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	<title>Archives des conflits armés &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des conflits armés &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Repenser la paix dans un monde en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mikaïlou Cissé analyse la guerre contemporaine, ses mutations stratégiques et la confusion entre guerre et terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette réflexion dense,&nbsp;<strong>Mikaïlou Cissé</strong>, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une lecture critique de la guerre contemporaine. Au-delà du simple affrontement militaire, il analyse ses effets systémiques sur les sociétés, ses mutations stratégiques et la confusion croissante entre guerre et terrorisme dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>La guerre est avant tout une perturbation majeure de l’ordre social à grande échelle. Au-dessous d’un certain seuil d’intensité et d’extension, elle se réduit à un conflit localisé ou à une opération militaire ponctuelle. Elle provoque une reconfiguration profonde des organisations sociales, touchant la production socio-économique, la démographie et les mécanismes institutionnels de préservation de la vie humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-phenomene-total-aux-effets-systemiques"><strong>Un phénomène total aux effets systémiques</strong></h3>



<p>Phénomène total, la guerre mobilise les États sur la scène internationale, tout en se déployant à l’intérieur des frontières ou dans des espaces transfrontaliers. Elle restructure les priorités collectives : certains secteurs économiques s’intensifient, d’autres s’effondrent durablement. La natalité chute, tandis que la mortalité explose dans un contexte de violence qui nie la vie humaine sous divers aspects.</p>



<p>Loin de se limiter au militaire, l’état de guerre devient une catégorie politique qui façonne les représentations et les pratiques sociales à travers les médias et les stratégies communicationnelles. Les États mènent ainsi une lutte simultanée pour l’exclusivité de la violence, dans laquelle la conquête, la production et le contrôle de l’énergie constituent des enjeux centraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-comme-construction-politique-et-mediatique"><strong>La guerre comme construction politique et médiatique</strong></h3>



<p>La qualification de «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» dépend largement des discours publics, qui en amplifient la portée dans la conscience collective afin d’en faire accepter ou rejeter les principes et objectifs. Elle oppose des systèmes politiques dans un espace médiatico-politique de gouvernance, où les intérêts sont à la fois interdépendants et contradictoires.</p>



<p>Cette dynamique s’étend aux domaines économiques, énergétiques et stratégiques, donnant à certains conflits une dimension globale, comme au Moyen-Orient.</p>



<p>La «&nbsp;<em>guerre contre le terrorisme</em>&nbsp;» illustre cette mutation profonde. Elle oppose les États à des entités étatiques ou non étatiques, structurées et engagées dans la contestation de l’ordre politique et militaire. Ces conflits bouleversent la vie sociale à toutes les échelles.</p>



<p>Les civils, pourtant protégés en théorie par les conventions internationales, en sont les premières victimes. Des régions comme le Liban, la Cisjordanie ou la bande de Gaza témoignent de bouleversements démographiques profonds, liés à des logiques de guerre prolongée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ambiguites-et-instrumentalisation-du-terrorisme"><strong>Ambiguïtés et instrumentalisation du terrorisme</strong></h3>



<p>Paradoxalement, les méthodes terroristes ne sont pas l’apanage des groupes non étatiques. Certains États y recourent également, tout en disqualifiant leurs adversaires sous cette même étiquette. Cette ambiguïté est particulièrement visible au Moyen-Orient, où la communauté internationale demeure souvent silencieuse face aux déplacements forcés de populations.</p>



<p>En Afrique sahélienne, en pleine recomposition, ces dynamiques prennent la forme de criminalité organisée, de prédation économique et de rivalités géopolitiques imbriquées à des conflits locaux. Les zones riches en ressources deviennent ainsi des foyers de confrontation, exacerbant l’instabilité et fragilisant les sociétés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-frontiere-incertaine-entre-guerre-et-terrorisme"><strong>La frontière incertaine entre guerre et terrorisme</strong></h3>



<p>Cette extension de la guerre aux domaines vitaux pose une question centrale : où se situe la frontière entre guerre et terrorisme ? Toute action perturbant durablement la vie sociale et instaurant un climat de terreur relève d’une logique terroriste.</p>



<p>Les critères incluent notamment l’usage intentionnel de la violence contre des civils, les attaques contre les institutions étatiques et la volonté de produire un effet psychologique de peur collective au service d’objectifs politiques. Ces éléments devraient constituer le socle de toute qualification juridique du terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-repenser-la-paix-comme-exigence-universelle"><strong>Repenser la paix comme exigence universelle</strong></h3>



