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	<title>Archives des cousinage à plaisanterie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des cousinage à plaisanterie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>SENARE 2025 : Quand l’héritage culturel rassemble les Maliens et les peuples de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 10:06:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Participez à la SENARE 2025 au Mali, un espace de rencontre pour promouvoir la paix et la cohésion sociale à travers la culture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali s’apprête à vivre, du 15 au 21&nbsp;septembre 2025, la quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation. Cette initiative, née d’une volonté politique et citoyenne de tourner les pages douloureuses du passé, veut offrir à tous les Maliens, ainsi qu’aux peuples frères du Burkina Faso et du Niger, un espace de rencontre, de dialogue et de partage autour d’un bien commun&nbsp;: la culture.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu cette année, « <em>Héritage culturel&nbsp;: facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES </em>», traduit l’ambition d’aller puiser dans les racines profondes des sociétés sahéliennes des réponses aux défis du présent. Car depuis toujours, les alliances traditionnelles, les pactes de cousinage, les danses populaires, les contes et les récits transmis par les anciens ont servi de repères et de garde-fous pour préserver la paix et désamorcer les conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-et-les-femmes-nbsp"><strong>La jeunesse et les femmes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture, prévue le lundi&nbsp;15&nbsp;septembre au Centre International de Conférences de Bamako, se déroulera sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et sous la Haute Présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Cette rencontre solennelle marquera le coup d’envoi d’une semaine dense et riche en activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conférences, panels, débats citoyens, expositions, projections artistiques, caravanes de sensibilisation et prières collectives jalonneront le programme. Dans les rues de Bamako comme dans les villages les plus reculés, dans les espaces publics comme dans les orphelinats, des voix multiples s’élèveront pour rappeler que la paix n’est pas seulement une affaire d’État, mais aussi un engagement quotidien porté par chaque citoyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes auront une place de choix dans cette édition. À travers des compétitions sportives, des ateliers artistiques et des espaces de dialogue, ils seront invités à réfléchir sur leur rôle dans la transmission des valeurs de tolérance et de solidarité. Les femmes, quant à elles, animeront des panels sur leur rôle central dans la réconciliation, elles qui portent la mémoire des familles et qui tissent les liens invisibles entre les générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-senare-une-grande-fete-nationale"><strong>La SENARE, une grande fête nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort sera sans doute la Nuit de la Réconciliation, organisée au CICB. Entre prestations artistiques, causeries et remise du Prix annuel de la Paix, cette soirée se veut à la fois festive et symbolique. Elle mettra en lumière celles et ceux qui, dans l’ombre, œuvrent chaque jour pour préserver la paix, renforcer la cohésion sociale et donner un sens concret à l’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la SENARE&nbsp;2025 ne se limite pas à Bamako. Dans toutes les régions du Mali, des activités adaptées aux réalités locales seront organisées&nbsp;: plantation d’arbres symboliques, veillées de contes, matchs de football intercommunautaires, concerts, cérémonies de bénédictions. Même la diaspora, à travers les ambassades et missions diplomatiques, prendra part à cette dynamique collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un calendrier d’événements, la SENARE se veut une grande fête nationale de la mémoire et de l’espérance. Elle rappelle à chacun que les valeurs héritées des ancêtres ne sont pas de simples souvenirs, mais des ressources précieuses pour reconstruire le tissu social et tracer la voie d’un avenir commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, année de la Culture au Mali, cette édition revêt une signification particulière. Elle est une invitation à transformer les chants, les danses, les récits et les symboles en outils de réconciliation et de développement. À travers elle, le Mali affirme son rôle de pionnier dans la diplomatie culturelle et son attachement indéfectible à la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali face à lui-même</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Hampâté Bâ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Adoptée en 2025, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation au Mali remet à l'honneur les mécanismes endogènes de résolution des conflits. Parenté à plaisanterie, palabre, respect des anciens : autant de valeurs ancestrales que le pays veut réactiver pour consolider sa cohésion sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’heure où le Mali cherche à recoudre son tissu social déchiré par des années de violences, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation sonne comme un retour aux sources. En réhabilitant les mécanismes endogènes de résolution des conflits — palabre, cousinage à plaisanterie, respect des aînés — ce texte marque une tentative assumée de synthèse entre valeurs traditionnelles et institutions modernes. Un pari ambitieux sur l’âme malienne, que seule une appropriation collective pourra transformer en levier durable de stabilité.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En remettant, le 21 juillet 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le projet de <em>charte nationale pour la paix et la réconciliation</em> au président de la Transition, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga n’a pas simplement transmis un texte. Il a formulé, à travers un vocabulaire d’une densité rare, une sorte de pacte moral avec l’histoire, une tentative de reconquête des fondations profondes de la société malienne. « <em>La charte nationale souligne la nécessité de résoudre les crises et les conflits en privilégiant les modes alternatifs et les mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits qui ont montré leur efficacité </em>», a-t-il déclaré, dans un souffle où perçait la nostalgie d’un ordre ancien que les convulsions modernes ont ébranlé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-sagesse-parle-toujours-d-une-meme-voix"><strong>La sagesse parle toujours d’une même voix</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de cette volonté de restaurer des équilibres perdus, c’est à un véritable manifeste de civilisation qu’on assiste. «&nbsp;<em>Pour ce faire, elle met en exergue certaines valeurs partagées de la Nation : les alliances et la parenté à plaisanterie, l’autorité des parents, la conscience professionnelle, le dialogue, la dignité, l’honneur, le pardon, le patriotisme, le respect des aînés, la solidarité, la tolérance, l’hospitalité, l’humanitude, l’humilité, la loyauté, le multilinguisme, le travail et la vertu&nbsp;</em>», a encore précisé le président de la commission de rédaction, énumérant ce qui pourrait s’apparenter à une charte morale de l’âme malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car l’Afrique — et le Mali en particulier — n’a pas attendu la&nbsp;<em>Déclaration universelle des droits de l’homme</em>pour inventer des moyens de gérer les tensions et les désaccords. Le conflit n’est pas un champ de bataille, mais un désordre à rééquilibrer ; la parole, un instrument de justice. Comme l’écrivait Amadou Hampâté Bâ en prêtant ses mots à son maître Thierno Bokar, «&nbsp;<em>tous les maux de nos sociétés se résument à l’intolérance et l’incompréhension&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat trouve un écho inattendu chez un penseur à l’opposé du monde mandingue : Karl Popper. Dans son œuvre sur la «&nbsp;<em>société ouverte</em>&nbsp;», ce philosophe austro-britannique, souvent cité mais rarement médité en Afrique, écrivait que la discussion rationnelle est «&nbsp;<em>le meilleur antidote aux conflits</em>&nbsp;». Là encore, l’écoute, le débat contradictoire, la recherche de solutions collectives sont au fondement de la paix durable. De Mopti à Vienne, du Mandé à Oxford, la sagesse, semble-t-il, parle toujours d’une même voix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-une-synthese-des-valeurs-anciennes-avec-les-nouvelles-nbsp"><strong>Faire une « synthèse » des valeurs anciennes avec les nouvelles&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce legs immatériel, il faut ajouter l’intelligence des sociétés d’initiation, creusets de formation civique et morale. Ces espaces, aujourd’hui négligés voire marginalisés, ont pourtant façonné des générations de jeunes Maliens avec une conscience aiguë de leur place dans la communauté. L’amitié scellée entre «<em> camarades d’initiation </em>» valait tous les contrats écrits. On ne tuait pas un frère, mais dialoguait en vue de  trancher ensemble, au nom du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Mali traditionnel, le «&nbsp;<em>ne me fais pas honte</em>&nbsp;» du vieillard ou encore «&nbsp;<em>mieux vaut la mort que la honte</em>&nbsp;» valait bien plus que mille injonctions légales. Les sociétés d’initiation, les alliances à plaisanterie, les mariages stratégiques entre familles étaient autant de garde-fous qui faisaient du tissu social un filet résilient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de charte ne vise donc pas à faire table rase du présent, ni à idéaliser un passé