<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des crise climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/crise-climatique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/crise-climatique/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 19:12:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des crise climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/crise-climatique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Réchauffement climatique : pourquoi l’Europe devient l’épicentre des extrêmes climatiques</title>
		<link>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique Europe]]></category>
		<category><![CDATA[climat mondial]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[El Niño]]></category>
		<category><![CDATA[Europe climat]]></category>
		<category><![CDATA[fonte des glaciers]]></category>
		<category><![CDATA[incendies de forêt Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation météorologique mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[rapport Copernicus]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[vagues de chaleur Europe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22136</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un rapport du Organisation météorologique mondiale et du programme européen Copernicus Climate Change Service, l’Europe connaît une accélération inquiétante du réchauffement climatique, marquée par des vagues de chaleur plus fréquentes, la fonte des glaciers et des incendies records.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon un rapport publié le 29 avril 2026 par le service climatique européen Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale, le continent européen se réchauffe plus vite que toutes les autres régions du globe. Entre vagues de chaleur record, fonte accélérée des glaciers et incendies massifs, l’année 2025 confirme une tendance inquiétante qui pourrait encore s’aggraver avec le retour possible du phénomène El Niño.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe entre dans une nouvelle phase de vulnérabilité climatique. Selon un rapport conjoint du Copernicus Climate Change Service et de l’Organisation météorologique mondiale, publié le 29 avril, le continent s’est réchauffé deux fois plus vite que la moyenne mondiale depuis les années 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat s’accompagne d’une multiplication d’événements climatiques extrêmes en 2025 : vagues de chaleur prolongées, incendies de grande ampleur, fonte accélérée des glaciers et épisodes marins de chaleur record.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les scientifiques, ces phénomènes témoignent d’une accélération du dérèglement climatique sur le continent européen, dont les effets pourraient encore être amplifiés par le retour possible du phénomène El Niño.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des vagues de chaleur qui deviennent la norme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des constats les plus marquants du rapport concerne l’intensification des vagues de chaleur. Selon les données analysées, au moins 95 % du territoire européen a connu une augmentation significative de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région de Fennoscandie, qui regroupe notamment la Finlande, la Suède et la Norvège, a enregistré en juillet la plus longue vague de chaleur jamais observée, avec 21 jours consécutifs à plus de 30 °C, soit deux fois plus que le précédent record.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus au sud, les records de température ont également été battus. En Turquie, le thermomètre a dépassé 50 °C pour la première fois, tandis qu’en Grèce, 85 % de la population a été exposée à des températures proches ou supérieures à 40 °C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouest de l’Europe n’a pas été épargné : Espagne, Portugal, France et le Royaume-Uni ont été frappés par plusieurs épisodes de chaleur extrême entre juin et août.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glaciers en recul et océans surchauffés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les glaciers européens ont également subi une perte de masse importante en 2025. En Islande, la fonte annuelle des glaciers a atteint son deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, juste derrière l’année 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est particulièrement surveillée au Groenland, où la calotte glaciaire a perdu 139 gigatonnes de glace en un an, contribuant à une élévation du niveau des mers de près de 4 millimètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les océans connaissent eux aussi une surchauffe préoccupante : 86 % des zones océaniques européennes ont connu au moins un épisode de chaleur marine intense au cours de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces températures anormalement élevées fragilisent notamment les prairies sous-marines de la Méditerranée, des écosystèmes essentiels qui jouent un rôle clé dans la protection des côtes et la biodiversité marine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des incendies et des impacts environnementaux majeurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences du réchauffement se manifestent également sur les terres. En 2025, plus d’un million d’hectares de forêts européennes ont été ravagés par les incendies, un niveau record estimé à 1 034 550 hectares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces catastrophes ont des effets multiples : destruction d’écosystèmes, pertes économiques, pollution atmosphérique et pression accrue sur les ressources en eau. Malgré ces signaux alarmants, le rapport souligne aussi une évolution positive : les énergies renouvelables ont représenté 46,4 % de la production d’électricité en Europe en 2025, dépassant pour la troisième année consécutive les énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour les experts, cette progression reste insuffisante face à l’ampleur de la crise climatique. «&nbsp;<em>Nous devons accélérer la sortie progressive des énergies fossiles</em>&nbsp;», a déclaré Dusan Chrenek, conseiller principal au service climat de la Commission européenne. De son côté, l’organisation environnementale WWF estime que les politiques actuelles restent largement en deçà des enjeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un signal d’alarme pour l’ensemble de la planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les climatologues, la situation européenne constitue un indicateur avancé du réchauffement global. La combinaison entre réchauffement accéléré, fonte des glaces et multiplication des phénomènes extrêmes illustre la rapidité avec laquelle les équilibres climatiques se transforment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la possible réapparition du phénomène El Niño pourrait encore accentuer les températures dans les prochains mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces perspectives, les scientifiques appellent les États à renforcer rapidement leurs politiques climatiques, sous peine de voir les événements extrêmes devenir la norme dans les décennies à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22136</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
