kéita, et permis le coup d’État contre ce dernier. Leur démarche est identique à celle qu’ils avaient adoptée lors du coup d’État du 18 août 2020 ; mais, cette fois-ci, les arguments avancés sont différents.</p>



<p>Concernant la population, depuis que le président et son premier ministre sont arrêtés, on assiste à la formation d’une certaine opinion véhiculée par les partisans de la junte faisant croire que la situation actuelle est l’expression radicale d’une confrontation de points de vue divergents entre le couple exécutif et les colonels de «&nbsp;l’ex&nbsp;»-CNSP. Le premier n’obéirait qu’aux intérêts de la France – surtout que la publication de la liste du nouveau gouvernement intervient à peine 48&nbsp;heures après le retour de Bah N’Daw de Paris – tandis que les seconds, eux, s’opposeraient à l’impérialiste France, promouvant plutôt un rapprochement avec la Russie.</p>



<p>On comprend bien qu’il s’agit là d’un argument pouvant fortement peser auprès de tous ceux qui voient d’un mauvais œil la présence militaire française au Mali, et qui <a href="http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2021/01/20/mali-une-manifestation-contre-la-presence-de-la-force-barkhane/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifestent</a> régulièrement contre l’opération Barkhane. Ces propos sont relayés, comme toujours, par des activistes présents sur les réseaux sociaux et connus pour leurs positions anti-françaises.</p>



<p>Une manifestation de soutien aux putschistes avait d’ailleurs été annoncée pour le 25 mai, sur la place de l’indépendance à Bamako, avant d’être reportée à une date ultérieure. L’objectif, pour la junte, consisterait à donner l’apparence d’une forme d’assentiment populaire à leur coup de force ; la seule manière à leurs yeux d’espérer contrer les sanctions et pressions internationales qui <a href="http://llefigaro.fr/flash-actu/mali-la-france-demande-une-reunion-d-urgence-du-conseil-de-securite-de-l-onu-annonce-le-drian-20210525" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’annoncent dès à présent</a>.</p>



<p>Concernant le mouvement du M5, ses leaders ont été invités à venir rejoindre les putschistes à Kati quelques heures à peine après l’arrestation du président et du premier ministre. Il s’agirait pour les militaires de proposer aux leaders de ce mouvement le poste de premier ministre – une façon de s’assurer leur soutien et, par là même, de réparer les «&nbsp;erreurs&nbsp;» passées commises à leur égard&nbsp;: bien qu’ayant été au cœur du coup d’État du 18&nbsp;août 2020, le M5 a fini par être totalement écarté de toute l’architecture de la transition (à l’exception de quelques-uns de ses membres qui furent cooptés). De la même manière, après le coup d’État du 18&nbsp;août, et avant la mise en place de la transition, la junte, désireuse de peser face à une communauté internationale qui exigeait une transition civile, avait fait du M5 un allié, en faisant miroiter à ses leaders qu’ils joueraient un important rôle dans la transition. Les sympathisants du M5 s’étaient alors largement prononcés en faveur d’une transition militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle réaction concrète de la communauté internationale face à une junte aux abois&nbsp;?</h2>



<p>L’analyse immédiate qu’on peut faire de ce dernier coup de force contre le président de la transition et son premier ministre est que l’inquiétude semble avoir gagné le camp de la junte, du fait de sa non-implication dans la formation du nouveau gouvernement, et surtout la mise à l’écart de deux de ses membres.</p>



<p>Au-delà de la simple perte de ces postes ministériels, la situation pourrait être perçue par la junte comme le début du processus de sa mise à l’écart totale et définitive des affaires politiques. Cela signifierait aussi en quelque sorte pour elle le début des ennuis judiciaires, quand on sait que la Constitution du Mali fait du coup d’État un crime imprescriptible.</p>



<p>Le président Bah N’Daw, en décidant de reprendre le contrôle de la situation politique, a vraisemblablement en amont reçu le soutien de la Cédéao qui «&nbsp;supervise&nbsp;» la transition, et aussi des partenaires internationaux du Mali, au premier rang desquels la France. Il appartient désormais à ces différents acteurs d’intervenir à travers des actions fortes, car ils demeurent les seuls en mesure de dénouer la situation.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boubacar Haidara</a>, Chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Sciences-Po Bordeaux., <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Bordeaux Montaigne</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/mali-un-coup-detat-dans-le-coup-detat-161594" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/161594/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
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		<title>Mali : les Etats-Unis suspendent leur assistance sécuritaire (communiqué)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 May 2021 10:34:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[assistance militaire]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[destitution de Moctar Ouane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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<p>A la suite de l&#8217;arrestation du Président de transition, Bah Ndaw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane, lundi 24 mai 2021, les Etats-Unis ont annoncé, dans un communiqué du&#8230;</p>
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<p><strong>A la suite de l&rsquo;arrestation du Président de transition, Bah Ndaw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane, lundi 24 mai 2021, les Etats-Unis ont annoncé, dans un communiqué du 26 mai, la suspension de leur « assistance à la sécurité au profit des Forces de sécurité et de défense maliennes ». Une annonce qui a été faite le même jour où les deux institutions civils ont démisionné. Nous vous invitons à lire le communiqué!</strong></p>



