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	<title>Archives des Côte d’Ivoire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Côte d’Ivoire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire </title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 19:47:00 +0000</pubDate>
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<p>La Côte d’Ivoire dissout la Commission électorale indépendante. Le gouvernement annonce un nouveau mécanisme électoral, suscitant espoirs et interrogations sur la transparence des scrutins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution au cœur de l’organisation des scrutins depuis plus de deux décennies. Une décision majeure qui intervient dans un contexte politique marqué par des critiques récurrentes sur la crédibilité des processus électoraux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé la mesure, précisant qu’elle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques</em>&nbsp;». Les contours de cette future instance n’ont toutefois pas été détaillés, mais elle devrait être placée sous l’égide directe de l’administration, selon plusieurs sources concordantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme présentée comme nécessaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur le réseau social X, le président Alassane Ouattara a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la confiance dans le système électoral. Il a rappelé que la CEI avait organisé «&nbsp;<em>plusieurs cycles électoraux</em>&nbsp;» au cours des vingt-cinq dernières années, tout en reconnaissant que ces processus avaient «&nbsp;<em>suscité des critiques et des réserves à diverses occasions</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="embed-twitter"><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La Commission Électorale Indépendante a organisé, au cours des vingt-cinq dernières années, plusieurs cycles électoraux. Si des avancées notables ont été enregistrées, ces processus ont, à diverses occasions, suscité des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution.… <a href="https://t.co/YqhfGRgNbf">pic.twitter.com/YqhfGRgNbf</a></p>&mdash; Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) <a href="https://twitter.com/AOuattara_PRCI/status/2052097110598627428?ref_src=twsrc%5Etfw">May 6, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef de l’État, la dissolution de l’institution s’inscrit dans «&nbsp;<em>un souci constant de consolidation de la démocratie</em>&nbsp;» et vise à mettre en place un dispositif «&nbsp;<em>capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une institution régulièrement contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour assurer l’indépendance et la transparence des élections, la CEI a souvent été au centre de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Opposition et société civile ont régulièrement dénoncé sa composition et son fonctionnement, jugés trop favorables au pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différentes échéances électorales, notamment la présidentielle de 2010 et celles qui ont suivi, ont illustré les fragilités du système, alimentant des crises politiques parfois violentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une administration électorale sous contrôle étatique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perspective d’un nouvel organe placé sous l’autorité directe de l’administration suscite déjà des interrogations. Si le gouvernement promet un mécanisme plus efficace et consensuel, certains observateurs redoutent un recul de l’indépendance dans l’organisation des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les scrutins restent des moments de forte tension, cette réforme demeure un pari politique risqué. Elle pourrait, selon ses promoteurs, refonder la confiance électorale, ou au contraire raviver les suspicions si les garanties d’impartialité ne sont pas clairement établies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu clé pour la stabilité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de futures échéances électorales, la réforme du système électoral constitue un test majeur pour les autorités ivoiriennes. La crédibilité du nouveau dispositif sera déterminante pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles contestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette refonte et la capacité du futur organe à répondre aux attentes d’un paysage politique profondément marqué par les crises électorales passées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la croissance tient bon malgré les turbulences</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 18:57:18 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les perspectives économiques africaines, avec un focus sur la croissance solide du Mali jusqu'en 2027.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Portée par une reprise progressive de l’activité, l’économie malienne affiche des perspectives de croissance solides à l’horizon 2026-2027. Dans un contexte régional marqué par de fortes disparités, le Mali se distingue face à ses voisins immédiats, entre résilience économique, contraintes sécuritaires et recompositions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières projections macroéconomiques du Fonds monétaire international (FMI), le Mali devrait enregistrer une croissance du PIB réel de 4,9 % en 2025, avant d’atteindre 5,5 % en 2026 et 5,7 % en 2027. Une trajectoire ascendante qui tranche avec les incertitudes persistantes dans plusieurs économies voisines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique repose notamment sur la relance progressive de l’activité agricole, la stabilisation relative de certains circuits économiques et les efforts engagés pour renforcer les recettes internes. Elle intervient cependant dans un environnement contraint, marqué par des défis sécuritaires, énergétiques et climatiques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="639" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png" alt="Perspectives économiques en Afrique subsaharienne" class="wp-image-21900" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png 639w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-187x300.png 187w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-768x1230.