		<link>https://saheltribune.com/climat-la-terre-sort-de-lequilibre-et-nous-avec/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/climat-la-terre-sort-de-lequilibre-et-nous-avec/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[canicules]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[déséquilibre climatique]]></category>
		<category><![CDATA[événements extrêmes]]></category>
		<category><![CDATA[fonte des glaces]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[migrations climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[montée des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
		<category><![CDATA[OMM]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[santé mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresses]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21655</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/climat-la-terre-sort-de-lequilibre-et-nous-avec/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21655</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire</title>
		<link>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[aquifères]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[écosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[faillite hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[justice environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[lacs]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Pénurie d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
		<category><![CDATA[zones humides]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20981</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La faillite hydrique mondiale menace l'avenir de notre planète. Apprenez-en plus sur cette crise critique et ses effets.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « <em>ère de faillite hydrique mondiale </em>», affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action</em> », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « <em>Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « <em>crise mondiale de l’eau </em>». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « <em>Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu </em>», souligne M. Madani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-capital-naturel-entame"><strong>Un capital naturel entamé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport introduit la notion de « <em>faillite hydrique </em>», définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « <em>revenu hydrologique </em>», mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine</em> », avertit M. Madani. « <em>Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible.</em> », déplore-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-logique-de-crise-a-une-logique-de-faillite"><strong>Passer d’une logique de crise à une logique de faillite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « <em>hydriquement précaires </em>». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « <em>gestion de faillite</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables </em>», explique Kaveh Madani. « <em>En matière d’eau, la logique est la même.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeu-social-et-politique"><strong>Enjeu social et politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux</em> », avertit le directeur de l’institut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « <em>réinitialiser l’agenda mondial de l’eau </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, </em>conclut Kaveh Madani. <em>Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20981</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sahel : le climat en embuscade, l’État debout</title>
		<link>https://saheltribune.com/sahel-le-climat-en-embuscade-letat-debout/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sahel-le-climat-en-embuscade-letat-debout/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[autodétermination]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[désertification]]></category>
		<category><![CDATA[États sahéliens]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[justice climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[pluie extrême]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19397</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face au chaos climatique et à l’indifférence internationale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger choisissent de tenir bon. Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« C’est un horrible et incroyable charnier à ciel ouvert. Des morts et des mourants y sont entassés les uns sur les autres. Certains corps sont enflés au point d’éclater, d’autres se vident de leur contenu, entourés de membres et de chairs éparpillés que se disputent des vautours. »</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase, terrible, glaçante, n’est pas tirée d’un roman d’apocalypse. Elle est signée d’Amadou Hampâté Bâ, mémoire vive de l’Afrique sahélienne, témoin de la famine de 1914. Une famine née d’un hivernage raté, d’un été sans pluie. Un siècle plus tard, l’histoire, comme un relent de sable chaud et de poussière amère, semble bégayer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-menace-permanente"><strong>Une menace permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette partie du monde que certains continuent d’appeler «&nbsp;<em>bande sahélienne</em>&nbsp;» comme on nomme un front oublié, le vent ne souffle plus comme avant. Il brûle. Il emporte les récoltes, fissure les terres, et s’infiltre jusque dans les fondations fragiles des États. Et pourtant, malgré le sable dans les yeux et l’indifférence dans les oreilles, certains gouvernements ont décidé de tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, le Burkina Faso, le Niger — trois pays souvent réduits à des acronymes de crise, à des titres d’alerte sur les chaînes d’info. Trois nations qui, ces dernières années, ont osé rompre avec l’ordre établi. On peut en discuter les méthodes, mais pas le diagnostic. Leurs peuples étouffaient sous un double joug — celui d’un terrorisme rampant, et celui, plus insidieux encore, d’un système économique et sécuritaire international aussi distant qu’inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car pendant qu’à Paris ou à Bruxelles on découvrait, avec un temps de retard et une pudeur hypocrite, que le climat pouvait tuer, les villageois de Mopti, de Dori ou de Tillabéri le savaient déjà depuis longtemps. Chez eux, la météo n’est pas une rubrique. C’est une menace permanente. Des pluies qui inondent, quand elles ne se font pas attendre. Des récoltes qui disparaissent, des troupeaux sans herbe, des puits sans fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cet enfer lent, les États sahéliens ont choisi de ne plus tendre la main, mais de retrousser leurs manches. D’assumer leur solitude stratégique. De réorienter leur souveraineté vers ce qui compte : la terre, l’eau, la survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-une-question-de-souverainete"><strong>Le climat, une question de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On leur reproche leurs ruptures diplomatiques, leur défiance vis-à-vis de certains partenaires. Mais a-t-on seulement respecté leurs alertes ? Depuis des années, ils crient famine climatique, chaos agricole, démographie en surchauffe. En réponse ? Des financements à la petite cuillère, des troupes étrangères à l’efficacité douteuse, et des sommets à huis clos où