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	<title>Archives des décès &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des décès &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Silence pour un maestro africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:24:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le maestro Boncana Maïga nous a quittés. Explorez sa carrière et son influence sur la musique au Mali et en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le décès du maestro Boncana Maïga, survenu à Bamako, le 28 février 2026, plonge le Mali et le monde musical africain dans le deuil. Compositeur, arrangeur et chef d’orchestre d’exception, l’artiste laisse derrière lui un héritage artistique majeur, salué par les autorités culturelles et par plusieurs générations de musiciens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a perdu l’un de ses plus grands ambassadeurs culturels. Le Maestro Boncana Maïga est décédé le 28 février 2026 à Bamako, a annoncé le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, dans un communiqué officiel. Compositeur, arrangeur et chef d’orchestre reconnu, l’artiste laisse derrière lui un héritage musical qui a profondément marqué plusieurs générations au Mali et bien au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-emblematique-de-la-musique-intercontinentale"><strong>Une figure emblématique de la musique intercontinentale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Directeur général de Maestro Sound Mali, Boncana Maïga était considéré comme l’un des artisans majeurs du dialogue musical entre l’Afrique et les diasporas. Son œuvre s’inscrivait dans un registre mêlant patrimoine mandingue, influences afro-cubaines et arrangements modernes. Sa composition emblématique <em>Mariétou</em> demeure l’un des titres qui ont contribué à sa renommée internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur et chef d’orchestre du mythique groupe Las Maravillas de Mali, puis initiateur du collectif panafricain Africando, il a participé à l’essor d’une scène musicale africaine ouverte sur le monde et tournée vers les collaborations transcontinentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de sa carrière, le musicien a travaillé avec plusieurs figures majeures de la musique africaine et internationale, parmi lesquelles Oumou Sangaré, Nahawa Doumbia, Ami Koïta, Kassé Mady Diabaté, Cheick Tidiane Seck, mais aussi des artistes internationaux tels que Alpha Blondy, Manu Dibango ou Pierrette Adams.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, son parcours constitue « <em>une fierté nationale et une source d’inspiration pour les jeunes générations</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-durable"><strong>Un héritage durable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son message, le gouvernement malien a salué la mémoire d’« <em>une illustre figure de la culture malienne </em>» et adressé ses condoléances à sa famille biologique ainsi qu’à l’ensemble du monde artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les obsèques de l’artiste ont eu lieu ce 1er mars 2026 à son domicile de Baco‑Djicoroni Golf. Au-delà de ses succès discographiques, Boncana Maïga restera comme l’un des architectes de la modernisation sonore de la musique ouest-africaine. Par son sens de l’arrangement, sa capacité à fédérer les talents et son engagement pour la promotion de la culture, il a contribué au rayonnement international de la création malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa disparition marque la fin d’une époque pour la scène musicale africaine, mais son œuvre, elle, continuera d’inspirer artistes et mélomanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : le parquet annonce le décès de Claude Pivi dit « Coplan »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 10:02:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Claude Pivi, surnommé « Coplan », était un officier militaire guinéen décédé à 66 ans. Découvrez son parcours et son héritage.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Claude Pivi, plus connu sous le surnom de « Coplan », officier militaire guinéen et ancien ministre chargé de la sécurité présidentielle sous le règne du capitaine Moussa Dadis Camara, est décédé ce mardi à l’âge de 66 ans. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé sa mort, survenue après deux jours de soins intensifs à l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré, où il avait été admis en urgence après une hypoglycémie sévère.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1960 à N’Zérékoré, Claude Pivi avait connu une ascension fulgurante au sein de l’armée guinéenne. Ancien karatéka, il avait intégré les rangs militaires en 1985 avant de se faire remarquer lors de la mutinerie de mai 2008. Après le coup d’État du 23 décembre 2008, il fut nommé ministre dans le gouvernement de Kabiné Komara et devint capitaine en avril 2009. Figure influente du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), il s’imposa rapidement comme un acteur central.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-carriere-militaire-marquee-par-la-politique"><strong>Une carrière militaire marquée par la politique</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Membre du CNDD, Claude Pivi fut rapidement associé aux violences politiques qui endeuillèrent la Guinée, notamment le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Cet épisode tragique, au cours duquel des centaines de manifestants furent tués ou blessés, marqua durablement l’histoire du pays. La responsabilité de commandement de Pivi dans ces événements fut mise en avant par la justice, qui le poursuivit pour crimes contre l’humanité, une accusation lourde qui allait sceller son destin judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 juillet 2024, après un long processus judiciaire, Claude Pivi fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 25 ans. Cette décision marqua l’aboutissement d’un procès historique en Guinée, visant à rendre justice aux victimes du massacre du stade. La condamnation de Pivi fut perçue comme un signal fort contre l’impunité, même si son parcours judiciaire fut marqué par des rebondissements spectaculaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-condamnation-et-evasion-spectaculaire"><strong>Condamnation et évasion spectaculaire</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 2023, avant même la conclusion de son procès, Claude Pivi avait réussi une spectaculaire évasion de la maison centrale de Conakry. Cet épisode fit grand bruit dans le pays, révélant les failles du système carcéral guinéen. Sa fuite alimenta les spéculations et renforça son image controversée. Pendant plusieurs mois, il demeura introuvable, jusqu’à ce que les autorités parviennent à le localiser au Liberia, où il fut arrêté en septembre 2024 avant d’être extradé vers la Guinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son retour forcé à Conakry permit la reprise du processus judiciaire, qui se conclut par sa condamnation définitive. L’ancien ministre, autrefois figure redoutée du régime de Dadis Camara, se retrouva ainsi derrière les barreaux, marqué par une trajectoire oscillant entre ascension militaire et chute judiciaire. Son parcours illustre les turbulences politiques de la Guinée contemporaine, où les figures militaires ont souvent joué un rôle central dans les crises et les transitions du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-deces-entoure-de-questions-medicales"><strong>Un décès entouré de questions médicales</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué du Parquet, Claude Pivi souffrait de plusieurs pathologies chroniques, dont le diabète et l’hypertension. La non-observance de son traitement aurait entraîné une hypoglycémie sévère le 4 janvier, nécessitant son évacuation en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré. Malgré deux jours de soins intensifs, son état ne s’est pas amélioré, et son décès a été constaté le 6 janvier, plongeant ses proches et l’opinion publique dans une nouvelle onde de choc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parquet a annoncé qu’une autopsie médico-légale avait été ordonnée afin de déterminer les circonstances exactes de sa mort. Cette décision vise à clarifier les causes du décès d’un homme dont la vie fut marquée par la controverse et les procès. La disparition de Claude Pivi, dit «&nbsp;<em>Coplan&nbsp;</em>», clôt ainsi un chapitre tumultueux de l’histoire politique et militaire guinéenne, où se mêlent ascension fulgurante, violences tragiques, condamnation judiciaire et fin brutale dans un contexte médical complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tiébilé Dramé : Le Mali orphelin de son vieux lion politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:12:48 +0000</pubDate>