figé dans l’imaginaire. Il ne s’agit pas d’un retour à l’âge du griot-roi, mais d’une démarche de «&nbsp;<em>synthèse</em>&nbsp;». Une démarche que ne renierait pas Kwamé Nkrumah, qui, au lendemain de l’indépendance du Ghana, appelait à fusionner les vertus du monde ancien avec les exigences de la modernité. Le Mali post-crise, le Mali en transition, s’inscrit dans ce sillon. Il ne s’agit pas de nier l’utilité des institutions modernes, mais de leur injecter une âme. De faire une «&nbsp;<em>synthèse</em>&nbsp;» des valeurs anciennes avec les nouvelles afin d’avoir des valeurs plus fortes permettant de mieux réguler la société et la transformer en havre de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-depersonnalisation-du-nbsp-sujet-francais-nbsp-nbsp"><strong>La dépersonnalisation du «&nbsp;sujet français&nbsp;»&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour que cette charte ne reste pas un texte solennel relégué dans les tiroirs de la République, encore faut-il qu’elle vive, qu’elle circule, qu’elle s’incarne. Cela suppose une pédagogie inédite. Une fois son adoption, il serait indispensable, vu que les «&nbsp;<em>sociétés secrètes</em>&nbsp;» sont mortes dans la plupart de nos contrées, d’enseigner ce document dans nos écoles, nos espaces publics de discussion, à travers les médias, mais aussi impliquer les autorités et légitimités traditionnelles pour une large appropriation de son contenu. Toutefois, à quoi bon écrire la paix si personne ne l’apprend, ne l’entend, ne la prononce ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce processus est d’autant très important qu’il fera taire les détracteurs qui essaient de faire croire que le processus de rédaction de ce projet a été exclusif. Pourtant, à en croire les différents discours lors de la remise du projet au président de la transition, toutes les couches ont été impliqués.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi oser poser la question dérangeante : si les sociétés anciennes étaient si fortes, qu’est-ce qui a bien pu entraîner leur décadence ? La réponse tient à la longue ombre de la colonisation. Non, elle ne fut jamais une entreprise philanthropique, si ce n’est dans les déclarations de ses commis. Le projet colonial, dans sa matrice la plus intime, fut un projet de substitution culturelle. Il fallait déraciner pour mieux régner. Il suffit d’analyser la littérature classique africaine pour s’en convaincre&nbsp;: «&nbsp;<em>Le colonisateur a voulu avoir de “purs produits intellectuels de la culture française”. Pour ce faire, il a entrepris de “nous vider de nous-mêmes pour nous emplir des manières d’être, d’agir et de penser du colonisateur”.&nbsp;</em>», pour reprendre Amadou Hampaté Bâ.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela a, en partie, réussi. «&nbsp;<em>On ne peut dire que, dans notre cas, cette politique ait toujours échoué. À une certaine époque, la dépersonnalisation du “sujet français” dûment scolarisé et instruit était telle, en effet, qu’il ne demandait plus qu’une chose : devenir la copie conforme du colonisateur, au point d’adopter sa coutume, sa cuisine, souvent sa religion et parfois même ses tics.</em>&nbsp;» Loin d’être de simples anecdotes, ces comportements traduisent une aliénation qui a désarticulé les repères fondateurs de nos sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-impossible-de-proposer-un-systeme-tout-fait"><strong>« Il est impossible de proposer un système tout fait. »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accoutumance a la peau dure, dit-on. Et même après l’indépendance, les réflexes sont restés. L’État africain postcolonial a souvent été une pâle copie de l’État jacobin français, décalé, vertical, déconnecté. Mais voilà qu’aujourd’hui, sous l’effet d’un désenchantement global, d’une crise de légitimité politique et d’une résilience populaire, des nations comme le Mali tentent un virage. Le départ de la France, les réformes constitutionnelles, la montée d’un souverainisme culturel assumé… Tout cela participe d’un chantier plus vaste : celui de la reconquête de soi. Non pas en rejetant en bloc l’apport occidental, mais en procédant par synthèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce que disait François Mitterrand à La Baule, en 1990, dans son discours sur la démocratisation de l’Afrique, n’en est que plus éclairant : «&nbsp;<em>La France n’a pas à dicter je ne sais quelle loi constitutionnelle qui s’imposerait de facto à l’ensemble de peuples qui ont leur propre conscience et leur propre histoire et qui doivent savoir comment se diriger vers le principe universel qu’est la démocratie.</em>&nbsp;» Avant d’ajouter : «&nbsp;<em>Il est impossible de proposer un système tout fait.