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	<title>Archives des crimes contre l’humanité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Traite des esclaves : une résolution historique adoptée à l’ONU malgré des divisions</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:55:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La traite des esclaves est désormais qualifiée de crime le plus grave contre l'humanité. Informez-vous sur cette résolution importante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, ce mercredi 25 mars, une résolution qualifiant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage de « crime le plus grave contre l’humanité ». Porté par le Ghana, le texte, non contraignant, marque une étape politique et symbolique majeure dans le débat international sur les réparations liées à l’esclavage.</em></strong></p>



<p>Adoptée par 123 voix pour, trois contre — dont les États-Unis, Israël et l’Argentine — et 52 abstentions, parmi lesquelles le Royaume-Uni et plusieurs États membres de l’Union européenne, la résolution consacre une qualification forte : celle d’une «&nbsp;<em>injustice la plus inhumaine et persistante commise contre l’humanité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desaccords-sur-la-hierarchisation-des-crimes"><strong>Désaccords sur la hiérarchisation des crimes</strong></h2>



<p>À l’initiative de cette démarche, le président ghanéen John Mahama, également chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations, a fait le déplacement à New York pour défendre ce texte qu’il qualifie d’«&nbsp;<em>historique</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, évoquant les quelque 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite transatlantique sur plusieurs siècles.</p>



<p>Si la résolution a été largement adoptée, elle a également révélé des divergences profondes. Plusieurs États, notamment européens, ont exprimé des réserves sur l’idée d’établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, justifiant leur abstention. Ce point a constitué l’un des principaux obstacles aux négociations, certains diplomates estimant qu’aucun crime de cette nature ne devait être qualifié de plus grave qu’un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-des-reparations"><strong>La question sensible des réparations</strong></h2>



<p>Au-delà de la reconnaissance historique, le texte appelle les États à s’engager dans un processus de justice visant à réparer les préjudices hérités de l’esclavage. Une perspective qui reste hautement sensible sur le plan diplomatique.</p>



<p>Les États-Unis ont notamment rejeté cette approche, estimant que les États contemporains ne pouvaient être tenus responsables de crimes commis dans le passé ni contraints à des réparations.</p>



<p>De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les États à aller au-delà des déclarations symboliques. Il a appelé à honorer la mémoire des victimes non seulement par des «&nbsp;<em>paroles</em>&nbsp;», mais aussi par des «&nbsp;<em>actes</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-dans-un-debat-mondial"><strong>Une étape dans un débat mondial</strong></h2>



<p>Si elle ne crée pas d’obligations juridiques, la résolution constitue une avancée politique pour les pays africains et caribéens qui militent depuis plusieurs années pour une reconnaissance accrue des crimes liés à la traite transatlantique et pour l’ouverture de discussions sur les réparations.</p>



<p>Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réévaluation du passé colonial et esclavagiste, qui continue de diviser la communauté internationale, entre devoir de mémoire et enjeux de responsabilité contemporaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Aucune guerre ne vaut la peine de la mort d’un seul enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:06:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réflexion sur la conséquence de la guerre américaine en Iran sur les enfants et les répercussions sur leurs vies futures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Voici quatre ans, en mars 2022, une semaine avant les toutes premiers négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, à Istanbul du 28 au 30 mars 2022, je partageais un article sur le réseau LinkedIn. Je vous le présente ici, tel quel, sans y altérer la moindre ligne. Son propos, j&rsquo;en suis convaincu, conserve toute sa pertinence en ce mois de mars 2026, après quatre années de guerre en Ukraine et quelques jours depuis le début de l’agression de l’Iran.</em></strong></p>



<p>Étant le père ayant connu la mort d’un de ces quatre enfants, étant une personne qui a vu la guerre de face &#8211; je suis bien placé pour le dire.</p>



<p>Pour ceux qui ont des difficultés à voir au-delà de l’image, qui n’arrivent pas à voir clair sous l’inondation des propagandes en cours et pour ceux qui ne connaissent pas assez bien l’histoire, voici une petite remise en ordre des idées sur les véritables coupables du chaos dans le monde, dont les derniers événements en Ukraine ne sont que le dernier exemple sur une longue liste et ne sont, certainement pas, les derniers.</p>



