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	<title>Archives des crise environnementale &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise environnementale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Et si le fleuve Niger disparaissait vraiment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:17:05 +0000</pubDate>
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<p>Les menaces contre le fleuve Niger sont alarmantes. Apprenez comment nos choix nuisent à ce précieux cours d'eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le fleuve Niger est en train de disparaître sous nos yeux. Lentement, presque discrètement, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel inéluctable. Pourtant, sa dégradation n’est ni une fatalité ni un caprice du climat seul. Elle est le résultat direct de nos choix, de nos renoncements et de notre incapacité collective à protéger ce qui rend encore la vie possible au Sahel.</em></strong></p>



<p>Selon l’étude Cart’Eau menée par <em>Join For Water</em> et l’IPR/IFRA de Katibougou en 2020, l’état du fleuve Niger à la traversée de Bamako est fortement dégradé par les rejets urbains non traités. «&nbsp;<em>Ce sont plus de six cent millions de litres de déchets liquides et solides qui sont déversés dans le Fleuve Niger à la traversée de Bamako</em>&nbsp;», souligne ce rapport, qui identifie 94 collecteurs d’eaux pluviales et usées dans le Grand Bamako, dont 58 se déversent directement dans le fleuve, constituant autant de « <em>hotspots</em> » majeurs de pollution. Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, ces collecteurs sont aujourd’hui transformés en égouts à ciel ouvert recevant eaux domestiques, déchets solides et boues de vidange.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-9eme-fleuve-le-plus-pollue-au-monde"><strong>Le 9ème fleuve le plus pollué au monde</strong></h2>



<p>L’étude estime le débit cumulé des eaux usées rejetées dans le fleuve Niger à 7,08 m³ par seconde, soit environ 611 548 m³ d’eaux polluées par jour. La commune IV est la plus contributrice, avec près de 249 596 m³/jour, en raison notamment du collecteur du Woyowayanko assimilable à une rivière d’eaux usées. À cette pollution liquide s’ajoute une gestion défaillante des déchets solides, avec seulement 13 sites de dépôts transitoires, souvent insalubres, et l’absence de véritable station de traitement des boues de vidange, entraînant des déversements anarchiques vers le fleuve.&nbsp;</p>



<p>Ces chiffres confirment que le Niger est devenu, à Bamako, le principal réceptacle des déchets urbains, faisant peser de graves risques sur la santé publique, la biodiversité et la ressource en eau potable. Le Niger charrie désormais autant de plastiques que de poissons. Ailleurs, son lit est éventré par un dragage anarchique, ses berges rongées par l’urbanisation sauvage, ses eaux détournées, polluées, surexploitées. Le fleuve nourricier est devenu un exutoire, un dépotoir, parfois une simple ressource à piller. Et l’indifférence générale l’accompagne dans sa lente agonie.</p>



<p>Le rapport technique 2020 du Projet de Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le Fleuve Niger «&nbsp;<em>Cart’Eau</em>&nbsp;» — réalisé avec le cofinancement de la Direction Générale du Développement (DGD), du Royaume de Belgique et de Join For Water (JFW) grâce l’appui de Fabrizio DE GEORGIO FERRARI TRECATE, Représentant résident de Join For Water au Mali et de toute son équipe — souligne que le «&nbsp;<em>Fleuve Niger est le 9ème fleuve le plus pollué au monde en termes de déchets en matière plastique.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-n-explique-pas-tout"><strong>Le climat n’explique pas tout</strong></h2>



<p>Certes, le réchauffement climatique accentue la fragilité du Niger. La hausse des températures, la variabilité accrue des pluies et l’allongement des périodes de sécheresse pèsent lourdement sur son débit. Mais se réfugier derrière le climat serait une fuite en avant. Car le fleuve ne meurt pas seulement de chaleur. Il meurt surtout de négligence humaine.&nbsp;</p>



<p>Dans un rapport publié en 2018 par l’Agence du Bassin du fleuve Niger, avec le financement de l’ambassade des Pays-bas, Housseini Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, résumait les dangers auxquels le fleuve Niger est confronté à deux : «&nbsp;<em>Le fleuve Niger est plus que jamais confronté à deux défis majeurs : le changement climatique et la croissance démographique</em>&nbsp;». Des défis qui sont tous sources de dégradation de la qualité des eaux et de diminution des ressources.</p>



