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	<title>Archives des dambé &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dambé &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Musée des Confluences de Lyon présente l'héritage culturel du Mali à travers une vaste exposition de masques et marionnettes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-donation-revelatrice-d-un-interet-renouvele"><strong>Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-du-patrimoine-malien"><strong>Une reconnaissance internationale du patrimoine malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites «&nbsp;<em>classiques</em>&nbsp;» ou anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-pilier-de-souverainete"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2025 avait été décrété «&nbsp;<em>l’année de la culture</em>&nbsp;» pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», avec pour&nbsp;ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée&nbsp;</em>».&nbsp;Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de&nbsp;structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Il est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-fleuve-niger-aux-scenes-du-monde"><strong>Du fleuve Niger aux scènes du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des valeurs du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/nte-ntala-et-si-la-lutte-contre-le-terrorisme-se-jouait-dabord-dans-les-esprits/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:36:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'initiative « N’té-N’tala » vise à déconstruire les récits extrémistes et à redonner espoir à la jeunesse au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué</em> ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « <em>La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président </em>», semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »,</em>&nbsp;un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deconstruire-les-recits-de-la-radicalisation"><strong>Déconstruire les récits de la radicalisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers « <em>N’té-N’tala</em> », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-rehabiliter-les-valeurs-du-vivre-ensemble"><strong>Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « <em>Maaya</em> » (humanisme) et le « <em>Dambé</em> » (dignité).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « <em>N’té-N’tala</em> » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-montrer-les-consequences-reelles-du-terrorisme"><strong>Montrer les conséquences réelles du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant en avant ces impacts, « <em>N’te-N’tala »</em>&nbsp;cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-slogan-comme-acte-d-engagement"><strong>Un slogan comme acte d’engagement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »</em>&nbsp;n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-decisive-pour-l-avenir"><strong>Une bataille décisive pour l’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « <em>N’té-N’tala »</em>témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:28:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez le lancement du projet Malidenya, une initiative pour renforcer l'identité nationale et promouvoir les valeurs sociétales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la&nbsp;période 2026-2027&nbsp;«&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-identite-visuelle-et-valeurs-nationales-au-centre-du-projet"><strong>Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Ce projet est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-autour-du-maaya-et-du-dambe"><strong>Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En toile de fond, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Faso Sifinso » : le patriotisme au cœur de la construction du « Mali Kura »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:26:43 +0000</pubDate>
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<p>La culture du patriotisme au Mali mise en avant par des éminentes personnalités lors de la conférence « Faso Sifinso ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;L’Université Kurukanfuga de Bamako, et plus précisément sa Faculté de Droit public (anciennement ENA), a servi de cadre, ce jeudi&nbsp;19&nbsp;juin 2025, à la troisième conférence « Faso Sifinso » — « La case des valeurs ». Cette rencontre capitale, placée sous le signe du patriotisme et de l’enracinement culturel, s’est déroulée en présence d’éminentes personnalités et d’une jeunesse estudiantine avide de connaissances.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Amadou Diabaté, Chargé de mission au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant M.