<p>Les États-Unis condamnent fermement la détention de dirigeants civils du gouvernement de transition du Mali. Nous appuyons la <a href="https://lnks.gd/l/eyJhbGciOiJIUzI1NiJ9.eyJidWxsZXRpbl9saW5rX2lkIjoxMDEsInVyaSI6ImJwMjpjbGljayIsImJ1bGxldGluX2lkIjoiMjAyMTA1MjcuNDExMzgwNzEiLCJ1cmwiOiJodHRwczovL21pbnVzbWEudW5taXNzaW9ucy5vcmcvY29tbXVuaXF1JUMzJUE5LWNvbmpvaW50LXN1ci1sYS1zaXR1YXRpb24tYXUtbWFsaS0yNC1tYWktMjAyMT91dG1fbWVkaXVtPWVtYWlsJnV0bV9zb3VyY2U9Z292ZGVsaXZlcnkifQ.3tfjCy45XbFUUZcyUAX--MtyEdLX7k1z0gkKmwVb7vk/s/1291520336/br/107040963140-l" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration commune </a>du 24 mai de la CEDEAO et de l’Union africaine, et nous travaillons en étroite collaboration avec le comité local de suivi de la transition et d’autres acteurs internationaux pour demander la libération immédiate et inconditionnelle des personnes détenues et la reprise de la transition menée par des civils.</p>



<p>Un gouvernement démocratique civil présente la meilleure opportunité de parvenir à la sécurité et à la prospérité au Mali et de l’ensemble de la région du Sahel. L’engagement du gouvernement de transition malien en faveur d’une transition menée par des civils et d’élections démocratiques en 2022 a ouvert la voie au dialogue continu du Mali avec les partenaires internationaux pour faire progresser les efforts en matière de démocratie, de droits de l’homme, de paix et de sécurité. Les événements du 24 mai ont mis ces progrès en péril.</p>



<p>À la suite du coup d’état d’août 2020 au Mali, les États-Unis ont limité l’aide au Gouvernement malien conformément aux dispositions des lois budgétaires annuelles. Nous suspendons maintenant l’assistance à la sécurité au profit des Forces de sécurité et de défense maliennes que nous avions maintenues précédemment en vertu des pouvoirs existants. Les États-Unis envisageront également des mesures ciblées à l’encontre des dirigeants politiques et militaires qui font obstacle à la transition du Mali vers une gouvernance démocratique sous l’impulsion des civils.</p>



<p>Nous soutenons le peuple malien dans ses aspirations à la démocratie, à la paix, au développement et au respect des droits humains.</p>



<p><strong>Source : Département d’État des États-Unis</strong></p>
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		<title>Mali : Le président Bah N’Daw et son premier ministre, Moctar Ouane, libérés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 May 2021 10:11:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[destitution de Moctar Ouane]]></category>
		<category><![CDATA[Moctar Ouane]]></category>
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<p>Les deux chefs d’institutions civiles de la transition au Mali, arrêtés le lundi soir par la junte militaire dirigée par le colonel Assimi Goïta, puis conduits dans la ville garnison&#8230;</p>
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<p>Les deux chefs d’institutions civiles de la transition au Mali, arrêtés le lundi soir par la junte militaire dirigée par le colonel Assimi Goïta, puis conduits dans la ville garnison de Kati, ont été libérés hier nuit, selon une source proche.<br>Ils avaient été emmenés manu-militari par les soldats sous les ordres du patron des putschistes après la lecture de la liste du nouveau gouvernement de large ouverture. </p>



<p>Les militaires visiblement mécontents de l’éviction de deux éléments influents de la junte, le colonel Modibo Koné, ministre de la sécurité, et le colonel Sadio Camara, ministre de la défense, ont contraint le Président et le premier ministre de la transition à renoncer à leurs prérogatives. Dans la foulée des évènements qui ont commencé le lundi, les deux personnalités ont finalement présenté leur démission au vice-président et le médiateur de la CEDEAO hier mercredi.<br>Plus tard dans la nuit du mercredi, ils ont été libérés et autorisés à rentrer chez eux. Le conseiller du chef de la junte, Baba Cissé, a annoncé lors d’une conférence de presse que les personnes arrêtées seront libérées graduellement. Au moment où nous mettons en ligne, on est sans nouvelle de la libération du secrétaire général de la présidence et le nouveau ministre de la défense qui ont été arrêtés au même moment que le Président Bah N’Daw et le premier ministre, Moctar Ouane. D’autres personnalités militaires resteraient en détention avec les militaires. Par contre, le colonel major, Kassoum Goïta, nommé à la Direction Générale de la Sécurité d’Etat, est toujours porté disparu.</p>