<p>En définitive, repenser la paix et la guerre sur des principes universels contraignants apparaît comme une exigence humaine et morale. La paix ne saurait se réduire à l’absence de guerre, mais doit être conçue comme une régulation juste des relations humaines.</p>



<p>Toute violence dirigée contre les civils disqualifie son auteur comme acteur de paix, quel que soit son statut. Elle lui retire toute légitimité politique et l’inscrit dans le registre de la criminalité absolue : le terrorisme.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guerre contemporaine : la fin des certitudes stratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 14:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse approfondie des mutations de la guerre contemporaine, où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une analyse dense et critique, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, interroge les mutations profondes de la guerre contemporaine. Entre brouillage de la notion de victoire, montée des rivalités géopolitiques et imbrication des enjeux militaires, économiques et médiatiques, il décrypte un nouvel ordre conflictuel où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</em></strong></p>



<p>La guerre constitue avant tout un affrontement de stratégies, de moyens et de volontés orientés vers l’atteinte d’objectifs déterminés. Elle se conçoit dans la réflexion stratégique, mais se décide et se précise dans la réalité concrète du champ de bataille. La victoire se mesure alors à la réalisation des objectifs initiaux et à la capacité d’un acteur politique ou militaire d’imposer sa volonté à l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-dilution-contemporaine-de-la-notion-de-victoire"><strong>La dilution contemporaine de la notion de victoire</strong></h2>



<p>Cependant, dans la dynamique des conflits contemporains, la notion de victoire tend parfois à perdre sa clarté. Elle se transforme en une quête indéterminée où les objectifs évoluent au fil du conflit, entraînant sa prolongation et fragilisant les principes du droit international censés encadrer la conduite de la guerre.</p>



<p>Dans ce contexte, les valeurs proclamées par le monde dit « <em>civilisé</em> » apparaissent souvent en tension avec les pratiques effectives des puissances qui se présentent comme les garantes de l’ordre international. Les moyens technologiques et militaires mobilisés dans les conflits contemporains mettent ainsi en lumière les contradictions entre les discours fondés sur la défense des droits humains et les impératifs stratégiques liés à la sécurité et à la puissance économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-et-la-structuration-des-rapports-de-force"><strong>Les grandes puissances et la structuration des rapports de force</strong></h2>



<p>La stabilité d’une entité politique repose pourtant sur la solidité de ses institutions, sa capacité à maintenir la paix intérieure et l’existence d’une force militaire organisée placée sous l’autorité d’un commandement légitime reconnu à la fois par le pouvoir politique et par la population. Lorsque ces conditions s’affaiblissent, la structure de l’État se fragilise et la souveraineté devient vulnérable.</p>



<p>Dans l’ordre international actuel, certaines puissances structurent les rapports de force en s’appuyant sur des capacités économiques, technologiques et militaires considérables. Les États-Unis disposent par exemple d’un complexe militaro-industriel et énergétique capable d’influencer les équilibres stratégiques mondiaux. Cette puissance se déploie notamment à travers un vaste réseau d’alliances en Europe et au Moyen-Orient, régions devenues des espaces majeurs de rivalités géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-determinant-des-dynamiques-politiques"><strong>Le rôle déterminant des dynamiques politiques</strong></h2>



<p>Dans ces zones sensibles, les domaines aérien, maritime et informationnel constituent désormais des théâtres de compétition stratégique. Les puissances y déploient simultanément des démonstrations de force militaire, des stratégies d’influence politique et des politiques de contrôle des ressources énergétiques.</p>



<p>Dans certaines situations de crise, la disparition ou l’affaiblissement d’une figure politique peut transformer profondément la dynamique du conflit. Un tel événement modifie les rapports de force et impose de nouvelles contraintes stratégiques, y compris aux grandes puissances. L’enlèvement au Venezuela du président Nicolas Maduro en est une illustration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-imprevisibilite-des-conflits-contemporains"><strong>L’imprévisibilité des conflits contemporains</strong></h2>



<p>L’évolution des affrontements internationaux déjoue ainsi fréquemment les prévisions initiales. La réaffirmation d’une autorité politique ou la mobilisation d’une population peuvent neutraliser les effets attendus d’une supériorité militaire. L’issue d’un conflit dépend alors autant de la cohérence du projet politique que de la puissance matérielle engagée.</p>