&nbsp;</em>» Voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui, à Paris, Bruxelles ou Washington, confondent démocratie et «&nbsp;<em>copy-paste institutionnel</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qui-vaut-pour-la-politique-vaut-pour-la-societe"><strong>Ce qui vaut pour la politique vaut pour la société</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers l’Afrique, des traditions ancestrales de résolution des conflits — du Rwanda à l’Éthiopie, du Soudan à la Tanzanie — démontrent que la paix durable ne se décrète pas uniquement par le droit positif, mais se tisse dans les fibres vivantes de la communauté. Qu’il s’agisse des juridictions «&nbsp;<em>Gacaca</em>&nbsp;» rwandaises, du système «&nbsp;<em>Gadaa des Oromo</em>&nbsp;» ou des médiations foncières en Tanzanie, ces dispositifs endogènes privilégient la vérité, la réparation et la cohésion sociale, là où les mécanismes étatiques échouent souvent. Ils prouvent, en somme, que la sagesse des anciens, la parole échangée et la justice enracinée dans les cultures locales restent des leviers puissants pour restaurer la paix et prévenir les ruptures sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie ne se résume pas à des urnes et des bulletins de vote. Elle s’incarne aussi dans des valeurs partagées, dans un socle culturel accepté. Et ce socle, au Mali, ce sont ces vertus que la charte vient rappeler : l’humilité, le dialogue, le sens de l’honneur, le respect des anciens, la capacité à pardonner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui vaut pour la politique vaut pour la société. La charte nationale pour la paix et la réconciliation ne prétend pas imposer un système, mais raviver un esprit. Celui d’un Mali réconcilié avec lui-même, lucide sur son histoire, et résolument tourné vers un avenir pacifié. Si l’on veut que demain ne ressemble pas à hier, il faudra plus qu’un texte. Il faudra une pédagogie du respect, une volonté partagée, et un courage moral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là, précisément, que tout commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cousinage à plaisanterie : une valeur de stabilité sociale et de paix en voie de disparition au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 May 2023 11:20:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Communément appelé le « sinankunya » au Mali, le cousinage à plaisanterie ou la parenté à plaisanterie est une pratique culturelle qui vise à maintenir la paix et la cohésion sociale entre différentes ethnies en particulier, mais aussi, et surtout entre l’ensemble de la population malienne en générale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, comme dans beaucoup d’autres pays de la région ouest-africaine, le cousinage à plaisanterie ou le&nbsp;<em>« sinankunya »</em>&nbsp;est perçu comme l’un des fondements de l’unité nationale. Aujourd’hui, pour cause de l’irrespect vis-à-vis de ce facteur important dans la cohésion sociale, cette pratique ancestrale, dont l’origine remonte à plusieurs décennies, est en voie de disparition au Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Communément appelé le <em>« sinankunya »</em> au Mali, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parent%C3%A9_%C3%A0_plaisanterie#Origine_et_fonction" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cousinage à plaisanterie</a> ou la parenté à plaisanterie est une pratique culturelle qui vise à maintenir la paix et la cohésion sociale entre différentes ethnies en particulier, mais aussi, et surtout entre l’ensemble de la population malienne en générale. Cette pratique remonte à bien avant la période coloniale. <em>« Nos vieux, bien avant l’arrivée des deux religions (musulmane et chrétienne), ont fabriqué cet outil social pour permettre de régler un certain nombre de problèmes »,</em> précise Dr Ibrahima Traoré, sociologue de l’éducation, à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Patrimoine immatériel</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>« sinankunya »</em>&nbsp;fait partie du patrimoine immatériel des populations de l’ancien empire du Mali. Cette richesse culturelle ouest-africaine est un formidable outil de médiation sociale. Les plaisanteries tournent généralement autour du rang social et de la nourriture, mais aussi du niveau d’intelligence, de courage, de dévouement au travail, etc., chacun voulant volontiers s’attribuer les meilleures qualités pour laisser à son interlocuteur les mauvaises. Mais les cousins sont tenus de ne jamais prendre en mal les reproches ou critiques qu’on leur porte. Mieux, dès qu’ils savent qu’ils partagent ce lien social, ils acceptent tout venant de l’autre. C’est ainsi que le cousinage à plaisanterie est un instrument qui facilite le vivre ensemble en étant un formidable catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le&nbsp;<em>« sinankunya »</em>&nbsp;garantit la dignité de l’autre en toute circonstance. Sa règle d’or&nbsp;: ne jamais nuire à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Traoré, professeur d’anglais au Lycée Bocar Cissé de Niafunké, soutient que le cousinage à plaisanterie ou le&nbsp;<em>« sinankunya »</em>&nbsp;favorise le&nbsp;<em>« vivre-ensemble et installe un climat de paix et d’entente dans la société malienne ».