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	<title>Archives des crise diplomatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise diplomatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Niger, l’attaque de l’aéroport de Niamey ravive les tensions diplomatiques avec Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:35:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'attaque de l’aéroport de Niamey révèle des tensions croissantes entre le Niger et la Côte d’Ivoire, une crise sécuritaire à suivre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après une tentative d’attaque contre l’aéroport international de Niamey, dans la nuit de mercredi 28 janvier au jeudi 29 janvier 2026, rapidement neutralisée par les forces de sécurité nigériennes, les déclarations du président Abdourahamane Tiani ont provoqué une réaction diplomatique de la Côte d’Ivoire. Cet épisode met en lumière la crispation des relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains États d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition sécuritaire et politique régionale.</em></strong></p>



<p>Une nouvelle séquence de tensions diplomatiques s’est ouverte entre le Niger et la Côte d’Ivoire, à la suite des propos tenus par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, après une tentative d’attaque visant l’aéroport international de Niamey. La ministre ivoirienne des affaires étrangères, Kaba Nialé, a convoqué vendredi l’ambassadrice du Niger à Abidjan, pour lui remettre une note de protestation officielle, dénonçant des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques.</p>



<p>Dans un communiqué, le ministère ivoirien indique que « <em>cette convocation fait suite aux graves propos tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’endroit de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara </em>». Abidjan dit avoir exprimé sa « v<em>ive indignation</em> » et condamné « <em>avec la plus grande fermeté</em> » ces accusations auprès de la diplomate nigérienne.</p>



<p>À Niamey, les autorités défendent pourtant un discours qu’elles estiment dicté par l’urgence sécuritaire et par la nécessité de nommer ce qu’elles considèrent comme des menaces extérieures contre la stabilité du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-rapidement-contenue"><strong>Une attaque rapidement contenue</strong></h2>



<p>Selon les autorités nigériennes, une tentative d’infiltration armée a visé l’aéroport international de Niamey. Des assaillants qualifiés de « <em>mercenaires téléguidés</em> » ont été repoussés en moins de vingt minutes grâce à l’intervention conjointe des Forces de défense et de sécurité nigériennes et de leurs partenaires.</p>



<p>Plusieurs combattants ont été neutralisés, d’autres mis en fuite. Cette attaque a été revendiquée vendredi par l’organisation État islamique, selon SITE, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes.&nbsp;</p>



<p>Quelques heures après les faits, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour féliciter les forces engagées dans l’opération. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie de communication désormais assumée par les autorités de transition : montrer leur capacité à garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable.</p>



<p>« <em>Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment entendus aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir</em> », a déclaré le chef de l’État, dans un discours aux accents souverainistes, dénonçant des tentatives d’ingérence.</p>



<p>Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de la Côte d’Ivoire. Abidjan a exprimé sa « <em>vive indignation </em>» face à des déclarations perçues comme portant atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.</p>



<p>Le gouvernement ivoirien rappelle son attachement au dialogue et à la paix dans la sous-région, tout en avertissant qu’il ne saurait tolérer des actes susceptibles de « <em>compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-securitaire-assume-a-niamey"><strong>Un discours sécuritaire assumé à Niamey</strong></h2>



<p>Du point de vue nigérien, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de pression multiforme : attaques armées, sanctions économiques passées, isolement diplomatique et recomposition des alliances régionales depuis la rupture avec la CEDEAO et la création de l’AES.</p>



<p>À Niamey, les autorités estiment que la multiplication des tentatives d’actions armées traduit l’existence de réseaux hostiles cherchant à fragiliser les régimes issus des transitions militaires. Le pouvoir nigérien justifie ainsi sa rhétorique offensive comme une réponse politique à ce qu’il considère comme une guerre indirecte.</p>



<p>Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’un affrontement verbal avec des États voisins, mais d’une dénonciation de soutiens extérieurs à des groupes armés, dans un climat régional marqué par la défiance et la reconfiguration des partenariats internationaux.</p>



<p>Cet épisode illustre la fragilité actuelle des relations entre les pays de l’AES et certains États côtiers d’Afrique de l’Ouest restés proches de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux. Depuis les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la diplomatie régionale est traversée par une ligne de fracture entre deux visions : celle de la coopération sécuritaire classique et celle d’une souveraineté affirmée face aux pressions extérieures.</p>



<p>Reste à savoir si cet échange de communiqués marquera une simple crispation passagère ou s’il s’inscrit dans une détérioration plus durable des relations entre le Niger et certains de ses voisins.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Médias français en Afrique : l’affaire algérienne qui redonne raison à l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 09:47:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La convocation du chargé d’affaires français à Alger soulève des tensions. Découvrez les conséquences sur la liberté de la presse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La convocation du chargé d’affaires français à Alger après la diffusion d’un numéro controversé de Complément d’enquête ravive les tensions entre la France et l’Algérie. Un épisode qui conforte, aux yeux des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), leur décision d’interdire certains médias français accusés de produire des récits biaisés et politiquement orientés.</em></strong></p>



<p>L’interdiction de <em>Jeune Afrique</em> au Mali, le 16 janvier 2026 par les autorités maliennes de transition, marque une nouvelle étape dans la confrontation entre les régimes sahéliens et les médias propagandistes. Accusé d’« <em>apologie du terrorisme </em>», de diffamation et de diffusion d’informations « <em>subversives</em> », le magazine panafricain rejette ces charges et dénonce une «&nbsp;<em>atteinte grave à la liberté de la presse&nbsp;</em>». Cette décision des autorités maliennes traduit une escalade dans la manipulation des récits par les principaux pourvoyeurs des médias, notamment la France et par ricochet les pays européens, qui ne cessent d’utiliser leurs médias contre des pays jugés comme des menaces pour leurs intérêts dans ces pays.&nbsp;</p>



<p>La convocation du chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger, samedi 24 janvier, après la diffusion d’un numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à la crise franco-algérienne, dépasse le simple incident diplomatique. Pour les autorités algériennes, l’émission constitue un « <em>tissu de contre-vérités </em>» et une « <em>véritable agression contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles </em>». Un vocabulaire rare, révélateur d’une exaspération qui fait écho à celle exprimée depuis plusieurs mois par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — une confédération née le 6 juillet 2024 à Niamey et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p>Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, plusieurs médias français ont été suspendus ou interdits, accusés de produire des contenus biaisés, favorables à Paris et hostiles aux autorités nationales. L’épisode algérien conforte aujourd’hui ces choix politique. Ce que ces États dénoncent comme une stratégie médiatique d’influence apparaît désormais au grand jour dans un conflit ouvert entre deux capitales historiques, Paris et Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-emission-qui-met-le-feu-aux-relations-diplomatiques"><strong>Une émission qui met le feu aux relations diplomatiques</strong></h2>