<p>Par ailleurs, la guerre contemporaine affecte directement les populations civiles. Des actions violentes visent parfois les infrastructures essentielles à la vie sociale, tandis que les victimes ne sont évoquées que sous forme de statistiques illustrant l’ampleur du désastre. La violence ne se limite plus à la destruction matérielle : elle cherche également à nier l’existence politique de l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-inscrite-dans-l-economie-mondiale"><strong>Une guerre inscrite dans l’économie mondiale</strong></h2>



<p>La confrontation militaire s’inscrit également dans un système plus large où décisions politiques, institutions militaires et intérêts énergétiques participent à la structuration de l’économie mondiale. Dans certaines régions stratégiques, notamment au Moyen-Orient, les rivalités autour des ressources et des routes commerciales alimentent les tensions géopolitiques.</p>



<p>La guerre contemporaine révèle également une transformation profonde de la puissance militaire. Sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace, les systèmes d’armes disposent de capacités de projection et de destruction sans précédent. Les industries d’armement se trouvent ainsi engagées dans une compétition technologique où l’innovation devient un facteur décisif de la puissance des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-et-les-couts-de-la-domination-militaire"><strong>Les limites et les coûts de la domination militaire</strong></h2>



<p>Cette dynamique soulève toutefois une question politique majeure : les États peuvent-ils assumer les conséquences humaines, démographiques et écologiques de ces stratégies de domination militaire ? Les dispositifs de défense, longtemps perçus comme les garants de la sécurité nationale, révèlent désormais leurs limites face aux vulnérabilités technologiques et systémiques.</p>



<p>Dans ce contexte, la maîtrise de l’énergie apparaît comme l’un des fondements essentiels de la guerre contemporaine. Les technologies militaires modernes reposent en effet sur une capacité croissante à mobiliser et à concentrer l’énergie au service de la domination politique et économique.</p>



<p>Par ailleurs, l’imbrication entre industrie de défense, pouvoir politique et espace médiatique transforme profondément la nature des conflits. Les enjeux économiques, stratégiques et militaires s’entrelacent dans la construction de la politique et dans la lutte pour l’influence internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-affaiblissement-du-droit-international"><strong>L’affaiblissement du droit international</strong></h2>



<p>Les conventions internationales elles-mêmes se trouvent fragilisées lorsque des bombardements massifs visent les espaces urbains ou paralysent les institutions sociales, remettant en cause la possibilité d’une régulation juridique effective de la guerre.</p>



<p>Dès lors, la confrontation militaire devient également une lutte pour la légitimité politique. Sur les plans diplomatique et médiatique, chaque acteur cherche à délégitimer l’autre en l’accusant d’hégémonie ou d’impérialisme, accusations qui renvoient souvent à une même logique historique : la recherche du monopole de la décision et de la violence légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-commerce-mondial-comme-champ-de-bataille"><strong>Le commerce mondial comme champ de bataille</strong></h2>



<p>Enfin, la perturbation du commerce mondial constitue l’une des manifestations les plus visibles de ces rivalités. Les chaînes logistiques, les flux énergétiques et les circuits financiers deviennent eux-mêmes des instruments de pression stratégique.</p>



<p>Ainsi, la guerre contemporaine ne se réduit plus à l’affrontement militaire direct. Elle s’inscrit dans un conflit multidimensionnel où se mêlent rivalités géopolitiques, compétition technologique, stratégies économiques et luttes d’influence médiatique pour le contrôle de l’ordre international.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conflits armés : quand l’eau devient une arme de guerre, alerte le CICR depuis Dakar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'eau en tant qu'outil de guerre soulève des enjeux humanitaires d'une ampleur inquiétante. Informez-vous sur ce sujet crucial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en 2026, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, depuis Dakar, un avertissement solennel : l’eau est devenue un instrument de guerre à part entière. Dans de nombreux conflits contemporains, la destruction ou la restriction volontaire de l’accès aux ressources hydriques frappe en priorité les civils, aggravant les crises humanitaires et compromettant durablement la stabilité des régions touchées.</em></strong></p>



<p>Selon les chiffres présentés par l’organisation humanitaire, près de 180 millions de personnes vivant dans des contextes de conflit ont vu leurs ressources en eau détruites, détournées ou contrôlées par des acteurs armés. Les attaques contre les infrastructures hydrauliques, les coupures ciblées et l’utilisation de l’eau comme outil de siège se multiplient, en violation directe du droit international humanitaire (DIH), explique le CICR.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-humanitaire-mondiale"><strong>Une urgence humanitaire mondiale</strong></h2>



