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	<title>Archives des culture africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sanké Mô de San 2026 : 626 ans de tradition, patrimoine UNESCO et fierté culturelle du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La ville de San a célébré la 626e édition du Sanké Mô, rite ancestral inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une tradition emblématique du Mali qui allie mémoire collective, cohésion sociale, tourisme et souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la 626e fois, la ville de San a commémoré ce jeudi le rite ancestral du Sanké Mô, cérémonie de pêche collective autour de la mare Sanké. Un événement qui transcende le folklore pour incarner l&rsquo;identité et la cohésion d&rsquo;un peuple — et que l&rsquo;État malien entend faire rayonner bien au-delà des rives du Bani.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines traditions résistent au temps mieux que les empires. Le Sanké Mô en est la preuve vivante. Ce jeudi 11 juin 2026, la ville de San, au centre du Mali, a ouvert la 626e édition de ce rite multiséculaire, l&rsquo;une des cérémonies culturelles les plus anciennes et les plus emblématiques du continent africain. La cérémonie officielle d&rsquo;ouverture s&rsquo;est tenue en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de délégations venues de l&rsquo;ensemble des régions du Mali et de la diaspora malienne — témoignage de l&rsquo;attachement profond que cette célébration suscite bien au-delà des frontières de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme était représenté par une délégation conduite par Amadou Diabaté, chargé de mission, accompagné de Moulaye Coulibaly, directeur national du Patrimoine culturel. Portant les salutations du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, M. Diabaté a salué l&rsquo;engagement des communautés locales dans la préservation et la transmission de cette pratique «&nbsp;<em>multiséculaire, inscrite au patrimoine culturel national et porteuse de valeurs de solidarité, de paix et d&rsquo;unité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une origine liée à la fondation de la cité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sanké Mô — littéralement «&nbsp;<em>pêche collective dans la mare Sanké</em>&nbsp;» en bamanankan — plonge ses racines dans la fondation même de la cité de&nbsp;<em>Santoro ni Karantela</em>, l&rsquo;ancienne appellation de San. Organisé chaque année le deuxième jeudi du septième mois lunaire, le rite commémore cet acte fondateur et rassemble les différentes communautés qui composent la ville et sa région. Il se déroule autour de la mare Sanké, étendue d&rsquo;eau douce dont les populations locales ont fait le théâtre d&rsquo;une liturgie collective : des milliers de participants se jetant dans les eaux pour capturer le poisson à mains nues, dans un élan à la fois symbolique et communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien plus qu&rsquo;une fête de village, le Sanké Mô est reconnu comme un acte de mémoire collective qui perpétue les liens entre les générations, rappelle les pactes fondateurs de la cité et réaffirme, année après année, que les différentes composantes de la société sanoise partagent une même origine et un même destin. C&rsquo;est cette dimension de&nbsp;ciment social&nbsp;qui a valu au Sanké Mô son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité de l&rsquo;UNESCO — une reconnaissance internationale qui rejaillit sur l&rsquo;ensemble du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier économique et touristique à valoriser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Sanké Mô est d&rsquo;abord un acte culturel et spirituel, il génère aussi une dynamique économique locale non négligeable. L&rsquo;afflux de visiteurs — Maliens de l&rsquo;intérieur, membres de la diaspora, touristes étrangers attirés par l&rsquo;authenticité de la cérémonie — alimente l&rsquo;hôtellerie, la restauration et l&rsquo;artisanat local pendant plusieurs jours. Les griots, musiciens, artisans et commerçants trouvent dans cette mobilisation annuelle une occasion de revenus qui compte dans l&rsquo;économie de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet axe que le ministère entend renforcer. En affichant sa présence à San et en positionnant le Sanké Mô comme un événement d&rsquo;envergure nationale, les autorités envoient un signal aux opérateurs du tourisme culturel : le Mali dispose d&rsquo;un patrimoine immatériel exceptionnel, encore insuffisamment exploité sur le plan touristique. La cérémonie de San rejoint dans cette logique d&rsquo;autres grands rendez-vous du calendrier culturel malien — le Festival sur le Niger de Ségou, le Festival du Désert de Tombouctou ou les célébrations dogon — qui constituent autant de vitrines d&rsquo;un pays riche d&rsquo;une diversité culturelle rare en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Patrimoine et souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La valorisation du Sanké Mô s&rsquo;inscrit aussi dans un contexte politique particulier. Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de la Transition, le discours sur la souveraineté culturelle occupe une place croissante dans le narratif officiel : affirmer l&rsquo;identité malienne, ses traditions, ses langues et ses savoirs comme des ressources à défendre et à promouvoir. Dans ce cadre, le soutien institutionnel à une cérémonie qui existe depuis 626 ans — bien avant l&rsquo;État malien lui-même — revêt une cohérence symbolique évidente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de San et les communautés qui gravitent autour de la mare Sanké, la 626e édition de leur rite fondateur est avant tout une célébration intime, une affaire de famille au sens large du terme. Mais c&rsquo;est aussi, pour le reste du monde, un rappel que l&rsquo;Afrique abrite des traditions vivantes d&rsquo;une profondeur historique que peu de civilisations peuvent égaler. Rendez-vous est pris, l&rsquo;année prochaine, pour la 627e édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le sinankunya face au monde moderne : la plaisanterie à cousinage survit-elle en ville ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Valeur centrale du Programme national d’éducation aux valeurs, le sinankunya demeure un puissant mécanisme de cohésion sociale au Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, cette institution pluriséculaire qui permet à des communautés entières de se moquer les unes des autres sans qu&rsquo;une goutte de sang coule est érigée en valeur cardinale par le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs. Mais entre les embouteillages de Bamako, les smartphones et l&rsquo;individualisme ambiant, que reste-t-il du pacte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène se passe à un carrefour de Bamako, côté Lafiabougou. Deux hommes viennent de se rentrer dedans avec leurs motos. Casques inexistants, jurons immédiats. L&rsquo;un lance le nom de l&rsquo;autre. L&rsquo;autre reconnaît une terminaison patronymique. Un silence d&rsquo;une demi-seconde. Puis les deux éclatent de rire — parce qu&rsquo;ils sont&nbsp;<em>sinanku</em>, cousins à plaisanterie. Ils se mettent à s&rsquo;insulter avec une tendresse qui déroute les passants non initiés. La dispute s&rsquo;évapore. Les motos repartent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de scène existe encore. Mais de moins en moins. Et c&rsquo;est précisément ce rétrécissement-là qui inquiète les rédacteurs du Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV) malien, lancé par les autorités de la Transition. Le texte cite le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;parmi les «&nbsp;<em>valeurs existentielles</em>&nbsp;» du pays, aux côtés de la solidarité, de l&rsquo;hospitalité et de l&rsquo;honnêteté. Autrement dit : le considère comme un pilier de la cohésion nationale, pas comme un folklore pittoresque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est de savoir si ce pilier tient encore le plafond.