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	<title>Archives des consultation nationale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Général Assimi Goïta : « Après tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, […] l’heure est venue de panser les plaies »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 14:08:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Retour sur la cérémonie de la charte nationale pour la paix au Mali, un moment décisif pour la souveraineté du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali tourne une page de son histoire en posant les fondations d’une paix souveraine et endogène, incarnée par la remise au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta d’une Charte nationale pensée par les Maliens, pour les Maliens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un moment charnière, à la fois symbolique et politique, que le Mali vient de vivre. Le 22 juillet 2025, au Centre international de conférences de Bamako, un document inédit a été remis au président de la Transition, le général Assimi Goïta. Ce texte, fruit d’un patient processus national, tourne une page douloureuse et en ouvre une nouvelle, souveraine. Pour la première fois depuis des décennies, le pays affirme haut et fort : la paix se construira chez nous, par nous, pour nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Après tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, à la suite ou à l’occasion des situations de crises ou de conflits, l’heure est venue de panser les plaies, d’écouter les voix longtemps tues et d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices</em> ». C’est par ces mots que le président de la transition a entamé son discours après avoir reçu le projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation des mains de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, président de la commission créée pour la rédaction de cette charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lente-gestation-enracinee-dans-l-ecoute"><strong>Une lente gestation, enracinée dans l’écoute</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte nationale pour la paix et la réconciliation n’est pas née d’un décret improvisé ni d’un compromis diplomatique. Elle est le couronnement d’un cheminement collectif, amorcé bien avant l’atelier de restitution de juillet. Il faut remonter aux Assises nationales de la refondation, organisées entre 2021 et 2022, où furent formulées plus de 500 recommandations. Parmi elles, celle d’une refondation contractuelle entre le peuple et l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce fil rouge que la Transition a su tenir, sans relâche. Après la décision hautement politique de rompre avec l’Accord d’Alger, un texte jugé obsolète et instrumentalisé, les autorités ont lancé un Dialogue inter-malien, sans intermédiaire étranger, du jamais-vu dans l’histoire politique récente du pays. C’est en quintessence ce que le président Goïta a voulu faire ressortir en évoquant les complots ourdis contre le Mali : « <em>Victime de manœuvres géopolitiques habilement orchestrées, notre État avait été affaibli à dessein et son intégrité territoriale sérieusement ébranlée par des velléités séparatistes sur fond de terrorisme suscité et activement soutenu par des sponsors étrangers. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-malienne-de-la-paix"><strong>Une architecture malienne de la paix</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juin 2024, un décret présidentiel donne naissance à la Commission de rédaction. À sa tête : Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre, figure respectée et homme d’équilibre. Entouré d’une cinquantaine d’experts, il avait pour mission d’écrire un texte fondé sur l’héritage malien, pas sur des modèles importés. « <em>En démontrant ainsi son attachement à ses origines profondes comme bouclier et en développant la pleine conscience de son unité, le peuple malien entend désormais s’illustrer dans la résolution de ses crises et conflits à travers des mécanismes endogènes. </em>», a déclaré le président de la transition dans son allocution.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De février à avril 2025, la Commission sillonne le pays. Elle écoute : chefferies traditionnelles, confessions religieuses, chasseurs dozos, diaspora, syndicats, jeunes déplacés, tous ont voix au chapitre. Et ce n’est pas une posture. À Mopti, Adama Coulibaly, déplacé depuis 2021, déclarait : « <em>On nous a oubliés pendant des années. Cette charte doit reconnaître nos souffrances. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-texte-pacte-entre-tradition-et-modernite"><strong>Un texte-pacte, entre tradition et modernité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le document final, fort de 105 articles, 39 chapitres et 16 titres, est un texte charpenté, complet, mais aussi poétiquement ancré dans l’âme malienne. Le préambule évoque l’« <em>humanitude</em> », le pardon, la citoyenneté, le dialogue, l’honneur. L’article 9, long et dense, s’appuie sur les mécanismes endogènes de médiation et de résolution des conflits — une signature culturelle unique en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte rompt avec le juridisme aride. Elle parle aux cœurs. Ce document prévoit des journées nationales du pardon, des forums culturels pour recréer du lien, elle reconnaît l’importance des femmes, des jeunes, et des personnes vivant avec un handicap dans la prévention des crises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-parole-presidentielle-a-la-hauteur-du-moment"><strong>Une parole présidentielle à la hauteur du moment</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la cérémonie de remise, le général d’armée Assimi Goïta a trouvé les mots justes. Il n’a pas célébré une victoire institutionnelle, mais une étape dans la guérison d’un peuple. « <em>En recevant le Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, je demeure convaincu que l’espoir est largement permis pour l’accomplissement du rêve collectif des Maliens de bâtir un avenir de paix, de réconciliation et de cohésion sociale&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, le Premier ministre Abdoulaye Maïga, artisan discret, mais déterminé du processus, a insisté sur la cohérence de l’action gouvernementale depuis 2021. Du diagnostic profond posé par les Assises à la formulation politique du Dialogue, puis à la rédaction de la Charte, c’est une refondation organique qui est à l’œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-geopolitique-reecrite-depuis-bamako"><strong>Une géopolitique réécrite depuis Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Charte n’est pas qu’un outil juridique. Elle est une déclaration de souveraineté. « <em>La Charte pour la paix et la réconciliation