<p>Les conséquences sont déjà mesurables. En 2024, 176,6 millions de personnes avaient besoin d’une assistance urgente en matière d’eau et d’assainissement. Pourtant, seules 48 millions ont effectivement bénéficié d’un accès minimal aux services essentiels. Ce déficit massif accroît les risques sanitaires, favorise la propagation de maladies hydriques et alimente l’insécurité alimentaire ainsi que les déplacements forcés de populations.</p>



<p>Pour le CICR, la crise de l’eau ne peut plus être considérée uniquement comme un problème environnemental ou de développement. Elle constitue désormais une crise humanitaire et sécuritaire à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-epicentre-d-une-crise-croisee"><strong>Le Sahel, épicentre d’une crise croisée</strong></h2>



<p>En Afrique de l’Ouest, et particulièrement dans le Sahel, la situation est aggravée par la combinaison de plusieurs facteurs : conflits armés persistants, sécheresses répétées et déplacements massifs de populations. Cette convergence de crises exerce une pression extrême sur des ressources déjà rares et fragilise la cohésion sociale.</p>



<p>« <em>Privés d’eau, les civils sont pris dans un cercle vicieux où la survie quotidienne devient un combat </em>», explique Natalia Blanco Guiard, conseillère à l’unité Eau et Habitat du CICR. « <em>Briser ce cycle nécessite une réponse humanitaire robuste et un engagement politique sans faille. </em>», estime-t-elle.&nbsp;</p>



<p>Les tensions autour des points d’eau deviennent dans certaines zones des facteurs de conflits communautaires, transformant une ressource vitale en enjeu stratégique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-action-humanitaire-et-dialogue-avec-les-belligerants"><strong>Action humanitaire et dialogue avec les belligérants</strong></h2>



<p>La réunion de haut niveau organisée à Dakar, co-présidée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, se veut une étape préparatoire décisive avant la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Fort de son rôle joué lors du Forum mondial de l’eau en 2022, le Sénégal cherche à imposer la question de la protection de l’eau en situation de conflit comme priorité internationale.</p>



<p>Pour le CICR, cette séquence diplomatique doit permettre de replacer le droit international humanitaire au cœur des discussions sur la gouvernance mondiale de l’eau.</p>



<p>Sur le terrain, l’organisation affirme qu’une action reste possible, même dans les contextes les plus instables. Son unité Eau et Habitat réhabilite des infrastructures hydrauliques, assure des distributions d’urgence et mène un dialogue confidentiel avec les porteurs d’armes afin de rappeler leurs obligations envers les populations civiles.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’Initiative mondiale du CICR pour le renforcement du respect du droit international humanitaire, qui vise à réduire l’écart entre les normes juridiques et la réalité des conflits.</p>



<p>« <em>Utiliser l’eau comme arme est interdit par le DIH. Notre objectif est que ces règles se traduisent par des actions concrètes sur le terrain </em>», souligne Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR à Dakar.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-priorites-pour-la-communaute-internationale"><strong>Trois priorités pour la communauté internationale</strong></h2>



<p>À l’issue de la rencontre de Dakar, le CICR appelle les États et les organisations internationales à prendre trois engagements majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Reconnaître officiellement les conflits armés comme un obstacle majeur à l’Objectif de développement durable n°6 (accès universel à l’eau).</li>



<li>Mettre en place des financements innovants et pluriannuels spécifiquement adaptés aux zones de conflit.</li>



<li>Renforcer l’application du droit international humanitaire par des plans d’action nationaux concrets.</li>
</ol>



<p>« <em>Avec toujours plus de conflits de longues durées, de guerres urbaines, l&rsquo;accès à l&rsquo;eau est devenu l&rsquo;un des principaux enjeux humanitaires encore aggravé par l&rsquo;impact du changement climatique. Nous devons innover et développer de nouveaux partenariats pour y répondre.</em> », a alerté Gilles Carbonnier, vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors du 9e Forum mondial de l&rsquo;eau qui se tient à Dakar.</p>



<p>Créée en 1983, l’unité Eau et Habitat du CICR intervient aujourd’hui dans plus de 30 pays. En 2025, ses équipes ont permis à 32 millions de personnes d’accéder à l’eau, à l’assainissement ou à des services essentiels.</p>