<p>Diffusé jeudi sur France 2, le numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à « <em>la guerre secrète France-Algérie</em> » a provoqué une réaction immédiate d’Alger. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que la chaîne publique française avait franchi une ligne rouge en diffusant un programme jugé offensant et provocateur.</p>



<p>Dans son communiqué, Alger pointe la responsabilité directe des autorités françaises, estimant qu’un média de service public ne peut agir sans l’aval, explicite ou tacite, de sa tutelle politique. Plus grave encore, la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, à l’émission est perçue comme une entorse aux usages diplomatiques.</p>



<p>Pour Alger, cette séquence s’inscrit dans une « <em>escalade des menaces anti-algériennes </em>» entretenue par certains cercles officiels français afin de maintenir les relations bilatérales dans un état de tension permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-face-aux-medias-francais-une-meme-lecture"><strong>L’AES face aux médias français : une même lecture</strong></h2>



<p>Depuis 2023, les pays de l’AES ont pris des mesures drastiques contre RFI, France 24 et d’autres médias occidentaux, accusés de diffuser des récits orientés sur la situation sécuritaire et politique au Sahel. Paris a dénoncé une atteinte à la liberté de la presse. Les gouvernements sahéliens, eux, parlent de souveraineté informationnelle.</p>



<p>Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il ne s’agit pas de censurer le journalisme, mais de neutraliser ce qu’ils considèrent comme des instruments d’influence postcoloniale. L’affaire algérienne renforce leur argumentaire. Si une émission de service public français peut être qualifiée d’« <em>agression</em> » par un État souverain comme l’Algérie, pourquoi les pays du Sahel devraient-ils accepter sur leur territoire des médias jugés partiaux ?</p>



<p>Dans les cercles proches de l’AES, cet épisode est lu comme la preuve que la production audiovisuelle française sur l’Afrique reste marquée par des grilles de lecture politiques héritées de l’histoire coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-information-ou-influence"><strong>Information ou influence ?</strong></h2>



<p>La controverse autour de <em>Complément d’enquête</em> interroge plus largement la frontière entre journalisme d’investigation et récit géopolitique. Le programme mettait en scène des acteurs controversés, dont l’influenceur Amir DZ, et revenait sur la décision française de soutenir la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental — un point de rupture majeur avec Alger.</p>



<p>Pour les autorités algériennes, cette mise en récit relève moins de l’enquête que de la construction d’un discours hostile. Une perception partagée par plusieurs pays africains qui estiment que leurs réalités politiques sont souvent filtrées à travers des prismes idéologiques occidentaux.</p>



<p>Dans ce contexte, la suspension de médias français par les États de l’AES apparaît moins comme un acte isolé que comme une réponse politique à ce qu’ils considèrent comme une « <em>guerre narrative</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-pour-la-souverainete-mediatique"><strong>Une bataille pour la souveraineté médiatique</strong></h2>



<p>Derrière ces tensions se joue une bataille plus large : celle du contrôle du récit. Les gouvernements africains veulent désormais produire leur propre discours sur leurs crises, leurs transitions politiques et leurs choix diplomatiques, sans dépendre des grands médias européens.</p>



<p>L’Algérie, qui dispose d’une longue tradition de méfiance envers les médias français depuis la guerre d’indépendance, rejoint aujourd’hui une posture déjà assumée par les régimes sahéliens. Tous revendiquent un droit à la protection de leur image et de leurs institutions contre ce qu’ils jugent être des campagnes de déstabilisation symbolique.</p>



<p>L’affaire France 2–Algérie agit ainsi comme un révélateur. Elle montre que la question des médias n’est plus seulement journalistique, mais stratégique. Dans un monde où l’information est devenue un champ de bataille, les États africains cherchent à reprendre la main.</p>



<p>Pour les dirigeants de l’AES, cette crise conforte leur décision : interdire certains médias français n’est pas un geste d’isolement, mais un acte de défense politique face à ce qu’ils perçoivent comme une offensive informationnelle.</p>



<p>Une chose est certaine : la liberté de la presse se heurte désormais, en Afrique comme ailleurs, à une revendication croissante de souveraineté narrative. Et ce bras de fer entre Alger et Paris pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre de la relation entre l’Afrique et les médias européens.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>MansA : Macron inaugure son caveau africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:23:18 +0000</pubDate>
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<p>Emmanuel Macron inaugure la Maison des mondes africains à Paris. Une vitrine culturelle ou un reflet du déclin français en Afrique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Paris, Emmanuel Macron inaugure sa Maison des mondes africains comme on dresse un décor de théâtre sur des ruines. Neuf millions d’euros pour une vitrine culturelle dans le 10ᵉ arrondissement, alors même que Bamako, Ouagadougou et Niamey l’ont congédié. L’Afrique s’émancipe, la France meuble. Le roi est nu.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a des inaugurations qui ressemblent à des enterrements. Le 4 octobre, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, Emmanuel Macron coupera le ruban de la Maison des mondes africains (MansA). On dira que c’est une vitrine culturelle. En réalité, c’est un caveau. Le caveau où la France enterre son influence africaine, remplacée par des papiers peints fluo et des expositions bien-pensantes.</p>



<p>Le nom, déjà, trahit l’embarras : un peu de latin (<em>mansio</em>), un peu de folklore sahélien (Mansa Moussa), comme si invoquer le souvenir d’un souverain malien du XIVᵉ siècle pouvait masquer la vérité nue : la France n’a plus d’Afrique. Elle en a été chassée à Bamako, humiliée à Ouagadougou, priée de quitter Niamey. Et la voici réduite à bricoler une «&nbsp;<em>maison africaine</em>&nbsp;» à deux pas du canal Saint-Martin. Une géopolitique de bistrot, version hipster.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-influence-part-reste-la-deco"><strong>Quand l’influence part, reste la déco</strong></h2>



