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	<title>Archives des décentralisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La session ordinaire d’avril du CNT examine des textes juridiques pour renforcer le cadre administratif de Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-session-legislative-decisive-nbsp"><strong>Une session législative décisive&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-au-service-de-la-nation-nbsp"><strong>Des réformes au service de la nation&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-face-a-ses-defis-securitaire-et-economique-exigeant-nbsp-nbsp"><strong>Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:18:38 +0000</pubDate>
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<p>Le pôle universitaire à Bandiagara va transformer l'enseignement supérieur au Mali avec une nouvelle université polytechnique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-les-campus-et-territorialiser-l-offre-universitaire"><strong>Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-nationale-d-investissements-educatifs"><strong>Une dynamique nationale d’investissements éducatifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-l-education-pour-accelerer-la-cadence"><strong>Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir décrété 2025 « <em>année de la culture</em> », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Politique nationale d’Assainissement : un nouveau cap pour le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:54:46 +0000</pubDate>
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<p>La Politique nationale d’Assainissement, mise à jour pour 2026-2030, répond aux défis environnementaux et institutionnels actuels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 13 février 2026, a examiné une communication écrite présentée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, <em>Doumbia  Mariam Tangara</em>. Ce document portait sur la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première Politique nationale d’Assainissement avait été adoptée en 2009. Elle reposait sur cinq stratégies spécifiques, couvrant la gestion des déchets solides ménagers, des déchets liquides et spéciaux, des eaux pluviales, ainsi que le transfert de compétences aux Collectivités territoriales. Sa mise en œuvre a permis d’obtenir des résultats appréciables, notamment dans la structuration des services d’assainissement et la sensibilisation des populations. Toutefois, l’évaluation de cette politique a révélé la nécessité d’une refonte pour l’adapter aux réformes institutionnelles et aux nouveaux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-sur-l-heritage-de-2009-et-ses-limites"><strong>Retour sur l’héritage de 2009 et ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle politique nationale d’assainissement s’articule autour de cinq axes stratégiques. Elle vise à garantir des services adéquats, équitables et sécurisés pour l’ensemble des citoyens. L’objectif est de renforcer durablement la qualité du cadre de vie, en tenant compte des mutations sociales et institutionnelles. Cette orientation s’inscrit dans la vision « <em>Mali kura </em><em>ɲ</em><em>ɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », qui projette un développement harmonieux et inclusif, ainsi que dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan d’actions 2026-2030 constitue le premier jalon de mise en œuvre de cette nouvelle politique. Il prévoit des interventions concrètes pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, tout en renforçant la gouvernance locale. Les collectivités territoriales seront davantage impliquées, conformément au principe de décentralisation, afin de rapprocher les services d’assainissement des populations. Ce plan quinquennal ambitionne aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’objectifs clairs et mesurables. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plan-quinquennal-pour-des-resultats-concrets"><strong>Un plan quinquennal pour des résultats concrets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des aspects techniques, la nouvelle politique traduit une volonté politique forte de faire de l’assainissement un levier de développement durable. Elle répond aux impératifs de santé publique, de préservation des ressources naturelles et de lutte contre les effets du changement climatique. En intégrant les réformes institutionnelles récentes, elle entend consolider les acquis tout en ouvrant la voie à des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Le Conseil des ministres a ainsi marqué une étape importante dans la modernisation du secteur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique met également l’accent sur l’équité dans l’accès aux services d’assainissement. Elle ambitionne de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales, en garantissant des infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des populations. La sécurité des services constitue un autre pilier, visant à protéger les citoyens contre les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées. Le Mali entend ainsi renforcer la résilience de ses communautés face aux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-equite-et-securite-au-coeur-des-priorites"><strong>Équité et sécurité au cœur des priorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cohérence avec les grandes orientations nationales et internationales est un élément central de cette nouvelle politique. En s’alignant sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le