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	<title>Archives des crise éducative au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des crise éducative au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Livre : « Mon beau métier » ou l’éloge de la fonction enseignante ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 11:01:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Sidibé]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[Mon beau métier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Douze ans après sa retraite de l’enseignement, l'ancien conseiller pédagogique Amadou Sidibé vient de publier un livre aux éditions La Sahélienne. Son ouvrage Mon beau métier, paru en octobre dernier, est un véritable appel à la jeune génération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Douze ans après sa retraite de l’enseignement, l&rsquo;ancien conseiller pédagogique Amadou Sidibé vient de publier un livre aux éditions </strong><em><strong>La Sahélienne</strong></em><strong>. Son ouvrage </strong><em><strong>Mon beau métier, </strong></em><strong>paru en octobre dernier,</strong><strong> est un véritable appel à la jeune génération</strong><em><strong>.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le témoignage d’un routier de l’enseignement qui exprime son cri de cœur face aux maux qui minent l’éducation dans son pays.Malgré tant d’années de service loyal rendu à la nation, Amadou Sidibé estime que sa mission est encore loin de se terminer s’il ne laisse pas d’autres traces. <em>« Le métier que j’ai aimé tant, je ne peux pas quand même aller dans l’autre monde sans laisser de trace </em>[écrite]<em> », </em>se justifie-t-ilpour expliquer son objectif en publiant cet ouvrage. Cette parution dans <a href="https://editionslasahelienne.net/?cat=12" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Collection 50 Voix</em></a> de <em>La Sahélienne</em> survient dans une période de <a href="https://saheltribune.com/au-mali-la-nouvelle-rentree-scolaire-est-elle-possible-sans-la-synergie-des-enseignants/">crise éducative </a>dans le pays, faut-il le rappeler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par devoir moral, M. Amadou Sidibé a donc entrepris un tel projet d’écriture pour servir d’outil de sensibilisation et de pédagogie pour les jeunes enseignants qui, pour lui, sont en train de « <em>bouder</em> » le beau et noble métier qu’est l’enseignement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="preuve-de-passion"><strong>Preuve de passion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On découvre au fil des 63 pages que l’ancien conseiller pédagogique des Maths et Sciences n’a pas choisi le titre<em> Mon beau métier</em> pour juste le faire vendre. <em>« La matière avec laquelle l’enseignant travaille est un enfant », </em>écrit-il<em>.</em> Ce dernier étant beau, <em>« celui qui exerce ce métier a une mission capitale de modeler l’enfant qui est notre devenir ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur livre un merveilleux témoignage sur son <em>« beau métier »</em>. Preuve de toute la passion qu’il a eue pour cette fonction. Une passion qui touche également les arts, la culture, le sport et les voyages. Toute chose qui prouve qu’un enseignant est un éternel insatisfait, toujours avide de connaissances. Une passion motivée par l’influence de ses instructeurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="systeme-educatif-malade"><strong>Système éducatif malade</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toute la noblesse de cette fonction enseignante, l’école malienne est confrontée à <a href="https://saheltribune.com/trois-raisons-de-se-procurer-de-%E2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%E2%80%89-de-tekete/">maintes difficultés</a> remontant jusqu’à la fermeture des écoles de formation (IPEG) et des Écoles Normales Secondaires. Cette situation a, par conséquent, entraîné la <em>« banalisation de la fonction des enseignants »</em>. Les effectifs pléthoriques dans les salles de classe, la difficile atteinte des objectifs pédagogiques sont des maux que déplore l’auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Sidibé ne se contente pas d’étaler les maux de l’école malienne. <em>Mon beau métier</em> est aussi un ouvrage de <a href="https://saheltribune.com/service-ecole-comment-sortir-ecole-malienne-crise/">proposition de pistes</a> de sortie de crise. L’auteur exhorte les décideurs politiques à penser à une meilleure intégration des langues nationales dans le médium d’enseignement. <em>« Le message pédagogique est </em>[ainsi]<em> mieux perçu et l’apprentissage se fait aisément ».</em> Pour une éducation de qualité au Mali, M. Sidibé livre des recettes aux décideurs politiques et acteurs de l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moussa Balla Diarra : « Une transition n’est pas faite pour résoudre tous les problèmes de la nation »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 07:07:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[grogne sociale]]></category>
		<category><![CDATA[prolongation de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ancien député à l’Assemblée nationale du Mali, de 1997 à 2002, auteur de « Mansala, le Mali d’après crise » aux éditions La Sahélienne (2020), Moussa Balla Diarra s’exprime sur la transition&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ancien député à l’Assemblée nationale du Mali, de 1997 à 2002, auteur de « </strong><em><a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89mansala-mali-apres-crise-intelligence-transition-politique-mali/"><strong>Mansala, le Mali d’après crise</strong></a></em><strong><a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89mansala-mali-apres-crise-intelligence-transition-politique-mali/"> </a>» aux éditions La Sahélienne (2020), Moussa Balla Diarra s’exprime sur la transition et la crise scolaire dans le pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18&nbsp;août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta a été poussé à la <a href="http://www.bbc.com/afrique/live/monde-53812147" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démission forcée</a>. L’Assemblée nationale a été dissoute. De jeunes militaires, réunis dans le Comité national pour le salut du peuple (<a href="https://saheltribune.com/mali-le-cnsp-invite-a-la-reprise-des-activites/">CNSP</a>), ont pris le pouvoir à Bamako. Une <a href="https://constitutionnet.org/sites/default/files/2020-10/mali-jo-2020-17-sp.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de Transition</a> a été adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organes de transition ont été mis en place. Baw N’Daw, après un court séjour à Koulouba, a été poussé à la <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-le-pr%C3%A9sident-bah-ndaw-et-le-premier-ministre-moctar-ouane-annoncent-leur-d%C3%A9mission/2255122" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démission forcée</a>. Son vice-président<strong> </strong>Assimi Goïta est ordonné <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">nouveau président</a> de la Transition. Choguel Kokalla Maïga du Comité stratégique du <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/27/au-mali-le-m5-rfp-dispose-a-accompagner-la-junte-dans-le-processus-de-transition_6050064_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">M5-RFP</a> est nommé à la tête de la primature, après la démission forcée de Moctar Ouane.