l’Afrique est invitée… à se taire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, ces pays ont fait des choix. Et ces choix ont un coût. Mais qui peut leur en vouloir d’avoir voulu redevenir maîtres d’un destin que le climat lui-même s’évertue à leur arracher ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra bien, un jour, lire l’histoire autrement. Voir dans ces ruptures non pas des caprices politiques, mais des tentatives — désespérées parfois, courageuses souvent — de tenir tête à une tragédie globale qui les frappe de plein fouet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel ne plie pas. Il résiste. À sa manière. Et les États qu’on croyait faillis sont debout, seuls peut-être, mais lucides. Car ils savent, mieux que quiconque, que le climat n’est pas qu’une question de degrés. C’est une question de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sahel-le-climat-en-embuscade-letat-debout/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19397</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Environnement : « La crise climatique est une crise des droits de l’enfant », selon un rapport de l’Unicef</title>
		<link>https://saheltribune.com/environnement-%e2%80%89la-crise-climatique-est-une-crise-des-droits-de-lenfant%e2%80%89-selon-un-rapport-de-lunicef/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/environnement-%e2%80%89la-crise-climatique-est-une-crise-des-droits-de-lenfant%e2%80%89-selon-un-rapport-de-lunicef/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 07:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Effets du changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=8573</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un nouveau rapport de l'Unicef, rendu public le 20 août 2021, les effets du changement climatique frappent durement les droits des enfants. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon un nouveau rapport de l&rsquo;Unicef, rendu public le 20 août 2021, les effets du changement climatique frappent durement les droits des enfants. L’Organisation Onusienne invite les gouvernements à agir pendant qu’il est encore temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion du troisième anniversaire de la <a href="https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/09/dans-le-monde-entier-la-jeunesse-fait-greve-pour-le-climat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève mondiale de la jeunesse pour le climat</a>, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (<a href="https://www.unicef.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNICEF</a>) a publié, vendredi 20 août, en collaboration avec le mouvement <em>« </em><a href="https://fridaysforfuture.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Fridays for Future </em></a><em>»</em> <em>(Les vendredis pour l’avenir </em>), un nouveau <a href="https://www.unicef.org/media/105536/file/UNICEF_climate%20crisis_child_rights_crisis-summary-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>. <em>« La crise climatique est une crise des droits de l’enfant&nbsp;: Présentation de l’Indice des risques climatiques pour les enfants »</em>, ce rapport livre une première analyse détaillée des risques de la crise climatique à travers le prisme de la jeunesse. Un constat irréfutable, selon la directrice générale de l’Unicef qui soutient que <em>« la crise climatique est une crise des droits de l’enfant. »&nbsp;</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Aucun enfant ou presque ne sera épargné »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;« Les chocs climatiques et environnementaux ont des répercussions sur l’ensemble des droits des enfants, de leur droit à un air pur, à de la nourriture et à de l’eau salubre, à l’éducation et au logement, à la protection contre l’exploitation, jusqu’à leur droit à la survie. Aucun enfant ou presque ne sera épargné </em>», a&nbsp;déclaré Henrietta&nbsp;Fore, directrice générale de l’Unicef.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les 2,2&nbsp;milliards d’enfants que compte la Terre, 1&nbsp;milliard vit dans l’un des 33&nbsp;pays classés « <em>à très haut risque</em> ». En plus du manque des services d’approvisionnement en eau et <a href="https://saheltribune.com/assainissement-mali-quand-moustiques-fetent-arrivee-hivernage/">d’assainissement</a>, de santé et d’éducation, ces enfants sont exposés à des chocs climatiques et environnementaux, constate l’Unicef. « <em>Ce chiffre ne concerne que les enfants touchés à ce jour, un bilan qui risque de s’aggraver à mesure que les effets du dérèglement climatique se feront plus pesants</em> », alerte la même source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes vivant en Centrafrique, au Tchad, au Nigéria, en Guinée et en Guinée-Bissau « <em>sont les plus exposés aux effets des changements climatiques »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Indice des risques climatiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un <a href="https://www.unicef.org/fr/communiqu%C3%A9s-de-presse/un-milliard-denfants-sont-%C2%AB-tr%C3%A8s-fortement-expos%C3%A9s-%C2%BB-aux-impacts-de-la-crise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué de presse</a>, l’Unicef rapporte que, selon l’Indice des risques climatiques pour les enfants (IRCE), 240&nbsp;millions d’enfants sont exposés aux inondations côtières, 330&nbsp;millions aux inondations fluviales, 400&nbsp;millions aux cyclones, 600&nbsp;millions aux maladies à transmission vectorielle. Ce n’est pas tout, 815&nbsp;millions sont exposés à la pollution au plomb, 820&nbsp;millions aux canicules, 920&nbsp;millions aux pénuries d’eau&nbsp;et 1&nbsp;milliard à des niveaux élevés de pollution atmosphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les enfants ne sont pas à l’origine de la hausse globale des températures. Pourtant, ce sont eux qui paieront le plus lourd tribut, en particulier dans les pays les moins responsables</em> », a souligné Henrietta Fore. Toutefois, elle exhorte à agir pendant qu’il est encore temps afin d’améliorer l’accès des enfants aux services essentiels, notamment <a href="https://saheltribune.com/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations/">l’approvisionnement en eau</a> et à l’assainissement, à la santé et à l’éducation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Se battre pour ce qui est juste »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport explique que les 33&nbsp;pays <em>« à très haut risque</em> » ne totalisent que 9&nbsp;% des émissions mondiales de CO2, contre près de 70&nbsp;% pour les 10&nbsp;plus gros émetteurs de la planète, dont seul un est classé comme « <em>à très haut risque </em>» dans l’Indice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Unicef exhorte les gouvernements, les entreprises et l’ensemble des acteurs concernés à&nbsp;accroitre les investissements en faveur de <a href="https://saheltribune.com/face-a-lurgence-climatique-ladaptation-cest-des-maintenant/">l’adaptation</a> aux changements climatiques et de la résilience des services essentiels pour les plus jeunes. Elle les invite également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à éduquer&nbsp;les enfants au climat et à l’écocitoyenneté, à associer&nbsp;la jeunesse à l’ensemble des négociations sur le climat et à œuvrer&nbsp;pour une relance verte, bas&nbsp;carbone et inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de Fridays for Future promettent que « <em>Les mouvements de jeunes militants pour le climat continueront de se mobiliser, de prospérer et de se battre pour ce qui est juste </em>». Surtout qu’on ne leur laisse plus le choix. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/environnement-%e2%80%89la-crise-climatique-est-une-crise-des-droits-de-lenfant%e2%80%89-selon-un-rapport-de-lunicef/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">8573</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Six points pour comprendre les impacts de la crise climatique sur la santé humaine</title>
