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	<title>Archives des coopération Chine Russie Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Monde multipolaire : pourquoi l’Afrique a tout à gagner du rapprochement sino-russe</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2026 21:01:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapprochement entre la Chine et la Russie autour d’un monde multipolaire ouvre à l’Afrique de nouvelles perspectives économiques, diplomatiques et stratégiques face aux équilibres mondiaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Vladimir Poutine et Xi Jinping ont signé à Pékin, mercredi 20 mai 2026, une déclaration commune appelant à un ordre mondial plus juste, fondé sur le respect mutuel et le refus de l&rsquo;hégémonie. Pour l&rsquo;Afrique, ce rééquilibrage des forces mondiales n&rsquo;est pas une menace — c&rsquo;est une opportunité historique à saisir.</em></strong></p>



<p>Pendant trois décennies, l&rsquo;Afrique a vécu sous un ordre international que personne ne lui avait demandé d&rsquo;approuver. Conditionnalités du FMI, ingérences militaires sous couvert de droit d&rsquo;ingérence humanitaire, politiques commerciales asymétriques imposées par l&rsquo;OMC, veto systématique de toute réforme du Conseil de sécurité favorable au continent : l&rsquo;ordre libéral occidental s&rsquo;est souvent appliqué à l&rsquo;Afrique comme une contrainte, rarement comme une promesse tenue.</p>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;il faut lire la déclaration conjointe signée à Pékin le 20 mai 2026 par Vladimir Poutine et Xi Jinping. Les deux dirigeants y affirment leur volonté de construire un monde multipolaire, de défendre la Charte des Nations unies&nbsp;<em>« dans toute son exhaustivité</em>&nbsp;», de s&rsquo;opposer à «&nbsp;<em>toutes les manifestations d&rsquo;unilatéralisme et d&rsquo;hégémonie</em>&nbsp;». Pour les dirigeants africains qui réclament depuis des décennies une réforme de la gouvernance mondiale, ce langage n&rsquo;est pas étranger — c&rsquo;est le leur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un soutien concret dans les enceintes multilatérales</strong></h2>



<p>Au-delà des mots, la posture sino-russe dans les institutions internationales a des effets tangibles pour le continent. À l&rsquo;ONU, la Chine et la Russie ont régulièrement bloqué des résolutions autorisant des interventions militaires non sollicitées en Afrique, défendant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. Ce n&rsquo;est pas une position abstraite : elle a préservé à plusieurs reprises la marge de manœuvre de gouvernements africains face à des pressions extérieures.</p>



<p>Dans les BRICS élargis, dont font désormais partie l&rsquo;Éthiopie, l&rsquo;Égypte et l&rsquo;Afrique du Sud, Moscou et Pékin soutiennent activement la montée en puissance des économies du Sud. La déclaration du 20 mai réaffirme la volonté des deux pays de coordonner leurs positions au G20, à l&rsquo;OMC, à la Nouvelle Banque de développement — autant d&rsquo;enceintes où une voix africaine portée par des alliés puissants pèse davantage qu&rsquo;une voix isolée.</p>



<p>Poutine a également exprimé le soutien de la Russie aux priorités de la présidence chinoise de l&rsquo;APEC, dont le sommet se tiendra à Shenzhen. C&rsquo;est le signe d&rsquo;une coordination géopolitique qui dépasse la seule relation bilatérale et dessine les contours d&rsquo;un bloc du Sud cohérent — dont l&rsquo;Afrique est partie prenante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une alternative économique réelle</strong></h2>



<p>L&rsquo;axe sino-russe offre à l&rsquo;Afrique ce que l&rsquo;Occident lui a souvent refusé : des partenariats sans conditionnalités politiques, des financements d&rsquo;infrastructures à grande échelle, des transferts technologiques dans des secteurs stratégiques.</p>