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-959x1536.png 959w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-1170x1874.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-585x937.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-600x961.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png 1180w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Prévisions économiques: Afrique subsaharienne<br>(Croissance du PIB réel et prix à la consommation). <br>Source: FMI, base de données des Perspectives de l&rsquo;économie mondiale, avril 2026.<br>Note: Les données pour l&rsquo;Érythrée sont exclues en raison des contraintes liées à la déclaration des données. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voisins-aux-trajectoires-contrastees"><strong>Des voisins aux trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’espace sahélien et ouest-africain, les performances économiques restent hétérogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger, malgré un niveau de croissance élevé estimé à 6,9 % en 2025, devrait connaître un léger ralentissement à 6,7 % en 2026 puis 6,5 % en 2027, traduisant des ajustements économiques dans un contexte politique en mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso, confronté à des défis sécuritaires similaires à ceux du Mali, affiche une croissance relativement stable mais modérée, autour de 5 %, avec une légère érosion à moyen terme (4,8 % en 2027).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus à l’ouest, la Côte d’Ivoire confirme sa position de locomotive économique régionale, avec une croissance robuste, oscillant entre 6,2 % et 6,5 %, portée par des investissements soutenus et une diversification économique avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, certains pays connaissent des dynamiques plus fragiles. La Guinée affiche une forte accélération attendue (8,7 % en 2026 et 9,3 % en 2027), tandis que le Sénégal pourrait enregistrer un ralentissement marqué après un pic à 7,9 % en 2025, chutant à 2,2 % en 2026, reflet d’ajustements liés à l’exploitation des ressources énergétiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resilience-dans-un-contexte-sous-pression"><strong>Une résilience dans un contexte sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé à ses voisins immédiats, le Mali se positionne dans une zone intermédiaire. Il demeure moins dynamique que les économies en forte expansion comme la Guinée. Mais plus stable que celles confrontées à des fluctuations brutales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résilience s’explique en partie par une stratégie axée sur la consolidation des fondamentaux économiques, malgré des contraintes importantes : insécurité persistante, pression sur les finances publiques, vulnérabilité aux chocs climatiques et dépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne d’ailleurs que les économies sahéliennes restent exposées à des risques structurels, notamment les effets du changement climatique, les tensions géopolitiques et la réduction de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-dans-une-recomposition-economique"><strong>Le Sahel dans une recomposition économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ces projections traduisent une recomposition plus large de l’espace sahélien. Les pays de la région, dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, entendent renforcer leur souveraineté économique tout en diversifiant leurs partenariats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la croissance malienne demeure un indicateur de stabilisation relative, mais aussi un levier stratégique pour accompagner les ambitions de transformation économique et institutionnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les perspectives sont encourageantes, elles restent conditionnées à plusieurs facteurs clés : la maîtrise des dépenses publiques, l’amélioration de la gouvernance économique, la relance du secteur énergétique, et la sécurisation durable du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen terme, le défi pour le Mali sera de transformer cette croissance en développement inclusif, capable de répondre aux attentes sociales tout en consolidant la stabilité macroéconomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-positionnement-a-consolider"><strong>Un positionnement à consolider</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Afrique subsaharienne où la croissance moyenne devrait se situer autour de 4,3 % en 2026, le Mali se positionne légèrement au-dessus de la moyenne régionale. Un signal positif, qui traduit une capacité de résistance, mais aussi une nécessité d’accélérer les réformes pour maintenir cet élan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur d’un Sahel en mutation, le Mali avance ainsi sur une ligne de crête : entre résilience économique, affirmation stratégique et impératif de transformation durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le retour du Djidji Ayôkwé, un tambour sacré au cœur de la mémoire nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 22:42:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez l'émotion du retour du tambour parleur, un symbole essentiel du patrimoine culturel ivoirien et de la restitution.