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	<title>Archives des déforestation &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des déforestation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali – Le vert se meurt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 16:04:15 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la déforestation menace l'avenir. Informez-vous sur les efforts de reboisement et les enjeux environnementaux cruciaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à une déforestation galopante, le Mali multiplie les campagnes de reboisement et les réformes législatives. Mais sur le terrain, entre gouvernance défaillante, exploitation anarchique des ressources et inertie administrative, la forêt continue de reculer. Analyse d’une urgence écologique devenue enjeu national.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quarante kilomètres à peine de Bamako, la forêt classée de la Faya agonise lentement, dans une indifférence feutrée. Feux de brousse, tranchées artisanales, sacs de charbon dissimulés sous des bâches poussiéreuses… Voilà ce qu’il reste, en 2025, de ce qui fut l’un des derniers refuges de biodiversité de la région. Comme un symbole. Le Mali, vaste pays sahélien dont 80&nbsp;% de la population dépend encore du bois pour cuisiner, semble bien décidé à aller au bout de ses ressources naturelles, jusqu’à la dernière branche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-plants-des-chiffres-et-peu-d-arbres"><strong>Des plants, des chiffres… et peu d’arbres</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, tout va mieux. On plante. On réforme. On surveille. En août dernier, lors de la 30e&nbsp;campagne nationale de reboisement — slogan dans le vent&nbsp;: « <em>Plantons des arbres, restaurons nos terres</em> » — le gouvernement malien annonçait fièrement avoir produit plus de 18&nbsp;millions de plants, pour couvrir, à terme, quelque 8 000&nbsp;hectares. Mais la réalité, elle, est plus coriace que les slogans&nbsp;: le pays perd chaque année près de 100 000&nbsp;hectares de forêts, soit l’équivalent de cinq fois la superficie de Bamako. Le ministère de l’Environnement assure que certaines plantations affichent un taux de réussite de 95&nbsp;%. Un chiffre qui fait sourire jusque dans les villages de la Faya, où l’on vous montre du doigt des plants morts de soif avant même d’avoir atteint un mètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une étude de Global Forest Watch, en 2020, le Mali comptait 6,93&nbsp;millions d’hectares de forêt naturelle, ce qui représentait 5,5&nbsp;% de la superficie totale du pays.&nbsp;En 2023, le pays a perdu 28 100&nbsp;hectares de forêt naturelle, ce qui équivaut à 7,64&nbsp;millions de tonnes d’émissions de CO2.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-charbon-de-bois-orpaillage"><strong>Charbon de bois, orpaillage </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes de cette lente déforestation ne sont ni nouvelles ni mystérieuses. La pauvreté, d’abord. Le charbon de bois est le pétrole du pauvre — et à Bamako, son prix peut doubler en un temps record pour passer souvent de 5 000 à 9 000&nbsp;francs CFA le sac, par endroit. Ensuite, l’or. Ou plus exactement, l’orpaillage semi-mécanisé, version moderne et incontrôlée du pillage organisé. Puis viennent le pâturage intensif, les feux de brousse mal maîtrisés, et le défrichement pour l’agriculture de subsistance. Il ne manque plus que la corruption et l’indifférence administrative pour que le cocktail soit complet. Et justement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport récent du Bureau du Vérificateur Général s’est penché sur la Direction Générale des Eaux et Forêts&nbsp;: fonds mal gérés, marchés opaques, recommandations ignorées… La moitié des mesures correctrices proposées est restée lettre morte. Une administration qui, dans bien des cas, gère l’environnement comme on gère un dossier de routine. Et dans les zones où l’État ne s’aventure plus, la forêt devient l’affaire des plus forts — ou des plus armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-s-eveille"><strong>La jeunesse s’éveille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, des signaux positifs existent. L’initiative de la Grande Muraille Verte, qui vise à reverdir la bande sahélo-saharienne, a trouvé au Mali un terrain d’adhésion. À Bamako, on tient des conseils des ministres sur le sujet. On envoie des drones au-dessus de la réserve de la Boucle du Baoulé. On installe des logiciels de cartographie. Et pendant ce temps, au sol, les coupeurs de bois passent encore plus vite que les satellites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Assimi Goïta, conscient de l’enjeu, a tenté de réagir. En mars dernier, suite à des incidents dans les mines artisanales, il a suspendu des permis d’exploitation, saisi des dizaines de pelles hydrauliques et durci la législation sur les défrichements. Un geste fort, applaudi par les ONG. Mais sans chaîne de mise en œuvre fiable, la loi pourrait rester lettre morte, et les arbres contineront à tomber en silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste un espoir&nbsp;: la jeunesse. Lors de la 26e&nbsp;Quinzaine de l’Environnement, des élèves de Bamako ont lancé un cri d’alerte. Ils réclament que l’on enseigne, dès le primaire, la protection de la nature. Qu’on les forme à reconnaître un baobab menacé. Qu’on