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	<title>Archives des CPI &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des CPI &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 22:02:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retrait de l'AES de la CPI marque un tournant historique dans les relations internationales et la justice en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.</em></strong></p>



<p>C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).</p>



<p>Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-proces-d-un-tribunal"><strong>Le procès d’un tribunal</strong></h2>



<p>Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir «&nbsp;<em>dérivé</em>&nbsp;», de s’être «&nbsp;<em>transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme&nbsp;</em>», d’incarner «&nbsp;<em>une justice sélective</em>&nbsp;», voire de faire preuve d’un «&nbsp;<em>mutisme complaisant</em>&nbsp;» face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.</p>



<p>La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.</p>



<p>En dénonçant ce qu’ils qualifient de&nbsp;<em>« juridiction à géométrie variable</em>&nbsp;», les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-a-trois"><strong>Un divorce à trois</strong></h2>



<p>Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.</p>



<p>C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à «&nbsp;<em>des mécanismes de justice internes</em>&nbsp;», censés être plus «&nbsp;<em>adaptés aux valeurs sociétales&nbsp;</em>» et plus efficaces pour «&nbsp;<em>lutter contre toute forme d’impunité</em>&nbsp;». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.</p>



<p>Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d&rsquo;autres pas — qui justifie leur sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ligne-de-fracture"><strong>Ligne de fracture</strong></h2>



<p>L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.</p>



<p>Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-sahelienne"><strong>Vers une justice sahélienne ?</strong></h2>



<p>Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des «&nbsp;<em>cadres appropriés</em>&nbsp;» — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.</p>



<p>Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-lourd-de-sens"><strong>Un geste lourd de sens</strong></h2>



<p>En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.</p>



<p>Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Victimes des crises au Mali : vers une coopération renforcée entre l’AGRV et le Fonds de la CPI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:27:13 +0000</pubDate>
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<p>La justice réparatrice au Mali prend forme à Bamako avec l'AGRV, visant à transformer le paysage judiciaire et humanitaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>À Bamako, l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV) et le Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale ont engagé un dialogue stratégique inédit. Entre capitalisation des acquis et vision partagée d’une justice réparatrice, les deux structures posent les fondations d’une coopération renforcée. Une dynamique qui place l’AGRV au cœur de l’architecture malienne de la paix, dans une volonté assumée de rendre justice aux oubliés des conflits.</em></strong></p>



<p>Dans la chaleur discrète d’un mois de mai à Bamako, loin des feux de la rampe, mais au cœur des cicatrices encore vives du Mali contemporain, une rencontre d’une rare intensité politique et humaine s’est tenue ce 21 mai 2025 dans les locaux de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV). Représentant une nouvelle génération d’institutions maliennes nées de la volonté de soigner les plaies du passé, l’AGRV a accueilli une délégation de marque : celle du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par Aude Le Goff, Responsable des Programmes.</p>



<p>Objectif&nbsp;: jeter les bases d’une collaboration stratégique, dans un moment-clé où justice nationale et justice internationale cherchent à s’accorder pour redonner sens au mot réparation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-malienne-au-mandat-structurant"><strong>Une institution malienne au mandat structurant</strong></h3>



<p>Créée par l’Ordonnance n°&nbsp;2023-016 du 28&nbsp;mars 2023, l’AGRV est une autorité administrative indépendante, placée auprès du ministre en charge de la Réconciliation nationale. Elle bénéficie d’une autonomie de gestion et d’une indépendance institutionnelle, symboles de sa légitimité dans l’espace politico-juridique malien.</p>



<p>Sa mission est d’envergure&nbsp;: assurer la gestion des réparations des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme, survenues au Mali depuis 1960. Cela inclut l’identification des victimes civiles et militaires, l’évaluation des préjudices, la détermination et l’allocation des réparations financières ou symboliques, ainsi que le suivi de leur mise en œuvre.</p>



<p>À la tête de cette architecture, trois organes clés&nbsp;: un Comité d’Orientation (organe délibérant), un Secrétariat exécutif, conduit par Sidi Almoctar Oumar, épaulé par le colonel Malado Amadou Keïta, un Comité de Gestion (consultatif)</p>



<p>Les actifs de l’ancienne Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ont été transférés à l’AGRV, garantissant la continuité du processus de réparation au Mali. Aujourd’hui, l’Autorité est à pied d’œuvre pour déployer ses outils de gestion, allant de la fiche d’identification des victimes au plan de passation des dépenses.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-dialogue-strategique-avec-la-cpi"><strong>Un dialogue stratégique avec la CPI</strong></h3>



