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	<title>Archives des crise socio-politique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise socio-politique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Me Montaga Talla : « Au sortir de cette transition, il faut que nous ayons un Mali plus juste qui ne laisse plus les riches écrasés les faibles »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[forces vives de la nation]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de la transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Au sortir de cette transition, il faut que nous ayons une démocratie renforcée, un vrai État de droit, un Mali plus juste qui ne laisse plus les riches écrasés les faibles »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au cours de l’émission « <em>En toute Franchise</em> », l’ORTM1 a reçu, dimanche 30 août 2020, Moussa Mara, président du parti Yelema (changement) ; Me Mountaga Tall, président du CNID FASO YIRIWA TON ; Mme&nbsp;Diarra Racky Talla, ancienne ministre ; Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJCAD ; et Baba Dakono, analyste et chercheur. Le thème était&nbsp;: « Quel type de transition faut-il pour le Mali ? » Plusieurs propositions ont été faites au cours de cette émission télévisée.</strong></p>



<p>La transition, c’est d’abord l’urgence, indique Moussa Mara. Cette transition nécessite à ce que les Maliens travaillent pour avoir une 4<sup>e</sup> République, tel est l’avis de Moussa Moussa. L’autre urgence, selon lui, est le problème de l’Accord d’Alger, le problème des conflits intercommunautaires, celui de la gouvernance dans le pays. Que faire pour élaborer un document faisant des leaders l’esclave de la société ? « <em>Nous avons un problème de leadership dans ce pays »,</em> explique le président de Yelema. Son souhait le plus ardent, c’est de faire en sorte qu’il y ait l’alternance systématique à tous les niveaux du pays. « <em>Il faut limiter les mandats à tous les niveaux. Ces innovations nécessitent des changements à insérer dans nos textes pour que le leadership soit au service de la population »</em>, précise M.&nbsp;Mara.</p>



<p>Pour sa part, Racky Talla estime que la future transition doit se focaliser sur les réformes à entreprendre&nbsp;: revue de la loi électorale, opérationnalisation des nouvelles régions, mise en œuvre des résolutions du Dialogue national inclusif (DNI)…</p>



<p>Abordant dans le même sens que Racky Talla, l’actrice de la société civile, Adam Dicko attire l’attention des uns et des autres sur le fait que la transition n’est qu’une mission de laquelle il ne faudrait pas s’attendre à une résolution de tous les problèmes du Mali. D’après elle, il faut aller avec une transition précise, une transition n’ayant que trois missions&nbsp;: réformes électorales, révision de l’Accord d’Alger et maintenir un bon contact avec les partenaires étrangers pour lutter contre le terrorisme. Sur ce point, Baba Danoko met l’accent sur des réformes en profondeur, voire la bonne organisation des élections à venir par les autorités transitoires.</p>



<p>Au sujet de l’architecture de cette transition, Moussa Mara admet que nombreux sont les Maliens qui souhaitent voir un militaire diriger cette transition. Puisque, dit-il, les gens sont déçus des politiques. Quant à Me Mountaga Tall, celui-ci estime que le seul critère qui doit prédominer est la compétence et le patriotisme. Pour Racky Talla, c’est aux concertations de décider d’écarter ou pas la classe politique de cette transition.</p>



<p>Selon le chercheur Baba Dakono, il serait difficile pour un civil de gérer cette transition en raison du contexte dans lequel se trouve le pays. Toutefois, il reconnait aussi qu’il serait difficile pour un militaire de travailler sans les politiques.</p>



<p>Adam Dicko voit « <em>mal une transition sans les politiques. Mais il faut qu’ils acceptent d’être en arrière-plan</em> ». Les militaires doivent retourner dans les casernes et la transition doit être gérée par un civil, explique-t-elle.</p>



<p>Quant à la durée de cette transition, M.&nbsp;Dakono explique qu’il appartient aux Maliens de définir la durée voire comment elle doit être gérée. Mme&nbsp;Diarra Racky Talla aborde dans le même sens. Sur la question, Mara de Yelema confie que le plus important est l’unité d’action du peuple.</p>



<p>Pour mener à bien cette phase critique pour la démocratie malienne, l’ex-Premier ministre Moussa Mara suggère l’élaboration d’un document par le CNSP et le M5 et soumis aux forces vives pour évaluation. À l’en croire, les forces vives doivent nécessairement être associées aux prises de décisions pour la gestion de cette transition.</p>



<p>Cette nécessaire inclusivité de cette transition est soutenue par Adam Dicko. Celle-ci invite à l’association des jeunes dans la prise des décisions. Quant au chercheur Baba Danoko, celui-ci juge important l’unité d’action du peuple.</p>



<p>&nbsp;<em>« Au sortir de cette transition, il faut que nous ayons une démocratie renforcée, un vrai État de droit, un Mali plus juste qui ne laisse plus les riches écrasés les faibles », </em>explique Me Mountaga Talla avant de poursuivre&nbsp;: <em>« Un Mali solidaire apte à satisfaire la demande sociale. Un État qui joue son rôle protecteur des citoyens. </em>»</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le SAM et le SYLIMA recadrent la CEDEAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2020 22:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[démenti]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
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<p>Le SAM et le SYLIMA apportent un démenti au communiqué final de la délégation de la CEDEAO qui était au Mali depuis le 15 juillet 2020. En voulant résoudre la&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le SAM et le SYLIMA apportent un démenti au communiqué final de la délégation de la CEDEAO qui était au Mali depuis le 15 juillet 2020.</strong></p>



<p>En voulant résoudre la crise sociopolitique malienne, la CEDEAO semble resserrer l’étau autour du président IBK, doit-on penser. En effet, dans la déclaration finale de la délégation de l’organisation ouest-africaine on peut lire : « La Mission de Médiation se félicite de I’adhésion de toutes les délégations rencontrées aux mesures proposées à l’exception du Comité Stratégique du M5-RFP ».<br>Ces propos ont surpris le Syndicat Autonome de la Magistrature (S.A.M) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) qui sont vite sortis pour mettre les points sur les « i ».<br>Dans un communiqué conjoint, ce dimanche 19 juillet 2020, ces syndicats ont apporté « un démenti à ce communiqué » qu’ils estiment n’engageant « que ses auteurs ».<br>Le SAM et le SYLIMA se saisissent de ce redressement pour apporter des précisions de taille. Dans le communiqué signé par le vice-président du SAM, Bourama Kariba KONATE ; et celui du SYLIMA, Brehima Bilali TAMBOURA, les magistrats reviennent sur leur rencontre avec la délégation de la CEDEAO le 17 juillet dernier. À cette occasion, le SAM et le SYLIMA indiquent avoir fait comprendre à la délégation « l&rsquo;inconstitutionnalité » de ses « propositions en ce qui concerne le remembrement de la Cour Constitutionnelle ».<br>Outre cela, le SAM et le SYLIMA indique avoir « rejeté toutes soumissions des choix du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) à la classe politique ». Ce n’est pas tout, ces deux syndicats de la magistrature apportent beaucoup d’éclairages sur leur rencontre avec cette mission de conciliation de la CEDEAO.<br>Dans leur communiqué conjoint, le SAM et le SYLIMA fait le compte rendu de toute leur rencontre avec cette délégation qui a quitté le Mali ce dimanche. L’atmosphère délétère qui règne entre le corps de la magistrature et le chef de l’Etat en raison de certains propos de ce dernier, lors de son adresse à la nation du 9 juillet 2020.<br>Dans cette déclaration télévisée, le président de la République a laissé entendre dans sa quatrième idée-force : « veiller à une saine distribution de la justice. Et cela dans toutes les juridictions et à tous les échelons administratifs du pays. Nous savons que ce pays crie depuis longtemps sa soif de justice.<br>Nous savons que la paix est précaire et volatile sans la justice. Et nous savons hélas que l’engouement des populations pour la justice expéditive des pseudo-djihadistes s’explique par le rejet de la justice d’Etat avec les tares qui lui sont connues dont la corruption et la durée des procédures. Cela devra donc recevoir les réponses appropriées. » Cette annonce n&rsquo;a pas reçu l’appréciation des magistrats.<br>Le dysfonctionnement du CSM, les difficultés d&rsquo;application de la Loi d&rsquo;orientation et de programmation de la justice, etc., ont été également abordés au cours des discussions, rapporte-t-on. Des problèmes dont les magistrats tiennent pour responsable le chef de l’Etat.<br>Rappelons qu&rsquo;avant leur départ ce dimanche 19 juillet 2020, la mission de la CEDEAO a tenu un point de presse à l&rsquo;hôtel Salam. Après cela, elle a publié un communiqué final dans lequel elle fait voir sa position quant à la revendication du M5-RFP : le départ d’IBK. « Aucune forme de changement non constitutionnel d&rsquo;accession au pouvoir ne sera acceptée par la CEDEAO. » Dans ce communiqué final, cette organisation ouest-africaine à invite à mettre en place un gouvernement d&rsquo;union nationale avant le 31 juillet 2020. Un gouvernement qui sera constitué par 50% des membres de la coalition au pouvoir, de 30% des membres de l&rsquo;opposition et<br>de 20% des membres de la société civile.<br>Cette proposition va-t-elle recevoir l&rsquo;adhésion du M5 ? Nous savons quand même que ce mouvement hétéroclite ne veut plus rien entendre en dehors de la démission du chef de l’Etat.<br><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Non, les forces de l&#8217;ordre et la population ne sont pas des ennemis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>la population doit être l’œil et l’oreille de ces forces qui n’ont d’autre agenda que sa protection, son bien-être, pour un Mali uni et prospère. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Fana, ville située à quelque 120 kilomètres de Bamako, croule sous une nouvelle forme d’insécurité&nbsp;: la décapitation humaine. Face à ce phénomène inquiétant pour les autorités locales, soucieuses de mettre la main sur les auteurs de ces scènes et mettre un verrou au phénomène, appellent sans relâche la population à collaborer avec les forces de l’ordre.&nbsp;</p>



