<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des DEF 2026 Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/def-2026-mali/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/def-2026-mali/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 21 Jun 2026 09:36:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des DEF 2026 Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/def-2026-mali/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Résultats DEF 2026 : comment le Mali a redressé son système éducatif en cinq ans</title>
		<link>https://saheltribune.com/resultats-def-2026-comment-le-mali-a-redresse-son-systeme-educatif-en-cinq-ans/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/resultats-def-2026-comment-le-mali-a-redresse-son-systeme-educatif-en-cinq-ans/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[candidats DEF]]></category>
		<category><![CDATA[DEF 2026 Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation Mali]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement fondamental]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la fraude]]></category>
		<category><![CDATA[réforme scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[résultats DEF Mali]]></category>
		<category><![CDATA[taux de réussite DEF]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22971</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les résultats du DEF 2026 au Mali affichent un taux de réussite de 65,40 %, contre 53,02 % en 2025. Une progression qui illustre les effets de la réforme éducative et de la lutte contre la fraude engagées depuis 2021.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Proclamés vendredi 19 juin, les résultats du Diplôme d&rsquo;études fondamentales marquent un tournant dans la politique éducative de la Transition. Après des années de réforme douloureuse, le système scolaire malien trouve enfin son rythme.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 19 juin 2026, 15 heures. Sur toute l&rsquo;étendue du territoire national, les directeurs d&rsquo;académie d&rsquo;enseignement proclament les résultats du Diplôme d&rsquo;études fondamentales (DEF), session de juin 2026. Le chiffre tombe, net, incontestable : <a href="https://cnecemali.com/?page_id=12183" target="_blank" rel="noreferrer noopener">65,40 %.</a> Sur les 333 336 candidats ayant pris part aux épreuves, 204 609 sont déclarés admis. En un an, le taux de réussite national a bondi de 12,38 points — il était de 53,02 % en 2025. C&rsquo;est la meilleure session depuis le début de la Transition, et la confirmation statistique d&rsquo;une politique éducative qui, après avoir traversé ses heures les plus sombres, commence à produire des résultats tangibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Du creux à la remontée : cinq ans d&rsquo;une courbe sinueuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce que représente ce 65,40 %, il faut relire l&rsquo;histoire récente du DEF malien — celle d&rsquo;un système éducatif passé par le feu d&rsquo;une réforme exigeante avant d&rsquo;en récolter les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, dernière session avant que la Transition ne structure sa politique anti-fraude, <a href="https://www.studiotamani.org/28104-def-2021-pres-de-70-de-taux-de-reussite-national" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le taux de réussite atteignait 68,67 %</a>. Un chiffre flatteur, mais largement artificiellement gonflé par des décennies de tolérance pour les fuites de sujets, la fraude organisée et la complaisance dans la correction. Les examens maliens s&rsquo;étaient tristement illustrés par une tradition de tricherie institutionnalisée, où des sujets circulaient avant le jour J, où des correcteurs fermaient les yeux, où le niveau réel des élèves était masqué derrière des résultats enjolivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 2022, les autorités de la Transition ont décidé de rompre avec ce système. La rupture fut brutale — et les chiffres le montrent sans équivoque. Cette année-là, le <a href="https://saheltribune.com/resultats-def-2022-100-374-admis-sur-209-705-candidats-presentes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux s&rsquo;est effondré à 47,86 %</a>, soit une chute de plus de vingt points. Puis en 2023, le creux fut atteint : <a href="https://amap.ml/mali-un-taux-national-dadmission-de-3032-au-diplome-detudes-fondamentales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30,32 % seulement</a>, sur 245 288 candidats présentés. Un taux qui avait semé l&rsquo;inquiétude chez les parents, alimenté les critiques des opposants à la Transition, et posé la question, légitime, de l&rsquo;efficacité d&rsquo;une réforme qui semblait punir les élèves pour les fautes du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;était méconnaître la logique de la rupture. Ce n&rsquo;était pas l&rsquo;élève malien qui était en échec. C&rsquo;était la fraude que l&rsquo;on mettait à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/def-2024-liste-des-admis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remontée commença en 2024</a>, avec 44,46 %, puis s&rsquo;accentua <a href="https://cnecemali.com/?page_id=11335" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en 2025 avec 53,02 %</a>. Et aujourd&rsquo;hui, en 2026, le taux de 65,40 % dit quelque chose d&rsquo;essentiel : le système scolaire malien, purgé de ses artifices les plus grossiers, est en train de reconstruire une performance réelle, fondée sur le travail effectif des élèves, l&rsquo;encadrement des enseignants et l&rsquo;intégrité des épreuves.