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	<title>Archives des COP30 &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des COP30 &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Le coût de l’inaction écologique dépassera bientôt celui des transformations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:05:35 +0000</pubDate>
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<p>Le coût de l'inaction climatique est élevé. Apprenez comment des investissements peuvent sauver des vies et réduire la pauvreté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution fragilisent déjà les économies et les sociétés, le nouveau rapport Global Environment Outlook du PNUE affirme qu’un autre avenir reste possible. En investissant massivement dans la santé planétaire — climat stable, écosystèmes préservés, réduction de la pollution — le monde pourrait générer des milliers de milliards de dollars de gains économiques, sauver des millions de vies et sortir des populations entières de la pauvreté. À condition de rompre avec le modèle actuel, fondé sur l’extraction, la surexploitation et la fragmentation des politiques environnementales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La planète se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif, et le dernier rapport <em>Global Environment Outlook</em> (GEO-7), publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ne laisse aucune place au doute : si le monde poursuit son modèle de développement actuel, il s’engage inexorablement vers une dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de la qualité de vie humaine. Mais l’évaluation, fruit du travail de 287 scientifiques issus de 82 pays, affirme aussi qu’un autre futur reste possible. En investissant dans la “<em>santé planétaire</em>”, les sociétés pourraient générer 20 000 milliards de dollars de gains économiques chaque année d’ici 2070, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-economique-qui-s-effrite-sous-le-poids-des-crises-ecologiques"><strong>Un modèle économique qui s’effrite sous le poids des crises écologiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La spirale actuelle est documentée avec une précision alarmante. Les événements climatiques extrêmes coûtent déjà 143 milliards de dollars par an, entre 20 % et 40 % des terres mondiales sont dégradées, un million d’espèces sont menacées d’extinction, et la pollution provoque neuf millions de morts chaque année. Le PIB mondial en subira les conséquences directes. Selon le rapport, la crise climatique réduira la richesse planétaire de 4 % dès 2050, et de 20 % d’ici la fin du siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, si les trajectoires actuelles se maintiennent, la hausse des températures dépassera 1,5 °C dès le début des années 2030, puis franchira les 2 °C dans les années 2040, accélérant des dérèglements déjà perceptibles partout dans le monde. Ce scénario, dit “<em>business as usual</em>”, ne serait pas seulement synonyme d’un recul environnemental, il provoquerait instabilité géopolitique, crises alimentaires, migrations forcées et fragilisation structurelle des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-changement-de-cap-est-possible-et-necessaire"><strong>Un changement de cap est possible — et nécessaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, le PNUE trace une alternative claire : transformer en profondeur les modes de production, de consommation et de gouvernance. Pour Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, l’humanité doit faire un choix qui n’en est plus un :« <em>Continuer sur la route d’un avenir dévasté ou prendre une voie nouvelle pour assurer une planète saine, des populations en bonne santé et des économies résilientes. Ce n’est pas un choix réel.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport démontre que les investissements en faveur du climat, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution ne représentent pas un coût net, mais un dividende à long terme. Dès 2050, les bénéfices économiques des transformations écologiques seront visibles, et atteindront 20 000 milliards de dollars annuels en 2070, puis bien davantage au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-transformations-radicales-pour-reconstruire-le-monde"><strong>Cinq transformations radicales pour reconstruire le monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le GEO-7 identifie cinq systèmes clés dont la transformation est indispensable : l’économie et la finance, les matériaux et les déchets, l’énergie, les systèmes alimentaires et la gestion de l’environnement. Dans chacun, la rupture est plus nécessaire que l’ajustement.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Refonder l’économie : dépasser le PIB pour intégrer le capital naturel et humain ; réformer les subventions néfastes ; corriger les prix pour refléter les externalités environnementales.</li>



