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	<title>Archives des crise sociopolitique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise sociopolitique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tel un phénix, le M5-RFP renait-il de sa « belle mort » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 May 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[lutte sociale]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
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<p>Selon la lecture de Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, sur l’actualité de son pays, le M5-RFP, le mouvement qui a entrainé la chute du régime IBK,&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon la lecture de Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, sur l’actualité de son pays, le M5-RFP, le mouvement qui a entrainé la chute du régime IBK, renaitrait de <em>« sa belle mort ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout mouvement de lutte sociale dirigé par l’extérieur non de l’intérieur est voué à l’échec. Il ne peut pas avoir une longue vie lorsque son âme est incarnée en un être particulier. Il est de même pour un mouvement de défense d’intérêt collectif dirigé par des hommes qui n’ont pas de conviction quant à la portée de leur combat. Mais utilisent juste la notion de changement pour faire adhérer la masse populaire en son projet. Il est également de même pour les mouvements dirigés par des hommes qui ne voient que leur personne ou leur intérêt personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mouvement, plusieurs objectifs &nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Telle était la situation dans laquelle se trouvait le Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pendant ses premières heures et même après le changement de régime. Ce mouvement hétéroclite qui secouait la capitale politique du Mali et les capitales régionales n’était pas en tant que tel un mouvement au sens propre du terme. Il était un agrégat d’individus qui s’était retrouvé par le hasard de l’histoire. Mieux, il était un mouvement instrumentalisé et manœuvré. Une couverture pour quelques-uns, précisément ses premiers initiateurs, en vue de régler leur compte avec le régime IBK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il y avait en son sein des hommes et des femmes de conviction. Des hommes qui œuvraient en toute sincérité pour qu’il y ait un changement radical dans la gestion des affaires publiques. Le parcours de bon nombre de ses militants en témoigne. Mais hélas, ceux-ci n’étaient pas ceux qui attiraient les regards de la grande majorité des hommes et des femmes qui se mobilisaient après les appels à mobilisation de ce mouvement. Ils étaient considérés comme de la racaille en raison du rôle que certains avaient joué dans le passé dans les hautes sphères de l’appareil d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attitude qu’avaient choisi d’adopter certaines figures et pas les négligeables témoigne de nos jours que tous les tenants à ce mouvement n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Le changement de discours et d’attitude d’Issa Kaou Djime et sa désolidarisation avec les directives du comité stratégique en est un exemple. Mais pas le seul. Le silence qu’avait choisi l’autorité morale du M5, l’imam Mahmoud Dicko, après que quelques-unes de ses recommandations aient été prises en compte dans la formation des organes de transition au détriment des lignes tracées par ce mouvement en est un autre. On peut également citer le retour brutal de cette autorité morale sur la scène politique après avoir pressenti qu’il n’était plus considéré à sa juste valeur par les autorités dont il avait fortement contribué à la mise en place.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Renaissance après une longue agonie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une mauvaise graine ne fait jamais bon ménage avec les bonnes semences dans un champ. Le temps est le seul qui permet de juger cela. Le déphasage qui existait entre les leaders de ce mouvement est ce qui explique sa « <em>mort de sa belle mort</em> », pour reprendre la phrase emblématique qu’avait prononcé l’un de ses initiateurs juste quelques heures après l’éviction de l’ancien régime. Les différences de point de vue qui existaient en son sein sur la stratégie à mener pour l’avènement d’un nouveau Mali étaient telles qu’il ne pouvait que succomber. La tumeur l’a consumé sans laisser le temps à ses leaders de se ressaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le capitalisme s’était remis sur pied après la crise économique de 2008 en corrigeant ses tares, le mouvement hétéroclite du M5-RFP se remet également sur pied après que les mauvaises graines qui étaient en son sein aient pris une autre direction. Il est en voie de renaitre de ses cendres comme un phénix après une longue période d’agonie. La ligne de conduite adoptée par ceux qui sont restés au sein de son comité stratégique, après qu’ils aient constaté que ceux qui s’étaient présentés comme étant du lot des leaders ayant parachevé leur lutte n’étaient pas sur la voie du changement, a commencé à donner des résultats concluants. La crédibilité dont jouissent de nouveau les leaders restés fidèles à l’esprit du mouvement l’illustre. Elle montre que les membres du M5-RFP sont des acteurs à écouter.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Mieux vaut l’avoir avec soi que contre soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le temps est le meilleur juge</em> », dit un vieil adage. Il est ce qui a permis aux Maliens de se faire une appréhension sur les hommes qui les faisaient mobiliser pour réclamer le changement dont ils aspiraient. Il les a permis de connaître également ceux-là qui défendaient leurs propres intérêts et ceux qui ont profité de leur lutte pour se faire une place au sein de l’élite. De même, il a permis aux Maliens de savoir que le problème n’était pas l’ancien régime, mais plutôt le système mis en place après l’avènement de la démocratie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mieux, il a permis aux autorités politiques de revoir leur perception sur ce mouvement après leurs prises de fonction. Le temps que le président de la transition a consacré pour recevoir les membres du comité stratégique de ce mouvement témoigne qu’il faut les avoir avec soi que contre soi. Les turbulences qui sont à leur actif et qui ont conduit l’ancien président à sortir par la petite porte sont restées gravées dans la conscience des