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<p>Mort de Tiébilé Dramé à 70 ans, un acteur clé de la politique malienne et fondateur du PARENA, qui a défendu les droits humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mort à 70 ans ce mardi 12 aout 2025 à Paris, l’ancien ministre, opposant historique et fondateur du PARENA laisse derrière lui un héritage complexe, mêlant fidélité aux idéaux démocratiques et pragmatisme politique assumé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Nioro du Sahel, 1955. Dans ce coin du Mali où le vent du désert n’efface pas les colères, naît Tiébilé Dramé. Étudiant engagé dans les années 1970 et 1980, il se dresse contre le régime de Moussa Traoré. La prison, il connaît. L’exil aussi, en France et en Angleterre, où il met ses convictions au service d’Amnesty International. Là, il apprend à conjuguer le militantisme malien avec le langage universel des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>En 1991, le regime de Moussa Traoré s’effondre. Dramé rentre, le pas ferme. Fondateur du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), il se pose en gardien sourcilleux des règles du jeu démocratique. Il s’impose comme un interlocuteur incontournable, tant pour ses alliés que pour ses adversaires. Ministre à plusieurs reprises, dont celui des Affaires étrangères en 2019 sous Ibrahim Boubacar Keïta, il incarne une certaine idée du dialogue national : exigeant dans la forme, pragmatique dans le fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-democrate-et-un-pragmatique"><strong>Un démocrate… et un pragmatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Ses détracteurs le soupçonnent de calculs personnels, pointent des alliances inattendues, parfois à rebours de ses discours. Ses partisans, eux, louent un homme qui savait que, dans le Mali des crises successives, la pureté idéologique est souvent un luxe. Dramé n’a jamais cessé de dénoncer les coups d’État, tout en négociant avec les pouvoirs en place lorsque l’intérêt national le commandait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Au fil des décennies, Dramé devient un artisan des pourparlers de paix. Dans les coulisses, il parle à tout le monde, y compris à ceux qu’il critique publiquement. Ses interventions sont rarement tonitruantes, mais souvent décisives. Dans un pays où la politique se joue aussi dans l’ombre, il avait compris que la fermeté pouvait s’accommoder de compromis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-heritage-et-avertissement"><strong>Héritage et avertissement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Marié à Kadiatou Konaré, père de neuf enfants, il trouvait dans sa famille un équilibre face aux secousses de la vie publique. Avec sa disparition, le Mali perd l’un des derniers visages de la génération 1991, celle qui a abattu une dictature à mains nues. Mais aussi un « <em>intranquille</em> » qui refusait aussi bien la résignation que les certitudes faciles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tiébilé Dramé n’était pas un saint — il ne le revendiquait pas. Mais il fut un repère. Et c’est peut-être là son legs le plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigeria – Buhari, le dernier soldat</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 20:41:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le décès de Muhammadu Buhari à Londres marque la fin d'une époque politique. Revivez son parcours et son impact en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il fut d’abord un sabre, puis une urne. Le général-président devenu président-général s’en est allé, à 82 ans, dans une clinique londonienne. Muhammadu Buhari aura traversé la vie politique nigériane tel un roc granitique : inamovible, austère, insaisissable. Son décès clôt un chapitre de l’Afrique postcoloniale où les képis se sont peu à peu mués en complets civils — non sans nostalgies ni controverses.</em></strong><br>C’est par la voix feutrée de son ancien porte-parole que la nouvelle est tombée : Muhammadu Buhari n’est plus. Ce dimanche 13 juillet 2025, dans le confort aseptisé d’une clinique de Londres où il s’était exilé pour ses soins depuis avril, l’ancien président nigérian a tiré sa révérence. 82 ans, dont plus de 40 passés dans les arcanes du pouvoir, entre jungle militaire et joutes démocratiques. Un mythe africain s’effondre, aussi rigide dans la mort qu’il le fut dans la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mythe-du-born-again-democrat"><strong>Le mythe du « born again democrat »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né en décembre 1942 à Daura, dans ce nord féodal et peul où la hiérarchie n’est pas un concept mais un destin, Buhari était un homme d’ordre, de structure, de commandement. Petit dernier d’une fratrie de 23, orphelin de père à quatre ans, il avait été élevé dans une rectitude qui ne le quittera jamais.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand, le 31 décembre 1983, il renverse le président Shagari par les armes, le Nigeria ne voit pas venir un despote, mais un redresseur de torts. Ce n’est pas un aventurier, c’est un doctrinaire. Sa croisade ? La « <em>discipline nationale</em>« . Sa méthode ? La matraque, la gifle, la peur. Fela Kuti, l’insoumis saxophoniste, en fera les frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vint l’exil intérieur. Évincé par un autre général (Babangida), Buhari disparaît des radars, tel un ermite armé de principes, ruminant dans le silence de Katsina les turpitudes de la République. Il lui faudra attendre 2015, et trois candidatures perdues, pour revenir en majesté : élu président démocratiquement, battant le sortant Goodluck Jonathan dans un élan d’alternance salué dans toute l’Afrique. Une première dans l’histoire du Nigeria. Le mythe du « <em>born again democrat</em> » est lancé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patriarche-s-est-tue-a-la-tache"><strong>Le patriarche s’est tué à la tâche</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la mue ne sera que partielle. Président civil, Buhari gouverne toujours en général, vertical, distant, peu loquace. Il promet une guerre totale contre la corruption, mais se heurte à l’hydre bureaucratique. Il jure d’en finir avec Boko Haram, mais l’insécurité se déplace sans se dissiper. L’économie ? Elle chancelle sous deux récessions et un baril de pétrole dégringolant. Les illusions s’étiolent, la fatigue s’installe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse, elle, se réveille. Octobre 2020, manifestations EndSARS contre les brutalités policières : le massacre de Lekki souille définitivement l’image d’un patriarche autoritaire devenu sourd à son peuple. Suspendre Twitter ? Un aveu d’impuissance. Comme un roi nu dans un monde digitalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé, aussi, devient un secret d’État. Des mois entiers passés à Londres pour des soins jamais détaillés, un président devenu silhouette, que certains soupçonnent même d’avoir été remplacé par un sosie&#8230; La rumeur, au Nigeria, est un art national. Jusqu’à ce 13 juillet, 16h30, où l’Histoire s’écrit pour de bon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patriarche-s-est-tue-a-la-tache-0">Le patriarche s’est tué à la tâche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bola Tinubu, son successeur, réagit avec mesure. Les drapeaux sont mis en berne, l’Afrique s’incline. Gambiens, Bissau-Guinéens, Congolais lui rendent hommage. Non sans ambivalence : le respect pour l’homme droit, l’austère, le vertueux ; mais aussi le regret d’un dirigeant resté figé, comme prisonnier d’un logiciel politique hérité des années 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa déclaration inaugurale en 2015 résonne comme un épitaphe :&nbsp;<em>« Je suis à tout le monde, je ne suis à personne. »</em>&nbsp;Un vœu d’universalité, devenu parfois solitude. Car Muhammadu Buhari, c’était aussi cela : un homme de principes, mais de peu de compromis. Dans un continent où le pardon est une stratégie, lui ne savait que tenir la ligne. Jusqu’au bout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Amadou s’en est allé : l’Afrique perd l’un de ses cœurs qui chantaient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 19:16:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Bagayoko]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou et Mariam]]></category>