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après plus d’un siècle d’absence, le Djidji Ayôkwé, tambour sacré du peuple Atchan, a fait son retour en Côte d’Ivoire. Restitué par la France et accueilli à Abidjan lors d’une cérémonie empreinte d’émotion, cet objet historique symbolise à la fois la reconquête du patrimoine culturel ivoirien et l’avancée du débat international sur la restitution des œuvres africaines spoliées durant la période coloniale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abidjan s’est réveillée, vendredi 13 mars, au rythme d’un symbole longtemps attendu. Le Djidji Ayôkwé, célèbre « <em>tambour parleur</em> » du peuple Atchan, est arrivé dans la capitale économique ivoirienne à bord d’un vol spécial affrété par le gouvernement depuis Paris. Accueilli à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny par des autorités ivoiriennes, des représentants français et des chefs traditionnels vêtus de pagnes et d’insignes royaux, l’objet sacré marque une étape historique dans le processus de restitution des biens culturels africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’esplanade du pavillon présidentiel de l’aéroport, des chefs traditionnels arborant couronnes et chaînes en or se sont réunis pour saluer le retour de ce symbole identitaire. L’arrivée du tambour a donné lieu à des chants traditionnels et à des danses de guerre, transformant l’accueil officiel en une véritable cérémonie culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-spoliation-vieille-de-plus-d-un-siecle"><strong>Une spoliation vieille de plus d’un siècle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Long de plus de trois mètres et pesant près de 400 kilogrammes, le Djidji Ayôkwé – qui signifie « <em>Panthère-Lion </em>» en langue atchan – était autrefois un instrument central de communication pour les populations du sud de la Côte d’Ivoire. Ce tambour monumental permettait de transmettre des messages sur de longues distances grâce à un système de sons codés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il servait notamment à alerter les communautés locales lors des opérations de travail forcé menées par l’administration coloniale et à mobiliser les combattants. Pour le peuple Atchan, originaire de la région d’Abidjan, cet objet dépasse largement sa fonction musicale. Il incarne un symbole de résistance, de cohésion sociale et d’identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confisqué par les autorités coloniales françaises en 1916, le Djidji Ayôkwé fut d’abord conservé au palais du gouverneur à Abidjan avant d’être transféré en France en 1930. Pendant des décennies, il a été exposé au Musée du Quai Branly à Paris, où il figurait parmi les collections d’arts premiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son retour intervient après une demande officielle formulée par la Côte d’Ivoire en 2019. Le gouvernement ivoirien réclame au total la restitution de 148 objets d’art conservés en France, dont le tambour parleur constitue le premier à être restitué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-jour-de-justice-et-de-memoire"><strong>« Un jour de justice et de mémoire »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est un jour historique, un moment de justice et de mémoire</em> », a déclaré la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, lors de la cérémonie d’accueil. La ministre a salué « <em>une coopération exemplaire entre la France et la Côte d’Ivoire</em> », soulignant que cette restitution constitue une étape importante dans la reconnaissance du patrimoine culturel ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les chefs traditionnels présents, Gervais Djoman, chef d’un village atchan, a exprimé son émotion : « <em>Nous récupérons notre identité. Psychologiquement, quelque chose nous avait été enlevé. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Djidji Ayôkwé a été transporté dans une caisse monumentale longue de près de quatre mètres. Il ne sera toutefois dévoilé au public qu’au mois d’avril, après une période d’acclimatation destinée à préserver l’objet après son long séjour en Europe. Il sera ensuite exposé au Musée des civilisations d’Abidjan, récemment rénové pour l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les experts du patrimoine, ce retour dépasse la simple dimension culturelle. Depuis plusieurs années, la question de la restitution des œuvres africaines conservées dans les musées européens s’est imposée comme un enjeu diplomatique majeur. Les anciennes puissances coloniales, notamment la France et le Royaume-Uni, font face à une pression croissante pour restituer les artefacts prélevés en Afrique et en Asie durant la période coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-battement-retrouve-d-une-memoire-collective"><strong>Le battement retrouvé d’une mémoire collective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Côte d’Ivoire, le retour du Djidji Ayôkwé représente bien plus qu’un événement patrimonial. Il symbolise la reconquête d’une mémoire longtemps confisquée et la réappropriation d’un héritage culturel essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un siècle après sa confiscation, le «<em> tambour parleur </em>» retrouve ainsi la terre qui l’a vu naître. À Abidjan, nombreux sont ceux qui voient dans ce retour le signe d’une réparation historique – et le battement retrouvé d’une mémoire collective longtemps réduite au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la grâce présidentielle accordée au député malien Mamadou Hawa Gassama</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:27:36 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama, député malien, a bénéficié d'une grâce présidentielle le 10 février 2026. Découvrez les détails.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à trois ans de prison pour offense au chef de l’État ivoirien après des propos virulents diffusés sur les réseaux sociaux, le député malien Mamadou Hawa Gassama a été libéré ce 10 février 2026 à la suite d’une grâce présidentielle. Une décision à forte portée politique, dans un contexte de relations délicates entre Abidjan et Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire a accordé, mardi 10 février 2026, la grâce présidentielle à Mamadou Hawa Gassama, député malien et membre du Conseil national de Transition (CNT). Cette mesure met fin à près de six mois de détention après sa condamnation par la justice ivoirienne pour « <em>offense au chef de l’État </em>» et « <em>propos outrageants</em> » diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Alassane Ouattara.