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte sacré déguisé en dérision</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de se demander ce qu&rsquo;il devient, rappelons ce qu&rsquo;il est. Le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;— ou&nbsp;<em>sanankuya</em>&nbsp;selon les langues — est traduit dans le PNEV comme «&nbsp;<em>parenté à plaisanterie</em>&nbsp;». La formule est juste mais réductrice. Il s&rsquo;agit en réalité, selon le document, d&rsquo;un «&nbsp;<em>pacte d&rsquo;alliance et de non-agression érigé en lien de parenté, associé à un jeu de dérision mutuelle, chacun se retrouvant en l&rsquo;autre</em>&nbsp;». Un traité de paix déguisé en joute verbale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses fondements sont anciens et divers. Entre certains patronymes, l&rsquo;alliance est héréditaire : les Traoré et les Diarra se charient depuis des siècles, les Coulibaly et les Fomba aussi, les Bozo et les Dogon partagent un cousinage légendaire né des rives du fleuve Niger. Entre certaines communautés, elle est ethnique : Peuls et Bambaras, Soninké et Maures, Sénoufo et Dioula s&rsquo;y adonnent selon des codes propres, transmis oralement de génération en génération. Elle peut aussi être géographique, entre villages voisins dont l&rsquo;histoire a forgé des liens d&rsquo;alliance et de complémentarité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tous les cas, le mécanisme est le même : l&rsquo;insulte ritualisée est permise, voire obligatoire. «&nbsp;<em>Tu es mon esclave</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous mangez des lézards</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous êtes des consommateurs du haricot</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous n&rsquo;êtes bons qu&rsquo;à garder les chèvres</em>&nbsp;» — autant de formules qui, dans un autre contexte, déclencheraient une bagarre, et qui ici appellent une réponse du même tonneau, dans le rire. L&rsquo;anthropologue Germaine Dieterlen, qui avait étudié ces pratiques chez les Dogon dans les années 1940, avait été frappée par leur capacité à désamorcer les tensions que d&rsquo;autres sociétés règlent par la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un amortisseur de conflits à grande échelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fait la spécificité du&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;par rapport à d&rsquo;autres formes de plaisanterie culturelle dans le monde, c&rsquo;est son ancrage institutionnel. Il n&rsquo;est pas une blague. C&rsquo;est un droit et un devoir codifiés, assortis d&rsquo;obligations précises. Le PNEV le décrit comme «&nbsp;<em>un formidable moyen de médiation sociale, qui participe des mécanismes traditionnels vivants de résolution des conflits à toutes les échelles</em>&nbsp;». Le mot «&nbsp;<em>vivants</em>&nbsp;» mérite attention — les rédacteurs y croient encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l&rsquo;histoire leur donne des raisons d&rsquo;y croire. Des chercheurs ont documenté des situations de tension intercommunautaire — disputes foncières, palabres entre villages, froissements de prestige — où l&rsquo;invocation du&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;entre protagonistes a suffi à désamorcer ce qui menaçait de dégénérer. L&rsquo;humour comme soupape. La dérision comme traité de paix. La moquerie comme sauf-conduit diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte malien actuel, marqué par des années de crise sécuritaire et une véritable guerre informationnelle, la valeur opérationnelle de ce mécanisme n&rsquo;est pas seulement symbolique. Elle est potentiellement vitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako, broyeuse de pactes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voilà le problème : Bamako n&rsquo;est pas un village. Et c&rsquo;est dans les villes que se joue désormais la majorité de la vie sociale malienne. La capitale a quintuplé de population en trente ans. Elle abrite aujourd&rsquo;hui plus de trois millions de personnes venues de tous les horizons du pays — et au-delà. Dans cet espace urbain saturé, anonyme, où l&rsquo;on ne sait pas toujours qui est son voisin de palier, encore moins son patronyme, le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;perd sa condition d&rsquo;existence première : la connaissance de l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le pacte repose sur la reconnaissance. Pour plaisanter avec quelqu&rsquo;un, encore faut-il savoir qu&rsquo;on est son&nbsp;<em>sinanku</em>. Or dans les quartiers populaires de Bamako — Banconi, Sogoniko, Yirimadio —, les gens se croisent sans se voir, travaillent ensemble sans jamais apprendre d&rsquo;où ils viennent. La mobilité sociale brasse les patronymes mais dilue les codes. Un Keïta né à Bamako de parents originaires de Ségou et éduqué dans une école française peut très bien ne jamais avoir appris avec qui sa famille partage un cousinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV le reconnaît à demi-mot : «&nbsp;<em>l&rsquo;effritement de l&rsquo;autorité parentale</em>&nbsp;» et les transformations urbaines ont «&nbsp;<em>sérieusement affecté nos valeurs culturelles fondamentales comme le cousinage, la solidarité et l&rsquo;entraide</em>&nbsp;». Le cousinage vient en premier dans la liste. Ce n&rsquo;est pas un hasard.