<p>Voici les faits sur les principales victimes de la Russie ? Non – sur les principales victimes de la « <em>démocratie</em> » de l&rsquo;État américain (à ne pas confondre avec le peuple), ainsi que les remarques sur la situation de l’indignation du «&nbsp;<em>monde civilisé</em> » qui ont accompagné les massacres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-font-froid-dans-le-dos-nbsp"><strong>Des Chiffres qui font froid dans le dos&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour ne pas être trop long, je ne donnerai que quelques brefs exemples en commençant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je ne parlerai pas des plus de 65 000 civils français qui ont été assassinés, plus de 100 000 blessés par les bombes made in USA de 1941 à 1945. Je ne parlerai pas non plus des beaux exploits « <em>démocratiques</em> » des États-Unis avant 1941, comme les près de 12 000 000 de morts du génocide des amérindiens de 1492 à 1900, dans lequel les Américains ont fait une contribution capitale.</p>



<p>Les chiffres que j’indique n’incluent pas non plus les morts des combattants, ni les dizaines de millions de civils blessés, mutilés et déplacés. Les chiffres n’indiquent que le nombre de cadavres, sans exposer le désastre total de la déstabilisation globale des zones visitées par les fiers défenseurs des « <em>valeurs du monde civilisé </em>».</p>



<p>De la Corée et de la Chine (1950-1953), où près de 3 000 000 de civils ont été tués, au Guatemala (1954-1996), avec plus de 250 000 morts après plus de quarante ans de guerre civile, tous des conflits attribués aux États-Unis et à leurs alliés. Je cite également l’Indonésie (1958-1966), où les bombardements de 1958 ont fait quelques centaines de victimes civiles et où la guerre civile soutenue jusqu’en 1966 a causé plus de 23 000 000 de morts ; le Vietnam (1955-1975), avec plus de 430 000 civils tués ; le Cambodge (1969-1975), avec près de 150 000 morts ; ainsi que l’Irak (1990-1991), où environ 100 000 civils, principalement des enfants, ont péri.</p>



<p>Poursuivons la liste avec la Bosnie (1994-1995), près de 50 000 civils tués ; la Serbie (1999), environ 3 000 civils morts en 78 jours de bombardements et 22 000 tonnes de bombes larguées, détruisant un tiers des écoles du pays ; l’Irak (2003-2022), avec environ 130 000 civils tués selon certaines estimations occidentales, mais plus de 1 000 000 de victimes civiles selon d’autres évaluations, dont près de 500 000 enfants ; l’Afghanistan (2014-2022), plus de 50 000 civils morts ; et la Syrie (2014-2021), plus de 1 000 civils tués par des frappes américaines et alliées.&nbsp;</p>



<p>À travers cette accumulation de chiffres, nous devons nous interroger sur l’absence d’indignation du « <em>monde civilisé</em> » face à ces bilans humains et dénoncer la réaction internationale sélective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-06-04-2014-23-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 06.04.2014-23.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus de 3 500 civils assassinés à l&rsquo;est de l&rsquo;Ukraine, dans le Donbass. Où était l&rsquo;indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.</p>



<p>Le dénominateur officiel du massacre dans le Donbass : « ATO » &#8211; Opération Anti-terroriste. Les 15 % des Ukrainiens habitant dans la région du Donbass, dès 2014, ont été classés par le pouvoir de Kiev comme terroristes.</p>



<p>Ces « <em>terroristes</em> », dont plus de 150 enfants, sont assassinés majoritairement non pas par les troupes « <em>conventionnelles</em> » constituées d&rsquo;hommes « <em>normaux</em> », mais par des troupes ultranationalistes et réellement néo-nazies (régiment « <em>Azov</em> », milice « <em>Secteur Droit</em> », bataillon Donbass, etc.) dont l&rsquo;existence est due à une tolérance à toute épreuve de la part des pouvoirs ukrainiens successifs, dès février 2014.</p>



