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	<title>Archives des dambé | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dambé | Sahel Tribune</title>
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		<title>Dambé et Yèrè-don : les fondements moraux du Mali Kura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, le Dambé ne désigne pas seulement la dignité individuelle. Cette valeur traditionnelle apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour restaurer la gouvernance, la redevabilité et la confiance entre citoyens et institutions dans le cadre du Mali Kura.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La dignité comme valeur politique. Quand un peuple perd le sens du Dambé, il perd aussi la capacité d&rsquo;exiger des comptes à ses dirigeants. Lecture politologique d&rsquo;une valeur morale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans les langues du Mali, un mot que les traductions ne parviennent jamais tout à fait à saisir. Le Dambé. On le rend par «&nbsp;<em>dignité</em>&nbsp;», parfois par «&nbsp;<em>honneur</em>&nbsp;», à l&rsquo;occasion par «&nbsp;<em>intégrité</em>&nbsp;». Mais aucun de ces équivalents n&rsquo;épuise ce que le concept recouvre réellement : une posture existentielle globale, un rapport au monde fondé sur la conscience aiguë de ce qu&rsquo;on doit à soi-même, à sa famille, à sa communauté, et — c&rsquo;est là que tout devient politique — à l&rsquo;État qu&rsquo;on habite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV), adopté par le gouvernement malien de transition, place le Dambé au cœur de son référentiel. Ce n&rsquo;est pas un détail ornemental dans un document administratif. C&rsquo;est un aveu. L&rsquo;aveu que quelque chose de fondamental s&rsquo;est perdu — et que sans le retrouver, aucune réforme institutionnelle, aucune transition politique, aucune promesse de «&nbsp;<em>Malikura</em>&nbsp;» (Mali nouveau) ne pourra véritablement tenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une valeur morale à portée politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politologie occidentale parle volontiers de «&nbsp;<em>capital social&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>confiance institutionnelle&nbsp;</em>», d&rsquo;«&nbsp;<em>accountability</em>&nbsp;». Ces concepts désignent, dans leur jargon, quelque chose que le Dambé formule depuis des siècles en bambara avec une économie de moyens bien plus grande : la conscience que ta valeur d&rsquo;être humain est liée à ta capacité de tenir ta parole, d&rsquo;assumer tes responsabilités, de ne pas trahir ceux qui te font confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce lien entre dignité individuelle et obligation sociale n&rsquo;est pas une spécificité africaine. On le retrouve dans l&rsquo;ethos républicain romain, dans la notion japonaise de «&nbsp;<em>face</em>&nbsp;», dans le concept grec de&nbsp;<em>timè</em>. Mais au Mali, il prend une forme particulière : le Dambé est à la fois une valeur intime et une norme collective, simultanément intériorisée par l&rsquo;individu et surveillée par la communauté. Le PNEV le dit avec précision : ce sont les «&nbsp;<em>jeux sociaux&nbsp;</em>» autour de la dignité — la réputation, l&rsquo;image, l&rsquo;estime des pairs — qui constituent la «&nbsp;<em>police de conscience</em>&nbsp;», première digue contre la dérive morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la honte disparaît de la vie publique, l&rsquo;impunité cesse d&rsquo;être une exception pour devenir le système. Or c&rsquo;est précisément cette police de conscience qui s&rsquo;est effondrée. Le PNEV le documente avec une franchise brutale : «&nbsp;<em>Beaucoup n&rsquo;éprouvent aucune honte à prendre de l&rsquo;argent pour vendre leurs âmes au diable, commettre des forfaits, proférer des mensonges publics, jouer de déshonneur.</em>&nbsp;» Des élus corrompus qui paradent. Des fonctionnaires qui détournent et continuent d&rsquo;occuper leurs bureaux. Et, fait peut-être plus révélateur encore, des «&nbsp;<em>célèbres détenus</em>&nbsp;» qui «&nbsp;<em>font de la prison un lieu de fête</em>&nbsp;». Quand la honte disparaît de la vie publique, l&rsquo;impunité cesse d&rsquo;être une exception pour devenir le système.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Babemba Traoré ou la leçon perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV convoque un ancêtre pour mesurer l&rsquo;ampleur de la chute. Babemba Traoré, roi du Kénédougou, résistant à la pénétration coloniale française à la fin du XIXe siècle, a légué à la postérité cette formule: «&nbsp;<em>Plutôt la mort que la honte.</em>&nbsp;» Le document la cite non comme une curiosité historique, mais comme un idéal régulateur — celui d&rsquo;une éthique publique où la dignité vaut plus que la survie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de vertigineux à mesurer l&rsquo;écart entre cet idéal et la réalité contemporaine. Car ce que Babemba formulait comme une maxime existentielle était en réalité un principe de gouvernance : un souverain qui se déshonore perd le droit de gouverner. La honte n&rsquo;est pas, dans cette logique, une sanction privée. Elle est un mécanisme politique de révocation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce mécanisme que le Mali a perdu. Et sa perte n&rsquo;est pas abstraite. Elle se traduit, très concrètement, par l&rsquo;incapacité des citoyens à exiger des comptes. Car on n&rsquo;exige des comptes qu&rsquo;à quelqu&rsquo;un dont on reconnaît la faillibilité — et dont on attend, au moins nominalement, qu&rsquo;il soit capable de honte. Quand cette attente disparaît, la redevabilité n&rsquo;a plus de prise.