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	<title>Archives des coup Etat Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des coup Etat Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Tribune] Comprendre le coup d’État de 2012 et celui de 2020 au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[camp militaire]]></category>
		<category><![CDATA[CNRDRE]]></category>
		<category><![CDATA[comparaison]]></category>
		<category><![CDATA[coup Etat Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cette chronique vise à faire une comparaison, entre le coup d’État perpétré par l’ex-comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) en 2012, et celui de 2020, perpétré par le comité national pour le salut du peuple (CNSP).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Cette chronique vise à faire une comparaison, entre le coup d’État perpétré par l’ex-comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) en 2012, et celui de 2020, perpétré par le comité national pour le salut du peuple (CNSP).</strong></p>



<p>À l’issue de cette comparaison, le chroniqueur a pour but, de pont de confiance entre, ceux qui mettent le bâton dans les roues des nouveaux hommes forts du Mali, les auteurs du coup d’État du 18 aout 2020, pour les antécédents par ci et par là dans le continent africain.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les auteurs du coup d’État de 2012:</strong></li></ul>



<p>Le camp militaire&nbsp;: « Soundiata Keita » à Kati à 15&nbsp;km de Bamako.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les auteurs du coup d’État de 2020:</strong></li></ul>



<p>Le camp militaire&nbsp;: « Soundiata Keita » à Kati à 15&nbsp;km de Bamako.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les motivations du coup d’État de 2012&nbsp;:</strong></li><li>L’inaction du Président de la République face à la montée des rebelles au nord du pays en puissance.</li><li>La restauration de la démocratie.</li><li><strong>Les motivations du coup d’État de 2020&nbsp;:</strong></li><li><strong>La mauvaise gouvernance&nbsp;:</strong></li><li>La corruption, la malversation financière, la complaisance et la discrimination qui gangrénaient le pays.<strong></strong></li><li>L’extravagance budgétaire<strong></strong></li><li>Le choix versatile des Premiers ministres<strong></strong></li><li>L’injustice et l’inégalité des chances<strong></strong></li><li>La gestion familiale des affaires publiques.<strong></strong></li><li><strong>Les états généraux du pays</strong></li><li>La tension politique et sociale interminable dans le pays.<strong></strong></li><li>L’instabilité et le décompte macabre croissant dans le rang des militaires tout comme les civiles.<strong></strong></li><li><strong>Les conditions du coup d’État de 2012&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>Le coup d’État de 2012 a été un coup d’État sanglant, suite à la division de l’armée entre pour et contre.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les conditions du coup d’État&nbsp;2020&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>Ce coup d’État a été pacifique suite à l’union sacrée de l’armée pour la cause.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Le comportement des putschistes de 2012&nbsp;:</strong></li><li><strong>À l’égard du Président déchu&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>L’ennemi numéro un de la nation</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>À l’égard du peuple&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>La méfiance totale, cette méfiance s’est réalisée dans la transformation du camp Soundiata Keita en palais présidentiel et la ville de Kati en capital. Il fallait franchir un dispositif sécuritaire impressionnant avant d’accéder au camp.</p>



<p>Peu après le coup d’État, ils ont fait un revirement comportemental spectaculaire, convoi de voitures de luxe, cortèges militairement imposants et plus en plus présidentiels, un cortège dont le passage était comparable à une manœuvre de guerres.</p>



<p>Après le coup d’État de 2012, la vie avait pris du temps avant de prendre son cours normal, notamment les programmes de la télévision nationale qui avaient connu une grande perturbation, un long bouleversement, où rien n’était lu à la télé que les déclarations de soutien aux militaires auteurs du coup d’État (CNRDRE)</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Le comportement des putschistes de 20</strong>20<strong>&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>–<strong>A l’égard du Président déchu&nbsp;:</strong></p>



<p>Bon traitement</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>À l’égard du peuple&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>L’ouverture et le rapprochement du peuple, très loin des scènes d’horreur et des agissements extra ordinaires du (CNRDER) en 2012, barrages draconiens de sécurité, convoi et cortèges impressionnants.</p>