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lourde-condamnation-judiciaire"><strong>Une lourde condamnation judiciaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite par son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui a confirmé la libération immédiate de son client à la suite de la décision présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mamadou Hawa Gassama avait été interpellé le 30 juillet 2025 à Abidjan, où il séjournait à titre privé. Les autorités ivoiriennes lui reprochaient plusieurs déclarations publiques jugées injurieuses et diffamatoires à l’encontre du chef de l’État ivoirien, diffusées dans des vidéos et interviews largement relayées sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs mois de détention provisoire, le tribunal correctionnel d’Abidjan avait prononcé, le 30 janvier 2026, une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende importante et d’une interdiction de territoire ivoirien à l’issue de sa peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat avait alors reconnu que la voie judiciaire était pratiquement close, misant sur une solution politique. Il avait invoqué l’âge avancé de son client, son état de santé et surtout son statut d’élu malien pour plaider une issue par la grâce présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-d-apaisement-politique"><strong>Un geste d’apaisement politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du président Alassane Ouattara s’inscrit dans une tradition ivoirienne d’usage de la grâce pour désamorcer des dossiers à forte charge politique. Pour de nombreux observateurs, cette mesure vise à éviter une escalade diplomatique avec Bamako et à restaurer un climat plus serein entre les deux pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire relance le débat sur les frontières entre liberté d’expression et protection des chefs d’État en Afrique de l’Ouest. Si certains défenseurs des droits humains ont dénoncé une condamnation excessive, les autorités ivoiriennes ont rappelé que les propos incriminés relevaient d’infractions prévues par la loi pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La libération de Mamadou Hawa Gassama ne signifie pas l’effacement de sa condamnation, mais suspend l’exécution de sa peine. Son image politique reste associée à cet épisode, qui a mis en lumière la fragilité de l’espace de parole politique à l’ère des réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-les-relations-ivoiro-maliennes"><strong>Un test pour les relations ivoiro-maliennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas individuel, la grâce présidentielle est interprétée comme un signal d’apaisement diplomatique. La Côte d’Ivoire et le Mali doivent coopérer sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment en matière de sécurité régionale et d’échanges économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Mamadou Hawa Gassama, cette décision ouvre la voie à un retour sur la scène politique malienne. Mais son avenir public dépendra de sa capacité à se repositionner après une affaire qui a révélé les risques politiques et judiciaires liés à la radicalisation du discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le cacao pourrit en Afrique pendant que le chocolat manque en Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 14:57:33 +0000</pubDate>
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<p>La crise du cacao en Côte d'Ivoire impacte les producteurs, les marchés européens et américains. Découvrez les enjeux ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Première puissance cacaoyère mondiale, la Côte d’Ivoire traverse une crise inédite faite de stocks bloqués, de producteurs impayés et de chute des cours. Au-delà du drame social dans les campagnes ivoiriennes, c’est toute la chaîne mondiale du chocolat – de l’Afrique de l’Ouest aux marchés européens et américains – qui vacille, révélant les failles d’un modèle économique fondé sur la dépendance et la spéculation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise qui secoue la filière cacao en Côte d’Ivoire dépasse largement les frontières du pays. Premier producteur mondial avec près de 45 % de l’offre planétaire, le géant ivoirien est aujourd’hui paralysé par des stocks invendus, des fèves qui pourrissent dans les entrepôts et des producteurs impayés. Un choc local aux conséquences globales. Toute la chaîne du chocolat, de l’Afrique de l’Ouest aux marchés européens et asiatiques, se retrouve sous tension.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-seisme-pour-l-economie-ivoirienne-et-pour-l-afrique"><strong>Un séisme pour l’économie ivoirienne… et pour l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Abidjan comme à San Pedro, des centaines de milliers de tonnes de cacao s’entassent faute d’exportation. Environ 700 000 tonnes seraient aujourd’hui bloquées, soit près de la moitié d’une campagne. Cette situation fragilise directement plus de 5 millions de personnes en Côte d’Ivoire, mais elle affecte aussi les pays voisins, Ghana en tête, deuxième producteur mondial, déjà confronté à ses propres difficultés climatiques et financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toute l’Afrique de l’Ouest, région qui fournit plus de 70 % du cacao mondial, la crise ivoirienne agit comme un révélateur : dépendance extrême à une seule culture, fragilité des mécanismes de commercialisation, et vulnérabilité des économies rurales face aux soubresauts du marché mondial. Pour de nombreux États, la filière cacao est un pilier budgétaire. Lorsqu’elle vacille en Côte d’Ivoire, c’est l’équilibre agricole et social de toute la sous-région qui tremble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-onde-de-choc-sur-les-marches-mondiaux"><strong>Une onde de choc sur les marchés mondiaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les places boursières, la crise ivoirienne s’ajoute à un contexte déjà tendu : maladies des cacaoyers, dérèglement climatique, baisse de production annoncée pour la troisième année consécutive. Résultat : volatilité extrême des cours et inquiétude chez les industriels du chocolat en Europe et en Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands groupes agroalimentaires, dépendants des fèves ivoiriennes, redoutent une pénurie prolongée. Certains parlent déjà de hausses durables des prix du chocolat pour les consommateurs. Derrière les tablettes de supermarché, c’est toute une économie mondialisée qui révèle sa fragilité : quand les sacs de cacao restent bloqués dans les ports africains, les chaînes de production s’enrayent à Bruxelles, Zurich ou New York.