<p>Pourquoi une telle tolérance ? C&rsquo;est simple : ce sont bien les membres de ces structures constituées des rébus de la société ukrainienne qui ont été le fer de lance dans le processus du renversement du gouvernement ukrainien « <em>pro-russe </em>» en 2014. Ces marginaux d&rsquo;hier sont le nouveau « <em>état profond </em>» de l&rsquo;Ukraine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Il était beaucoup trop dangereux pour le pauvre Zelensky (qui a été, d&rsquo;ailleurs, élu sur son programme de régularisation de la situation dans le Donbass et d&rsquo;instauration de la paix) de s&rsquo;attaquer à ces exécutants de la création, par les Etats-Unis avec le soutien « <em>logistique</em> » de leur vassal, l&rsquo;UE, du nouvel état ukrainien d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Élément important : ce sont bien les Etats-Unis et leur vassal, l&rsquo;UE, qui ont insisté (sous la table, cela va de soi) pour que cette bande paramilitaire « <em>bataillon Azov</em> » intègre l&rsquo;armée ukrainienne en tant que régiment régulier.</p>



<p>N&rsquo;oublions pas : nous parlons principalement de l&rsquo;époque avant Trump, quand la quasi-totalité non seulement des populations de l&rsquo;UE, mais également des gouvernements de cette dernière ont vécu dans la folle certitude que les Etats-Unis ne pensent pas et n&rsquo;ont jamais pensé qu&rsquo;à leurs propres intérêts et étaient sûrs que les slogans américains coïncidaient parfaitement avec la réalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-24-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 24.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p>Où est l’indignation du « <em>monde civilisé</em> » ? Elle est là ! Enfin. Et ce, même avant l’apparition des victimes parmi les civils.</p>



<p>Cela change complètement tout pour le « <em>monde civilisé</em> » dès le moment qu’il y a un conflit qui ne fait pas partie des massacres de masse perpétrés directement par les Etats-Unis.</p>



<p>Ce qui se passe actuellement en Ukraine est, tout simplement, le « <em>Jackpot du siècle</em> » pour le pouvoir outre-Atlantique. Si les soi-disant négociations de paix entre 2014 et 2022 n’ont strictement rien donné, ce n’est en aucun cas à l’initiative des marionnettes de Kiev, directement dirigées par le gouvernement de Washington. Une véritable négociation de paix dès demain serait une vraie catastrophe géopolitique et financière pour le gouvernement américain. Ce dernier fera donc tout pour que ce conflit dure le plus longtemps possible.</p>



<p>Pour exposer en détails les très nombreux éléments de ce « <em>Jackpot du siècle </em>», c’est un gros chapitre à part.</p>



<p>Pour être bref, j&rsquo;ai parlé seulement des 12 principaux crimes contre l’humanité perpétrés par les gouvernements américains successifs. Je n’ai pas parlé de tant d’autres opérations « <em>officielles</em> » de « <em>bienfaisance</em> » avec des bombardements directs de civils par les Etats-Unis de par le monde, comme à Cuba en 1959-1961, au Congo en 1964, au Laos en 1964-1973, à Grenade en 1983, au Liban en 1983, au Salvador en 1980-1990, au Nicaragua en 1980-1990, en Iran en 1987, au Panama en 1989, au Koweït en 1991; en Somalie en 1993, en 2007-2008, en 2011-2022 ; au Soudan en 1998; au Yémen en 2002, en 2009, en 2011-2022; au Pakistan en 2007-2015; en Libye en 2011, en 2015-2019. Et je n’ai parlé non plus de tant d’opérations « <em>confidentielles</em> » menées en masse par le monde dans le même noble objectif de protection des « <em>American interests</em> ».</p>



<p>Depuis 250 ans d’existence des US, c’est seulement durant environ 20 ans que ce pays n’a pas mené de guerre en dehors de ses frontières. Le reste du temps – 230 ans de massacres de masse extra-muros. Dès 2014, ce fut le tour de l’Ukraine.</p>