<p>On nous présente MansA comme «&nbsp;<em>un lieu de débats sans filtre</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>un tremplin pour la jeunesse afro-descendante</em>&nbsp;». En clair : un décor pour masquer la défaite. Quand l’armée recule, on sort les pinceaux. Quand l’économie recule, on allume les projecteurs. Quand l’influence recule, on invente des maisons. La France, privée de partenaires sur le continent, s’offre une vitrine parisienne pour se convaincre qu’elle compte encore.</p>



<p>On inaugure donc avec Roxane Mbanga, 29 ans, artiste «&nbsp;<em>douce et apaisante</em>&nbsp;», comme dit la directrice. Douceur, apaisement : tout ce que Paris ne trouve plus ni au Sahel ni dans ses propres rues, où Macron est cerné par les manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-est-ailleurs"><strong>L’Afrique est ailleurs</strong></h2>



<p>Pendant que l’on joue aux mondes africains rue Goncourt, le vrai mouvement est à Lagos, Nairobi, Kinshasa. Nollywood écrase Hollywood en volume, les start-up kényanes font trembler la Silicon Valley, les musiciens congolais imposent leur tempo planétaire. Et Bamako, fière, proclame chaque jour : «&nbsp;<em>Le Mali n’a plus de tuteur.</em>&nbsp;<em>Il est souverain</em>.&nbsp;»</p>



<p>L’Afrique de 2025 ne vient plus quémander un strapontin dans les salons parisiens. Elle n’a que faire d’un couloir tapissé de tresses béninoises et de paysages guadeloupéens. Elle se raconte elle-même, dans ses propres capitales, sur ses propres réseaux, avec ses propres symboles. À Paris, on croit encore que l’Afrique a besoin d’une maison. L’Afrique, elle, a déjà quitté l’appartement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-roi-est-nu"><strong>Le roi est nu</strong></h2>



<p>Soyons honnêtes : MansA est une illusion. Un rideau de fumée. Une bouée de sauvetage pour un président qui ne contrôle plus ni ses places africaines ni ses boulevards parisiens. Emmanuel Macron s’accroche à ses «&nbsp;<em>maisons</em>&nbsp;» comme un naufragé à un morceau de bois flottant. Mais chacun le voit : le roi est nu.</p>



<p>La Maison des mondes africains ? Ce n’est pas une ouverture. C’est un mausolée. Celui d’une France qui croit encore séduire, alors qu’elle n’inspire plus que méfiance et indifférence.</p>



<p>Macron pense inaugurer une maison. Il inaugure sa sortie de l’histoire africaine.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>UEMOA : De Lomé à Cotonou, la bataille discrète pour sauver l’union monétaire ouest-africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 20:50:25 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>Sous pression depuis la création de l’Alliance des États du Sahel, l’Union économique et monétaire ouest-africaine tente de résister à la désintégration silencieuse. À Cotonou, les présidents Talon et Faye ont esquissé un sursaut diplomatique pour sauver ce qui peut l’être d’une union monétaire en perte de cohésion, fragilisée par les tensions politiques et le retrait progressif du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</em></strong></p>



<p>Il y a des photos qui trompent leur monde. Celle prise à Cotonou, ce mardi, montrant les présidents Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon souriants, presque fraternels, en est une. Car derrière les accolades protocolaires et les discours à fleuret moucheté, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) traverse une zone de turbulence qu’aucun euphémisme ne saurait masquer.</p>



<p>Union fracturée, monnaie fragilisée, confiance fissurée. Depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), c’est tout l’édifice ouest-africain qui vacille, y compris son pilier monétaire, pourtant longtemps présenté comme l’un des plus stables du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cotonou-tentative-de-reanimation-politique"><strong>Cotonou, tentative de réanimation politique</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons convenu […] d’entreprendre des démarches pour travailler à redynamiser l’organisation</em>&nbsp;», a sobrement déclaré Bassirou Diomaye Faye à la sortie de son entretien avec Talon. Traduction : l’UEMOA est à bout de souffle, et les chefs d’État qui y croient encore — ou veulent y croire — cherchent à lui éviter une implosion par défaut d’adhésion.</p>



<p>Le message est limpide. Sans la participation pleine et entière des trois pays sahéliens, l’Union perd sa cohérence géographique, sa pertinence politique et peut-être, demain, sa base monétaire. La récente gifle symbolique infligée par le trio sahélien, qui a quitté avec fracas la session du Conseil des ministres de l’UEMOA tenue à Lomé, en dit long. Motif : l’absence de consensus sur la présidence tournante, que le Burkina Faso revendiquait.</p>



<p>Un désaccord de façade ? Non. Un bras de fer sur fond de guerre d’influences, de souverainetés contrariées et de rancunes géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-franc-cfa-devient-suspect"><strong>Quand le franc CFA devient suspect</strong></h2>



<p>Officiellement, Mali, Niger et Burkina sont toujours membres de l’UEMOA. Mais leur présence devient de plus en plus théorique, voire hostile. Le projet, non dissimulé, de création d’une monnaie sahélienne autonome, conjugué à des accusations répétées contre le Bénin et la Côte d’Ivoire de «&nbsp;<em>tentative de déstabilisation</em>&nbsp;» (que ces derniers réfutent fermement), fait planer un doute sur la survie même du cadre actuel.</p>



<p>Le franc CFA, jadis ciment de stabilité, devient soupçonné de loyauté étrangère. Et dans un contexte où les pays de l’AES ont tourné le dos à la France pour se rapprocher ostensiblement de Moscou, de la Chine, de la Türkiye, la monnaie commune apparaît à leurs yeux comme un vestige d’un ordre qu’ils contestent désormais sur tous les plans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mediation-ou-dernier-sursaut"><strong>Médiation ou dernier sursaut ?</strong></h2>



<p>En juillet 2024, Bassirou Diomaye Faye avait été désigné médiateur par la CEDEAO pour ramener les trois pays dans le giron communautaire. Un an plus tard, il tente à nouveau, aux côtés de Talon, de raviver la flamme communautaire. Mais la tâche ressemble désormais moins à une médiation qu’à un exorcisme.</p>



<p>Car ce qui se joue ici dépasse l’arithmétique institutionnelle. C’est la redéfinition même de l’espace ouest-africain qui est en cours, entre ceux qui croient encore à l’intégration régionale telle qu’elle fut conçue dans les années 1990, et ceux qui entendent la refonder, sur d’autres bases, d’autres alliances, d’autres souverainetés.</p>