Mali démontre sa volonté d’inscrire l’assainissement dans une dynamique globale de développement. Cette approche intégrée permettra de mobiliser davantage de ressources et de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux, tout en valorisant les initiatives locales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de la Politique nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030 illustre l’engagement du Mali à améliorer durablement le cadre de vie de ses citoyens. Le défi reste désormais dans la mise en œuvre effective des mesures prévues, afin que les résultats soient tangibles et profitent directement aux populations. Ce nouveau cap ouvre la voie à une transformation profonde du secteur, plaçant l’assainissement au cœur des priorités nationales pour les années à venir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Bamako renforce la décentralisation environnementale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 21:12:44 +0000</pubDate>
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<p>En 2026, le Mali renforce la décentralisation environnementale avec des décrets sur l'assainissement et la gestion des ressources naturelles.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien adopte deux décrets transférant aux collectivités territoriales la gestion de l’assainissement, des forêts et de la faune.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni en session ordinaire le 7 janvier 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la décentralisation au Mali. Deux décrets majeurs ont été adoptés sur proposition du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier fixe le détail des compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales en matière d’assainissement et de lutte contre les pollutions et nuisances. Le second concerne la gestion des ressources forestières et fauniques. Ces textes s’inscrivent dans la continuité de la réforme territoriale initiée depuis 2023 et visent à rendre plus efficace la gouvernance locale de l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-structurelle-de-la-gouvernance-territoriale"><strong>Une réforme structurelle de la gouvernance territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de ces deux décrets découle directement de la loi n°2023-002 du 13 mars 2023, qui a modifié la loi fondamentale sur l’organisation administrative du territoire de 2012. Cette réforme a supprimé le niveau de collectivité territoriale appelé « <em>cercle</em> », redistribuant ainsi les compétences entre les communes, les régions et le district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle architecture, l’État entend rapprocher les politiques publiques environnementales des citoyens, tout en clarifiant les responsabilités des différents niveaux de gouvernance locale. Les services centraux et déconcentrés du ministère de l’Environnement seront désormais chargés d’un rôle d’appui-conseil auprès des collectivités territoriales, afin de garantir la cohérence nationale de l’action environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assainissement-forets-faune-des-competences-transferees-mais-encadrees"><strong>Assainissement, forêts, faune : des compétences transférées mais encadrées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les décrets adoptés précisent la nature des missions désormais confiées aux communes et aux régions. Elles incluent la gestion des déchets, la lutte contre les pollutions, la protection des ressources naturelles, la reforestation et la préservation de la faune. Ces domaines, jusque-là largement centralisés, deviennent des leviers essentiels de développement local et de gouvernance environnementale participative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est double : renforcer la responsabilisation des collectivités tout en assurant une meilleure efficacité dans la gestion durable des ressources naturelles. Dans un contexte de changement climatique et de pressions croissantes sur les écosystèmes, cette approche vise aussi à prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decentralisation-au-coeur-de-la-refondation-nationale"><strong>Une décentralisation au cœur de la refondation nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions s’inscrivent dans la philosophie politique du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui prône une gouvernance plus ancrée dans les réalités locales. La décentralisation est considérée par Bamako comme un pilier de la refondation nationale, au même titre que la souveraineté politique et la réforme institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En donnant plus d’autonomie aux collectivités pour gérer leur environnement, l’exécutif malien mise sur la proximité, la redevabilité et la participation citoyenne pour faire face aux défis écologiques et sociaux. Cette évolution confirme la volonté des autorités de doter les territoires d’un rôle accru dans la construction du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>» voulu par la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’adoption de ces deux décrets, le Mali entre dans une nouvelle phase de sa décentralisation. Le transfert des compétences environnementales et forestières aux collectivités territoriales incarne la volonté politique de rapprocher l’État des citoyens et d’ancrer la gouvernance du développement durable dans les réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Alliance des Berabich du Mali : Engagement renouvelé pour la paix et la réconciliation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 11:10:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Alliance des Berabich du Mali s'est réunie à Tombouctou pour promouvoir la paix et la réconciliation parmi plus de mille participants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli le 1er janvier 2026 la Rencontre Statutaire annuelle de l’Alliance des Berabich du Mali (ABM). Plus de mille participants, venus des différentes localités du pays et de la diaspora, se sont rassemblés autour de la Flamme de la Paix. Autorités religieuses, chefs traditionnels, leaders communautaires et représentants coutumiers ont répondu présents, témoignant d’une mobilisation historique pour la cohésion nationale et la réconciliation.