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Yèrè-don ou la condition de tout le reste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV articule le Dambé à une autre notion cardinale : le Yèrè-don, la connaissance de soi. Le document affirme sans ambages que c&rsquo;est «&nbsp;<em>la valeur qui prime au Mali</em>&nbsp;». On comprend pourquoi. La dignité ne peut être qu&rsquo;un vernis si elle n&rsquo;est pas fondée sur une conscience claire de ce qu&rsquo;on est, de d&rsquo;où l&rsquo;on vient, de ce que l&rsquo;on doit aux générations qui précèdent et à celles qui suivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insistance sur la connaissance de soi a une dimension sociale sous-estimée. Un citoyen qui ne sait pas qui il est — c&rsquo;est-à-dire qui ne s&rsquo;inscrit pas dans une tradition, dans des obligations, dans une généalogie de responsabilités — est un citoyen sans ancrage. Et un citoyen sans ancrage est un citoyen sans contrainte. Il peut promettre n&rsquo;importe quoi, rompre n&rsquo;importe quel engagement, trahir n&rsquo;importe quelle confiance, parce qu&rsquo;il ne se sent redevable à personne — ni aux ancêtres, ni à sa famille, ni aux contemporains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés maliennes traditionnelles avaient résolu ce problème en faisant de l&rsquo;identité une charge publique. Le nom de famille — le patronyme — n&rsquo;était pas seulement une désignation. C&rsquo;était une responsabilité. Entacher ce nom revenait à entacher toute la lignée, vivants et morts. Ce dispositif, aussi informel soit-il, produisait des effets de redevabilité que bien des constitutions écrites peinent à garantir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La dignité ne se décrète pas — elle se pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le PNEV atteint à la fois sa plus grande ambition et son défi le plus redoutable. Car réactiver le Dambé comme valeur politique ne peut pas se faire par décret. On ne restaure pas la culture de l&rsquo;honneur par une circulaire ministérielle. Le document le sait, et il le dit avec une lucidité qui force le respect : «&nbsp;<em>L&rsquo;exemplarité des gouvernants doit être au rendez-vous comme une condition essentielle&nbsp;</em><em>﻿</em><em>de confiance et d’adhésion populaire.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là le nœud gordien. Le PNEV demande aux citoyens de retrouver le sens du Dambé dans leur vie quotidienne — dans leur rapport au travail, à la famille, à la communauté. Mais cette demande ne peut avoir de force que si elle est portée, incarnée, démontrée par ceux qui gouvernent. Or c&rsquo;est précisément l&rsquo;exemple qui manque le plus cruellement. Comment enseigner la dignité à des enfants dont les aînés voient tous les jours que l&rsquo;indignité paie mieux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n&rsquo;est pas rhétorique. Elle est structurelle. Et elle renvoie à un défi que toutes les transitions politiques africaines contemporaines partagent : comment reconstruire la légitimité morale de l&rsquo;État quand cet État a lui-même été le principal vecteur de la désintégration des valeurs qu&rsquo;il prétend aujourd&rsquo;hui restaurer ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne restaure pas la culture de l&rsquo;honneur par une circulaire ministérielle. Mais sans elle, aucune réforme institutionnelle ne tient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari politique raisonnable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le PNEV ne mérite pas le scepticisme facile. Il représente, au-delà de ses ambitions peut-être intenables à court terme, quelque chose de politiquement rare : la reconnaissance explicite, par un gouvernement africain, que la crise de gouvernance est d&rsquo;abord une crise de valeurs — et que les instruments pour la surmonter ne sont pas à chercher exclusivement dans des modèles importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réhabiliter le Dambé, le Yèrè-don, la police de conscience communautaire, c&rsquo;est parier que les sociétés africaines disposent en elles-mêmes des ressources morales nécessaires à leur propre régénération. C&rsquo;est un pari audacieux. C&rsquo;est aussi, à bien y réfléchir, le seul pari raisonnable. Parce que les institutions sans valeurs sont des coquilles vides. Parce que la démocratie sans honneur est une procédure sans âme. Et parce qu&rsquo;aucun système juridique, aussi sophistiqué soit-il, ne peut suppléer à l&rsquo;effondrement de la conscience morale collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Babemba Traoré avait raison. Pas seulement pour lui. Pour tous ceux qui, après lui, ont à gouverner des hommes et des femmes qui exigent, avec raison, d&rsquo;être gouvernés par des êtres dignes de ce nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journées nationales du patrimoine culturel : 14 recommandations axées sur la transmission des valeurs sociétales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’issue des Journées nationales du patrimoine culturel 2026, le Mali adopte 14 recommandations visant à renforcer la transmission des valeurs sociétales, promouvoir les langues nationales et consolider la cohésion sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Balla Moussa Keïta du Centre international de conférences de Bamako a servi de cadre, ce vendredi 19 juin 2026, à la cérémonie de clôture des Journées nationales du patrimoine culturel, placée sous le thème : « Rôle et responsabilité du Corps des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel ». La rencontre a été présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence du ministre de la Réconciliation nationale, le Général de corps d’Armée Ismaël Wagué.