leur apprenne à aimer un sol vivant. Qu’on arrête enfin de dire que planter un arbre suffit à sauver un pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reboiser-oui-mais-pas-seulement"><strong>Reboiser ? Oui, mais pas seulement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au Mali, l’environnement est encore vu comme un luxe — une affaire de technocrates en réunion, pas de survie collective. Pourtant, les chiffres sont sans appel&nbsp;: la dégradation des terres coûte chaque année plus de 20&nbsp;% du PIB national. Un cancer lent, sans tumulte, qui ronge l’économie et épuise les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et alors que le pays tente de redéfinir ses alliances sécuritaires et de retrouver sa souveraineté, il lui faudrait peut-être se souvenir d’une évidence oubliée&nbsp;: sans arbres, il n’y a ni eau, ni paix, ni avenir. Et lorsqu’une forêt tombe dans un État fragile, c’est souvent tout l’État qui vacille avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Aïcha Yatabary : « Le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 07:29:47 +0000</pubDate>
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<p>Pour le Mali, il y a eu des efforts pour lutter contre l’insalubrité, mais le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté et les efforts du gouvernement gagneraient à être menés de façon intégrée, systémique et transversale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coupe abusive du bois est une réalité palpable dans plusieurs pays du monde, notamment africains où même les forêts classées n’y échappent pas. Pourtant, il n’est de secret à personne que les arbres jouent un rôle primordial dans la vie de l’être humain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour parler de ce phénomène, susceptible d’<em>« augmenter les taux de Co2 atmosphériques »,</em> Sahel Kunafoni s’est tourné vers </strong><strong>Dr Aïcha Yatabary, médecin de formation, consultante en santé publique axée sur le développement durable. Dans cet entretien exclusif, Dr Aïcha Yatabary évoque entre autres les causes de </strong><strong>la dégradation constante de l’environnement. Tout en expliquant les effets du changement climatique en général et les conséquences de la coupe abusive du bois. Elle évoque aussi l’impact de l’orpaillage par drague sur nos cours d’eau et propose également des mécanismes pour l’hygiène et l’assainissement dans nos grandes agglomérations. Nous vous invitons à lire l’intégralité de cet entretien.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;<strong>: quelle lecture faites-vous de la dégradation croissante de l’environnement au Mali ?</strong><strong></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Aïcha Yatabary</strong>&nbsp;: la dégradation constante de l’environnement au Mali est due en grande partie aux activités humaines, mais aussi aux effets du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les activités humaines, citons les activités artisanales (teinturières…), minières, industrielles (produits chimiques…), agricoles (pesticides et engrais), sans oublier les mauvaises habitudes comme le dépôt anarchique des ordures ménagères qui entraine lui-même l’obstruction des voies d’évacuation des eaux usées et la collection d’eau sale, elle-même responsable des maladies de l’eau sale comme le choléra, la typhoïde… Ces mauvaises habitudes comptent aussi parmi elles la coupe anarchique du bois pour les besoins ménagers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique est quant à lui responsable d’inondations dans certaines zones et de sécheresse dans d’autres, avec un risque d’insécurité alimentaire. Quant à la pollution citée plus haut, elle augmente la mortalité au sein de la population générale.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En quoi le changement climatique peut-il être source d’inondation, d’insécurité alimentaire ou de maladies ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Comme précédemment évoqué, le changement climatique est responsable d’inondations dans certaines régions du Sahel et de sécheresse dans d’autres. Toutes choses qui pourraient entrainer une insécurité alimentaire dans une région déjà fragile et y augmenter le taux de pauvreté. Car une grande partie de ces populations vivent d’activités comme l’agriculture, l’élevage ou la pêche, qui sont fortement dépendantes de la pluviométrie. N’oublions pas non plus les risques de conflits liés à l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le changement climatique, en plus de l’augmentation des maladies hydriques selon le mécanisme cité plus haut, est susceptible d’augmenter les maladies respiratoires (notamment par la pollution de l’air qu’il favorise) et cardiovasculaires (le lien entre la chaleur et certaines affections cardiovasculaires est maintenant établi).</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la responsabilité de ces pays dans ce phénomène ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La responsabilité des pays face au changement climatique est de mesurer tout d’abord l’impact de ce phénomène à leur échelle, par l’intermédiaire d’études d’experts, dans une logique de transdisciplinarité. Il s’agit aussi de mener des stratégies toujours à leur échelle, et qui s’intègrent dans la stratégie internationale.