		<category><![CDATA[artiste malien]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[musique malienne]]></category>
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<p>Amadou Bagayoko, moitié lumineuse du duo mythique Amadou &#038; Mariam, s’est éteint ce vendredi 4 avril à Bamako, des suites d'une longue maladie. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Amadou Bagayoko, moitié lumineuse du duo mythique Amadou &amp; Mariam, s’est éteint ce vendredi 4 avril à Bamako, des suites d&rsquo;une longue maladie. Musicien aveugle à la voix chaude et à la guitare habité, il laisse derrière lui une œuvre majeure, symbole d’un Mali rayonnant, d’un amour éternel, et d’une Afrique qui chante même dans l’obscurité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était une voix. C’était un riff de guitare, entêtant, solaire, comme une promesse. C’était aussi une silhouette, humble, courbée, marchant au rythme d’un autre regard. Ce vendredi 4 avril 2025, le Mali, l’Afrique, et le monde de la musique pleurent Amadou Bagayoko, moitié d’un duo devenu légende, et miroir d’une histoire d’amour aussi indéfectible que le fil mélodique qu’il tissait depuis un demi-siècle avec Mariam Doumbia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On connaissait son visage. On fredonnait ses refrains. Mais derrière la figure publique du tandem «&nbsp;<em>Amadou &amp; Mariam</em>&nbsp;», il y avait cet homme, né le 24 octobre 1954 à Bamako, aveugle à 16 ans, et incandescent d’un feu intérieur que même la nuit n’a jamais pu éteindre. Il avait rencontré Mariam, elle aussi privée de la vue dès l’âge de 5 ans, à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako. Ensemble, ils ne voyaient pas le monde, mais ils allaient l’éclairer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La cécité, une clarté musicale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Leur destin bascule en 1980, l’année de leur mariage, celle où leur fusion humaine devient fusion artistique. Dans la brume des années 1980, leur musique était déjà là : hybride, sincère, mêlant blues malien, rythmes mandingues, électricité rock et tendresse acoustique. Abidjan les accueillera dans leur exil créatif. Paris les propulsera. Le monde, bientôt, les acclamera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur album&nbsp;<em>Sou ni tilé</em>, en 1998, pose les jalons d’une trajectoire qui ne cessera plus de s’élever.&nbsp;<em>Dimanche à Bamako</em>, en 2005, réalisé avec Manu Chao, les propulse au rang de stars planétaires. Victoire de la musique. Scènes européennes. Une prestation historique à Oslo en 2009, lors de la remise du prix Nobel de la paix à Barack Obama. Deux artistes aveugles venus de Bamako, chantant pour l’homme le plus puissant du monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La douceur d’un combat</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Amadou n’était pas une icône fabriquée. Il était un musicien viscéral, enraciné. Son art était politique, sans slogan. Il chantait l’amour, les départs, la poussière, la lumière, la beauté du vivre-ensemble. Il avait cette élégance des grands silencieux, et cette modernité de ceux qui savent s’ouvrir à l’universel : collaborations avec Damon Albarn, Santigold, Coldplay, ou U2. Et pourtant, toujours fidèle à sa guitare peule, à ses riffs bambara, à Bamako, toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le duo avait encore publié un&nbsp;<em>Best-of</em>,&nbsp;<em>La vie est belle</em>. Un titre testamentaire ? Peut-être. Car si la vie a parfois été rude pour Amadou, il l’a toujours chantée comme une fête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a désormais ce vide. Ce trou dans la mémoire mélodique de l’Afrique. Mais Amadou, comme toutes les grandes voix, ne meurt pas tout à fait. Il s’éteint sur terre pour mieux résonner ailleurs. Il laisse derrière lui une œuvre, une femme, une légende. Tant qu’un griot n’a pas chanté ton nom, tu n’es pas vraiment mort.&nbsp; Amadou a chanté. Amadou a été chanté. Alors, il vivra.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet.Mory Soumano : et si on éteignait la télé ce mardi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 05:10:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[ORTM]]></category>
		<category><![CDATA[terroir]]></category>
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<p>Mory Soumano s’en est allé, emportant avec lui une voix, une mémoire, un pan entier de l’âme malienne. Animateur emblématique de Terroir, il a consacré sa vie à tisser le lien entre les générations, à rappeler aux Maliens d’où ils viennent et ce qui les unit. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mory Soumano s’en est allé, emportant avec lui une voix, une mémoire, un pan entier de l’âme malienne. Animateur emblématique de&nbsp;</em></strong><strong><em>Terroir</em></strong><strong><em>, il a consacré sa vie à tisser le lien entre les générations, à rappeler aux Maliens d’où ils viennent et ce qui les unit. À l’heure où le pays revendique sa souveraineté, sa disparition sonne comme un rappel.&nbsp;&nbsp;L’indépendance n’est pas qu’une affaire de politique, elle est aussi culturelle. Et sans mémoire, il n’y a pas d’avenir.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était un rituel immuable. Chaque mardi soir, le téléviseur du salon changeait de propriétaire. Mon père, accro au journal télévisé, abdiquait sans discuter face à ma mère, qui, avec un sourire complice, lançait :&nbsp;«&nbsp;<em>C’est aujourd’hui Mory Soumano.</em>&nbsp;»&nbsp;La sentence était irrévocable. À l’époque, je trépignais, attendant impatiemment que l’écran m’appartienne pour une dose de films d’action. Mais non, c’était&nbsp;<em>Terroir</em>, cette émission qui, pour moi, n’était qu’un écran de chants et de danses, loin de mon univers d’enfant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Terroir, plus qu’un programme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’avais pas encore saisi la portée de ce rendez-vous hebdomadaire. Pas encore compris que&nbsp;Mory Soumano, en nous emmenant dans les tréfonds de la culture malienne, tissait un lien invisible entre les citadins et leurs racines.&nbsp;Ce n’est qu’au lycée, en découvrant la négritude de Césaire, Damas et Senghor, que j’ai commencé à écouter, à voir autrement. Et ce qui, autrefois, n’était qu’une simple émission est devenu un trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mory Soumano, ce griot des ondes, s’en est allé,&nbsp;le jeudi 13 mars 2025, à l’âge de 73 ans.&nbsp;L’homme à la voix chaleureuse, le passeur de mémoire, l’enseignant devenu animateur, celui qui a consacré près de quarante ans de sa vie à faire résonner l’âme du Mali sur les ondes de l’ORTM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Kokofata, dans le cercle de Kita, il était de cette lignée qui fait de la parole un art, un patrimoine vivant. Après avoir quitté l’enseignement, il s’est installé à Radio Mali, devenue ORTM, où il a écrit l’histoire d’une émission culte.