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux jours de riches échanges, les Journées nationales du patrimoine culturel ont permis aux participants de réfléchir sur la préservation du patrimoine et la transmission des valeurs sociétales au Mali. Les débats ont mis en lumière les défis liés à la sauvegarde des héritages matériels et immatériels, dans un contexte de mutations sociales profondes. L’accent a été mis sur l’importance de renforcer la transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations, afin de préserver l’identité nationale et consolider la cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dynamiques nationales de sauvegarde patrimoniale culturelle malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Instituées par le décret n°2022-0471/PT-RM du 11 août 2022, ces journées s’inscrivent dans le cadre du processus de refondation de l’État et des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elles visent à consolider les valeurs culturelles et à promouvoir la cohésion sociale à travers la valorisation des repères identitaires du Mali. L’édition 2026 a ainsi réaffirmé l’importance du rôle des valeurs traditionnelles dans le vivre-ensemble et la paix sociale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="603" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--1024x603.jpeg" alt="Des participants à la cérémonie de cloture des travaux" class="wp-image-22932" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--1024x603.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--300x177.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--768x452.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--585x345.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux--600x353.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Des-participants-a-la-ceremonie-de-cloture-des-travaux-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des participants à la cérémonie de cloture des travaux des Journées nationales du patrimoine culturel. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont abouti à quatorze recommandations, lues par le Dr Fodé Moussa Sidibé. Après cette lecture, Fodé Moussa Sidibé a remis les recommandations au ministre Mamou Daffé qui, à son tour, a transmis les recommandations au ministre de la Réconciliation nationale, le général de corps d’armée Ismaël Wagué. Parmi ces recommandations figurent le renforcement de la place des valeurs sociétales dans les programmes d’enseignement, la promotion des langues nationales et la mise en place d’espaces de dialogue intergénérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Orientations stratégiques issues des recommandations officielles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle des Danbé Kolosibaw a été particulièrement mis en avant. Ces gardiens des valeurs sociétales sont appelés à jouer un rôle central dans la conservation et la transmission des traditions. Leur structuration et leur accompagnement sont considérés comme indispensables pour renforcer leur mission. Ils incarnent la mémoire vivante du Mali et contribuent à maintenir les repères identitaires dans un monde en constante évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a souligné dans son message officiel l’importance accordée au Dambe, qu’il considère comme une priorité nationale. Selon lui, la préservation de ce patrimoine est essentielle et nécessite un engagement constant. Il a insisté sur la nécessité de travailler activement à sa sauvegarde et à sa valorisation. Il a notamment déclaré : «&nbsp;<em>Notre Dambe, c’est la priorité. Il est capital de le préserver et d’y travailler&nbsp;</em>», réaffirmant ainsi l’importance de cet engagement culturel national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Consolidation institutionnelle du rôle du Dambé national</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie de clôture a marqué une étape importante dans le processus de renaissance culturelle. Elle a rappelé que la culture est à la fois un héritage et une responsabilité commune. Les valeurs du Maaya, du Dambé, du Sinankouya et du Diatiguiya doivent être vécues et transmises pour garantir la cohésion sociale. Ces repères traditionnels sont perçus comme des fondements essentiels du vivre-ensemble et de la paix durable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="758" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-1024x758.jpeg" alt="Ministre de la Culture et celui de la Réconciliation" class="wp-image-22931" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-1024x758.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-300x222.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-768x568.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-585x433.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation-600x444.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ministre-de-la-Culture-et-celui-de-la-Reconciliation.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de la Culture et celui de la Réconciliation, à la clôture des Journées nationales du patrimoine culturel. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette édition 2026 ouvre une nouvelle phase dans les efforts de préservation du patrimoine culturel. Les recommandations serviront de base aux actions futures, en mettant l’accent sur l’éducation, la jeunesse et la gouvernance culturelle. Elles traduisent une volonté de bâtir un Mali uni autour de ses valeurs, en mobilisant toutes les forces vives de la nation pour renforcer la transmission culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Consolidation d’une renaissance culturelle nationale durable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Journées nationales du patrimoine culturel 2026 ont montré que la culture est au cœur de la refondation de l’État. Elle constitue un socle pour la paix, la cohésion et le développement. Les acteurs culturels, institutionnels et communautaires sont désormais appelés à conjuguer leurs efforts pour faire de la transmission des valeurs un véritable projet national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique collective ouvre la voie à une renaissance culturelle durable. Elle confirme que la culture, au-delà des discours, doit être vécue et transmise comme un héritage commun et une responsabilité partagée. Les Journées nationales du patrimoine culturel 2026 resteront ainsi une étape marquante dans la construction d’un Mali uni, fort de ses traditions et ouvert à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>PNEV au Mali : comment le Programme national d’éducation aux valeurs incarne la souveraineté culturelle africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 06:54:22 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Porté par les autorités de la Transition depuis 2021, le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) ambitionne de réhabiliter les référentiels culturels, historiques et moraux du Mali. Fondé sur des héritages tels que la Charte de Kurukanfuga, le Sinankunya ou le Dambé, ce projet dépasse le cadre éducatif pour s’inscrire dans une dynamique plus large de souveraineté culturelle et de renaissance panafricaine qui traverse aujourd’hui le Sahel et une partie du continent africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé en octobre 2021 à l&rsquo;initiative du général d’armée Assimi Goïta, le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV) est bien plus qu&rsquo;un projet pédagogique. C&rsquo;est une déclaration d&rsquo;intention politique : celle d&rsquo;un État qui entend refonder son contrat social sur ses propres héritages normatifs, en rupture assumée avec les modèles importés. En cela, le Mali n&rsquo;est pas seul. Il s&rsquo;inscrit dans un tournant panafricain que les observateurs peinent encore à mesurer dans toute son ampleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un programme né d&rsquo;un diagnostic de crise civilisationnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV part d&rsquo;un constat sombre, formulé sans détour dans le document officiel : le Mali est une société qui a perdu ses repères. Corruption généralisée, délitement de l&rsquo;autorité parentale, déperdition scolaire, incivisme endémique — la liste des maux est longue. Mais le texte va plus loin qu&rsquo;un simple inventaire des dysfonctionnements. Il en cherche les causes profondes, et les trouve, pour une part significative, dans ce qu&rsquo;il nomme «&nbsp;<em>l&rsquo;asservissement néocolonial</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>l&rsquo;agression de l&rsquo;imaginaire des colonisés&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce diagnostic n&rsquo;est pas anodin. Il situe la crise malienne dans une généalogie politique et culturelle qui dépasse les seules défaillances de gouvernance. Les auteurs du PNEV soutiennent que la perte des valeurs résulte d&rsquo;un processus historique de substitution : des institutions et des règles étrangères ont progressivement supplanté les organes traditionnels de régulation sociale, privant les communautés de leurs boussoles endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, le PNEV rejoint un courant de pensée bien ancré sur le continent, qui postule que la bonne gouvernance ne peut se décréter par transplantation institutionnelle, mais doit s&rsquo;enraciner dans les substrats culturels propres à chaque société. De Cheikh Anta Diop à Achille Mbembe, en passant par les théoriciens du panafricanisme contemporain, cette thèse chemine depuis des décennies. Le PNEV la traduit, pour la première fois au Mali, en politique publique opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le Panafricanisme, qui avait pris un sérieux recul, trouve de nouveaux porte-flambeaux pour renaître. »,&nbsp;</em>explique-t-on dans le PNEV.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Charte de Kurukanfuka comme contre-modèle au droit universel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des aspects les plus frappants du PNEV est son recours systématique à des référentiels normatifs précoloniaux. La Charte impériale de Kurukanfuka (1236), les lois de la Diina de Sékou Amadou (1818-1844) et les cahiers jurisprudentiels des manuscrits de Tombouctou sont érigés en sources premières du système de valeurs à restaurer. Ces textes, dit le PNEV, «&nbsp;<em>consacrent notre communauté de destin&nbsp;</em>» et constituent un «&nbsp;<em>patrimoine inépuisable d&rsquo;instruments de régulation étatique et sociale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est lourd de sens politique. En plaçant la Charte de Kurukanfuka — souvent décrite comme l&rsquo;une des premières déclarations des droits de l&rsquo;homme dans l&rsquo;histoire mondiale, précédant la&nbsp;<em>Magna