<p>L’UEMOA, à force de compromis, de silences et de diplomatie d’équilibriste, a longtemps tenu. Mais aujourd’hui, ce sont les fondations mêmes qui craquent : la monnaie, la confiance, la réciprocité. La photo de Cotonou restera peut-être celle d’un dernier sursaut. À moins qu’elle ne devienne, dans quelque temps, l’image de l’acte manqué d’une union qui aura su survivre aux crises économiques… mais pas aux fractures politiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La diplomatie sénégalaise : une chute de trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 13:22:15 +0000</pubDate>
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<p>En 2025, la diplomatie sénégalaise en crise doit repenser ses stratégies face à l'instabilité régionale et l'influence des puissances.</p>
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<p><strong><em>En 2025, la diplomatie sénégalaise est ébranlée par une série de défis internes et externes. Entre instabilité régionale, repositionnements géopolitiques et revers sur la scène continentale, notamment à la BAD, le Sénégal est appelé à repenser en profondeur ses stratégies diplomatiques.</em></strong></p>



<p>La diplomatie sénégalaise est confrontée, en 2025, à plusieurs défis de taille. L’instabilité régionale, exacerbée par les conflits au Mali et au Burkina Faso, complique sérieusement les efforts de médiation traditionnels du Sénégal. À cela s’ajoute l’influence grandissante des puissances non occidentales, comme la Chine et la Russie, qui limitent la marge de manœuvre de Dakar sur la scène diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-nouveaux-enjeux-transversaux-a-integrer"><strong>De nouveaux enjeux transversaux à intégrer</strong></h3>



<p>Le changement climatique, les migrations environnementales et la cybersécurité sont autant de problématiques émergentes qui exigent des réponses innovantes. Ces nouveaux défis imposent au Sénégal de moderniser ses outils diplomatiques et de s’adapter à une réalité géopolitique mouvante.</p>



<p>Par ailleurs, les tensions socio-économiques et politiques internes pèsent sur la capacité du pays à mener une diplomatie active. Une stabilité interne solide demeure un préalable indispensable à une diplomatie efficace. Dans ce contexte, une communication stratégique devient essentielle pour clarifier les priorités nationales et projeter une image cohérente à l’international.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-defaite-a-la-bad-un-revelateur"><strong>La défaite à la BAD, un révélateur</strong></h3>



<p>La récente défaite du candidat sénégalais à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) illustre à elle seule les limites actuelles de la diplomatie sénégalaise. Ce revers met en lumière l’urgence d’un repositionnement stratégique et d’une capacité de lobbying plus affirmée au sein des grandes instances continentales et internationales.</p>



<p>Pour relever ces défis, le Sénégal doit adopter une diplomatie plus proactive, renforcer ses capacités institutionnelles et nouer des alliances durables. La modernisation de son appareil diplomatique, la professionnalisation de ses représentants et une meilleure articulation entre diplomatie économique, environnementale et sécuritaire sont désormais indispensables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-d-influence-a-reconstruire"><strong>Une diplomatie d’influence à reconstruire</strong></h3>



<p>Le lobbying, longtemps sous-estimé, s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique incontournable. Il doit permettre au Sénégal de défendre ses intérêts, d’influencer les décisions internationales et de capter les investissements nécessaires à son développement.</p>



<p>Pour ne pas subir l’ordre mondial en recomposition, le Sénégal doit redevenir un acteur agile, audible et influent. Cela passe par une remise en question lucide, une refondation de ses instruments diplomatiques et un engagement plus fort dans la diplomatie régionale et multilatérale.</p>



<p><strong>Bocar Harouna DIALLO, Géographe</strong></p>



<p><strong><u><a href="mailto:boxdiallo@hotmail.fr">boxdiallo@hotmail.fr</a></u></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Algérie-France : une crise consulaire de trop dans un climat géopolitique explosif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 17:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[tension politique]]></category>
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<p>Alors que les signaux d’un réchauffement diplomatique commençaient à poindre entre Paris et Alger, l’arrestation en France d’un agent consulaire algérien soupçonné d’implication dans l’enlèvement d’un influenceur hostile au régime de Tebboune ravive brutalement les tensions. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><br>Alors que les signaux d’un réchauffement diplomatique commençaient à poindre entre Paris et Alger, l’arrestation en France d’un agent consulaire algérien soupçonné d’implication dans l’enlèvement d’un influenceur hostile au régime de Tebboune ravive brutalement les tensions. Entre coups de menton judiciaires, accusations de provocation et spectres d’un passé jamais tout à fait digéré, les deux capitales semblent de nouveau s’éloigner, prisonnières d’un tête-à-tête où la défiance le dispute à la diplomatie.</em></strong></p>



<p>Alors que ses relations avec le Mali s’enveniment, qu’Alger est accusée par Bamako d’avoir abattu un drone malien sur fond de tensions croissantes au Sahel, voilà que la diplomatie algérienne entre de plain-pied dans une autre zone de turbulence. Cette fois, c’est avec Paris que le ton monte, et avec une virulence inédite depuis des années. En cause, l’arrestation, en plein territoire français, d’un agent consulaire algérien, soupçonné d’avoir pris part à l’enlèvement d’un célèbre influenceur exilé, connu pour ses diatribes féroces contre le régime. Un épisode de haute tension dans un moment de fragilité extrême pour l’État algérien, qui se retrouve cerné sur plusieurs fronts.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’incident consulaire qui fait déborder le vase</strong></h3>



<p>Le 12&nbsp;avril, à Alger, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères convoque d’urgence l’ambassadeur de France. Un geste rare, chargé de colère contenue. La raison ? L’interpellation musclée d’un agent consulaire algérien à Créteil, placé en garde à vue sans notification diplomatique. Une « <em>atteinte flagrante aux conventions internationales</em> », selon Alger, qui dénonce une « <em>provocation préméditée</em> » orchestrée par le Parquet antiterroriste français.</p>



<p>La réponse du pouvoir algérien est d’une fermeté inhabituelle. Ce n’est plus seulement une protestation, c’est une dénonciation en règle&nbsp;: « <em>faconde anti-algérienne</em> », « <em>argumentaire vermoulu</em> », « <em>choix cynique des fossoyeurs de la normalisation</em> ». Le ton est celui d’une rupture assumée. Et ce, alors même que l’Algérie affronte une crise ouverte avec son voisin malien, qui l’accuse d’acte de guerre en ayant neutralisé l’un de ses drones. Deux fronts diplomatiques, deux foyers d’incendie, une même crispation.</p>