<strong> </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la grogne sociale, les nouvelles autorités ont procédé à <a href="https://saheltribune.com/ecole-malienne-la-synergie-syndicale-des-enseignants-toujours-sur-la-defensive/">l’unification des grilles salariales</a>. Pour l’application de l’article&nbsp;39 sur leur statut particulier, la synergie syndicale des enseignants, signataires du 15&nbsp;octobre 2016, décide de <a href="https://saheltribune.com/mali-article-39-des-enseignants-eviter-de-faire-durer-les-problemes/">boycotter les examens</a> de fin d’année. L’école malienne est toujours en crise.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong>&nbsp;: Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moussa Balla Diarra</strong>&nbsp;: nous sommes arrivés à cette transition en raison de la mauvaise gouvernance. Depuis une cinquantaine d’années, les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’État ont cultivé la mauvaise graine de cette mauvaise gouvernance. C’est un fléau que le peuple, dans sa souveraineté absolue, n’a pas réussi à arrêter. Pourtant, ce peuple constitue le vrai pouvoir, l’organe de veille des institutions de la république.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous faites référence à la société civile ? &nbsp;</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment ! Pendant une cinquantaine d’années, le Mali a manqué une société civile responsable, organisée, structurée, unie, forte et consciente de son rôle. Une société civile qui joue pleinement son rôle, de façon indépendante, sans compter sur de l’argent ou d’autres intérêts personnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Mali avait eu une telle société civile, nous n’allions pas assister aux dérives gouvernementales, de mauvaises gouvernances, de corruption, de gabegie, de clientélisme auxquelles le Mali a toujours été confronté.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Qu’en est-il du</strong> <strong>Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le M5-RFP n’est pas une affaire de personne, mais plutôt de pays. C’est en absence de cet organe de veille que le Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) s’est vite constitué. Le genre de mouvement qu’il fallait et qu’il faudrait entretenir pour une meilleure résolution des problèmes de ce pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ras-le-bol qui s’était emparé des Maliens et qui a conduit à la formation de ce mouvement a finalement conduit au départ du régime IBK. Du coup, le Mali s’est retrouvé sous un régime de transition, par le bouleversement de l’ordre constitutionnel.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre regard sur la transition et sa gestion ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Une transition reste un ordre inconstitutionnel. C’est une période transitoire durant laquelle certains problèmes de la nation doivent être réglés, pour le retour de l’ordre constitutionnel. Une transition n’est pas faite pour résoudre tous les problèmes de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous avons besoin au Mali d’un ordre constitutionnel, qui naîtra à travers l’organisation et la tenue des élections présidentielle et législative, la nomination d’un gouvernement par le président élu. <strong>&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors des affaires d’injustice, d’insécurité, de crise éducative, cette transition au Mali devrait, dès le départ s’accentuer sur l’organisation des élections. Mais on vient de consommer la moitié de la période prévue. Une période durant laquelle il y a un coup d’État dans un coup d’État. Le Mali va ainsi de mal en pis. La situation du pays ne cesse de se compliquer chaque jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Objectivement, le peu de temps qui reste à cette transition ne peut pas permettre l’organisation et la tenue des élections. Il suffit d’analyser le processus d’organisation de l’élection présidentielle pour s’en rendre compte. Mais si tout est déjà prêt, alors on peut aller aux élections.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sur la prolongation ou non de la durée initiale de la transition, qui est de 18 mois, quelle est concrètement votre position ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut comprimer ce qui peut l’être pour rester dans le temps. Il est très tôt pour songer à une prorogation de la durée de la transition. En 1991, la transition était prévue pour neuf mois. Lorsque nous nous sommes rendu compte que ce délai était intenable, la transition a été prorogée à quatorze mois. La transition actuelle doit durer dix-huit mois, et il reste encore huit mois avant la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il doit y avoir une prorogation, il faudrait que les partenaires du Mali constatent qu’il y a vraiment la nécessité. En ce moment, cette transition pourrait être prorogée de trois à quatre mois. Mais si le Mali s’entête à faire une prorogation unilatérale, d’autres sanctions pourraient tomber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prorogation ne doit pas être envisagée, jusqu’à une date ultime, où on constate que les matériels, les bulletins sont prêts, toutes les conditions sont réunies pour aller aux élections. Mais il faut encore un peu de temps pour de petits réglages, impossibles dans le temps qui reste à la transition, on peut en ce moment envisager la prorogation<strong>.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Outre la transition, on a la crise scolaire qui refait surface. Quelle est votre lecture sur cette crise ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise procède encore de la mauvaise gouvernance, qui gangrène le pays depuis cinquante ans. Cette mauvaise gouvernance ne se traduit pas seulement par des détournements de fonds. Elle se traduit également par les mauvais choix politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise a commencé lorsque le Fonds monétaire international et la banque mondiale, dont nous dépendons en grande partie en matière d’aide budgétaire, ont supprimé la formation des formateurs dans le budget du gouvernement. Cette suppression a entrainé un manque d’enseignants qualifiés. Tout genre de personne s’est retrouvé dans l’enseignement. On a assisté également au départ volontaire des enseignants à la retraite.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Tout est à mettre sur le dos des partenaires du Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Pas du tout. Mais tout a commencé avec cette suppression de la formation des formateurs. L’école malienne a perdu tous les bons enseignants qu’elle avait. L’autre problème a été le traitement octroyé aux étudiants par le gouvernement de transition en 1991. Des étudiants étaient nommés dans le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De file en aiguille, ces problèmes ont détruit l’école malienne. Jusqu’aujourd’hui, on peine à retrouver notre voie. Les partenaires, les parents aussi bien que les enseignants ont démissionné. L’école est toujours perturbée par des grèves&nbsp;: tantôt des enseignants, tantôt des élèves.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Dernière question&nbsp;: votre avis sur l’application de l’article&nbsp;39 ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Mon avis est qu’on devrait déployer tous les moyens nécessaires pour satisfaire les besoins de l’éducation. Dès lors qu’un engagement a été pris, on doit le respecter quoiqu’il advienne. Parce qu’il s’agit de l’avenir de l’éducation, de la jeunesse et du pays. Si ce statut particulier a été octroyé aux enseignants, par des autorités du Mali, c’est qu’elles étaient persuadées que c’est applicable. Alors qu’on l’applique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Fousseni Togola et Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Menace contre l’article 39 » : la synergie des syndicats de l’éducation projette des actions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 10:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[article 39]]></category>