<p>Au cours de sa dernière rencontre d’information avec la presse, le jeudi 9 juillet 2020, le procureur de cette ville n’a-t-il pas fait savoir que c’est grâce à cette collaboration, entre forces de l’ordre et population, que certaines personnes ont été interpellées pour ces affaires d’assassinat dans cette ville ?</p>



<p>De même, pour la gestion du phénomène de l’insécurité qui sévit au centre et au nord du Mali, voire à Bamako, les autorités en charge de la sécurité des personnes et de leurs biens n’ont jamais cessé de demander une collaboration sereine de la population non seulement avec les forces de l’ordre et de sécurité, mais aussi les forces de défense. Cela pour une meilleure protection des civiles.</p>



<p>Toutes ces initiatives, venant d’autorités en charge de la sécurité, prouvent grandement qu’il est avéré que les forces de l’ordre ne prennent nullement la population comme un ennemi. D’ailleurs comment pourrait-elle l’être puisque la fonction de ces forces est de sécuriser cette population contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. C’est pourquoi la population doit être l’œil et l’oreille de ces forces qui n’ont d’autre agenda que sa protection, son bien-être, pour un Mali uni et prospère.&nbsp;</p>



<p>Cette nécessité a été soulignée lors du lancement de la Coalition citoyenne pour le Sahel, le jeudi 16 juillet 2020. Au cours de ce lancement, il a été expliqué que face à l’insécurité grandissante, dont la population paie un lourd tribut, il est nécessaire que la voix de celle-ci soit entendue aussi. Elle ne doit point rester neutre.</p>



<p>En effet, si les malfaiteurs peuvent se cacher des forces de l’ordre ou de défense, pour commettre leurs forfaits, en général, la population est rarement surprise. D’où la nécessité de mieux collaborer avec ces hommes chargés de sa protection en les aidant à mieux la protéger, comme un garde du corps protège son employeur. Ces forces de l’ordre ou de défense servent le peuple, celui-ci aussi doit servir ces forces.</p>



<p>Comme l’a signalé Aissata Cissé, la députée de Bourem, lors d’une brève intervention le vendredi dernier à sa sortie de la rencontre avec la délégation de la CEDEAO, les événements récents au Mali doivent devenir un souvenir. Il faut prendre un nouveau départ. Comme dit un adage Bambara, <em>« c’est de la main de celui qui le porte que le bébé tombe »</em>. Considérons les forces de l’ordre comme des frères, des fils, des sœurs, qui sont chargées de notre protection.&nbsp;</p>



<p><strong>F.T</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontre M5-RFP-CEDEAO : les lignes ne bougent toujours  pas</title>
		<link>https://saheltribune.com/rencontre-m5-rfp-cedeao-les-lignes-ne-bougent-toujours-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 18:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
		<category><![CDATA[mission ouest-africaine]]></category>
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<p>Après quelques rencontres avec la mission de la communauté économique des États de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest (CEDEAO ),  le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu une&#8230;</p>
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<p><strong>Après quelques rencontres avec la mission de la communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO ),  le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu une conférence de presse au siège de la CMAS ce vendredi 17 juillet 2020. Objectif : rendre compte de leurs échanges avec la délégation ouest-africaine, présente au Mali depuis le mercredi 15 juillet. </strong><br>Entre la mission de conciliation de la CEDEAO venue au Mali et le Mouvement contestateur au Mali, l’heure n&rsquo;est pas encore à un point d’accord. En effet, le M5 estime non négociable le départ du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. <br>Réunis au siège de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l&rsquo;imam Mahmoud Dicko (CMAS ),  les membres du M5 ont tenu une conférence de presse ce vendredi 17 juillet 2020. Au cours de cette rencontre, les responsables du mouvement ont rapporté leurs échanges avec la mission de la CEDEAO.<br>Prenant en premier la parole, Choguel Kokalla Maiga, président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), explique que tous les problèmes du Mali sont tributaires du chef de l’Etat actuel. <br>Comme problèmes, ils citent entre autres ce qu’il appelle l&rsquo;instauration d&rsquo;un pouvoir oligarchique,  la violation de la constitution, l&rsquo;aggravation de la crise sécuritaire, la violation du principe de séparation des pouvoirs, la violation des droits de  l&rsquo;homme et des libertés fondamentales, la disparition forcée des journalistes, etc. Selon Choguel , « <em>le Mali est pris en otage depuis 2012. »</em><br>Le président par intérim du FSD estime que la mauvaise gouvernance est responsable de tous ces maux. À ses dires, sous le régime d’IBK, la corruption et le détournement de fonds  se sont généralisés au Mali.<br>Face à cette situation,  explique Ibrahim Ikassa Maiga, le M5 demande la démission d’IBK, la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale,  l’ouverture des enquêtes sur les tueries survenues lors des manifestations de la désobéissance civile des 10 et 11 juillet 2020, la  libération de Soumaïla Cissé. En plus de tous ces points, dans sa lecture, Ibrahim Ikassa Maiga précise également que le M5 sollicite l&rsquo;ouverture d&rsquo;une transition démocratique après le départ d’IBK. Au cours de cette conférence, le M5 a  exposé son plan d’organisation de cette transition démocratique. <br>Selon Choguel Kokalla Maiga , la CEDEAO doit aider le Mali à faire partir IBK et organiser cette transition. Car, « <em>nous ne souhaiterions pas que le peuple malien ait le sentiment que la CEDEAO a pour seul objectif de maintenir un président contre sa volonté ». </em>Toutefois, il précise que la mission de la CEDEAO a fait comprendre qu&rsquo;elle ne pourrait pas demander la démission d&rsquo;un président de la République démocratiquement élu.<br>Ibrahim Ikassa Maiga fait savoir que la CEDEAO est face à son histoire si elle refuse de porter « <em>assistance à un peuple en voie de disparition ». </em><br><strong>F.T.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise malienne : lettre ouverte d’un jeune professeur de philosophie aux disparus</title>
		<link>https://saheltribune.com/crise-malienne-lettre-ouverte-jeune-professeur-philosophie-disparus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 15:24:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[assassinats au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
		<category><![CDATA[martyrs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À défaut de participer à la préparation de vos sépultures, un évènement que j’ai manqué indépendamment de ma volonté, ou de me lever au passage du cortège qui vous a conduit à votre dernière demeure, je déploierai toute ma force pour que votre mort ne soit pas vaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Chez nous, il est communément pensé et admis que pendant l’inhumation d’un membre de la communauté, qu’il soit proche ou lointain, il ne faut point tenir compte de son statut social ou de son vécu ni de l’idéologie qu’il défendait voire de la cause de sa mort pour lui accorder le mérite qu’on lui doit. Pendant ce dernier instant de sa présence physique parmi nous, il mérite les mêmes honneurs et les mêmes traitements que ceux qui lui avaient précédé dans leur dernière demeure. Je m’incline devant vos corps, mes confrères et consœurs, vous qui nous avez quittés pendant ces derniers temps.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Mon devoir à votre endroit&nbsp;</strong></h3>