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-face-cachee-d-un-modele-mondialise"><strong>La face cachée d’un modèle mondialisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise met en lumière les contradictions d’un système où le premier producteur mondial reste l’un des maillons les plus pauvres de la chaîne. En Côte d’Ivoire, malgré un prix bord champ officiellement record à 2 800 F CFA le kilo, de nombreux planteurs ne sont toujours pas payés. Les coopératives manquent de liquidités, les exportations sont bloquées, et les dettes s’accumulent dans les villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation nourrit une colère sourde : comment expliquer que le cacao manque sur les marchés mondiaux alors qu’il pourrit dans les entrepôts ivoiriens ? Pour les producteurs, le discours sur la « <em>pénurie mondiale</em> » sonne creux quand leurs revenus disparaissent. Pour les consommateurs occidentaux, elle rappelle que le chocolat bon marché repose sur un équilibre social et écologique de plus en plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dysfonctionnements internes du Conseil du café-cacao et des mécanismes de vente anticipée, la crise révèle un problème structurel : l’Afrique reste cantonnée à la production de matières premières brutes, tandis que la valeur ajoutée se fait ailleurs. Moins de 20 % du cacao ivoirien est transformé localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance au marché mondial rend la filière extrêmement vulnérable aux spéculations financières, aux crises de financement des acheteurs internationaux et aux aléas climatiques. Le changement climatique, en réduisant les rendements, ajoute une pression supplémentaire sur un système déjà à bout de souffle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-pour-la-planete-chocolat"><strong>Un avertissement pour la planète chocolat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue aujourd’hui en Côte d’Ivoire n’est pas seulement une crise agricole nationale. C’est un avertissement global. La filière cacao, emblématique de la mondialisation, montre ses limites : producteurs appauvris, marchés instables, consommateurs exposés à des hausses de prix, et États pris en étau entre régulation et spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Côte d’Ivoire éternue, le marché mondial du chocolat attrape la fièvre. Et derrière la pénurie annoncée se dessine une question plus politique : peut-on continuer à bâtir une industrie mondiale sur la précarité de millions de paysans africains ? La crise ivoirienne, par son ampleur, oblige désormais le continent et le monde à regarder en face ce déséquilibre historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Niger, l’attaque de l’aéroport de Niamey ravive les tensions diplomatiques avec Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:35:46 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque de l’aéroport de Niamey révèle des tensions croissantes entre le Niger et la Côte d’Ivoire, une crise sécuritaire à suivre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après une tentative d’attaque contre l’aéroport international de Niamey, dans la nuit de mercredi 28 janvier au jeudi 29 janvier 2026, rapidement neutralisée par les forces de sécurité nigériennes, les déclarations du président Abdourahamane Tiani ont provoqué une réaction diplomatique de la Côte d’Ivoire. Cet épisode met en lumière la crispation des relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains États d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition sécuritaire et politique régionale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle séquence de tensions diplomatiques s’est ouverte entre le Niger et la Côte d’Ivoire, à la suite des propos tenus par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, après une tentative d’attaque visant l’aéroport international de Niamey. La ministre ivoirienne des affaires étrangères, Kaba Nialé, a convoqué vendredi l’ambassadrice du Niger à Abidjan, pour lui remettre une note de protestation officielle, dénonçant des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, le ministère ivoirien indique que « <em>cette convocation fait suite aux graves propos tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’endroit de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara </em>». Abidjan dit avoir exprimé sa « v<em>ive indignation</em> » et condamné « <em>avec la plus grande fermeté</em> » ces accusations auprès de la diplomate nigérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, les autorités défendent pourtant un discours qu’elles estiment dicté par l’urgence sécuritaire et par la nécessité de nommer ce qu’elles considèrent comme des menaces extérieures contre la stabilité du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-rapidement-contenue"><strong>Une attaque rapidement contenue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités nigériennes, une tentative d’infiltration armée a visé l’aéroport international de Niamey. Des assaillants qualifiés de « <em>mercenaires téléguidés</em> » ont été repoussés en moins de vingt minutes grâce à l’intervention conjointe des Forces de défense et de sécurité nigériennes et de leurs partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs combattants ont été neutralisés, d’autres mis en fuite. Cette attaque a été revendiquée vendredi par l’organisation État islamique, selon SITE, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après les faits, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour féliciter les forces engagées dans l’opération. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie de communication désormais assumée par les autorités de transition : montrer leur capacité à garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment entendus aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir</em> », a déclaré le chef de l’État, dans un discours aux accents souverainistes, dénonçant des tentatives d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de la Côte d’Ivoire. Abidjan a exprimé sa « <em>vive indignation </em>» face à des déclarations perçues comme portant atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ivoirien rappelle son attachement au dialogue et à la paix dans la sous-région, tout en avertissant qu’il ne saurait tolérer des actes susceptibles de « <em>compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-securitaire-assume-a-niamey"><strong>Un discours sécuritaire assumé à Niamey</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue nigérien, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de pression multiforme : attaques armées, sanctions économiques passées, isolement diplomatique et recomposition des alliances régionales depuis la rupture avec la CEDEAO et la création de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, les autorités estiment que la multiplication des tentatives d’actions armées traduit l’existence de réseaux hostiles cherchant à fragiliser les régimes issus des transitions militaires. Le pouvoir nigérien justifie ainsi sa rhétorique offensive comme une réponse politique à ce qu’il considère comme une guerre indirecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’un affrontement verbal avec des États voisins, mais d’une dénonciation de soutiens extérieurs à des groupes armés, dans un climat régional marqué par la défiance et la reconfiguration des partenariats internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode illustre la fragilité actuelle des relations entre les pays de l’AES et certains États côtiers d’Afrique de l’Ouest restés proches de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux. Depuis les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la diplomatie régionale est traversée par une ligne de fracture entre deux visions : celle de la coopération sécuritaire classique et celle d’une souveraineté affirmée face aux pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir si cet échange de communiqués marquera une simple crispation passagère ou s’il s’inscrit dans une détérioration plus durable des relations entre le Niger et certains de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Côte d’Ivoire, Mamadou Hawa Gassama condamné à trois ans de prison et interdit de séjour</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 19:21:43 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama est condamné à trois ans de prison avec interdiction de séjour. Une décision judiciaire sévère.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à trois ans de prison, frappé d’une interdiction de séjour et d’une lourde amende, Mamadou Hawa Gassama écope d’une décision judiciaire d’une rare sévérité en Côte d’Ivoire. En attendant la motivation du jugement, la défense dénonce une sentence disproportionnée et prépare déjà la riposte juridique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu, vendredi 30 janvier, son jugement dans l’affaire opposant Mamadou Hawa Gassama au ministère public. À l’issue du délibéré, la juridiction ivoirienne a prononcé une condamnation à trois ans de prison, assortie d’une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien pour une durée équivalente, ainsi que d’une amende de cinq millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-jugee-severe-par-la-defense"><strong>Une décision jugée « sévère » par la défense</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le même jour par le cabinet Jurifis Consult, qui assure la défense de l’intéressé, les avocats précisent que le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans un journal d’annonces légales, mesure rarement appliquée et révélatrice, selon eux, de la sévérité de la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jugement, rendu à l’issue du délibéré, n’a pas encore été notifié dans sa version motivée à la défense. Les conseils de Mamadou Hawa Gassama indiquent attendre la communication complète de la décision afin de procéder à une analyse approfondie des éléments de droit et de fait ayant conduit à cette condamnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>À ce stade, nous n’avons pas encore accès aux motivations du tribunal</em> », soulignent-ils, tout en affirmant leur intention de se prononcer ultérieurement sur les voies de recours appropriées, dans le strict respect des règles de procédure et de l’État de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-voie-des-recours-ouverte"><strong>La voie des recours ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans remettre en cause l’autorité de la justice ivoirienne, les avocats réaffirment leur attachement au principe du procès équitable, aux droits de la défense et à l’exercice serein des recours prévus par la loi. Une position classique, mais qui laisse entendre que la procédure pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, dont les détails judiciaires restent à préciser à la lecture du jugement motivé, intervient dans un contexte régional où les décisions de justice impliquant des ressortissants étrangers sont souvent scrutées de près, tant sur le plan juridique que politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, Mamadou Hawa Gassama demeure sous le coup d’une condamnation lourde, dont les conséquences — pénales, financières et territoriales — pourraient durablement affecter sa situation, sauf évolution judiciaire à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Levée de fonds sur le marché UMOA-Titres : classé 5ᵉen 2025, le Mali démarre l’année 2026 en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:04:39 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali sur le marché UMOA-Titres : performance récente et confiance des investisseurs expliquées en détail.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali vient de réussir, à deux reprises au cours de ce mois de janvier, à mobiliser des montants supérieurs à ceux recherchés. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’une dynamique amorcée durant les derniers mois de l’année 2025, une année qui avait pourtant débuté par des difficultés à atteindre les objectifs de mobilisation fixés par l’État.