Maliens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne pas le statut social d’une personne qui lui fait gagner le respect et la considération des autres, mais plutôt l’esprit qui l’anime quand il s’agit des questions d’intérêt général. Mieux, une personne ne devrait pas être jugée en fonction de ses positions conjoncturelles ni en se référant à ses discours, mais en fonction des actes qu’elle pose et de l’idéologie qu’elle défend. Tels devraient être les principes sur lesquels le M5 RFP devrait se focaliser en acceptant de nouveaux adhérents pour ne pas tomber de nouveau dans des erreurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Quels enseignements tirés des transitions au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[CNSP]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement sur les transitions]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’histoire politique du Mali, de 1960 à 2020, a été émaillée par quatre coups d’État ou ruptures institutionnelles, toutes perpétrées par des juntes militaires dans des contextes socio-politiques de crises évidentes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire politique du Mali, de 1960 à 2020, a été émaillée par quatre coups d’État ou ruptures institutionnelles, toutes perpétrées par des juntes militaires dans des contextes socio-politiques de crises évidentes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs militaires du coup d’arrêt au fonctionnement de l’État du Mali ont tous fait le même rituel pointillé par des déclarations liminaires pour justifier dans un premier temps leur intrusion sur le terrain politique et pour ensuite promettre de retourner dans les casernes après avoir remis le pouvoir public aux civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition est cette période d’exception occasionnée par le coup d’État militaire dans un pays démocratique qui s’étend entre la rupture institutionnelle et l’organisation d’élections générales pour la mise en place d’Institutions fondamentales à savoir le Président de la République et l’Assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coups d’État successifs ont ouvert des périodes exceptionnelles pendant lesquelles des militaires ont joué le premier rôle dans la pose des jalons d’un nouveau départ institutionnel au Mali pour un nouvel espoir pour le peuple en quête de bonheur commun ou vie bonne collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, de transition en transition, le Mali n’a eu à ce jour ni d’Institutions fortes ni d’hommes forts capables de réaliser le bonheur collectif que les militaires, les libérateurs, ont toujours fait miroiter au peuple en proie au mal vivre sous différents régimes politiques au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que d’occasions ratées de refondation véritable de l’État du Mali pour le développement socio-économique et sécuritaire au bénéfice des populations et résidents étrangers du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat éveille en nous la curiosité de chercher à comprendre les insuffisances des gestions faites par des acteurs civils et militaires des différentes transitions que le pays a connues de 1968 à 2020. Pour ce faire, nous nous interrogeons sur les pratiques des animateurs des transitions précédentes qui devaient incessamment stabiliser le pays et le mettre à l’abri d’autres ruptures, mais sans succès. Car le coup d’État du 18 aout 2020 de la junte militaire contre le régime d’IBK illustre bien l’échec des successifs attelages politico-institutionnels issus des transitions passées et mis en œuvre par les autorités post-transitions pour une entrée réussie du pays en mode de gestion démocratique en principe antinomique de coups d’État militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel un nouveau retour à la case de départ pour le pays, la transition en gestation doit nous permettre de préparer un attelage politico-institutionnel suffisamment mûr afin que la prochaine entrée en démocratie pour notre pays soit la bonne pour le bonheur du peuple malien tout entier.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on peut se poser la question suivante&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Que doit-on retenir des transitions passées pour réussir la présente dans ce contexte de crises sans précédent pour le pays ?</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait téméraire voire prétentieux de notre part de vouloir répondre de façon exhaustive à la question ci-dessus posée ici et maintenant à travers cette modeste contribution citoyenne pour une transition réussie dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la question ci-dessus posée peut nous permettre d’attirer l’attention des militaires et probablement des civils devant conduire l’historique transition de comprendre quelques problématiques majeures constatées dans les gestions faites des périodes exceptionnelles du pays en vue de contribuer à éviter ces écueils qui ont empêché lesdites gestions d’atteindre leur principal objectif&nbsp;: la construction d’un Mali démocratique et socialement viable.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li>En 1968 la première problématique à laquelle furent confrontés les militaires putschistes du CMLN sous la direction du lieutenant Moussa a été la tenue de leur promesse de remettre le pouvoir aux civils après avoir mis de l’ordre dans les affaires publiques du pays. En effet, les dix-neuf-novembristes n’ont pas pu lier leur acte à leur parole de militaire. C’est pourquoi ils ont fait vingt-trois ans de transition militaire d’abord puis militaro-civile de 1968 à 1991.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une si longue transition militaire qui, au demeurant, devrait être courte selon le lieutenant Moussa TRAORE, instituteur et homme de terroir, dont le règne fut jalonné d’atrocités innommables entre militaires eux-mêmes d’abord et contre des civils insoumis à l’autorité politico-militaire improvisée des gouvernants usurpateurs de pouvoirs publics sans aucune forme de redevabilité vis-à-vis du peuple malien. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les colonels putschistes du 18 aout 2020, vous devez être vigilants dans l’observation de votre promesse, en particulier, de remettre le pouvoir d’État aux civils, faite lors de votre première prise de parole publique à la radio et à la télévision du Mali. Car vous devez valoir votre parole au risque de décevoir les Maliens qui ont cru en vous sur parole malgré l’antécédent historique fâcheux de promesse militaire non tenue de lieutenant Moussa TRAORE en 1968.