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	<title>Archives des COP26 &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des COP26 &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pacte climatique de Glasgow : les populations les plus vulnérables abandonnées « en plein vol » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 18:46:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Paris]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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<p>Un consensus partiel, dénommé « Pacte climatique de Glasgow », a été obtenu entre les dirigeants de près de 200 pays. Mais les critiques montrent déjà que les populations les vulnérables sont abandonnée « en plein vol » par les pays les plus riches.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après deux semaines de négociations, les rideaux de la COP26 sont tombés à Glasgow, en Suisse, ce samedi 13 novembre 2021. Un </strong><a href="https://ukcop26.org/the-conference/cop26-outcomes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>consensus</strong></a><strong> partiel, dénommé </strong><em><strong>« </strong></em><a href="https://unfccc.int/documents/310475" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Pacte climatique de Glasgow</strong></em></a><em><strong> »</strong></em><strong>, a été obtenu entre les dirigeants de près de 200 pays. Mais les critiques montrent déjà que les populations vulnérables sont abandonnées « en plein vol » par les pays les plus riches.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette conférence sur le climat, les parties ont déploré l’état de « <a href="https://nature.us17.list-manage.com/track/click?u=2c6057c528fdc6f73fa196d9d&amp;id=0fd25ebe34&amp;e=ab2831d72c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>promesse non tenue des</em></a><em> pays riches de donner 100 milliards de dollars américains chaque année</em> [ de 2015 à]<em> 2020 pour aider les moins riches </em>», conformément à l’Accord de Paris de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la matinée du samedi, le président de la COP26, Alok Sharma, a ainsi exprimé la nécessité de prendre des décisions courageuses face à l’urgence climatique. <em>« C’est le moment de vérité pour notre planète, nos enfants et nos petits-enfants »,</em> a-t-il déclaré. Ce moment de vérité ne saura voir le jour qu’à travers des décisions courageuses et des volontés accrues pour leur mise en œuvre. Or, le manque de réelle volonté constitue toujours le véritable handicap dans la lutte contre les effets du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte que la <a href="https://saheltribune.com/que-retenir-de-la-cop26/">COP26</a> était très attendue afin d’inciter les plus riches à assister de fait les plus pauvres dans leurs efforts d’adaptation. Mais hélas, comme les précédentes, cette conférence semble avoir échoué à unir les cœurs autour d’un idéal. Alors que des dirigeants du monde ont décidé au cours de ces deux semaines de discussion d’accélérer les efforts «<em> visant à réduire progressivement l’énergie au charbon et les subventions inefficaces aux combustibles fossiles »</em>, d’autres montrent encore leur griffe.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="une-veritable-trahison"><strong>Une véritable trahison ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Comme redouté, la COP26 s’est avérée être une COP de pays du Nord, qui reflètent donc les priorités des pays riches »</em>, regrette Aurore Mathieu du <a href="https://reseauactionclimat.org/bilan-de-la-cop26-les-pays-du-sud-abandonnes-par-les-pays-riches/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Action Climat</a>. Alors que, poursuit-il, les impacts réels du changement climatique sont de plus en plus sentis et les besoins d’adaptation des pays les plus vulnérables augmentent. Malgré cet état de fait, «<em> les pays riches ne sont pas parvenus à démontrer une réelle solidarité</em> », a-t-il déploré. Avant de pointer le refus de ces pays riches «<em> de venir en aide aux pays du Sud sur le financement des pertes et dommages ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Aurore Mathieu, cette situation déplorable doit être qualifiée d’une <em>« honte et [d’une] véritable trahison pour les millions d’hommes et de femmes dont la survie est menacée par les conséquences du changement climatique ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques contre cette COP26 n’en décolèrent pas. Armelle Le Comte, d’Oxfam France, ne va pas avec le dos de la cuillère. A l’en croire, « cette COP26 abandonne les populations les plus vulnérables en rase campagne ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en appréciant le fait que pour <em>« la première fois, un objectif pour le financement de l’adaptation »</em> ait été convenu, il estime que cet <em>« engagement à doubler les financements pour l’adaptation reste très insuffisant par rapport aux besoins et à ce que demandaient les pays en développement</em> ». Il ajoute : <em>« Quant aux pertes et dommages, l’issue est dérisoire et montre que les pays riches ont tourné le dos à la souffrance de millions de personnes ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="passer-en-mode-urgence"><strong>Passer en mode urgence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette problématique de manque de volonté politique ou de solidarité entre les pays riches et les moins riches a été également déplorée par Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies. Il estime qu’<em>« </em><em>il est temps de passer en mode urgence »</em>. Car, selon lui, la <em>«&nbsp; bataille climatique est le combat de nos vies et ce combat doit être gagné ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sûrement en ayant conscience de cette urgence que <a href="https://www.state.gov/u-s-china-joint-glasgow-declaration-on-enhancing-climate-action-in-the-2020s/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les États unis et la Chine</a>, tout en saluant les « <em>efforts importants déployés dans le monde pour faire face à la crise climatique </em>», déplorent également «<em> un écart important entre ces efforts, y compris leur effet global, et ceux qui doivent être déployés pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris </em>». Notamment l’article 2 qui exhorte les États à <em>« maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 degrés C et de poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 degré C ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour atteindre cet objectif, les deux parties entendent mener plusieurs actions communes : «<em> Les deux parties ont l’intention de saisir ce moment critique pour s’engager dans des efforts individuels et combinés accrus pour accélérer la transition vers une économie mondiale nette zéro ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Que retenir de la COP26 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 09:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[action climatique]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se juge à sa capacité d’accélérer l’action climatique sur le terrain. En la matière, que peut-on retenir de cette 