<p>Me fiant à cet apophtegme de Cléobule de Lindos, fils d’Evagoras, selon lequel il faut considérer <em>« comme ennemi public quiconque hait le peuple</em> », j’avance mon appréciation sur les circonstances ayant entraîné votre mort. Tout d’abord, je trouve qu’il est urgent que des enquêtes soient ouvertes afin de situer les <a href="https://lecrepuscule.phileingora.org/2020/07/14/m5-rfp-decide-saisir-cpi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilités </a>afin que justice soit rendue. Nous allons haranguer pour que cela se fasse conformément aux lois qui répriment ces actes dans notre pays.   </p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2993&amp;action=edit">Bras de fer IBK-M5: allons-nous vers un Game Over ?</a></p>



<p>Je m’incline devant vous, mes compatriotes, vous qui nous avez été arrachés par les balles d’hommes censés vous protéger contre les forces du mal.</p>



<p>À défaut de participer à la préparation de vos <a href="https://lecrepuscule.phileingora.org/2020/07/11/film-manifestations-10-11-juillet-2020-m5-rfp/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sépultures</a>, un événement que j’ai manqué indépendamment de ma volonté, ou de me lever au passage du cortège qui vous a conduit à votre dernière demeure, je déploierai toute ma force pour que votre mort ne soit pas vaine.</p>



<p>La dernière chose à laquelle on s’adonne après la perte d’un membre de la communauté, c’est de réfléchir sur les inscriptions à graver sur sa tombe. Ce geste doit être accompli afin que vous soyez compté parmi les martyrs du Mali, pour que jamais les fils du Mali ne vous oublient. Je prie Dieu pour le repos éternel de vos âmes. Je conjurerai le tout puissant pour que vos âmes aient la paix et le repos.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Tous coupables</strong></h3>



<p>Vous avez saisi l’opportunité de la désobéissance civile, déclenchée par les responsables du M5 le vendredi 10 juillet 2020, pour exprimer votre désir d’instauration d’un État de droit et de justice dans votre pays. C’est sur la voie de ce devoir patriotique que vous nous avez été prématurément ôtés par des hommes envoyés en mission.</p>



<p>Toutefois, les leaders du M5 aussi bien que le régime en place sont tous vos bourreaux. Donc, tous coupables de votre mort.</p>



<p>Mes chers compatriotes, votre vie a été écourtée par des hommes dont on ignore l’agenda.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p>Ce qui me rend confus dans cette affaire, c’est de voir que dans son allocution télévisée du 11 juillet 2020, notre chef de l’État avançait que&nbsp;« <em>l’État de droit s’assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant que je continuerai d’avoir le lourd privilège de vous servir.</em> » Vous nous avez été occulté avant, pendant et après que notre président ait laissé entendre&nbsp;: « <em>Je vais m’incliner devant les victimes, adresser mes condoléances les plus émues aux familles des défunts et prier pour le prompt rétablissement des blessés. En père de famille, je sais ce que ressentent les parents concernés. Je comprends leur douleur et je m’y associe. […]. Pour autant, l’État de droit nous assigne à tous, des devoirs et des obligations. De ces droits comme de ces devoirs, je suis le garant. Ce sont là des lignes rouges, la seule condition pour préserver et notre démocratie et notre culture qui rejette l’excès, pour lui préférer la tolérance, l’amour, l’écoute, le partage. </em>»Sans être un devin, je suis convaincu que ces mots ne venaient pas du fond du cœur.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des hommes sans qualité des héros</strong></h3>



<p>Je déplore votre disparition prématurée. Les hommes qui vous ont incité à sortir que je considère aussi comme coupable de votre assassinat, au même titre que le président de la République, ses plénipotentiaires et ses délégués, n’ont aucune qualité des hommes qu’on conte comme étant ceux qui ont défendu leur peuple contre l’oppression. Ils n’ont pas de trait commun avec les hommes qui ont opposé une farouche résistance contre l’oppression et la domination de leur peuple à l’image d’El hadji Oumar Tall, de Samory Touré, de Sonni Ali Ber, etc., que Christophe Wondji cite dans « <em>Les résistances à la colonisation française en Afrique noire » (1871-1914)</em>. Ils ne partagent rien de similaire avec Babemba, ses frères et sa sœur et ses sofas, qui ont défendu Sikasso contre les canons des Français en 1898, que nous conte Moussa Demba Traoré, ni avec Niamodi Sissoko et ses hommes qui sont tous morts sur le champ de la bataille contre les hommes du lieutenant-colonel français Reybaud le 22 septembre 1878.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2781&amp;action=edit">Pour la résolution de la crise malienne, le Conseil national de la société civile apporte sa contribution</a></p>



<p>Contrairement à tous ces héros que je viens de citer, les leaders qui vous ont conduit dans la rue ont tous (excepté un) été mis à l’arrêt dans leur domicile ou ailleurs, hors du champ de bataille sur lequel on nous a privés de vous.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Je m’interroge</strong></h3>



<p>Cependant, je termine ma lettre avec ces interrogations auxquelles je n’ai pas de réponses appropriées&nbsp;: pourquoi en politique, c’est après avoir posé des actes qu’on réfléchisse sur leurs implications ? La désobéissance civile à laquelle le mouvement du 5 juin a appelé le peuple malien ou son peuple et son retour à sa position initiale (la demande de démission du président de la République et son régime), sont-ils un prétexte qui justifie le manque d’agenda clair et de perspective du M5 pour le Mali ? Ou encore s’agit-il d’un stratagème politique pour pousser le chef de l’État à faire usage de la violence afin de le discréditer devant le reste de son peuple retissent à adhérer aux idéaux du M5 ? Ou s’agit-il simplement d’un manque de réel leader au sein de ce mouvement ?</p>



<p><strong>Mikailou Cissé, le nihiliste en puissance</strong><strong></strong></p>
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		<title>Bréma Ely Dicko : « Urgemment, IBK doit s’adresser à la nation, ce soir, en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 20:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bréma Ely Dicko]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[démission IBK]]></category>
		<category><![CDATA[désobéissance civile]]></category>
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<p>Ce que je préconise est que dès ce soir, le président IBK prenne la décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Parce qu’on ne peut plus tomber dans des mesures anticonstitutionnelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a déclenché ce vendredi 10 juillet 2020 la désobéissance civile au Mali. Dr Bréma Ely Dicko est sociologue et chercheur à Bamako, il estime que le président de la République doit s’adresser urgemment à la nation.</strong></p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: comment appréciez-vous la mobilisation de ce vendredi 10 juillet 2020 au Mali ?</strong></h6>