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>De la transition de 1991, nous pouvons évoquer la problématique relative au partie pris ou partialité politique d’acteurs civils et militaires majeurs de celle-ci dans la conduite des affaires publiques pour expliquer, avec recul, certaines insuffisances congénitales de notre démocratie naissante. Au nombre de ces insuffisances, nous pouvons citer les combines de certains acteurs du mouvement démocratique pour leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt collectif du peuple dont le sacrifice a permis l’instauration de la démocratie comme mode de gestion publique du pays. &nbsp;</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de travailler sérieusement pendant cette période exceptionnelle, mais déterminante pour notre démocratie naissante en vue de lui conférer des bases juridico-institutionnelles réellement solides pour sa viabilité sociale, certains acteurs ont préféré emprunter le chemin de la facilité, des compromissions les conduisant à des jeux troubles et faciles de la poursuite d’intérêts partisans, voire personnels. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deal, recyclage des structures de l’UDPM, truquage de résultats d’élections générales, achat de consciences, politisation de l’administration… que sais-je encore, rien n’a été épargné par certains acteurs, non moins importants, de la transition de 1991 pour parvenir à leurs fins électoralistes en 1992 et d’autres de revenir aux affaires en tant que candidats indépendants à la faveur de nombreuses acrobaties politico-judiciaires lors des élections générales de 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire du candidat indépendant ATT à l’élection présidentielle de 2002 a participé à la fragilisation chronique des partis politiques et amplifier davantage le nomadisme des élus vers désormais des tenants de pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous voulez réussir la transition que vous avez occasionnée au Mali par votre putsch du 18 aout 2020, les membres du CNSP, vous devez être impartiaux et équidistants des différentes forces socio-politiques concurrentes ou adversaires qui seront en compétition ininterrompue pour le contrôle de pouvoirs publics au Mali avant, pendant et après les élections générales devant mettre fin à ladite transition. Pour y arriver, vous devez impérativement vous oublier vous-mêmes pour ne pas faire de compromissions avec les acteurs politiques au détriment de l’intérêt du peuple malien pour vous aménager des plans de carrières post-transition comme vos devanciers putschistes de 1991&nbsp;et 2012.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>De la transition de 2012, il est possible de retenir comme enseignement majeur de celle-ci la problématique de la cohabitation du coup d’Etat et la Constitution du 25 février 1992.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, le coup d’État avait plus émergé que la Constitution dans la conduite des actions de la transition d’alors. C’est pourquoi nous avons assisté à toutes sortes de désordres socio-politiques débouchant sur des violences inqualifiables des manifestants militaires déguisés ou civils soutenus par des militaires contre le camp de la légalité constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Pour illustrer l’ampleur des manifestations violentes sans précèdent de 2012, nous pouvons faire cas de l’agression barbare du Président de la République Dioncounda TRAORE par des manifestants jusque dans son bureau à Koulouba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, nous devons mettre à l’index la précipitation et l’impréparation avec lesquelles les élections générales de 2013 furent organisées sans un début d’application réelle de l’accord préliminaire à l’élection présidentielle de Ouagadougou conformément au nom dudit accord, car l’État du Mali devrait contrôler au préalable certaines parties du territoire national qui lui avait échappées et en son temps toujours contrôlées par des forces rebelles et terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des problématiques ci-dessus évoquées au compte de la transition de 2012, nous voulons attirer l’attention des acteurs militaires en particulier de la transition en préparation de procéder au préalable à la clarification des domaines et activités qui seront couverts par le coup d’État, c’est-à-dire l’Acte Fondamental ou Charte de la transition et ceux qui relèveront de la Constitution du 25 février 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, ils doivent éviter la précipitation et l’impréparation dans la conduite des différentes opérations de la transition devant être choisies conséquemment. Cela voudrait dire en fonction d’un ordre prioritaire logique et d’un chronogramme d’exécution réaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin ne vous surestimez pas et surtout ne surévaluez pas le rôle de la transition que vous allez mettre en place ces temps-ci, car elle ne pourra pas tout construire à suffisance, mais, plutôt, elle doit poser les jalons des digues d’Institutions fortes pouvant résister aux probables turbulences socio-politiques pour mettre fin au sempiternel cycle de coups d’État pour notre pays définitivement ancré en mode de gestion démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, tirer les enseignements des transitions précédentes du pays, cela est une obligation historique pour les acteurs de la présente période exceptionnelle afin qu’elle serve à mettre en place des institutions fondamentales fortes tant attendues par le peuple. Et conduites par des hommes d’État qui seront habités par le souci constant de construire de résistantes digues socio-économiques et culturelles contre toutes les éventuelles érosions socio-politiques crisogènes favorables aux coups d’État répétitifs dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction du Mali démocratique où le peuple tout entier peut bénéficier des fruits du travail collectif doit commencer par cette transition dont la réussite dépendra&nbsp;de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>&nbsp;La rigueur intellectuelle et morale de ses acteurs à lier leurs paroles aux actes à poser c’est-à-dire de faire ce qu’ils disent et de dire ce qu’ils font pour l’épanouissement du peuple qui souffre encore des affres des multiples crises du pays ; &nbsp;</li><li>La grande capacité patriotique de résistance des acteurs aux assauts répétés de leur propre égo d’abord en présence des délices du pouvoir et des sollicitations de courtisans plus orientés vers des fins personnelles que collectives ;</li><li>Mettre en place des bases législatives et réglementaires consistantes pour le renforcement des partis et organisations de la société civile, car il y va de la consolidation de la démocratie de notre pays ;</li><li>L’organisation des élections générales de fin de transition crédibles, transparentes permettant l’expression libre et véritable des urnes pour les choix des hommes et femmes que le peuple désire mettre aux commandes du pays pour l’intérêt collectif ;</li><li>La mise en place par la CEDEAO d’un mécanisme relatif à l’implication des armées de la sous-région dans le dénouement pacifique des conflits socio-politiques inhérents au vivre ensemble sous le mode de gestion démocratique des affaires publiques pour éviter des ruptures institutionnelles dans l’avenir au sein des pays membres.