<li>Entrer dans l’économie circulaire : repenser la conception des produits ; réduire drastiquement les déchets ; transformer les modes de consommation.</li>



<li>Décarboner l’énergie : accélérer la transition énergétique ; réduire la dépendance aux hydrocarbures ; garantir un accès universel à l’énergie propre.</li>



<li>Réinventer l’alimentation : adopter des régimes durables ; réduire le gaspillage ; rendre les systèmes agricoles résilients.</li>



<li>Restaurer les écosystèmes : étendre les aires protégées ; restaurer les terres dégradées ; renforcer l’adaptation climatique via les solutions fondées sur la nature.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces transformations ne sont pas seulement techniques. Elles exigent des changements culturels, sociaux et politiques majeurs, incluant la valorisation des savoirs autochtones et des connaissances locales, longtemps marginalisés alors même qu’ils sont essentiels à la résilience des territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-super-polluants-un-front-prioritaire"><strong>Les “super polluants” : un front prioritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du CO₂, le rapport insiste sur l’urgence de réduire les émissions de “<em>super polluants</em>” — méthane, carbone noir, ozone troposphérique — responsables d’un réchauffement rapide. Une réduction de 30 % du méthane d’ici 2030 permettrait à elle seule d’éviter 0,3 °C de réchauffement à l’horizon 2050. La création de l’<em>Super Pollutants Action Accelerator</em>, lancé à la COP30, ambitionne d’accompagner jusqu’à 30 pays dans cette transition décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre enseignement du rapport est l’importance des synergies entre les conventions internationales — climat, biodiversité, désertification, pollution. La fragmentation actuelle fragilise l’efficacité collective. À Nairobi, lors de la 7ème Assemblée générale des Nations Unies sur le climat, plusieurs présidences de COP ont appelé à une coordination renforcée et à la création d’une feuille de route commune dès 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique s’impose : les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution ne peuvent plus être traitées séparément. Elles forment un triptyque dont les effets se renforcent mutuellement. C’est donc dans une approche intégrée que la diplomatie environnementale doit désormais s’inscrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-investir-maintenant-ou-payer-l-effondrement-demain"><strong>Investir maintenant, ou payer l’effondrement demain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignement central de cette évaluation est limpide : le coût de l’inaction dépassera très largement celui des transformations à mener.<br>Sans changement majeur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la Terre perdra chaque année des zones fertiles équivalentes à la taille de la Colombie ;</li>



<li>les déchets plastiques continueront d’inonder sols et océans ;</li>



<li>les pertes économiques liées à la pollution s’alourdiront ;</li>



<li>les catastrophes climatiques deviendront structurellement plus destructrices.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, une planète restaurée, moins polluée, moins carbonée, constitue la condition d’une prospérité durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-d-espoir-mais-aussi-de-responsabilite"><strong>Une tribune d’espoir mais aussi de responsabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le GEO-7 n’est pas seulement un avertissement. C’est une feuille de route. Il rappelle que la transition écologique n’est ni un luxe ni une option, mais le socle sur lequel repose la stabilité des sociétés humaines. L’alternative se résume ainsi : subir la fragmentation du monde ou choisir sa reconstruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir ne dépend pas d’une innovation miracle, mais d’une multitude de décisions politiques, économiques et collectives dont l’humanité connaît déjà les contours. L’heure n’est plus à l’incertitude : elle est au courage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP30 : la planète en apnée, Belém ou le dernier souffle du multilatéralisme climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des fractures révélées lors de la COP30 à Belém et des défis pour sauver notre climat et atteindre l'objectif de 1,5°C.