<p><strong>Dr Bréma Ely Dicko</strong>&nbsp;: en conférence de presse, les membres du M5-RFP avaient annoncé qu’ils allaient utiliser la désobéissance civile comme stratégie. Ils avaient rassuré qu’elle allait être pacifique, qu’elle allait se passer sous forme d’occupation des bâtiments publics, des voies, etc. Sur le long terme, cette désobéissance devra aboutir au nom paiement des impôts. Toutes ces stratégies se sont développées aujourd’hui dans un manifeste qu’ils ont appelé <em>« Les dix commandements</em> ».</p>



<p>Je ne suis pas du tout surpris de cette <a href="https://lecrepuscule.phileingora.org/2020/07/10/crise-sociopolitique-m5-rfp-declenche-desobeissance-civile-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désobéissance civile</a> parce qu’ils l’avaient annoncée et ils étaient déterminés. Finalement ils sont passés à l’acte. Seulement on a assisté à des débordements au niveau de l’Assemblée nationale ainsi que de l’ORTM.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que cette désobéissance civile pourrait amener le président Ibrahim Boubacar Kéita à démissionner ?</strong></h6>



<p>&nbsp;À titre personnel, j’aurais voulu sincèrement que la manifestation d’aujourd’hui n’ait pas lieu. J’avais espéré que le président IBK et sa majorité allaient prendre des décisions très fortes, notamment concernant l’Assemblée nationale suivant les recommandations de la CEDEAO. Ils auraient pu par exemple faire en sorte, avec l’aval de la CEDEAO et même du G5 Sahel, de remercier les trente députés, y compris le président de l’Assemblée, qui cristallisent les frustrations. Malheureusement, je suis resté sur ma faim. Le fait qu’ils n’aient pas pris cette décision a radicalisé un peu l’aile dure du M5. Finalement on a assisté au rassemblement d’aujourd’hui avec la désobéissance civile qui est en œuvre.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Comment comprenez-vous l’absence de l’imam Dicko lors du rassemblement d’aujourd’hui ?</strong></h6>



<p>Hier, il a accordé une interview, à 19 h 45, à<a href="https://www.france24.com/fr/video/20200710-l-imam-dicko-leader-de-l-opposition-au-mali-dans-le-journal-de-l-afrique-de-france24" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> France 24</a> dans laquelle il a bien précisé qu’il s’inscrit dans un mouvement pacifique et qu’il est le garant moral du mouvement. Il ne cautionne pas du tout de violence et qu’à son âge, il est plus réservé en matière d’utilisation de la violence. Finalement, c’est l’aile dur du mouvement qui a participé à la rencontre d’aujourd’hui. L’aile dure du mouvement qui a fait la lecture des dix commandements en français et en bambara.</p>



<p>Ce qui se passe aujourd’hui n’est que l’application des décisions de l’aile dure. Parce que vous savez qu’au sein du M5, l’imam Mahmoud Dicko est l’une des rares personnes qui s’inscrit dans une sorte de mouvement pacifique. Mais des gens comme Kaou Djim, Cheick Oumar Sissoko, sont parmi ceux qui avaient demandé le départ d’IBK alors que cela n’était pas forcément ce que souhaitait l’imam Dicko qui est finalement parvenu à les convaincre d’enlever le départ du président des demandes. Le Mémorandum souhaitait que le président reste en poste. Je trouve effectivement que c’est une excellente chose que le président IBK reste président.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Au rythme où les choses évoluent, que préconisez-vous ?</strong></h6>



<p>Ce que je préconise est que dès ce soir, le président IBK prenne la décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Parce qu’on ne peut plus tomber dans des mesures anticonstitutionnelles. Par exemple la CEDEAO avait proposé d’organiser des législatives partielles. Ce qui est anticonstitutionnel. Ce qui est constitutionnel, c’est d’enclencher l’article 50 et l’article 42 de la constitution qui permettent la dissolution de l’Assemblée nationale. C’est la seule mesure que je pense qu’il faut prendre dès ce soir. Urgemment, IBK doit s’adresser à la nation, ce soir, en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais s’il se tait, le silence peut être interprété différemment et on ne sait pas comment les gens peuvent recevoir cela.</p>



<p><strong>Par F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>IBK-M5-RFP : au-delà des diatribes, rehaussez le niveau du débat !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:51:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[démission IBK]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
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<p>La tension reste vive entre le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La tension reste vive entre le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Au lieu de véritables propositions de sortie de crise, la classe politique malienne se laisse noyée dans des diatribes qui laissent croire qu’elle n’a pas de réels soucis pour la république.</strong></p>



<p>« <em>Les citoyens se soulèvent, tantôt par le désir de l’égalité, lorsqu’ils se voient tous égaux qu’ils se prétendent, sacrifiés à des privilèges ; tantôt par le désir de l’inégalité et de la prédominance politique, lorsqu’en dépit de l’inégalité qu’ils se supposent, ils n’ont pas plus de droits que les autres, ou n’en ont que d’égaux, ou même de moins étendus.</em> » Ce passage de la « <em>Politique</em> » du philosophe antique grec Aristote semble approprié au contexte sociopolitique du Mali d’aujourd’hui.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des propositions qui divisent</strong></h3>



<p>Les <a href="http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/244910-m%C3%A9morandum-du-m5-rfp-et-sortie-de-crise-le-regard-d%E2%80%99un-observate.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">neuf (9) propositions </a>du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour la résolution de la crise sociopolitique malienne divisent la classe politique du pays. Certaines trouvent ces propositions « <em>antidémocratiques, antirépublicaines et anticonstitutionnelles ». </em>Selon d’autres, elles ne prouvent que le radicalisme du M5 et sa fermeture à tout dialogue pour une résolution pacifique de la crise sociopolitique que traverse le pays depuis les élections législatives du 29 mars et 19 avril 2020.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2952&amp;action=edit">Mali : pour une meilleure collaboration entre la politique et la religion</a></p>



<p>Selon la Convergence des forces républicaines (CFR), une plateforme créée pour la défense des institutions de la république, la série de propositions du M5-RFP est « <em>ni plus ni moins qu’une tentative déguisée de coup d’État et un appel à la violence, au moment où des négociations sont en perspective, grâce aux efforts de la Communauté internationale et aux nombreuses médiations nationales. </em>»</p>



<p>Face à la détermination du M5 à obtenir gain de cause dans ses revendications, l’Action républicaine pour le progrès de l’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Huber Coulibaly juge cette position de <em>« posture de fermeture » </em>et dénonce<em> « toute action qui s’apparenterait à un pronunciamiento et une mise à bas de la République </em>».</p>



<p>Beaucoup d’autres partis politiques, de regroupements de partis politiques ou de mouvements partagent les mêmes conceptions ou dirais-je les mêmes diatribes.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des conceptions partielles</strong></h3>



<p>Ces critiques bien que justes sont trop partielles. Car elles ne font aucun effort de compréhension des mobiles ayant conduit le M5-RFP à l’adoption d’une telle position radicale ou de fermeture. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. Ces différentes critiques semblent oublier qu’une grande souffrance entraîne des prises de position souvent dures. La crise sécuritaire grandissante, la mauvaise gouvernance avec à la clé la corruption, l’impunité, la crise économique, éducative, la faiblesse des institutions, etc., sont entre autres les maux à la base de la crispation du tissu social malien.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2922&amp;action=edit">La dictature du crétinisme majoritaire</a></p>



<p>Seules une analyse désintéressée et la compréhension de ces mécontentements peuvent permettre d’avancer des solutions valables et d’apprécier les propositions faites de part et d’autre. Au lieu de cela, les uns et les autres semblent préférer s’enfermer dans un cercle concentrique&nbsp;: le dialogue. Une situation qui a fini par engendrer un véritable bras de fer politique entre les partisans et les opposants du régime en place.</p>



<p>L’Action républicaine pour le progrès invite au dialogue entre le M5-RFP et le régime Ibrahim Boubacar Kéïta. « <em>Ce dialogue aurait l’avantage de discuter autour de l’ensemble des problèmes posés et de conduire les différentes parties à la sortie de crise par une solution nationale, renforçant la cohésion et la mobilisation de tous pour la tâche de pacification de notre pays et de redressement national</em> ». Elle invite à discuter les offres politiques faites par le président de la République.</p>