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">                      <strong>Par M. Seydou CISSE, professeur de philosophie politique et morale à l’EN Sup BKO, le 12 août 2020</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pape Ibrahima Kane à propos de l’ultimatum : c&#8217;est un « signal fort qui a été lancé par la Cédéao aux militaires »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assises]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[diversion]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>« Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les militaires [le CNSP ndlr] font diversion en organisant des assises, qui sont ensuite transformées en réunion pour adopter les TDR »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pape Ibrahima Kane, militant sénégalais des droits de l’homme, est intervenu sur la crise malienne, mardi 8 septembre 2020, dans l’émission « <em>Afrique matin</em> » de RFI. Il estime que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), auteur du renversement du régime IBK, fait diversion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les militaires </em>[le CNSP ndlr]<em> font diversion en organisant des assises, qui sont ensuite transformées en réunion pour adopter les TDR </em>», a déclaré le militant sénégalais des droits de l’homme sur RFI. Selon M.&nbsp;Kane, le CNSP, de par ces « <em>diversions</em> » malgré les recommandations de la Cédéao, se trouve dans une tentative de légitimation de son pouvoir par la population. « <em>Or, le temps presse. Le Mali est dans une situation difficile »</em>, rappelle Pape Ibrahima Kane. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le militant sénégalais des droits de l’homme, il importe de mettre rapidement en place un gouvernement afin de prendre en compte les préoccupations des populations maliennes. Ce n’est pas tout, il estime qu’il « <em>faut mettre fin aux sanctions parce que ce sont des sanctions dures, difficiles</em> » à supporter par la population malienne. Or, la condition <em>sine qua non</em> posée par la Cédéao pour les lever n’est d’autres que de confier le pouvoir à des civils. C’est dans cet esprit que M.&nbsp;Kane invite le CNSP à mettre en application ces recommandations de la Cédéao.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, M.&nbsp;Kane souligne que le peuple malien ne doit pas payer pour les putschistes. La junte doit remettre le pouvoir aux civils et retourner dans son camp ou au front, indique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se prononçant sur le délai du 15 septembre 2020 donné par les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, lundi 7 septembre 2020, pour confier la transition à un président et à un Premier ministre civils, M.&nbsp;Kane indique qu’il ne s’agit pas d’un ultimatum. Mais plutôt d’un « <em>signal fort qui a été lancé par la Cédéao aux militaires pour qu’ils se décident à remettre le pouvoir aux civils. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Chronique : où va le Titanic Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[guerre intérêts]]></category>
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<p>Dans ces circonstances, l’avenir reste sombre. Le sort du Mali n’est pas loin de celui du Titanic. Les Rose et les Jack risquent de faire couler le navire Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Droit dans l’iceberg ! Si ce n’est pas l’emportement du commandant et ses équipes par les fous de l’amour, le Titanic allait difficilement chavirer. Jack et Rose ne seraient-ils pas alors la preuve des conséquences de l’amour déréglé ? N’eût été leur folie, les gardiens du temple allaient avoir un regard attentif sur le temple. Il n’allait sûrement pas heurter l’iceberg. Disons donc que c’est l’amour déréglé de ces deux jeunes gens qui a entraîné le chavirement d’un des plus gros bateaux du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La folie de l’amour ! Épargnera-t-elle le Mali ? Ce bateau qui tanguait dangereusement avant que Eros ne s’empare du commandant et que le bateau se pointe vers l’iceberg, par la faute d’autres esclaves Eros, pour finalement le heurter. Va-t-il chavirer comme le Titanic ? Trop de brouillards obscurcissent encore l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame est que heurtant ainsi cette montagne de glace, le bateau et la majorité de son équipage se retrouvent entre les mains d’autres fous. Ceux qui n’attendaient que le navire coule pour tirer leur profit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficile gestion de la transition au Mali est en grande partie liée à cet amour déréglé pour le pouvoir. La junte aussi bien que le M5-RFP, les partis politiques, chacun à son niveau voit l’opportunité qu’offre ce renversement de régime pour avoir leur part du gâteau. Nul ne veut rater l’occasion. Or, le pays croule sous le poids des problèmes. Dans ces circonstances, l’avenir reste sombre. Le sort du Mali n’est pas loin de celui du Titanic. Les Rose et les Jack risquent de faire couler le navire Mali. En attendant, sachons que rien ne sert de se presser, le temps de la vache grasse se présentera tôt ou tard pour chacun. Laissons le temps au temps ! Ne détruisons pas notre héritage commun !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
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		<title>Malgré la crise politique au Mali, le G5 Sahel poursuit ses actions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[partenaires]]></category>