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le smartphone ne sait pas jouer à ça</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi la question des écrans. Le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;est une pratique de présence physique. Son efficacité sociale tient précisément à ce qu&rsquo;elle se déploie en public, devant témoins, dans un espace partagé. La plaisanterie prend son sens dans le regard des autres — qui rient, qui valident, qui rappellent les règles si quelqu&rsquo;un dépasse les bornes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la sociabilité numérique, qui a colonisé une large part du temps social des jeunes Maliens, obéit à d&rsquo;autres logiques. On ne sait pas encore très bien comment plaisanter sur WhatsApp avec son cousin-à-plaisanterie — surtout quand on n&rsquo;a jamais appris qu&rsquo;il l&rsquo;était. Les mèmes, les GIF, les stories ne véhiculent pas les codes du&nbsp;<em>sinankunya</em>. Et ce qui ne passe pas par les écrans finit, pour une génération entière, par n&rsquo;exister que vaguement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a là un paradoxe que les autorités maliennes perçoivent sans toujours savoir comment l&rsquo;adresser : comment numériser quelque chose qui n&rsquo;existe que dans le corps-à-corps, dans la voix, dans le geste, dans l&rsquo;espace commun de la rue ou du marché ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Résistances et réinventions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;n&rsquo;est pas mort. Loin de là. Il se pratique encore, intensément, dans les cérémonies familiales — mariages, baptêmes, funérailles — où les retrouvailles entre cousins à plaisanterie donnent lieu à des joutes verbales d&rsquo;une inventivité parfois vertigineuse. Il survit aussi dans certaines professions où la sociabilité est dense : les marchés, les transports en commun, certains milieux associatifs. Des griots en font même une spécialité, rappelant publiquement les alliances lors des grands rassemblements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus surprenant : des formes de&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;ont émergé entre groupes ethniques que la crise sécuritaire avait mis en tension. Des initiatives de réconciliation intercommunautaire, notamment dans le centre du Mali, ont délibérément convoqué le mécanisme traditionnel pour créer un espace de parole détendue entre communautés dont les relations s&rsquo;étaient crispées. La plaisanterie comme thérapie collective. L&rsquo;insulte ritualisée comme première étape vers le dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ce terrain-là que le PNEV place ses espoirs les plus explicites : le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;y est présenté non seulement comme un héritage à préserver, mais comme un «&nbsp;<em>instrument vivant de résolution des conflits&nbsp;</em>», mobilisable aujourd&rsquo;hui à toutes les échelles, du quartier au pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari sur la transmission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai défi n&rsquo;est pas de défendre le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;contre la modernité. C&rsquo;est de l&rsquo;enseigner à une génération qui ne l&rsquo;a pas reçu naturellement. C&rsquo;est là que le PNEV tente quelque chose d&rsquo;ambitieux : intégrer ces mécanismes sociaux traditionnels dans les curricula scolaires, en faire une matière vivante plutôt qu&rsquo;un chapitre de manuel, et redonner aux griots, aux aînés et aux associations culturelles les moyens de les transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est plausible. Des recherches menées dans d&rsquo;autres contextes africains montrent que les pratiques culturelles de régulation sociale résistent bien mieux qu&rsquo;on ne le croit à l&rsquo;urbanisation — à condition qu&rsquo;elles soient nommées, valorisées, expliquées. Ce qui disparaît, ce n&rsquo;est pas toujours la pratique. C&rsquo;est parfois seulement la conscience de ce qu&rsquo;elle signifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>sinankunya</em>, ça ne s&rsquo;apprend pas dans un livre. Ça s&rsquo;apprend en riant. Sans doute. Mais encore faut-il savoir avec qui rire, et pourquoi. Et ça, c&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;école, la famille et la société ont, depuis quelques décennies, cessé d&rsquo;enseigner. Le reste viendra peut-être tout seul.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Il rend impuissant » : le récit troublant d’un bâton ancestral</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Burkina Faso, le Village des communautés de Bobo-Dioulasso révèle un patrimoine ancestral fascinant. Focus sur un bâton aux pouvoirs symboliques et sur la richesse culturelle des traditions sahéliennes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la faveur des grandes manifestations culturelles organisées à Bobo-Dioulasso, le Village des communautés s’impose comme l’un des espaces les plus fascinants de découverte et de transmission des savoirs traditionnels. Véritable carrefour des identités, il rassemble des représentants de différentes ethnies du Burkina Faso et d’ailleurs, venus exposer objets, rites et pratiques hérités de leurs ancêtres.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce dispositif, les visiteurs plongent dans un univers où le quotidien se mêle au sacré. Sculptures, masques, instruments rituels et objets de pouvoir racontent une histoire plurielle, souvent méconnue, mais profondément ancrée dans les sociétés sahéliennes. C’est dans cet environnement chargé de symboles que Korotimi Sanou, dépositaire des traditions de l’ethnie Bobo, partage un témoignage qui intrigue autant qu’il interroge.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre croyances et régulation sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les objets exposés, un simple bâton attire l’attention des visiteurs. Son apparence modeste contraste avec la portée symbolique qui lui est attribuée. Selon la gardienne des traditions, cet artefact est doté d’un pouvoir particulier, transmis à travers les générations. «&nbsp;<em>Ce bâton, si tu le places entre tes jambes et que tu frappes un homme avec, il devient impuissant&nbsp;</em>», affirme-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette déclaration saisissante, l’objet illustre surtout la fonction sociale des artefacts traditionnels. Dans les sociétés comme celle des Bobo, ces objets ne relèvent pas seulement de la croyance ou du mystique. Ils participent à l’organisation de la vie collective, encadrent les comportements et servent de mécanismes de régulation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un patrimoine immatériel en transmission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Village des communautés offre ainsi une immersion dans un patrimoine immatériel où chaque objet, chaque geste et chaque récit porte une signification. Loin d’être figées, ces traditions continuent d’évoluer et de s’adapter aux réalités contemporaines, tout en conservant leur essence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la modernité et l’urbanisation transforment les modes de vie, ces espaces jouent un rôle crucial dans la préservation des identités culturelles. Ils permettent également de transmettre aux jeunes générations un héritage souvent menacé par l’érosion des pratiques traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre valorisation culturelle et attractivité touristique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension patrimoniale, le Village des communautés s’inscrit aussi dans une dynamique de valorisation touristique. En mettant en scène la diversité culturelle du pays, il attire visiteurs nationaux et étrangers, curieux de découvrir des pratiques authentiques et des savoirs ancestraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en valeur contribue à renforcer l’attractivité culturelle du Burkina Faso, tout en offrant aux communautés locales une plateforme de reconnaissance et d’expression. Elle rappelle également que la culture, au-delà de son aspect symbolique, constitue un levier de développement économique et social.