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La coupe abusive du bois est une réalité palpable dans les pays africains, même les forêts classées n’y échappent pas. En quoi ce phénomène expliquerait-il aussi le réchauffement climatique dans nos contrées ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Il est admis que les arbres permettent la biosequestration du carbone. La quantité de carbone piégée dans les écosystèmes terrestres est trois fois plus élevée que celle atmosphérique. Diminuer cette capacité de biosequestration des arbres en les coupant, c’est augmenter les taux de Co2 atmosphériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour limiter l’émission des gaz à effet de serre, il faut donc lutter efficacement contre la déforestation.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Que faut-il concrètement pour mieux protéger nos forêts classées ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut voter des lois pour punir la notion d’« écocide », c’est-à-dire crime contre la nature. Il faut également lutter contre la dégradation des forêts, et améliorer leur gestion.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact peut avoir l’orpaillage par drague sur nos cours d’eau ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation du mercure et du cyanure, qui sont utilisés pour la récupération de l’or, constituent une grave menace pour les systèmes fluviaux.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle analyse faites-vous des politiques de protection de l’environnement des autorités transitoires du Mali, de la Guinée, du Burkina et du Tchad ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Sans vouloir m’aventurer dans les politiques menées par ces autorités en Guinée et au Tchad, je dirais que pour le Mali, il y a eu des efforts pour lutter contre l’insalubrité, mais le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté et les efforts du gouvernement gagneraient à être menés de façon intégrée, systémique et transversale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on sait la part de l’agriculture dans l’économie de nos pays, et à quel point celle-ci est dépendante de la pluviométrie, nous gagnerions à mieux nous pencher sur la question de l’environnement et du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, je peux dire que Thomas Sankara l’écologiste avant-gardiste a déjà montré la voie (agroécologie, plantation d’arbres, etc.)</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Dans la plupart de nos grandes villes, comme Bamako, il n’est pas rare de voir des eaux usées, des déchets humains dans les rues. Pourtant, ces éléments peuvent constituer des menaces pour la santé humaine. Quel regard portez-vous sur l’hygiène et l’assainissement dans nos grandes agglomérations ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je parlerai en termes de solutions. Dans un premier temps, il faut&nbsp;: renforcer les approches intégrées qui voient intervenir les ministères de l’hydraulique, de l’assainissement et de la Santé. Il faut également éduquer les populations pour le changement de comportement. De même, il faut augmenter le budget de l’État dédié à l’assainissement. Tout en construisant plus de latrines et de sanitaires, surtout dans certaines zones, il faut également améliorer le fonctionnement des systèmes d’évacuation des eaux usées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : campagne nationale de reboisement lancée par Col. Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 11:01:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[campagne nationale]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[désertification]]></category>
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<p>Dans la forêt classée de Koulouba, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a lancé, ce 15 juillet, la 27e édition de la campagne nationale de reboisement. De la&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans la forêt classée de Koulouba, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a lancé, ce 15 juillet, la 27<sup>e</sup> édition de la campagne nationale de reboisement. De la Cellule de Communication de la présidence du Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Persuadé de la place inestimable que jouent les arbres dans le bien-être de notre écosystème, le Président de la République a montré la voie à suivre pour la sauvegarde de nos forêts. Armé d’une daba, le Chef de l’État a implanté, dans la forêt classée de Koulouba, un jeune plant <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Anacardium" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’anacardium</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le lancement de cette <a href="https://saheltribune.com/campagne-nationale-reboisement-2020-superficie-trois-hectares-reboisee-foret-classee-tienfala/">campagne de reboisement</a>, le Colonel Assimi GOITA entend jouer sa partition dans la protection des ressources naturelles de notre pays. Lesquelles sont menacées par les effets cumulés de la démographie galopante, de la sécheresse et du changement climatique, […], qui contribuent dangereusement à amplifier les problèmes de dégradation de nos ressources naturelles.