<p>Mais face à l’ampleur des besoins, l’organisation met en garde : sans une volonté politique forte et coordonnée, l’eau continuera d’être une arme silencieuse des guerres contemporaines — et un facteur aggravant des instabilités futures.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises oubliées : quand l’Afrique disparaît des radars médiatiques et humanitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 22:32:07 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les crises oubliées en Afrique. Le rapport de CARE souligne la disparité médiatique entre TikTok et les urgences humanitaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En 2025, la fermeture de TikTok aux États-Unis a suscité près de 300 fois plus d’attention médiatique que la situation humanitaire en Centrafrique. Un chiffre saisissant, mis en lumière par la 10ᵉ édition du rapport annuel de l’ONG CARE — publié ce mardi 28 janvier 2026&nbsp;— qui alerte sur l’effacement progressif des crises africaines dans l’espace médiatique mondial, au moment même où les financements de l’aide s’effondrent.</em></strong></p>



<p>La comparaison est brutale, presque indécente. Selon le rapport Crises oubliées 2025 de l’ONG CARE, rendu public le 28 janvier 2026, la fermeture temporaire de TikTok aux États-Unis a généré 290 fois plus de couverture médiatique que la crise humanitaire en République centrafricaine sur l’année écoulée. Un symbole, pour CARE, du déséquilibre croissant entre l’agenda médiatique mondial et les urgences humanitaires les plus graves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-aide-humanitaire-en-chute-libre"><strong>Une aide humanitaire en chute libre</strong></h2>



<p>Pour sa dixième édition, ce rapport devenu une référence dresse un constat sans appel : 80 % des crises humanitaires les moins médiatisées dans le monde se situent en Afrique. Des crises durables, complexes, souvent liées à des conflits armés, à l’insécurité alimentaire ou aux dérèglements climatiques, mais reléguées aux marges de l’information internationale.</p>



<p>La publication de ce rapport intervient dans un contexte particulièrement défavorable pour l’action humanitaire. Un an plus tôt, jour pour jour, entrait en vigueur le gel massif de l’aide étrangère américaine, décidé par Washington. En 2025, les États-Unis ont supprimé près de 90 % de leurs financements dédiés à l’aide humanitaire, fragilisant l’ensemble du système international de réponse aux crises.</p>



<p>Cette décision a fait tache d’huile. Selon CARE, une dizaine de pays européens ont, eux aussi, réduit leurs contributions, dont la France, avec une baisse estimée à 37 %. Résultat : près de la moitié des financements publics mondiaux de l’aide humanitaire ont disparu en dix ans, alors même que les besoins explosent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-premiere-victime-du-sous-financement"><strong>L’Afrique, première victime du sous-financement</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les crises africaines paient le prix fort. Faiblement médiatisées, elles sont aussi structurellement sous-financées, rappelle CARE. La logique est implacable : moins une crise est visible, moins elle attire de financements, accentuant la vulnérabilité de populations déjà éprouvées.</p>



<p>La Centrafrique, régulièrement citée dans le rapport, incarne cette spirale de l’oubli. Conflit de basse intensité, instabilité chronique, déplacements massifs de populations : autant de réalités humanitaires durables, mais éclipsées par des crises jugées plus stratégiques ou plus spectaculaires sur la scène internationale.</p>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport interroge le rôle des médias, des plateformes numériques et des États dans la hiérarchisation des urgences. Dans un monde saturé d’informations, l’économie de l’attention devient un facteur déterminant de la solidarité internationale. Les crises longues, complexes et politiquement sensibles peinent à exister face aux événements technologiques, géopolitiques ou sécuritaires du Nord global.</p>



<p>Pour CARE, l’enjeu est désormais politique : réhabiliter les crises oubliées dans le débat public, alerter sur les conséquences humaines du désengagement des bailleurs, et rappeler que l’invisibilité médiatique n’est pas synonyme d’amélioration sur le terrain.</p>



<p>À l’heure où l’aide humanitaire mondiale se contracte, le rapport sonne comme un avertissement : l’oubli médiatique tue aussi, à bas bruit, loin des projecteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de la santé mentale: les traumatismes mentaux, des maux qu’on ne voit pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:12:55 +0000</pubDate>
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<p>La Journée mondiale de la santé mentale souligne le besoin de soutien psychosocial dans les conflits armés et la violence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Porter assistance aux blessés et aux malades dans les conflits armés et autres situations de violence constitue l’un des piliers centraux de l’action humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelles que soient les circonstances d’intervention, le CICR propose des services de santé de qualité, conformes aux normes professionnelles internationales. Chirurgie de guerre, premiers secours, soins de santé primaires font partie des services traditionnels offerts.</em></strong></p>