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le sacré au cœur du quotidien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce village éphémère, où les traditions se donnent à voir et à comprendre, le sacré n’est jamais loin. Il imprègne les objets, les récits et les interactions, révélant une vision du monde où le visible et l’invisible coexistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers des figures comme Korotimi Sanou, ces savoirs continuent de circuler, témoignant d’une richesse culturelle qui dépasse le simple folklore. Ils rappellent que, dans les sociétés sahéliennes, les objets ne sont jamais anodins : ils sont porteurs de sens, de mémoire et parfois, de pouvoirs que seule la tradition peut expliquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mamou Daffé, ambassadeur culturel du Mali au Tchad, pour une coopération sahélienne par le patrimoine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 21:43:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, a participé à la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mandaté par les autorités de Bamako, le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a participé à l’ouverture de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA), à Amdjarass, dans l’est du Tchad. Une présence qui consacre la culture comme outil diplomatique dans un Sahel en quête de nouveaux cadres de dialogue régional.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À plus de 1 000 kilomètres de N’Djamena, la ville d’Amdjarass a accueilli, le 7 février 2026, l’ouverture officielle du Festival international des cultures sahariennes. Placée sous le haut patronage du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la cérémonie a réuni plusieurs dirigeants et représentants des pays sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali était représenté par son ministre de la Culture, Mamou Daffé, envoyé spécial du Premier ministre Abdoulaye Maïga. Sa participation s’inscrit dans un contexte de rapprochement politique et symbolique entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui cherchent à renforcer leurs liens au-delà des seuls enjeux sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le ministre malien a transmis les salutations du président de la Transition, le général Assimi Goïta, aux autorités tchadiennes, saluant « <em>l’hospitalité du peuple tchadien</em> » et la portée régionale de l’événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-des-cultures-sahariennes-vitrine-du-patrimoine-du-desert"><strong>Le Festival des cultures sahariennes, vitrine du patrimoine du désert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créé en 2003 par l’association La Saharienne, le Festival international des cultures sahariennes se veut un espace de valorisation des traditions et expressions artistiques du Sahara. Cette sixième édition a été marquée par des prestations culturelles venues du Maroc, du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Tchad, donnant à voir musiques, danses et savoir-faire artisanaux du monde saharien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant une semaine, jusqu’au 13 février, les participants sont invités à prendre part à des courses de dromadaires et de chevaux, des randonnées chamelières, des ateliers consacrés au patrimoine immatériel, au tourisme durable, au lait de chamelle ou encore à la flore saharienne, ainsi qu’à des concerts populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une immersion est également prévue dans le massif de l’Ennedi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, connu pour ses arches monumentales et ses peintures rupestres. Pour Mamou Daffé, cette dimension patrimoniale confère au festival une portée qui dépasse la seule célébration culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-tourisme-et-developpement-local-au-programme"><strong>Culture, tourisme et développement local au programme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Moment marquant de la cérémonie : le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a remis un présent symbolique au ministre malien, en signe d’amitié et de fraternité entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des symboles diplomatiques, la participation du Mali au FICSA s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion du tourisme culturel et du développement local. Le festival entend attirer des visiteurs nationaux et internationaux vers des régions longtemps marginalisées, tout en soutenant l’économie locale à travers l’artisanat et les activités communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant part à cette manifestation, Mamou Daffé a voulu donner une dimension politique à l’événement culturel : celle d’un Sahara perçu non plus uniquement comme un espace de crises, mais comme un territoire de civilisations partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre d’Amdjarass illustre ainsi l’émergence d’une diplomatie culturelle sahélienne, où les festivals deviennent des lieux de dialogue entre gouvernements, artistes et sociétés civiles. À travers cette participation, le Mali affirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale fondée sur l’identité, le patrimoine et la solidarité entre peuples du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, une année dédiée à l’éducation et à la culture pour reconstruire le capital humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 14:59:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le général Assimi Goïta annonce l'Année de l’éducation et de la culture, pour  renforcer les valeurs nationales durant les années à venir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la présentation des vœux du gouvernement, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a officiellement décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». C’est un tournant stratégique pour la refondation du système éducatif et la consolidation des valeurs nationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, vient d’annoncer, ce jeudi 5 février 2026, la proclamation de l’« <em>Année de l’éducation et de la culture </em>» pour la période 2026-2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’Année de la culture décrétée en 2025 et vise à établir un lien structurant entre éducation, citoyenneté et identité nationale, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de refonder durablement l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-priorite-nationale-pour-reparer-et-reconstruire-l-ecole"><strong>Une priorité nationale pour réparer et reconstruire l’école</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle orientation doit permettre de « <em>panser les plaies du système éducatif malien </em>» tout en favorisant une meilleure