<p>Pourtant, il y a à peine quelques semaines, un appel entre Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune faisait naître l’espoir d’une détente. Dialogue rétabli, promesses de coopération renforcée, climat apaisé. Mais les vieux démons ne dorment jamais très longtemps dans la relation franco-algérienne. Il aura suffi d’une affaire mêlant espionnage, justice et réseaux sociaux pour que le fil ténu de la confiance se rompe à nouveau.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les vieilles blessures, jamais cicatrisées</strong></h3>



<p>Car derrière l’affaire AmirDZ — ce vidéaste exilé, à la verve acide et aux 3 millions d’abonnés — se rejoue l’éternel procès qu’Alger intente à Paris. Celui de l’asile offert aux dissidents, du refus d’extrader les opposants, et d’une justice française jugée à géométrie variable. Une justice prompte à poursuivre un diplomate algérien, mais si lente à instruire les dossiers transmis depuis Alger contre les activistes « <em>liés aux organisations terroristes</em> ».</p>



<p>L’Algérie, aujourd’hui, se retrouve donc à croiser le fer simultanément avec deux puissances — le Mali au Sud, la France au Nord. Deux crises qui, chacune à leur manière, révèlent la fragilité du positionnement algérien sur la scène régionale et internationale. À Bamako, on la soupçonne d’ingérence armée. À Paris, on l’accuse d’espionnage consulaire. Et dans les deux cas, Alger répond avec la même véhémence. Celle d’un pouvoir ébranlé, mais décidé à ne rien céder.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un duel d’usure entre deux États en miroir</strong></h3>



<p>Si la France et l’Algérie ont des raisons de coopérer — lutte antiterroriste, gestion des flux migratoires, enjeux économiques — elles n’ont plus, semble-t-il, le langage commun pour le faire sans fracas. Chaque incident devient prétexte à rappeler les rancunes enfouies. L’arrestation de l’agent consulaire n’est donc pas un simple dérapage judiciaire. C’est un révélateur. Celui d’une relation malade, minée par l’histoire et lestée par une défiance mutuelle.</p>



<p>L’Algérie exige désormais la libération immédiate de son agent. Elle promet de « <em>tirer toutes les conséquences</em> » de cette affaire. Une menace à peine voilée qui pourrait geler pour de bon les efforts de rapprochement récents. Car dans cette relation passionnelle, où chaque geste diplomatique est interprété à travers le prisme du passé colonial, le réel — celui des intérêts et des susceptibilités — reprend toujours ses droits. Et il le fait, une fois de plus, dans le fracas.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drone abattu à Tinzawatène : le gouvernement accuse l’Algérie d’un acte d’agression armée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 07:35:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[l'actualité malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Dans un communiqué officiel rendu public ce 5 avril 2025, le Gouvernement de la Transition a révélé qu’un drone des Forces Armées et de Sécurité maliennes, immatriculé TZ-98D, s’est écrasé dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans le cercle d’Abeïbara, région de Kidal. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué officiel rendu public ce 5 avril 2025, le Gouvernement de la Transition a révélé qu’un drone des Forces Armées et de Sécurité maliennes, immatriculé TZ-98D, s’est écrasé dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans le cercle d’Abeïbara, région de Kidal. L&rsquo;incident, dont les circonstances suscitent l’indignation des autorités maliennes, marque un tournant grave dans les relations entre le Mali et l’Algérie.</em></strong></p>



<p>Selon les informations communiquées, l’appareil de reconnaissance a perdu sa liaison alors qu’il évoluait encore dans l’espace aérien malien. Le point de rupture de communication a été localisé aux coordonnées 19°51&rsquo;50.526&Prime;N 2°53&rsquo;36.099&Prime;E, soit à 10,2 km au sud de la frontière algérienne. L’épave, quant à elle, a été retrouvée à 441 mètres plus loin, à 9,5 km au sud de la même frontière, précisément aux coordonnées 19°52&rsquo;04.738″N 2°53&rsquo;38.101&Prime;E.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des éléments techniques qui confirment une destruction préméditée</strong></h3>



<p>Les autorités maliennes soulignent que les deux points sont clairement situés sur le territoire national. Elles précisent également que les dernières données envoyées par le drone faisaient état de la présence de hauts responsables terroristes, en pleine planification d’opérations. Le crash à la verticale de l’engin laisse peu de doute sur une destruction par missile, probablement d’origine Sol-Air ou Air-Air.</p>



<p>Quelques heures après l’incident, le ministère algérien de la Défense a publié un communiqué, relayé par voie de presse, revendiquant la destruction d’un drone ayant supposément violé son espace aérien sur 2 km. Une affirmation que les autorités maliennes qualifient de fallacieuse. À cet effet, elles ont officiellement demandé à l’Algérie de fournir des preuves concrètes de cette prétendue incursion. À ce jour, cette requête reste sans réponse après plus de 72 heures.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des accusations claires à l’encontre d’Alger</strong></h3>



<p>Le Gouvernement de la Transition accuse alors ouvertement le régime algérien d’avoir prémédité la destruction de l’appareil malien. Il invoque le silence de l’Algérie, son refus de collaborer, ainsi que les données techniques enregistrées par le système de navigation du drone, pour conclure à une agression délibérée sur le sol malien. «&nbsp;L&rsquo;absurdité de l’argument algérien est manifeste : comment l&rsquo;épave du drone se retrouverait-elle à plus de 9 km à l&rsquo;intérieur du Mali si celui-ci avait violé l’espace algérien sur seulement 2 km ?&nbsp;», s&rsquo;interroge le communiqué.</p>



<p>Plus grave encore, Bamako voit dans cet acte une volonté manifeste d’empêcher les Forces maliennes de neutraliser des groupes armés terroristes. «&nbsp;<em>La destruction du drone avait clairement pour effet, sinon pour but, d’entraver une opération de neutralisation d’ennemis de la paix&nbsp;</em>», lit-on.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois mesures fortes annoncées par le Mali</strong></h3>



<p>Face à cette «&nbsp;<em>provocation</em>&nbsp;», le Mali prend trois mesures fortes : la convocation de l’ambassadeur algérien, le retrait immédiat du Comité d’État-Major Conjoint (CEMOC), et une plainte à venir contre l’Algérie devant les instances internationales compétentes. Le gouvernement malien rappelle, non sans amertume, le soutien indéfectible du Mali à l’indépendance algérienne dans les années 1960, une solidarité aujourd’hui bafouée.</p>