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<p>Maman Sambo Sidikou rassure de la continuité des actions du G5 Sahel malgré le renversement de régime survenu au Mali le 18 août 2020.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une interview exclusive accordée à la Deutsche Welle (DW), chaîne allemande, le secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou rassure de la continuité des actions du G5 Sahel malgré le renversement de régime survenu au Mali le 18 août 2020. Il indique également les partenariats féconds que l’armée malienne noue avec des forces étrangères dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interruption d’un processus constitutionnel ne peut pas être considérée comme normale. Néanmoins, si elle survient, il faudrait tacher à ce qu’elle n’impacte pas les luttes engagées au risque de compromettre la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M.&nbsp;Sidikou estime que le renversement du régime IBK n’a aucunement impacté les activités du G5 Sahel. En étroite collaboration avec les autres partenaires, le G5 Sahel agit dans une optique d’accompagnement des efforts de la CEDEAO, a-t-il affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses dires, le G5 Sahel continue de travailler normalement depuis le renversement du régime d’IBK. À l’en croire, aucune interruption dans les opérations, encore moins dans les contacts au ministère des Affaires étrangères du Mali et dans la concertation permanente entre les cinq chefs d’État ainsi qu’avec la CEDEAO n’a été consommée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la Force du G5 Sahel sur place continue à travailler avec l’Armée malienne dans le but d’organiser les opérations sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le secrétaire exécutif du G5 Sahel, la lutte contre le terrorisme requiert des interventions de tout le monde. C’est ainsi que le G5 Sahel est dans son droit d’être au Mali. Car, avec les autres, le Mali a construit le G5 Sahel. La raison d’être de cette force n’est autre que de lutter contre le terrorisme qui menace en particulier la paix au Mali et dans la sous-région et en général dans le monde, a-t-il indiqué dans cette interview accordée à Deutsche Welle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après M.&nbsp;Sidikou, le Mali doit tâcher à régler ses problèmes pour qu’il n’y ait plus besoin de pléiade de groupes djihadistes. Depuis quelque temps, souligne-t-il, le G5 Sahel monte en puissance. Il travaille avec tous ses partenaires, c’est-à-dire les armées des cinq pays, sans oublier la Barkhane, les Américains, les Allemands et d’autres, a-t-il fait savoir. M.&nbsp;Sidikou finit alors par préciser&nbsp;: <em>« Nous sommes à un point où nous menons des opérations très précises qui donnent des résultats, comme sur les trois frontières. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette interview, M.&nbsp;Sidikou dévoile que l’Allemagne est un partenaire de choix pour le G5 Sahel, pas seulement sur le plan sécuritaire, mais également&nbsp;dans la formation des polices. Il est également membre important de l’Union européenne dans les différentes formations au niveau de cette organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cet entretien, le secrétaire exécutif de la Force conjointe du G5 Sahel n’a pas manqué à signaler les difficultés auxquelles cette force est le plus souvent confrontée. À en croire M.&nbsp;Sidikou, les populations manquent de l’essentiel en ce qui concerne les services de base. À cet effet, les secteurs de l’éducation, l’eau… méritent une attention toute particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
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		<title>La majorité (38 %) des Maliens favorables à une transition de trois ans (sondage)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Juger IBK]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions de la CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[statut de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>Pour connaitre l’avis des citoyens au sujet de cette situation politique, la fondation Tuwindi a effectué un sondage duquel il ressort que la majorité des Maliens concernés par ledit sondage sont favorables à une transition militaire de trois ans.  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le renversement du régime IBK, le 18 août 2020, le Mali peine à instaurer une transition politique. Pour connaitre l’avis des citoyens au sujet de cette situation politique, la fondation Tuwindi a effectué un sondage duquel il ressort que la majorité des Maliens concernés par ledit sondage sont favorables à une transition militaire de trois ans. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la gestion de la transition politique au Mali, les avis des citoyens divergent. En tout cas, c’est ce que nous prouve un sondage effectué par la fondation Tuwindi dans dix (10) localités du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les 842 réponses recueillies par cette organisation de la société civile, il en ressort que pour la gouvernance de la future transition politique, 63&nbsp;% des Maliens interrogés estiment qu’il faudrait confier le pouvoir aux militaires. C’est seulement 37&nbsp;% qui sont favorables à une gouvernance par les civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la durée de la transition, sur les personnes interrogées, 7&nbsp;% proposent une transition de moins d’un an pendant que 20&nbsp;% sont favorables à une transition d’une année. 25&nbsp;% des sondés se sont dits favorables à une transition de deux ans. Quant à la proposition faite par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à la Cédéao, une transition qui s’étendra sur trois ans, la majorité (38&nbsp;%) des personnes interrogées par Tuwindi s’y montrent favorables. Seuls 10&nbsp;% sont pour une transition de plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces données recueillies par cette organisation de la société civile, nous comprenons que la plupart des Maliens approuvent une transition dirigée par un régime militaire. En un mot, ils sont d’accord avec les propositions du CNSP. Cette tendance prouve tout d’abord une rupture de confiance entre les citoyens et la classe politique. Ensuite, elle est la marque de la soif de changement qui gagne le peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sondage, dont Tuwindi s’apprête à rendre public, fait comprendre également la désapprobation des Maliens des sanctions prises par la Cédéao contre le pays. Au sujet de cette sanction, seuls 10&nbsp;% des personnes interrogées approuvent ces mesures de l’organisation ouest-africaine contre 76&nbsp;% qui les désapprouvent et 14&nbsp;% de personnes qui décident de rester neutres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la Cédéao