<p>Après avoir écarté toutes les personnalités civiles du pouvoir, le colonel Assimi Goïta, s’octroie le titre du Président de la Transition et serait entrain de mener des tractations pour nommer un civil à la tête du gouvernement. Il murmure que les militaires ont jeté leur dévolu sur le M5-RFP pour occuper la primature. Et le M5-RFP est en concertation pour choisir leur candidat qui, selon des sources crédibles, est Dr Choguel Kokala Maïga.<br><strong>Siaka DIAMOUTENE</strong></p>



<p><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
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		<title>Mali : Issa Kaou Ndjim avance les raisons de l’arrestation de Bah Ndaw et Moctar Ouane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2021 18:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[arrestation de Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[destitution de Moctar Ouane]]></category>
		<category><![CDATA[Issa Kaou Ndjim]]></category>
		<category><![CDATA[redressement]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Issa Kaou N’Djim, 4e Vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a accordé, mardi&#160;25&#160;mai 2021, un entretien à des médias nationaux et étrangers sur la situation politique du&#8230;</p>
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<p><strong>Issa Kaou N’Djim, 4<sup>e</sup> Vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a accordé, mardi&nbsp;25&nbsp;mai 2021, un entretien à des médias nationaux et étrangers sur la situation politique du pays. Au cours de cette séance d’information, M.&nbsp;Djim a évoqué les raisons de l’arrestation de l’ex-président Bah Ndaw et de son Premier ministre Moctar Ouane, lundi&nbsp;24&nbsp;mai. Une arrestation qui a conduit à leur démission. Selon le président de l’Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT, FASO KA WELE), il s’agit d’un <em>« processus de redressement »</em> et non pas un coup d’État.</strong></p>



<p>Après leur arrestation, lundi&nbsp;24&nbsp;mai 2021, le Président de transition et son Premier ministre ont été déchargés, mardi&nbsp;25&nbsp;mai, de leurs prérogatives par la junte militaire. Un jour après, mercredi&nbsp;26&nbsp;mai 2021, Bah Ndaw et Moctar Ouane présentent leur démission alors que des émissaires de la Cédéao étaient au Mali pour tenter de décrisper la situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Trahison de la Charte de transition »</strong></h2>



<p>Au cours de notre entretien avec Issa Kaou N’Djim, mardi dernier, depuis son bureau du CNT, celui-ci n’a pas manqué à indiquer que le Président Bah N’Daw commençait à prendre des décisions unilatérales. Le président de l’ACRT a évoqué surtout la reconduction du Premier ministre Moctar Ouane après la démission de celui-ci ainsi que de son gouvernement, vendredi&nbsp;14&nbsp;mai 2021. Mieux, précise-t-il, il le charge de la formation d’un nouveau gouvernement, sans consulter le Vice-président, Colonel Assimi Goïta.</p>



<p>Outre cela, a-t-il souligné, dans la Charte de transition, toutes les questions de Défense et de Sécurité sont confiées au Vice-président. Mais celui-ci n’a été ni consulté, quant à la nomination du ministre de la Défense et des Anciens Combattants ni pour celui de la Sécurité et de la Protection civile, indique M.&nbsp;Ndjim qui précise que <em>« toutes les questions de défense et de sécurité&nbsp;gérées » </em>par le président Bah N’Daw.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Issa Kaou Ndjim sur la situation politique du Mali" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/fHF3Nwf-GLw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Issa Kaou Ndjim avance les raisons de l&rsquo;arrestation de Bah Ndaw et son Premier ministre</figcaption></figure>



<p>Constatant ainsi une <em>« trahison de la Charte de transition » </em>par les deux personnalités de l’exécutif, le Vice-président a, mardi&nbsp;25&nbsp;mai 2021, à travers un communiqué lu à la Télévision nationale par son Conseiller spécial, mis Bah Ndaw et Moctar Ouane <em>« hors de leurs prérogatives. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Appel à l’union</strong></h3>



<p>Selon Issa Kaou N’Djim, ce geste du colonel Goïta est un <em>« processus de redressement</em> ». <em>« Ce qui s’est passé au Mali est un processus de </em>redressement » et non un coup d’État, a-t-il précisé. Avec le M5, on dira qu’il s’agit d’une <em>« rectification de la transition</em> ». M. Ndjim estime que cet acte montre à suffisance qu’Assimi Goita est un <em>« patriote imperturbable ».</em> Il lance donc, en tant que politique, un appel à l’union afin de sauver le Mali.</p>



<p>Notons qu’après la démission de Bah Ndaw et de Moctar Ouane, mercredi&nbsp;26&nbsp;mai 2021, Assimi Goïta, prenant les choses en main, poursuit les concertations pour la nomination d’un Premier ministre et la mise en place d’un gouvernement. Il rassure néanmoins que le chronogramme des élections sera respecté. Malgré tout, les condamnations de ce <em>« coup de force »</em> fusent de partout.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
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