<p>Mais les conflits ne laissent pas que des blessures visibles : ils affectent également la santé mentale. Conscient de cet enjeu, le CICR intervient également dans le domaine de la santé mentale et du soutien psychosocial. Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme SMSPS, nous en livre un aperçu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qu-on-entend-par-sante-mentale-et-soutien-psychosocial"><strong>Qu’est-ce qu’on entend par santé mentale et soutien psychosocial ?</strong></h2>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: La santé mentale désigne un état de bien-être psychique qui permet à une personne de faire face aux stress de la vie, de réaliser son potentiel, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie communautaire. Le soutien psychosocial aide les individus et les communautés à surmonter les traumatismes et à reconstruire leurs repères sociaux après une crise ou un événement critique.</p>



<p>Ces deux notions englobent l’ensemble des actions visant à protéger et promouvoir le bien-être mental, émotionnel et social des personnes, en particulier dans les contextes de conflit, de catastrophe ou d’urgence humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-que-comprend-le-programme-smsps-du-cicr"><strong>Que comprend le programme SMSPS du CICR ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le programme couvre un ensemble d’activités destinées à répondre aux besoins psychologiques, émotionnels et sociaux des personnes touchées par les conflits ou d’autres situations de violence. Il vise à préserver et renforcer le bien-être psychosocial des individus, à prendre en charge les troubles mentaux modérés, et à prévenir l’apparition de nouvelles pathologies.</p>



<p>Parmi les activités mises en œuvre, on retrouve :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’installation de salles d’écoute pour un accompagnement personnalisé ;</li>



<li>L’orientation des cas complexes vers des structures spécialisées ;</li>



<li>La sensibilisation communautaire à la santé mentale, ses impacts, les voies de prise en charge, et la gratuité du service ;</li>



<li>Le renforcement des capacités du personnel médical dans les structures soutenues pour fournir un accompagnement psychologique aux patients, en particulier aux blessés par armes et aux personnes amputées.        </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-qui-s-adresse-ce-programme"><strong>A qui s’adresse ce programme ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Au Mali, les activités SMSPS ciblent les personnes affectées par les violences, y compris sexuelles, qu’elles fréquentent ou non les structures de santé soutenues par le CICR (CSCom, CSRef, hôpitaux régionaux). Sont également concernés les patients hospitalisés à la suite de blessures par armes, ainsi que ceux bénéficiant d’un accompagnement en réhabilitation physique dans nos structures partenaires.</p>



<p>Les soins sont offerts en fonction des besoins, sans discrimination d’âge, de sexe, d’origine ethnique ou de statut social.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-ce-programme-met-il-en-lumiere"><strong>Quels défis ce programme met-il en lumière ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les conflits armés exposent les populations à des violences extrêmes — torture, violences sexuelles, détentions arbitraires, exécutions — mais aussi à la perte de proches, de leurs biens ou de leur mode de vie. À cela s’ajoutent l’insécurité permanente, les déplacements forcés et les conditions de survie précaires.</p>



<p>Ces expériences engendrent des souffrances psychologiques profondes : stress post-traumatique, troubles anxieux, dépression, troubles du sommeil, conflits intrafamiliaux, violences domestiques, fatigue mentale liée à la survie (manque d’eau, de nourriture, d’abri), l’état de stress post-traumatique, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la dépression voire des troubles psychotiques.&nbsp;</p>



<p>Le programme s’efforce de sensibiliser les communautés sur l’importance de la santé mentale et sur l’accès gratuit aux services proposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-prend-il-en-charge-les-troubles-mentaux-severes"><strong>Le programme prend-il en charge les troubles mentaux sévères ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le CICR offre une prise en charge pour les troubles mentaux modérés. En revanche, les pathologies plus lourdes nécessitant un suivi spécialisé font l’objet d’un référencement vers les structures appropriées.</p>



<p>Notre objectif premier est d’apaiser la souffrance psychologique, réduire le sentiment de solitude, restaurer l’estime de soi et la confiance, et faciliter la réintégration familiale et communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-collaborations-avec-les-autres-acteurs"><strong>Quelles sont les collaborations avec les autres acteurs ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les besoins des populations affectées par les conflits sont multiples. Le CICR ne prétend pas y répondre seul. Pour assurer une prise en charge globale et coordonnée, nous collaborons avec d’autres acteurs humanitaires présents dans nos zones d’intervention. Ce travail en réseau permet d’assurer des orientations vers les structures compétentes en fonction des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pouvez-vous-nous-partager-une-activite-specifique-du-programme"><strong>Pouvez-vous nous partager une activité spécifique du programme ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Depuis le début de l’année, nous développons des activités ludiques dans les camps de déplacés de quatre régions (Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou). Des jeux sont mis à disposition des responsables de camp et des agents psychosociaux (APS) afin d’animer des sessions récréatives pour les enfants.</p>