&nbsp;Mais&nbsp;<em>Terroir</em>&nbsp;était plus qu’un programme. C’était un voyage, une immersion dans les traditions, une déclaration d’amour à ce Mali pluriel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’</strong><strong>indépendance ne se mesure pas qu’en batailles politiques ou économiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et aujourd’hui, alors que le pays affirme haut et fort sa souveraineté, alors qu’il revendique son identité face aux vents contraires de la mondialisation et des ingérences extérieures,&nbsp;quelle meilleure boussole que celle de Mory Soumano pour ne pas perdre le Nord ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali qui se reconstruit, qui cherche à se réapproprier son histoire et sa culture pour bâtir un futur solide,&nbsp;la disparition de ce passeur de mémoire est une perte immense.&nbsp;Car&nbsp;<em>Terroir</em>&nbsp;n’était pas qu’un divertissement. C’était un rappel hebdomadaire de ce que nous sommes, un antidote à l’oubli, une école du soir où défilaient les griots, les chasseurs, les artisans, les détenteurs d’un savoir ancestral que la modernité menace d’effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment parler de souveraineté si l’on ignore d’où l’on vient ?&nbsp;La véritable indépendance ne se mesure pas qu’en batailles politiques ou économiques. Elle se mesure aussi à notre capacité à préserver notre essence, à raconter notre propre histoire, à valoriser nos coutumes plutôt que de singer celles des autres. Mory Soumano l’avait compris avant tout le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une nation qui oublie ses racines ne fait que marcher à reculons</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2014, il avait pris sa retraite, médaillé du Mérite national. Mais l’appel des projecteurs était trop fort. Il était revenu, avec&nbsp;<em>AW</em>, une émission mensuelle qui prolongeait son engagement pour la culture. Puis, le silence. Définitif, cette fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses obsèques ont eu lieu&nbsp;le 14 mars, en plein ramadan, à Garantiguibougou, dans une atmosphère de recueillement et de reconnaissance. Une page se tourne, mais&nbsp;l’écho de sa voix, lui, résonnera encore longtemps dans la mémoire de ceux qui, comme moi, ont appris à l’écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce Mali qui cherche à se tenir debout, à regarder le monde dans les yeux sans baisser la tête, l’héritage de Mory Soumano doit être une boussole.&nbsp;Car une nation qui oublie ses racines ne fait que marcher à reculons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Adama Namakoro Fomba (1949-2025) : la perte d’un titan de la musique malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 08:08:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Namakoro Fomba]]></category>
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<p>Le monde de la musique malienne pleure la perte d’un géant artiste. La disparition d’Adama Namakoro Fomba laisse un vide immense rappelant les contributions exceptionnelles qu’il a offertes à la musique malienne et africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le monde de la musique malienne pleure la perte d’un géant artiste. La disparition d’Adama Namakoro Fomba laisse un vide immense rappelant les contributions exceptionnelles qu’il a offertes à la musique malienne et africaine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11&nbsp;janvier 2025 marque la fin d’une ère musicale avec le décès d’Adama Namakoro Fomba à l’âge de 76&nbsp;ans. Originaire de Tiendo, un petit village près de la ville de Dioïla, cet artiste dont le parcours tumultueux a néanmoins laissé une empreinte indélébile grâce à sa voix puissante et à ses mélodies émouvantes a rendu son dernier souffle le samedi&nbsp;11&nbsp;janvier 2025 dans son Baniko natal où il a vécu dans la pauvreté, mais toujours avec une dignité remarquable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une carrière riche, mais marquée par des obstacles énormes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1949, Adama Namakoro Fomba a marqué l’histoire de la musique malienne et africaine avec des œuvres profondément personnelles et parlantes. En 1999, il a lancé un appel poignant à travers sa chanson&nbsp;<em>« Allah n’dèmé (Dieu, aide-moi) »,</em>&nbsp;qui résume les luttes de sa vie. L’artiste a conquis le cœur du public avec sa première cassette intitulée&nbsp;<em>« Kolon Djugu Yiri »,</em>&nbsp;sortie en 1995, ouvrant la voie à une carrière musicale significative malgré les obstacles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa discographie, comprenant quatre albums, témoigne d’un engagement indéfectible pour son art. Bien qu’il ait participé à de nombreuses biennales au nom de la région de Koulikoro et travaillé aux côtés de figures emblématiques telles que Sory Bamba dans l’orchestre&nbsp;<em>« Le Kanaga de Mopti »,</em>&nbsp;il n’a jamais obtenu la reconnaissance et les récompenses financières qu’il méritait. Son parcours illustre la tragédie des artistes dont le talent n’est pas toujours compensé par le succès commercial.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une source d’inspiration</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de sa carrière, Adama Namakoro a su puiser dans les richesses de la musique traditionnelle, ancrant son œuvre dans le rythme spirituel du culte&nbsp;<em>Komo</em>&nbsp;(une activité traditionnelle en milieu bambara), une approche qui lui a valu un large succès au Mali. Ses paroles, richement tissées de critiques sociales, abordent des thèmes variés tels que la misère, la lutte pour la survie, et l’injustice sociale. Il évoque les conflits qui ravagent l’Afrique, attribuant souvent ces souffrances à l’impérialisme et aux luttes de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son orchestre, l’Orchestre du&nbsp;<em>« Baniko Jazz »,</em>&nbsp;et des titres emblématiques tels que&nbsp;<em>« Allah Demè »</em>&nbsp;et&nbsp;<em>« Kolon djoudou yiri… »</em>&nbsp;sont devenus les hymnes d’une génération tout entière, fusionnant sa sensibilité à une musicalité engageante. Ces mélodies, issues d’un cœur meurtri, retentissent encore aujourd’hui comme un témoignage poignant de son héritage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique d’Adama Namakoro Fomba n’était pas qu’une simple forme d’expression artistique, mais un cri du cœur pour l’espoir, un plaidoyer en faveur d’une vie meilleure et un reflet de la résilience humaine. Chaque note, chaque phrase portait en elle l’histoire d’une lutte contre l’adversité. Sa fidélité à son art, malgré une vie marquée par des difficultés financières, demeure une source d’inspiration pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de son éloignement forcé des scènes pendant de nombreuses années, Adama a préservé sa flamme créatrice et son désir de partager son talent. L’expérience qu’il a accumulée est le fruit d’un travail acharné, d’une sagesse acquise au fil du temps, et il a su transformer chaque obstacle en une opportunité de croissance personnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mauvais destin ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La riche carrière en défis et en résilience d’Adama Namakoro Fomba mérite une reconnaissance qui, hélas, lui a souvent échappé de son vivant. Malgré son riche parcours, il n’a reçu aucune reconnaissance pouvant améliorer sa situation financière. Le natif du Baniko ne manquait pourtant pas de talent, mais le destin semble lui jouer un mauvais tour. L’homme a pris son mal avec patience et courage, mais surtout avec dignité jusqu’à sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ses créations continueront à incarner la beauté indomptable de l’esprit humain. Adama Namakoro Fomba a offert au monde une œuvre musicale variée, illustrant son talent, sa bravoure et sa foi inébranlable. Sa mémoire vivra à jamais à travers les mélodies qui continuent d’émouvoir les cœurs et les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la page officielle de son département, le ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie Hôtelière et de la Culture, Mamou Daffé, souligne la tristesse grandissante et le respect qu’inspire ce géant artiste, mais méconnu. Ces mots émouvants du ministre Daffé témoignent de l’importance de l’artiste pour la culture malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition d’Adama Namakoro Fomba représente une perte tragique pour la musique malienne. Son héritage musical transcende les frontières et restera gravé dans l’histoire comme le symbole d’un artiste exceptionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que son âme&nbsp;repose&nbsp;en&nbsp;paix !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hage Geingob, président de la Namibie, s’éteint à 82 ans : adieu à un héros de l’indépendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 22:12:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[décès de Hage Geingob]]></category>