appropriation des valeurs fondamentales par la jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture </em>», a déclaré Assimi Goïta devant l’ensemble des membres du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition affichée est de former « <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-national-d-education-aux-valeurs-au-coeur-du-dispositif"><strong>Le Programme national d’éducation aux valeurs au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre intégrale du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV 2023-2027) pourrait constituer l’ossature de cette politique. Doté d’un budget global de 5,74 milliards de francs CFA, ce programme vise à renforcer l’éducation civique, morale et patriotique du primaire à l’université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il prévoit notamment : la création d’espaces d’éveil citoyen dans les établissements scolaires, le soutien à l’autorité parentale, le renforcement des capacités des enseignants et des acteurs institutionnels, une meilleure intégration des valeurs culturelles dans les curricula.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coordination avec le ministère de la Culture, sont désormais chargés de piloter cette réforme ambitieuse dans une dynamique de synergie gouvernementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-socle-de-la-cohesion-nationale"><strong>La culture comme socle de la cohésion nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a également insisté sur le rôle central de la culture dans la construction de la souveraineté et de l’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté </em>», a-t-il souligné, appelant à intensifier les actions de revitalisation culturelle dans l’ensemble des régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, il s’agit de faire de l’éducation et de la culture deux piliers complémentaires d’un même projet de société, capable de répondre aux défis sécuritaires, sociaux et identitaires auxquels le Mali est confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-nationale-attendue"><strong>Une mobilisation nationale attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Assimi Goïta a enfin appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les collectivités territoriales, les familles, les communautés éducatives, le secteur privé et les partenaires au développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Année de l’éducation et de la culture se veut ainsi un cadre fédérateur pour engager un effort national en faveur du capital humain, présenté par le chef de l’État comme « <em>la condition première de la prospérité partagée </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette décision, les autorités maliennes entendent poser les bases d’une école rénovée et d’une société réconciliée avec ses valeurs, dans une perspective de stabilité et de développement à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 08:22:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retour des migrants ouvre la voie à des investissements dans les secteurs clés du Burkina Faso. En savoir plus sur cet événement. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mesure-forte-pour-faciliter-le-retour-aux-racines"><strong>Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-panafricaine"><strong>Un appel à la mobilisation panafricaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique</em>&nbsp;», a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-opportunites-concretes-pour-la-diaspora"><strong>Des opportunités concrètes pour la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-salue-par-les-representants-de-la-diaspora"><strong>Un message salué par les représentants de la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message «&nbsp;<em>Back to your roots</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-carrefour-de-la-renaissance-africaine"><strong>Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement «&nbsp;<em>Bienvenue chez vous</em>&nbsp;» s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>​2025, Année de la Culture au Mali : Le parrain du mois d’octobre vise la pérennité des actions pour le livre et la lecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:23:53 +0000</pubDate>
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<p>L'Année de la culture au Mali se dévoile lors d'une conférence à Bamako, mettant en lumière l'importance de la lecture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>​ La salle de conférence de la Bibliothèque nationale de Bamako a accueilli, ce jeudi 23 octobre 2025, la conférence du parrain du mois d&rsquo;octobre, M. Diadié Yacouba Dagnoko, ancien ministre de la Culture. Couplé à la cérémonie de remise d’attestations aux familles donatrices de livres. L’événement a été présidé par le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.&nbsp;&nbsp;Salia Malé, représentant le ministre Mamou Daffé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">​La rencontre s&rsquo;est tenue autour du thème central : «&nbsp;<em>2025, Année de la Culture : Tremplin pour une promotion véritable du livre et de la lecture au Mali ?</em>&nbsp;». Ce thème s&rsquo;inscrit pleinement dans la dynamique nationale de «&nbsp;<em>2025, Année de la Culture</em>&nbsp;», qui vise à célébrer non seulement le livre et la lecture, mais surtout à honorer ceux qui contribuent à leur promotion par le don, le partage et la transmission du savoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ensemble de cette initiative est soutenu par la volonté des plus hautes autorités nationales, l&rsquo;Année de la Culture ayant été décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’occasion de son adresse à la nation à l’occasion du Nouvel an 2025.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommage-aux-donateurs-4-441-ouvrages-offerts">​<strong>Hommage aux donateurs, 4 441 ouvrages offerts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">​La cérémonie a été rythmée par plusieurs moments protocolaires, incluant les mots de bienvenue du directeur de la Bibliothèque nationale et du représentant des donateurs, ainsi que la projection d&rsquo;un spot vidéo sur le don des livres. La conférence a été marquée par une vague de générosité concrétisée par la reconnaissance publique des familles donatrices.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="849" height="850" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre.jpeg" alt="M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d'octobre" class="wp-image-20112" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre.jpeg 849w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-300x300.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-150x150.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-768x769.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-585x585.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-600x601.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/M.-Diadie-Yacouba-Dagnoko-le-parrain-du-mois-doctobre-100x100.jpeg 100w" sizes="(max-width: 849px) 100vw, 849px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d&rsquo;octobre. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">​Mme Coulibaly Mafoune Koné a pris la parole en tant que représentante des familles. Le geste de ces citoyens est jugé «&nbsp;<em>noble</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>sublime</em>&nbsp;», car il enrichit le patrimoine de l&rsquo;institution nationale dont la mission est de veiller à la vulgarisation et à la démocratisation de la lecture. La cérémonie a culminé avec la remise d&rsquo;attestations à ces familles qui ont fait preuve d&rsquo;une générosité exceptionnelle, offrant un total de 4 441 livres à la Bibliothèque nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Le directeur de l&rsquo;institution a chaleureusement remercié les familles, expliquant que ces dons sont parfois motivés par le désir de partager une collection privée ou par la nécessité de préserver des fonds documentaires après le décès du chef de famille. Il a martelé que laisser des documents dans des malles est une «&nbsp;<em>perte pour l’État</em>&nbsp;» et pour les Maliens, car le livre représente un savoir qui «&nbsp;<em>peut être partagé et gardé en même temps&nbsp;</em>». Il a lancé un appel aux autres familles à donner leurs collections non traitées pour le partage avec le lectorat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-parrainage-au-dela-de-2025">​<strong>Le parrainage au-delà de 2025</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">​M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d&rsquo;octobre, a exprimé son émotion d&rsquo;avoir été désigné. Le concept du Parrain du mois, initié par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, vise à mobiliser une personnalité pour renforcer la visibilité des événements de l&rsquo;Année de la Culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​L&rsquo;ancien ministre a révélé avoir placé son parrainage sous le signe du livre et de la lecture, une orientation qui a reçu l&rsquo;assurance du soutien personnel du ministre Daffé et de tout son département. Il a indiqué que l&rsquo;objectif est d&rsquo;assurer la continuité des actions, des programmes et des politiques au-delà de cette année 2025. Il a surtout décrit le chantier de la promotion de la lecture comme un effort gigantesque et une «&nbsp;<em>longue marche</em>&nbsp;», dont cette conférence marque le premier pas. La soirée s&rsquo;est conclue avec la remise des attestations et le lancement de la conférence du parrain, structurée comme une «&nbsp;<em>master class à plusieurs voix</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum de Sikasso 2025 : Le balafon, instrument de transformation sociale et de cohésion culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 07:18:18 +0000</pubDate>
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<p>Le Forum de Sikasso 2025 met en lumière le balafon renforçant la cohésion culturelle. Ne manquez pas cet événement exceptionnel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso a accueilli, samedi 11 octobre 2025, le Forum de Sikasso 2025, organisé dans le cadre de la 9ᵉ édition du Festival Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur consacré au balafon, cet instrument emblématique du patrimoine africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Salia Mallé, Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé. Placé sous le thème : « Le Balafon, symbole de transformation sociale dans un nouvel espace souverain », le forum s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon inaugurale a été donnée par le Dr Fodé Moussa Sidibé, qui a présenté un exposé riche sur l’histoire et la symbolique du balafon. Selon le Dr Sidibé, le balafon dépasse le simple rôle musical pour devenir un vecteur d’éducation, de mémoire et de cohésion sociale. Il a rappelé la genèse du Triangle du Balafon, initiative qui réunit les pays partageant cette tradition musicale et culturelle, notamment le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. L’instrument, a-t-il expliqué, représente bien plus qu’une note ou un rythme, il est un symbole de l’unité des peuples et de la transmission intergénérationnelle de valeurs culturelles fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a réuni un large panel de participants, parmi lesquels des acteurs culturels, des promoteurs, des artistes et des balafonistes venus de divers pays. La présence du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, ainsi que d’autres personnalités locales et régionales, a renforcé l’importance de l’événement pour la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-panels-riches-et-des-echanges-instructifs"><strong>Des panels riches et des échanges instructifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des panels thématiques ont été animés par des figures culturelles de renom telles que Kelessigué Sonogo, Ousmane Kouyaté de la Guinée, Karim Bengaly, entre autres, qui ont partagé leur expérience et leur vision de la place du balafon dans la société contemporaine. Ces échanges ont permis d’aborder des questions liées à la préservation du patrimoine, à l’innovation musicale et à la promotion culturelle au niveau local et international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, M. Salia Mallé a souligné le rôle crucial du balafon dans la mission éducative et sociale du ministère. «&nbsp;<em>Le balafon joue un rôle central dans notre mission d’éducation et de transformation sociale des jeunes générations</em>&nbsp;», a-t-il affirmé. Il a insisté sur le fait que la promotion de cet instrument dépasse le cadre artistique pour contribuer à la consolidation des valeurs sociales et culturelles, renforçant ainsi l’identité et la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Dr Neba Vincent Coulibaly, 2e adjoint au maire de Sikasso, a exprimé la fierté de la région d’accueillir un forum de cette envergure. «&nbsp;<em>La région de Sikasso est heureuse de recevoir ce forum unique qui contribue au développement socioéconomique de notre région et du Mali en général&nbsp;</em>», a-t-il déclaré. Selon lui, le balafon n’est pas seulement un héritage culturel, mais également un vecteur de promotion touristique et un outil pour valoriser les talents locaux et la créativité des jeunes artistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-balafon-vecteur-de-dialogue-et-de-cohesion"><strong>Le balafon, vecteur de dialogue et de cohésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a été ponctué par des échanges interactifs entre participants et panélistes. Toute chose qui a favorisé un dialogue autour de la sauvegarde du patrimoine culturel, de la transmission des savoirs et de l’innovation dans l’art du balafon. Les discussions ont mis en lumière l’importance de renforcer les initiatives locales et régionales, afin de préserver cet instrument traditionnel tout en l’inscrivant dans une dynamique de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition du Forum de Sikasso a une fois de plus confirmé que le balafon, au-delà de son rôle musical, est un véritable instrument de cohésion, de dialogue et de rayonnement culturel. Il symbolise l’unité des peuples du Triangle et leur capacité à s’inspirer de leur patrimoine pour construire un avenir harmonieux et souverain. Les organisateurs espèrent que ce forum servira de tremplin pour de nouvelles initiatives culturelles, éducatives et sociales. Ce renforcerait la place du Mali et de la région de Sikasso sur la scène culturelle africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong>, <strong>envoyé spécial à Sikasso</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique, 25 mai : la mémoire, le pardon… et l’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 19:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>La Journée mondiale de l'Afrique 2025 souligne les liens entre la justice réparatrice et l'unité africaine face aux défis du passé.