<p>La France, parmi tant d’autres, pays vassal des Etats-Unis depuis plus de 50 ans, hormis quelques petites « <em>rébellions</em> » qui ne sont que des petits accidents de parcours en tant qu’assujetti, est toujours d’un soutien indéfectible vis-à-vis des actions de « <em>démocratisation</em> » entreprises par son maître. La quasi-intégralité des actions « <em>démocratiques</em> » mentionnées a été vue, à un moment donné, d’un très bon œil par les différents pouvoirs consécutifs de l’Élysée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-indignation-du-monde-civilise-ne-vaut-rien"><strong>L’indignation du « monde civilisé » ne vaut RIEN</strong></h2>



<p>Si nous avons une vision globale du monde des 70 dernières années et non pas l’aveuglement hystérique des derniers jours – l’indignation d’aujourd’hui apparaît presque malsaine et perverse, car totalement coupée du contexte de la réalité de ce qui se passe chaque jour dans le monde depuis tant de décennies.</p>



<p>Est-il possible que la vieille Europe de l’Ouest se libère un jour de la domination américaine ? Ceci est totalement impossible. Les pays vassaux fervents que les Etats-Unis ont fait entrer au sein de l’UE avec le droit de veto sur les décisions de la « <em>vraie</em> » Europe : Pologne, Roumanie, Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie – sont les exécutants du pouvoir américain incontestable et irréversible au sein de l’Europe. Aucune « <em>décision</em> » de ces pays n’ira jamais à l’encontre de la volonté du maître.</p>



<p>Mais, je ne suis nullement naïf : vu le niveau de l’endoctrinement généralisé et le degré de propagande locale imperméable – je suis parfaitement conscient que la majorité des lecteurs occidentaux de cette missive ont un avis préformaté bien différent sur le sujet. Cela ne me dérange nullement.</p>



<p>Les populations des pays occidentaux de l’OTAN ont de très graves difficultés, depuis toujours, à comprendre que les beaux principes et valeurs appliqués intra-muros n’ont strictement rien à voir, même de très loin, avec ceux proliférés par les bras armés du « <em>monde civilisé </em>» en dehors de leurs territoires.</p>



<p>Ce que les occidentaux voient depuis un mois et sur quoi ils ont été totalement aveugles durant les 8 années consécutives qui ont précédé ce dernier mois – ce n’est nullement une nouvelle guerre qui vient de commencer. Ce n’est que l’élargissement de la zone des combats, qui passe dorénavant de 3 % du territoire de l’Ukraine (peuplé de 15 % d’habitants du pays) à 15 % du territoire, à ce jour.</p>



<p>La différence entre vous et les Russes : les Russes voient le bombardement des villes, la destruction des infrastructures civiles, les cadavres d’enfants, les crimes de guerre et les réfugiés en masse depuis 95 mois et vous – depuis 30 jours.</p>



<p>P.S. : aujourd’hui, c’est le tour de l’Iran. Demain, c’est le tour de quoi ?</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><em>Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte. Certains passages ont été réécrits pour s’adapter à notre format.&nbsp;</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colonisation : l’Afrique réclame reconnaissance et réparations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 20:35:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 39e session de l'Union africaine aborde la colonisation et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, relançant un débat essentiel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de sa 39e session ordinaire à Addis-Abeba, l’Union africaine a examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Les chefs d’État africains ont souligné l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples, relançant un débat ancien et sensible au cœur des relations entre l’Afrique et ses anciennes puissances coloniales.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Assemblée a considéré une étude sur les implications de la description de la colonisation comme un crime contre l&rsquo;humanité et certains actes commis à l&rsquo;époque de l&rsquo;esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des actes de génocide contre les peuples d’Afrique.</em>&nbsp;» À la tribune du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, la question n’a rien d’un simple exercice académique. En examinant une étude consacrée aux implications de la reconnaissance de la colonisation — et de certains actes liés à l’esclavage — comme crimes contre l’humanité, les chefs d’État africains ont remis au centre du débat continental une revendication aussi ancienne que sensible : celle de la justice historique.</p>



<p>Derrière les formulations diplomatiques, l’enjeu est de savoir comment qualifier juridiquement et politiquement des siècles de domination, de violences et d’exploitation, mais aussi quelles conséquences en tirer aujourd’hui, à l’heure où le continent cherche à redéfinir sa place dans l’ordre mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-encore-a-vif"><strong>Une mémoire encore à vif</strong></h2>