<p>Dans cet élan, la rencontre avec le Fonds au profit des victimes de la CPI s’inscrivait dans une volonté claire de capitalisation des acquis et de partage d’expertise. La délégation internationale a salué les avancées de l’AGRV, notamment son ancrage institutionnel et sa capacité à porter le processus de réparation à l’échelle nationale.</p>



<p>Le Fonds, pour sa part, a présenté le bilan du programme Al Mahdi, axé sur la réparation des victimes de la destruction des mausolées de Tombouctou. Ce programme a permis&nbsp;: l’indemnisation de 1 691&nbsp;victimes, l’inauguration du mémorial Louha, la réhabilitation de sites emblématiques et le financement de 31&nbsp;projets communautaires.</p>



<p>Mais déjà, l’avenir se joue ailleurs, autour de l’affaire Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La CPI s’apprête à lancer un nouveau programme de réparation, pour lequel le Fonds souhaite mobiliser le concours de l’AGRV dans la levée de fonds et l’implémentation sur le terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-malienne-ancree-et-souveraine"><strong>Vers une justice malienne ancrée et souveraine</strong></h3>



<p>Au-delà de la coopération, ce dialogue marque aussi la montée en puissance de l’AGRV comme acteur de justice nationale, capable de travailler aux côtés d’institutions internationales, tout en affirmant la souveraineté du Mali dans la gestion de sa propre mémoire collective.</p>



<p>Les deux parties ont exprimé leur volonté de créer un cadre pérenne de concertation, fondé sur le principe de complémentarité inscrit dans le Statut de Rome, et sur une approche holistique de la réparation&nbsp;: judiciaire, symbolique, communautaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-espoir-pour-les-victimes-un-signal-pour-l-avenir"><strong>Un espoir pour les victimes, un signal pour l’avenir</strong></h3>



<p>Dans un pays où la paix ne se décrète pas, mais se construit, l’AGRV s’impose aujourd’hui comme l’épine dorsale du processus de réparation, héritière de la CVJR, mais pleinement actrice de son temps. Soutenue par l’État, ouverte aux partenaires, connectée à la réalité des victimes, elle incarne une nouvelle approche de la justice post-conflit au Mali.</p>



<p>Et à Bamako, ce 21&nbsp;mai, ce n’est pas seulement un partenariat qui s’est dessiné, mais une ambition partagée de rendre irréversiblement justice à ceux que l’Histoire a trop souvent laissés de côté.</p>



<p>Réparer, disent-ils. À Bamako, ce jour-là, c’est un mot qui a trouvé chair, regard, et projet. Et pour les victimes des crises maliennes, l’AGRV continue de porter une promesse rare&nbsp;: celle d’un État qui, enfin, les voit, les écoute — et agit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Iyad Ag Ghaly : une ombre du passé qui rejaillit au présent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 22:37:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une période sombre de l'histoire malienne : le mandat d'arrêt contre Iyad Ag Ghali pour crimes de guerre au nord du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 21&nbsp;juin 2024 restera marqué par une annonce fracassante&nbsp;: la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés du mandat d’arrêt à l’encontre d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au nord du Mali entre janvier 2012 et janvier 2013. Ce mandat, initialement délivré en juillet 2017, jette une lumière crue sur une période sombre de l’histoire malienne.</em></strong></p>



<p>Iyad Ag Ghaly, également connu sous le nom d’Abou Fadl, est un personnage bien connu dans la région de Kidal. Leader incontesté d’Ansar Dine, il aurait contrôlé Tombouctou conjointement avec Al Qaida dans le Maghreb Islamique (AQMI) à l’époque des faits. Les accusations portées contre lui sont d’une gravité sans nom&nbsp;: meurtres de soldats hors de combat, viols, esclavage sexuel, mutilations, traitements cruels et tortures, attaques contre des bâtiments religieux, et persécutions pour motifs religieux et sexistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nul-ne-peut-construire-un-avenir-sans-justice"><strong>Nul ne peut construire un avenir sans justice</strong></h2>



<p>Cette annonce suscite une myriade de réactions au Mali et au-delà. Pour les victimes et leurs familles, c’est une lueur d’espoir, la promesse que justice pourrait enfin être rendue. Pour d’autres, c’est un rappel douloureux des horreurs passées, des cicatrices encore ouvertes.</p>