		<category><![CDATA[atelier de réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[grille salariale]]></category>
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<p>Au Mali, la crise éducative semble loin d’être terminée. Dans un communiqué du 8&#160;avril 2021, les syndicats de l’éducation signataires du 15&#160;octobre 2016 expliquent les raisons pour lesquelles ils ont&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, la crise éducative semble loin d’être terminée. Dans un communiqué du 8&nbsp;avril 2021, les syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016 expliquent les raisons pour lesquelles ils ont décidé de boycotter l’atelier national de réflexion sur <em>« les conditions de vie et de travail dans les secteurs publics et privés. » </em>Ils demandent à leurs militants de se tenir prêt</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales, consistant à relever les grilles inférieures à 1382, le gouvernement a organisé un atelier de réflexion sur <em>« les conditions de vie et de travail dans les secteurs public et privé. »</em> Bien que le thème ait été <em>« attirant, alléchant, voire ambitieux »,</em> les syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016 ont toutefois qualifié cet évènement d’un <em>« complot, une conspiration »</em> contre le personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les enseignants « confortés dans leur position »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Préssentant cet état de fait, les syndicats enseignants ont <a href="http://saheltribune.com/%e2%80%89menaces-contre-larticle-39%e2%80%89-les-enseignants-invitent-au-respect-des-lois/">boycotté </a>ledit évènement. Aujourd’hui, ils se disent <em>« confortés dans leur position »</em>. Selon la synergie syndicale, les grandes conclusions issues de cet atelier restent toutes en lien avec la grille du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cet atelier de trois jours, qui a réuni plus d’une centaine de participants au Centre international de conférence de Bamako (CICB), il a été décidé d’établir une grille commune (unique) pour tous les fonctionnaires à la hauteur de la meilleure grille selon les normes de l’UEMOA, récompenser la performance par les primes, respecter la loi en matière de statut et traduire devant les tribunaux ceux qui violeraient la loi par l’annexion aux statuts particuliers des grilles de salaires, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Toute cette gymnastique du gouvernement vise à honorer un engagement qu’il a pris avec une centrale syndicale de la place</em> [UNTM ndlr] », a-t-il laissé entendre avant d’indiquer que toute mise en application de cet engagement remettra en cause les acquis des syndicats de l’éducation.</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une nouvelle crise se pointe à l’horizon</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Considérant cet atelier comme un <em>« complot ourdi et malicieux »,</em> tracé contre les enseignants du Mali, les syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016 ont rejeté les conclusions aussi bien que les recommandations issues de cet atelier. Ils ont profité de l’occasion pour lancer un appel à l’ensemble de leurs militantes et militants à se préparer pour une nouvelle lutte comme celle de 2019-2020 sous le régime déchu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale, la volonté de ramener tous les fonctionnaires dans le statut général sous-entend l’abrogation des autres lois acquises après de longues syndicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicats de l’éducation n’entendent point accepter que <a href="http://saheltribune.com/mali-pour-non-application-de-certains-accords-la-synergie-syndicale-de-leducation-donnent-un-premier-avertissement/"> l’article&nbsp;39</a>, une disposition de la <a href="https://www.ilo.org/dyn/natlex/docs/ELECTRONIC/106585/130826/F-807188708/MLI-106585.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loi N&nbsp;2018-007 du 16&nbsp;janvier 2018</a> portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, soit «&nbsp;<em>violé</em>&nbsp;». Ledit article stipule que&nbsp;<em>« toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignant fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ores et déjà, la synergie syndicale prévoit, au courant de la semaine prochaine, plusieurs rencontres d’information autour de cette situation.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Bakary Fomba</strong></h4>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transposition du personnel enseignant : l’arrêté interministériel signé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 16:03:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[arrêté interministériel]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[reprise des cours]]></category>
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<p>L’arrêté interministériel portant « transposition du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique » a été signé ce lundi 14 septembre 2020.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après avoir réussi à se trouver un terrain d’entente, vendredi 11 septembre 2020, chaque partie s’attèle, tant soit peu, à la mise en oeuvre de ses engagements. Comme convenu, la reprise des cours a été effective dans toutes les écoles publiques du Mali ce lundi 14 septembre 2020. En même temps, du côté des autorités de l’État, les lignes bougent favorablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrêté interministériel portant <em>« transposition du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique</em> » a été signé ce lundi 14 septembre 2020. Dans l’article&nbsp;1 dudit arrêté du secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kinane Ag Kadeda, on peut lire&nbsp;: <em>« Les agents relevant du Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale sont transposés à concordance de grade et échelon en application de l’ordonnance n°&nbsp;2020-002/P-CNSP du 11 septembre 2020 portant modification de la Loi n°&nbsp;2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale </em>». Le même document rassure que <em>« la liste nominative de transposition fera l’objet d’un arrêté ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous osons croire qu’au sujet de cet article&nbsp;39, qui opposait les enseignants aux autorités de l’État depuis quelques années, cette fois-ci sera la bonne. Les choses avancent rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’au niveau des écoles privées, la reprise n’a pas été effective à 100&nbsp;%. Les promoteurs réclament des arriérés de subvention à l’État. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