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une organisation exemplaire dans un contexte difficile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce résultat d&rsquo;autant plus remarquable, c&rsquo;est le contexte dans lequel il a été obtenu. Le DEF 2026 s&rsquo;est tenu dans un pays dont une partie du territoire reste sous pression sécuritaire, où les syndicats d&rsquo;enseignants avaient brandi la menace d&rsquo;une grève pour obtenir la revalorisation de leurs conditions salariales, et où l&rsquo;organisation logistique d&rsquo;un examen national représente un défi considérable pour un État dont les ressources restent contraintes par cinq années de sanctions et de réorientation budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les épreuves sportives et physiques se sont déroulées du 11 au 23 mai sur l&rsquo;ensemble du territoire national, suivies des compositions écrites qui ont débuté le lundi 1<sup>er</sup>&nbsp;juin pour prendre fin le mercredi 3 juin 2026. Un calendrier tenu, malgré les obstacles. Les résultats, eux, ont été proclamés le vendredi 19 juin, à partir de 15 heures sur toute l&rsquo;étendue du territoire national, les candidats étant invités à consulter leurs résultats sur la plateforme du Centre national des examens et concours de l&rsquo;éducation (CNECE) — une innovation numérique qui évite aux familles des déplacements parfois longs et coûteux vers les centres d&rsquo;affichage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La digitalisation des résultats est un détail qui mérite attention. Elle s&rsquo;inscrit dans une logique plus large de modernisation administrative que les autorités de la Transition ont portée dans plusieurs secteurs, et dont le secteur éducatif bénéficie désormais concrètement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La lutte contre la fraude comme pilier de la réforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La caractéristique la plus déterminante de la politique éducative de la Transition depuis 2021 reste la lutte systématique contre la fraude aux examens. Pendant des décennies, les fuites de sujets au DEF étaient une quasi-tradition au Mali — un secret de polichinelle qui faussait les résultats, démoralisait les élèves honnêtes et nourrissait une culture du raccourci incompatible avec la formation d&rsquo;une génération compétente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue des épreuves du DEF 2022 avait été largement saluée pour son bon déroulement, sans fuite de sujets dans l&rsquo;ensemble — ce qui était qualifié d&rsquo;exception en matière d&rsquo;examens dans le pays, pour la simple raison que cela faisait plusieurs années que cet examen se passait dans des conditions qui laissaient à désirer. Ce constat de 2022 est encore plus vrai aujourd&rsquo;hui. Quatre ans après le début de cette politique de rigueur, elle est devenue la norme — et les résultats commencent à lui donner raison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Éducation nationale et les services centraux de son département, notamment la Direction du Centre national de Concours et des Examens de l&rsquo;Éducation, ont fait preuve d&rsquo;une grande rigueur dans la traduction de la volonté des plus hautes autorités du pays, dont les maîtres mots restent la lutte contre la fraude sous toutes ses formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la courbe des résultats depuis 2021 raconte, en réalité, c&rsquo;est le récit classique de toute réforme sérieuse : une phase de rupture douloureuse, un creux de transition, puis une remontée progressive fondée sur des bases assainies. Le taux de 30,32 % de 2023 n&rsquo;était pas le signe d&rsquo;un système éducatif en faillite — c&rsquo;était celui d&rsquo;un système en désintoxication.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>204 609 nouveaux diplômés : un capital humain pour le futur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des pourcentages, ce sont 204 609 jeunes Maliens — garçons et filles — qui franchissent ce vendredi 19 juin 2026 le premier grand seuil de leur vie académique. Le DEF n&rsquo;est pas un aboutissement ; il est un accès. Celui vers l&rsquo;enseignement secondaire général, technique et professionnel — vers les lycées, les centres de formation, les filières qui forgeront demain les techniciens, les professeurs, les médecins et les entrepreneurs dont le Mali a un besoin impérieux pour construire son développement dans les conditions de souveraineté que ses autorités lui ont fixées comme horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cours des familles de Bamako, de Sikasso, de Mopti ou de Tombouctou, ces résultats ont été reçus vendredi avec des cris de joie, des prières de gratitude, des larmes — celles des mères surtout, qui ont su ce que coûte chaque bulletin de notes, chaque uniforme acheté à crédit, chaque nuit passée à veiller sur un enfant qui révise à la lueur d&rsquo;une lampe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les chiffres ne disent pas encore</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait inexact, cependant, de lire ces résultats comme une victoire totale. Le Mali reste l&rsquo;un des pays au monde où le taux d&rsquo;alphabétisation et d&rsquo;achèvement scolaire sont parmi les plus fragiles. Le maintien des filles à l&rsquo;école dans les zones rurales demeure un défi structurel. Les zones de conflit au centre et au nord du pays limitent encore l&rsquo;accès de milliers d&rsquo;enfants à une scolarité normale. Et si la lutte contre la fraude a produit des résultats encourageants, la qualité pédagogique — la formation des enseignants, les programmes scolaires, l&rsquo;accès aux manuels — reste un chantier ouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de 65,40 % de 2026 est un point de départ encourageant. Il ne sera significatif que si la tendance se confirme et si les 204 609 nouveaux diplômés trouvent, dans le secondaire et au-delà, un système capable de les porter jusqu&rsquo;au bout de leur potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l&rsquo;heure, ce vendredi 19 juin, le Mali a le droit de prendre acte d&rsquo;un progrès réel. Cinq ans après avoir décidé de regarder son école en face, d&rsquo;en accepter les failles et d&rsquo;en exiger la rigueur, les chiffres commencent à rendre justice à l&rsquo;effort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/resultats-def-2026-comment-le-mali-a-redresse-son-systeme-educatif-en-cinq-ans/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22971</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