26<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-accroissement-timore-des-objectifs-de-reduction-d-emissions">Un accroissement timoré des objectifs de réduction d’émissions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous de Glasgow constituait un <a href="https://christiandeperthuis.fr/c-comme-cop-de-glasgow/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">point d’étape</a> important dans le calendrier de l’accord de Paris signé en 2015 lors de la COP21. Tous les pays participant à l’accord devaient en effet actualiser leurs « contributions nationales », autrement dit leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan apparaît mitigé. Le verre n’est pas totalement vide&nbsp;: dans leur majorité, les pays ont bien actualisé leurs contributions, certains comme la Chine à quelques jours de la conférence, ou même, à l’instar de l’Inde, pendant la conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le <a href="https://unfccc.int/news/cop26-update-to-the-ndc-synthesis-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décompte des Nations unies</a>, ces contributions marquent un progrès relativement au jeu déposé lors de la signature de l’accord de Paris. Elles permettraient d’économiser en 2030 de l’ordre de 4,8 Gt d’émission (-8 %) par rapport aux contributions de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce gain reste toutefois très insuffisant pour nous mettre sur une trajectoire de réchauffement conforme aux objectifs de l’accord de Paris – moins de 2&nbsp;°C, et si possible 1,5&nbsp;°C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si toutes les contributions étaient réalisées, les émissions mondiales dépasseraient en 2030 d’un peu plus de 10&nbsp;% leur niveau de 2010 alors qu’il faudrait les réduire de 45&nbsp;% pour être sur une trajectoire limitant le réchauffement global à 1,5&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="difficile-convergence-sur-le-financement-avancee-sur-les-mecanismes-de-marche">Difficile convergence sur le financement, avancée sur les mécanismes de marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réévaluer les objectifs, c’est bien. Mettre en place les outils permettant de les atteindre c’est mieux. La COP26 a dû ainsi se saisir de deux dossiers épineux en la matière&nbsp;: les financements internationaux, auxquels se sont engagés les pays développés à hauteur de 100&nbsp;milliards de dollars par an&nbsp;; les mécanismes de marché prévus à l’article 6 de l’accord de Paris (soit un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre entre des pays gros émetteurs et d’autres moins émetteurs).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le <a href="https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/03590fb7-en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier bilan</a> réalisé par l’OCDE, il manque vingt milliards de dollars sur les 100 promis par les pays développés au titre de la « justice climatique ». Le déficit est notablement important pour le financement des projets d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point de discorde entre pays développés et pays moins avancés a été la principale cause de la prolongation de plus de 24 heures de la conférence. Le communiqué final indique que les engagements complémentaires pris durant la conférence ne permettent pas de totalement combler ce déficit. Pour Patricia Espinosa, à la tête de l’équipe des Nations unies en charge des négociations, les 100 milliards de dollars pourraient cependant être levés <a href="https://news.un.org/en/story/2021/11/1104812" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dès 2022 si tout se passe bien</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des précédentes COP, les pays n’avaient pas réussi à s’accorder sur les règles permettant de mettre en place le dispositif d’échange de quotas ou de crédits d’émission facilitant l’atteinte des objectifs de réduction d’émission. Les principaux points de blocage (risques de double comptage, intégrité du mécanisme) ont pu être levés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avancée est importante, car l’émergence d’un prix du carbone permettrait d’accélérer les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Reste à la concrétiser sur le terrain, ce qui prendra un certain temps, les règles étant passablement compliquées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="deux-avancees-qui-comptent-methane-et-sortie-des-energies-fossiles">Deux avancées qui comptent&nbsp;: méthane et sortie des énergies fossiles</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire les émissions de méthane est l’une des actions ayant un impact le plus rapide sur le réchauffement. Le méthane a une durée de séjour relativement courte dans l’atmosphère (12 ans en moyenne). Chaque tonne rejetée a un pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO<sub>2</sub>. L’Agence des Nations unies pour l’Environnement (UNEP) estime qu’une action de réduction précoce permettrait de <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36997/EGR21_CH6.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réduire de 0,3 °C</a> le réchauffement global d’ici 2050.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel a été entendu. L’initiative jointe États-Unis/Union européenne réunit plus de cent pays qui se sont engagés à réduire d’au moins 30&nbsp;% leurs émissions de méthane d’ici 2030. Certains gros émetteurs manquent à l’appel, comme le montre le graphique ci-dessous. L’initiative portera pleinement ses fruits si ces pays la rejoignent. Ils y sont incités par le communiqué final de la COP qui, pour la première fois, mentionne l’enjeu de la réduction des émissions de méthane.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir des données PBL 2020), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation du communiqué&nbsp;: on y évoque – timidement et pour le seul charbon utilisé dans les centrales électriques – la sortie des énergies fossiles. C’est une petite révolution culturelle dans le monde des négociateurs du climat. Il avait été impossible d’introduire une telle référence dans le texte de l’accord de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus important que quelques lignes du communiqué, la sortie des énergies fossiles s’est inscrite au cœur des débats. On en parle enfin sans faux-semblants, ce qui met sur la sellette les grands producteurs et exportateurs de ce type d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela crédibilise les déclarations en provenance du monde financier, notamment celle commune aux États et aux agences de développement qui proscriront dès 2022 les financements publics de projets de développement des énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation porteuse : le Costa Rica et le Danemark ont <a href="https://beyondoilandgasalliance.com/news-events/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lancé une initiative</a> destinée à arrêter la délivrance de nouveaux permis d’exploration de pétrole et de gaz.