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		<title>Crises dans le sahel : l’ECW appuie le secteur de l’éducation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 13:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[éducation ne peut pas attendre]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Dans le Sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la crise sanitaire de covid-19 venant se greffer à la crise sécuritaire a privé plusieurs enfants de leur droit à l’éducation. Education cannot wait (ECW), en français l’éducation ne peut pas attendre, vient d’appuyer ces pays avec un nouveau financement de quelque million de dollars, le 29 juillet 2020. Objectif : assurer aux enfants et aux jeunes de ces pays le droit à une éducation inclusive et de qualité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le Sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la crise sanitaire de covid-19 venant se greffer à la crise sécuritaire a privé plusieurs enfants de leur droit à l’éducation. Education cannot wait (ECW), en français l’éducation ne peut pas attendre, vient d’appuyer ces pays avec un nouveau financement de quelque million de dollars, le 29 juillet 2020. Objectif : assurer aux enfants et aux jeunes de ces pays le droit à une éducation inclusive et de qualité.  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les attaques contre les enfants et les jeunes, et la violence dans le centre du Sahel au Burkina Faso, au Mali et au Niger continuent d’augmenter et près de 5 millions d’enfants ont maintenant un besoin urgent d’assistance humanitaire </em>», telle est la remarque de Yasmine Sherif, directrice de l’éducation ne peut pas attendre, premier fonds mondial dédié à l’éducation dans les situations d’urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=947&amp;action=edit">Education: la culture de l’excellence fait-elle bon ménage avec le recrutement de volontaires ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en raison de ce constat que l’éducation ne peut plus attendre (ECW) a souhaité soutenir ces enfants vulnérables à travers un financement de <strong><a href="https://reliefweb.int/report/burkina-faso/education-cannot-wait-announces-us13-million-first-emergency-response-benefit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">13 millions de dollars</a></strong>. Cette somme permettra de soutenir près de 247 000 (dont 55 % sont des filles) enfants et jeunes touchés par la crise dans le sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger. « <em>Pour construire une éducation de qualité inclusive et équitable, comme indiqué dans l’Objectif de développement durable 4, les subventions ciblent les populations les plus vulnérables touchées par les déplacements forcés, y compris les filles et les enfants handicapés</em> », indique-t-on dans le communiqué de presse publié le 4 août par l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce nouveau financement, l’éducation ne peut pas attendre a pour vocation d’améliorer l’accès à l’apprentissage dans ces trois pays du sahel, où la crise sanitaire est venue se greffer à d’autres crises, notamment sécuritaires, indique-t-on. Selon les précisions de ce fonds, <strong>13&nbsp;% de ces financements concerneront les enfants au niveau préprimaire, 66&nbsp;% au niveau primaire et au 21&nbsp;% pour le secondaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la directrice de l’organisation, « <em>pour les enfants et les jeunes vulnérables du Sahel, l’éducation est une lueur d’espoir, de sécurité et leur seule opportunité de construire un avenir meilleur. »</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2721&amp;action=edit">Crise scolaire : IBK a donc sacrifié l’avenir des milliers d’enfants pour se faire plaisir ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, ce financement, dans lequel la part du pays s’élève à <strong>5 millions de dollars US</strong>, permettra d’assister <strong>les 1,4 million d’enfants</strong> qui sont dans un besoin d’éducation en raison de la covid-19. L’accès inclusif à une éducation de qualité, la continuité de l’éducation pour les enfants et les jeunes déplacés, la réponse élargie à la covid-19, l’apprentissage à distance, ainsi que la réouverture des écoles dans un environnement d’apprentissage sûr et protecteur seront garantis à ces enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’ECW, ces investissements seront fournis par Humanity and Inclusion (870 000&nbsp;USD), Plan international (599 000&nbsp;USD), Save the Children (1 million&nbsp;USD), l’UNICEF (1,6 million&nbsp;USD) et World Vision International (926 000&nbsp;USD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’en mars 2020, <strong>plus de 1200 écoles</strong> avaient été fermées au Mali en raison des attaques continues contre les établissements d’enseignement et de l’insécurité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, c’est <strong>près de 544 000 enfants</strong> <strong>d’âge scolaire</strong> qui ont été touchés par la crise sécuritaire dans le pays. Dans ce financement, le pays des hommes intègres bénéficiera de <strong>4 millions de dollars US. </strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au Niger, c’est <strong>plus de 2,6 millions d’enfants</strong> <strong>et de jeunes</strong> qui ne sont pas scolarisés, selon une analyse de 2018, en raison des attaques de groupes armés aux frontières avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria, et une augmentation des changements climatiques. Le reste <strong>des 4 millions de dollars US</strong> réunira les conditions optimales pour les enfants afin qu’ils aient un accès équitable à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2582&amp;action=edit">« Au service de l’école » ou comment sortir l’école malienne de la crise</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’ECW déplore que les financements réunis ne permettent de couvrir le besoin. À ses dires, il y aurait toujours <strong>un déficit de financement de près de 94 millions de dollars EU</strong> pour la réponse éducative dans ces trois pays. À l’en croire, il faudrait <strong>un financement supplémentaire de&nbsp;310 millions de dollars US</strong> afin de couvrir le besoin d’éducation dans ces zones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que les premiers investissements de l’ECW dans les interventions d’urgence au cours des quatre derniers mois viennent d’atteindre ainsi <strong>60,1 millions de dollars</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un <a href="http://www.coalition-education.fr/depotWeb/Rapport_-Relever-les-defis-de-l-education-dans-un-Sahel-en-crise_Coalition-Education-pdf.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> publié en 2019, la Coalition Education indiquait: «<em>Malgré les efforts consentis ces dernières années, via des financements internationaux et surtout domestiques, la crise de l’éducation reste aiguë dans les cinq pays du Sahel francophone &#8211; Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad</em>.<em>»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou </strong><strong></strong></p>