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Placée sous le signe de la justice réparatrice, l’édition 2025 de la Journée mondiale de l’Afrique réconcilie mémoire blessée, unité retrouvée et rêve encore à construire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 mai, chaque année, le continent s’arrête, regarde derrière lui — et tente de deviner l’horizon. C’est une date à la fois officielle et intime. Officielle, car elle commémore la naissance de l’Organisation de l’unité africaine en 1963, devenue Union africaine en 2002. Intime, car elle convoque ce que l’histoire a d’inachevé : les blessures du passé, les cicatrices du présent, les rêves têtus d’un futur africain maîtrisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la Journée mondiale de l’Afrique n’échappe pas à cette tension entre douleur et espérance. Placée sous le thème explicite «&nbsp;<em>Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais des réparations</em>&nbsp;», elle porte une parole ancienne, mais encore insuffisamment entendue : celle de la mémoire exigeante.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-memoire-a-la-reparation-un-appel-continental"><strong>De la mémoire à la réparation : un appel continental</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission de l’Union africaine, par la voix de son président Mahmoud Ali Youssouf, n’a pas choisi le confort diplomatique. Elle parle de justice. De réparation. D’appropriation. Pas de déclaration creuse, mais un positionnement clair : l’Afrique veut solder ses comptes avec l’histoire, non pour se plaindre, mais pour rebâtir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un ressentiment. C’est un projet. Loin des hommages figés aux héros décolonisateurs, le 25 mai 2025 invite à repenser les responsabilités, redistribuer les mémoires, réclamer — sans violence — une reconnaissance mondiale des fractures héritées de l’esclavage, du racisme structurel, et de la dépossession historique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-unite-mais-sans-uniformite"><strong>Unité, mais sans uniformité</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette journée dit aussi, c’est que l’unité africaine n’est pas un slogan, mais un chantier. À Lomé, des danses traditionnelles. À Rome, un pèlerinage spirituel pour la paix. Ailleurs, des expositions, des colloques, des concerts, des poèmes, des silences. Chaque État, chaque ville, chaque diaspora l’interprète à sa manière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tous convergent vers un même principe : l’Afrique est plurielle, mais elle veut avancer ensemble. Cette aspiration collective, encore imparfaite, encore lente, est aujourd’hui incarnée dans les chantiers en cours : l’intégration économique, la liberté de circulation, les coopérations culturelles et éducatives, les dynamiques de paix régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être là que réside l’angle mort des analyses habituelles : le panafricanisme de 2025 ne se proclame plus, il se pratique. Dans les politiques publiques, dans les marchés communs, dans les alliances de sécurité ou de recherche. L’unité est devenue méthode.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-de-l-afrique-entre-priere-et-planification"><strong>Le temps de l’Afrique, entre prière et planification</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Rome, ce jour-là, des voix s’élèvent dans un monastère autour d’un thème simple : «&nbsp;<em>L’espérance de la paix en Afrique.</em>» Prière œcuménique, certes. Mais aussi résonance symbolique. Car ce 25 mai, ce n’est pas seulement l’Afrique qui se parle à elle-même. C’est le monde qui l’écoute — parfois sans comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, la paix est encore à faire. Oui, les conflits n’ont pas cessé. Mais ce que cette journée rappelle avec force, c’est que l’Afrique ne demande pas la permission de se transformer. Elle en prend les outils, la voix, et désormais les mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1963, Haïlé Sélassié appelait à l’unité comme à une urgence sacrée. En 2025, l’appel est le même, mais les termes ont changé. Ce n’est plus l’Afrique blessée qui parle. C’est l’Afrique debout, consciente de son poids, de son histoire et de son rôle. Le 25 mai, dans ses rituels, ses discours et ses silences, nous rappelle que le continent, loin d’être un problème à résoudre, est une vision à assumer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Adama Traoré, acteur et metteur en scène : « la culture africaine n’est pas figée. Elle est évolutive et se perpétue »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 14:08:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En vue de célébrer la richesse de la créativité et du patrimoine africain et afro-descendants, chaque 24 janvier, la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante est célébrée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>En vue de célébrer la richesse de la créativité et du patrimoine africain et afro-descendants, chaque 24 janvier, la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante est célébrée. « <em>La culture africaine et afro-descendante est un pont entre le passé, le présent et le futur de l’humanité</em> », disait Audrey Azoulay, directrice de l’UNESCO, lors de la <a href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000372537_fre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1re édition de cette Journée</a>, en 2020.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa 40<sup>e</sup>&nbsp;session de la Conférence générale en 2019, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a proclamé le 24&nbsp;janvier, <a href="https://www.un.org/fr/observances/decade-people-african-descent/world-day" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante</a>. Une date retenue en vue de magnifier les nombreuses cultures vivantes du continent africain et des diasporas africaines dans le monde. Il s’agit promouvoir ces cultures comme un levier efficace au service du développement durable, du dialogue et de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition&nbsp;2023 coïncide non seulement avec beaucoup d’évolutions culturelles à travers le monde, mais aussi de menaces, susceptibles de mettre en mal les cultures mondiales, notamment africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adama Traoré, président de la Fédération des artistes du Mali, acteur et metteur en scène de renommée internationale, a livré son analyse, à Sahel Tribune, sur la culture africaine et afro-descendante, confrontée à des défis d’actualité.