a conditionné la levée progressive des sanctions au transfert du pouvoir aux civils. Toutefois, ces tendances montrent une décrédibilisation de cette organisation ouest-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre volet abordé dans ce rapport de Tuwindi est les actions que les Maliens jugent comme des priorités, après la chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta. En tête de ces priorités, nous avons la sécurité, ensuite l’éducation. La justice et la santé occupent respectivement la troisième et la quatrième position pendant que la révision constitutionnelle constitue la dernière priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au sort à réserver au président déchu, 27&nbsp;% des personnes sondées estiment qu’il faut le laisser en liberté alors que 42&nbsp;% recommandent qu’il soit jugé. Enfin, 31&nbsp;% demandent à ce qu’il soit gardé pour l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres sur le sort de l’ex-président laissent comprendre que le retour à la stabilité au Mali passe par l’instauration d’une véritable justice. La majorité des Maliens, qui ont pris part à ce sondage, jugent nécessaire que l’ex-président IBK soit jugé. Cette demande n’est pas fortuite. Elle serait liée aux tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020 au cours des manifestations de la désobéissance civile du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Pyramide sociale : sommes-nous dans une société parfaite ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2020 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[militaire et politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
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<p>Nous sommes loin d’être dans une société parfaite où chacun doit respecter sa classe sociale. Si un enseignant doit passer toute sa vie à enseigner, l’humanité s’étiolera.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur la crise politique que traverse le Mali, le professeur de philosophie, Tidiani Bakary Guindo fait comprendre que chaque couche sociale peut avoir son mot à dire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’imam Mahmoud Dicko peut sortir de la mosquée pour monter sur le ring du combat politique, force est de reconnaître que les militaires également peuvent sortir de la caserne au profit du même ring politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théorie ne remplace pas l’expérience. Pour comprendre l’autre, il faut pouvoir se mettre à sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même ordre d’idées, un thérapeute homme ne peut pas comprendre et conseiller une femme s’il n’a pas vécu profondément en lui-même la nature féminine, s’il ne s’est pas imaginé avec un vagin, un utérus, des ovaires, des menstruations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, une femme qui ne s’est jamais imaginée avec un sexe masculin, du sperme et des érections ne peut pas comprendre un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en faisant des méditations sur ce thème que la femme se construira un homme à l’intérieur d’elle-même et l’homme une femme, ce qui leur permettra ensuite de vraiment communiquer en connaissance de cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qu’un militaire ne soit plus traité comme un criminel en puissance, il est astreint à s’intéresser à la politique. Nous sommes loin d’être dans une société parfaite où chacun doit respecter sa classe sociale. Si un enseignant doit passer toute sa vie à enseigner, l’humanité s’étiolera.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tidiani Bakary Guindo </strong></p>
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		<title>Les neuf (9) décisions de la Cédéao sur la situation malienne</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-neuf-9-decisions-de-la-cedeao-sur-la-situation-malienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 15:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[décisions de la Cédéao]]></category>
		<category><![CDATA[sommet extraordinaire de la CEDEAO]]></category>
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<p>Nous sommes à la fin de notre Sommet extraordinaire virtuel consacré à la crise politique dans laquelle le coup d’Etat du 18 août 2020 a plongé le Mali. Nous avons&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes à la fin de notre Sommet extraordinaire virtuel consacré à la crise politique dans laquelle le coup d’Etat du 18 août 2020 a plongé le Mali. Nous avons suivi avec attention le compte rendu du Dr Goodluck Jonathan, médiateur que nous avions chargé de la mission de rencontrer les responsables de la junte militaire pour leur porter le message de notre communauté en vue d’un retour dans les plus brefs délais à une situation institutionnelle normale au Mali. Son rapport circonstancié nous a permis de connaître l’état de la situation et après un examen attentif de la situation, notre Sommet décide de prendre les décisions suivantes :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1) Il prend acte de la démission du Président Ibrahim Boubacar KEITA comme indiqué par le Médiateur qui a été chargé d’en informer notre Conférence ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2) Il prend acte de la libération du Président Keita ainsi que celle des autres officiels détenus ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3) Il demande aux Responsables du CNSP d’engager une transition civile immédiatement en consultation avec la Cour Constitutionnelle, les Partis Politiques et les Organisations de Société Civile et tous les autres acteurs engagés ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4) Il décide que cette transition civile doit prendre en compte les éléments suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">(i) Nomination d’un Président de la transition. Cette personnalité, civile, reconnue pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale, sera chargée de diriger la transition. Le Président de la transition ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">(ii) Nomination d’un Premier Ministre civil, Chef de Gouvernement, reconnu pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale. Il sera chargé de conduire le gouvernement sous la responsabilité du Président de la transition. Ce Premier Ministre ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">(iii) Mise en place rapide d’un gouvernement pour faire face aux différents défis du Mali et, en particulier, préparer les élections législatives et présidentielles dans un délai de 12 