<p>En outre, le communiqué va plus loin, en accusant Alger d’être un «&nbsp;<em>exportateur de terrorisme</em>&nbsp;», et d’agir non seulement comme une base arrière pour les groupes armés, mais également comme un acteur engagé dans une lutte armée contre le Mali pour protéger des réseaux terroristes.</p>



<p>Enfin, le Gouvernement de la Transition affirme que cet acte hostile ne freinera en rien sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Aussi, déclare-t-il, des opérations militaires de grande envergure ont été engagées dans la région de Tinzawatène dès les heures suivant l’attaque. Plusieurs cibles terroristes auraient été frappées avec succès, et les opérations pourraient s’intensifier.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : vers une énième crise diplomatique après arrestation des soldats ivoiriens ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 08:24:29 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, une nouvelle affaire défraie la chronique depuis le dimanche soir : 49 soldats ivoiriens arrêtés à l’aéroport international de Bamako. Les sources militaires ivoiriennes, citées dans les journaux, parlent d'un contingent de l’armée régulière ivoirienne. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Mali, une nouvelle affaire défraie la chronique depuis le dimanche soir&nbsp;: 49 soldats ivoiriens arrêtés à l’aéroport international de Bamako. Les sources militaires ivoiriennes, citées dans les journaux, parlent d&rsquo;un contingent de l’armée régulière ivoirienne. Bamako les considère comme «&nbsp;des mercenaires&nbsp;», entrés «&nbsp;illégalement&nbsp;» dans le pays.</strong></p>



<p>Tout le débat est parti des «&nbsp;alertes tendancieuses&nbsp;», lancées sur les réseaux sociaux, par certains «&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/meeting-des-web-activistes-a-bamako-un-seul-message-prolonger-la-duree-de-la-transition/">web-activistes&nbsp;videomen</a>&nbsp;». Après plusieurs versions relayées dans les médias, le communiqué tant attendu est tombé un peu plus de 24 heures après l’arrestation annoncée des soldats ivoiriens à l’aéroport international de Bamako. Ces 49 militaires ivoiriens sont considérés par les autorités maliennes comme des&nbsp; «&nbsp;mercenaires&nbsp;» tels que définis par la convention de l’OUA sur l’élimination du mercenariat en Afrique, a déclaré le gouvernement malien de transition par la voix de son porte-parole, le colonel Abdoulaye Maïga. Le communiqué affirme qu’ils seront mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes, sans donner plus de précisions.</p>



<p>Venus dans «&nbsp;<em>deux aéronefs immatriculés ZS-BBI et UR-CTH, en provenance de la République de Côte d’Ivoire […], avec leurs armements et munitions de guerre, ainsi que d’autres équipements militaires […] </em>», ces 49 soldats ivoiriens seraient «&nbsp;<em>sans ordre de mission ni autorisation officielle</em>&nbsp;», fait&nbsp; croire Bamako. Il leur est reproché également de dissimuler leurs identités bien qu’ils soient arrivés en tenues militaires. Il est écrit sur la plupart de leurs passeports, affirme encore le communiqué de la partie malienne, «&nbsp;<em>étudiants, chauffeurs, maçons, mécaniciens, vendeuses, électriciens, vigiles, peintres</em>&nbsp;».</p>



<p>Autres décisions du gouvernement malien de transition&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre aux arrêts avec effet immédiat aux activités de protection de la compagnie aérienne «&nbsp;Sahelian Aviation Services&nbsp;» par des forces étrangères</em>&nbsp;», exigeant ainsi leur départ immédiat du Mali. Par conséquent, les autorités maliennes invitent la compagnie «&nbsp;<em>à confier dorénavant sa sécurité aux forces de défense et de sécurité malienne</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Dossier 49 militaires ivoiriens arrêtés ce dimanche à Bamako, le gouv malien de transition donne sa version et annonce ses décisions prises. <a href="https://twitter.com/hashtag/mali?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#mali</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/cotedivoire?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#cotedivoire</a> <a href="https://t.co/FMGKnO6AnT">pic.twitter.com/FMGKnO6AnT</a></p>&mdash; Sagaïdou Bilal (@Sag_Bi) <a href="https://twitter.com/Sag_Bi/status/1546597847881207811?ref_src=twsrc%5Etfw">July 11, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>D’autres versions ?</strong></h3>



<p>Un peu plutôt dans la journée du lundi 11 juillet, d’autres versions sont déjà tombées. A en croire l’état-major ivoirien, cité par un <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220711-mali-49-soldats-ivoiriens-arr%C3%AAt%C3%A9s-%C3%A0-bamako?ref=tw_i" target="_blank" rel="noreferrer noopener">média étranger</a>, ces soldats arrêtés sont du 8<sup>e</sup> détachement du NSE [National Support Element], venus remplacer à Bamako le contingent précédent. Ils « <em>sont censés sécuriser des sites de la Minusma [mission onusienne au Mali], notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des entrepôts </em>». Toujours selon les mêmes sources, ils sont détachés auprès de Sahel Aviation Services (SAS), une entreprise privée allemande de sous-traitance de la Minusma et travaillant également pour des ONG et des groupes miniers (cf. <a href="https://www.sahelaviationservice.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Site internet SAS</a>). SAS et une sources diplomatique ivoirienne, citéses par <em><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/mali-49-militaires-ivoiriens-retenus-pour-verification-464055?fbclid=IwAR2KF6vtx6g1oqFwgqmPqXRVqXEahjg0ow4zKVXkv0qotl5nTdVNbre5mAE&amp;mibextid=bVmsRV&amp;fs=e&amp;s=cl" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TV5 Monde</a></em>, soutiennent que les soldats en question sont au Mali sur la base d’une convention.</p>