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Contrer le processus de désertification »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président de la République a donc souligné toute la nécessité de cette campagne de reboisement. <em>« Le désert avance à grands pas. Nous devons nous mobiliser pour contrer le processus de désertification</em> », a indiqué le Chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 500 mille hectares de forêt se dissipent chaque année dans notre pays. Sur les 32 millions d’hectares de forêts recensés en 2002, il ne nous reste que 17,4 millions, environ. Face à cette dégradation croissante, le Chef de l’État a aussi rappelé que <em>« la sauvegarde et la restauration de l’environnement sont une affaire de tous</em> ». C’est pourquoi il n’a pas manqué [de lancer un] appel à l’endroit du peuple malien&nbsp;: <em>« Je lance un appel à tous les Maliens de respecter le peu de forêts qu’il nous reste</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: Présidence du Mali</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous avons apporté des modifications au texte. Lire l’article à l’état initial sur le site de la Présidence <a href="https://koulouba.ml/?p=18402" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Déforestation : 420 millions d’hectares disparus dans le monde depuis 1990</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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		<category><![CDATA[préservation]]></category>
		<category><![CDATA[superficie de forêts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport sur l’Évaluation des ressources forestières mondiales, présenté, le mardi 21 juillet 2020, fait voir les tendances actuelles de la préservation voire de la dégradation des forêts dans le monde. Ce de 1990 à 2020. Une évaluation qui peut aider les politiques dans leurs prises de décisions politiques. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rapport sur l’Évaluation des ressources forestières mondiales, présenté, le mardi 21 juillet 2020, fait voir les tendances actuelles de la préservation voire de la dégradation des forêts dans le monde. Ce de 1990 à 2020. Une évaluation qui peut aider les politiques dans leurs prises de décisions politiques. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La sécurité alimentaire et les moyens d’existence de millions de personnes, aux quatre coins du monde, dépendent des forêts</em> », précise l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture lors de la présentation du <a href="http://www.fao.org/documents/card/fr/c/ca9825en/">rapport sur l’Évaluation des </a><a href="http://www.fao.org/documents/card/fr/c/ca9825en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ressources </a><a href="http://www.fao.org/documents/card/fr/c/ca9825en/">forestières mondiales</a> le mardi 21 juillet 2020. D’où la nécessité de protéger les forêts et les ressources naturelles qui abritent une immense biodiversité. Cette protection pourrait également aider à atténuer les effets du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il est essentiel de lutter contre la déforestation et l’appauvrissement de la biodiversité. Ce travail passe par la préservation et la meilleure gestion des forêts et des arbres. Une pratique qui permettra de lutter contre les problèmes liés aux forêts et à la sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les estimations&nbsp;2020 sur les ressources forestières font comprendre que les émissions mondiales liées à la perte des forêts ont diminuées d’environ un tiers depuis 1990. Cette baisse du taux de déforestation est saluée par Anssi Pekkarinen, Forestier principal et coordonnateur de l’Évaluation, qui précise&nbsp;: « <em>Bien que le taux de déforestation ait considérablement diminué ces dernières décennies, ce problème demeure une source d’inquiétude profonde »</em>. D’où son appel à redoubler d’efforts pour faire cesser la déforestation. Cela afin de « <em>pouvoir exploiter pleinement le potentiel des forêts en matière de production alimentaire durable, de réduction de la pauvreté, de sécurité alimentaire, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations de cette nouvelle évaluation des ressources forestières mondiales&nbsp;2020, la superficie forestière mondiale est de 4,06 milliards d’hectares, soit près de 31&nbsp;% de la superficie totale des terres. L’Europe, y compris la Russie, abrite 25&nbsp;% de la superficie forestière mondiale. Elle est suivie par l’Amérique du Sud (21&nbsp;%), l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale (19&nbsp;%), l’Afrique (16&nbsp;%), l’Asie (15&nbsp;%) et l’Océanie (5&nbsp;%).<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte forestière depuis 1990 dans le monde s’élève à 178 millions d’hectares. Néanmoins, cette évaluation indique une baisse de la perte forestière nette entre 1990 et 2020. Cela grâce à l’augmentation du terrain forestier dans certains pays et au reboisement ainsi que l’expansion naturelle des forêts. Sur la période&nbsp;2010-2020, l’Afrique à elle seule a enregistré une perte de 3,9 millions d’hectares par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années&nbsp;1990, 420 millions d’hectares ont disparu en raison de la déforestation. Toutefois, cette évaluation note une baisse du taux annuel de déforestation entre 2015-2020. Durant cette période, ce taux était estimé à 10 millions contre 12&nbsp;millions en 2010-2015 et 16 millions en 1990-2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même source indique que dans les zones forestières protégées la superficie forestière a augmenté de 191 millions d’hectares depuis 1990. De nos jours, elle s’élèverait