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Tribune : c’est quoi la culture africaine et afro-descendante ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adama Traoré :</strong> la <a href="https://saheltribune.com/dr-fode-moussa-sidibe-donso-%e2%80%89le-ciwara-nest-jamais-seul%e2%80%89/">culture africaine</a>, sémantiquement, renvoie à l’ensemble des cultures qu’on en partage les Africains. Cette culture comme toutes les autres comme patrimoine immatériel et comme patrimoine matériel.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle différence faites-vous entre les deux cultures ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous parlons de culture matérielle, celle-ci regroupe les créations, les fortifications, l’habitat (lieu de prières et de cultes). Par contre, le patrimoine immatériel représente les contes, les chansons, les devinettes jusqu’aux façons de traiter les maladies et les instruments, etc.. C’est l’ensemble des traits caractéristiques et significatifs de tout un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture africaine est très vaste tout comme la culture occidentale. Notre culture, quand on la prend à ses racines avec l’Égypte antique, était une culture qui a toujours été en contact d’autres cultures, d’autres peuples. Elle n’est pas figée. Elle est évolutive et se perpétue.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous voulez parler d’un syncrétisme ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr&nbsp;! À un moment donné de l’histoire, des Africains ont été exportés pour être conduits sur d’autres continents. Le contact avec les cultures de ces pays a créé ce qu’on peut appeler un syncrétisme. C’est la raison pour laquelle, dans ces cultures étrangères, nous retrouvons une grande partie de la culture africaine transportée, que ce soit en Amérique ou en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Amérique notamment, on la retrouve à travers le conte, la musique, le gospel, les systèmes de prière et d’adoration (Kondoblen, le Beria, et autre forme de Vodou).</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la culture africaine ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est surtout <a href="https://saheltribune.com/covid-19-pour-soutenir-les-cultures-africaines-les-gouvernements-sont-interpelles/">l’absence d’autres supports</a> de communication et de diffusion, mais aussi la vitalité d’autres cultures et l’investissement économique de l’État. À un moment donné par exemple, « <em>la culture américaine</em> », surtout hollywoodienne, était devenue une géante culture. Cela, en raison de l’abondance de l’investissement de l’État américain dans la culture. Ce qui avait permis à cette culture américaine de créer des films qui influençaient les comportements des citoyens de plusieurs pays, notamment africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette forte <a href="https://www.cairn.info/revue-hypotheses-2018-1-page-69.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">domination de la culture américaine</a> n’est pas sans impact sur la culture africaine. Il faut ajouter à cette menace la forte présence des religions révélées. Des religions qui nous poussent à abandonner notre culture au profit d’autres, et nous rendent indécis en ce qui concerne la portée et la promotion de nos cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons également la problématique de la transmission. Comment transmettre cette culture&nbsp;africaine aux jeunes générations ? Alors que notre mode de vie n’était pas entièrement tourné vers la course à l’argent, on passait plus de temps aux côtés des parents. Il y’avait des canaux de communication et de transmission auxquels les novices étaient préalablement initiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, c’est des choses qui n’existent plus. Les enfants partent très tôt à l’école où la culture telle que nous la connaissons n’est pas enseignée. Au lieu de notre <a href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000024553_fre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">culture</a>, on les fait découvrir des cultures étrangères. Du coup, le syncrétisme qui devrait exister disparait et ces autres cultures prennent le dessus.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>C’est cela la décadence de la culture africaine ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous ai expliqué plus haut que la <a href="https://www.cairn.info/une-histoire-culturelle-des-etats-unis--9782200278588-page-62.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">culture est liée à l’économie</a>. Aujourd’hui dans une grande ville comme Bamako, nous avons tous des comportements différents, en raison de la diversité de nos provenances. Ce qui explique la multiplicité des cultures, une rencontre des cultures, qui s’enrichissent les unes avec les autres. Ce qui est une bonne chose en soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème qui se pose et qui conduit à cette <a href="https://saheltribune.com/le-mali-sommite-culturelle-ou-modele-de-decadence%e2%80%89/">situation de décadence</a>, c’est le fait de laisser les enfants à eux-mêmes. Dans nos familles, tout le monde sort en laissant les enfants seuls avec la télévision, à travers laquelle des programmes, qui ne reflètent pas nos réalités ni les comportements orthodoxes de notre société, sont diffusés. À force d’imitation, les enfants finissent par embrasser d’autres cultures au <a href="https://saheltribune.com/societe-malienne-lautoflagellation-ce-grand-corps-malade/">détriment de leur culture</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/griots-pris-tenaille-tradition-capitalisme/">modernité</a> joue donc en défaveur de notre culture. La mauvaise utilisation des outils de la modernité risque de faire disparaitre notre culture. Chose qu’il faudrait éviter à tout prix.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qu’il faut aujourd’hui pour rehausser la culture africaine ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de mettre cette culture sur les différents supports de communication et de diffusion. Aussi faut-il faire en sorte de promouvoir le collectivisme qui a toujours défini notre culture. Nous étions unis, à chaque occasion. Le soir, on se retrouvait au clair de la lune pour raconter des histoires et des contes. Une pratique qui avait un but et un objectif précis dans notre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous devons mettre à profit la modernité qui gangrène notre culture, en vue de métisser cette culture africaine. Car la modernité engendre d’autres nouvelles cultures au sein de la nôtre. En un mot, c’est à nous de faire la part des choses afin de rehausser la culture africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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