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-grande-oubliee-de-la-conference-l-agriculture">La grande oubliée de la conférence&nbsp;: l’agriculture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si les questions énergétiques sont mieux traitées par la COP, ce n’est pas le cas des enjeux agricoles. <a href="https://theconversation.com/linquietante-flambee-des-prix-des-matieres-agricoles-170493" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’envolée des prix des matières agricoles de base</a> rappelle pourtant la vulnérabilité de l’agriculture face au réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a urgence à accroître la résilience des systèmes agricoles en développant l’agroécologie qui favorise par ailleurs la baisse des émissions de méthane et de protoxyde d’azote. Cette problématique, cruciale pour la sécurité alimentaire, reste aujourd’hui malheureusement périphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’enjeu agricole ne sera pas pleinement intégré, les déclarations tonitruantes sur la fin de la déforestation tropicale resteront peu crédibles&nbsp;: on n’arrêtera pas la déforestation par des déclarations d’intention, mais en agissant sur les causes du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extension des usages agricoles en constitue le premier facteur. Pour l’interrompre, il faut trouver des alternatives économiquement viables et socialement justes pour les agriculteurs présents sur les fronts de déforestation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-bonne-surprise-de-la-quinzaine-le-dialogue-chine-etats-unis">La bonne surprise de la quinzaine&nbsp;: le dialogue Chine/États-Unis</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut une réelle surprise. Tous les signaux étaient au rouge. Les négociateurs évoquaient avec nostalgie l’époque révolue de la conférence de Paris où l’axe sino-américain avait été un puissant facilitateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Glasgow, les négociateurs en chef des deux pays se sont invités à la tribune. Ils s’y sont succédé pour présenter, le 10 novembre 2021, un <a href="https://www.state.gov/u-s-china-joint-glasgow-declaration-on-enhancing-climate-action-in-the-2020s/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué commun</a> promettant notamment une accélération de l’action dès 2022 en ce qui concerne les réductions de méthane et le retrait des énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces réductions se concrétisent, l’impact direct est loin d’être négligeable. Les deux pays comptent encore pour 40&nbsp;% des émissions mondiales. La reprise du dialogue pourrait aussi avoir un effet d’entraînement sur le reste du monde. C’est important, car le «&nbsp;Reste du monde&nbsp;» a pris, depuis le début de la décennie 2010, le relais de la Chine comme premier contributeur à l’accroissement des émissions globales, ainsi que le montre le graphique ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir de Olivier J.G.J. et Peters J.A.H.W. 2020, Trends in global CO₂ and total greenhouse gas emission&nbsp;: 2019 report, Report 4068. PBL Netherlands Environmental Assessment Agency, The Hague), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="rendez-vous-a-charm-el-cheikh">Rendez-vous à Charm el-Cheikh</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la chorégraphie propre aux sommets climatiques, l’impression est donnée qu’une brochette de chefs d’État, se rencontrant le temps de faire une belle photographie, aurait le pouvoir de décider du scénario climatique dans lequel le monde va s’engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité est assez différente&nbsp;: les COP apportent un cadre et donnent des impulsions, mais c’est bien entre les COP que se décide l’action climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action est de plus en plus portée par deux moteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’angle économique, la triple baisse des coûts des énergies renouvelables, du stockage de l’électricité et de la gestion intelligente des réseaux, élargit la gamme des alternatives aux énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au plan sociétal, la mobilisation de la génération montante, présente à Glasgow pour dénoncer le «&nbsp;bla-bla&nbsp;» des vétérans de la COP, continuera à exercer une pression croissante après la clôture de la conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce double moteur économique et sociétal va pousser à l’accélération de l’action climatique d’ici la COP27, programmée fin 2022 en Égypte. Pour apprécier si les impulsions données à Glasgow se sont concrétisées, rendez-vous à Charm el-Cheikh…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/christian-de-perthuis-422036" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christian de Perthuis</a>, Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-dauphine-psl-2165" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Dauphine – PSL</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/que-retenir-de-la-cop26-171796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/171796/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
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		<title>COP26 : plusieurs pays engagés pour des systèmes de santé résilients</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 09:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[système de santé résilients]]></category>
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<p>Face à l’urgence du changement climatique, la résilience des systèmes de santé demeure une nécessité. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face à l’urgence du changement climatique, la résilience des systèmes de santé demeure une nécessité. Plusieurs pays se sont engagés pour des systèmes de santé résilients lors de la COP26.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’avenir de la santé doit reposer sur des <a href="https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/183751/les-pays-sengagent-a-developper-des-soins-de-sante-intelligents-face-au-climat-lors-de-la-conference-des-nations-unies-sur-le-climat-cop26-communique/#:~:text=%C2%AB%20L'avenir%20de%20la%20sant%C3%A9,l'air%20et%20notre%20plan%C3%A8te" target="_blank" rel="noreferrer noopener">systèmes de santé résilients </a>aux impacts des épidémies, pandémies et autres urgences, mais aussi aux impacts du changement climatique, y compris les événements météorologiques extrêmes et le fardeau croissant de diverses maladies liées à la pollution de l’air et notre planète qui se réchauffe </em>», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions du ministre de l’Europe et des Amériques, au ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni, « <em>le message de l’OMS et des professionnels de la santé du monde entier est clair : le changement climatique est un énorme <a href="https://saheltribune.com/sante-et-changement-climatique-des-priorites-pour-les-etats-mais-probleme-de-financement/">défi sanitaire</a> et nous devons agir maintenant</em> ». À l’en croire, « <em>un leadership fort du secteur de la santé est essentiel pour nous assurer que nous protégeons nos populations des impacts du changement climatique en améliorant la résilience climatique des systèmes de santé et en réduisant les émissions du secteur de la santé </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="resilients-au-changement-climatique-et-sobre-en-carbone"><strong>Résilients au changement climatique et sobre en