<p>Mais au-delà de l’émotion, il est crucial de se demander pourquoi ce mandat d’arrêt a été maintenu sous scellés pendant si longtemps. Pourquoi maintenant ? Cette question enflamme les débats, tant dans les cercles politiques que dans les discussions quotidiennes. Certains voient dans cette révélation tardive une stratégie politique, une manière de renforcer la légitimité des autorités de transition maliennes en montrant leur engagement à lutter contre l’impunité.</p>



<p>Cette décision de la CPI est une victoire pour la justice et les droits de l’homme. Dans un contexte où le Mali est en quête de stabilité et de réconciliation, cette position ferme est cruciale. Nul ne peut construire un avenir sans justice. Le Mali mérite de tourner la page, mais cela ne peut se faire que si l’on fait face à notre passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconstruire-panser-et-prevenir"><strong>Reconstruire, panser et prévenir</strong></h2>



<p>Cependant, la route vers l’arrestation et le jugement d’Iyad Ag Ghaly est encore longue et semée d’embûches. L’homme, toujours en fuite, bénéficie de soutiens et de refuges potentiels dans une région où les frontières sont poreuses et les alliances complexes. La coopération internationale sera déterminante pour espérer le voir un jour répondre de ses actes devant la justice.</p>



<p>En outre, cette annonce rappelle brutalement la fragilité de la situation sécuritaire au Mali. Les récents événements ont montré que la menace djihadiste est loin d’être éradiquée. La levée de ce mandat d’arrêt doit donc s’accompagner d’un renforcement des efforts pour sécuriser les zones encore instables et protéger les populations vulnérables.</p>



<p>Face à cette annonce, la communauté internationale doit réaffirmer son soutien au Mali. Les crimes d’Iyad Ag Ghaly ne doivent pas rester impunis, mais au-delà de son cas, c’est toute une région qui a besoin d’aide pour se reconstruire, pour panser les plaies et pour prévenir de futures atrocités.</p>



<p>Le Mali se trouve à un tournant de son histoire. La levée des scellés du mandat d’arrêt contre Iyad Ag Ghaly est une étape importante, mais elle ne doit pas être vue comme une fin en soi. C’est un rappel que la justice est un processus long et ardu, nécessitant détermination et persévérance. Les autorités de transition ont montré leur engagement. Il appartient maintenant à tous, Maliens et partenaires internationaux, de soutenir cet effort pour un Mali plus juste, plus sûr et plus stable.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tchad : la CPI saisie par quatre organisations des droits de l’Homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 21:57:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À peine installé dans ses fonctions, le nouveau procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan pourrait ouvrir le dossier tchadien demandant une enquête sur les crimes de guerre et&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>À peine installé dans ses fonctions, le nouveau procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan pourrait ouvrir le dossier tchadien demandant une enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Des crimes qui auraient été commis, il y a une année, par l’armée tchadienne contre la rébellion, et lors de la prise du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT), contre des civiles.&nbsp;</p>



<p>Après le décès d’Idriss Déby Itno, le Tchad était tombé dans une zone de turbulence. Des Tchadiens étaient descendus dans les rues pour réclamer une « <em>transition civile et démocratique</em> ». Des manifestations qui ont été <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mercredi-28-avril-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« violemment réprimées </em></a><em>»</em> par les forces de l’ordre.</p>



<p>Au cours de ces mobilisations, plusieurs morts auraient été enregistrés. La France condamnait ces répressions. Selon Philippe Larochelle, l’avocat des organisations ayant déposé la demande d’enquête sur la table du procureur, le mois dernier, « <em>les crimes de guerre qui étaient déjà commis dans le cadre des affrontements avec Boko Haram ou avec les forces du Fact, se portent maintenant sur la population civile elle-même ».</em></p>



<p>Cette demande d’enquête est l’œuvre de quatre organisations des droits de l’homme, dont deux organisations tchadiennes, la LTDH et la CTDDH, selon la <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210618-les-crimes-pr%C3%A9sum%C3%A9s-de-l-arm%C3%A9e-tchadienne-sur-le-bureau-du-nouveau-procureur-de-la-cpi" rel="nofollow">RFI</a>. Philippe Larochelle, au micro de nos confrères de RFI, rassure : « <em>Notre demande repose sur de nombreuses preuves […]</em> ». Il demande toutefois des mesures de protection « <em>pour les victimes et les témoins</em> », rassure Philippe Larochelle au micro de confrères de Radio France Internationale. Avant de demande toutefois des mesures de protection « <em>pour les victimes et les témoins</em> »</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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