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	<title>Archives des crise sahélienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise sahélienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p>Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p>Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p>Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p>Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p>Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p>Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p>Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p>Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p>Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p>Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p>Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p>Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p>Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p>Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p>En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p>Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>PNR 2025 : le Mali muscle sa riposte contre l’insécurité alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 14:33:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le plan national de réponse à l'insécurité alimentaire 2025 marque une priorité pour la sécurité et le développement au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Ce mardi 12 août 2025, sous un ciel lourd de saison des pluies et dans l’effervescence coutumière du grand carrefour de Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a donné le coup d’envoi du Plan National de Réponses (PNR) contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle pour l’année 2025.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Ce rendez-vous, désormais inscrit dans le calendrier politique comme un rituel républicain, illustre à lui seul l’axe stratégique adopté depuis 2021 : faire de l’alimentation, de la nutrition et du développement des priorités jumelles de la sécurité nationale.</p>



<p>Car au Mali, les autorités l’ont compris : sans nourriture sur la table, point de paix durable ; sans sécurité alimentaire, pas de sécurité tout court. C’est cette conviction, martelée depuis Mopti en 2021, Nioro du Sahel en 2022, Ségou en 2023 et Sikasso en 2024, que Redouane Ag Mohamed Ali, ministre commissaire à la sécurité alimentaire, résume comme un fil rouge politique : «&nbsp;<em>Un rituel qui, chaque année, ancre un peu plus la réponse nationale dans la réalité des régions&nbsp;</em>», commente-t-il, avant de souligner que Bamako, cette fois, devient le théâtre de l’engagement présidentiel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-philosophie-de-la-souverainete-alimentaire"><strong>La philosophie de la souveraineté alimentaire</strong></h2>



<p>Les chiffres, eux, ne laissent guère de place à l’approximation : 1 470 114 Maliens vivent aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 – Crise) et nécessitent des interventions immédiates. Face à ce constat, l’État a débloqué une enveloppe de 12,74 milliards de F CFA. L’argent permettra la distribution gratuite de 22 700 tonnes de céréales, la vente à demi-tarif de kits alimentaires à 16 000 ménages vulnérables dans Bamako et d’autres villes de l’intérieur, ainsi que la distribution de 300 tonnes d’aliments pour poisson.</p>



<p>Mais le dispositif ne s’arrête pas là. Dans une interview, au ton à la fois martial et protecteur, Goïta a détaillé les trois volets de l’opération : d’abord, les distributions gratuites ; ensuite, la mise sur le marché de 11 500 tonnes de vivres subventionnés ; enfin, le volet «&nbsp;<em>résilience</em>&nbsp;», conçu pour soutenir les pisciculteurs, aménager des périmètres maraîchers et restaurer les terres dégradées. En filigrane, c’est toute une philosophie de souveraineté alimentaire qui se déploie : un pays moins dépendant des importations, plus résistant aux chocs climatiques et aux fluctuations du marché mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alimentation-l-acte-fondateur-de-toute-souverainete-reelle"><strong>L’alimentation, l’acte fondateur de toute souveraineté réelle</strong></h2>



<p>Le ministre commissaire a, pour sa part, salué les mesures préventives prises par le chef de l’État : approvisionnement régulier des marchés domestiques, stabilité relative des prix, et surtout continuité du PNR, qui, selon lui, a permis des progrès qualitatifs tangibles. À ses côtés, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) apparaît comme un allié stratégique : 15 milliards de F CFA et 10 000 tonnes de vivres pour soutenir 685 000 bénéficiaires supplémentaires, dans une assistance complémentaire qui souligne que, dans ce domaine, la coopération internationale reste vitale.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous savons que nos défis sont multiples&nbsp;</em>», a conclu Assimi Goïta, évoquant tour à tour les aléas climatiques, les crises internationales et l’insécurité persistante dans certaines zones.<em>&nbsp;« C’est pourquoi la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos concitoyens demeure au cœur de nos priorités.</em>&nbsp;»</p>