<p>Ces activités favorisent la cohésion sociale et le bien-être psychologique des enfants. Elles offrent également aux APS une opportunité d’observer les comportements et de repérer les enfants nécessitant un suivi plus poussé. Le cas échéant, ces enfants sont orientés vers des services spécialisés de soutien psychologique.</p>



<p>Nos actions s’attachent à renforcer la qualité des liens des personnes affectées avec leur environnement, leur entourage et leur communauté. Elles sont communautaires, non médicales, et visent à réduire la détresse tout en améliorant le bien-être global.</p>



<p><strong><em>Interview réalisée et publiée dans le cadre de notre collaboration avec le CICR.&nbsp;</em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monde en surchauffe : polycrises et fractures d’un ordre international en décomposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:57:16 +0000</pubDate>
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<p>En 2025, les polycrises menacent la stabilité mondiale avec des guerres, des famines climatiques et des crises humanitaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale la planète n’avait affronté un tel enchevêtrement de crises simultanées. En 2025, guerres conventionnelles, terrorisme, déplacements massifs, famines climatiques, menaces cyber et nucléaires dessinent les contours d’un monde au bord de l’implosion.</em></strong><em></em></p>



<p>En apparence, rien ne relie les chars russes embourbés dans le Donbass, les drones du JNIM dans le Sahel, les avions chinois frôlant le ciel taïwanais, ou les déplacés climatiques du Soudan et du Bangladesh. Pourtant, tout se tient&nbsp;: une mécanique de polycrises où chaque fracture en alimente une autre, dans un système global fragilisé par la fragmentation géopolitique et l’épuisement des mécanismes multilatéraux. L’indice d’incertitude des politiques économiques n’a jamais été aussi élevé, et 305&nbsp;millions d’êtres humains dépendent déjà d’une aide humanitaire d’urgence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nouveaux-epicentres-du-desordre"><strong>Les nouveaux épicentres du désordre</strong></h2>



<p>À l’Est, l’Ukraine demeure le champ de bataille d’un affrontement de civilisation&nbsp;: redéfinir les règles héritées de la guerre froide au prix d’un demi-million de morts. Au Moyen-Orient, l’onde de choc du 7&nbsp;octobre 2023 a embrasé Gaza, le Liban et fait basculer la Syrie post-Assad dans l’inconnu. Plus au Sud, le Soudan détient le triste record de « <em>plus grande crise humanitaire du monde </em>»&nbsp;: 25&nbsp;millions de personnes en insécurité alimentaire, 12&nbsp;millions de déplacés. Quant au Sahel, 4,5&nbsp;millions de déplacés, une insécurité endémique, et trois États (Mali, Burkina, Niger) qui, en claquant la porte de la CEDEAO, mettent en place une confédération militaire et politique, dénommée la Confédération des États du sahel (AES), créée en juillet 2024.</p>



<p>À ces foyers s’ajoute un accélérateur&nbsp;: le climat. Températures multipliées par 1,5 au Sahel, nappes phréatiques qui s’effondrent, désertification qui gagne. Chaque année, 22&nbsp;millions de déplacés climatiques. Demain, 216&nbsp;millions d’êtres humains contraints de migrer à l’intérieur de leurs frontières. En Afrique subsaharienne, ils pourraient être 86&nbsp;millions d’ici 2050. L’insécurité alimentaire touche déjà 295&nbsp;millions de personnes, la moitié des terres arables de la planète est dégradée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles-conflictualites-nouveaux-arsenaux"><strong>Nouvelles conflictualités, nouveaux arsenaux</strong></h2>



<p>La cyberguerre est devenue le cinquième front&nbsp;: intelligence artificielle, deepfakes, attaques ciblées, malwares polymorphes — l’invisible est désormais stratégique. En parallèle, l’arsenal nucléaire mondial (12 200 ogives, dont 2 000 en alerte) repart à la hausse. La Chine, avec 100&nbsp;nouvelles ogives par an, rejoindra bientôt le club fermé des parités avec Washington et Moscou. Et l’affrontement indo-pakistanais de mai 2025 a rappelé que l’arme nucléaire n’est pas un tabou, mais une tentation.</p>