<p>La preuve en est qu’ils sont venus rencontrer le peuple malien à la place de l’indépendance tout juste après le coup d’État, exposés à tout éventuel danger et, dans des conditions sécuritaires fragiles, imaginables pour le CNRDRE en 2012.</p>



<p>En ce qui concerne leurs déplacements, ils se sont fait remarquer par leur modestie ni convoi extravagant ni cortèges extraordinaires au-delà des véhicules militaires.</p>



<p>La vie a pris son cours normal, tout juste au lendemain du coup d’État, les programmes de la télévision nationale n’ont connu aucune perturbation, le comité national pour le salut du peuple a appelé le peuple à reprendre le travail le jeudi après le mardi du coup d’État, les actes de vandalisme ont été contenus rapidement à travers un communiqué qui a appelé à cesser ces actes. Des numéros verts ont été publiés afin de dénoncer certaines pratiques aux autorités.</p>



<p>En ce qui concerne le quartier général des auteurs du coup d’État, ils sont restés dans leur caserne comme avant, les rencontres nationales et internationales sont organisées au ministère de la Défense et dans les hôtels.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Organisation des putschistes de 2012&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>Le coup d’État de 2012 a été perpétré par un groupe militaire constitué essentiellement de soldats et de quelques officiers subalternes au nom du comité national du redressement de la démocratie et la restauration de l’État. Ce comité avait nommé à sa tête un officier subalterne du nom de capitaine Amadou Sanogo. Ce dernier avait cumulé tous les pouvoirs dans sa main, sans partage.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Organisation des putschistes de 2020&nbsp;:</strong></li></ul>



<p>Un comité militaire du nom de comité national pour le salut du peuple a posé cet acte. Constitué essentiellement d’officiers supérieurs, ce comité a été bien structuré en matière de partage de pouvoirs. Il est composé d’un porte-parole du comité, président du comité, premier vice-président, deuxième vice-président, troisième vice-président.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Réaction du peuple au coup d’État de 2012</strong></li></ul>



<p>Le peuple s’était divisé en deux camps en 2012 à propos du coup d’État&nbsp;: partisans opposants, une véritable tension sociale avait suivi les évènements du coup d’État dans le pays.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Réaction du peuple au coup d’État de 2020</strong></li></ul>



<p>Ce coup d’État a fait l’unanimité, sauf une minorité, selon leur affinité. Cette unanimité se doit aux causes du soulèvement populaire qui a précédé et emporté le président de la République. Ces causes sont&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>L’instabilité sécuritaire, politique et tension sociale.</li><li>L’inconstance du Président de la République à la gestion des affaires publiques.</li><li>L’impunité administrative et judiciaire</li><li>La malversation financière, corruption et discrimination et parti pris.</li><li>La justice et l’égalité des chances</li><li>Les marchés publics, monopolisés par le fils du Président de la République.</li><li>L’éducation, négligée et reléguée au second plan des priorités.</li><li>Les défaites cuisantes de l’armée, à répétition, face aux groupes armés.&nbsp;&nbsp;</li><li>Le manque de transparence dans l’attribution des logements sociaux.</li><li>La mal-exploitation et le mauvais partage des richesses du pays.</li><li><strong>Fin des auteurs du coup d’Etat de 2012 et le comité national du redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE)</strong></li></ol>



<p>Le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, de capitaine, s’était bombardé général de corps d’armée (4 étoiles). Cette nomination au détriment des autres membres du CNRDRE avait suscité beaucoup de frustrations, tensions et crises de confiance au sein du comité militaire. Ce climat avait entrainé le comité militaire à des conflits internes, beaucoup de ceux qui s’étaient opposés à la nomination du capitaine Sanogo général quatre étoiles ont été retrouvés morts un peu partout dans la ville de Kati et Bamako. Le capitaine Sanogo avait lancé une chasse aux sorcières dans l’escadron de la mort. Le numéro&nbsp;II de la junte avait dû fuir cet escadron pour se réfugier à la gendarmerie.</p>



<p>Le capitaine Sanogo lui-même avait fini par être arrêté et écroué, emprisonné cinq ans sans jugement, avec beaucoup de ses hommes, en attendant leur jugement dans une affaire de meurtres entre militaires.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Fin des auteurs du coup d’Etat de 2020 et le comité national pour le salut du peuple (CNSP)</strong></li></ul>