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		<title>« Au service de l’école » ou comment sortir l’école malienne de la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 13:15:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[au service école malienne]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[école malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sema dit Sadia Kéita]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif au Mali]]></category>
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<p>« Au service de l’école », un récit autobiographique écrit par Sema dit Sadia Keita pour interpeller les responsables des programmes scolaires</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>« <em>Au service de l’école »,</em> un récit autobiographique écrit par Sema dit Sadia Keita pour interpeller les responsables des programmes scolaires. Composé de plus de 140 pages, cet ouvrage a été préfacé par l’ancien ministre de l’Éducation, Salikou Sanogo et édité par les éditions La Sahélienne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ma&nbsp;bouche&nbsp;sera&nbsp;la&nbsp;bouche&nbsp;des&nbsp;malheurs&nbsp;qui n&rsquo;ont point&nbsp;de&nbsp;bouche, ma&nbsp;voix, la&nbsp;liberté&nbsp;de&nbsp;celles&nbsp;qui&nbsp;s&rsquo;affaissent au&nbsp;cachot&nbsp;du&nbsp;désespoir.</em> » Cette citation d’Aimé Césaire a toute la peine d’être reprise à propos de ce <a href="http://editionslasahelienne.net/?p=2090" target="_blank" rel="noreferrer noopener">livre </a>de Séma dit Sadia Kéita.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La voix des sans voix</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable œuvre autobiographique, « <em>Au service de l’école</em> » fournit aux lecteurs, notamment aux responsables de programmes scolaires des outils leur permettant de mieux penser le système éducatif malien. Comme pour paraphraser Aimé Césaire, en parlant de lui, Sema dit Sadia parle de tous les enfants du Mali, de l’école malienne en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2516&amp;action=edit">Littérature : Defoe, Poe et Shelley en terrain contaminé</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers la description de ses apprentissages jusqu’à sa vie professionnelle, les obstacles qu’il a rencontrés ainsi que les multiples découvertes qu’il a eu à faire dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la gestion scolaire, l’auteur se fait la voix des sans voix. Car les difficultés décrites sont celles de maints enfants maliens. Mais l’originalité de cette œuvre, c’est surtout les solutions évoquées pour transcender ces épreuves présentées comme des défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre <em>« contribue [ndlr] à la formation de notre jeunesse en quête de repères et outille nos administrateurs scolaires afin qu’ils assument un leadership pédagogique puissant au niveau de leur établissement pour une éducation de qualité »</em>. Voilà présenté en quelques mots toute la portée de ce livre par son préfacier, Pr Salikou Sanogo.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Pour une meilleure gestion scolaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Au service de l’école »</em>&nbsp;est certes un récit autobiographique, mais qui livre des messages importants pour la gestion de la crise scolaire que traverse notre pays depuis quelques années. Il s’adresse non seulement aux administrateurs scolaires, aux élèves, mais aussi aux parents, à un plus haut niveau, aux décideurs politiques en charge de l’éducation. Même les entrepreneurs peuvent y trouver leur compte. Il s’agit d’une œuvre dense qui ne laisse personne sur ses faims.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><em><strong>« Systèmes éducatifs en Afrique&nbsp;: Forces et faiblesses »</strong></em><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La lecture du livre de Sema dit Sadia Kéita nous fait rappeler de cet autre ouvrage publié chez La Sahélienne&nbsp;: <em><a href="http://maliactu.info/societe/education-societe/%E2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%E2%80%89-un-ouvrage-qui-montre-les-voies-de-sortie-de-crises-educatives" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Systèmes éducatifs en Afrique&nbsp;: Forces et faiblesses »</a>. Dans cette œuvre, Daouda Tékété décrit également les problèmes dont souffre l’école malienne. Tout comme Sadia Kéita, M.&nbsp;Tékété fournit aux responsables des programmes scolaires des outils pour mieux penser le système éducatif malien pour l’adapter aux réalités du pays. « Le défi pour les États africains est aujourd’hui, la conception et/ou l’adoption de politiques éducatives qui prennent mieux en compte les mutations sociales et les défis des cultures et sociétés africaines </em>», lit-on dans le livre de M.&nbsp;Tékété. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette volonté de résolution des crises de l’école malienne apparait également chez Ibrahim Ag Mohamed.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong><em>« Grammaire comparée&nbsp;: Français-Tamasheq »</em></strong><strong><em></em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux deux premiers auteurs, Ag Ibrahim Mohamed, du haut de ses expériences pédagogiques, se focalise sur un aspect plus particulier&nbsp;: le problème d’enseignement de la langue Tamasheq dans les écoles maliennes. <em>« Outiller la langue Tamasheq [ndlr] pour qu’elle soit enseignée aisément en tant que langue et médium d’enseignement des connaissances scientifiques requiert de gros travaux de recherche »</em>, écrit-on dans cet ouvrage de plus de 100 pages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2492&amp;action=edit">Écoles privées : deux (2) solutions pour la résolution de la situation financière des enseignants</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point commun entre tous ces ouvrages, c’est surtout la présentation d’une crinière de propositions de sortie de crise scolaire au Mali. Ces trois travaux provenant d’hommes expérimentés dans le domaine de l’éducation ne peuvent que donner à l’école malienne un tout autre visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
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		<title>Mali : Non, les lois ne sont pas faites pour embellir la constitution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 09:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hobbes]]></category>
		<category><![CDATA[Platon]]></category>
		<category><![CDATA[Violation des lois]]></category>
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<p>l’éducation qui, même d’après les droits de l’homme, est un droit pour tous est devenue un droit pour quelques-uns au Mali. Les autorités maliennes ont perdu le sens de la responsabilité, du souci d’une jeunesse formée pour un monde compétitif. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Judé Sogoba</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Estimant que le principal problème du Mali est la violation des lois établies</strong>,  <strong>Judé Sogoba, professeur de philosophie</strong>, <strong>rappelle que les lois ne sont pas faites pour embellir la constitution. </strong> </p>


<p class="wp-block-paragraph">Pour le bon fonctionnement d’une
République, il faut des lois. Ces lois ne tombent pas du ciel. Elles sont
établies par les parlementaires de ladite République pour l’harmonie sociale.