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En réussissant à lever des fonds au-delà de ses objectifs initiaux, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Il s’agit donc d’une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le pays reste attractif sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-levees-de-fonds-ayant-depasse-les-objectifs-initiaux"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa première intervention de l’année 2026, réalisée le 7 janvier, le Mali a non seulement atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. Cette opération s’est faite à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l’UMOA-Titres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l’épargne disponible au sein de l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la seconde intervention sur le marché, effectuée le 22 janvier, le Mali a également levé des fonds supérieurs à sa demande. En recherchant 50 milliards FCFA, il a obtenu 55 milliards FCFA. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-2025-sur-11-878-milliards-mobilises-la-part-du-mali-etait-modeste"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était modeste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données de l’agence UEMOA-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser, au cours de l’année 2025, des ressources substantielles s’élevant à 11 878 milliards FCFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser 992 milliards FCFA, le classant ainsi au 5ᵉ rang des États de l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce classement, la Côte d’Ivoire occupe la première place avec 5 149 milliards FCFA. Elle est suivie respectivement par le Sénégal (2 225 milliards FCFA) et le Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina Faso se classe 4ᵉ avec 1 077 milliards FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau ferme la marche avec 299 milliards FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abidjan : cinq ans de prison requis contre le Malien Mamadou Hawa Gassama pour offense au président Ouattara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 12:55:37 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama risque cinq ans de prison pour offense au président ivoirien. Découvrez les détails de son procès.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Devant le tribunal d’Abidjan, le procureur de la République a requis, vendredi 9 janvier 2026, cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende contre Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de Transition (CNT) du Mali. L’homme politique, arrêté en juillet 2025, est poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion d’expressions injurieuses par internet.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau a accueilli, vendredi 9 janvier, une audience particulièrement attendue : celle du procès de Mamadou Hawa Gassama, personnalité politique malienne détenue depuis plus de six mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le 2 juillet 2025 à l’aéroport d’Abidjan, il est accusé d’avoir, en septembre 2022, tenu des propos jugés offensants envers le président ivoirien Alassane Ouattara, qualifié d’« <em>ennemi du Mali </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet ivoirien estime que ces déclarations constituent une violation du respect dû aux institutions et relèvent de l’article 264 du Code pénal sur l’offense au chef de l’État, ainsi que de l’article 367 concernant la diffusion d’expressions injurieuses via un système d’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-defense-axee-sur-la-liberte-d-expression-et-la-clemence"><strong>Une défense axée sur la liberté d’expression et la clémence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’audience, le procureur de la République a prononcé un réquisitoire particulièrement sévère, demandant au tribunal de condamner Gassama à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 500 000 francs CFA d’amende.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant du ministère public a rappelé la gravité des propos diffusés sur les réseaux sociaux et affirmé que « <em>les dérives verbales n’étaient pas sans conséquence sur la stabilité des relations entre États </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fermeté s’inscrit dans une politique judiciaire de tolérance zéro face aux infractions en ligne et aux atteintes à la dignité présidentielle. Selon le parquet, les excuses publiques formulées par l’accusé fin 2025 « <em>n’effacent ni l’acte commis, ni son impact diplomatique</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense de Mamadou Hawa Gassama, assurée par Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice et avocat aux barreaux de Paris et Bamako, a plaidé l’apaisement et la mesure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat, l’ex-ministre malien de la Justice Mamadou Ismaila Konaté, a plaidé l’indulgence des juges face au « <em>repentir</em> » de son client, qui avait déjà présenté des excuses rapidement après son arrestation. Il s’est dit toutefois « <em>surpris</em> » de la lourdeur de la peinerequise, rappelant le « <em>contexte politique </em>» tendu entre les deux pays. « <em>La décision sera scrutée à Bamako </em>» et « <em>fera du bruit</em> », a mis en garde Me Konaté face aux juges.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-delibere-attendu-le-30-janvier-2026"><strong>Un délibéré attendu le 30 janvier 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 janvier 2026. Le verdict devrait déterminer si la justice ivoirienne suit les réquisitions du parquet ou accorde des circonstances atténuantes à l’accusé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, au-delà de sa dimension judiciaire, revêt une portée politique et diplomatique. Le dossier Gassama survient dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Abidjan, marqué par les divergences régionales au sein de la CEDEAO et de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès de Mamadou Hawa Gassama pose une question de fond : où s’arrête la liberté d’expression politique dans un espace régional où les frontières de la souveraineté sont de plus en plus sensibles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les observateurs, la décision à venir du tribunal d’Abidjan servira de test pour l’indépendance de la justice ivoirienne et pour la capacité des deux pays à préserver leurs relations diplomatiques malgré les tensions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente du jugement du 30 janvier 2026, l’homme politique malien reste détenu à la MACA. Une issue clé pour un dossier où le droit et la diplomatie se mêlent étroitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le succès planétaire de Tam Sir « Coup du Marteau » suspendu par la justice pour litige sur les droits d’auteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:39:44 +0000</pubDate>