Carta&nbsp;</em>anglaise — au fondement de son référentiel, le Mali affirme que sa propre tradition juridique est à la fois antérieure et comparable aux grandes chartes occidentales. C&rsquo;est une manière de récuser l&rsquo;idée selon laquelle les normes universelles n&rsquo;auraient qu&rsquo;une seule source de légitimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document va jusqu&rsquo;à critiquer explicitement le «&nbsp;<em>système libéral et néolibéral dominant</em>&nbsp;», qui «&nbsp;<em>promeut ses concepts de liberté, de démocratie et de droits de l&rsquo;homme</em>&nbsp;» avec une rigueur à «&nbsp;<em>géométrie variable</em>&nbsp;». Une formulation qui fait écho aux discours portés, depuis plusieurs années, par les gouvernements de transition de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Sinankunya, la séniorité, le Dambé : la revanche des valeurs endogènes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du PNEV figure une taxonomie des valeurs à réhabiliter qui constitue en elle-même un manifeste culturel. Le texte distingue trois grandes catégories : les valeurs d&rsquo;homme (identitaires, spirituelles, morales), les valeurs de la République (civiques, éthiques) et les valeurs de système (philosophiques, universelles). Dans chacune, les concepts endogènes occupent une place centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sinankunya — institution de la parenté à plaisanterie, pacte ancestral de non-agression entre patronymes et communautés — est présenté comme «&nbsp;<em>un formidable moyen de médiation sociale&nbsp;</em>» et un «&nbsp;<em>mécanisme traditionnel vivant de résolution des conflits</em>&nbsp;». Le Yèrè-don, connaissance de soi liée à l&rsquo;identité lignagère, est posé comme «&nbsp;<em>la valeur qui prime au Mali</em>&nbsp;». Le Dambé — la dignité — est convoqué comme socle de l&rsquo;existence humaine, attesté dès la Charte de Kurukanfuka.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche n&rsquo;est pas sans précédents sur le continent. Au Rwanda, la philosophie Ubuntu et les mécanismes de justice transitionnelle des Gacaca ont été mobilisés après le génocide pour reconstruire le tissu social. Au Sénégal, les confréries mourides et tidjanes constituent depuis longtemps des vecteurs de régulation sociale reconnus par l&rsquo;État. Au Mali, le PNEV ambitionne de systématiser cette logique, en l&rsquo;institutionnalisant à travers l&rsquo;ensemble du système éducatif et de la fonction publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En érigeant la Charte de Kurukanfuka en référentiel premier, le Mali affirme que sa propre tradition juridique précède et égale les grandes chartes occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant sahélien, mais pas isolé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV est né au Mali, mais ses résonances dépassent largement les frontières du pays. Dans le contexte de la recomposition géopolitique du Sahel — marquée par la création de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et le retrait de ces pays de la CEDEAO —, la question de la souveraineté culturelle est devenue un enjeu de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois États de l&rsquo;AES partagent une même rhétorique de rupture avec ce qu&rsquo;ils appellent le «&nbsp;<em>système néocolonial</em>&nbsp;», une même valorisation des légitimités traditionnelles, et une même méfiance à l&rsquo;égard des conditionnalités imposées par les organisations internationales. Le PNEV malien peut ainsi être lu comme la traduction institutionnelle la plus aboutie de cet esprit commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, ce mouvement s&rsquo;inscrit dans une vague continentale. De l&rsquo;Éthiopie à la Tanzanie, du Ghana au Zimbabwe, de nombreux gouvernements africains ont, ces dernières années, relancé des politiques d&rsquo;éducation aux valeurs nationales, souvent présentées comme des remparts contre une mondialisation culturelle perçue comme homogénéisante et déstabilisatrice. La singularité malienne tient à la profondeur historique de son référentiel et à la rigueur méthodologique — quinze experts, des centaines de consultations, un processus participatif étendu — qui a présidé à l&rsquo;élaboration du PNEV.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défis de la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi ambitieux soit-il sur le plan conceptuel, le PNEV n&rsquo;échappe pas aux contradictions inhérentes à toute politique de refondation culturelle. Le document lui-même le reconnaît avec franchise : on ne peut demander aux citoyens d&rsquo;adhérer à des valeurs de probité, de mérite et de bien commun, si les gouvernants ne les incarnent pas. «&nbsp;<em>L&rsquo;éducateur lui-même doit être éduqué</em>&nbsp;», rappelle le texte, citant une sagesse ancienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l&rsquo;impunité est posée frontalement. Le PNEV souligne que le Mali est passé, selon ses propres termes, d&rsquo;une «&nbsp;<em>situation d&rsquo;intégrité presque totale à une débandade en festival de brigands</em>&nbsp;». La restauration des valeurs ne peut faire l&rsquo;économie de la sanction. Sans elle, la belle architecture normative du programme risque de rester lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste également à savoir comment ce programme s&rsquo;articulera avec la réalité des jeunes générations, nées dans un monde numérique dont le PNEV reconnaît lui-même qu&rsquo;il est porteur d&rsquo;«&nbsp;<em>antivaleurs</em>&nbsp;» difficiles