		<link>https://saheltribune.com/six-points-pour-comprendre-les-impacts-de-la-crise-climatique-sur-la-sante-humaine/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/six-points-pour-comprendre-les-impacts-de-la-crise-climatique-sur-la-sante-humaine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 17:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[droit à la santé]]></category>
		<category><![CDATA[maladie zoonotique]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=7409</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le droit humain à la santé semble tributaire de la santé de la planète. Pour mieux expliciter ce point, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) présente six points&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le droit humain à la santé semble tributaire de la santé de la planète. Pour mieux expliciter ce point, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) présente six points essentiels. </strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/325877/WHO-CED-PHE-DO-19.01-eng.pdf?ua=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">23&nbsp;% des décès</a>&nbsp;dans le monde sont liés à des « <em>risques environnementaux »</em> tels que la pollution de l’air, la contamination de l’eau et l’exposition aux produits chimiques. Pourtant, au moins 155 États ont reconnu à leurs citoyens le droit à un environnement sain. Face à un tel paradoxe, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté récemment une résolution, indique le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), afin d’obliger les États à protéger les droits de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette protection semble nécessaire parce que la santé humaine est en grande partie tributaire de celle de la planète. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans l’avant-propos du rapport <a href="https://saheltribune.com/changement-climatique-sauver-humanite-changement-mentalite-impose/">« Faire la paix avec la nature »</a>, expliquait qu’« e<em>n rassemblant les dernières preuves scientifiques qui décrivent les conséquences et les menaces de l’urgence climatique, la crise de la biodiversité et la pollution qui tue des millions de personnes chaque année [ce rapport] montrent clairement que notre guerre contre la nature a brisé la planète </em>». Une situation qui compromet le droit à la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNUE dans sa mission de protection de l’environnement a présenté six points montrant l’interconnexion entre le droit humain à la santé et les menaces qui pèsent sur la planète.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La destruction des espaces sauvages et&nbsp;l’émergence de maladies zoonotiques</strong>&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations, 60&nbsp;% des infections humaines sont d’origine animale. De nos jours, plusieurs autres virus susceptibles de passer des animaux aux êtres humains courent toujours dans la nature. « <em>Pas moins de&nbsp;<a href="https://ipbes.net/covid19stimulus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1,7 million de virus non identifiés</a>&nbsp;du type de ceux connus pour infecter les humains existeraient encore chez les mammifères et les oiseaux aquatiques »</em>, indique la plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques. La même source estime que n’importe lequel de ces « <em>virus pourrait être la prochaine “maladie X”, potentiellement encore plus perturbatrice et mortelle que la&nbsp;COVID-19</em> ».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La pollution atmosphérique et l’espérance de vie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution atmosphérique réduit la qualité de la santé et diminue l’espérance de vie, selon le programme onusien pour la protection de l’environnement. « <em>Neuf personnes sur dix respirent un air pollué à travers le monde, ce qui nuit à la santé et réduit la durée de vie de ces personnes</em> », explique le PNUE qui laisse entendre que chaque année, près de 7 millions de personnes meurent de maladies et d’infections liées à la pollution atmosphérique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La perte de la biodiversité et la qualité nutritionnelle</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNUE souligne également que la perte de la biodiversité compromet la valeur nutritionnelle des aliments. <em>« Aujourd’hui, près d’une personne sur trois&nbsp;souffre d’une forme de malnutrition et une grande partie de la population mondiale est touchée par des&nbsp;maladies liées à l’alimentation, comme les maladies cardiaques, le diabète et le cancer</em> ».</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La perte de la biodiversité et l’efficacité des médicaments.</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La perte de la biodiversité semble avoir de nombreuses conséquences sur l’homme. Près de « <em>15 000 espèces de plantes médicinales sont menacées d’extinction et la Terre perd au moins un grand médicament potentiel tous les deux ans</em> ». Pourtant, les produits naturels occupent une place considérable dans les produits pharmaceutiques, indique le PNUE.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La pollution, une grande menace</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène menace des milliards de personnes dans le monde. «<em> De nombreux problèmes de santé découlent de la pollution et de l’idée que les déchets peuvent être jetés “à la poubelle” alors qu’en fait, une grande partie d’entre eux restent dans les écosystèmes, affectant la santé environnementale et humaine </em>». Chaque année, 25 millions de personnes souffrent d’une&nbsp;<a href="https://www.who.int/publications/i/item/WHO-NMH-NHD-18.12" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intoxication aiguë aux pesticides</a> dans le monde. L’eau contaminée par les déchets, les eaux usées non traitées, le ruissellement agricole et les rejets industriels expose 1,8 milliard de personnes au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la typhoïde et la polio, précise notre source.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Des risques supplémentaires pour la santé et la sécurité</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En raison du changement climatique, des risques supplémentaires pour la santé et la sécurité sont introduits dans le monde. Les incendies de forêt, les inondations et les ouragans sont devenus des événements climatiques réguliers qui menacent les vies, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire. Les changements climatiques affectent également la survie des microbes, facilitant ainsi la propagation des virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/six-points-pour-comprendre-les-impacts-de-la-crise-climatique-sur-la-sante-humaine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7409</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lutte contre la crise climatique : les États-Unis et l’Union européenne s’engagent à renforcer leur coopération</title>