carbone</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette urgence, les gouvernements de 47 pays, parmi lesquels des pays plus vulnérables aux dommages sanitaires causés par le changement climatique, mais aussi de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-sont-pays-totalisent-plus-emissions-co2-depuis-1850-94574/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus gros émetteurs de carbone</a> au monde, ont pris l’engagement de prendre des mesures concrètes pour créer des systèmes de santé résilients au climat. Quarante-deux d’entre eux ont promis de transformer leurs systèmes de santé pour qu’ils soient plus durables et sobres en carbone. « <em>Douze ont fixé une date cible pour atteindre zéro émission nette de carbone d’ici 2050 </em>», indique l’OMS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet engagement est salué par l’Organisation mondiale de la santé. Son directeur général déclare à ce propos : « <em>Nous applaudissons les pays qui se sont engagés à mettre en place des systèmes de santé résilients au changement climatique et sobre en carbone, et nous espérons voir de nombreux autres suivre leur exemple dans un proche avenir</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que plusieurs leaders de la santé prennent part à la conférence des Nations Unies sur le climat (<a href="https://saheltribune.com/analyse-environnement-a-quand-limpact-reel-de-la-cop-contre-le-rechauffement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">COP26</a>), et plus de 45 millions de professionnels de la santé ont signé une lettre pour inciter les gouvernements à prendre des « <em>mesures plus énergiques »</em>, notant que «<em> les hôpitaux, les cliniques et les communautés du monde entier ont déjà réagi aux dommages pour la santé causés par le changement climatique</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Autorité du Bassin du Niger : pour un panafricanisme concret</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-autorite-du-bassin-du-niger-pour-un-panafricanisme-concret/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aïcha Yatabary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 10:08:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[ABN]]></category>
		<category><![CDATA[autorité du Bassin du Niger]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) est l’une des plus vieilles organisations intergouvernementales en Afrique, née en 1964 sous le nom de Commission du Fleuve Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) est l’une des plus vieilles organisations intergouvernementales en Afrique, née en 1964 sous le nom de Commission du Fleuve Niger. Pour Dr Aïcha Yatabary, avec une coopération encore plus solidaire et au regard de ses résultats au Mali, l&rsquo;ABN pourrait être un instrument efficace d’intégration pour les populations de cet espace géographique et de mise en œuvre de politiques communes <strong>de développement</strong> pour le Bassin lui-même.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Neuf États, un destin commun, autour du Fleuve Niger : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, Tchad. Cette gestion commune du fleuve, en tant que ressource hydraulique, est l’une des meilleures au monde comme coopération intergouvernementale autour de la gestion fluviale. Les pays membres de l’ABN se sont toujours caractérisés par leur solidarité à toute épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à de nombreux défis comme la production d’énergies renouvelables pour des exigences d’industrialisation et d’électrification, la pénurie d’eau qui s’annonce dans cette zone du Bassin du Niger, exacerbée par le réchauffement climatique et le risque d’insécurité alimentaire ainsi que de conflits qu’elle pourrait entraîner, face aussi au rejet de la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest] par de nombreux pays, il serait temps de renforcer les pouvoirs de l’ABN autour de la coopération intergouvernementale et de lui apporter un souffle nouveau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="de-nombreux-avantages"><strong>De nombreux avantages</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération présente déjà de nombreux avantages&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Renforcer les liens culturels des nombreuses populations qui se partagent ce fleuve</li><li>Gérer de façon durable l’eau et ses ressources, pour faire face à la pénurie d’eau et aux défis du réchauffement climatique, qui engendre de nombreuses conséquences comme les conflits intercommunautaires</li><li>Répondre aux exigences de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, pour garantir la sécurité alimentaire des populations.</li><li>Répondre à la question de la fourniture d’eau potable, qui est un axe important de la santé, surtout la santé infantile</li><li>Produire une énergie renouvelable pour répondre au défi de l’industrialisation de façon durable, et de l’électrification : le défi de l’industrialisation (dans le cadre de la transformation du coton au Mali, par exemple), ne pouvant être relevé sans la viabilité d’une source d’énergie durable et pérenne ; et sans une certaine indépendance vis-à-vis de certains voisins</li><li>Répondre de façon idoine à la quête de prospérité, de santé et de développement de façon plus générale, des populations qui se partagent ce fleuve et au-delà de celles-ci, des populations du Bassin du Niger.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="exemple-d-une-gestion-vertueuse"><strong>Exemple d’une gestion vertueuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chargé de la gestion de la zone intérieure du Delta du Niger pour tout ce qui concerne les activités liées principalement à l’agriculture, <a href="https://saheltribune.com/agriculture-elevage-au-mali-loffice-du-niger-met-75%E2%80%89000-hectares-a-la-disposition-de-la-febevim/">l’Office du Niger au Mali</a> a été décrit comme une success story pour ses résultats de 1980 à 2006. Cette entreprise parapublique met en relief l’importance des retombées d’une gestion vertueuse du fleuve Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’eau est une ressource importante pour l’essor économique et social d’une nation. Un pays qui manque d’eau est un pays qui ne peut ni nourrir sa population ni se développer, puisqu’il est largement admis qu’en dessous de 1700 m3/a, le développement d’une société est contraint par un problème d’accès à l’eau (<a href="https://journals.openedition.org/vertigo/4737" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lasserre et Descroix, 2002</a>). Les retombées de la bonne gestion du fleuve Niger sont nombreuses au Mali&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Garantir la sécurité alimentaire des populations grâce à la culture du riz et la fourniture d’eau potable pour le cheptel : les besoins nutritionnels des populations de la zone de <a href="https://saheltribune.com/tribune-quelle-solide-politique-agricole-pour-le-mali/">l’Office du Niger au Mali</a> sont satisfaits à 90 % en moyenne, dans un contexte où les populations de la zone de l’Afrique de l’ouest font face à une crise alimentaire et nutritionnelle grave</li><li>Augmenter le niveau de vie des populations grâce à la culture du riz et au commerce de celui-ci (les populations de cette région ont un revenu supérieur à celles des autres régions)</li><li>Essor économique de la région, de façon plus large</li><li>Amélioration de la santé des populations grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie et leur état nutritionnel.