<p>L’exemple du lac Faguibine, au nord de Tombouctou, est édifiant. Asséché depuis les années 1970, il a laissé derrière lui un désert de sable, des communautés ruinées et des écosystèmes anéantis. Ce drame écologique n’a suscité ni électrochoc durable ni changement structurel. Il est pourtant un avertissement pour l’humanité comme quoi l’eau peut disparaître, même là où elle semblait éternelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-sahara-etait-vert"><strong>Quand le Sahara était vert</strong></h2>



<p>L’histoire environnementale du Mali rappelle la vérité dérangeante selon laquelle le désert n’a pas toujours été désert. Durant l’Holocène humide, le Sahara était parcouru de rivières, de lacs et de deltas intérieurs reliant les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Le nord du Mali accueillait des populations humaines nombreuses, vivant de la pêche, de la chasse et de l’élevage.</p>



<p>Les gravures rupestres, les outils de pêche et les anciens lits de fleuves encore suivis par les nomades en témoignent. Le Sahara s’est désertifié lorsque les équilibres climatiques se sont rompus. Aujourd’hui, ce sont nos modes de vie, nos politiques publiques déficientes et notre rapport prédateur à la nature qui accélèrent une nouvelle rupture.</p>



<p>La disparition progressive du fleuve Niger serait bien plus qu’une catastrophe écologique. Elle signifierait l’effondrement de systèmes agricoles entiers, l’aggravation des conflits pour l’accès à l’eau, l’accélération des migrations forcées et une insécurité alimentaire chronique. Le danger que court le fleuve Niger est une bombe environnementale aux conséquences politiques et sociales majeures.</p>



<p>Protéger le Niger, ce n’est pas défendre un paysage ou un symbole. C’est préserver un équilibre vital pour des millions de personnes. Cela suppose une gouvernance environnementale courageuse, une coopération régionale effective, une régulation stricte des activités extractives et urbaines, mais aussi une réappropriation citoyenne du fleuve.</p>