<p>Posé, il y a une semaine seulement, il sera prématuré de se prononcer sur la fin du CNSP, mais selon la comparaison ci-dessus, tout porte à croire qu’il ne devra pas subir le même sort que les putschistes de 2012. Il devra plutôt s’en sortir grand, sauf revirement spectaculaire des principes dont il a fait preuve jusqu’ici. Que Dieu unisse les cœurs des Maliens derrière ces militaires vers le changement, vers le bonheur.</p>



<p><strong>Mamadou Sangaré, professeur de l’enseignement</strong></p>



<p><strong>Secondaire général, auteur, écrivain et pigiste</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Le dilemme : démocratie et culture du coup d’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2020 15:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>La vraie crise que nous traversons, c’est selon moi, la crise du Malien en tant que citoyen qui n’hésite pas à vendre sa voix au prix du « thé » lors des élections pour élire des leaders qui viendront ensuite vendre le pays au prix du « sucre ». </p>
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<p><strong>Après des périodes d’agitation, les Maliens viennent ironiquement de se débarrasser de leur meilleur choix retenu par l’histoire en termes de suffrage (77 % au premier tour en 2013).</strong></p>



<p>Comme beaucoup de Maliens, je suis d’un côté prise par la satisfaction que fin a été mise à l’une des pires gouvernances #claniques# de l’Afrique de l’Ouest qui, pire que le covid-19, confinait le Mali sur tous les plans.</p>



<p>De l’autre côté, ma conscience citoyenne et démocrate est contre tout régime politique en dehors des élections.</p>



<p>Le Mouvement populaire du 5 juin (M5-RFP) sous l’impulsion morale de l’iman Dicko a mené l’une des luttes les plus patriotiques et les plus nobles de l’histoire du Mali. Quelle que soit leur motivation, je me reconnaissais dans cette lutte, et dans toute autre qui est pour la sauvegarde de l’intérêt du peuple.</p>



<p>Ces manifestations ont enregistré des événements majeurs qui marqueront à jamais la mémoire collective et la carte historique du Mali. Il s’agit notamment de plusieurs manifestants tombés sous les balles réelles des SUPER forces de l’ordre en démonstration de force capable de tirer à balles réelles, mais incapable de s’assumer. Qui a tiré ? Et qui a donné l’ordre de tirer ? Questions qui restent sans réponse jusqu’ici.</p>



<p>Pour résumer ma position, malgré le fait que j’étais contre la gouvernance chaotique d’IBK, je suis et reste démocrate. Pour une fois dans l’histoire, le Malien doit apprendre à assumer et à supporter son choix démocratique comme tous les autres pays&nbsp;: le Sénégal par exemple, qui n’a jamais connu de coup d’État, cela ne veut pas dire que le peuple sénégalais n’a eu que de bons Présidents.</p>



<p>Le Malien doit apprendre à se construire lui-même en tant qu’individu, en tant que citoyen exemplaire et en tant que patriote avant de prétendre changer le pays. Il n’y a pas de mauvais président, il y a un mauvais peuple. La vraie crise que nous traversons, c’est selon moi, la crise du Malien en tant que citoyen qui n’hésite pas à vendre sa voix au prix du « <em>thé</em> » lors des élections pour élire des leaders qui viendront ensuite vendre le pays au prix du « <em>sucre</em> ». C’est le peuple qui doit changer d’abord en pensant à choisir de bons leaders et savoir mettre l’intérêt commun au-dessus de son gagne-pain personnel.</p>



<p>De toutes les manières, ce qui est fait est fait. Il faut avancer et assumer cette répétition de trop que nous venons glorieusement de savourer. Nous avons encore tangué, le temps nous met encore au défi, le reste du monde nous regarde pour les prochaines élections présidentielles, soit on arrête de tanguer soit on chavire. Et c’est à nous de faire le bon choix politique et non le bon choix financier.</p>



<p>Le Malien est connu comme un éternel insatisfait. Il te lance des fleurs au lever du soleil et avant le coucher du soleil, il te lance des pierres. Assumons désormais nos choix démocratiques pour qu’enfin soit racontée aux futures générations et au reste du monde l’histoire politique d’un Mali qui inspire le respect et qui respire l’unité.</p>