		<link>https://saheltribune.com/lutte-contre-la-crise-climatique-les-etats-unis-et-lunion-europeenne-sengagent-a-renforcer-leur-cooperation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/lutte-contre-la-crise-climatique-les-etats-unis-et-lunion-europeenne-sengagent-a-renforcer-leur-cooperation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 13:36:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=6565</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, John Kerry a rencontré, mardi&#160;9&#160;mars 2021, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, le vice-président exécutif, Frans Timmermans,&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>L’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, John Kerry a rencontré, mardi&nbsp;9&nbsp;mars 2021, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, le vice-président exécutif, Frans Timmermans, et le collège des commissaires afin de discuter des mesures à prendre pour relever les ambitions mondiales en matière de climat à l’approche de la COP26 à Glasgow. À l’issue de leurs rencontres, ils ont publié une déclaration conjointe que nous vous proposons de lire. </strong><strong></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Nous sommes engagés à renouveler notre solide alliance afin de faire face à la crise climatique. Pour avoir travaillé en étroite collaboration à la réalisation de l’accord historique de Paris, nous sommes déterminés à en assurer le succès en réduisant nos propres émissions et en coopérant avec nos partenaires mondiaux, en particulier les autres grandes économies, pour renforcer leur ambition en matière de climat.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Les États-Unis se sont engagés à atteindre la neutralité carbone au plus tard en 2050 et ont l’intention d’annoncer leur contribution nationale au titre de l’accord de Paris au plus tard lors du sommet des dirigeants sur le climat du président Biden qui aura lieu le 22&nbsp;avril.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">L’Union européenne s’est engagée à atteindre la neutralité climatique en 2050 et entend accroître ses ambitions en matière de climat pour 2030 en réduisant ses émissions d’au moins 55&nbsp;% par rapport à 1990. Elle travaille actuellement à l’élaboration d’un paquet global intitulé « Ajustement à l’objectif&nbsp;55 », attendu pour juin de cette année, afin de garantir que ces ambitions se traduisent par des actions efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet des États-Unis, qui prévoit de réunir à nouveau les dirigeants lors du Forum des économies majeures, est l’une des étapes clés pour renforcer la dynamique sur la voie de la réussite de la COP26 à Glasgow. Par ailleurs, la réunion ministérielle sur l’action climatique (MOCA) qui se tiendra dans deux semaines donnera le coup d’envoi de discussions de haut niveau et contribuera à mobiliser une masse critique internationale.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Nous demandons instamment à tous les pays de prendre les mesures nécessaires pour maintenir en vue une limite de température de 1,5 degré Celsius, notamment par le biais d’engagements visant la neutralité carbone d’ici 2050, de stratégies spécifiques de neutralité carbone et de contributions ambitieuses déterminées au niveau national. Nous avons également décidé aujourd’hui de travailler ensemble et avec d’autres pays pour aider les plus vulnérables de la planète à faire face aux effets dévastateurs du changement climatique.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Ces défis urgents ne peuvent être relevés par les seuls gouvernements. Nous sommes encouragés par les solides initiatives de nombreuses entreprises de premier plan dans le domaine du climat et nous travaillerons en étroite collaboration avec le secteur privé pour mobiliser les investissements, ainsi que les technologies d’atténuation et d’adaptation nécessaires pour juguler la crise climatique. Nous sommes encouragés par les innombrables jeunes gens et autres citoyens qui se joignent à la lutte contre le changement climatique et demandent aux dirigeants de rendre compte du bien-être de notre planète et des générations futures.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Source : Département d’État</strong> <strong>des Etats-Unis </strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong><em>Notre rédaction a apporté des modifications dans le titre et le chapô</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/lutte-contre-la-crise-climatique-les-etats-unis-et-lunion-europeenne-sengagent-a-renforcer-leur-cooperation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6565</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pour vaincre le fléau climatique, la covid-19 offre des pistes</title>
		<link>https://saheltribune.com/pour-vaincre-fleau-climatique-covid-19-offre-pistes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pour-vaincre-fleau-climatique-covid-19-offre-pistes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2930</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les réponses rapides de nos États à la Covid-19 amènent à douter de la bonne volonté des décideurs politiques dans la lutte contre le changement climatique. Le multilatéralisme développé autour de cette pandémie pouvait aider à trouver des réponses adaptées au fléau climatique.  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les réponses rapides de nos États à la Covid-19 amènent à douter de la bonne volonté des décideurs politiques dans la lutte contre le changement climatique. Le multilatéralisme développé autour de cette pandémie pouvait aider à trouver des réponses adaptées au fléau climatique.  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’apparition de certains phénomènes permet de lever les points d’ombres qui obstruent la voie de compréhension d’autres fléaux séculiers. La propagation de la pandémie du coronavirus et la gestion qui en est faite par nos États permettent de voir la mauvaise volonté politique qui concourt à la lutte contre le changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2681&amp;action=edit">Achim Steiner du PNUD : « l’inégalité entre les sexes, la vulnérabilité climatique et la fragilité des États sont étroitement liées »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En seulement <a href="https://www.letemps.ch/monde/etapes-propagation-coronavirus-monde" target="_blank" rel="noreferrer noopener">six mois après son apparition</a>, le coronavirus a su mobiliser tous les États, à l’unanimité. Le multilatéralisme tant prôné par le président de la République française, Emmanuel Macron, a trouvé l’occasion de se concrétiser. Tous les États, riches comme pauvres, ont adopté les mêmes systèmes de confinements total ou partiel, mis en place des mesures barrières, etc. afin de vaincre rapidement ce mal qui n’épargne aucune contrée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le passif contre l’actif </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Partant de cette expérience de la Covid-19, ne pourrions-nous