<p>La question n’est donc pas de savoir si le Niger peut disparaître, mais si nous accepterons d’en être les fossoyeurs silencieux. La responsabilité intergénérationnelle nous oblige : un fleuve ne nous appartient pas, il nous est confié. Et l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront laissé mourir, sans réagir, l’une des dernières grandes artères de vie du Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Boue de vidange à Bamako, une catastrophe environnementale négligée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[boue de vidange]]></category>
		<category><![CDATA[crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
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<p>Environ 500 000 litres de boue de vidange sont quotidiennement déversés sur le seul site de l’aéroport Bamako-Sénou. Du déchet liquide qui submerge pendant l’hivernage le village de Gaouna, situé&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Environ 500 000 litres de boue de vidange sont quotidiennement déversés sur le seul site de l’aéroport Bamako-Sénou. Du déchet liquide qui submerge pendant l’hivernage le village de Gaouna, situé à 5 km en contrebas, dans la commune rurale de Kalaban-coro.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">&nbsp;<em>« Le déversement des boues de vidange a été un désastre</em> », se plaint le septuagénaire Bassi Traoré qui a vécu toute sa vie sur ces terres. Depuis cinq ans, raconte-t-il, le liquide d’excréments a envahi son champ. Son verger « <em>Sahel Fruits</em> », jadis fort de 500 pieds de différentes variétés de mangues, a perdu la moitié de sa production. La boue fécale, asséchée à cette période de mars, recouvre le sol de son champ. L’odeur nauséabonde qui répugne tout visiteur n’est pourtant pas ce qui agace le vieil homme, mais plutôt l’acidification du sol à laquelle il assiste impuissant ces dernières années. Pour rendre à nouveau ses terres fertiles, Bassi n’a trouvé mieux que de faire transporter dans son champ des déchets avec tous les sachets plastiques.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><em>« Boire l’eau de robinet à Bamako, c’est boire la matière fécale&nbsp;</em>», affirme avec certitude Moussa Dembélé. Le voisin du vieux Bassi montre de la main l’espace naturellement déserte qui sert de passage à l’écoulement des boues de vidange pendant l’hivernage. Un canal artificiellement approfondi, creusé pour non seulement empêcher l’épandage des boues de vidange dans les champs, mais aussi drainer cette eau acidifiée jusque dans la rivière qui traverse le village de Gouana. Une rivière qui selon Moussa se jette dans le Djoliba au niveau de Kabala, où se trouve la plus moderne station de pompage de Bamako.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Un problème de santé publique</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">C’est un fait, les boues de vidange menacent la santé des populations de Bamako. Mais l’urgence est à Gaouna. Mamoutou Traoré, l’imam du village, s’étonne que sa voix ne soit pas entendue dans cette affaire. Avec le chef du village, l’imam Traoré explique qu’ils sont allés voir les responsables de la décharge pour qu’ils aillent déverser ailleurs. « <em>Ce sont les autorités qui leur ont donné cet espace&nbsp;</em>» nous-ont-ils répondu. «&nbsp;<em>L’eau est souillée</em> », dit l’imam pointant du doigt l’eau pourpre puisée de son puits à notre présence. «&nbsp;<em>On ne peut pas devenir un bon musulman sans une eau propre</em>&nbsp;», affirme-t-il. Et d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;<em>Dans la mosquée, nous utilisons l’encens pour pouvoir prier&nbsp;»</em>.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ce 08 mars, la sage-femme du village Sidibé Ramatou Coulibaly était en fête, parée dans son uniforme de circonstance, mais l’esprit occupé par l’affaire de boues de vidange. Pendant l’hivernage, raconte-t-elle, nous faisons face à une multiplication de cas de diarrhée, surtout chez les enfants qui non seulement boivent, mais aussi jouent dans les eaux stagnantes. <em>«&nbsp;Ici à Gouana, les salades et les concombres pourrissent très vite</em>&nbsp;», s’emporte Rokia Doumbia, une habitante rencontrée non loin du dispensaire. Pour Rokia, le fait que les légumes ne durent qu’une demi-journée prouve que c’est de la matière fécale.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une atteinte aux droits humains…</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Les mouvements d’humeur des populations et les plaintes formulées par une association locale ont amené l’ONG Water Aid a mené une étude sur la gestion des boues de vidange dans le district de Bamako. Le rapport final de l’enquête rendu public, en novembre 2019, souligne la «&nbsp;<em>contamination des sources de provisionnement en eau potable&nbsp;»</em> dans le village de Gouana.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les mauvaises odeurs, la prolifération de moustiques, de maladies hydriques, la destruction des arbres fruitiers avec son corollaire de privation de revenus… sont autant de conséquences des boues de vidange sur le village de 15 000 habitants (recensement de 2009). Ces pratiques, a dénoncé Water Aid, dans son rapport constituent des <em>« atteintes graves aux droits de l’homme »</em>, notamment les droits à l’eau et à l’assainissement reconnus par les Nations-Unies dans la Résolution du 28 juillet 2018.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">« <em>Les boues de vidange ne plaisent à personne, mais on ne peut aller sans ça »,</em> se défend Samou Samaké, président des vidangeurs de Bamako, interrogé par Maliweb.net sur leur responsabilité dans le malheur des villageois de Gaouna. C’est à la suite d’une grève en 2008-2009, explique-t-il, que la Mairie du district de Bamako a donné cet espace dans la zone aéroportuaire. Il devait avoir une station d’épuration, et l’eau recyclée devait servir à arroser les jardins de l’aéroport. « <em>Depuis 10 ans, rien a été fait par les autorités</em> », a accusé Samaké</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><em>« Le projet de station d’épuration est en cours</em>&nbsp;», assure Séréma Kanouté, responsable de la communication de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). La fin du Projet d’Appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), explique-t-il, a ralenti la construction de la station d’épuration. La Banque mondiale a décidé de financer le projet. Aux dires de Kanouté, le démarrage du projet n’attend plus que la fin de l’Etude d’impact environnemental.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Mamadou TOGOLA</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Journée_Mondiale_Philosophie : face à la crise environnementale, les philosophes maliens revisitent leur tradition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[tradition philosophique]]></category>
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<p>Au Mali, la philosophie est célébrée, ce jeudi 19 novembre 2020 dans l’enceinte de l’École Normale Supérieure de Bamako, autour de ce thème&#160;: «&#160;La crise environnementale&#160;: quelle solution pour le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Mali, la philosophie est célébrée, ce jeudi 19 novembre 2020 dans l’enceinte de l’École Normale Supérieure de Bamako, autour de ce thème&nbsp;: <em>«&nbsp;La crise environnementale&nbsp;: quelle solution pour le philosophe&nbsp;?&nbsp;»</em></strong><em></em></p>