<p>La discussion s’inscrit dans un contexte où les demandes de reconnaissance et de réparations se multiplient, portées par des États, des intellectuels et des mouvements citoyens. Pour les dirigeants africains, la mémoire n’est pas seulement une question symbolique. Elle touche à la dignité des peuples et à la manière dont l’histoire continue de peser sur les trajectoires économiques et politiques du continent.</p>



<p>Selon les conclusions présentées, la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité pourrait contribuer à établir une vérité historique plus consensuelle, tout en ouvrant la voie à des mécanismes de justice réparatrice. Une perspective qui reste toutefois politiquement sensible, tant elle implique des débats complexes avec les anciennes puissances coloniales.</p>



<p>La notion de justice réparatrice, évoquée par plusieurs délégations, ne se limite pas à la question financière. Elle englobe également la restitution du patrimoine culturel, la reconnaissance officielle des torts subis, la préservation de la mémoire et la mise en place de politiques éducatives intégrant pleinement cette histoire.</p>



<p>Mais la reconnaissance juridique d’actes passés comme crimes contre l’humanité soulève aussi des interrogations sur ses implications concrètes. Quels mécanismes internationaux pourraient être mobilisés ? Quelles responsabilités pourraient être établies ? Et surtout, quelles seraient les conséquences diplomatiques pour les relations entre l’Afrique et ses partenaires ?</p>



<p>Autant de questions qui restent ouvertes, mais qui témoignent d’une volonté croissante de porter ces enjeux sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revendication-politique-croissante"><strong>Une revendication politique croissante</strong></h2>



<p>Au-delà du cadre historique, le débat s’inscrit dans une dynamique plus large d’affirmation politique du continent. En mettant en avant la mémoire et la dignité, les dirigeants africains entendent aussi rééquilibrer le récit global et affirmer une lecture africaine de l’histoire mondiale.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans un moment où l’UA cherche à renforcer son influence diplomatique et à peser davantage dans les débats internationaux, notamment sur la réforme de la gouvernance mondiale et la reconnaissance des priorités africaines.</p>



<p>Si aucune décision contraignante n’a été annoncée à ce stade, l’examen de l’étude marque une étape supplémentaire dans l’institutionnalisation de la question des réparations et de la mémoire au niveau continental. Il pourrait ouvrir la voie à de futures initiatives politiques ou diplomatiques, voire à des positions communes plus affirmées.</p>



<p>En rouvrant ce dossier, les dirigeants africains rappellent que le passé colonial ne relève pas seulement de l’histoire, mais demeure un enjeu politique contemporain, au croisement de la justice, de l’identité et des rapports de force internationaux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : le parquet annonce le décès de Claude Pivi dit « Coplan »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 10:02:23 +0000</pubDate>
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<p>Claude Pivi, surnommé « Coplan », était un officier militaire guinéen décédé à 66 ans. Découvrez son parcours et son héritage.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Claude Pivi, plus connu sous le surnom de « Coplan », officier militaire guinéen et ancien ministre chargé de la sécurité présidentielle sous le règne du capitaine Moussa Dadis Camara, est décédé ce mardi à l’âge de 66 ans. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé sa mort, survenue après deux jours de soins intensifs à l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré, où il avait été admis en urgence après une hypoglycémie sévère.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Né en 1960 à N’Zérékoré, Claude Pivi avait connu une ascension fulgurante au sein de l’armée guinéenne. Ancien karatéka, il avait intégré les rangs militaires en 1985 avant de se faire remarquer lors de la mutinerie de mai 2008. Après le coup d’État du 23 décembre 2008, il fut nommé ministre dans le gouvernement de Kabiné Komara et devint capitaine en avril 2009. Figure influente du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), il s’imposa rapidement comme un acteur central.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-carriere-militaire-marquee-par-la-politique"><strong>Une carrière militaire marquée par la politique</strong><strong></strong></h2>