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		<category><![CDATA[Namibie]]></category>
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<p>La Namibie a perdu son président historique, Hage Geingob, à l’âge de 82 ans. Découvrez ce que sa lutte pour l'indépendance et les réalisations durant ses 6 années au pouvoir signifient pour la Namibie.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce dimanche&nbsp;4&nbsp;février 2024, la Namibie pleure la perte de son président émérite, Hage Geingob, décédé à l’âge de 82&nbsp;ans des suites d’un cancer. La disparition de cette figure historique laisse un vide immense dans le cœur de la nation namibienne, marquée par la lutte pour l’indépendance et le développement sous la gouvernance éclairée de Geingob.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1941 dans la région d’Otjozondjupa, Hage Geingob s’est engagé très jeune dans la lutte contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, devenant un membre fondateur de la SWAPO, le parti au pouvoir en Namibie. Après l’indépendance en 1990, il a occupé divers postes gouvernementaux, notamment celui de Premier ministre de 1990 à 2002. En 2014, il a été élu président de la Namibie, puis réélu en 2019.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-perte-d-un-heros-inoubliable"><strong>Perte d’un héros inoubliable </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les mandats du président Geingob ont été marqués par un engagement sans faille envers le développement économique et social de la Namibie. Il s’est attaqué avec détermination aux défis persistants de la pauvreté, du chômage et des inégalités. En parallèle, il a joué un rôle de premier plan dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la région de l’Afrique australe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hage Geingob était un homme d’État respecté et apprécié par ses concitoyens. Sa disparition constitue une grande perte non seulement pour la Namibie, mais pour toute l’Afrique. Le gouvernement a décrété un deuil national de 30&nbsp;jours pour honorer sa mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fervent-defenseur-de-la-democratie">Fervent défenseur de la démocratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde entier a exprimé son chagrin et rendu hommage à cet homme d’État exceptionnel. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a salué « <em>un grand leader africain qui a consacré sa vie à la libération de son pays et au développement du continent</em> ». Pour sa part, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exprimé sa « <em>profonde tristesse</em> » et a déclaré que le président Geingob « <em>était un ami et un camarade de longue date</em> ». Quant au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, il a rendu hommage à « <em>un dirigeant exemplaire qui a lutté pour la justice et l’égalité</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hage Geingob laisse derrière lui un héritage majeur en tant que fervent défenseur de la démocratie, de la justice sociale et du développement économique. Son rôle crucial dans la consolidation de la paix et de la stabilité en Namibie et dans la région de l’Afrique australe restera gravé dans les annales de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son décès est une perte douloureuse, mais son souvenir continuera d’inspirer les générations futures à poursuivre les idéaux de démocratie et de progrès qu’il a incarné tout au long de sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Hausse des températures : les sueurs froides du décompte de la mortalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 10:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[surmortalité]]></category>
		<category><![CDATA[urgence écologique]]></category>
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<p>Il n’est plus acceptable d’ignorer tous les Terriens dont la vie sera raccourcie alors que l’on dispose de données de plus en plus complètes et fiables sur la mortalité liée à l’élévation des températures. </p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette année, déjà marquée par le <a href="https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique/video-juillet-2023-est-le-mois-le-plus-chaud-jamais-enregistre-sur-terre-8def79f7-1c0e-419f-9c58-6bf2f46e13e2">mois de juillet le plus chaud jamais enregistré sur Terre</a>, les décès liés à la chaleur dépasseront encore de loin la centaine de milliers dans le monde. En 2022 en Europe seule, la saison estivale, avait déjà causé <a href="https://www.bfmtv.com/meteo/canicule/les-fortes-chaleurs-ont-cause-la-mort-de-plus-de-60-000-personnes-en-europe-l-ete-dernier_AD-202307100575.html">près de 60&nbsp;000 victimes sur le continent</a> dont 5&nbsp;000 en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tentons pourtant de gommer nos émotions et de voir les choses de très loin, du balcon de Sirius aurait dit Voltaire. Avec hauteur mais sans donner de leçon. Et puis, cela tombe bien&nbsp;: Sirius portait le nom de <em>Canicula</em> chez les Romains en référence à la petite chienne du dieu chasseur Orion dont l’astre est voisin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaissons alors que l’élévation de température due aux émissions de gaz à effet de serre réduit aussi la mortalité liée au froid&nbsp;; qu’il convient de compter les morts par tonne de CO<sub>2</sub>, en plus ou en moins – mais aussi d’inclure les décès dans le coût social du carbone&nbsp;; et enfin, bonne nouvelle, que nos efforts d’atténuation et d’adaptation permettront de sauver des vies humaines par millions.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des morts liés à la chaleur mais aussi au froid</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://theconversation.com/fr/topics/surmortalite-101352">surmortalité</a> du réchauffement est manifeste depuis plusieurs décennies. Un <a href="https://www.nature.com/articles/s41558-021-01058-x">demi-pourcent de la mortalité totale mondiale</a> est en effet attribuable à l’effet du changement climatique sur les hautes températures. Un tiers en somme de tous les décès de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais attention la relation entre élévation de la température et <a href="https://theconversation.com/fr/topics/mortalite-54989">mortalité</a> n’est pas à sens unique. Le réchauffement diminue aussi les journées et les pics de grand froid, et donc la mortalité qui leur est associée. Celle-ci ne se réfère pas spécifiquement au fait que des personnes meurent de froid par hypothermie. De même que la mortalité liée à la chaleur ne se résume pas aux décès par hyperthermie. Les températures plus basses ou plus hautes fragilisent les constitutions et accentuent les troubles pathologiques et, finalement, réduisent l’espérance de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement entraîne donc plus de morts d’un côté mais moins aussi d’un autre. Ce second phénomène qui complique le décompte de la mortalité des nouvelles températures peut être très significatif. Au Mexique, par exemple, il a été calculé qu’une journée à plus de 32&nbsp;°C se solde par un demi-millier de morts mais <a href="https://www.aeaweb.org/articles?id=10.1257/pol.20180594">qu’une journée à moins de 12&nbsp;°C par dix fois plus</a>. Très peu d’habitations y disposent en effet de chauffage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient donc de tenir compte aussi de cette sous-mortalité. Mais dans quelle mesure compense-t-elle la surmortalité de chaleur&nbsp;? <a href="https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(21)00081-4">En totalité pour les trente dernières années</a>, selon une étude publiée dans <em>The Lancet</em> en 2021. Un résultat à prendre toutefois avec des pincettes à cause de la méthode suivie qui se fonde sur une température dite optimale, celle correspondant au minimum de décès observés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le futur, il n’y a en revanche pas de doute sérieux sur le caractère seulement partiel de la compensation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une illustration en est donnée par la figure ci-dessous extraite d’un <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-021-99156-5">article</a> publié en 2021 dans la revue <em>Scientific Reports</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citons également une <a href="https://academic.oup.com/qje/article/137/4/2037/6571943">étude</a> qui permet de chiffrer à 17,6&nbsp;millions les décès additionnels en 2100 liés à l’élévation des températures – en prenant bien en compte la sous-mortalité liée au froid. Ce chiffre repose sur l’hypothèse d’une planète comptant 8&nbsp;milliards de Terriens et sur l’estimation d’une augmentation nette de la mortalité qui s’élèverait à 220 décès pour 100&nbsp;000 habitants, soit le ratio d’aujourd’hui pour les décès d’accidents cardiovasculaires. C’est considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sous-mortalité du froid doit être prise en compte sans fard et sans états d’âme car elle jette une lumière crue sur les inégalités face au réchauffement. Elle accentue les écarts de mortalité au sein d’un même État ou union d’États&nbsp;: entre la population des régions froides et des régions chaudes du Mexique, de l’Inde, des États-Unis ou de l’Europe, par exemple. Elle renforce les inégalités entre régions du monde&nbsp;: les États-Unis et l’Europe devraient connaître à l’horizon 2100 une surmortalité liée à l’élévation des températures légèrement positive et même négative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La moyenne citée plus haut de 220 décès pour 100&nbsp;000 habitants masque en effet une très grande hétérogénéité avec un ratio de +14,8/100&nbsp;000 et de – 14,3/100&nbsp;000 pour respectivement les États-Unis et l’Europe, tandis qu’il atteint +334/100&nbsp;000 pour l’Union indienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35073249/">étude de synthèse</a> publiée en 2022 sous l’égide de <em>l’American Thoracic Society</em>, la mortalité liée au froid représente la moitié de la mortalité liée à la chaleur en Europe mais seulement le quart pour la région du Moyen-Orient et du nord de l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inégalités plus tranchées dès lors que l’on tient compte de la sous-mortalité liée au froid risquent de renforcer les égoïsmes et rendre plus difficiles encore les discussions politiques nationales et internationales sur les efforts d’atténuation. Mais rien ne sert de faire l’autruche. Ni l’expression ni l’animal n’existent sur Sirius.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-wp-embed is-provider-datawrapper wp-block-embed-datawrapper"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="Estimation de la surmortalité liée à l’élévation des températures d&#039;ici 2100" src="https://datawrapper.dwcdn.net/NC3fY/2/#?secret=xxGSgsxGS2" data-secret="xxGSgsxGS2" scrolling="no" frameborder="0" height="461"></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une jauge à utiliser vous-même</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des travaux sur la mortalité des températures procure une nouvelle vision et apporte de nouveaux résultats sur le coût des émissions de carbone. Ils permettent de calculer les effets du réchauffement en décès additionnels par tonne d’émission nouvelle et d’intégrer la mortalité dans la détermination du coût social du carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Explications de ce baragouin d’un Sirien&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut compter 0,000226 décès associé à l’émission d’une tonne supplémentaire de dioxyde de carbone. Dit autrement et plus précisément, réduire les émissions de ce gaz d’un million de tonnes épargnerait 226 vies humaines entre 2020 et 2100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faisons plus parlant encore&nbsp;: les émissions de quatre Américains au cours de leur vie correspondent à un décès en plus sur la planète. Ce <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-021-24487-w">chiffre choc</a> ainsi que les précédents sont issus d’un article du chercheur Daniel Bressler récemment paru dans <em>Nature Communications</em>. Ils reposent sur l’hypothèse d’une augmentation des températures de +4,1&nbsp;°C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle et d’une estimation d’une surmortalité de chaleur cumulée au cours de cette période de près de 100&nbsp;millions de personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette métrique de la mortalité additionnelle par tonne de carbone en plus ou en moins offre une façon simple d’évaluer les effets des projets d’investissement qui émettent de nouvelles émissions ou les réduisent. Vous pouvez vous-même l’utiliser comme jauge lorsque vous hésitez à prendre le train ou l’avion&nbsp;! De plus, contrairement à la métrique canonique du coût social du carbone, c’est-à-dire du coût monétaire pour la société d’une tonne en plus ou en moins, elle évite deux contraintes&nbsp;: celle de choisir un taux d’actualisation et celle de donner une valeur en dollar ou en euro à une vie humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Combien vaut une vie&nbsp;?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vous vous souvenez peut-être d’une controverse entre un économiste américain, William Nordhaus, et un économiste anglais Nicolas Stern, le second aboutissant à un coût social du carbone incomparablement supérieur au premier. Leur divergence s’explique principalement par une position radicalement différente sur le taux d’actualisation à retenir, un paramètre nécessaire pour comparer des dollars ou des euros d’aujourd’hui avec des dollars ou des euros de demain. Un choix acrobatique et périlleux quand demain veut dire en 2100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affectation d’une valeur monétaire à une vie humaine en moins ou en plus est un choix plus délicat et polémique encore. En témoignent les innombrables travaux économiques depuis plus d’un demi-siècle sur la valeur statistique d’une vie ainsi que la farouche opposition que cette démarche rencontre auprès de Terriens qui ne parlent pas le Sirien. La prise en compte d’une vie en moins ou d’une année de vie en moins est un premier choix à trancher que j’ai discuté ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est décisif car les décès de mortalité liés aux températures <a href="https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196%2823%2900023-2/fulltext">concernent principalement des personnes âgées</a>. Un second choix crucial est d’opter pour une valeur universelle ou pour une valeur dépendante du revenu. En termes crus, le décès d’un Indien vaut-il moins que celui d’un Américain&nbsp;? Discuter de ce choix nous entraînerait trop loin ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout qu’il ne remet pas en cause le résultat que je veux souligner&nbsp;: la prise en compte de la mortalité des températures modifie considérablement la donne sur les effets économiques du réchauffement, la perte des vies humaines devenant le <a href="https://media.rff.org/documents/20220901_SCC_Event.pdf">premier poste des dommages du réchauffement</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons l’exemple du modèle climat-économie de William Nordhaus de 2016. La mortalité y représente seulement quelques pourcents des dommages. Les décès pris en compte se limitent en effet essentiellement à ceux occasionnés par le travail en extérieur des ouvriers agricoles et du bâtiment. Le coût social de la tonne de carbone s’élève à 38 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En moulinant le même modèle mais en y ajoutant l’ensemble des décès liés à la chaleur, Daniel Bressler aboutit à un coût social du carbone égal à 258 dollars la tonne. Ce chiffre repose sur une valeur universelle d’une année de vie égale à quatre fois la moyenne globale de la consommation par habitant de la planète en 2020, soit 48&nbsp;000 dollars. Bien entendu, le coût de mortalité du carbone est très sensible à cette valeur. Deux fois plus petite, le coût social de carbone devient 177 dollars/t, tandis qu’une valeur double conduit à 414 dollars/t.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce résultat a été confirmé par d’autres travaux. Un modèle récent intégrant un module complet sur les dommages de mortalité parvient à un coût social du carbone à 185 dollars/t dont 90 pour le <a href="https://www.nature.com/articles/s41586-022-05224-9">seul poste de la mortalité</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre article s’intéressant uniquement à ce poste l’estime <a href="https://academic.oup.com/qje/article/137/4/2037/6571943">à 144 dollars/t</a> sur la base d’hypothèses de valeur d’une vie et de taux d’actualisation comparables à ceux du travail de Daniel Bressler. Ses auteurs se livrent par ailleurs à de multiples analyses de sensibilité du coût social de mortalité du carbone à ces deux variables. Il faut par exemple diviser les 144 euros/t à peu près par 3 en passant d’un taux d’actualisation de 2&nbsp;% à 3&nbsp;% ou bien en passant d’une valeur d’une vie universelle à une valeur d’une vie variable selon le revenu per capita des pays. Le passage en années de vie correspond de son côté à une division par deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le futur coût social du carbone en discussion aujourd’hui aux États-Unis devrait tenir compte pleinement des pertes de vies humaines. C’est une décision importante car cette donnée est utilisée pour évaluer les décisions d’investissement public. Il est proposé par <a href="https://www.npr.org/2023/02/16/1157550402/the-social-cost-of-carbon-a-powerful-tool-and-ethics-nightmare">l’Agence pour l’Environnement</a> et <a href="https://www.rff.org/events/rff-live/an-updated-scc/">divers experts</a> qu’il passe des 51 dollars/t d’aujourd’hui à 185 dollars/t. De façon générale, l’intégration de la mortalité dans le coût social du carbone en l’augmentant significativement justifie des actions de réduction de beaucoup plus grande ampleur. Elle les rend bénéfiques aux Terriens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La grande inconnue de l’atténuation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sur la mortalité liée aux températures à l’horizon du siècle prochain qui ont été mentionnés jusque-là reposent sur une vision pessimiste de l’avenir. Ils correspondent au scénario d’une poursuite des émissions de gaz à effet de serre au rythme actuel – le <a href="https://www.drias-climat.fr/accompagnement/sections/175">scénario dit RCP 8.5</a> des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur réduction autorisant une élévation moins forte des températures permettrait de limiter considérablement les dommages de mortalité. Reprenons le ratio des 220 décès pour 100&nbsp;000 habitants en 2100. Dans le cas d’une stabilisation des émissions à un niveau faible (Scénario dit RCP 4.5) le ratio tombe <a href="https://academic.oup.com/qje/article/137/4/2037/6571943">à 40 décès, soit plus de cinq fois moins</a>&nbsp;! Si on reprend le coût cité plus haut de mortalité d’une tonne de carbone de 0,000226, l’effet est moins considérable mais reste impressionnant&nbsp;: une élévation de température de 2,4&nbsp;°C au lieu de 4,1&nbsp;°C le <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-021-24487-w">divise par plus de deux</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-wp-embed is-provider-datawrapper wp-block-embed-datawrapper"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="Décès en excès des émissions d’un citoyen moyen du monde au cours de sa vie" src="https://datawrapper.dwcdn.net/RgeiT/2/#?secret=38n69oJFlz" data-secret="38n69oJFlz" scrolling="no" frameborder="0" height="400"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts d’atténuation que nous réaliserons permettent donc de sauver des vies humaines en très grand nombre. Cette conséquence positive de la transition n’est pas assez mise en avant. Vue de Sirius, elle offre pourtant une motivation et une justification simples aux Terriens à consentir des efforts de décarbonation d’envergure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’impossible équation de l’adaptation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles que soient les températures futures considérées, les projections de mortalité ne tiennent pas compte d’un autre puissant levier de réduction des décès&nbsp;: les marges d’adaptation des hommes et de la société face à la chaleur. Or, là encore, les effets peuvent être conséquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont toutefois difficiles à quantifier globalement. À ma connaissance, une seule étude s’y est essayée. Elle aboutit à une baisse de l’ordre de 15&nbsp;% du risque de décès. Ce résultat repose cependant sur un jeu d’hypothèses très restrictives en particulier sur l’absence de politiques publiques d’adaptation. Or elles jouent un rôle clef. Ne serait-ce qu’à travers la mise en place d’alertes aux <a href="https://theconversation.com/fr/topics/canicules-109244">canicules</a> et de diffusion de messages sur les règles de conduite à adopter pour s’en protéger. S’ajoutent de nombreux investissements publics, en particulier en ville pour lutter contre les îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été 2022 a été la seconde année la plus chaude que la France ait connue – presque autant que celui de 2003. Il totalise pourtant <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2022/bilan-canicule-et-sante-un-ete-marque-par-des-phenomenes-climatiques-multiples-et-un-impact-sanitaire-important">cinq fois moins de décès en excès</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écart donne à penser que la société a réalisé des progrès dans son adaptation aux vagues de chaleur à répétition. Ce constat est confirmé par à un modèle mis au point par des épidémiologistes et des météorologues. Appliqué à la canicule de 2006 en France, il montre qu’elle se serait soldée sans adaptation par <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18194962/">trois fois plus de décès</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l’action publique, les progrès observés s’expliquent également par la diffusion de la climatisation. On en connaît les effets délétères à travers son apport au réchauffement de l’atmosphère par sa consommation d’énergie fossile, ses fuites de gaz frigorigènes et, localement, ses propres rejets d’air chaud. On parle moins de ses effets conséquents sur de la diminution de mortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude américaine a montré que la diffusion de la climatisation aux États-Unis entre 1960 et 2004 a permis <a href="https://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/684582">d’éviter près d’un million de décès prématurés</a>. A contrario, le moindre usage des