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Sidi Mohamed a précisé dans la déclaration : «&nbsp;<em>Forts de notre passé commun, bâti sur une culture de paix, de tolérance, de pardon et de cohabitation pacifique, nous réaffirmons notre volonté de préserver l’harmonie et le vivre-ensemble. Nous sommes convaincus que seule l’union sacrée autour des objectifs prioritaires de réconciliation peut conduire à une cohésion nationale durable, conformément à la politique de refondation nationale édictée par les plus Hautes Autorités&nbsp;</em>». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-historique-pour-la-cohesion-nationale"><strong>Une mobilisation historique pour la cohésion nationale</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les débats se sont déroulés dans un climat de fraternité et de responsabilité, témoignant de la maturité collective des communautés Berabich. Le Président a rappelé «<em>&nbsp;l’esprit d’unité et de rassemblement qui a prévalu tout au long des travaux, traduisant une volonté commune inébranlable de renforcer la cohésion sociale, la paix durable et le vivre-ensemble au sein de l’ensemble des communautés</em>&nbsp;». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a également mis en avant les liens fraternels et séculaires qui unissent les communautés. Ould Ahmed Salem a souligné «&nbsp;<em>Nos rapports sociaux, nos liens de sang et nos traditions partagées sont les fondements essentiels de notre société. Ils constituent le socle sur lequel nous devons bâtir une réconciliation nationale solide, respectueuse des valeurs républicaines et des aspirations profondes des populations</em>&nbsp;». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-projet-nbsp-malidenko-nbsp-et-l-approche-dcc"><strong>Le projet «&nbsp;MALIDENKO&nbsp;» et l’approche DCC</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un accent particulier a été mis sur la mise en œuvre du projet MALIDENKO à travers l’approche DCC. Sid Mohamed Ould Ahmed Salem a insisté «&nbsp;<em>Le projet MALIDENKO, à travers l’approche DCC, est une ultime occasion d’opérationnaliser adéquatement la région de Taoudéni, en rapprochant l’action publique des réalités locales et en incitant un sens élevé de responsabilité selon le principe : par les populations, pour les populations&nbsp;</em>». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont salué cette démarche comme une avancée majeure pour l’opérationnalisation de Taoudéni. Sidi Mohamed a mis en avant «&nbsp;<em>Cette approche innovante, dynamique et inclusive, constitue une véritable opportunité de développement pour les communautés à la base. Elle incarne une vision où les populations deviennent actrices de leur propre avenir, renforçant ainsi la citoyenneté agissante et la cohésion sociale&nbsp;</em>». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-acquis-de-l-alliance-des-berabich-du-mali"><strong>Les acquis de l’Alliance des Berabich du Mali</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau de l’ABM a été félicité pour ses progrès tangibles en matière de rassemblement communautaire et de consolidation de la paix. Le Président a déclaré «&nbsp;<em>Nous saluons les efforts du Bureau de l’Alliance qui, par ses actions concrètes, a su promouvoir la paix, la cohésion sociale et offrir des perspectives économiques aux jeunes et aux femmes, contribuant ainsi à un développement durable et inclusif</em>&nbsp;». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vision portée par l’ABM repose sur l’équité, l’inclusion et la justice sociale. Ould Ahmed Salem a rappelé «&nbsp;<em>une vision claire, objective et porteuse d’espoir, fondée sur le respect des droits et devoirs de chaque citoyenne et de chaque citoyen. Cette vision insiste sur la nécessité de renforcer la citoyenneté agissante, condition essentielle pour instaurer une paix durable et un développement harmonieux&nbsp;</em>». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconnaissance-et-inspiration-collective"><strong>Reconnaissance et inspiration collective</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort de la rencontre a été la reconnaissance exprimée envers les acteurs engagés pour la paix et la cohésion nationale. Sidi Mohamed Ould Ahmed Salem a souligné «&nbsp;<em>l’homme de Paix, l’homme d’État, l’infatigable, l’inoxydable, l’incomparable&nbsp;</em>». Il a précisé que cet engagement exemplaire demeure une source d’inspiration et de rassemblement pour la Nation toute entière. Cette reconnaissance traduit la volonté des communautés Berabich de mettre en avant les valeurs de stabilité et de réconciliation. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont réaffirmé leur soutien total et indéfectible à cette vision. Le Président a insisté «&nbsp;<em>sur l’importance de poursuivre cette dynamique, symbole de la volonté commune de bâtir un Mali réconcilié et prospère</em>&nbsp;». L’Alliance entend poursuivre son engagement aux côtés des autorités et des partenaires pour consolider ces acquis et bâtir un avenir serein. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-engagements-pour-l-avenir"><strong>Engagements pour l’avenir</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a pris l’engagement de faire de l’ABM «&nbsp;<em>un cadre permanent de dialogue, de concertation et d’actions concrètes au service de la paix et de la réconciliation nationale. Nous exhortons l’ensemble des filles et fils des communautés Berabich, où qu’ils se trouvent, à privilégier le dialogue, la tolérance et la solidarité comme fondements du vivre-ensemble&nbsp;</em>», a rappelé Sidi Mohamed dans la déclaration. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Ould Ahmed Salem a réaffirmé «&nbsp;<em>notre engagement indéfectible à œuvrer, aux côtés des autorités, des partenaires et des communautés sœurs, pour la paix, la stabilité, la réconciliation nationale et le développement durable, dans le respect des valeurs républicaines et des aspirations profondes des populations</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye &nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, réorganisation administrative de Bamako : la capitale malienne érigée, de nouveau, en une seule commune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:30:12 +0000</pubDate>
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<p>La réorganisation administrative de Bamako est cruciale pour le Mali. Apprenez comment ce projet transforme le pays et ses régions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La refondation du Mali passe aussi par une bonne réorganisation territoriale et administrative du pays. Cette réorganisation permet non seulement à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’État</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;central d&rsquo;avoir un contrôle sur l&rsquo;ensemble du territoire, mais aussi aux populations d&rsquo;être fortement impliquées dans le développement de leurs localités. C&rsquo;est dans ce cadre que les autorités de</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la transition, après de nombreuses concertations, ont procédé au nouveau découpage territorial&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>administratif du pays en 19 régions administratives, un (01) district. Et ce district unique qui est Bamako, la capitale du pays, &nbsp;est redevenu une seule et unique commune.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision des autorités d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune est le fruit d&rsquo;un processus inclusif et de divers constats. Il est apparu dans la dernière loi sur le statut particulier de Bamako (&nbsp;loi n°96-025 du 21 février 1996 ) des faiblesses, insuffisances et lacunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lacunes-et-faiblesses-constatees"><strong>Lacunes et faiblesses constatées</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse critique de la loi n°96-025 a fait apparaître de nombreuses lacunes et insuffisances telles que la juxtaposition de deux niveaux de collectivités territoriales ; le nombre insuffisant d&rsquo;adjoints au maire du district de Bamako ; le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent. En ce qui concerne la juxtaposition, la loi n°96-025 du 21 février 1996 dit que le District de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qu&rsquo;il est divisé en Communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le District et ses Communes sont régis par les dispositions du code des collectivités territoriales. Ce qui constitue une source de difficultés dans la coordination des interventions de différents départements ministériels et institutions de la République dans le tissu urbain du District. Bamako en tant que capitale administrative et politique du pays est le siège de toutes les institutions de la République, de tous les&nbsp;ministères et autres services centraux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, on constate un enchevêtrement entre services étatiques et services propres du District et des Communes. Tous les services étatiques intervenant au niveau du District de Bamako ne relèvent pas de l’autorité du&nbsp;maire du District. Mieux leurs compétences territoriales ne se bornent pas au seul ressort du District. Par rapport à l&rsquo;insuffisance d&rsquo;adjoints au maire du district, &nbsp;la loi n°96-025 du 21 février 1996 dispose que l’organe exécutif du District comporte un Maire, Président du conseil et de deux adjoints.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de l’ampleur du volume de travail de l’administration d’une capitale comme Bamako, deux adjoints sont insuffisants. D&rsquo;ailleurs pour palier cette insuffisance, le Maire du District a créé un cabinet à son niveau. Concernant le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent, il y a des similitudes et spécificités entre les compétences dévolues au district et celles des communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, les écoles du niveau fondamental et des centres de santé relevant normalement du niveau cercle en vertu du code des Collectivités Territoriales, deviennent des attributions des communes du District de Bamako au regard du statut particulier du District de Bamako. Mais dans la pratique, l’exercice des compétences semblables crée souvent des incompréhensions, des équivoques et souvent des conflits de compétences entre les Collectivités Territoriales de Bamako.