<p>On se rappelle, lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le 16 juin 2020, le chef de l’État (Ibrahim Boubacar Kéita) avait indiqué la formation d’un gouvernement d’union nationale qui respectera les conditions posées par les conclusions du Dialogue national inclusif (DNI), la libération très prochaine de Soumaila Cissé (chef de file de l’opposition porté-disparu depuis le 25 mars 2020) ainsi que la résolution immédiate de la crise scolaire à travers l’application de l’article&nbsp;39 des enseignants du secteur public.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p>Lors d’une Conférence de presse, le vendredi 3 juillet 2020, Adama Togo, président du Réseau des jeunes des partis politiques du Mali (RJPPM), revient avec la même nécessité du dialogue. Il « <em>appelle au dialogue entre les différentes parties pour une sortie définitive de crise.</em> » Il invite également à l’union autour de la mère patrie. Cet appel au dialogue sonne aujourd’hui comme un slogan dans la bouche de tous les partis politiques ou mouvements ne se reconnaissant pas dans les idéaux du M5-RFP.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Rehausser le niveau du débat</strong></h3>



<p>Certes, la démocratie recommande le <a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=64342" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dialogue dans la résolution des crises</a>. Mais ce dialogue ne constitue-t-il pas un processus qui est appelé à évoluer ? À ce stade de la crise, reformuler la demande de dialogue ne serait pourtant qu’un simple pastiche. Car depuis bien avant l’arrivée des émissaires de la CEDEAO au Mali, le 18 juin 2020, ce n’est-il pas ce dialogue entre les différentes parties qu’ont initiés plusieurs acteurs nationaux, notamment les religieux, la société civile ainsi que des partenaires nationaux ? Le M5-RFP n’a-t-il pas été reçu autour de la même table par l’ex-président Moussa Traoré&nbsp;ainsi que d’autres arbitres pour la gestion de cette crise ? Nous savons également que Imam Mahmoud Dicko, la tête de proue du M5-RFP, a été reçu par IBK le 4 juillet 2020. Le lendemain dimanche 5 juillet, une délégation du M5 a été également reçue par le chef de l’État. S’il s’agit de dialogue, nous pensons que beaucoup a été fait dans ce sens. Avons-nous sûrement oublié que le Dialogue national inclusif entrait dans le cadre de la résolution des maux de ce pays.</p>



<p>Toutes les propositions faites par l’une et l’autre partie ne se situent que dans cette volonté de dialoguer. Seulement on semble oublier que dans tout dialogue, il y a des points sur lesquels l’une ou l’autre partie dira non négociable. Qu’on se rappelle, quand IBK s’est dit ouvert au dialogue avec Iyad et Koufa, n’a-t-il pas été indiqué qu’il y a des points, comme l’intégrité du territoire malien ainsi que la laïcité de la République, qui ne seront point négociables. Alors aujourd’hui, le M5-RFP semble adopter la même posture. Les membres de ce mouvement se disent ouverts au dialogue, mais restent intraitables sur des points.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2837&amp;action=edit">Le saut dans l’inconnu!</a></p>



<p>Dans son mémorandum, rendu public le mercredi 1<sup>er</sup> juillet 2020 à travers un point de presse, le M5-RFP demande la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale ; la mise en place d’un organe législatif de transition ; le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle ; la mise en place d’un gouvernement de Transition ; l’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’État et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation ; le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties ; l’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement ; l’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel ; le détachement des services exécutifs de l’État de la présidence de la République.</p>



<p>Cette « <em>série de propositions est contraire aux valeurs de la république</em> », selon l’Action républicaine pour le progrès. Pourtant vu l’ampleur de la crise, il est urgent aujourd’hui de mettre en place une transition démocratique avec un Premier ministre de plein pouvoir. Ce gouvernement se chargera des principales réformes à entreprendre pour une résolution rapide des différentes crises que traverse le pays. En quoi une telle proposition est-elle antidémocratique ? Toutefois, après la rencontre du 4 juillet 2020, au cours de laquelle le président IBK a renvoyé la délégation du M5 à la majorité présidentielle, nous osons croire que c’est plutôt le chef de l’État qui montre une attitude de fermeture au dialogue. Ce renvoi vers la majorité présidentielle a ramené le M5 à la case de départ&nbsp;: <a href="http://saheltribune.com/ibk-president-honni-adversaires-politiques-deprecie-famille-politique/">la démission d’IBK.</a></p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2810&amp;action=edit">Crise sociopolitique : savez-vous pourquoi Mahmoud Dicko devient le héros ?</a></p>



<p>Il est temps qu’on sorte des analyses partisanes pour ne défendre que l’intérêt supérieur de la nation. Le temps n’est plus favorable aux conflits autour du pouvoir. Il faut craindre le Mali. Car le problème réel que traverse ce pays se résume essentiellement à une plus grande corruption de la vieille classe politique. Les vertus essentielles qu’elle doit incarner ne collent plus parfaitement avec elle. À travers un gouvernement de transition, le Mali pourrait trouver un moyen idéal, notamment avec l’organisation d’Assises nationales, pour préparer le changement générationnel tant prôné et résoudre les principaux problèmes du pays. On ne peut plus continuer à gouverner avec et dans le mensonge. Il est temps de rehausser le niveau du débat politique.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : pour une meilleure collaboration entre la politique et la religion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 09:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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<p>A notre époque, force est de reconnaître que, malheureusement, les religions sont en panne. Ce faisant, elles semblent même constituer le principal facteur de destruction du monde. Aujourd’hui, c’est Dieu qui divise le monde, les nations, les civilisations, les familles, et les fous de Dieu (extrémistes, fondamentalistes, intégristes)</p>
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<p>Je suis parfaitement d’accord avec le départ de son excellence Ibrahim Boubacar Keïta. Le hic est que ma conscience ne me permet pas de suivre aveuglement ces leaders religieux Cube Maggi ou Jumbo frelaté.</p>



<p>Dans son magistral livre, « <em>L’heure de philosopher la nuit et le jour</em> », le philosophe sénégalais <a href="https://www.ugb.sn/actualites/694-ceremonie-de-presentation-et-de-dedicaces-des-ouvrages-du-professeur-djibril-samb-l-heur-de-philosopher-le-jour-et-la-nuit.html#:~:text=Le%20Professeur%20Djibril%20SAMB%2C%20philosophe,la%20nuit%20et%20le%20jour%20%C2%BB.">Djibril </a><a href="https://www.ugb.sn/actualites/694-ceremonie-de-presentation-et-de-dedicaces-des-ouvrages-du-professeur-djibril-samb-l-heur-de-philosopher-le-jour-et-la-nuit.html#:~:text=Le%20Professeur%20Djibril%20SAMB%2C%20philosophe,la%20nuit%20et%20le%20jour%20%C2%BB." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Samb </a>écrit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>L’expérience montre assez que lorsqu’une religion se donne pour objet premier la mise en ordre de la scène politique et que, à cet effet, elle recherche la mainmise sur l’ordre social, culturel et moral, elle tend à se transformer en vecteur d’ensauvagement et de totalitarisme. Une société politiquement régie par une religion est une société d’interdits et de punitions où la liberté, sous aucune de ses formes, n’a de place</em>. P.89.</p></blockquote>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2941&amp;action=edit">IBK, un président honni par ses adversaires politiques, déprécié par sa famille politique</a></p>



<p>De nos jours, avec l’esprit superstitieux au Mali, le sacré est politisé et la politique est sacralisée. Du spectaculaire qui ressemble à une tragi-comédie digne de Molière ou de Beckett.</p>



<p>Les leaders religieux se prennent pour des envoyés spéciaux de l’Absolu. Les grands boubous en faisant foi. De charlatans habillés en prince d’Arabie.</p>