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="instrument-efficace-d-integration"><strong>Instrument efficace d’intégration</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au vu de ces résultats et de la solidarité qui a toujours existé entre les neuf pays membres de l’ABN, nous pouvons sans hésitation affirmer que l’ABN pourrait être un instrument efficace d’intégration pour les populations de cet espace géographique et de mise en œuvre de politiques de développement communes pour le Bassin du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la gestion fluviale commune de la plus grande artère fluviale d’Afrique de l’Ouest, la coopération entre les pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger pourrait aussi tourner autour d’autres axes comme le secteur économique (commerce), technologique, le domaine culturel et le maintien de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le panafricanisme de demain se construit déjà autour du fleuve Niger. Le réchauffement climatique avec son corollaire de conséquences désastreuses est là. Nous devons donc nous mettre ensemble. Il y va de l’avenir d’environ 200 millions de personnes qui peuplent le bassin du Niger. Les défis sont nombreux, mais pas insurmontables.</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-768x1024.jpg" alt="Aïcha Yatabary" class="wp-image-9115" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-768x1024.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-600x800.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-225x300.jpg 225w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-1152x1536.jpg 1152w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary-450x600.jpg 450w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/11/Aicha-Yattabary.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a><figcaption> ©Aïcha</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dr Aïcha Yatabary est médecin de formation, consultante en santé publique</strong></em> <em><strong>à Paris, en France. Elle est la présidente de l’association Femmes Santé Solidarité Internationale. Elle est auteure du livre «&nbsp;Afrique, développement durable et coopération internationale&nbsp;» </strong></em><strong>(</strong><a href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-afrique_developpement_durable_et_cooperation_internationale_aicha_yatabary-9782343144252-59357.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Harmattan Côte d’Ivoire</strong></a><strong>) et du roman </strong><em><strong>«&nbsp;</strong></em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-le_banquet_des_marabouts_roman_aicha_yatabary-9782343057798-47236.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Le Banquet des marabouts</strong></em></a><em><strong>&nbsp;».</strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Espace Cédéao : l’élaboration d&#8217;une nouvelle stratégie régionale climat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Nov 2021 12:21:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[action climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Cédéao]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie régionale climat]]></category>
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<p>En vue de renforcer la coordination de l’action climatique en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) élabore une stratégie régionale climat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En vue de renforcer la coordination de l’action climatique en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) élabore une stratégie régionale climat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les changements climatiques constituent l’un des plus grands défis du 21</em><sup><em>e</em></sup><em> siècle, avec des impacts négatifs sur les moyens d’existence des communautés »</em>, indique la Cédéao dans un <a href="https://www.ecowas.int/wp-content/uploads/2021/11/Glasgow-FR-Communique-amende-de-la-CEDEAO-du-1er-Nov2021-sur-la-preparation-de-la-Strategie-Regional-climat.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 1<sup>er</sup> novembre 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une telle problématique de développement de la sous-région, la Cédéao préconise « <em>une stratégie régionale climat pour renforcer la coordination de l’action climatique</em> ». La Commission de la Cédéao estime beaucoup plus importante une action régionale coordonnée que la seule addition des politiques nationales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="tirer-les-opportunites-economiques"><strong>« Tirer les opportunités économiques »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions de Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao&nbsp;: <em>« Agir sur le climat de manière coordonnée et ambitieuse revient en premier lieu à protéger les populations et améliorer les conditions de vie dans la région dans des conditions climatiques qui évoluent</em> ». Une initiative qui sera également une opportunité <em>« pour bâtir un développement bas-carbone et une économie innovante</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette priorité de la Commission de la Cédéao permettra de soutenir <em>« la mise en œuvre des <a href="https://saheltribune.com/accord-de-paris-cinq-ans-apres-ou-en-sommes-nous/">engagements</a> pris par ses États membres au titre de l’Accord de Paris</em> ». « <em>Les objectifs de la stratégie régionale climat à venir s’appuient sur la volonté de bâtir une communauté ouest-africaine résiliente face aux impacts du changement climatique et qui a su tirer les opportunités économiques que représente la lutte contre le changement climatique en faveur d’un développement durable de long terme</em> », précise M. Sékou Sangaré, Commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="au-premier-semestre-2022"><strong>Au premier semestre 2022</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie régionale climat sera finalisée et validée par l’ensemble des acteurs institutionnels au premier semestre&nbsp;2022, avant son adoption en Conseil des ministres, précise-t-on dans le communiqué. Un état d’avancement intermédiaire de cette stratégie régionale climat sera présenté à la <a href="https://saheltribune.com/analyse-environnement-a-quand-limpact-reel-de-la-cop-contre-le-rechauffement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">COP26</a>, qui a ouvert ses portes dimanche 30 octobre à Glasgow, en Suisse. Cette présentation est annoncée pour ce vendredi 5 novembre, sur le pavillon africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Combien de tonnes d’émissions de CO₂ pouvons-nous encore nous permettre ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/combien-de-tonnes-demissions-de-co%e2%82%82-pouvons-nous-encore-nous-permettre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 15:34:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[émission de CO2]]></category>