à contrecarrer. La rivalité entre les réseaux sociaux et les veillées de conte n&rsquo;est pas gagnée d&rsquo;avance. L&rsquo;officialisation des langues nationales, prévue dans le cadre de réformes complémentaires, constituera un levier décisif : c&rsquo;est dans ces langues que les valeurs endogènes ont survécu, et c&rsquo;est en elles qu&rsquo;elles doivent être réactivées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une grammaire africaine de la gouvernance ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV malien pose, en filigrane, une question qui transcende le cas national : est-il possible de construire une grammaire africaine de la gouvernance, distincte des modèles libéraux exportés depuis les grandes institutions multilatérales ? La réponse du gouvernement de Transition est clairement affirmative. Mais la démonstration reste à faire dans les actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que le document constitue, par sa profondeur analytique et son ambition systémique, un objet politique et intellectuel sérieux. À l&rsquo;heure où le débat sur la souveraineté — économique, sécuritaire, culturelle — structure de plus en plus les agendas politiques africains, le PNEV offre un cas d&rsquo;étude remarquable sur la façon dont un État peut tenter de traduire cette aspiration en politique publique concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la question de fond, que le programme lui-même n&rsquo;esquive pas : les valeurs ne se décrètent pas. Elles se vivent, se transmettent, s&rsquo;incarnent dans des comportements quotidiens. La vraie mesure du succès du PNEV ne se lira pas dans les textes, mais dans les cours d&rsquo;école, les administrations et les marchés du Mali de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:43 +0000</pubDate>
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<p>Le Musée des Confluences de Lyon présente l'héritage culturel du Mali à travers une vaste exposition de masques et marionnettes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-donation-revelatrice-d-un-interet-renouvele"><strong>Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-du-patrimoine-malien"><strong>Une reconnaissance internationale du patrimoine malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites «&nbsp;<em>classiques</em>&nbsp;» ou anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-pilier-de-souverainete"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2025 avait été décrété «&nbsp;<em>l’année de la culture</em>&nbsp;» pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», avec pour&nbsp;ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée&nbsp;</em>».&nbsp;Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de&nbsp;structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Il est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-fleuve-niger-aux-scenes-du-monde"><strong>Du fleuve Niger aux scènes du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des valeurs du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:36:31 +0000</pubDate>
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<p>L'initiative « N’té-N’tala » vise à déconstruire les récits extrémistes et à redonner espoir à la jeunesse au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué</em> ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « <em>La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président </em>», semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »,</em>&nbsp;un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deconstruire-les-recits-de-la-radicalisation"><strong>Déconstruire les récits de la radicalisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers « <em>N’té-N’tala</em> », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-rehabiliter-les-valeurs-du-vivre-ensemble"><strong>Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « <em>Maaya</em> » (humanisme) et le « <em>Dambé</em> » (dignité).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « <em>N’té-N’tala</em> » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-montrer-les-consequences-reelles-du-terrorisme"><strong>Montrer les conséquences réelles du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant en avant ces impacts, « <em>N’te-N’tala »</em>&nbsp;cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-slogan-comme-acte-d-engagement"><strong>Un slogan comme acte d’engagement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »</em>&nbsp;n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-decisive-pour-l-avenir"><strong>Une bataille décisive pour l’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « <em>N’té-N’tala »</em>témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:28:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le lancement du projet Malidenya, une initiative pour renforcer l'identité nationale et promouvoir les valeurs sociétales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la&nbsp;période 2026-2027&nbsp;«&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-identite-visuelle-et-valeurs-nationales-au-centre-du-projet"><strong>Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Ce projet est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-autour-du-maaya-et-du-dambe"><strong>Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En toile de fond, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Faso Sifinso » : le patriotisme au cœur de la construction du « Mali Kura »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:26:43 +0000</pubDate>