<p>Mieux, à en croire les explications du porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado, bien qu’ils ne fassent partie de l’un des contingents de la mission onusienne au Mali, ces soldats sont déployés dans le pays depuis plusieurs années, dans le cadre d’un appui logistique au compte d’un de leurs contingents. « <em>Les éléments nationaux de soutien (NSE) sont des effectifs nationaux déployés par les pays contributeurs de Troupes, en soutien en leurs contingents</em> », précise-t-il sur <a href="https://twitter.com/olivier_salgado/status/1546498582748008450?t=Ac1j4lOe7G2ZsCeI3DPcKA&amp;s=19">Twitter</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Les soldats interpellés hier dimanche à l’aéroport de <a href="https://twitter.com/hashtag/Bamako?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Bamako</a> ne font pas partie de l’un des contingents de la <a href="https://twitter.com/hashtag/MINUSMA?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MINUSMA</a>. Ces soldats sont déployés depuis plusieurs années au <a href="https://twitter.com/hashtag/Mali?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mali</a> dans le cadre d’un appui logistique pour le compte de l’un de nos contingents. 1/6</p>&mdash; Olivier Salgado (@olivier_salgado) <a href="https://twitter.com/olivier_salgado/status/1546498582748008450?ref_src=twsrc%5Etfw">July 11, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, cette affaire des soldats arrêtés fait penser d’aucuns à un autre incident diplomatique&nbsp;: le retrait exigé des forces spéciales danoises par Bamako, qui avait estimé à l’époque qu’elles ne sont pas arrivées au Mali sur des bases légales (cf. <em><a href="https://saheltribune.com/mali-les-forces-danoises-etaient-presentes-sur-des-bases-legales-mais-bamako-veut-plus/">Mali&nbsp;: les forces danoises étaient présentes sur des bases légales, mais Bamako veut plus</a></em><em> — Sahel Tribune</em>). En attendant la version officielle de la partie ivoirienne dans ce nouveau dossier, certains observateurs avisés émettent déjà des craintes, évoquant ainsi la possibilité d’aller vers une nouvelle crise diplomatique avec…la Côte d’Ivoire voisine… après la Cédéao, la France et ses partenaires européens de Takuba, le G5 Sahel…</p>



<p><strong>Sagaïdou Bilal / Mohamed Camara</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background is-style-wide"/>



<ul class="wp-block-list"><li>En rapport avec cette affaire de 49 soldats ivoiriens arrêtés, le Commissaire spécial de la police de l&rsquo;air de l&rsquo;aéroport de Bamako, Lassina F Diarra, est aussi sanctionné par sa hiérarchie. Le document évoque ces motifs : « m<em>anquements au devoir de réserve, de discrétion et de secret professionnel</em> ». D’après nos recherches, il y a des fortes chances qu’il ait répondu aux sollicitations de <a href="https://twitter.com/Sag_Bi/status/1546717342566125568?t=R91PkvVrJXgb6kT8W6eFwQ&amp;s=19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">certains de nos confrères</a> qui l’ont cité en ces termes : «<em> […] un responsable de la police de l’aéroport de Bamako sous couvert d’anonymat [ou encore] un responsable à l’aéroport de Bamako</em> ».</li></ul>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : entre Bamako et Paris le vin est désormais tiré, il faut le boire à quel prix ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 20:56:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux crises sociopolitiques au Sahel, avec notamment les différents coups de forces enregistrés, la présence française et ses alliés européens est décriée de part et d’autre. Entre Bamako et Paris, les relations ne sont plus au beau fixe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Face aux crises sociopolitiques au Sahel, avec notamment les différents coups de forces enregistrés, la présence française et ses alliés européens est décriée de part et d’autre. Entre Bamako et Paris, les relations ne sont plus au beau fixe. Le vin est tiré, mais à quel prix le boire&nbsp;?</strong></p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/tensions-diplomatiques-entre-bamako-paris-lunion-a-tout-prix/">divorce entre Paris et Bamako</a> semble consommé. Bientôt la coopération militaire entre les deux pays ne serait qu’un triste souvenir.Selon le ministre estonien de la Défense, Kalle Laanet, les alliés comptent retirer leurs troupes du Mali. L’annonce est attendue, lors du sommet de deux jours réunissant l’Union européenne et l’Union africaine à Bruxelles, les 17 et 18 février 2022. <em>« En raison de la violation flagrante des règles par la junte malienne », </em>explique le ministre estonien de la Défense<em>, </em>les partenaires européens estiment impossible de poursuivre la mission dans ce pays.</p>



<p>Selon le chef de la diplomatie française, Jean Yves Ledrian, <em>« Si les conditions ne sont pas réunies pour que </em>[la France] <em>puisse être en mesure d’agir au Mali, </em>[elle]<em> continuera à combattre le terrorisme à côté, avec les autres pays du Sahel qui sont tout à fait demandeurs »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="discussions-avec-les-partenaires"><strong>Discussions avec les partenaires</strong></h3>



<p>Dans un tel tourbillon, l’ancienne puissance coloniale remue ciel et terre afin de garder une influence incontestable dans la région ouest-africaine, en proie à des crises à la fois sécuritaire et de gouvernance. La France mise alors sur le redéploiement de son dispositif sécuritaire dans certains pays côtiers de la région, victimes d’une escalade du terrorisme.</p>



<p>Après les <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220211-trois-attaques-ont-fait-au-moins-9-morts-dont-un-fran%C3%A7ais-dans-le-nord-du-b%C3%A9nin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois attaques à la bombe artisanale, </a>qui avaient fait 9 morts, dont un Français, et 12 blessés dans le nord du Bénin, l’<a href="https://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/communiques/communique_-operation-barkhane-neutralisation-de-terroristes-a-la-frontiere-benin-burkina" target="_blank" rel="noreferrer noopener">armée française a annoncé</a>, samedi 12 février, avoir éliminé au <a href="https://www.france24.com/fr/tag/burkina-faso/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Burkina Faso</a> 40 jihadistes impliqués dans ces attentats.</p>



<p>Après ce <em>« succès militaire »</em>, la France souhaiterait maintenant une carte blanche, <em>« bien méritée »</em>, pour le redéploiement de son dispositif militaire dans cette région africaine. D’où le sommet de «<em> séduction </em>» annoncé pour les 17 et 18 février. En amont duquel «<em> la diplomatie française a mené plusieurs opérations de sensibilisation dans les capitales africaines</em> », souligne <a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest-et-centrale_diplomatie/2022/02/15/comment-emmanuel-macron-prepare-le-sommet-ue-ua,109733882-art?utm_source=AIF&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=PROS_EDIT_RUB&amp;did=109717834" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa intelligence</a>.</p>