		<category><![CDATA[réhauffement climatique]]></category>
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<p>Un constat inquiétant à l’heure où les dirigeants du monde entier sont réunis à Glasgow pour la COP26, dans une nouvelle tentative d’éviter un réchauffement délétère de la planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://essd.copernicus.org/preprints/essd-2021-386/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une nouvelle étude</a>, publiée ce jeudi 4 novembre 2021, montre que les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) ont rebondi après une baisse liée au Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles devraient ainsi atteindre pour 2021 des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie. Un constat inquiétant à l’heure où les dirigeants du monde entier sont réunis à Glasgow pour la COP26, dans une nouvelle tentative d’éviter un réchauffement délétère de la planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats sont le fruit des travaux du <a href="https://www.globalcarbonproject.org/carbonbudget" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Carbon Project</a>, un consortium de scientifiques du monde entier qui produit, collecte et analyse des informations sur les gaz à effet de serre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise rapide des émissions de CO<sub>2</sub>, après la <a href="https://theconversation.com/global-emissions-are-down-by-an-unprecedented-7-but-dont-start-celebrating-just-yet-151757" target="_blank" rel="noreferrer noopener">forte baisse</a> de l’année dernière imputable au contexte pandémique, n’est pas une surprise. La relance économique mondiale très soutenue a entraîné une hausse massive de la demande d’énergie, sollicitant un système énergétique mondial toujours fortement dépendant des combustibles fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus inquiétant concerne la tendance à la hausse des émissions de CO<sub>2</sub> imputable au pétrole et du gaz sur le long terme&nbsp;; la croissance des émissions liées au charbon en 2021 est également préoccupante. Tout cela ne nous rapproche pas de la neutralité carbone à l’horizon 2050.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="39-milliards-de-tonnes-de-co₂-attendues-pour-2021">39&nbsp;milliards de tonnes de CO₂ attendues pour 2021</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, les émissions mondiales de CO<sub>2</sub> provenant des combustibles fossiles ont diminué de 5,4&nbsp;% par rapport à 2019. Cette année, elles devraient augmenter d’environ 4,9&nbsp;% par rapport aux niveaux de 2020 pour atteindre 36,4&nbsp;milliards de tonnes. Ce qui nous ramène presque aux niveaux de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2021, il faudra ajouter 2,9&nbsp;milliards de tonnes d’émissions de CO<sub>2</sub>, correspondant aux effets des activités humaines impactant les terres (déforestation, dégradation des sols, végétalisation…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous atteignons ainsi un total prévisionnel de plus de 39&nbsp;milliards de tonnes de CO<sub>2</sub> pour 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance rapide des émissions s’explique par la demande accrue d’énergie, à mesure que l’économie mondiale repart après la pandémie – les différents plans de relance économique dans le monde atteignant les <a href="https://www.f4b-initiative.net/post/majority-of-17-2-trillion-covid-stimulus-packages-doing-more-harm-than-good-to-environment" target="_blank" rel="noreferrer noopener">17,2 billions de dollars</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, quel que soit le combustible fossile utilisé – charbon, pétrole ou gaz naturel –, toutes les émissions de CO<sub>2</sub> sont à la hausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que celles imputables au charbon et au gaz naturel auront davantage augmenté en 2021 qu’elles n’ont diminué en 2020. Si les émissions liées au charbon étaient en baisse avant que le Covid frappe début 2020, elles sont reparties à la hausse ces derniers mois. Quant aux émissions liées à l’utilisation mondiale du gaz, elles ont retrouvé la tendance haussière observée avant la pandémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions de CO<sub>2</sub> provenant de l’utilisation mondiale du pétrole restent bien inférieures aux niveaux d’avant la pandémie, mais elles risquent d’augmenter dans les années à venir, le transport routier et l’aviation se relançant après les restrictions liées au Covid.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/429469/original/file-20211031-17-1pa5f0i.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/429469/original/file-20211031-17-1pa5f0i.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Émissions mondiales de CO₂ pour la période 1960-2020. Global Carbon Project</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-chine-et-l-inde-tirent-les-emissions-vers-le-haut">La Chine et l’Inde tirent les émissions vers le haut</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions de la Chine se sont redressées très rapidement avec une augmentation de 0,4&nbsp;milliard de tonnes en 2021. Ce pays fait partie des rares où les émissions ont augmenté en 2020 (de 1,4&nbsp;%)&nbsp;; la croissance prévue cette année devrait être de 4&nbsp;%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, les émissions de CO<sub>2</sub> de la Chine devraient ainsi être supérieures de 5,5&nbsp;% à celles de 2019, pour atteindre 11,1&nbsp;milliards de tonnes. En 2020, la Chine détenait 31&nbsp;% des émissions mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions de charbon dans ce pays devraient augmenter de 2,4&nbsp;% cette année. Si cette hausse se réalise, elle correspondrait alors à ce qui a été décrit en 2013 comme «&nbsp;le pic des émissions de charbon&nbsp;» pour le géant asiatique.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/429471/original/file-20211031-75805-1jh07jf.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/429471/original/file-20211031-75805-1jh07jf.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Émissions régionales pour la période 2019-2021. Global Carbon Project</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions de CO<sub>2</sub> de l’Inde devraient également augmenter avec une hausse relative de 12,6&nbsp;% in 2021 après une baisse de 7,3&nbsp;% en 2020. Les émissions de cette année devraient être supérieures de 4,4&nbsp;% au niveau de 2019, atteignant 2,7&nbsp;milliards de tonnes. L’Inde a représenté 7&nbsp;% des émissions mondiales en 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions des États-Unis et de l’Union européenne devraient augmenter de 7,6&nbsp;% cette année. Cela conduirait respectivement à des émissions de 3,7&nbsp;% et 4,2&nbsp;%, inférieures aux niveaux de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et l’Union européenne représentent 14&nbsp;% et 7&nbsp;% des émissions mondiales en 2020.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/430216/original/file-20211104-17-11ly8l4.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/430216/original/file-20211104-17-11ly8l4.