<p>La philosophie est au service de la société, de l’humanité puisqu’elle n’est pas par-delà le monde. Conscient de cela, les philosophes maliens, à travers le trio de ces trois grandes institutions universitaires du Mali, ont apporté leur pierre à l’édifice. Ces institutions sont l’École normale supérieure qui a abrité cette édition, l’Université des lettres et des sciences humaines  (ULSB) et <a href="https://ucao.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;UCAO</a>…</p>



<p>Sur le thème choisi cette année, M. Bakabigny Keita, Dr. Sékou Yalcouyé, Mme Elianne Ky et Dr. Souleymane Keita&nbsp;sont intervenus pour y faire des communications.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Compréhension des mobiles de la crise</strong></h3>



<p>Malgré la divergence de leur point de vue sur le sujet, les conférenciers semblent s’accorder sur un point qui concerne les causes de cette crise. Selon M. Bakabigny Keita, il n’y a pas de crise environnementale. <em>«&nbsp;L’homme a juste pris conscience de son arrogance&nbsp;»</em>, affirme-t-il. La crise environnementale est, selon lui, le retour de l’arrogance de l’homme contre lui-même. Outre cet aspect, il invite également à une autre intelligence de cette crise environnementale en la regardant comme l’expression d’un malentendu entre les dominés et les dominants. <em>«&nbsp;La crise signifie un conflit&nbsp;»</em>, soutient-t-il.</p>



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<p>Pour sa part, Dr Sékou Yalcouyé souligne que l’homme ne peut pas être l’ennemi de la nature puisqu’il est un élément de cette nature. Devenir ennemi de la nature, c’est ipso facto devenir son propre ennemi, a-t-il indiqué. Du coup, il convient pour l’homme de reconstituer la nature pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Dans cette perspective, il doit, au lieu de se respecter, respecter la nature. <em>«&nbsp;Le manque de respect de la nature néantise la vie humaine, l’humanité entière&nbsp;»</em>, nous informe-t-il.</p>



<p>Pour Dr. Souleymane Keita, la terre est un patrimoine à sauvegarder. Pour concrétiser ce désidérata, il faudra nécessairement «&nbsp;repenser l’écosophie&nbsp;». Dr. Keita fait entendre qu’au regard de l’évolution actuelle de l’humanité, à travers les progrès scientifiques et techniques, il y a un risque écologique majeur. <em>«&nbsp;Si nous ne changeons pas, l’humanité sera plongée dans un chaos sans précédent&nbsp;»</em>, a-t-il prévenu. Se situant dans le sillage de Hans Jonas, Dr. Keita affirme que la nature est l’altérité de l’homme. Donc l’homme a une responsabilité non seulement vis-à-vis de ses semblables, mais aussi vis-à-vis de l’environnement, d’où une éthique de responsabilité pour l’humain.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Venir à bout de la crise environnementale</strong></h3>



<p>Pour contrecarrer cette crise, Dr. Keita se lie, d’un côté, à la maxime morale écologique&nbsp;de Hans Jonas&nbsp;: «&nbsp;<em>Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre&nbsp;</em>». Et de l’autre côté, il rejoint Michel Serres pour dire qu’une désobéissance totale au modèle de l’économie mondiale actuelle, qui nous est imposée, est une des solutions «&nbsp;<em>pour sauver la nature, l’humanité</em>&nbsp;».</p>



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<p>Pour remédier à cette crise, M. Keita propose de faire un retour à l’intelligence des stoïciens selon laquelle « <em>l’homme n’est pas un empire dans un empire</em> » &#8211; Spinoza. Il s’agit pour l’homme de comprendre les lois de la nature afin de mieux se comporter vis-à-vis de celles-ci, explique-t-il.</p>



<p>Dr Yalcouyé recommande, pour sa part, à chacun de planter un arbre pour contrecarrer la crise environnementale. En outre, il recommande de rationaliser la recherche effrénée des capitaux. Il soutient que l’épistémologie doit être enseignée partout pour la protection et la préservation de la nature. Il a terminé sa communication par cette phrase de François Rabelais&nbsp;: «<em>&nbsp;Science sans conscience n’est que ruine de l’âme&nbsp;</em>».</p>



<p>Quant à Mme Elianne Ky, celle-ci prend l’éthique comme la voie pouvant permettre à l’homme de se ressaisir pour non seulement protéger la nature, mais surtout de la préserver. Il faut donc, pour Mme Ky, prendre la nature comme objet d’éthique.</p>