&nbsp;Mamou DAFFÉ. À ses côtés, le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, ainsi que de nombreux membres du corps professoral et un parterre d’étudiants, ont témoigné de l’importance accordée à cet événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des discussions, un thème fédérateur et d’une actualité brûlante&nbsp;: « <em>Yèrèdon ni Fabadenia (Le patriotisme), les fondements endogènes de la culture Mali Kura</em> ». Pour éclairer les esprits sur cette thématique essentielle, la conférence a eu l’honneur d’accueillir Monsieur Mamady Keïta, professeur de N’KO, figure reconnue pour son engagement en faveur de la promotion des langues et cultures africaines. Il était accompagné de trois autres membres distingués de l’académie N’KO, apportant une richesse de perspectives à l’échange.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faso-sifinso-une-initiative-au-service-de-la-jeunesse-et-de-l-identite-malienne"><strong>« Faso Sifinso », une initiative au service de la jeunesse et de l’identité malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative « <em>Faso Sifinso</em> » est née d’une volonté claire de reconnecter la jeunesse malienne à ses racines, à ses valeurs ancestrales, et de lui inculquer le sens du devoir envers la nation. Dans son allocution, M.&nbsp;Amadou Diabaté a rappelé l’origine de cette « <em>Case des valeurs</em> », lancée par le ministère il y a seulement trois mois. L’objectif est simple&nbsp;: « <em>rééduquer</em> » la jeunesse, non pas au sens coercitif du terme, mais plutôt en l’imprégnant des principes fondamentaux du « <em>dambè</em> » et du « <em>Maaya</em> » des concepts profonds qui englobent l’éducation, la dignité et les valeurs qui ont façonné la société malienne depuis des générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous avons choisi les établissements scolaires comme lieux privilégiés pour ces conférences, car ce sont les endroits où nous pouvons rencontrer un grand nombre de jeunes et faire passer des messages sur nos valeurs endogènes, sur le “dambè</em>”&nbsp;<em>et le “Maaya”, c’est-à-dire l’éducation, les valeurs qui existaient par le passé et grâce auxquelles nos ancêtres ont vraiment bâti et développé ce pays</em>, » a-t-il souligné, insistant sur l’importance de cette transmission intergénérationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patriotisme-pilier-du-mali-kura"><strong>Le Patriotisme, pilier du « Mali Kura »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conférence s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition. Sous le leadership du ministre Mamou Daffé, de nombreuses initiatives ont été lancées pour forger cette « <em>culture du Mali Kura</em> », un Mali nouveau, enraciné dans ses traditions tout en étant tourné vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, a mis en lumière l’engagement de son institution dans cette démarche. Il a rappelé l’existence d’un Département d’Histoire du Droit et des Institutions, très impliqué dans ces questions, et a annoncé l’introduction prochaine d’unités d’enseignement libre sur les cultures locales. « <em>C’est un honneur pour nous, ce matin, d’abriter cette conférence, </em>» a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude envers le ministère de la Culture pour sa confiance, une confiance renouvelée pour la deuxième ou troisième édition de cet événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-jette-les-bases-d-une-nation-fiere-de-son-identite"><strong>Le Mali jette les bases d’une nation fière de son identité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La thématique du patriotisme est apparue comme le fil conducteur de la journée. M.&nbsp;Diabaté a insisté sur l’importance de la connaissance de soi, affirmant qu’elle permet « <em>de savoir d’où nous venons, ce que nous devons faire et où nous devons aller</em> ». Le patriotisme, c’est l’amour de sa patrie, la volonté d’être un bon citoyen et de participer activement au développement socioculturel du pays. Ces valeurs sont perçues comme les fondements essentiels pour construire un avenir prospère et stable pour la nation malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement « <em>Faso Sifinso</em> » à l’Université Kurukanfuga est plus qu’une simple conférence ; c’est un engagement profond envers la jeunesse du Mali, une invitation à embrasser son héritage culturel et à se positionner en acteur conscient et engagé de la construction du « <em>Mali Kura</em> ». En renforçant le lien entre les jeunes et leurs valeurs ancestrales, le Mali jette les bases d’une nation résiliente, fière de son identité et déterminée à tracer son propre chemin vers un avenir prometteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Renaissance du Mali : restaurer le « dambé » par le rejet du « faden tô »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 08:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Un retour aux valeurs ancestrales pour éradiquer la corruption et la mendicité au Mali. Restauration de la dignité et de l'intégrité du peuple malien.