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Les différents types d’émissions de CO₂ pour la France pour la période 1960-2020. <a href="https://www.globalcarbonproject.org/carbonbudget">Global Carbon Project</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions en France sont en baisse depuis le milieu des années&nbsp;2000, celles de 2020 ayant chuté dramatiquement suite à la pandémie. Pour 2021, les données ne sont pas encore disponibles ; si on s’attend à un rebond, les émissions françaises devraient toutefois rester à un niveau inférieur aux conditions pré-pandémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions du reste du monde (en prenant en compte la part des transports internationaux, et tout particulièrement le transport aérien) devraient augmenter de 2,9&nbsp;% cette année, mais resteraient inférieures de 4,2&nbsp;% au niveau de 2019. Ensemble, ces pays représentent 59&nbsp;% des émissions mondiales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-boussole-des-budgets-carbone">La boussole des budgets carbone</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Notre constat est clair&nbsp;: les variations relativement importantes des émissions au cours des deux dernières années n’ont eu aucun effet perceptible sur la vitesse à laquelle le CO<sub>2</sub> s’accumule dans l’atmosphère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concentrations de CO<sub>2</sub>, et le réchauffement climatique associé, sont déterminés par l’accumulation de gaz à effet de serre – en particulier le CO<sub>2</sub> – depuis le début de l’ère industrielle. Cette accumulation s’est accélérée au cours des dernières décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour empêcher la poursuite du réchauffement climatique, les émissions mondiales de CO<sub>2</sub> doivent cesser ou atteindre le niveau «&nbsp;net zéro&nbsp;» – signifiant que toute émission restante de CO<sub>2</sub> devrait être compensée par l’élimination d’une quantité équivalente dans l’atmosphère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la lutte contre le dérèglement climatique, les «&nbsp;budgets carbone&nbsp;» représentent un moyen utile pour mesurer la quantité de CO<sub>2</sub> pouvant encore être émise, relativement à un niveau donné de réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://essd.copernicus.org/preprints/essd-2021-386/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notre nouvelle étude</a>, nous avons ainsi mis à jour le budget carbone en nous appuyant sur le dernier rapport du GIEC <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_SPM.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paru en août 2021</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de janvier 2022, si nous voulons atteindre l’objectif d’une limitation à 1,5&nbsp;℃ de réchauffement global pour le XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle, nous pourrons encore émettre 420&nbsp;milliards de tonnes de CO<sub>2</sub> supplémentaires au niveau mondial&nbsp;; ce qui correspond à 11&nbsp;ans d’émissions en prenant 2021 comme année de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour limiter ce réchauffement à 2&nbsp;℃, le budget carbone mondial s’élèvera à 1&nbsp;270&nbsp;milliards de tonnes de CO<sub>2</sub> supplémentaires, soit 32&nbsp;ans d’émissions au rythme actuel.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/429886/original/file-20211103-19-fl69o8.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/429886/original/file-20211103-19-fl69o8.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Les budgets carbone restants pour limiter le réchauffement à 1,5&nbsp;C et 2&nbsp;, à partir des données du GIEC d’août 2021. Global Carbon Project</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces budgets sont notre boussole vers des émissions nettes nulles. Conformément à l’engagement pris par de <a href="https://eciu.net/netzerotracker" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombreux pays</a> d’atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050, les émissions de CO<sub>2</sub> doivent en conséquence diminuer de 1,4 milliard de tonnes en moyenne chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’une quantité comparable à la baisse enregistrée en 2020, soit 1,9&nbsp;milliard de tonnes. Ce fait souligne l’extraordinaire défi à relever et la nécessité d’accroître les engagements à court et à long terme pour faire baisser les émissions mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/pep-canadell-16541" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pep Canadell</a>, Chief research scientist, Climate Science Centre, CSIRO Oceans and Atmosphere; and Executive Director, Global Carbon Project, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/csiro-1035" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CSIRO</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/corinne-le-quere-315624" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Corinne Le Quéré</a>, Royal Society Research Professor of Climate Change Science, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-east-anglia-1268" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of East Anglia</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/glen-peters-114835" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Glen Peters</a>, Research Director, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/center-for-international-climate-and-environment-research-oslo-707" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Center for International Climate and Environment Research &#8211; Oslo</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/pierre-friedlingstein-903247" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pierre Friedlingstein</a>, Chair, Mathematical Modelling of Climate, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-exeter-1190" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of Exeter</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/robbie-andrew-422668" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robbie Andrew</a>, Senior Researcher, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/center-for-international-climate-and-environment-research-oslo-707" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Center for International Climate and Environment Research &#8211; Oslo</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/rob-jackson-213135">Rob Jackson</a>, Professor, Department of Earth System Science, and Chair of the Global Carbon Project, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/stanford-university-890" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stanford University</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/combien-de-tonnes-demissions-de-co-pouvons-nous-encore-nous-permettre-171227" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/171227/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Analyse] Environnement : à quand l’impact réel de la COP contre le réchauffement climatique ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/analyse-environnement-a-quand-limpact-reel-de-la-cop-contre-le-rechauffement-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 08:40:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence des Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>A Glasgow, en Écosse, se tient du 1er au 12 novembre