<p><strong>Aïcha DIARRA</strong></p>



<p><strong>Écrivaine, Éditrice</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali: après le départ forcé du chef d’État, la transition démocratique vue comme une urgence</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-apres-le-depart-force-du-chef-detat-la-transition-democratique-vue-comme-une-urgence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[coup Etat Mali]]></category>
		<category><![CDATA[démission IBK]]></category>
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		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le coup de force contre le président de la République malienne continue à faire grincer les dents. À l’émission « Édition spéciale » de RFI de ce jeudi 20 août 2020, les avis ont divergé sur la question.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le coup de force contre le président de la République malienne continue à faire grincer les dents. À l’émission « <em>Édition spéciale</em> » de RFI de ce jeudi 20 août 2020, les avis ont divergé sur la question.</strong></p>



<p>Les uns pour l’applaudir, les autres pour le dénoncer et d’autres encore plus réservés dessus, le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta est diversement apprécié. Selon Dr Choguel Kokalla Maiga, membre du M5-RFP, ce coup d’État n’est qu’un aboutissement de la lutte de son mouvement qui demandait la démission du président de la République et du Premier ministre ainsi que la résolution du problème lié à l’Assemblée nationale. L’ancien patron de l’AMRTP ne fait aucun doute que le M5 coopèrera avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), qui vient de renverser le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, pour discuter de la mise en place de la transition. Cela avec toutes les forces vives de la nation. Pour ce faire, il indique la volonté du M5 de mieux travailler le Mémorandum qu’il avait soumis à l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta.</p>



<p>Quant à la question de savoir si la junte militaire est digne de foi lorsqu’il rassure vouloir remettre le pouvoir à des civils et instaurer une transition dans un bref délai, Mamadou Konaté, avocat malien, déclare&nbsp;: « <em>Je ne crois en rien, je ne crois en personne tant que je ne vois pas</em> ». Il précise que&nbsp;<em>« la vocation d’un militaire n’est pas d’administrer et de gérer l’État</em> ». Néanmoins, il invite les Maliens à prendre conscience des difficultés dans lesquelles le Mali se trouve aujourd’hui. Ce qui l’amène à mettre en garde contre toute précipitation à se lancer dans un processus électoral sans au préalable entreprendre des réformes profondes. Il faudrait tout repenser complètement, a-t-il recommandé.</p>



<p>Cet avis est soutenu par Dr Choguel qui souligne le besoin pour le Mali d’une réforme profonde, notamment dans sa loi électorale. Des réformes nécessaires, précise-t-il, pour éviter au Mali de tomber dans des crises post-électorales cycliques.</p>



<p>Sur RFI, Ibrehima Taméga de la Convergence des forces républicaines (CFR), dénonce l’arrestation et la séquestration de hautes personnalités. Selon cette force de soutien au régime IBK, les mêmes personnes qui ont dénoncé les précédents coups d’État au Mali sont les mêmes qui applaudissent celui de 2020. Ce qui est, selon la CFR, « <em>abasourdissant</em> ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Smaïl Chergui, commissaire pour la paix de l’Union africaine (UA), demande la libération d’IBK ainsi que des autres membres de son gouvernement qui&nbsp;ont&nbsp;été arrêtés en même temps que lui. Ce n’est pas tout, l’UA demande également le retour du pouvoir aux civils afin que le dialogue s’instaure avec la CEDEAO, l’UA, les Nations-Unies ainsi que les partenaires internationaux du Mali afin que ce pays retourne rapidement à l’ordre constitutionnel. M.&nbsp;Chergui recommande une transition inclusive. Quant à Me Konaté, lui, il invite à la mise en place d’une transition démocratique prêtant une oreille attentive aux cris du peuple malien.</p>



<p>Rappelons que suite à cette démission forcée d&rsquo;Ibrahim Boubacar Keïta, la CEDEAO a mis le Mali sous embargo. La Côte d’Ivoire a fait de même. Néanmoins, le CNSP s’organise et effectue déjà des rencontres à l’interne afin d’assurer le fonctionnement normal des services de l’État.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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