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Par un parfum de fin du monde, c’est une nouvelle géographie du pouvoir climatique qui s’est dessinée au cœur de l’Amazonie. Entre ambitions contrariées, promesses de milliards et réalités politiques, la COP30 aura révélé plus de fractures que d’accords. Mais aussi, peut-être, une conscience nouvelle : celle d’une planète à bout de souffle qui ne croit plus aux incantations diplomatiques.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Belém, capitale spirituelle de l’Amazonie, a eu l’allure d’un amphithéâtre planétaire où s’est joué le destin écologique du monde. Près de 200 délégations, 30 000 participants, des chefs d’État clairsemés — mais un enjeu colossal : sauver la trajectoire de 1,5°C promise à Paris en 2015.<br>Pour Luiz Inácio Lula da Silva, hôte du sommet, l’enjeu était aussi politique : redonner au Brésil son statut de leader du Sud global, en misant sur le poumon vert du monde. Mais derrière les discours, les chiffres trahissent une urgence dramatique : les émissions mondiales continuent d’augmenter, les océans se réchauffent, et les forêts, même sacrées, brûlent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fossiles-forets-et-fractures"><strong>Fossiles, forêts et fractures</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence de Belém s’est vite heurtée à ses contradictions. On y a parlé de transition énergétique… sans s’accorder sur la sortie des énergies fossiles. Le texte final, qualifié par certains d’«&nbsp;<em>accord de la dérobade</em>&nbsp;», évoque une «&nbsp;<em>réduction volontaire</em>&nbsp;» du charbon, du pétrole et du gaz. Volontaire, donc non contraignante — une formule qui résume le compromis mou d’une diplomatie fatiguée.<br>Les grandes puissances, Chine, Inde, Arabie saoudite et Russie en tête, ont refusé toute obligation chiffrée. L’Europe a plaidé, sans convaincre. Et les États-Unis, absents de la tribune, ont symbolisé le désengagement d’un pays dont l’influence climatique s’érode à mesure que la campagne présidentielle bat son plein.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-argent-du-climat-entre-promesses-et-illusions"><strong>L’argent du climat, entre promesses et illusions</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain du financement, un frisson d’espoir : les pays riches se sont engagés à tripler les fonds d’adaptation, soit 120 milliards de dollars d’ici 2035. Mais à Belém, les ONG ont haussé les épaules. «&nbsp;<em>Trop peu, trop tard&nbsp;</em>», disent-elles. Car les besoins réels dépassent les 400 milliards annuels, et les mécanismes de transfert restent flous.<br>La feuille de route «&nbsp;<em>Bakou–Belém&nbsp;</em>», censée assurer la continuité entre la COP29 et cette édition amazonienne, promet de canaliser les investissements vers les pays les plus vulnérables. Mais pour beaucoup de délégations africaines, cette promesse ressemble à celles déjà prononcées à Glasgow ou à Charm el-Cheikh : grandiloquente et sans lendemain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-amazonie-coeur-battant-d-une-planete-menacee"><strong>L’Amazonie, cœur battant d’une planète menacée</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des querelles de vocabulaire, la COP30 a offert une tribune à ceux que l’on entend rarement : les peuples autochtones. Trois mille représentants ont pris la parole pour rappeler que la forêt n’est pas un décor, mais une entité vivante.<br>Le lancement du fonds&nbsp;Tropical Forests Forever, doté de 25 milliards de dollars et visant à mobiliser 100 milliards supplémentaires, se veut la réponse symbolique à des décennies de déforestation. Mais même ici, les limites sont évidentes : les contributions restent conditionnelles, et les États amazoniens divergent sur le partage des responsabilités.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sud-global-en-premiere-ligne"><strong>Le Sud global en première ligne</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la canopée, c’est une autre bataille qui s’est jouée : celle du leadership climatique. L’Europe, affaiblie par ses divisions internes, et la France, éclipsée depuis son retrait du Sahel, peinent à incarner une voix crédible du multilatéralisme vert.<br>Le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Indonésie se posent désormais en porte-voix du Sud global — celui qui subit les dérèglements sans les avoir causés. Mais leurs ambitions nationales, parfois teintées de realpolitik, limitent l’émergence d’un front commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-de-transition-ou-un-sommet-de-plus"><strong>Un sommet de transition ou un sommet de plus ?</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme des deux semaines de débats, la COP30 n’a pas bouleversé le cours de l’histoire climatique. Elle a simplement confirmé que la diplomatie environnementale avance à la vitesse d’une barque sur l’Amazone : lente, incertaine, dépendante des courants.