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<p>La culture du patriotisme au Mali mise en avant par des éminentes personnalités lors de la conférence « Faso Sifinso ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;L’Université Kurukanfuga de Bamako, et plus précisément sa Faculté de Droit public (anciennement ENA), a servi de cadre, ce jeudi&nbsp;19&nbsp;juin 2025, à la troisième conférence « Faso Sifinso » — « La case des valeurs ». Cette rencontre capitale, placée sous le signe du patriotisme et de l’enracinement culturel, s’est déroulée en présence d’éminentes personnalités et d’une jeunesse estudiantine avide de connaissances.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Amadou Diabaté, Chargé de mission au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant M.&nbsp;Mamou DAFFÉ. À ses côtés, le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, ainsi que de nombreux membres du corps professoral et un parterre d’étudiants, ont témoigné de l’importance accordée à cet événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des discussions, un thème fédérateur et d’une actualité brûlante&nbsp;: « <em>Yèrèdon ni Fabadenia (Le patriotisme), les fondements endogènes de la culture Mali Kura</em> ». Pour éclairer les esprits sur cette thématique essentielle, la conférence a eu l’honneur d’accueillir Monsieur Mamady Keïta, professeur de N’KO, figure reconnue pour son engagement en faveur de la promotion des langues et cultures africaines. Il était accompagné de trois autres membres distingués de l’académie N’KO, apportant une richesse de perspectives à l’échange.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faso-sifinso-une-initiative-au-service-de-la-jeunesse-et-de-l-identite-malienne"><strong>« Faso Sifinso », une initiative au service de la jeunesse et de l’identité malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative « <em>Faso Sifinso</em> » est née d’une volonté claire de reconnecter la jeunesse malienne à ses racines, à ses valeurs ancestrales, et de lui inculquer le sens du devoir envers la nation. Dans son allocution, M.&nbsp;Amadou Diabaté a rappelé l’origine de cette « <em>Case des valeurs</em> », lancée par le ministère il y a seulement trois mois. L’objectif est simple&nbsp;: « <em>rééduquer</em> » la jeunesse, non pas au sens coercitif du terme, mais plutôt en l’imprégnant des principes fondamentaux du « <em>dambè</em> » et du « <em>Maaya</em> » des concepts profonds qui englobent l’éducation, la dignité et les valeurs qui ont façonné la société malienne depuis des générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous avons choisi les établissements scolaires comme lieux privilégiés pour ces conférences, car ce sont les endroits où nous pouvons rencontrer un grand nombre de jeunes et faire passer des messages sur nos valeurs endogènes, sur le “dambè</em>”&nbsp;<em>et le “Maaya”, c’est-à-dire l’éducation, les valeurs qui existaient par le passé et grâce auxquelles nos ancêtres ont vraiment bâti et développé ce pays</em>, » a-t-il souligné, insistant sur l’importance de cette transmission intergénérationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patriotisme-pilier-du-mali-kura"><strong>Le Patriotisme, pilier du « Mali Kura »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conférence s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition. Sous le leadership du ministre Mamou Daffé, de nombreuses initiatives ont été lancées pour forger cette « <em>culture du Mali Kura</em> », un Mali nouveau, enraciné dans ses traditions tout en étant tourné vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, a mis en lumière l’engagement de son institution dans cette démarche. Il a rappelé l’existence d’un Département d’Histoire du Droit et des Institutions, très impliqué dans ces questions, et a annoncé l’introduction prochaine d’unités d’enseignement libre sur les cultures locales. « <em>C’est un honneur pour nous, ce matin, d’abriter cette conférence, </em>» a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude envers le ministère de la Culture pour sa confiance, une confiance renouvelée pour la deuxième ou troisième édition de cet événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-jette-les-bases-d-une-nation-fiere-de-son-identite"><strong>Le Mali jette les bases d’une nation fière de son identité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La thématique du patriotisme est apparue comme le fil conducteur de la journée. M.&nbsp;Diabaté a insisté sur l’importance de la connaissance de soi, affirmant qu’elle permet « <em>de savoir d’où nous venons, ce que nous devons faire et où nous devons aller</em> ». Le patriotisme, c’est l’amour de sa patrie, la volonté d’être un bon citoyen et de participer activement au développement socioculturel du pays. Ces valeurs sont perçues comme les fondements essentiels pour construire un avenir prospère et stable pour la nation malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement « <em>Faso Sifinso</em> » à l’Université Kurukanfuga est plus qu’une simple conférence ; c’est un engagement profond envers la jeunesse du Mali, une invitation à embrasser son héritage culturel et à se positionner en acteur conscient et engagé de la construction du « <em>Mali Kura</em> ». En renforçant le lien entre les jeunes et leurs valeurs ancestrales, le Mali jette les bases d’une nation résiliente, fière de son identité et déterminée à tracer son propre chemin vers un avenir prometteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Renaissance du Mali : restaurer le « dambé » par le rejet du « faden tô »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 08:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un retour aux valeurs ancestrales pour éradiquer la corruption et la mendicité au Mali. Restauration de la dignité et de l'intégrité du peuple malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis leur arrivée aux affaires, les autorités de la transition prônent un retour aux valeurs ancestrales. Ce combat vise à éradiquer la corruption et la mendicité à outrance pour restaurer la dignité et l’intégrité du peuple malien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur quête de plus de souveraineté pour le Mali, les autorités de la transition ont fait du retour aux valeurs ataviques du Mali et à la lutte contre la corruption un combat pour la refondation de l’État. Cette démarche est loin d’être anodine ; elle vise à redonner au Mali sa dignité, sa fierté et surtout son « <em>dambé</em> », longtemps bafoués par des pratiques de corruption et de mendicité qui ternissent l’image de ce pays aux riches traditions culturelles et historiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-inversion-des-valeurs-qui-appelle-a-une-urgente-rectification"><strong>Une inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Renoncer au « <em>faden tô</em> », littéralement traduit comme « <em>ce qui appartient à autrui</em> », doit redevenir une caractéristique du Malien du Mali Kura (le Mali nouveau). Ce concept va au-delà de la simple interdiction de voler ; il englobe toutes les pratiques honteuses et dévalorisantes telles que le vol, la corruption, l’adultère, et autres vices qui rabaissent l’humain au rang de simple bête. En effet, le « <em>horon</em> », qui refusait le « <em>faden tô</em> », s’approprier ce qui ne lui appartient pas, était la quintessence de la dignité et de l’intégrité dans les sociétés traditionnelles maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui faisait la force de ces sociétés, voire du Manding, était effectivement la renonciation au « <em>faden tô</em> ». L’homme préférait la mort à la honte. Les valeurs telles que l’honneur ou le « <em>dambé</em> », la dignité et le respect de soi et des autres étaient sacrées. Les modernes semblent, malheureusement, préférer la honte à la mort. La Charte de Kurukan fuga, en son article&nbsp;34 stipulait&nbsp;: « <em>Il y a cinq façons d’acquérir la propriété&nbsp;: l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession</em> »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation du « <em>faden tô</em> », au lieu d’être objet de honte, est devenue plutôt symbole de « <em>tièkisè ya</em> » (littéralement « <em>La caractéristique de la masculinité</em> »). Ce qui était considéré comme un vice hier a gagné le rang de vertu aujourd’hui. Il s’agit d’une véritable inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est impératif de revenir aux fondamentaux à travers une véritable éducation traditionnelle, comme entamé par les autorités de la transition. Une éducation aux valeurs cardinales du Malien, inculquée par les sociétés secrètes et les gardiens des traditions, afin que le Malien soit de nouveau « <em>Kankelen tigi</em> » (littéralement homme de parole), « <em>dambé tigi</em> ». Ce retour aux sources n’est pas seulement nostalgique ; c’est une nécessité pour restaurer ce qui fondait le « <em>horon ya</em> » (la noblesse), le fondement de la dignité humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-education-rigoureuse-et-formation-aux-valeurs-morales"><strong>Éducation rigoureuse et formation aux valeurs morales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration de ces fondamentaux pourrait éviter aux Maliens de s’adonner à des pratiques avilissantes qui démoralisent la société. L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les conseils des anciens doivent reprendre leur place centrale dans la société. Les jeunes doivent être éduqués dans le respect des valeurs ancestrales qui prônent l’honneur, la dignité et le respect de soi et des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition, en promouvant ce retour aux valeurs traditionnelles, montrent la voie à suivre pour reconstruire un Mali fort, digne et respecté. C’est un chemin ardu, semé d’embûches, mais c’est le seul moyen de redonner à ce pays sa grandeur d’antan. Les actes de corruption, de vol, d’adultère et autres vices doivent être combattus non seulement par des lois strictes, mais aussi par une éducation rigoureuse et une formation aux valeurs morales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La corruption et la mendicité sont des fléaux qui gangrènent la société malienne. Elles réduisent l’humain à un être sans honneur ni dignité, un simple opportuniste prêt à tout pour obtenir des avantages matériels. Cette mentalité est diamétralement opposée aux valeurs du « <em>horon</em> », cet homme intègre et digne qui préférait la mort à la honte. Le Mali Kura doit se bâtir sur ces valeurs d’intégrité, de dignité et d’honneur pour aspirer à un avenir meilleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les sociétés secrètes doivent être revitalisés pour inculquer ces valeurs aux jeunes générations. Ce retour aux sources est essentiel pour restaurer la dignité du Malien et construire une société plus juste et équitable. Le Mali a besoin de ses valeurs ancestrales pour se relever et affronter les défis de l’avenir avec courage et détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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