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-i-nstitution-d-une-administration-decentralisee-unique-nbsp">I<strong>nstitution d&rsquo;une administration décentralisée unique&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces lacunes et insuffisances, les acteurs du secteur, après un processus de réflexions et d&rsquo;études, sont arrivés à la conclusion d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune. Ainsi, les plus hautes autorités ont entériné cette proposition. Ce qui fait&nbsp;que&nbsp;Bamako n&rsquo;est plus composé par des communes mais par des arrondissements au nombre de sept (7) dont les sous-préfets ont été nommés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrondissements sont fondés sur les six anciennes communes auxquelles des nouveaux quartiers ont&nbsp;été ajoutés. L&rsquo;arrondissement de Kalabancoro précédemment rattaché au cercle de Kati a été érigé comme 7ème arrondissement de Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux quartiers rattachés aux différents arrondissements étaient des localités environnantes de Bamako. Par exemple, l&rsquo;ancienne Commune I devient le premier arrondissement de la capitale. Les nouveaux quartiers qui y ont été ajoutés sont au nombre de douze (12) :&nbsp;Sangarébougou,Sarambougou, Soukeymanebougou, Fombabougou, Moribabougou, N&rsquo;gabacoro-Droit, &nbsp;Titibougou, Seydoubougou, Dialakorodji, &nbsp;Dogobala. N&rsquo;Teguedo-Samassebougou, N&rsquo;Teguedo- Sirakoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que Bamako a été une seule et unique commune de 1960 à 1968&nbsp;avec un&nbsp;maire et un Conseil municipal élus. De 1969 à 1978, elle était dotée d’un conseil élu placé sous l’autorité d’un&nbsp;administrateur&nbsp;délégué nommé, et divisée en arrondissements présidés par des adjoints à l’administrateur&nbsp;délégué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 1978 à 1996, la capitale était gérée par un conseil élu, présidé par un&nbsp;gouverneur de&nbsp;district nommé, et la ville a été divisée en six communes, dotées chacune d’organes délibérant et exécutif élus. C&rsquo;est à partir de 1998 que la capitale malienne a été dotée d&rsquo;un&nbsp;maire du district (maire central) en plus d&rsquo;un&nbsp;gouverneur et d&rsquo;un &nbsp;maire&nbsp;pour chacune &nbsp;des six communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong>  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion de la Commune rurale de Pélengana : un sans-faute dans la mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 07:51:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Commune rurale de Pélengana a appliqué 100 % des recommandations de l'audit de 2021, un exemple de gestion publique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans un contexte où la transparence financière des collectivités demeure un défi, la Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, se distingue par sa rigueur exemplaire. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général, elle a mis en œuvre&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>100 % des recommandations</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;issues de l’audit de 2021. Une performance rare qui illustre la montée en puissance de la gouvernance locale au Mali et la volonté des autorités communales d’inscrire la gestion publique sous le sceau de la discipline et de la redevabilité.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, fait figure de bon élève en matière de gouvernance locale. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’ensemble des recommandations issues de la vérification financière menée en 2021 ont été intégralement appliquées par la collectivité, un taux de conformité rare dans les audits publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission de suivi, menée du 25 au 29 août 2025, visait à évaluer la mise en œuvre des mesures correctives prescrites après les insuffisances relevées quatre ans plus tôt. Le constat est sans équivoque : la commune a pris des dispositions concrètes pour renforcer la transparence, la rigueur administrative et la conformité budgétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-locale-en-progres-constant"><strong>Une gouvernance locale en progrès constant</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la tutelle du représentant de l’État dans le Cercle de Ségou, la commune s’est dotée d’un cadre budgétaire mieux structuré. Les lettres de cadrage sont désormais régulièrement transmises avant l’élaboration du budget communal, garantissant une planification alignée sur les orientations nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire et son équipe ont également corrigé les faiblesses administratives identifiées : la nomination du comptable-matières a été sollicitée conformément aux textes, les registres de comptabilité-matières sont tenus à jour, et les régisseurs de recettes et d’avances ont constitué leurs cautionnements au Trésor public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gestion-conforme-aux-normes"><strong>Une gestion conforme aux normes</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG salue la tenue rigoureuse des documents administratifs, notamment la fiche matricule des propriétés, les bordereaux de mouvement du matériel et les états d’inventaire trimestriels. Ces outils, essentiels à la bonne gestion des biens publics, renforcent la traçabilité et la responsabilité des acteurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise aussi qu’aucune opération de lotissement ou attribution irrégulière de parcelles n’a été constatée durant la période d’examen, traduisant une discipline accrue dans la gestion foncière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-de-bonne-gouvernance-locale"><strong>Un modèle de bonne gouvernance locale</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un taux de mise en œuvre de 100 %, Pélengana se distingue par son exemplarité au sein des collectivités bénéficiaires du&nbsp;Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), financé par l’Association internationale de développement (IDA). Ce résultat témoigne d’un engagement réel des autorités locales à appliquer les bonnes pratiques de gouvernance financière et à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur Général, dans sa conclusion, a salué ces efforts, tout en appelant la commune à poursuivre sur cette voie en veillant à la nomination effective du comptable-matières par arrêté interministériel, ultime étape pour consolider la gestion du patrimoine communal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Audit du BVG : la Commune de Guégnéka appelée à renforcer sa gouvernance financière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:08:26 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le rapport du Bureau du Vérificateur général sur l'Audit BVG de la commune de Guégnéka et ses recommandations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La Commune rurale de Guégnéka, dans le cercle de Fana, a fait l’objet d’un suivi du Bureau du Vérificateur général (BVG) portant sur la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière et de performance de 2020. Si des progrès notables ont été enregistrés dans la gestion administrative et budgétaire, le rapport relève encore d’importantes failles dans la transparence, la tenue de la comptabilité et l’évaluation des recettes communales. À peine 40 % des recommandations ont été pleinement appliquées, signe que la gouvernance locale reste un chantier à consolider.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau du Vérificateur général (BVG)&nbsp;a rendu public, en octobre 2025, son rapport de&nbsp;suivi des recommandations issues de la vérification intégrée (performance et financière)&nbsp;de la&nbsp;Commune rurale de Guégnéka, initialement réalisée en 2020. Ce document dresse un bilan mitigé : sur dix recommandations applicables, seules&nbsp;quatre (40 %) ont été entièrement mises en œuvre, deux partiellement, tandis que quatre autres n’ont connu aucun progrès.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-efforts-notables-mais-encore-insuffisants"><strong>Des efforts notables mais encore insuffisants</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport salue les efforts du maire et de ses équipes pour régulariser certaines procédures administratives, notamment l’enregistrement systématique des délibérations du conseil communal, la convocation des conseillers, la restitution de l’état d’exécution du Plan de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) et l’établissement des rôles d’impôts forfaitaires. Ces mesures traduisent une volonté de renforcer la transparence et la gouvernance locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, plusieurs insuffisances majeures persistent. Le BVG relève l’absence de&nbsp;débats publics sur le budget, la&nbsp;non-tenue de la comptabilité-matières, l’absence de&nbsp;comptable-matières nommé conformément à la loi&nbsp;et l’évaluation non sincère des recettes et dépenses prévisionnelles. Selon le rapport, les rôles d’impôts utilisés remontent encore à un ancien recensement de 1996, rendant les prévisions budgétaires peu fiables.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-recouvrement-des-recettes-progres-timides"><strong>Recouvrement des recettes : progrès timides</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan des finances, le percepteur de Fana a entrepris des actions pour améliorer le recouvrement, permettant d’encaisser plus de&nbsp;255 millions de FCFA&nbsp;entre 2023 et 2024, soit une hausse de 14 %. Néanmoins, aucune poursuite n’a été engagée contre les mauvais payeurs, limitant l’efficacité du dispositif fiscal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise que certaines recommandations sont désormais&nbsp;sans objet, en raison du nouveau découpage administratif adopté en mars 2023. En effet, Guégnéka relève désormais du&nbsp;Cercle de Fana, au sein de la&nbsp;Région de Dioïla, et non plus de Dioïla même. De ce fait, certaines compétences et responsabilités ont été transférées à de nouvelles autorités locales.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-recommandations-pour-une-meilleure-gouvernance"><strong>Des recommandations pour une meilleure gouvernance</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le BVG invite les autorités communales à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mettre en place une commission de recensement actualisé des éléments imposables ;</li>



<li>Doter les régisseurs et percepteurs de moyens matériels et financiers suffisants ;</li>



<li>Garantir la transparence budgétaire à travers des débats publics réguliers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général insiste : «&nbsp;<em>Les acteurs de la Commune de Guégnéka doivent poursuivre leurs efforts pour améliorer durablement la gestion publique et la performance de la collectivité.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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