<p>Cette intrusion de la religion en politique aboutit à la manipulation politicienne des fidèles, à l’irruption du fondamentalisme dans l’espace politique, à l’intégrisme religieux avec comme résultats&nbsp;: la théocratie iranienne et ses Ayatollahs, les Tribunaux islamiques en Somalie, les talibans en Afghanistan, Al Qaïda, Georges Bush et sa croisade contre l’axe du Mal, Aqmi, Boko Haram, le Mujao et la fameuse guerre dans notre Maliba.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p>Si jamais un jour les leaders religieux parviennent à envahir l’espace politique au Mali, ce sont sans doute la démocratie, la liberté et la laïcité qui seront menacées.</p>



<p>Si ce n’est déjà pas le cas qui nous ramènera à la prédiction prémonitoire de Chaka Zoulou, <em>« il est trop tard, l’homme blanc est en marche ».</em></p>



<p>Pour être un peu poli, la religion doit seulement s’occuper du salut de l’individu. D’ailleurs, cela relève même de la vie privée, du choix personnel et de la liberté de conscience.</p>



<p>Aujourd’hui au Mali, nous assistons à la même réalité. Quelques <a href="http://saheltribune.com/blog/2020/07/03/dictature-cretinisme-majoritaire/">leaders religieux</a> musulmans orgueilleux et affamés du pouvoir politique, depuis la nuit des temps, cherchent par tous les moyens à s’emparer de la chose publique. Des leaders religieux aigris qui n’auraient qu’un seul objectif&nbsp;: faire du Mali un État islamique. Des leaders religieux méta-sophistes, car ils enseignent plus de 40 ans l’art de persuader le peuple dormant.</p>



<p>Ils savent parfaitement comment lancer une intervention au bon moment, comment captiver l’attention du peuple et comment finir en beauté un discours.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2833&amp;action=edit">« Le Mali Nouveau » : quelques réflexions pour alimenter le débat sur l’actualité socio-politique</a></p>



<p>Des leaders religieux Cube maggi ou Jumbo frelaté qui sont dans toutes les sauces. Ils peuvent te détester aujourd’hui et être ton rhapsode demain. Des leaders religieux qui savent facilement voler la conscience de la foule aveugle.</p>



<p>L’hypocrisie dans le milieu a atteint un sommet insoupçonné. La foule restera toujours aveugle dans la mesure où elle n’est pas capable de comprendre l’intention première de son messager.</p>



<p>Il y’a des bons messagers et des mauvais messagers. Cette foule est ce que Nietzsche appellera plus tard  <em>« Les troupeaux</em> ».</p>



<p>Des troupeaux sans boussole. Des troupeaux qui ne cherchent pas à connaître le sens d’une révolte. Bref, des troupeaux égarés.</p>



<p>Nous sommes tous conscients que le pays est dans une profonde agonie. Ainsi, ils ont choisi le meilleur moment pour lancer leurs missiles divisionnistes.</p>



<p>Si tu fais de ton meilleur bouclier un leader religieux, tu diras un jour «&nbsp; <em>Si jamais je savais&#8230;</em> »</p>



<p>Faisons une petite pérégrination intellectuelle chez un philosophe Ivoirien du nom de <a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=23812">Dr Yodé </a><a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=23812" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Simplice </a><a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=23812">Dion</a>. Dans son livre « <em>Spinoza contre la superstition et les charlatans de la foi</em> », le grand maître écrit :</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2810&amp;action=edit">Crise sociopolitique : savez-vous pourquoi Mahmoud Dicko devient le héros ?</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em> A notre époque, force est de reconnaître que, malheureusement, les religions sont en panne. Ce faisant, elles semblent même constituer le principal facteur de destruction du monde. Aujourd’hui, c’est Dieu qui divise le monde, les nations, les civilisations, les familles, et les fous de Dieu (extrémistes, fondamentalistes, intégristes) réapparaissent ici et là aux quatre coins de la terre pour imposer la loi du glaive, la foi au bout de l’épée, la religion de la bombe.</em> P.19.</p></blockquote>



<p>La mission des leaders religieux se limite seulement à l’obéissance et à la piété. Mais, lorsqu’ils s’intéressent à l’organisation de la société via le flux de la politique alimentaire et divisionniste, force est de reconnaître que ce pays sera toujours dans un perpétuel chaos.</p>



<p>En revanche, lorsque la religion recherche l’osmose avec la transcendance, c’est-à-dire avec l’idée qu’elle a de Dieu, elle tend à devenir un vecteur de pacification et, plus encore, un puissant vecteur de civilisation.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2807&amp;action=edit">Les religieux sont-ils en train de prendre le pouvoir au Mali ?</a></p>



<p>C’est tout ce que nous attendons de vous. Votre mission est de prêcher les paroles qui adoucissent les âmes sensibles pour que la paix revienne dans les quatre coins du Mali.</p>



<p>Vive la paix au Mali !</p>



<p>Qu’AMMA sauve notre pays, le seul héritage que nos Ancêtres méritants nous ont légué.</p>



<p><strong>Tidiani Bakary Guindo</strong>, <strong>professeur de philosophie au Mali</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>IBK, un président honni par ses adversaires politiques, déprécié par sa famille politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 12:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[démission IBK]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
		<category><![CDATA[mémorandum]]></category>
		<category><![CDATA[nihilisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La demande de la démission du chef de l’État ou encore la mise en cause de sa légitimité a toujours été une stratégie pour parvenir à d’autres fins non avouées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="file:///C:/Users/User/Desktop/Samsung%20Notes(1).PDF#page=2"></a>Depuis 1992, le Mali figure parmi les bons élèves des pays africains dits démocratiques. Dès ces premières ères de l’avènement de la démocratie jusqu’au coup de force militaire dirigé par Amadou Aya Sanogo en <a href="https://www.jeuneafrique.com/142284/politique/coup-d-tat-au-mali-le-jour-o-att-a-t-renvers/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2012</a>, le Mali occupait une bonne place en termes de respect aux principes démocratiques.</p>



<p>Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas eu de tentatives de renversement de pouvoir à travers des coups de force antidémocratiques. Mais toutes les aventures visant à faire partir un président ont été dirigées par des militaires. Pendant ce temps, la société civile, les associations politiques et apolitiques ainsi que les partis politiques et les regroupements de partis politiques ont quant à eux toujours été des sentinelles contre les dérives de l’État. Ils ont eu certes à contester des décisions des dirigeants ou des résultats des élections, mais jamais, ils n’avaient réclamé la démission du président de la République avec autant de zèle que ce dont nous assistons de nos jours.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2770&amp;action=edit">Baba Dakono : « Ces manifestations sont l’expression de la faillite des mécanismes politiques »</a></p>



<p>La situation sociopolitique actuelle rappelle un précédent, celle qui avait conduit à la chute du président Moussa Traoré en <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=783" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mars 1991</a>. Le peuple malien est familier avec les manifestations de contestation politique dans les rues. Les dirigeants ont toujours été assistés dans toutes leurs actions. Toutes celles qui ont une portée d’intérêt national ont attiré l’attention du grand public. À chaque fois qu’une décision est jugée contraire à l’intérêt général, aux valeurs sociétales ou à la cohésion sociale voire à l’intégrité nationale, elle est contestée dans la rue.</p>



<p>De même, pratiquement après toutes les élections présidentielles, au sortir des seconds tours, la légitimité du président élu est mise en doute. Ainsi, les élections ont toujours été suivies de contestations qui ont toujours été estompées par des concessions de poste ministériel aux dirigeants des mouvements contestateurs. La demande de la démission du chef de l’État ou encore la mise en cause de sa légitimité a toujours été une stratégie pour parvenir à d’autres fins non avouées.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2775&amp;action=edit">IBK, souffre-douleur d’un peuple en mal de vivre</a></p>