</em>&nbsp;Selon ce professeur de l’enseignement secondaire général, ces valeurs ont des forces&nbsp;<em>« incalculables dans la mesure où elles permettent d’éviter des tensions et des conflits entre populations ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque deux personnes sont en conflit et par la suite qu’il est avéré que l’une est Traoré et que l’autre est Diarra, ce conflit va vite prendre fin. Cela reste de même entre un dogon et un bozo…</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, la&nbsp;<a href="https://www.jstm.org/la-charte-de-kurugan-fuga-texte-integral/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de Kurukan Fuga</a>, considérée comme la première Constitution de l’empire du Mali par certains, et la première Déclaration des droits de l’homme par d’autres, continue de « <em>régir tous les peuples »</em>&nbsp;ayant appartenu au grand Mandingue. Surtout ce qui est de l’organisation de la société, la gestion des conflits, la division du travail, l’hospitalité, la coexistence pacifique et la tolérance, affirme Kadidia Mallé, chercheure et professeure de sociologie au lycée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de son caractère de maintien de la paix et de la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie ou&nbsp;<em>« sinankunya »</em>&nbsp;est sacré dans la mesure où il fait appel aux liens de sang entre certaines couches sociales. Cette valeur séculaire interdit également le mariage entre certaines couches.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains milieux au Mali, le mariage entre les hommes de caste et les peuls, entre les bozo ou somono et les dogons, est interdit. Cet humour crée, entre ces personnes, l’équilibre, la paix sociale, la tolérance, la solidarité interethnique et la courtoisie. Il permet tout de même de gérer beaucoup de conflits dans la société, surtout lorsqu’il se pratique dans tous les lieux, à tous les moments et sans limites d’âge.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Valeur en voie de disparition</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les références historiques sont souvent oubliées et les individus, notamment en ville, peuvent difficilement expliquer l’origine des pactes de&nbsp;<em>« sinankunya ».</em>&nbsp;Si les Doumbia, à un moment donné de l’histoire, ont été des&nbsp;<em>« forgerons »</em>, appartenant à la catégorie des hommes de caste par opposition aux&nbsp;<em>« nobles »,</em>&nbsp;et donc hiérarchiquement soumis, ces derniers se dédouanent dans les plaisanteries, de ce statut peu enviable en précisant que les Sidibe ne sont pas non plus des&nbsp;<em>« nobles »</em>, mais des éleveurs. L’enjeu suscite des joutes oratoires nombreuses, quotidiennes et très appréciées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre, les&nbsp;<em>« sinankun »</em>&nbsp;se manifestent par des relations privilégiées entre les deux lignages puisque le pacte d’alliance indique qu’ils se doivent respect mutuel. Ainsi, dans toutes les situations de conflits auxquelles les uns ou les autres peuvent être confrontés, le&nbsp;<em>« sinankun »</em>&nbsp;a un rôle de médiateur puisqu’il peut intervenir et obliger son cousin à se soumettre à son jugement ou à sa décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, ces valeurs ont tendance à disparaitre de nos jours. Pour cause, nombreux sont ceux qui ne les respectent plus, notamment dans les grandes villes. <em>« Le manque d’éducation fait que ces valeurs très précieuses ont tendance à être ignorées »,</em> souligne Alassane Bah, imam à Kalabancoro, quartier au sud-est du district de Bamako. À en croire cet imam d’une soixantaine d’années, ces <em>« valeurs doivent être enseignées »</em> à tous et à toutes dans tous nos différentes familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Dr Traoré, les « <em>nouvelles technologies ont pris un pan très important dans l’éducation des enfants </em>». Pourtant, explique-t-il, le « <em>cousinage à plaisanterie était une catégorie d’éducation pour les enfants, qui ne partent plus à cette école de la vie sociale. Ce qui fait qu’elle ne fait plus cas d’actualité</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Ressortir la Charte de Kurukan Fuga dans les tiroirs »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’existence de ces valeurs au Mali, susceptibles de ramener la paix et la stabilité, ce pays sahélien reste confronté à un problème d’insécurité depuis plus d’une décennie. Pourtant, <em>« ces valeurs peuvent bel et bien contribuer au retour de la paix et de la stabilité au Mali, si on retourne vers elles »,</em> affirme Bassirou Traoré tout en reconnaissant que <em>« si le conflit au Mali n’a pas atteint un certain niveau, c’est parce que les résidus de ces valeurs sont toujours d’actualité ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Ibrahima Traoré, cette valeur ancestrale peut non seulement contribuer à la stabilité et à la paix au Mali, mais aussi être un « <em>garde de fout contre les conflits à envergures nationales</em> ». Grâce au cousinage à plaisanterie, précise-t-il, il y a des villages dans le pays dogon qui n’ont jamais été attaqués par les peuls.