<p>La déclaration de Pékin met en avant une coopération économique bilatérale qui a franchi le cap des 240 milliards de dollars d&rsquo;échanges annuels, avec une progression de 20 % sur les quatre premiers mois de 2026. Ce dynamisme est le fruit d&rsquo;une volonté politique claire : construire des chaînes de valeur indépendantes des circuits financiers occidentaux, régler les échanges en monnaies nationales pour s&rsquo;affranchir de la domination du dollar. Pour les pays africains qui subissent de plein fouet les effets des politiques monétaires américaines — hausse des taux, fuite des capitaux, dépréciation des monnaies locales — cette alternative mérite attention.</p>



<p>Sur le plan énergétique, Rosatom construit des centrales nucléaires civiles en Chine et est déjà présent sur plusieurs marchés africains. La déclaration évoque également une coopération renforcée dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. Pour un continent qui cherche à industrialiser son économie tout en répondant à l&rsquo;urgence climatique, disposer d&rsquo;un partenaire technologique supplémentaire — hors du duopole occidental — est un atout, non un risque.</p>



<p>La modernisation des corridors de transport eurasiatiques — Route de la mer du Nord, Transsibérien, initiative «&nbsp;<em>Ceinture et Route</em>&nbsp;» — crée par ailleurs de nouvelles voies logistiques qui peuvent relier les économies africaines à des marchés jusqu&rsquo;ici difficilement accessibles. L&rsquo;intégration progressive de ces réseaux avec les corridors continentaux africains est une perspective concrète, pas une utopie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le multilatéralisme comme outil d&rsquo;émancipation</strong></h2>



<p>Xi Jinping a mis en avant dans sa déclaration quatre «&nbsp;<em>initiatives mondiales</em>&nbsp;» portées par la Chine : sur la sécurité, le développement, la civilisation et l&rsquo;intelligence artificielle. Ces cadres conceptuels, qui recueillent un soutien croissant dans les pays du Sud, proposent une vision du monde où la coopération prime sur la compétition, où les États ont le droit de choisir leur modèle de développement sans se voir imposer des standards venus de l&rsquo;extérieur.</p>



<p>C&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;Afrique demande depuis l&rsquo;époque des mouvements de libération nationale. Le droit au développement, la souveraineté permanente sur les ressources naturelles, le refus de la hiérarchie entre civilisations — ces principes, longtemps marginalisés dans les institutions dominées par l&rsquo;Occident, trouvent un écho croissant dans un monde où la Chine et la Russie pèsent de tout leur poids diplomatique.</p>



<p>La déclaration commune cite explicitement l&rsquo;opposition aux «&nbsp;<em>tentatives de retour en arrière sur l&rsquo;histoire&nbsp;</em>» et à la «&nbsp;<em>résurrection des signes du fascisme et du militarisme</em>&nbsp;». Pour des pays africains dont la mémoire coloniale reste vive, dont les populations ont subi certaines des pires violences du XXe siècle au nom de projets civilisationnels occidentaux, ce positionnement n&rsquo;est pas anodin.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une relation à construire, pas à subir</strong></h2>



<p>Soutenir la coopération sino-russo-africaine ne signifie pas idéaliser ces partenariats ni fermer les yeux sur leurs limites. Il s&rsquo;agit de reconnaître qu&rsquo;ils offrent à l&rsquo;Afrique quelque chose de précieux : un choix. Pendant trop longtemps, les dirigeants africains ont été contraints de s&rsquo;aligner ou de payer le prix de leur indépendance. Un monde multipolaire, où plusieurs pôles se font concurrence pour l&rsquo;attention et les ressources du continent, restitue à l&rsquo;Afrique une capacité de négociation qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas eue depuis la décolonisation.</p>



<p>La véritable question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;axe sino-russe est parfait. Elle est de savoir si l&rsquo;Afrique peut se permettre de laisser passer ce moment de recomposition mondiale sans y peser de tout son poids. La réponse des chefs d&rsquo;État qui choisissent d&rsquo;approfondir ces partenariats est claire : non.</p>



<p>Le sommet de Pékin du 20 mai 2026 n&rsquo;est pas seulement un événement bilatéral entre deux grandes puissances. C&rsquo;est un signal adressé au monde entier — et l&rsquo;Afrique serait mal inspirée de ne pas l&rsquo;entendre.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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