<p>Cependant, dans ces derniers temps, la mise à l’écart du président de la République est l’exigence qui est sur presque toutes les lèvres. Elle est une exigence qui secoue littéralement la classe politique malienne. Elle est portée par un regroupement d’associations et de partis politiques dénommé le <a href="http://saheltribune.com/non-classe/m5-rfp-intraitable-sur-demande/">Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques </a>(M5-RFP). Ce dernier est celui qui cristallise autour de lui toutes les attentions de la classe politique malienne et des organisations de la sous-région voire celles au niveau international. Il est un mouvement dont les initiateurs s’étaient donné un objectif précis : obtenir la démission du président IBK à travers des manifestations pacifiques.</p>



<p>Malgré les missions de bons offices pour trouver une issue favorable à cette crise sociopolitique qui paralyse davantage le pays, le M5 a remis au chef de l’État le 1<sup>er</sup> juillet 2020, un <a href="https://www.maliweb.net/politique/memorandum-du-m5-rfp-les-reserves-du-camp-presidentiel-2884025.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mémorandum </a>contenant ses principales revendications pour la fin de la crise. Si la démission du président de la République n’apparait pas dans les neuf (9) propositions faites, notons que le M5 fait quand même comprendre que leur objectif reste le même : le départ du locataire de Koulouba. Une position que certains jugent radicale ou de <em>« posture de fermeture ».</em> L’objectif de ce mouvement est de démolir toutes les institutions de la république.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2810&amp;action=edit">Crise sociopolitique : savez-vous pourquoi Mahmoud Dicko devient le héros ?</a></p>



<p>Les leaders qui sont à la tête des groupements qui le composent peuvent être dénommés sous un certain angle les démolisseurs ou les précurseurs d’une nouvelle république. À travers leurs discours, on avait cru comprendre qu’ils n’avaient aucune proposition à soumettre pour une gestion plus pacifique de la crise, leur ultime dessein est de détruire. Mais à travers le Mémorandum, beaucoup ont compris que des propositions existent, même si nous ne savons pas comment ils comptent gouverner le pays après le départ d’IBK. Surtout que les propositions faites ne sont valables que si le chef de l’État actuel est au pouvoir.  Or après l&rsquo;échec de la rencontre du <a href="https://www.7info.ci/mali-ibk-recoit-une-delegation-du-mouvement-du-5-juin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">5 juillet 2020</a> entre IBK et une délégation du M5, ce mouvement est revenu à sa case de départ: le départ du chef de l&rsquo;Etat. </p>



<p>Selon ces démolisseurs, d’autres hommes plus habiles que ceux qui sont aux commandes viendront avec des vues plus justes pour bâtir un Mali nouveau. Ce n’est pas pour la venue d’un homme qu’ils se mobilisent, font-ils savoir, mais c’est pour celle d’une génération. Pour eux, il n’y a rien (nihil), aucun homme respectable à la tête des différentes institutions, à commencer par la présidence, l’Assemblée nationale, la cour constitutionnelle, etc. Les nihilistes d’aujourd’hui sont, si je peux m’exprimer ainsi, la queue, comparativement à leurs prédécesseurs. Ils sont trop éloignés de ceux qui, en 1991, demandèrent la démission du chef de l’État. Ils le sont en ce sens qu’ils n’ont pas une stratégie clairement définie ni un leadership réel. Ce fait est perceptible à travers leurs différentes interventions. Dans ces dernières, les pseudo leaders qui sont à la tête des groupements, qui le composent, tiennent tout le temps des discours contradictoires. Ils pataugent dans tous les sens. Cela se voit dans leur Mémorandum ainsi que les discours oraux qu’ils tiennent.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2837&amp;action=edit">Le saut dans l’inconnu!</a></p>



<p>Selon les interventions de beaucoup de constitutionnalistes, la revendication qu’ils mettent en avant est une demande qui souffre de légalité. Pour eux, nos lois n’octroient aucunement un tel pouvoir aux citoyens. De là, ils laissent entendre qu’elle est anticonstitutionnelle. Je dirai pour ma part qu’il est un propos de table. À la place de celle-ci, ils devraient réclamer des réformes politiques et institutionnelles raisonnables, le changement de la piètre condition de vie dans laquelle la majeure partie du peuple se trouve. Ces considérations les auraient amenés à changer de vouloir changer de posture en proposant une série de propositions dans lesquelles la démission du chef de l’État n’apparait nulle part.&nbsp;</p>



<p>Mis à part les considérations évoquées ci-haut, il ressort dans les discours des leaders des contestateurs qu’avant même que leur exigence ne soit satisfaite, ils sont stupéfaits de l’avoir obtenu. Ce fait peut être imputé au fait que leur mouvement a eu une ampleur inattendue. Cette dernière est liée au fait que la majeure partie du peuple était dans des situations désespérantes. Elle fut la principale cause des ralliements à sa cause.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2675&amp;action=edit">Démission d’IBK : le deuxième rassemblement du M5-RFP annoncé pour le vendredi 19 juin</a></p>



<p>En principe, il était facile de l’écraser comme tout autre groupe de mécontents qui se délectaient, après avoir lu quelques recueils sur la généalogie des mouvements populaires. Même quelques vers séditieux sur les soulèvements qui ont bouleversé tout le Maghreb récemment pourraient donner de quoi faire face. Mais le cliché de la réaction du président déchu en 1991 est toujours dans les mémoires. Ce fut la brutalité qu’il avait utilisée contre les contestateurs à l’époque qui fut son erreur fatale. De ce fait, il faut utiliser tous les canons et stratagèmes pour l’estomper excepté la force. Cette leçon est bien assimilée jusqu’ici.</p>



<p>Néanmoins, la rapidité avec laquelle le mouvement a pris de l’ampleur a contrecarré tous les théorèmes sur les soulèvements populaires. Elle est ce qui a permis aux déchus du régime de se rallier au mouvement avant même que le président et ses partisans ne prennent conscience du danger que ce mouvement nihiliste faisait planer sur leur tête, sur le pays ainsi que sur toute la sous-région. Le mouvement de soutien au président, dénommé Convergence des forces républicaines (CFR), est une entité mort-née. Elle l’est en ce sens qu’elle a vu le jour à un moment où dans les rangs des soutiens du président, il y avait des frustrations internes. Parmi celles-ci, nombreux sont les membres de sa famille politique et les barons qui l’ont soutenu, qui ont été déçus par ses interventions personnelles dans des domaines qui n’étaient pas dans son giron. Les résultats des élections législatives, la répartition de certains postes stratégiques ainsi que la désignation du président de l’assemblée nationale sont entre autres les grains de sable qui se trouvaient dans leur couscous. D’une part, ils ont révélé les ambitions démesurées du premier chef, et d’autre part ils ont mis à nu les dissensions internes dans les rangs des tenants du système et les velléités de certains cadres. Le président n’est plus le berger de tout le troupeau, mais un homme qui n’a que le soutien total des proches de sa famille au sens propre du terme.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2767&amp;action=edit">Propositions de sortie de crise : la CEDEAO et le M5-RFP à couteau tiré</a></p>



<p>Tels sont entre autres, les raisons qui ont favorisé l’influence des hommes politiques en quête de crédibilité et qui les ont permis de se hisser dans la cour des décideurs. Elles sont aussi celles qui ont déclenché la chute de la cote de popularité du président. C’est alors que le danger est devenu véritablement réel. Ce qui n’était qu’une simple manifestation ou un simple meeting de quelques frustrés s’est transformé en un mouvement de contestation politique qui attire les adhérents comme l’odeur d’une bonne sauce d’arachide préparée par une malinké. C’est alors que le président s’est rendu compte qu’il perdait l’admiration et l’estime de son peuple et de ses proches.</p>