à 726 millions d’hectares. « <em>En outre, la superficie forestière faisant l’objet d’un plan de gestion progresse dans toutes les régions. Au niveau mondial, elle a augmenté de 233 millions d’hectares depuis 2000 et s’est établie à un peu plus de deux milliards d’hectares en 2020</em> », indique-t-on dans le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport sur l’Évaluation des ressources forestières mondiales indique que c’est dans dix (10) pays du monde qu’on enregistre les plus grandes pertes annuelles nettes moyennes de superficie forestière entre 2010 et 2020. Il s’agit du Brésil, de la République démocratique du Congo, de l’Indonésie, de l’Angola, de la Tanzanie, du Paraguay, du Myanmar, du Cambodge, de la Bolivie et du Mozambique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la Chine, l’Australie, l’Inde, le Chili, le Vietnam, la Turquie, les États-Unis d’Amérique, la France, l’Italie et la Roumanie qui sont les 10 pays ayant enregistré le plus de gains annuels nets moyens de superficie forestière durant la même période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de la présentation de cette évaluation, Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, a indiqué&nbsp;: <em>« Cette somme d’informations sur les forêts dans le monde est un bien public précieux pour la communauté internationale qui contribuera à faciliter l’élaboration de politiques fondées sur des éléments factuels, la prise de décision et des investissements judicieux dans le secteur forestier</em> ». Et de préciser&nbsp;: « <em>Ces nouveaux outils nous permettront de mieux lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, de prévenir la perte de biodiversité et d’améliorer la gestion durable des forêts </em>».　　</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F.T</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Changement climatique : en Côte d’Ivoire, Nestlé s’engage pour la conservation et la réhabilitation de la forêt classée de Cavally</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 09:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
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<p>La lutte contre le changement climatique nécessite de saines collaborations entre les gouvernements et les entreprises de production. C’est ce qui explique la signature d’un protocole d’entente entre l’exécutif ivoirien&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lutte contre le changement climatique nécessite de saines collaborations entre les gouvernements et les entreprises de production. C’est ce qui explique la signature d’un protocole d’entente entre l’exécutif ivoirien et la première&nbsp;société&nbsp;mondiale&nbsp;d’alimentation&nbsp;et&nbsp;de&nbsp;boissons, le groupe suisse Nestlé. Objectif&nbsp;: conserver et réhabiliter la forêt de Cavally qui est l’une des 234 forêts classées de Côte d’Ivoire. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une valeur globale de 3,3 millions de Francs suisses, la réhabilitation et la conservation de la forêt classée de Cavally contribuera à la lutte contre la déforestation. Cette initiative est l’œuvre de la multinationale suisse Nestlé en collaboration avec l’exécutif ivoirien. Une activité qui va dans le sens de la lutte contre le changement climatique et ses effets néfastes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’exécution de ce protocole d’entente, la multinationale suisse contribuera à hauteur de 2,5 millions de francs suisses, indique l’Agence Ecofin. Outre cela, elle doit accompagner les efforts de la compagnie chargée de la mise en œuvre de l’initiative dans la lutte contre la déforestation liée notamment à l’exploitation du cacao et du Chocolat. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Très heureux de cette collaboration avec Nestlé, Alain Richard Donwahi, ministre ivoirien des Eaux et forêts, déclare&nbsp;: « <em>Ce partenariat renforcera notre engagement à lutter contre la déforestation causée en partie par la culture du cacao en Côte d’Ivoire et à renforcer la résilience des communautés et des producteurs de cacao ». Et de souhaiter « plein succès à sa mise en œuvre </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en œuvre sera effectuée par la Société de développement des forêts (Sodefor) et la Fondation Earthworm de concert avec d’autres parties prenantes, précise l’Agence Ecofin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur des opérations de Nestlé, M.&nbsp;Magdi Batato n’a pas pu cacher s’abstenir de réitérer tout l’engagement de son entreprise pour la lutte contre le changement climatique. C’est dans ce sens qu’il indique&nbsp;: « <em>La lutte contre la déforestation liée au cacao fait partie de l’ambition de Nestlé de transformer sa chaîne d’approvisionnement agricole en la rendant plus respectueuse du climat et plus résiliente. » </em><em>Et de poursuivre&nbsp;:</em><em> « Cette décision s’inscrit dans le cadre de notre engagement dans la lutte contre le changement climatique et contribuera à l’atteinte de notre objectif “zéro émission nette” d’ici 2050 »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces genres d’initiatives doivent se développer dans tous les pays, notamment au Mali où on assiste impuissant à la disparition progressive des forêts classées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F.T.</strong></p>
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