climatiseurs au Japon lié à l’augmentation du prix de l’électricité et aux campagnes d’économie d’énergie consécutives à l’accident nucléaire de Fukushima Daïchi a entraîné <a href="https://www.aeaweb.org/articles?id=10.1257/app.20200505">près de 10&nbsp;000 décès en excès</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citons enfin comme moyen d’adaptation les migrations vers des régions aux températures moyennes moins élevées. Il est cependant potentiellement limité car les coûts de changer de lieu de résidence sont substantiels pour les personnes qui l’envisagent et les frontières entre États dressent de formidables <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.1910114117">contraintes politiques, culturelles et administratives</a>. Les mouvements migratoires liés au réchauffement climatique ont plus de chances de se produire au sein du même pays. Par exemple pour les pays riches des métropoles vers le littoral ou la montagne, ou pour les pays pauvres des zones rurales vers les capitales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est plus acceptable d’ignorer tous les Terriens dont la vie sera raccourcie alors que l’on dispose de données de plus en plus complètes et fiables sur la mortalité liée à l’élévation des températures. Compter les personnes manquantes en cas d’inaction face au changement climatique nous met face à nos responsabilités et justifie des investissements ambitieux d’atténuation et d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de retourner sur Sirius, Micromégas a laissé un livre aux habitants de la Terre. Il doit leur permettre de voir «&nbsp;le bout des choses&nbsp;». Quand les hommes l’ouvrent, ils découvrent des pages blanches. Voltaire rappellera que «&nbsp;L’homme n’est point fait pour connaître la nature intime des choses, qu’il peut seulement <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8622062t/f11.image">calculer, mesurer, peser</a> […]&nbsp;». Ce n’est déjà pas si mal&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/francois-leveque-196391">François Lévêque</a>, Professeur d’économie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/mines-paris-2266">Mines Paris</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/hausse-des-temperatures-les-sueurs-froides-du-decompte-de-la-mortalite-211926">article original</a>.</p>



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		<title>Décès de Diango Cissoko : retour sur la cérémonie des obsèques nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 16:12:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Diango Cissoko]]></category>
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<p>Au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, un dernier hommage a été rendu un à feu Diango Cissoko, grand commis de l’État malien. C’était sur le terrain de football de Korofina, ce jeudi 7 avril 2022.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, un dernier hommage a été rendu un à feu Diango Cissoko, grand commis de l’État malien. C’était sur le terrain de football de Korofina, ce jeudi&nbsp;7&nbsp;avril 2022.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sous le soleil de 10 h en ce mois d’avril que le terrain de football de Korofina, face au musée des femmes, <em>« Muso Kunda</em> », a accueilli des personnalités de différents rangs. Des ministres, des diplomates, des représentants d’ONG ou des familles et des proches du défunt Diango Cissoko, <a href="https://maliactu.net/la-mort-de-diango-cissoko-clairvoyant-bienveillant-exigeant/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décédé le 4 avril 2022</a>, en début du mois de ramadan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette grande cour de ce terrain de football, des véhicules ministériels, personnels ou de transports en commun, étaient disposés de part et d’autre selon les consignes des agents de sécurité. Qui ne cessaient d’effectuer des va-et-vient en vue d’accueillir et d’orienter les personnalités attendues. Tous venus rendre un dernier hommage à cet ancien secrétaire général de la présidence du Mali, <a href="http://www.mediateurdumali.com/diango-sissoko.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médiateur de la République</a>, aussi ancien Premier ministre et secrétaire permanent du président de la République pour le centre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Dernier hommage de la nation à Diango Cissoko" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/vsZkg3oRVb8?start=14&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Grand serviteur de l’administration malienne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Papa serait certainement ému de vous voir tous ici aujourd’hui, aussi nombreux, pour lui rendre un dernier hommage</em> ». C’est par ces termes que Madame Diallo Fanta Sissoko, fille du défunt, a introduits son témoignage, au nom de sa famille, lors de cette cérémonie nationale des obsèques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Drapée dans un hijab noir avec un foulard de même couleur autour du cou, Fanta Sissoko, debout devant la dépouille mortelle de son père, a présenté, dans une voix nouée, toute la gratitude de sa famille aux personnes qui les ont soutenus dans ces moments difficiles. <em>« Mon père est parti après seulement une dizaine de jours de combats contre la maladie. Tout doucement, comme il a toujours été, sans déranger personne </em>», a-t-elle témoigné. Et de poursuivre en ajoutant&nbsp;: « <em>Par ta disparition, le Mali perd un de ses plus grands fils</em> » qui était à la fois <em>« l’architecte et le bâtisseur de l’administration malienne&nbsp;que tu as servie toute ta vie durant avec amour et sacerdoce</em> ». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses anciens collaborateurs ont vu en lui un homme rigoureux, ponctuel, courtois et attaché au travail bien fait. Selon le Pr Baba Berthé, ancien ministre et directeur de la CMDT, dans un grand boubou et un bonnet noir, ce grand commis de l’État était pétri de valeurs du Mandé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Une motion particulière au président de la transition »</strong></h3>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Décès de Diango Cissoko : Le discours d&#039;hommage du représentant du col. Assimi Goïta" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/vcVvjKIkkj0?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette cérémonie, le président malien de la transition, le Col. Assimi Goïta, était représenté par le grand chancelier des Ordres nationaux, le général de brigade Amadou Sagafourou Guèye. Dans un grand boubou noir accompagné d’un chapeau noir, celui-ci a laissé entendre que Diango Cissoko s’est toujours fait remarquer par son intelligence, son abnégation dans le travail ainsi que sa soif d’apprendre. Ce qui se traduit par les <a href="https://saheltribune.com/diango-cissoko-ancien-premier-ministre-malien-fut-laureat-du-prix-malouet/">immenses productions </a>qu’il a laissées pour la postérité. <em>« Le Mali vous sera éternellement reconnaissant »</em>, a rassuré le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet amour pour le travail bien fait a valu au défunt plusieurs distinctions, de 1982 à 2013. Il a reçu successivement la Médaille de chevalier de l’Ordre national, d’Officier de l’ordre national, Commandeur de l’ordre national et de Grand Officier de l’Ordre national du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous voulons réitérer notre sincère reconnaissance aux autorités de la transition pour le soutien multiforme et toutes les actions entreprises durant cette période. Une motion particulière au président de la transition, SE le colonel Assimi Goïta, pour son implication personnelle</em> », a exprimé la fille du défunt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par sa disparition, Diango laisse « <em>un grand vide pour sa famille et qui ne sera jamais comblé ». </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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