nationale</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>restaurera la souveraineté du Mali sur ses initiatives de résolution de crises ou de conflits»,</em>a déclaré le président Goïta. En quittant la CEDEAO, en rompant avec Alger, en se tournant vers ses partenaires stratégiques, le Mali pose les jalons d’une nouvelle matrice régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le texte est autant un contrat social qu’un manifeste géopolitique. Il refuse l’extraversion juridique, rejette les médiations biaisées, et privilégie la responsabilité locale. Une ambition continentale, en somme. « <em>Ce document est une réponse malienne aux défis maliens. </em>», déclarait Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission, le 20 juillet 2025, lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de l’atelier de restitution du projet de la Charte pour la paix, la réconciliation et la cohésion nationale, présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un continent souvent otage des injonctions extérieures, le Mali tente l’impossible : se réconcilier sans se renier. La Charte nationale pour la paix et la réconciliation n’est ni parfaite ni magique, mais elle a une qualité rare, elle est authentique. Au Mali, on ne signe plus des traités à l’encre diplomatique. On rédige, à la lumière de la tradition, des pactes populaires. « <em>Nous avons démontré que nous sommes capables de transcender nos divergences pour sauver l’essentiel qui est notre patrie commune.</em> », a indiqué le président de la transition avant de conclure son allocution et lever la séance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>(Correspondance particulière)</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Révision de la charte : l&#8217;IPAC fragilisé par les retraits de deux poids lourds politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les conséquences du retrait de l'URD et de l'ADP-MALIBA de l'IPAC face à la montée des tensions politiques.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face au durcissement de ton du regroupement politique « Initiative des Partis politiques pour la Charte » (IPAC), deux formations politiques ont tenu à clarifier leurs positions à travers des communiqués de presse. Des positions qui, à n’en pas douter, affecteront le regroupement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux semaines, un regroupement hétéroclite de partis politiques dénommé « <em>Initiative des Partis politiques sur la Charte </em>» (IPAC) s’oppose farouchement à la tenue d’une consultation des forces vives de la nation sur ses propres propositions de révision de la charte des partis politiques formulées et remises au gouvernement. Entre menaces et intimidations, il ne cesse de monter la pression. Face à cette position du regroupement, deux partis politiques ont décidé de prendre leurs responsabilités.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-urd-dit-se-retirer-du-regroupement-nbsp"><strong>L’URD dit se retirer du regroupement&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué daté du 25&nbsp;avril 2025, 24&nbsp;heures avant la tenue du point de presse du regroupement, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) réaffirme son arrachement au dialogue. « <em>Fidèle à ses idéaux républicains et démocratiques, l’URD s’inscrit préalablement, dans la poursuite de cette démarche en appelant au dialogue au sein du cadre de concertation »,&nbsp;</em>précise le communiqué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti de feu Soumaila Cissé indique qu’il ne peut pas s’associer à des activités qui jurent avec une situation politico-sécuritaire fragile. Il s’agit des activités comme les meetings, marches, conférences de presse, points de presse. Et d’ajouter qu’il s’inscrit dans cette dynamique au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Le Parti de Dr Gouagnon Coulibaly conclut son communiqué en soulignant qu’il se retire de l’IPAC, « <em>Conformément à la décision de la réunion, du Secrétariat exécutif du Parti, tenue le jeudi&nbsp;24&nbsp;avril 2025 à son siège national ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-adp-maliba-ne-se-reconnait-pas-dans-les-decisions-du-regroupement-nbsp"><strong>L’ADP-MALIBA ne se reconnait pas dans les décisions du regroupement&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la seconde formation politique qui a donné un coup dur à l’IPAC, mais différemment. Le parti de Youba Ba s’insurge plutôt contre la présence d’un de ces vice-présidents au point de presse du regroupement tenu le 26&nbsp;avril 2025. Il l’a signifié dans un communiqué en date du même jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, il dit avoir appris sur les réseaux sociaux la présence d’un de ses cadres à ce point de presse qui a été présenté comme un des vice-présidents du parti. « <em>L’ADP-Maliba souligne, par ailleurs, qu’il n’a mandaté aucun représentant à l’effet de le représenter à ladite conférence de presse »</em>, peut-on lire dans le communiqué. L’Alliance pour la démocratie et la paix (ADP-MALIBA) conclut son communiqué en indiquant qu’il&nbsp;<em>« se désolidarise, par conséquent, de tout propos, acte posé par ledit responsable et de toute déclaration ayant sanctionné ladite conférence. »<strong>&nbsp;</strong></em>Une manière de dire que les décisions du regroupement ne l’engagent nullement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-deuxieme-et-troisieme-forces-politiques-du-pays"><strong>Les deuxième et troisième forces politiques du pays</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que l’URD et l’ADP-MALIBA sont les deux partis politiques dont les candidats à l’élection présidentielle de 2018 se sont classés respectivement 2<sup>e</sup>&nbsp;et 3<sup>ème</sup>&nbsp;après le candidat du RPM (Rassemblement pour le Mali). À cet égard, on peut dire qu’ils constituent les deuxième et troisième forces politiques du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il est important aussi de noter que l’URD a connu une fissure après cette élection. Il a fallu que la justice tranche entre les deux protagonistes qui revendiquent la paternité du parti. Ainsi, ceux qui ont perdu le procès ont créé une nouvelle formation politique. En tout état de cause, avec la publication de leurs communiqués, l’URD et L’ADP-MALIBA ont porté un coup dur à la coalition politique portée par Mountaga Tall, président du Congrès national d’initiatives démocratiques &#8211; Faso Yiriwa Ton (Cnid-Fyt). Et cela depuis le 14&nbsp;mars 2025 à la faveur d’une concertation inter-partis politiques en vue de formuler et de remettre au gouvernement des propositions de révision de la charte des partis politiques comme demandé par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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