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions de Dr Aïcha Yatabary, médecin de formation et consultante en santé publique axée sur le développement durable, pour que ces pratiques ramènent la paix et la stabilité au Mali, il faudrait&nbsp;<em>« ressortir la Charte de Kurukan Fuga dans les tiroirs »</em>. À l’en croire, cette Charte reste l’une des vieilles déclarations des droits de l’homme qui&nbsp;<em>« cadre bien avec la Déclaration des droits de l’homme des Nations Unies ».&nbsp;</em>Il s’agit pour elle de bien étudier la Charte de Kurukan Fuga, et l’adapter aux déclarations universelles qui existent aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« De l’humanitude » : un livre pour construire un monde de tolérance et de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 07:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[cousinage à plaisanterie]]></category>
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<p>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine » est une œuvre du jeune auteur Abramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine »</em> est une œuvre du jeune auteur Abdramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Celui qui veut la paix ne prépare pas la guerre. Quand on veut la paix, on la prépare avec des moyens de paix, pas avec des moyens de violence. Celui qui prépare la paix par des moyens de la guerre prépare naturellement une autre guerre, tôt ou tard</em> », <a href="https://saheltribune.com/livre-a-la-recherche-du-chemin-ou-lappel-a-une-philosophie-du-vivre-ensemble/">Abdramane Coulibaly</a>, p.21.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» d’Abdramane Coulibaly est un ouvrage philosophique. Un livre qui nous permet de cerner les enjeux du monde actuel dont la caractéristique est du moins pour le moment la <a href="https://saheltribune.com/faut-il-condamner-violence/">violence</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Racisme versus non-violence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce second livre, composé de quatre articles, Abdramane Coulibaly fait la promotion de la culture de la paix, c’est-à-dire du <a href="https://saheltribune.com/reorganisation-territoriale-au-mali-un-processus-de-renforcement-du-vivre-ensemble%e2%80%89/">vivre ensemble</a> entre les individus et entre les États. Et cela en va de la survie de l’espèce humaine. L’auteur met en lumière les valeurs de solidarité, de partage et de pardon qui caractérisent la culture malienne. À propos de cela, Guida Seyo WAIGALO dans la préface écrit&nbsp;: <em>« Cultiver la paix, c’est favoriser le dialogue et l’écoute. Cultiver la paix, c’est promouvoir la tolérance au quotidien. Cultiver la paix, c’est également comprendre que la paix est une conquête de tous les jours »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdramane Coulibaly prend en exemple le <em><a href="https://www.studiotamani.org/67439-mali-le-sinankuya-une-pratique-qui-peut-prevenir-les-conflits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sinankunya</a> </em>pour résoudre nos différends. Et d’après lui, la tolérance et le pardon, qui sont inclus dans le <em>Sinankunya</em>, nous permettent d’avoir une identité plurielle éclairée et non aveugle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier article (<em>Le racisme versus la non-violence dans le monde</em>), l’auteur pose le racisme comme l’expression de la haine entre les hommes. <em>« Ainsi, notre joyeuse planète est confrontée à un fait qui ne peut être qu’une des manifestations de la haine entre les humains, celui du racisme » (</em>Abdramane Coulibaly, p.25.) Il prend en exemple les auteurs comme Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, Hegel, Arthur de Gobineau (il pense que la race blanche est supérieure aux autres, il est considéré comme le <em>« grand-père du racisme »</em>)et le scientifique James Watson qui ont professé des idées racistes et voire même facilité la colonisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La tolérance et l’acceptation dans la différence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Coulibaly, pour un monde <em>a -raciste</em>, il faut la voie de la <a href="https://fr.unesco.org/about-us/legal-affairs/declaration-principes-tolerance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tolérance</a> entre les hommes et cela par le biais de l’éducation. <em>« … Dans l’esprit de lutter contre le racisme dans le monde, nous pensons qu’il faut une éducation à la culture de la tolérance&nbsp;: tolérance entre les races, entre les religions et entre les ethnies pour escompter un monde de lendemain paisible » (</em>Abdramane Coulibaly, p.34-35). Donc, les hommes doivent pouvoir s’accepter malgré la différence. Ainsi écrit-il <em>« … Le racisme doit être combattu en cultivant l’amour du prochain pour un monde de paix et de compréhension mutuelle » (</em>Abdramane Coulibaly, p.38).