la vingt-sixième Conférence des Nations unies sur le climat. Dans cette analyse, Sahel Tribune plaide pour un impact encore plus réel de la Conférence des Parties (COP) dans la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Glasgow, en Écosse, se tient du 1</strong><sup><strong>er</strong></sup><strong> au 12 novembre la</strong><strong> vingt-sixième Conférence des Nations unies sur le climat. Dans cette analyse, </strong><em><strong>Sahel Tribune</strong></em><strong> plaide pour un impact encore plus réel de la Conférence des Parties (COP) dans la lutte contre le réchauffement climatique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré <a href="https://unfccc.int/fr/processus-et-reunions/l-accord-de-paris/l-accord-de-paris" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Accord de Paris </a>sur le climat, en 2015, et les différentes rencontres qui ont continué à marquer la lutte contre le changement climatique, la situation de la planète Terre ne cesse d’inquiéter. Les conférences sur le climat (COP) se succèdent, les rapports d’alerte s’entassent. Mais le monde peine toujours à se mettre à l’abri des effets du dérèglement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la situation soit alarmante, les grands pollueurs — grandes puissances mondiales — ne semblent <a href="https://saheltribune.com/environnement-prendre-au-serieux-le-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pas véritablement s’alarmer</a> tous face à ce phénomène. Dont les effets sont beaucoup plus manifestes de nos jours. Les plus durement éprouvés demeurent les pays en voie de développement, lesquels sont d’ailleurs les moins pollueurs. Dans des pays comme au Sahel, victimes déjà des conflits politico-sécuritaires entraînant un véritable sous-développement, difficile de faire face aux frais de l’adaptation climatique. Ce qui laisse transparaître une inégalité béante entre pays riches et ceux pauvres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="mouvement-de-protestation"><strong>Mouvement de protestation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une assistance accrue aux pays en voie de développement, — l’adoption et l’application d’autres mesures « punissant » les grands pollueurs — tous les efforts risquent d’être vains. Cette situation fâche et, par conséquent, donne lieu à des mouvements de protestation sur le continent. À Dakar, le samedi 23 octobre, des Sénégalaises ont marché pour réclamer une « justice climatique ». À l’occasion, Mme Nadia Dia, co-organisatrice de la marche, a révélé à nos confrères d’<a href="https://fr.euronews.com/2021/10/24/climat-les-senegalaises-font-entendre-leurs-voix" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Euronews</em></a> leurs motivations : <em>« Nous savons qu’il y aura bientôt ce grand sommet à Glasgow et nous voulons entendre les revendications de femmes qui se sont engagées et qui luttent contre les injustices climatiques »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s’interroge&nbsp;:<em> « Pourquoi les autres n’arrêtent pas de polluer notre continent&nbsp;? Nous ne voulons plus de cette pollution »</em>. Son cri de cœur est accompagné par des constats sur les effets du phénomène sur le continent&nbsp;: <em>« Nous n’avons plus de nappes phréatiques. À l’intérieur du pays, les animaux meurent faute d’eau ou le sol est empoisonné. Nous ne pouvons plus faire d’agriculture. Comment voulez-vous qu’on se développe&nbsp;? »</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f8-1f1f3.png" alt="🇸🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />  A Saint-Louis au Sénégal, une longue muraille noire a fait son apparition sur la plage, particulièrement exposée au phénomène de montée du niveau de la mer, qui ne va faire que s&#39;accentuer avec le réchauffement climatique. <br><br>Reportage <a href="https://twitter.com/MaxxGaye?ref_src=twsrc%5Etfw">@MaxxGaye</a> &amp; <a href="https://twitter.com/AdrienBarbier?ref_src=twsrc%5Etfw">@AdrienBarbier</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> <a href="https://t.co/bKs92TJsjR">pic.twitter.com/bKs92TJsjR</a></p>&mdash; Agence France-Presse (@afpfr) <a href="https://twitter.com/afpfr/status/1449269125335879683?ref_src=twsrc%5Etfw">October 16, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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<h3 class="wp-block-heading" id="nouvelle-conference"><strong>Nouvelle conférence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La vingt-sixième <a href="https://www.un.org/fr/un-climate-change-conference-cop-26" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conférence des Nations Unies</a> sur les changements climatiques (COP 26) est accueillie par le Royaume-Uni en partenariat avec l’Italie. Ce Sommet se déroule du 1<sup>er</sup> au 12 novembre 2021 au Scottish Event Campus (SEC) à Glasgow — au Royaume-Uni. À l’instar de l’Accord de Paris, il s’agit d’une conférence qui constitue « <em>une opportunité cruciale pour réaliser un changement pivot et transformationnel dans la politique et l’action climatiques mondiales ». </em><a href="https://www.google.com/amp/s/amp.ouest-france.fr/environnement/climat/environnement-quels-sont-les-principaux-enjeux-de-la-cop-26-qui-s-ouvre-demain-a-glasgow-dca1f724-3844-11ec-9832-1d0e4716a307" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les chefs d’État et de gouvernement</a> y devront <em>« engager davantage d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et trouver l’argent promis pour aider les pays en voie de développement à faire face »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est bien d’organiser la Conférence des Parties sur le climat. Cependant, il est encore assez important de veiller à la mise en œuvre stricte des mesures convenues entre les États partis. La solidarité et la coordination que le monde a vues naître sous la pandémie de Covid-19 doivent être prises pour modèle dans la lutte contre ce phénomène.<em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="les-maitres-mots"><em><strong>Les maîtres-mots</strong></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lutte contre le dérèglement climatique paraît néanmoins être une tâche assez complexe comme l’est toute œuvre de reconstruction. En Afrique, principalement au Sahel, il est important d’intégrer dans les stratégies de lutte la situation de cette jeunesse désœuvrée, laquelle subit l’effroi du phénomène. En raison des effets drastiques desquels, dans maints secteurs, on assiste à une recrudescence de l’émigration, de la famine et des conflits dits intra ou intercommunautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En rang dispersé ou en ne poursuivant que des intérêts sordides, il sera très difficile de venir à bout du fléau climatique. Il est donc plus qu’urgent que le monde forme un bloc uni autour de la réduction des effets du changement climatique. Sans cette complicité, les Conférences se rallongeront, mais le changement espéré tardera à se concrétiser. Et le monde deviendrait une chaudière en attendant son émiettement. Décider, adopter et mettre en œuvre doivent donc être les maîtres-mots de cette lutte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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