pas nous interroger sur la volonté de nos États dans la lutte contre le changement climatique ? Pourquoi tant de dévouement pour la lutte contre cette pandémie de coronavirus et non contre le changement climatique ? La réponse banale qu’on pourrait donner à cette dernière question est que le coronavirus agit dans l’immédiat, ses effets sont palpables ici et maintenant. Quant aux effets du changement climatique, ils sont dans la durée. Outre cela, ils sont le plus souvent pris pour l’effet d’autres phénomènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui ressort dans ce document, <em><a href="https://www.uneca.org/fr/stories/aborder-la-crise-climatique-avec-la-m%C3%AAme-urgence-que-la-pand%C3%A9mie-de-covid-19-sugg%C3%A8re-le">« Changement climatique et </a><a href="https://www.uneca.org/fr/stories/aborder-la-crise-climatique-avec-la-m%C3%AAme-urgence-que-la-pand%C3%A9mie-de-covid-19-sugg%C3%A8re-le" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement </a><a href="https://www.uneca.org/fr/stories/aborder-la-crise-climatique-avec-la-m%C3%AAme-urgence-que-la-pand%C3%A9mie-de-covid-19-sugg%C3%A8re-le">en Afrique post COVID-19 : Quelques réflexions critiques »</a></em>, du Centre africain pour la politique climatique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Ce Centre explique que la prise de conscience rapide de la covid-19 comme préoccupation mondiale s’explique par le fait que la covid-19 est <em>« clairement compris, au-delà des effets sur la santé, en tant que menace immédiate et présente pour le développement mondial, tandis que le changement climatique continue d’être considéré comme une menace à long terme et incertaine pour certaines communautés éloignées du monde</em> ». C’est donc le mal passif contre celui actif. Nos États ne verraient pas le changement climatique comme une urgence, un phénomène ayant des impacts réels sur l’humanité au même titre que la covid-19.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Santé de la planète-santé de l’homme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’apparition de ces pandémies n’est pas totalement indépendante de ce phénomène de réchauffement climatique. Dans sa <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/32218/UNEPCOVID_FR.pdf?sequence=16">réponse à la covid-19</a>, la directrice exécutive du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, ne disait-elle pas&nbsp;que <em>« la pandémie de COVID-19 représente l’avertissement le plus sérieux lancé par la planète enjoignant l’humanité à changer de cap. » ? </em>Elle attirait ainsi l’attention sur le lien inextricable existant entre la santé de la planète et celle de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2604&amp;action=edit">Environnement : au Mali, ces facteurs qui menacent la biodiversité</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, selon la CEA<em>, « Nous avons appris de la pandémie de covid-19 qu’une riposte rapide est essentielle ». </em>Cette commission fait comprendre que cette riposte rapide à la covid-19 est ce <em>« fait la différence entre maîtriser une crise et lui permettre de déborder »</em>.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Manque de volonté politique ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, vu tous les moyens mobilisés pour la lutte contre la covid-19, il est difficile de croire que le retard accusé dans la lutte contre le changement climatique, en termes surtout d’adaptation et d’atténuation, soit un problème de fonds. Ce serait plutôt un choix politique, une <a href="https://togola.mondoblog.org/cop-26-2021-report-rassure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mauvaise volonté politique.</a> C’est ce qui a amené la CEA à indiquer dans son document de réflexion que « <em>les fonds nécessaires pour souscrire aux actions climatiques existent réellement, et la même approche utilisée pour mobiliser les fonds relatifs au covid-19 devra garantir des investissements encore plus importants dans une économie neutre en carbone</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2470&amp;action=edit">Lutte contre le changement climatique : mettre à profit l’expérience de la Covid-19</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est sûr, tant que nous ne prendrons pas le changement climatique comme une urgence humanitaire, il serait difficile d’arriver à bout de ces pandémies voire des catastrophes naturelles dévastatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pour-vaincre-fleau-climatique-covid-19-offre-pistes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2930</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Voltaire et Montesquieu pour éclairer la crise climatique actuelle</title>
		<link>https://saheltribune.com/voltaire-et-montesquieu-pour-eclairer-la-crise-climatique-actuelle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/voltaire-et-montesquieu-pour-eclairer-la-crise-climatique-actuelle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2020 17:17:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Montesquieu]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Voltaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=663</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au fond, Voltaire et Montesquieu se rejoignent sur une chose : les gouvernements peuvent, et même doivent agir sans se penser impuissants face aux contraintes du climat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/315296/original/file-20200213-10985-1a351uo.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=0%2C85%2C1000%2C646&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>
        L’œuvre de Simon Mathurin Lantara, «&nbsp;Coucher de soleil&nbsp;» (XVIIIᵉ).
        <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_fran%C3%A7aise_du_XVIIIe_si%C3%A8cle#/media/Fichier:Simon_Mathurin_Lantara_-_Entardecer.jpg">Wikipedia</a>
      </figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/thibaut-dauphin-561437">Thibaut Dauphin</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-bordeaux-2198">Université de Bordeaux</a></em></p>


<p class="wp-block-paragraph">Quand on évoque aujourd’hui le dérèglement climatique, deux positions antagonistes apparaissent clairement dans le débat public. La première, celle de l’effondrement, <a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/la-france-patrie-de-la-collapsologie">semble s’imposer en France</a>. La seconde, nourrie des <a href="https://leclimatchange.fr/attenuations-des-changements/">prescriptions du GIEC</a>, entretient l’espoir de contrecarrer les effets de la crise.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, le débat entre Montesquieu et Voltaire illustre bien ces deux positions dans un XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle pourtant étranger aux questions environnementales contemporaines.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Et si les philosophes d’hier pouvaient, sur ce sujet-là aussi, nous guider sur les solutions de demain&nbsp;?</p>


<h2 class="wp-block-heading">La question du déterminisme climatique</h2>


<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/315301/original/file-20200213-10980-5ka15e.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/315301/original/file-20200213-10980-5ka15e.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>
              Montesquieu en 1728 (peinture anonyme).