Elles doivent être connues et respectées par tous. Car nul n’est censé ignorer
la loi, comme on aime le répéter à tort ou à raison. Mais quand en est-il au
Mali ? Sont-elles respectées ou piétinées ? En tout cas, les lois ne sont pas
faites pour embellir la constitution. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=942&amp;action=edit">La peur de la mort, une crainte salutaire, mais injustifiée</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>La démocratie, un régime médiocre</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Dans toute République, les règles
sont établies pour être appliquées. Cela, afin d’asseoir l’autorité de l’ordre
et de la justice. Leur non-respect ne peut qu’engendrer l’anarchie. </p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.les-philosophes.fr/presentation-de-platon.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Platon (opens in a new tab)">Platon</a>, philosophe antique grec, pense que la loi est faite pour celui qui ne sait pas se diriger correctement. Il s’agit du peuple qui est ignorant. Vu qu’il ne sait pas se comporter, il lui faut des lois. C’est pourquoi ce philosophe pense que la démocratie est mauvaise, car celle-ci se veut pouvoir du peuple. Le peuple étant ignorant, il ne peut aucunement se gouverner. Cela reste de même pour les gouvernants. Selon Platon, la démocratie est le régime politique le plus médiocre puisqu’elle permet à n’importe qui d’accéder au pouvoir (le médiocre, le violeur des lois, l’ignorant, l’élite, etc.).</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=815&amp;action=edit">Faut-il condamner les plaisirs ?</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Platon analyste du Mali</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">En faisant allusion à cette analyse
platonicienne, nous voyons l’image parfaite du Mali, qui, en plus grande partie,
est un pays constitué de peuple ignorant et de gouvernants qui votent des lois qu’ils
ne peuvent pas appliquer. Nos gouvernants renvoient à ce que Platon appelle de gouvernants
de peu de talents voire sans qualité. </p>


<p class="wp-block-paragraph">On remarque aujourd’hui au Mali que l’application des lois semble ne pas être une obligation aux yeux des autorités maliennes. Le cas de <a href="https://www.ilo.org/dyn/natlex/docs/ELECTRONIC/106585/130826/F-807188708/MLI-106585.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="l’article&nbsp;39 (opens in a new tab)">l’article&nbsp;39</a> du Statut des enseignants, qui est l’objet de différend entre l’exécutif et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, n’est aujourd’hui un secret pour personne. Dans ce pays, on oublie volontiers que les lois ne sont pas faites pour embellir la constitution.  </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=729&amp;action=edit">L’erreur, un vice ou une vertu ?</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Cette situation qui paralyse aujourd’hui le secteur de l’éducation malienne nous fait rappeler à ce passage du livre <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2080712578/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2080712578&amp;linkId=7cb0c70605071d546b74fae20010e69c" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Les lois (opens in a new tab)">Les lois</a></em> de l’Athénien à travers lequel, il nous fait comprendre l’infériorité d’un État&nbsp;: </p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Je comprends ta pensée&nbsp;: tu veux dire que dans un État composé de citoyens formant entre eux une espèce de famille, il arrive quelquefois que la multitude des méchants, venant à se réunir, met la force en usage pour subjuguer le petit nombre des bons ; que, quand les méchants ont le dessus, on peut dire avec raison que l’État est inférieur à lui-même et mauvais ; qu’au contraire, lorsqu’ils ont le dessous, il est bon, et supérieur à lui-même.&nbsp;</em></p></blockquote>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=663&amp;action=edit">Voltaire et Montesquieu pour éclairer la crise climatique actuelle</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">À partir de ce passage de Platon,
nous pouvons dire que les crises maliennes d’aujourd’hui relèvent de
l’infériorité de l’État malien. Un état qui s’explique par l’ascendance des
méchants. </p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>L’éducation sabotée par intérêt</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">L’éducation est le socle du
développement de tout pays. Mais les autorités maliennes l’ont reléguée au
second plan. Car l’éducation qui, même d’après les droits de l’homme, est un
droit pour tous est devenue un droit pour quelques-uns au Mali. Les autorités
maliennes ont perdu le sens de la responsabilité, du souci d’une jeunesse
formée pour un monde compétitif. Mais pour avoir toujours les mêmes personnes
au pouvoir, il faut saboter l’éducation de ceux qui doivent assurer la relève. Il
est temps de quitter la gérontocratie. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=617&amp;action=edit">Le drame du Mali, c’est d’avoir aussi un peuple papillon !</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Une situation inquiétante</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Si pour <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Hobbes (opens in a new tab)" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes" target="_blank">Hobbes</a>, philosophe du 17<sup>e</sup> siècle, le rôle de l’État est d’assurer la sécurité des citoyens, nous pouvons dire que l’État malien a échoué sur tous les plans. Qu’il soit éducatif, sécuritaire… </p>


<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de l’éducation, les enfants
maliens sont privés de leur droit. Car le secteur éducatif est en crise depuis
fort longtemps et nous constatons un désengagement de la part du gouvernement. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=486&amp;action=edit">Problème de définition de la philosophie</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Thomas Hobbes souligne que l’État
doit imposer le respect strict des lois. Mais si au lieu que cela soit garanti
par l’État, on se rend compte que c’est lui-même qui les viole, alors, la
situation devient inquiétante. </p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Les citoyens sont aussi responsables</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Pour le respect des lois, tous les
Maliens doivent s’impliquer. Ce problème ne doit plus être vu sous un seul
angle, il est commun. En ce qui concerne les gouvernants, ils doivent faire du
Mali la priorité pour ne pas trahir la confiance que les gens ont placée en
eux, même si cette confiance est déjà en crise. </p>


<p class="wp-block-paragraph">L’application des lois en République
du Mali doit être imposée à tous, commençant par le président, les ministres,
les députés… car les lois ne sont pas faites pour embellir la constitution. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=459&amp;action=edit">Comprendre le lien entre la volonté et le désir</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ce désordre, cette anarchie au Mali ? Le
peuple n’a-t-il pas également failli à son rôle ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Education: les vautours de chariasôsôbougou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 08:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[article 39]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[grèves des enseignants maliens]]></category>
		<category><![CDATA[marche réprimée des enseignants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Outragés, les enseignants forment une coalition dirigée contre Fangatigui et menée par la synergie. Déterminés, les enseignants résistent, mis à rude épreuve, ils fusionnent tous et se retrouvent tous dans la capitale Yèrèsagokêbougou. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur la marche pacifique des enseignants violemment réprimée par les forces de l’ordre maliennes, le mercredi 11 mars 2020, Sidi Bouaré, professeur d’enseignement secondaire au Mali, livre son analyse sous forme de fiction. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était une fois dans un
village appelé Chariasôsôbougou. Il y avait un chef dénommé Fangatigui, le
vautour des vautours. Ce dernier fut démocratiquement élu. De son propre chef,
il choisit ses conseillers et ses collaborateurs, formant un cercle restreint.