<p><strong>Par Abdramane Coulibaly (Lumière)</strong></p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Journée_Mondiale_Philosophie : face à la crise environnementale, quelle responsabilité pour l’homme ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2020 16:59:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[solution pour le philosophe]]></category>
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<p>À l’instar des autres pays, le Mali a célébré la 18e édition de la Journée mondiale de la philosophie, jeudi&#160;19&#160;novembre 2020. L’Amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) a&#8230;</p>
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<p><strong>À l’instar des autres pays, le Mali a célébré la 18<sup>e</sup> édition de la Journée mondiale de la philosophie, jeudi&nbsp;19&nbsp;novembre 2020. L’Amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) a accueilli une conférence-débat sur le thème « <em>La crise environnementale&nbsp;: quelle solution pour le philosophe ? </em>».</strong></p>



<p>Organisée par trois institutions universitaires du Mali (la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, FSHSE, l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, UCAO, et l’École Normale supérieure, ENSUP, de Bamako, cette Journée visait la promotion dela réflexion philosophique dans la résolution des crises multidimensionnelles que traverse l’humanité.</p>



<p>Conscient de l’importance de cette Journée, instituée depuis 2002, dans la déconstruction des préjugés qui entourent la philosophie, ces trois grandes institutions universitaires du Mali se sont donné la main pour l’immortaliser à travers une conférence-débat sur  l’environnement. Une manière de montrer la place prépondérante que peut jouer la philosophie dans la résolution des crises mondiales.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La question de « l’être dans le monde »</strong></h3>



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<p>« <em>La philosophie doit être au commencement de ce combat contre le réchauffement climatique</em> », explique Badié Hima, enseignant-chercheur à la FSHSE, après la cérémonie d’ouverture. À l’en croire, cette problématique de l’environnement repose la question de <em>« l’être dans le monde</em> » qui a été au cœur des réflexions philosophiques depuis l’Antiquité grecque. C’est une problématique qui <em>« n’est pas tombée</em> » ex nihilo, estime-t-il, avant de préciser que ce phénomène est le produit de l’action humaine. À ce titre, le changement climatique engage la responsabilité des hommes, des États, des Nations qui doivent prendre des mesures pour réduire ce phénomène « <em>parce qu’il en va de la survie de l’humanité », </em>a-t-il donné l’avertissement<em>.</em></p>



<p>Dr Hima est convaincu que la covid-19 reste également un produit des actions humaines. Mais il met un bémol à ce niveau en laissant le soin aux chercheurs de le prouver ou pas. Tout compte fait, cette pandémie qui a changé le rapport de l’homme à la société, à l’environnement, à la nature, repose la question de sa propre responsabilité, dit-il.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La réflexion philosophique à l’avant-point</strong></h3>



<p>Face à ces crises diverses, Dr Hima trouve important que les philosophes soient à l’avant-point dans les réflexions, les analyses sur l’être, les rapports interhumains, mais aussi et surtout la science et ses finalités.  </p>



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<p>Présent à cette cérémonie de célébration, le représentant de l’UNESCO au Mali, Edmond Moukala a invité les philosophes non seulement maliens, mais surtout africains, à réfléchir sur leur continent pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à leur continent. « <em>L’Afrique doit faire valoir ses valeurs</em> », a-t-il affirmé après avoir attiré les attentions sur l’étonnement du monde entier sur l’enregistrement de moins de cas de covid-19 et de morts liés à cette maladie en Afrique. &nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La pérennisation de la cérémonie</strong></h3>



<p>Dr Nacouma Augustin Bomba, chef du département philosophie de la FSHSE, a souhaité la pérennisation de cette initiative des trois institutions universitaires du Mali. Pour apprécier la thématique de la Journée, il a indiqué&nbsp;: « <em>Le monde connaît une crise environnementale majeure</em> ». Face à une telle crise et convaincu que la philosophie peut changer le monde, Dr Bomba estime que cette discipline peut-être d’un grand apport.</p>



<p>Cette célébration a servi également de cadre pour Dr Hima de plaider pour une meilleure implication du bureau multipays de l’UNESCO au Mali dans l’organisation annuelle de cette Journée. Il formule la recommandation de faire de cette Journée un véritable colloque national et international. Il appelle à l’institutionnalisation de cette Journée au Mali.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>



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