              <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu#/media/Fichier:Montesquieu_1.png">Wikipedia</a>
            </figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Esprit_des_lois_(1777)/L14/C1"><em>De L’Esprit des lois</em></a> (1748), Montesquieu soutient que le tempérament des hommes et des femmes varie considérablement en fonction du climat dans lequel ils évoluent. Persuadé d’avoir la médecine et les sciences naturelles avec lui, le philosophe explique comment les habitants des pays froids sont moins sensibles aux plaisirs et à la douleur que ceux des pays chauds – <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Montesquieu_-_Esprit_des_Lois_-_Tome_1.djvu/411">«&nbsp;Il faut écorcher un Moscovite, pour lui donner du sentiment&nbsp;»</a> – et comment les zones tempérées profitent d’un équilibre avantageux qui serait le secret de leur rayonnement. En d’autres termes, Montesquieu défend un déterminisme climatique.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Voltaire, comme d’autres, n’est pas du même avis. En 1734, quatorze années avant l’ouvrage de Montesquieu, <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_de_m%C3%A9taphysique/%C3%89dition_Garnier/Chapitre_9">il écrit</a> que les lois «&nbsp;dépendent des intérêts, des passions et des opinions de ceux qui les ont inventées, et de la nature du climat où les hommes se sont assemblés en société&nbsp;». Le climat constitue une influence parmi d’autres du contenu des lois.</p>


<p class="wp-block-paragraph">En 1752, Voltaire <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3AVoltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome23.djvu/543">critique frontalement</a> la théorie des climats dans ses <em>Pensées sur le gouvernement</em>, excluant une nouvelle fois le déterminisme climatique&nbsp;:</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Toutes les lois religieuses ne sont pas une suite de la nature du climat.&nbsp;»</p></blockquote>


<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/315304/original/file-20200213-11044-1lpn8ct.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/315304/original/file-20200213-11044-1lpn8ct.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>
              Voltaire (Maurice Quentin de La Tour, 1737).
              <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Voltaire#/media/Fichier:D'apr%C3%A8s_Maurice_Quentin_de_La_Tour,_Portrait_de_Voltaire_(c._1737,_mus%C3%A9e_Antoine_L%C3%A9cuyer).jpg">Wikipedia</a>
            </figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">En 1756 paraît l’un des ouvrages les plus importants de la production voltairienne&nbsp;: l’<em>Essai sur les mœurs et l’esprit des nations</em>. Voltaire y défend l’idée que le climat ne fait qu’inspirer des comportements&nbsp;; il ne les détermine pas. Pour lui, la fougue et la grandeur de l’Égypte ancienne (opposée à sa léthargie au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle) <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3AVoltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome12.djvu/457">constitue</a> «&nbsp;une preuve sans réplique, que si le climat influe sur le caractère des hommes, le gouvernement a bien plus d’influence encore que le climat&nbsp;». Plus loin, Voltaire <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3AVoltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome13.djvu/190">développe encore</a>&nbsp;:</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Trois choses influent sans cesse sur l’esprit des hommes, le climat, le gouvernement et la religion. C’est la seule manière d’expliquer l’énigme de ce monde.&nbsp;»</p></blockquote>


<p class="wp-block-paragraph">Dans un article des <em>Questions sur l’encyclopédie</em> (1770-1774) – conçu comme une réponse à l’entrée «&nbsp;Climat&nbsp;» de l’<em>Encyclopédie</em> d’Alembert et de Diderot –, Voltaire accuse Montesquieu d’avoir poussé trop loin une idée forgée longtemps avant lui (par Bodin, Fontenelle, Dubos…), criblant sa théorie des contre-exemples français, égyptien, athénien, romain et anglais. La réfutation voltairienne <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_philosophique/Garnier_(1878)/Index_alphab%C3%A9tique/C">se conclut ainsi</a>&nbsp;:</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Tout change dans les corps et dans les esprits avec le temps. Peut-être un jour les Américains viendront enseigner les arts aux peuples de l’Europe. Le climat a quelque puissance, le gouvernement cent fois plus&nbsp;; la religion jointe au gouvernement encore davantage.&nbsp;»</p></blockquote>


<h2 class="wp-block-heading">Lubie d’un autre âge&nbsp;?</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Si la «&nbsp;théorie des climats&nbsp;» ne date pas de Montesquieu, elle ne lui survivra guère qu’un siècle avec le développement de la climatologie moderne et l’abandon des théories monocausales en sciences humaines et sociales, affaiblissant cette croyance alors répandue que «&nbsp;l’empire du climat est le premier de tous les empires&nbsp;» (<em>De l’Esprit des lois</em>, <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Montesquieu_Esprit_des_Lois_1777_Garnier_2.djvu/234">livre XIX</a>).</p>


<p class="wp-block-paragraph">L’orientation intellectuelle du juge bordelais se voulait résolument scientifique et comparatiste. Aujourd’hui, elle peut nous paraître grossière et exagérée. C’est le privilège implacable du lecteur du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle, aidé des connaissances de son temps, qui lui fait regarder la théorie des climats comme une lubie d’un autre âge. Elle le fut en effet, tout particulièrement au XVII<sup>e</sup>&nbsp;siècle mais aussi au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle, en gagnant notamment les faveurs de Jean‑Jacques Rousseau.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Montesquieu n’est pourtant coupable que d’avoir cultivé une intuition jusque dans ses derniers ressorts. Le climat – ou «&nbsp;l’environnement&nbsp;» comme nous le dirions aujourd’hui – exerce évidemment une influence (souvent négligée) sur l’espèce humaine. Mais dans la théorie du <a href="https://www.labrede-montesquieu.fr/la-ville/patrimoine/sur-les-pas-de-montesquieu/">baron de la Brède</a>, le climat occupe une place démesurée, au point que la disposition de quelque organe du corps suffise, dans un pays ou dans un autre, à faire varier sensiblement les mœurs et les lois.</p>