<p>En filigrane de cette journée dans la cour de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) de Sogoniko, au-delà des chiffres et des caméras, se lit la volonté d’un exécutif en quête d’ancrage populaire : affirmer que nourrir son peuple n’est pas un geste ponctuel, mais l’acte fondateur de toute souveraineté réelle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ousmane Sy (1) : « Le pouvoir n’est valide que lorsqu’il y a un pays »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ousmane Sy a occupé des postes ministériels au Mali, dont l’Administration territoriale. Cet acteur de la politique de la décentralisation au Mali nous indique dans cette interview, qu’il nous a&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Ousmane Sy a occupé des postes ministériels au Mali, dont l’Administration territoriale. Cet acteur de la politique de la décentralisation au Mali nous indique dans cette interview, qu’il nous a accordée le 15&nbsp;février 2021, sa vision du G5 Sahel, de la crise malienne ainsi que des risques que court le Mali en tant qu’État.</strong></p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: le Tchad a accueilli, les 15 et 16&nbsp;février dernier, le sommet du G5 Sahel. Quelle analyse faites-vous du G5 dans la résolution de la crise dans cette région ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Ousmane Sy&nbsp;: </strong>au début, le G5 était une approche essentiellement militaire. Cette approche a été accompagnée plus tard par une approche du développement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Quand le G5 Sahel a été mis en place, je l’ai beaucoup interrogé parce que je me sentais gêné par ce concept derrière lequel je sentais une volonté de l’État français de prendre une initiative à la place des pays du Sahel. En plus, je n’ai jamais compris pourquoi le Sénégal, en tant que pays sahélien, ne fait pas partie de ce groupement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">J’ai beaucoup interrogé au Mali aussi qu’à l’extérieur sur cette absence sénégalaise. Mais je n’ai obtenu aucune réponse convaincante. Du coup, je soupçonne une volonté de séparer le Sénégal des autres pays du sahel.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pensez-vous donc que le G5 est aussi un instrument de la France ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Bien sûr que oui. Pour moi, le G5 Sahel est un instrument de plus pour la France non seulement pour se maintenir en Afrique, mais aussi pour ses besoins de protection personnelle.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>De protection personnelle ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La France aussi bien que l’Europe est très préoccupée aujourd’hui par deux questions fondamentales&nbsp;: le djihadisme et la migration. Voyant les difficultés que nous avons à gérer ces problèmes au Mali, la France anticipe pour venir les gérer à notre place de peur d’être touchée par les effets de ces crises.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Je mets le G5 Sahel et tout ce qui a suivi dans le cadre de la géopolitique. Toutefois, cela ne m’amène pas à dire que c’est la France qui constitue notre problème. Car si elle vient chez nous pour faire sa politique, c’est que nous avons été incapables de faire notre politique. Aussi longtemps que nous serons incapables de définir nos propres intérêts et de rencontrer la France avec ces intérêts, nous allons être des victimes.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Donc le G5 Sahel ne pourra pas apporter de solution à la crise malienne&nbsp;ou sahélienne ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La solution à la crise malienne est au Mali. La solution à la crise du sahel est au sahel. Les réponses sont sahéliennes, elles sont maliennes. Elles ne peuvent pas venir de la France. Si la France apporte des réponses, c’est d’abord dans ses propres intérêts.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Si aujourd’hui Macron s’agite autant, c’est parce qu’il a des échéances électorales. Les Français l’interrogent sur l’intervention au Sahel. Ce qui fait que ces derniers mois, il met la pression afin de pouvoir montrer un trophée comme résultat de l’intervention de la France dans le sahel.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">D’autre part, le président français Macron essaie de trouver d’autres alternatives pour retirer l’armée française parce que la mort d’une cinquantaine de soldats français au sahel crée des problèmes au sein de l’opinion publique française.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Puisqu’on se rapproche du débat électoral, Macron joue son mandat. Toutes les initiatives récemment prises sont beaucoup plus pour répondre aux Français qu’aux Sahéliens.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Comment comprenez-vous alors son absence au sommet du G5 Sahel&nbsp;à N’Djamena ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Je l’ai déjà dit. C’est parce qu’il répond aux Français et non aux Sahéliens. Macron n’a pas de compte à rendre aux Sahéliens, mais plutôt aux Français.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quel est le fond de cette crise malienne et sahélienne ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Notre crise est le résultat du mauvais fonctionnement de nos États. Le fond de cette crise, c’est l’incapacité de nos États à mobiliser les communautés.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ces communautés ont subi l’État depuis les indépendances. Aujourd’hui, l’évolution a fait de telle sorte que nous sommes dans des États de droit où on peut moins réprimer qu’auparavant. Ce qui fait que les communautés sont moins soumises. Or, nos États ne sont préparés qu’à gérer des communautés soumises. C’est cela le fond de cette crise.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Mais vous dites que la solution à ces crises est sahélienne et malienne. Quelle est cette solution ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Pour moi, au lieu d’aller chercher des secours à l’étranger, nos États devraient aller négocier avec les communautés afin de s’adapter à elle. L’État doit se réconcilier avec ces communautés, chercher l’adhésion de ces communautés en engageant une véritable négociation avec elles, tant au niveau urbain que rural. C’est cela la refondation.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La véritable refondation consiste en l’acceptation par toutes les élites&nbsp;: politiques, sociales, militaires, administratives, d’aller s’asseoir avec les communautés et décider avec elles ce qu’est l’État malien. Cela demande une véritable négociation afin de sortir le pays de la crise. Sans cela, nous allons rester dans une répétition perpétuelle de crise.