<br>Belém aura pourtant marqué une rupture esthétique et symbolique. Tenir la COP au cœur de la forêt, c’était rappeler que la solution n’est pas dans les capitales, mais là où la nature survit encore.<br>Reste à savoir si, dans ce théâtre vert et humide, les grandes puissances ont entendu le message : le temps des promesses est fini, celui de la responsabilité commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inaction climatique : le monde paie déjà le prix fort, selon l’OMS et le Lancet Countdown</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 17:30:16 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment le climat impacte notre santé. L'inaction climatique entraîne des conséquences mortelles</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’inaction climatique n’est plus une abstraction. Elle tue, ici et maintenant. Selon le nouveau rapport du&nbsp;</em></strong><em><strong>Lancet Countdown</strong></em><strong><em>&nbsp;publié avec le soutien de l’OMS, le réchauffement de la planète provoque déjà des centaines de milliers de morts chaque année, mine les économies et épuise les systèmes de santé. Pendant que les subventions aux énergies fossiles explosent, les pays les plus vulnérables suffoquent. À la veille de la COP30 au Brésil, la science adresse un avertissement sans détour : protéger la planète, c’est désormais protéger la vie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique n’est plus une menace future : il tue déjà. C’est le constat glaçant dressé par le rapport 2025 du Lancet Countdown sur la santé et le changement climatique, publié le 29 octobre à Genève en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon cette étude mondiale, la dépendance persistante aux combustibles fossiles et le manque d’adaptation à un monde en surchauffe provoquent des conséquences dévastatrices sur la santé humaine et l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-sanitaire-avant-tout"><strong>Une crise sanitaire avant tout</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La crise climatique est une crise sanitaire</em>&nbsp;», a averti le Dr Jeremy Farrar, haut responsable de l’OMS. Chaque fraction de degré supplémentaire coûte des vies, souligne-t-il, alors que 546 000 décès liés à la chaleur sont désormais enregistrés chaque année, soit une augmentation de 23 % depuis les années 1990. En 2024, chaque être humain a subi en moyenne 16 jours de chaleur dangereuse, un niveau inédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les feux de forêt, les sécheresses et l’insécurité alimentaire qui en découlent ont touché 124 millions de personnes supplémentaires en 2023. Sur le plan économique, l’exposition à la chaleur aurait fait perdre 640 milliards d’heures de travail dans le monde, pour un coût estimé à 1 090 milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-choix-politiques-en-question"><strong>Des choix politiques en question</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport fustige les gouvernements qui continuent de subventionner massivement les énergies fossiles : 956 milliards de dollars y ont été consacrés en 2023, soit trois fois plus que le financement annuel promis aux pays vulnérables au changement climatique. Quinze États ont même dépensé davantage pour ces subventions que pour leur budget national de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les bénéfices de l’action climatique sont prouvés : la réduction de la pollution au charbon aurait permis d’éviter 160 000 décès prématurés par an entre 2010 et 2022. La production mondiale d’énergie renouvelable a atteint 12 % de l’électricité mondiale et créé 16 millions d’emplois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-signaux-d-espoir"><strong>Des signaux d’espoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice du Lancet Countdown, Dr Marina Romanello, estime que «&nbsp;<em>l’abandon rapide des combustibles fossiles au profit des énergies propres demeure le levier le plus puissant pour protéger des vies</em>&nbsp;». Elle appelle aussi à repenser les systèmes alimentaires et agricoles : des régimes plus sains et respectueux du climat pourraient sauver jusqu’à 10 millions de vies par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le ralentissement de certains engagements politiques, le rapport note des avancées tangibles : 834 villes sur 858 ont évalué leurs risques climatiques, et le secteur de la santé a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 16 % entre 2021 et 2022. Plus de la moitié des pays membres de l’OMS disposent déjà d’un plan d’adaptation sanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-route-vers-la-cop30"><strong>En route vers la COP30</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de la COP30 qui se tiendra à Belém (Brésil) en 2025, l’OMS entend placer la santé au cœur des négociations climatiques. Le rapport du Lancet Countdown servira de référence pour le Plan d’action de Belém, attendu comme un tournant vers une action climatique fondée sur la justice et la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenue par Wellcome, pilotée par l’University College London et 71 institutions partenaires, cette neuvième édition du rapport se veut un avertissement sans appel : la santé mondiale dépend désormais de la rapidité avec laquelle l’humanité abandonnera les combustibles fossiles au profit d’un avenir propre, juste et vivable pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nous ne négocions pas notre survie, mais qui écoute encore l’Afrique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 22:46:29 +0000</pubDate>
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<p>Le deuxième sommet africain sur le climat se tient à Addis-Abeba. Il met en lumière la vulnérabilité et le potentiel du continent face au changement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Addis-Abeba, plus de quarante chefs d’État africains ont ouvert, le 8 septembre, le deuxième Sommet africain sur le climat. Un rendez-vous placé sous le signe de l’urgence : le continent, responsable de seulement 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est déjà en première ligne des catastrophes climatiques. Entre indignation, hypocrisie et appels à l’unité, l’Afrique cherche à transformer sa vulnérabilité en levier de puissance face au reste du monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils étaient là, alignés comme à la parade : Ismaïl Omar Guelleh, le vieux lion de Djibouti, Abiy Ahmed, le jeune prix Nobel de la paix reconverti en chef de guerre, William Ruto, l’hyper-président kényan à l’énergie inépuisable. Plus de quarante dirigeants, tous rassemblés à Addis-Abeba pour parler climat, cette plaie béante dont l’Afrique n’est pas responsable mais dont elle paie la facture. Quatre petits pourcents d’émissions mondiales de gaz à effet de serre – mais chaque année 2 à 5 % du PIB qui s’évapore dans les sécheresses et les inondations. Le compte est vite fait : nous saignons pour les excès des autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-financements-exterieurs-pour-une-souverainete-energetique"><strong>Des financements extérieurs pour une souveraineté énergétique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, Abiy Ahmed claque la formule du jour : «&nbsp;<em>Nous ne sommes pas là pour négocier notre survie.&nbsp;</em>» Mais qui le croit encore ? Les besoins sont d’un trillion de dollars, les promesses plafonnent à 300 milliards. À l’aumône des grandes puissances, les chefs d’État africains opposent de belles indignations. Mais dans combien de capitales – Dakar, Kinshasa, Luanda – signe-t-on encore, avec le sourire, des contrats léonins bradant lithium, cobalt, manganèse, gisements critiques pour l’économie verte ? On dénonce les bulldozers occidentaux, mais on ferme les yeux sur les nôtres, qui éventrent forêts et tourbières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sommet, le deuxième du genre, deux mois avant la COP30 en Amazonie, est une énième tentative d’afficher une unité africaine qui n’existe que sur le papier. L’Afrique veut parler d’une seule voix, mais ses dirigeants passent plus de temps à rivaliser de courbettes devant Pékin, Dubaï ou Bruxelles qu’à investir eux-mêmes dans leurs barrages solaires ou dans l’éolien. Le paradoxe est là, brutal : nous exigeons des financements extérieurs pour une souveraineté énergétique que nous refusons d’assumer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-que-la-belle-indignation-ne-reste-pas-lettre-morte"><strong>Pour que la belle indignation ne reste pas lettre morte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique a pourtant des atouts colossaux : une jeunesse qui fourmille d’ingéniosité, 300 jours de soleil par an, des terres arables à perte de vue. Si nous ne transformons pas cela en économie climatique, alors Addis ne sera qu’un sommet de plus, une tribune où l’on crie sa colère avant de reprendre, docile, le chemin des impuissances. L’Afrique doit cesser de mendier et apprendre à imposer. Sinon, la belle indignation restera lettre morte, emportée par le vent chaud de la Corne de l’Afrique et oubliée sitôt les portes du Centre de conférences refermées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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