<p>Sur les antennes de RTL, Jean-Yves Le Drian a annoncé en effet avoir <em>« engagé des discussions » </em>avec les partenaires africains et européens <em>« pour savoir comment </em>[…]<em> adapter </em>[leur] <em>dispositif en fonction de la nouvelle situation »</em>.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En France, l’exécutif et le législatif en débat autour de la tension entre Paris et Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 19:43:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[députés français]]></category>
		<category><![CDATA[expulsion de l&#039;ambassade]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Entre le Mali et la France, les relations diplomatiques ne sont plus au beau fixe depuis quelques mois. La situation a suscité un débat démocratique entre l’exécutif et le législatif français. Sahel Tribune vous propose une vue d’ensemble.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Entre le Mali et la France, les relations diplomatiques ne sont plus au beau fixe depuis quelques mois. La situation a suscité un débat démocratique entre l’exécutif et le législatif français. </strong><em><strong>Sahel Tribune</strong></em><strong> vous propose une vue d’ensemble.</strong></p>



<p>«<em> Je suis surpris d’entendre M. Lecoq</em> […] <em>reprendre mot pour mot ce que dit le colonel Goïta. On croirait entendre le porte-parole de la junte !</em> », telle est la <a href="https://videos.assemblee-nationale.fr/video.11808176_61f93af98b495.2eme-seance--questions-au-gouvernement--debat-sur-la--feuille-de-route-de-l-influence-de-la-diplo-1-fevrier-2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réponse du ministre</a> de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Ledrian, au député de la gauche démocrate et républicaine, Jean-Paul Lecoq.</p>



<p>C&rsquo;est une déclaration qui, visiblement, montre un divorce latent entre une partie du législatif et l’exécutif français autour de la crise diplomatique entre Paris et Bamako. Cette crise, pour mémoire, remonte à <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210610-op%C3%A9ration-barkhane-emmanuel-macron-va-annoncer-une-restructuration-des-troupes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">juin 2021</a>, suite notamment à l’annonce, par Emmanuel Macron, de la <em>« fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="humiliation"><strong>Humiliation</strong></h3>



<p>Depuis cette annonce, les joutes verbales et les menaces vont bon train entre les deux partenaires. Cette situation a conduit jusqu’à « <a href="https://saheltribune.com/mali-lambassadeur-francais-joel-meyer-ordonne-de-quitter-le-pays/">l’expulsion</a> », le 31 janvier dernier, de l’ambassadeur français au Mali, Joël Meyer, par les autorités maliennes de la transition. Ce qui constitue, selon <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/seance/session-ordinaire-de-2021-2022/deuxieme-seance-du-mardi-01-fevrier-2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des députés français</a>, une humiliation de la France qui laisse comprendre le point culminant atteint par la crise diplomatique entre les deux pays. «<em> Nos relations avec les autorités maliennes, déjà mauvaises, se sont dégradées ces derniers jours </em>», constate Jean Lassalle du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Libert%C3%A9s_et_territoires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe Libertés et territoires</a>.</p>



<p>Réunis en plénière, mardi 1er février 2022, les parlementaires français se sont longuement étalés sur cette situation avec le Mali. La divergence des vues est patente. Sébatien Nadot, député français, estime que la « <em>politique extérieure de la France est dans l’égarement </em>», depuis des années, en raison du comportement <em>« arrogant et belliqueux</em> » de son pays. Une politique qui <em>« ne sert plus »</em> la France, poursuit-il, mais seulement quelques-uns des amis des dirigeants. «<em> Les sociétés privées de sécurité comme Wagner ne sont là</em> [ au Mali] <em>que parce que la politique française sahélienne a failli</em> », assène Jean-Paul Lecoq.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/Mali?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mali</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Cameroun?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Cameroun</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Guin%C3%A9e?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Guinée</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Burkina?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Burkina</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Togo?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Togo</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Yemen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Yemen</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Birmanie?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Birmanie</a>…<br> <br>Face à face avec Jean Yves LeDrian à l’Assemblée nationale :<br><br>Moi : « La politique de la France est dans l’égarement… »<br>Le ministre des affaires étrangères : « formidable ».<br><br>Tout va bien… <a href="https://t.co/HWb4Bbzyyf">pic.twitter.com/HWb4Bbzyyf</a></p>&mdash; NADOT (@Sebastien_Nadot) <a href="https://twitter.com/Sebastien_Nadot/status/1488909564036763656?ref_src=twsrc%5Etfw">February 2, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="rebattre-les-cartes"><strong>Rebattre les cartes</strong></h3>



<p>Le député démocrate et républicain invite donc les autorités françaises à être sensibles aux revendications des peuples du Sahel : «<em> Les peuples du Sahel veulent se libérer d’un lien de subordination envers la France</em> ». Il exhorte les dirigeants du pays des Lumières à <em>« rebattre les cartes de la présence française au sahel »</em> en revoyant ce lien de subordination, qui reposerait sur les dimensions monétaires, économiques et militaires. Jean-Paul Lecoq estime que les <em>« changements de régime dans le Sahel</em> [Guinée, Mali, Burkina Faso…] » doit obliger les dirigeants français «<em> à modifier radicalement</em> [leur] <em>politique dans la zone ».</em></p>



<p>En raison de toutes ces situations, Jean Lassalle lance des pierres dans le jardin des autorités françaises. Il critique un manque de politique de prévisibilité de la part des gouvernants français : «<em> Au lieu de prendre les devants, vous avez été pris au dépourvu »</em>. A croire ses propos, ce <em>« recul contribue à affaiblir</em> [la position française] <em>dans la région</em> [Sahel] <em>et dans le monde »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="conserver-l-objectif-et-la-finalite"><strong>Conserver l’objectif et la finalité</strong></h3>



<p>Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères estime au contraire que dans «<em> les circonstances actuelles, c’est le Mali qui s’isole ».</em> Pour <a href="https://saheltribune.com/tensions-diplomatiques-entre-bamako-paris-lunion-a-tout-prix/">Jean Yves Ledrian</a>&nbsp;: <em>« Nous ne sommes pas face à une question franco-malienne, mais à une question qui concerne les relations de la communauté internationale et du Mali, notamment les relations entre les pays africains, les pays européens et le Mali »</em>.</p>



<p>Toutefois, le ministre français rassure que le <em>« combat contre le terrorisme se poursuivra au Sahel</em> », avec l’accord des autres pays de la région. <em>« Nous nous réorganisons de façon à conserver l’objectif et la finalité de</em> [la présence française] <em>dans cette partie de l’Afrique, à savoir la lutte contre le terrorisme »</em>, a voulu, pour sa part, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Castex" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Castex</a>, le chef du gouvernement français.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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