<p>Membre du CNDD, Claude Pivi fut rapidement associé aux violences politiques qui endeuillèrent la Guinée, notamment le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Cet épisode tragique, au cours duquel des centaines de manifestants furent tués ou blessés, marqua durablement l’histoire du pays. La responsabilité de commandement de Pivi dans ces événements fut mise en avant par la justice, qui le poursuivit pour crimes contre l’humanité, une accusation lourde qui allait sceller son destin judiciaire.</p>



<p>Le 31 juillet 2024, après un long processus judiciaire, Claude Pivi fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 25 ans. Cette décision marqua l’aboutissement d’un procès historique en Guinée, visant à rendre justice aux victimes du massacre du stade. La condamnation de Pivi fut perçue comme un signal fort contre l’impunité, même si son parcours judiciaire fut marqué par des rebondissements spectaculaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-condamnation-et-evasion-spectaculaire"><strong>Condamnation et évasion spectaculaire</strong><strong></strong></h2>



<p>En novembre 2023, avant même la conclusion de son procès, Claude Pivi avait réussi une spectaculaire évasion de la maison centrale de Conakry. Cet épisode fit grand bruit dans le pays, révélant les failles du système carcéral guinéen. Sa fuite alimenta les spéculations et renforça son image controversée. Pendant plusieurs mois, il demeura introuvable, jusqu’à ce que les autorités parviennent à le localiser au Liberia, où il fut arrêté en septembre 2024 avant d’être extradé vers la Guinée.</p>



<p>Son retour forcé à Conakry permit la reprise du processus judiciaire, qui se conclut par sa condamnation définitive. L’ancien ministre, autrefois figure redoutée du régime de Dadis Camara, se retrouva ainsi derrière les barreaux, marqué par une trajectoire oscillant entre ascension militaire et chute judiciaire. Son parcours illustre les turbulences politiques de la Guinée contemporaine, où les figures militaires ont souvent joué un rôle central dans les crises et les transitions du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-deces-entoure-de-questions-medicales"><strong>Un décès entouré de questions médicales</strong><strong></strong></h2>



<p>Selon le communiqué du Parquet, Claude Pivi souffrait de plusieurs pathologies chroniques, dont le diabète et l’hypertension. La non-observance de son traitement aurait entraîné une hypoglycémie sévère le 4 janvier, nécessitant son évacuation en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré. Malgré deux jours de soins intensifs, son état ne s’est pas amélioré, et son décès a été constaté le 6 janvier, plongeant ses proches et l’opinion publique dans une nouvelle onde de choc.</p>



<p>Le Parquet a annoncé qu’une autopsie médico-légale avait été ordonnée afin de déterminer les circonstances exactes de sa mort. Cette décision vise à clarifier les causes du décès d’un homme dont la vie fut marquée par la controverse et les procès. La disparition de Claude Pivi, dit «&nbsp;<em>Coplan&nbsp;</em>», clôt ainsi un chapitre tumultueux de l’histoire politique et militaire guinéenne, où se mêlent ascension fulgurante, violences tragiques, condamnation judiciaire et fin brutale dans un contexte médical complexe.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 13:49:01 +0000</pubDate>
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<p>Le forum national des magistrats au Mali vise à renforcer les capacités pour une bonne application de la justice au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 13&nbsp;décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.</em></strong><em></em></p>



<p>Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet.&nbsp;</p>



<p>Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13&nbsp;décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-innovations-du-code-penal-nbsp"><strong>Des innovations du code pénal&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal compte 702&nbsp;articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles&nbsp;325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« <em>actes contre nature</em> », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000&nbsp;francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article&nbsp;327-5) ou l’inceste (article&nbsp;327-15).&nbsp;</p>



<p>Le nouveau texte, dans ses articles&nbsp;17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles&nbsp;132-28 et suivants du Code Pénal).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-nouveautes-dans-le-code-de-procedure-penale-nbsp"><strong>Des nouveautés dans le code de procédure pénale&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article&nbsp;3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente.&nbsp;</p>



<p>L’article 1<sup>er</sup>&nbsp;insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles&nbsp;9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles&nbsp;79 à 84.&nbsp;</p>



<p>En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article&nbsp;18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-refondation-de-l-etat-nbsp"><strong>Processus de refondation de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p>Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p>C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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