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<p>Coup de Marteau de Tam Sir fait face à une interdiction de diffusion en Côte d'Ivoire. Explorez ce scandale musical.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’un des plus grands succès musicaux africains récents, Coup du Marteau de Tam Sir, vient d’être frappé d’une interdiction de diffusion en Côte d’Ivoire, le 24 décembre 2025. Un différend judiciaire oppose le beatmaker à ses anciens collaborateurs du collectif Team Paiya, qui l’accusent de s’être attribué seul la paternité du morceau. Une affaire symptomatique des fragilités juridiques du show-business africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne semblait pouvoir freiner l’ascension de <em>Coup du Marteau</em>, hymne viral de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire. Sorti en décembre 2023, le titre signé Tam Sir, beatmaker de 26 ans d’origine ivoiro-camerounaise et sénégalaise, a battu tous les records : disque de platine en France et triple disque de diamant en Afrique francophone, plus de 158 millions de vues sur YouTube et des millions d’écoutes sur les plateformes de streaming.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière le succès planétaire, une bataille juridique se prépare depuis des mois. Les membres du groupe Team Paiya, apparus dans le clip et présents lors de la production du morceau, affirment avoir été exclus des bénéfices et de la reconnaissance officielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paternite-du-tube-contestee"><strong>La paternité du tube contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du conflit réside dans la déclaration faite auprès du BURIDA, l’organisme ivoirien de gestion des droits d’auteur. Tam Sir s’y serait enregistré comme seul auteur et compositeur de la chanson, captant ainsi la quasi-totalité des revenus générés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres de Team Paiya, dont Ste Milano, Zagba le Requin et Noukou Loba, soutiennent au contraire avoir contribué à la composition, à l’interprétation et à la promotion du titre. Selon leurs avocats, la répartition des recettes aurait été « <em>disproportionnée</em> », Tam Sir percevant près de 87 % des gains contre seulement 13 % pour l’ensemble du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je pense qu’il n’a pas déclaré nos noms à la Sacem</em> [Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, société française de gestion des droits d’auteur]&nbsp;», regrette Samo, l’un des membres du groupe, sur un plateau d’émissions. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-verdict-suspension-immediate-du-titre"><strong>Le verdict : suspension immédiate du titre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 janvier 2026, le juge des référés du tribunal d’Abidjan a donné raison aux plaignants. Dans une décision inédite, la justice a ordonné la suspension immédiate de la diffusion du morceau sur tout le territoire ivoirien : radios, télévisions, plateformes numériques et lieux publics inclus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tam Sir dispose de peu de marge de manœuvre. Chaque jour de retard dans l’exécution de la décision entraîne une astreinte de 100 000 francs CFA (environ 150 euros). Le coût financier pourrait rapidement devenir considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure, qui s’applique à l’artiste à ses propres frais, est rare dans le monde du divertissement africain et marque une volonté claire des autorités judiciaires de protéger les droits collectifs des créateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tam Sir, pour sa part, soutient qu’il est le concepteur principal du projet et qu’il a légitimement déposé l’œuvre à son nom, estimant que la contribution des autres membres ne justifiait pas un partage équitable des droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son entourage, le producteur invoque l’existence d’un contrat d’édition et d’une structure distincte de production qui lui conférerait la pleine titularité du morceau. Des arguments que le tribunal n’a pas retenus à ce stade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-financier-colossal"><strong>Un enjeu financier colossal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les revenus générés par <em>Coup du Marteau</em> sont évalués à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, sans compter les cachets d’apparition, les droits de diffusion et les contrats publicitaires associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les membres de Team Paiya, l’affaire dépasse le simple partage de revenus. Il s’agit d’un combat pour la reconnaissance dans une industrie encore marquée par des zones d’ombre juridiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision judiciaire crée un précédent important dans le paysage musical africain. Elle met en lumière la nécessité pour les artistes et producteurs de formaliser leurs collaborations à travers des contrats clairs, définissant les droits et obligations de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une industrie où la création collective est fréquente mais rarement encadrée, le cas <em>Coup du Marteau</em> agit comme le rappel fracassant que le succès ne protège pas du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire, désormais renvoyée devant le tribunal pour un jugement au fond, pourrait redéfinir la jurisprudence en matière de propriété intellectuelle musicale en Afrique francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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