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis leur arrivée aux affaires, les autorités de la transition prônent un retour aux valeurs ancestrales. Ce combat vise à éradiquer la corruption et la mendicité à outrance pour restaurer la dignité et l’intégrité du peuple malien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur quête de plus de souveraineté pour le Mali, les autorités de la transition ont fait du retour aux valeurs ataviques du Mali et à la lutte contre la corruption un combat pour la refondation de l’État. Cette démarche est loin d’être anodine ; elle vise à redonner au Mali sa dignité, sa fierté et surtout son « <em>dambé</em> », longtemps bafoués par des pratiques de corruption et de mendicité qui ternissent l’image de ce pays aux riches traditions culturelles et historiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-inversion-des-valeurs-qui-appelle-a-une-urgente-rectification"><strong>Une inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Renoncer au « <em>faden tô</em> », littéralement traduit comme « <em>ce qui appartient à autrui</em> », doit redevenir une caractéristique du Malien du Mali Kura (le Mali nouveau). Ce concept va au-delà de la simple interdiction de voler ; il englobe toutes les pratiques honteuses et dévalorisantes telles que le vol, la corruption, l’adultère, et autres vices qui rabaissent l’humain au rang de simple bête. En effet, le « <em>horon</em> », qui refusait le « <em>faden tô</em> », s’approprier ce qui ne lui appartient pas, était la quintessence de la dignité et de l’intégrité dans les sociétés traditionnelles maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui faisait la force de ces sociétés, voire du Manding, était effectivement la renonciation au « <em>faden tô</em> ». L’homme préférait la mort à la honte. Les valeurs telles que l’honneur ou le « <em>dambé</em> », la dignité et le respect de soi et des autres étaient sacrées. Les modernes semblent, malheureusement, préférer la honte à la mort. La Charte de Kurukan fuga, en son article&nbsp;34 stipulait&nbsp;: « <em>Il y a cinq façons d’acquérir la propriété&nbsp;: l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession</em> »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation du « <em>faden tô</em> », au lieu d’être objet de honte, est devenue plutôt symbole de « <em>tièkisè ya</em> » (littéralement « <em>La caractéristique de la masculinité</em> »). Ce qui était considéré comme un vice hier a gagné le rang de vertu aujourd’hui. Il s’agit d’une véritable inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est impératif de revenir aux fondamentaux à travers une véritable éducation traditionnelle, comme entamé par les autorités de la transition. Une éducation aux valeurs cardinales du Malien, inculquée par les sociétés secrètes et les gardiens des traditions, afin que le Malien soit de nouveau « <em>Kankelen tigi</em> » (littéralement homme de parole), « <em>dambé tigi</em> ». Ce retour aux sources n’est pas seulement nostalgique ; c’est une nécessité pour restaurer ce qui fondait le « <em>horon ya</em> » (la noblesse), le fondement de la dignité humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-education-rigoureuse-et-formation-aux-valeurs-morales"><strong>Éducation rigoureuse et formation aux valeurs morales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration de ces fondamentaux pourrait éviter aux Maliens de s’adonner à des pratiques avilissantes qui démoralisent la société. L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les conseils des anciens doivent reprendre leur place centrale dans la société. Les jeunes doivent être éduqués dans le respect des valeurs ancestrales qui prônent l’honneur, la dignité et le respect de soi et des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition, en promouvant ce retour aux valeurs traditionnelles, montrent la voie à suivre pour reconstruire un Mali fort, digne et respecté. C’est un chemin ardu, semé d’embûches, mais c’est le seul moyen de redonner à ce pays sa grandeur d’antan. Les actes de corruption, de vol, d’adultère et autres vices doivent être combattus non seulement par des lois strictes, mais aussi par une éducation rigoureuse et une formation aux valeurs morales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La corruption et la mendicité sont des fléaux qui gangrènent la société malienne. Elles réduisent l’humain à un être sans honneur ni dignité, un simple opportuniste prêt à tout pour obtenir des avantages matériels. Cette mentalité est diamétralement opposée aux valeurs du « <em>horon</em> », cet homme intègre et digne qui préférait la mort à la honte. Le Mali Kura doit se bâtir sur ces valeurs d’intégrité, de dignité et d’honneur pour aspirer à un avenir meilleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les sociétés secrètes doivent être revitalisés pour inculquer ces valeurs aux jeunes générations. Ce retour aux sources est essentiel pour restaurer la dignité du Malien et construire une société plus juste et équitable. Le Mali a besoin de ses valeurs ancestrales pour se relever et affronter les défis de l’avenir avec courage et détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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