<figure><iframe width="440" height="260" src="https://www.youtube.com/embed/A6MJ6ssXBHw?wmode=transparent&amp;start=0" allowfullscreen=""></iframe><figcaption>«&nbsp;Un peu d’histoire, les Lumières du XVIIIᵉ siècle&nbsp;» (Grand Palais/YouTube, 2017).</figcaption></figure>


<h2 class="wp-block-heading">Comment (re)lire ces textes au XXIᵉ siècle</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Ne prétendons pas, au siècle où nous sommes, pouvoir faire parler les philosophes à notre place. L’interprète d’un texte devient toujours l’auteur d’un nouveau texte&nbsp;; en particulier lorsque trois siècles les séparent.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Le lecteur du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle sera plus sensible aux arguments qui flattent ses préoccupations, et l’urgence climatique est l’une de ses plus impérieuses. Le lien entre la théorie des climats et le changement climatique n’est pas manifeste. Mais, si l’on articule le «&nbsp;déterminisme&nbsp;» et le «&nbsp;changement&nbsp;» climatiques, l’idée principale serait alors que le changement climatique altérerait progressivement les esprits et les législations, puisque ces dernières en dépendent par-dessus tout.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Ce changement s’exprimerait notamment par un réchauffement de la température mondiale, car c’est le sens du mot «&nbsp;climat&nbsp;» au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Or quel est l’effet d’un climat chaud&nbsp;? <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Esprit_des_lois_(1777)/L14/C2">Montesquieu nous met en garde</a>&nbsp;:</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;La chaleur du climat peut être si excessive, que le corps y sera absolument sans force. Pour lors, l’abattement passera à l’esprit même&nbsp;; aucune curiosité, aucune noble entreprise, aucun sentiment généreux&nbsp;; les inclinations y seront toutes passives […].&nbsp;» (<em>De l’Esprit des lois</em>, livre XIV)</p></blockquote>


<p class="wp-block-paragraph">La théorie de Montesquieu résiste-t-elle, à la lumière de notre situation actuelle, à la critique voltairienne&nbsp;?</p>


<h2 class="wp-block-heading">Individualisme et holisme</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Si le gouvernement et la religion sont considérablement plus influentes que le climat, nous ne devrions donc pas constater ce qu’annonce Montesquieu. La part scientifique de ses arguments ne nous incline d’ailleurs pas à le croire, et l’on perçoit mal comment quelques décennies de réchauffement pourraient bouleverser la disposition de nos organes au point de nous rendre à peu près indolents, à supposer que nos organes soient la cause nécessaire de nos comportements sociaux.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Contre ce déterminisme, la <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome22.djvu/242">critique de Voltaire suggère plutôt</a> que les lois et les arts dépendent d’abord des «&nbsp;intérêts, des passions et des opinions&nbsp;» de ceux qui les produisent avant de dépendre du climat. Voltaire croit à la politique et surtout au pouvoir des hommes qui la mènent&nbsp;: ce sont les acteurs qui agissent sur l’environnement plus que l’environnement qui agit sur les acteurs.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Voltaire et Montesquieu représentent dans ce débat deux approches bien connues en sciences sociales&nbsp;: <a href="https://www-cairn-info.docelec.u-bordeaux.fr/les-methodes-en-sociologie--9782130606338-page-41.htm">l’individualisme</a> et le <a href="https://www-cairn-info.docelec.u-bordeaux.fr/revue-l-annee-sociologique-2008-2-page-299.htm">holisme</a> méthodologiques. D’un côté, l’explication par le comportement des acteurs&nbsp;; de l’autre, par les structures dans lesquels ils évoluent.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Pas impuissants face au climat</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a chez Voltaire la conviction que le climat ne saurait influencer les hommes plus que les hommes ne peuvent s’influencer eux-mêmes. S’il y a une urgence climatique, les hommes peuvent agir pour eux et sur eux, et leur caractère et leurs lois ne dépendre jamais entièrement du climat.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Montesquieu n’est pas pour autant résigné à un déterminisme absolu. Certaines de ses intuitions résonnent étrangement avec nos préoccupations présentes. Ainsi, le <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Esprit_des_lois_(1777)/L14/C5">chapitre V du livre XIV</a> de <em>l’Esprit des lois</em> s’intitule&nbsp;: «&nbsp;Que les mauvais législateurs sont ceux qui ont favorisé les vices du climat, et les bons sont ceux qui s’y sont opposés&nbsp;». Il décrit comment la doctrine de la divinité indienne Foé, «&nbsp;née de la paresse du climat&nbsp;», l’a favorisée à son tour, alors que les législateurs chinois ont introduit dans leur philosophie une rigueur et une frugalité qui les préserveraient de l’oisiveté.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Si l’on s’attarde sur la logique de l’argument plutôt que sur ces deux exemples, Montesquieu recommande donc aux gouvernements d’aller contre les tendances induites par le climat au lieu de les épouser ou de les tolérer. Si l’esprit des hommes est conditionné par les humeurs climatiques, le législateur doit empêcher ses écarts «&nbsp;naturels&nbsp;» en produisant des normes correctrices. Cela consisterait à rendre les hommes plus courageux, plus industrieux et <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Montesquieu_Esprit_des_Lois_1777_Garnier_2.djvu/103">moins tolérant à la servitude</a>.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Au fond, Voltaire et Montesquieu se rejoignent sur une chose&nbsp;: les gouvernements peuvent, et même doivent agir sans se penser impuissants face aux contraintes du climat.</p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/thibaut-dauphin-561437">Thibaut Dauphin</a>, Doctorant en science politique, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-bordeaux-2198">Université de Bordeaux</a></em></p>


<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="http://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/voltaire-et-montesquieu-pour-eclairer-la-crise-climatique-actuelle-131704">article original</a>.</p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/voltaire-et-montesquieu-pour-eclairer-la-crise-climatique-actuelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">663</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