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">(iv) Aucune structure militaire ne devrait être au-dessus du Président de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5) Notre Sommet décide que les sanctions énoncées aux points 13 (h) et 13 (i) de la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 20 août 2020 seront levées progressivement en fonction de la mise en œuvre des décisions ci-dessus ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">6) Il appelle à la finalisation urgente d’un accord sur la transition politique entre la CEDEAO et le Mali et invite l’Union Africaine et les Nations Unies à endosser cet accord ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">7) Il décide de la mise en place d’un Comité de suivi comprenant le Médiateur, le Président du Conseil des Ministres et le Président de la Commission de la CEDEAO, et incluant les Représentants de l’Union Africaine et des Nations Unies à Bamako ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">8) Il félicite le Médiateur et sa Délégation pour les résultats obtenus lors de leur précédente mission ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">9) Il décide de demeurer saisi de la situation au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures contribueront certainement à guérir le Mali des démons du putschisme. Par ailleurs les chefs d’Etats informés du décès du Conseiller diplomatique du Président Ouattara, Mr Mamadou Diané ont présenté leurs condoléances au Président Ouattara et au Peuple Ivoirien. Ils ont également remercié le Président Muhammadu Buhari pour l’appui logitique à la délégation de la CEDEAO pour sa mission au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: Présidence du Niger</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le début du discours a été coupé.  Le titre est de la rédaction </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Issoufou Mahamadou : la junte  » refuse de regagner les casernes alors que le pays est en guerre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 11:45:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[junte]]></category>
		<category><![CDATA[sommet des chefs Etat de la Cédéao]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[Visioconférence]]></category>
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<p>La junte se propose de garder le pouvoir pour trois ans afin dit-elle de restaurer les institutions étatiques sur une base garantissant leur stabilité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chefs d&rsquo;Etat de la Cédéao se réunissent ce vendredi 28 août 2020, par visioconférence, autour de la crise sociopolitique du Mali. A l&rsquo;ouverture des séances de travail, le président en exercice de l&rsquo;institution ouest africaine, Issoufou Mahamadou a fait un compte-rendu du rapport de l&rsquo;équipe de médiation qui a séjourné au Mali, la semaine dernière. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lisez son discours!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« La présente rencontre est la suite logique de notre précédente rencontre du 20 Août 2020 convoquée en urgence sitôt que nous avions eu l’information sur les évènements graves qui sont survenus dans ce pays frère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays, le putschisme est une grave maladie. Pour en guérir, une seule ordonnance : les sanctions. Elle est certes amère, mais n’en est-il pas ainsi en médecine, pour beaucoup de maladies ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que notre organisation commune a compris lors de sa visioconférence du 20 Août 2020, en condamnant fermement le coup d’Etat, en demandant instamment la libération du Président de la République malienne Monsieur Ibrahim Boubacar Keita et son rétablissement en tant que Président de la République. Nous avions également demandé la libération de tous les officiels arrêtés et pris des sanctions politiques et économiques. Nous avions aussi chargé le Médiateur de la CEDEAO pour le Mali, le Président Goodluck Jonathan, d’entamer une mission au Mali et de prendre contact avec les responsables de la junte afin de leur transmettre le message de notre Organisation. Le Président Goodluk Jonathan, à la tête d’une délégation de la CEDEAO comprenant entre autres le Ministre des Affaires Etrangères du Niger, président du conseil des ministres et le président de la Commission de la Cedeao, a effectué cette mission. Sa délégation a séjourné au Mali du 22 au 24 Août 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du compte rendu qui m’en a été fait, il ressort que la junte accepte de laisser le président Keita retourner à son domicile avec la sécurité appropriée pour son rang d’ancien Chef d’Etat ainsi que la possibilité de recevoir le médecin de son choix et de se rendre à l’étranger pour son contrôle médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ressort également que le Président Keita a confirmé à la délégation de la CEDEAO qu’il a démissionné en toute liberté, convaincu que cette décision est nécessaire pour la paix et la stabilité au Mali. Si nous pouvons considérer que la question de la libération du président Ibrahim Boubacar Keita et celle de sa restauration dans sa fonction sont ainsi résolues, il n’en est pas de même pour celle du retour à l’ordre constitutionnel qui suppose le retour des militaires dans leurs casernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La junte se propose de garder le pouvoir pour trois ans afin dit-elle de restaurer les institutions étatiques sur une base garantissant leur stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, elle refuse de regagner les casernes alors que le pays est en guerre, ce qui exige, plus que jamais, que l’armée se concentre sur sa mission traditionnelle, surtout que l’ennemi fourbit ses armes et cherche à exploiter le vide institutionnel actuel pour pousser son avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goodluck Jonathan et le Président de la Commission nous feront le compte rendu de leur mission, ce qui nous permettra d’apprécier les derniers développements de la situation et donc d’éclairer nos décisions qui, j’en suis sûr, seront à la hauteur de la gravité de la crise multiforme dans laquelle se trouve le Mali aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la présente visioconférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous remercie Chers Collègues de votre aimable attention »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: Présidence du Niger</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Nous avons enlevé le début du discours. Le titre et le chapô appartiennent à la rédaction. </strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Embargo sur le Mali : le cri de cœur des commerçants !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 09:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[embargo sur le Mali]]></category>