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une répétition perpétuelle de crise, dites-vous ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Oui. De l’indépendance du Mali à nos jours, tous les dix ans, nous sommes tombés dans une crise. Ce genre de schéma ne favorise pas le développement. Car chaque crise nous ramène à la case de départ. Elle ne provoque pas de véritable changement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Si aujourd’hui les djihadistes, Amadou Kouffa ainsi que Iyad Ag Ghaly, arrivent à chasser l’État des territoires, c’est parce que les communautés ne tiennent plus. Nous avons installé un système sans pour autant les impliquer. Elles ont donc fini par s’en détacher. Et c’est cette faille que nos adversaires, nos ennemis internes et externes exploitent contre nous.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Nous savons que le dialogue avec les djihadistes divise également les opinions. Quelle chance pour l’option militaire ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Aujourd’hui je ne parle même pas de dialogue, mais plutôt de négociation. Je ne suis pas en train d’exclure l’option militaire. Mais cette option ne doit pas être exclusive. La négociation doit précéder.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Il ne s’agit pas pour moi d’aller négocier avec les djihadistes, mais plutôt avec les communautés. Ce sera en fin de compte aux communautés de chasser les djihadistes. En ce moment, la France partira d’elle-même.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Depuis près de six mois, le Mali est gouverné par un régime de transition qui devra procéder à de grandes réformes. Cette transition pourrait-elle être à la hauteur des défis ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Je pense que la Transition est un moment de refonte et de refondation. Depuis 1960, nous sommes dans les crises. Cela ne permet pas d’avoir la stabilité qui doit conduire au développement. Ce processus de développement nécessite la durée et la stabilité.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Aujourd’hui nous sommes dans une crise profonde qui est en train de remettre en cause l’existence même de notre nation.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">&nbsp;Notre pays est en train de s’émietter en de petits territoires contrôlés par des chefs de bande. Chacun se constitue son petit territoire et le gère selon ses règles. Nos communautés qui ont toujours vécu ensemble dans la cohésion, le vivre ensemble, sont en train de s’éclater.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Comment recoudre la cohésion de notre territoire ? C’est cela le véritable défi que nous devons aujourd’hui relever. Comment renouer le lien entre des communautés qui ont toujours vécu ensemble ? C’est cela aussi l’enjeu.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Donc les élections ne constituent pas pour vous un enjeu ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">L’enjeu n’est pas les élections. Pour le moment, nous avons un autre problème plus important à résoudre. La transition est normalement faite pour cela.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La transition consiste à quitter un point A pour un point B.&nbsp; C’est un temps pour mettre en place de nouveaux systèmes. Les penser d’abord pour ensuite les mettre en place. C’est une période qui demande le minimum de temps.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quelle est la durée que vous envisagez pour cela ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Après le coup d’État du 18&nbsp;août, je voyais cette transition jusqu’en 2023. Cela donnait le temps aux organes de la transition de réfléchir avec les Maliens pour redéfinir les nouvelles bases sur lesquelles on allait reconstruire l’État malien. C’est ce qu’on a fait en 1991. La Conférence nationale a installé les bases sur lesquelles la Troisième république a démarré.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette transition aurait pu faire la même chose en installant les bases sur lesquelles la Quatrième république allait démarrer. Les élections allaient être organisées après avoir réussi toutes les réformes institutionnelles et politiques. Mais si on ne fait rien de tout cela, on va se précipiter d’aller aux élections sans se soucier comment les organiser dans le contexte actuel du pays, cela nous conduira à organiser des élections sur une partie du territoire en abandonnant l’autre partie.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cela pose un véritable problème. Car ceux qui seront élus de ces élections auront difficilement l’adhésion de leur communauté.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Mais on est tellement obnubilé par l’accès au pouvoir qu’on oublie tout le reste. Or le pouvoir n’est valide que lorsqu’il y a un pays.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Tout le monde passe à côté de l’essentiel qui est de reconstruire ce pays, de le réorganiser pour que nous arrivions à le préserver dans son entité actuelle et à réunir les communautés maliennes.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quels sont les dangers&nbsp;de ces crises répétitives pour le Mali ?</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La situation du Mali est tellement grave à l’interne que nous constituons une menace pour nos voisins. C’est pourquoi la plupart des pays qui nous entourent sont en train de faire monter leurs militaires à nos frontières pour se protéger. Nous sommes également devenus un problème pour le monde.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Il y a donc deux schémas possibles&nbsp;: la disparition du Mali en tant qu’État ou notre mise sous tutelle directe.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Je le dis la mort dans l’âme, si les tendances actuelles se poursuivent, dans un an ou deux, nous n’aurons plus de pays et même la carte du sahel va se redessiner.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">L’autre risque est de nous voir mis sous tutelle par les Nations unies. Si on estime que les Maliens sont incapables de résoudre cette crise, le Conseil de sécurité des Nations peut faire une résolution pour mettre le Mali sous tutelle.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette tutelle peut être confiée soit à une organisation comme la MINUSMA, qui va remplacer le gouvernement malien pour gérer le pays pendant une période bien déterminée. Ou encore on peut être confié à un autre pays comme la France.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette mise sous tutelle a déjà eu lieu dans certains pays. Le Cambodge a déjà été mis sous tutelle pendant un certain nombre d’années. Le Timor également.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Réalisée par Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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