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans la tolérance et <a href="https://arcturius.org/lacceptation-de-la-difference/#:~:text=Il%20est%20important%20de%20se%20souvenir%20que%20l%E2%80%99acceptation,%C3%A0%20vous%20r%C3%A9signer%20%C3%A0%20ses%20manifestations%20ou%20r%C3%A9sultats." target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’acceptation dans la différence</a> que nous pourrions parler de paix et de développement. D’ailleurs, c’est cette même idée qui est exprimée dans l’article&nbsp;2 (<em>Le ciment épistémo-logique&nbsp;: Un horizon indépassable ?).</em> Il s’agit de la nécessité de la cohabitation des différentes sciences puisqu’elles se rapportent tous à l’homme et à l’univers. Donc, il faut dépasser l’épistémologie classique pour aller vers l’épistémologie non classique. Car, <em>« l’épistémologie classique est radicale »</em> <em>(Ibid.</em>, p.47). Elle empêche tout dialogue entre les sciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdramane Coulibaly prend l’exemple sur le lien entre la <a href="https://www.sciencespo.fr/recherche/fr/content/le-religieux-et-le-politique.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">politique et la religion</a>. Malgré qu’on a voulu séparer les deux domaines, d’après l’auteur de « <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» ; c’est aberrant. Car, elles cherchent toutes à promouvoir la culture du vivre ensemble, le dialogue et l’acceptation de l’altérité. Il écrit&nbsp;: <em>« De surcroît, il va de soi d’affirmer, sans se contrecarrer, que la politique et la religion sont ouvertes et “tolérantes” » (Ibid.</em>, p.50.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour dépasser <em>« la diversité de sexes, d’ethnies, de langues, de races, de religions, de conditions de vie, de traditions ou de visions politiques » (Ibid.</em>, p.52),Abdramane Coulibaly, dans <em>Afrique&nbsp;: Comment développer la culture de la paix dans l’esprit des hommes,</em> propose la revalorisation du <em>« <a href="https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2004-1-page-157.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cousinage à plaisanterie</a> pour assurer la culture de la paix dans l’esprit des hommes » (Ibid.</em>, p.57). Et l’État à un rôle primordial a joué. Car, c’est par l’éducation que cela serait possible. <em>« L’introduction de l’enseignement du cousinage à plaisanterie dans les <a href="https://saheltribune.com/trois-raisons-de-se-procurer-de-%e2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%e2%80%89-de-tekete/">systèmes éducatifs</a> africains permettra une initiation des générations futures » (Ibid.</em>, pp.61-62).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La « démocratisation de la culture de la tolérance »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après lui, pour contenir les <a href="https://saheltribune.com/face-a-la-terreur-il-faut-de-lintelligence/">conflits intercommunautaires</a>, l’éducation des futures générations au jeu du <em>Sinankunya</em> est un moyen très fiable. Il suffit de l’intégrer dans le système éducatif. Mais il faudra aussi mettre l’accent sur l’impartialité de l’État. Car, la faiblesse de l’État dans le domaine de la justice réduise toutes les chances <em>« d’inculquer la culture de la paix dans l’esprit des hommes »</em> <em>(Ibid.</em>, p.63). D’ailleurs, c’est ce qui explique les évènements de mars 1991, c’est-à-dire la faillite de l’État <em>(Le 26&nbsp;mars au Mali&nbsp;: Un devoir de mémoire) </em>qui a abouti à la violence faisant plusieurs morts<em>. </em>Il faudra tout faire pour que le cycle ne se répète pas. Et pour cela, l’auteur met l’accent sur le <a href="https://saheltribune.com/gestion-crise-malienne-quelle-collaboration-entre-pouvoir-politique-philosophie/">rôle du philosophe</a> pour la culture de cet esprit de tolérance dans le monde. Donc pour un monde de paix, il faut la « <em>démocratisation de la culture de la tolérance »</em> (Abdramane Coulibaly, p.19.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant dans un monde de guerre, de violence, de haine et du racisme, n’est-ce pas un moyen de chercher la paix en se préparant pour la guerre ? L’équilibre des forces de défense n’est-elle pas aussi un moyen d’avoir, de consolider et de préserver la paix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Foussseyni KOITA, Professeur de philosophie</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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