<p><strong>CISSE Mikaïlou, le nihiliste en puissance &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La dictature du crétinisme majoritaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 09:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crétinisme]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>De nos jours, les constats ont révélé que les manifestations de masse populaire sont les nouvelles formes à travers lesquelles les citoyens imposent leur volonté aux dirigeants. Elles sont les recours que le peuple saisi pour s’exprimer</p>
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<p>Dans son « <em>Journal d’une recherche : de l’Être au Devenir »</em>, Anaïs Nin nous fait comprendre que nous ne voyons pas les choses telles qu’elles se présentent à nous ou encore telles qu’elles sont décrites dans les recueils. Nous les voyons par contre, telles que nous sommes, selon la vision de la doctrine à laquelle nous nous réclamons. Le courant de pensée auquel l’homme sympathise joue un aspect essentiel dans son processus de perception des situations auxquelles il fait face.</p>



<p>Friedrich Nietzsche, dans le « <em>Gai Savoir</em> », fait comprendre que les événements se déroulent cycliquement. Rien n’est nouveau et tout est la reproduction des faits antérieurs. Selon son hypothèse,&nbsp;« <em>cette vie, tel que tu la vis et l’as vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois ; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement</em> ».</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Limite du suffrage universel </strong><strong></strong></h3>



<p>En partant de ces deux points de vue, l’un sur la perception des faits et l’autre sur la manière dont les faits se déroulent, nous dirons pour notre part que les manifestations de masse populaire dans les rues de nos grandes villes montrent et démontrent les limites du suffrage universel&nbsp;: la démocratie représentative. Cette dernière, bien qu’elle soit le mode de désignation des dirigeants dans la plupart de nos Etats, est de plus en plus mise en cause dans sa pratique. Le peuple qui, dans la théorie, est détenteur du pouvoir politique est de plus en plus, dans les faits, un instrument pour accéder au pouvoir. Les aspirations qui l’animent sont moins prises en compte par les institutions. La plupart des lois et décisions que les dirigeants prennent sont contestées, c’est-à-dire elles ont du mal à réunir autour d’elles l’avale du peuple dans sa majorité. De même, elles étalent les insuffisances des législations en matière du contrôle des institutions par les citoyens. À ceux-là, il peut être ajouté, qu’elles relèvent des manquements de l’État de droit, qui a du mal à exister dans les faits et qui n’existe que dans les législations.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Nouvel outil de pression populaire</strong></h3>



<p>De nos jours, les constats ont révélé que les manifestations de masse populaire sont les nouvelles formes à travers lesquelles les citoyens imposent leur volonté aux dirigeants. Elles sont les recours que le peuple saisi pour s’exprimer, à chaque fois qu’il constate des dysfonctionnements dans l’application des textes ou suspecte qu’une décision va l’encontre de l’intérêt général.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p>Toutefois, ces manifestations sont aussi le canal par lequel la majorité crétinisée et abêtie, de surcroit ceux qui s’intéressent peu à la chose publique, est utilisée par les populistes avec l’aide des nouveaux moyens de communication, de surcroit l’internet, pour confisquer le pouvoir aux dirigeants en place. L’intérêt suprême du peuple est l’argument mis en avant, bien que ce dernier ne soit qu’un prétexte pour parvenir à des fins personnelles.</p>



<p>Néanmoins, il faut reconnaitre la légitimité de la plupart des revendications. Les dirigeants dont les légitimités sont mises en cause sont ceux qui ont manqué à leur devoir régalien dans l’exercice de leurs fonctions.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Deux scénarios s’offrent</strong></h3>



<p>De plus en plus, ces manifestations de masse populaire, qui au début n’étaient que des revendications pour acquérir plus de droits et de libertés, de démocratie et l’arrêt de la corruption au sein des institutions étatiques ou encore la répartition saine et équitable des revenues de la Nation, se transforment en des renversements de pouvoir. Dans la majorité des cas, les pressions de la rue finissent par avoir le dernier mot sans grande violence sur les manifestants. Il s’agit du cas où elles contraignent les autorités à capituler, à faire des concessions ou à abandonner simplement leurs ambitions.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2833&amp;action=edit">« Le Mali Nouveau » : quelques réflexions pour alimenter le débat sur l’actualité socio-politique</a></p>



<p>Dans le cas contraire, où les autorités refusent d’abdiquer dès les premières ères des constatations et qu’au final les manifestations parviennent à les faire partir, il y a deux scénarios possibles. Le premier est la capitulation et le second est la destitution. Dans le premier cas, on parle de départ négocier, ce dernier résulte de la ruse et de l’habilité du premier chef à faire face aux revendications. Par contre, dans le second cas, on parle de départ forcé. Celui-ci est la conséquence de la gestion désastreuse de la crise. Il fait suite à un usage abusif de la répression contre les manifestants. Il arrive généralement à ceux qui, en réponse aux revendications, opposent une résistance farouche aux manifestants, en faisant un usage disproportionné de la violence. Le cas de Blaise Compaoré au Burkina Faso est un départ négocié contrairement au cas d’Omar El Béchir au Soudan du Sud qui est un départ forcé.&nbsp; &nbsp;Mais de plus en plus, les résistances que certains dirigeants opposent aux manifestations de la masse populaire font que ces dernières se radicalisent. Elles se transforment en des rébellions ou en des affrontements sporadiques entre les forces de l’ordre et les contestateurs. Dans un tel scénario, la population civile, est celle qui paye le lourd tribut. Elle est celle qui est exposée en première ligne. Elle est confrontée entre autres à des maladies, à la famine, au manque d’eau potable, à l’exode forcé, au manque de source de revenus pour subvenir à ses besoins primaires, etc. L’état actuel du Yémen et de la Syrie est un exemple frappant. La prolifération des armes, l’accès moins difficile à celles-ci et l’implication des pays tiers dans les affaires internes des pays en crise sont des facteurs qui aggravent davantage les crises.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Dictature du crétinisme &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p>De nos jours, elles sont les procédés qui sont empruntés par les populistes pour s’imposer dans la reine politique ou pour confisquer le pouvoir. La dictature du crétinisme majoritaire est celle qui est la mode. Elle est de plus en plus le moyen le plus facile qui permet de s’emparer du pouvoir. Elle réussit dans certains cas et d’autres non. Dans les deux cas, l’effondrement de l’État s’en suit. L’état actuel de la Libye et du Soudan du Nord atteste ce fait. Celui du Venezuela en phase d’être un échec en est un. Toutefois, les manifestations de la masse populaire ont permis d’apporter des changements dans certaines Nations. Elles sont devenues les principaux moyens d’acquisition de droit et de défense d’intérêts de masse. Les manifestations des gilets jaunes en France sont un exemple. Elles ont permis à des États de faire des transitions politiques, à d’autres, d’avoir des institutions fortes, plus de démocratie, de liberté, de justice et de droit. La Tunisie et l’Algérie sont des pays qui confirment ce fait.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2803&amp;action=edit">Dr Bréma Ely Dicko sur RFI : « Une des solutions aujourd’hui, c’est de dissoudre l’Assemblée nationale… »</a></p>



<p>Cependant, la stupidité et l’ignorance populaires qui sont les manifestations de la dictature du crétinisme ont gagné les esprits pendant notre temps. De même, l’intelligence et la sagesse dans les conduites n’ont jamais été reléguées au second plan que pendant cette dernière. Cette dernière s’apparente à la période qui a vu surgir les idéologies nihilistes, au sens d’Ivan Tourgueniev non nietzschéen, qui a ébranlé les fondements de l’organisation des sociétés occidentales au début du vingtième siècle et qui ont conduit à l’avènement au pouvoir des hommes qui ont déclenché la pire guerre que l’humanité a connue jusqu’ici. Au jour d’aujourd’hui, nous assistons à l’émergence des idéologies nihilistes dans presque tous les États. Les contestateurs deviennent de plus en plus nombreux.</p>



<p>En épilogue, si bien qu’il avait été énoncé, notre société va mal, elle est malade du manque de l’état de droit, qui est à la base des idéologies nihilistes, qui elles aussi à leur tour sont les causes qui bouleversent nos sociétés contemporaines.</p>



<p><strong>CISSE Mikaïlou, le nihiliste en puissance</strong></p>
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