Chariasôsôbougou fut bâti sur des principes démocratiques chèrement acquis. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=720&amp;action=edit">#Yelemabougou : le miroir de nos Etats</a></p>



<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">De démocrate à dictateur</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Au tout début, Fangatigui
respectait les lois régissant la vie des habitants du village. Arrivé un moment
donné, Fangatigui a commencé à monter sur ses grands chevaux et à avoir un ego
surdimensionné n’en faisant qu’à sa tête. Le chef et son entourage commencent
alors à fouler aux pieds les acquis démocratiques et à torpiller la loi. De ce
fait, les ressources du village deviennent les leurs. Dès lors le régime se
trouve situé à la limite de deux grands maux&nbsp;: l’oppression et l’abus de
pouvoir. Également situé au carrefour des voies impérieuses entre la tyrannie
et l’autocratie. </p>



<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">La marche pacifique des enseignants</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce village les gens étaient habitués à voir certains habitants prendre les armes pour se faire entendre, et cela marchait à tous les coups. Par contre d’autres procédaient par des moyens légaux comme les enseignants. Un jour, les enseignants du village décident de<a href="https://maliactu.net/mali-repression-de-la-marche-des-enseignants-par-les-forces-de-lordre-des-partis-et-personnalites-politiques-condamnent-et-invitent-ibk-a-sortir-de-son-mutisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" marcher pacifiquement (opens in a new tab)"> marcher pacifiquement</a> pour la énième fois. Car ils étaient victimes de violation de la loi. Mais ils n’étaient pas à même d’imaginer qu’ils seraient réprimés et violentés sur l’ordre de Fangatigui. Ce jour-là, les enseignants du village voulant réclamer leur dû, souhaitant changer d’existence ont été brutalisés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=629&amp;action=edit">Le Mali à ses fils : « On creuse doucement, mais sûrement ma tombe »</a></p>



<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">La résistance </h5>



<p class="wp-block-paragraph">Outragés, les enseignants
forment une coalition dirigée contre Fangatigui et menée par la synergie.
Déterminés, les enseignants résistent, mis à rude épreuve, ils fusionnent tous
et se retrouvent tous dans la capitale Yèrèsagokêbougou. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Formant une force
concentrée à Yèrèsagokêbougou et doublant sa taille initiale, la synergie
réclame, à l’unisson, l’application de l’article&nbsp;39. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=307&amp;action=edit">Les grognes sociales, face visible de l’iceberg</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fangatigui acculé,
craignant son détrônement, finit par céder ; il accorde à la synergie l’application
dudit article. À la tête d’une troupe de 63 000 militants, tous dévoués à sa
cause, la synergie triomphe finalement. Dès lors le roi évite d’être dans le
collimateur des enseignants.</p>
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		<title>Les grognes sociales, face visible de l’iceberg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 15:37:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[fausses promesses]]></category>
		<category><![CDATA[grève des transporteurs]]></category>
		<category><![CDATA[grèves des agents de la santé]]></category>
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<p>À force de fausses promesses, les autorités politiques creusent leur propre tombe. Ceux qui les croyaient sur parole vont commencer à tirer le bout de la ficelle. On refuse de se faire rattraper dans les mêmes pièges. Comme pour dire : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chronique du samedi</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;<a href="https://citation-celebre.leparisien.fr/citations/17938">La politique, ce n&rsquo;est pas de&nbsp;résoudre les problèmes, c&rsquo;est de faire taire ceux qui les posent.</a></em>&nbsp;» Chaque année qui passe nous confirme cette vérité de Henri Queuille. Nos politiques ne se soucient point de la résolution des problèmes dont souffre leur peuple. Tout ce qui compte pour eux, c’est de donner de fausses promesses afin de taire les grognes sociales. De sorte que, l’engagement donné, avec force signatures, n’est point synonyme de mise en application.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.wordpress.com/302">#JenParle: Une guerre perdue: la France au Sahel, un livre qui interroge la présence de la France dans le Sahel</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Ce manque de respect de la parole donnée est surtout ce qui explique la multiplication, <em>in fine</em>, des problèmes et constitue une preuve que la volonté des politiques est juste de temporiser les problèmes et non les résoudre. L’essentiel pour eux, c’est la signature des accords avec grand coup médiatique pensant ainsi panser les plaies qui gangrènent le bon fonctionnement de l’État.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/02/enseignants-marcheurs.jpg?w=552" alt="" class="wp-image-310" width="587" height="330"/><figcaption>Plusieurs Maliens marchent pour réclamer la reprise des cours dans les écoles publiques. Crédit photo: Mali Actu</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Mais les politiques oublient toujours qu’un lion affamé peut faire semblant sommeil, mais ne dort jamais. Il attend toujours, patiemment, d’avoir l’occasion parfaite pour rebondir, avec force, afin d’être sûr d’attraper sa proie d’un seul coup et sans grand effort. Il ne donnera aucune chance à sa victime pour résister.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.wordpress.com/297">#JenParle: Coexistence de Richard de Clausade, un livre d&rsquo;initiation à la vie en société</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Cette situation de renaissance des crises sociales au Mali constitue l’œil du cyclone. La grève dans le secteur de l’éducation aussi bien que celles prévues dans les secteurs de la santé et du transport constituent des preuves de cette mauvaise politique ne cherchant qu’à se sauver la peau qu’à résoudre véritablement les problèmes par l’application stricte des engagements pris avec les syndicats travailleurs.</p>