		<category><![CDATA[impacts embargo sur economie]]></category>
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<p>Depuis quelques jours, la CEDEAO a instauré un embargo sur le Mali en raison du putsch contre le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita. Pour certains Maliens, cet embargo est bénéfique pour le pays, mais d’autres pensent aussi le contraire. Car il pourrait entraîner des conséquences</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis quelques jours, la CEDEAO a instauré un embargo sur le Mali en raison du putsch contre le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita. Pour certains Maliens, cet embargo est bénéfique pour le pays, mais d’autres pensent aussi le contraire. Car il pourrait entraîner des conséquences dramatiques pour l’économie nationale. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L’interdiction de faire sortir le &nbsp;bétail ne nous arrange pas du tout. Elle réduit nos bénéfices</em> », tels sont les propos de Mamoudou Kouma, vendeur de bétails au garbal de Kalaban-Coro. Mécontent de l’embargo sur le Mali, ce vendeur continue en disant&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous, membres de la CEDAO, on se nourrit à travers les échanges inter-États. Mais si on dit que rien ne sort, rien ne rentre, cela ne nous arrange pas. Aucun pays ne peut se suffire à lui-même&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un autre vendeur de bétails au garbal de Tiébani, Sékou Sala Diallo,&nbsp;l’embargo a des conséquences sur leurs activités. «&nbsp;<em>Si le bétail sortent pour être vendus à l’extérieur, nous avons des bénéfices, mais s’ils ne sortent pas, les bénéfices vont diminuer.&nbsp; Les Ivoiriens et les Guinéens viennent acheter leur bétail chez nous au Mali, donc si on demande d’arrêter l’exportation, ce sera une perte pour nous</em>&nbsp;», déplore M. Diallo. Selon lui, les Maliens ne voient que la cherté du bétail. Ils ignorent comment ils sont nourris. <em>« Nourrir le &nbsp;bétail n’est pas facile. Il faut acheter les tourteaux, les soigner et beaucoup d’autres choses.&nbsp; Moi, je sais que les Maliens ne peuvent pas acheter tout ce bétail. Or, nous, nous sommes obligés de continuer à les nourrir. S’ils ne sont pas achetés en raison de l’embargo, ce sera une énorme perte pour nous</em>&nbsp;», fait savoir M. Diallo qui invite à la levée de l’embargo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si pour certains, l’embargo a des conséquences, pour d’autres, c’est le contraire. Beaucoup de citoyens évoluant dans des secteurs économiques, rencontrés s’estiment heureux. Car cet embargo apportera, selon eux des bénéfices pour le pays. &nbsp;« <em>Le fait que le &nbsp;bétail ne sortent pas de notre pays nous arrange, car cela apportera de la stabilité dans notre pays. Déjà le bétail est cher au moment où nous sommes. Car les étrangers viennent prendre le bétail pour l’amener, nous, citoyens, nous sommes en manque de bétail. Donc, cet embargo fera en sorte que le bétail soient vendus à des prix abordables</em>&nbsp;», dit Drissa Keïta, vendeur de bétails au ‘’garbal’’ de Tiébani. Pour lui, quand le bétail sort, il y a plus de bénéfices, mais cela n’arrange pas les Maliens. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un vendeur d’essence à la station YARA OIL, l’embargo n’a pas encore d’impacts sur le prix de l’essence. «&nbsp;<em>L’essence est vendue au même prix pour le moment. Car il y a des anciens stocks et c’est ce qu’on vend. Mais je suis sûr que si l’embargo continue, les prix de l’essence vont augmenter</em>&nbsp;», rapporte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le grand marché de Bamako, plusieurs vendeurs souffrent pourtant des effets de cet embargo. Nous nous sommes approchés de Mariam Kamissogo, vendeuse de prêt-à-porterpour jeune filledans une cantine qui fait face au marché de colas (rô-cours). Elle nous a fait comprendre les impacts de ce phénomène sur son commerce. Avec un air soucieux, Madame Kamissogo s’exprime&nbsp;: <em>« Cette situation va beaucoup me handicaper. Car la plupart de mes marchandises viennent de la Côte-d’Ivoire, à Abidjan&nbsp;». </em>&nbsp;Dans ses propos, elle explique qu’ <em>«&nbsp;avec cet embargo [elle ne sera ndlr] plus en mesure de voyager pour prendre de nouveaux articles. Je serais donc obligé de stopper mon commerce durant cette période&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous sommes aussi rendus au marché de «&nbsp;Sougouni-coura&nbsp;». &nbsp;Dès notre arrivée, les cris des vendeurs de bananes plantains, d’ignames et de pommes de terre se font entendre de loin. Bourama Diarra, vendeur de pomme de terre et d’ignames, assise sous une petite tente au bord du goudron, avec ses quelques sacs de pommes de terre et trois sacs d’ignames, se prononce sur l’évolution de la situation dans leur secteur. Selon Bourama, <em>«&nbsp;les militaires ont fait leur travail et c’est bien. Maintenant le problème est là et c’est nous les commerçants qui allons &nbsp;ramasser les pots cassés&nbsp;».</em> Il ajoute que <em>«&nbsp;depuis quelques jours maintenant, les produits commencent à diminuer sur le marché. Si cette situation continue, nous serons dans l’obligation d’augmenter le prix des produits&nbsp;».</em> Il continue en remuant la tête, <em>«&nbsp;cela va beaucoup réduire la clientèle et le pire dans tout cela, c’est qu’on serait obligé à la fin, de jeter le reste, qui seront pourris&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les alentours du marché, nous avons pu nous entretenir avec Rokia Sangaré, une passante, qui était venue acheter des bananes plantains. Elle avait une aire étonnante lorsqu’on l’interrogeait&nbsp;: «&nbsp;<em>En cette période d’hivernage, nous avons l’habitude d’acheter 8 à 9 morceaux d’alocos à 500&nbsp;F, mais à ma grande surprise, je viens trouver 4 à 5 morceaux à 500f. Nous prions beaucoup pour que cette situation puisse se résoudre rapidement et que le Mali retrouve en fin la Paix</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tioumbè Adeline Tolofoudié et Sira Niakaté, stagiaires</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: Le Pays</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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