<p class="wp-block-paragraph">À force de fausses promesses, les autorités politiques creusent leur propre tombe. Ceux qui les croyaient sur parole vont commencer à tirer le bout de la ficelle. On refuse de se faire rattraper dans les mêmes pièges. Comme pour dire&nbsp;: <em>«&nbsp;On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve&nbsp;».</em></p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.wordpress.com/277">#JenParle: «Les huit leçons sur l&rsquo;Afrique», un véritable outil académique</a></p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Crise du centre: douloureuse perte pour la petite Maï</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 14:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[situation humanitaire au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[violation des droits enfants au Mali]]></category>
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<p>La crise au centre du Mali tourne en tragédie pour les enfants qui sont en contact quasi permanentes avec la mort. Une situation qui rend ces âmes innocentes malheureuses. Attendez-vous&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La crise au centre du Mali tourne en tragédie pour les enfants qui sont en contact quasi permanentes avec la mort. Une situation qui rend ces âmes innocentes malheureuses. Attendez-vous à découvrir une histoire fictive qui vous fera réfléchir&nbsp;!</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">Issus de deux mondes, Maimouna et Bakalifa ont été, depuis à leur tendre enfance, de meilleurs amis avant que le sort ne décide autrement entre eux. Bien vrai que les parents de Bakalifa avaient été accueillis par ceux de Maimouna comme gardiens de leurs riches troupeaux, les deux enfants ont mené une amitié si remarquable que d&rsquo;aucuns avaient pensé la possibilité qu’ils se marient. En effet, Moussa et Brakissa, père et mère de Maïmouna, étaient tout heureux du bonheur qu’éprouvait leur fille en compagnie de ce jeune garçon.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=73&amp;action=edit">#Soubagabougou1 : Au pays des « mille et une merveilles »</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Maï, comme l’appelait tout le monde, était l&rsquo;enfant unique de ses parents. Rien ne lui était refusé compte tenu de son statut, mais aussi de son intelligence. Elle n&rsquo;avait certes que 10 ans, mais avait acquis une certaine compréhension de la vie que ses parents aussi bien que d&rsquo;autres connaissances la considéraient comme un génie précoce.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Cette précocité intellectuelle était sûrement le fruit de l’éducation qu’elle avait reçue de ses parents. Moussa et sa femme avait élevé cette enfant selon un régime bourgeois comme il est courant de le constater dans la plupart de nos sociétés. À dix ans, Maï comprenait mieux l&rsquo;histoire de l’empire mandingue plus que maints de ses enseignants. Cela, grâce à ses nombreuses sorties dans le Mandé en compagnie de ses parents durant les week-ends. Curieuse qu&rsquo;elle était, elle n’hésitait jamais à questionner sur tout ce qui lui tombait sous les yeux.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=74&amp;action=edit">Une tragédie qui bouleverse toute une vie</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">La bataille de Soundjata contre Soumagourou Kanté lui avait été racontée par ses parents avant leur sortie sur la zone du Mandé pour constater les traces du sabot du cheval de Soundiata sur les roches dans le Kouroukanfouga. Mais pragmatique qu&rsquo;elle était, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être dubitative sur certaines explications historiques.&nbsp;</p>


<p class="wp-block-paragraph">Durant son tourisme, elle a visité aussi la case sacrée à Kangaba. À Sikasso, 3<sup>e</sup> région du Mali, elle s’est une fois rendue au Kaarta, visita la tombe de Biton Mamari Coulibaly, roi de Ségou, fut un tour à la mosquée Djigareyber fondée par Sonny Ali Ber, feuilleta les manuscrits de Tombouctou, toucha au sabre de Bakaridjan à Dioforogo, dans la région de Ségou.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/01/girl-3041391__340.png?w=510" alt="" class="wp-image-182"/><figcaption>Une petite fille représentant la petite Maï devant une montre, qui représente la fuite du temps passé pour cette jeune fille, qui souffre de la mort de son meilleur ami. crédit photo: pixabay.com</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Du sud au Nord en passant par le centre, la jeune fille a eu à assouvir sa soif de découverte. Un épisode qui a été suivi par celle de l’étranger. Maï, malgré son âge et son statut de femme, a visité l’Égypte, centre de la civilisation voire de la science africaine ou du monde, elle a mis pied en France, en Russie, aux États-Unis, en Chine, etc. Partout, elle visita des lieux jugés historiques comme la Tour Eiffel, les pyramides égyptiennes, la momie de Lénine, etc.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=78&amp;action=edit">Bamba, l’enfant qui rêvait de grand avenir</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces visites furent pour cette fille non seulement une capitalisation de connaissances, mais aussi des sessions de réflexion sur le monde qui ne cessait de la surprendre avec tous les actes de s’y produisent.</p>


<p class="wp-block-paragraph">C’est au cours de leur séjour aux États-Unis, où Maï devrait passer, en compagnie de ses parents, un bon temps avant de retourner à leur village, que les réseaux sociaux, les médias nationaux et internationaux se remplissent de la mauvaise nouvelle de l’attaque de son village par des inconnus. Femmes, enfants, sans exception, ont tous été calcinés. Le village complètement rayé de la carte du pays. La première pensée de Maï est allée directement à son ami le plus cher, Bakalifa. Elle ne cessait de demander à ses parents si ce jeune garçon avait pu s’échapper. Mais malheureusement, parmi les corps transformés en cendre se trouvait celui de ce dernier.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=81&amp;action=edit">Les préjugés ne séparent pas Dieudonné et Boubou</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Alors, le tourisme devra prendre fin. Maï pleura de toutes ses forces. Bien vrai qu’elle soit chère à ses parents, ceux-ci n’y pouvaient rien. Maï ne fut plus cette enfant heureuse de tous les temps. Dans son village, il n’y a plus d’école ni d’administration publique. Donc ses parents sont obligés d’aller s’installer ailleurs puisque tout compte fait il ne reste plus rien pour eux dans ce village. Toutes les maisons sont parties en fumées. Maï sera inscrite dans une autre école du pays. Mais elle a eu de la peine à retrouver toute la joie qui l’animait. Un psychologue l’assistera.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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