<p>Dans ce puzzle chaotique, l’ordre multilatéral se délite. Les BRICS s’élargissent, l’AES s’alie derrière de nouveaux partenariats « gagnat-gagnat », la France se retire d’Afrique de l’Ouest, les États-Unis doutent de leur rôle global. Les règles se dissolvent, les arbitrages s’épuisent, la violence reprend ses droits comme outil de régulation des rapports de force.</p>



<p><br>Le monde de 2025 ressemble à une poudrière aux mèches multiples. Les crises s’additionnent, se croisent, s’amplifient. À moins d’une diplomatie préventive vigoureuse et d’une coopération internationale refondée, l’alternative est claire&nbsp;: la table des négociations ou le champ de bataille.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
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<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
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<p><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p>Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p>Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p>Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p>En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p>Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p>Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p>En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p>De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p>Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p>Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p>L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p>Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p>L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p>Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conseil des ministres : adoption d’un projet de loi sur la Charte de la paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 08:02:14 +0000</pubDate>
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<p>Après des décennies de promesses, le Mali adopte un projet de loi sur la charte nationale pour la paix. Une nouvelle ère commence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après des décennies d’accords venus d’ailleurs et des promesses restées lettre morte, Bamako change de cap. Sur proposition du ministre de la Réconciliation, le Conseil des ministres a adopté, le 30&nbsp;juillet 2025, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Un texte fort, voulu par le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, fruit du Dialogue inter-Maliens, et censé devenir le socle d’un avenir à reconstruire — non plus sous injonction extérieure, mais par une volonté nationale retrouvée.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a, dans les silences d’un peuple meurtri, des cris qu’aucun micro n’enregistre, mais que la République, parfois, finit par entendre. Ce mercredi, à la faveur du Conseil des ministres, c’est précisément à cette douleur ancienne que l’État malien a choisi de répondre, en adoptant — sur rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale — un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation.</p>



<p>Un texte ? Mieux qu’un texte, c’est un acte de reconnaissance de ce document (projet de charte) remis au président de la transition, le 21&nbsp;juillet dernier au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Mieux qu’un acte, c’est une tentative, sans doute sincère, de reconstruire, pièce après pièce, ce qui fut brisé — et souvent nié.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-longue-une-instabilite-chronique"><strong>Une mémoire longue, une instabilité chronique</strong></h2>



<p>Depuis l’aurore de son indépendance, en 1960, le Mali n’a cessé de naviguer entre résilience et naufrage. Aux secousses climatiques, financières et institutionnelles, se sont greffées des rébellions périodiques, souvent circonscrites au Nord, mais aux résonances nationales. Leur lot&nbsp;: ruptures du pacte républicain, déplacements de populations, défiance envers l’État, et terrain fertile pour une criminalité transnationale devenue, depuis 2012, le ferment du djihadisme.</p>



<p>Dans ce paysage en miettes, l’Accord est devenu une ritournelle, l’Algérie, un voisin facilitateur devenu presque incontournable, et la paix, un mirage poursuivi à coups de signatures solennelles&nbsp;: Tamanrasset (1991), Bamako (1992), Alger (2006), Ouagadougou (2013), Bamako de nouveau en 2015. Mais à chaque accord, sa désillusion, son impossible mise en œuvre, son cadavre dans le tiroir des compromis non tenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-la-main-sur-le-processus"><strong>Reprendre la main sur le processus</strong></h2>



<p>Face à cette fatigue historique, le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, a choisi une voie différente, non plus attendre que la paix vienne d’en haut ou d’ailleurs, mais tenter de la construire par et pour les Maliens eux-mêmes.</p>



<p>D’où le lancement, à sa propre initiative, du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation, vaste exercice d’introspection collective où ont été brassées colères anciennes, exigences nouvelles, et surtout, une conviction&nbsp;: la paix ne peut être importée. Elle se forge, à mains nues, sur le socle du pardon partagé.</p>



<p>Selon Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission de rédaction de la charte, le processus, en plus d’avoir été inclusif, a été une « <em>une action d’introspection et d’immersion dans les labyrinthes de notre histoire et les prospectif, de nous projeter dans l’avenir pour le bonheur des générations dédales de notre culture qui nous a également permis, dans un élan futur.</em> »</p>



<p>L’une des principales recommandations issues de ces consultations ? L’élaboration d’une Charte nationale, à la fois guide, boussole et mémoire commune.</p>



<p>Lors de la remise du projet de charte nationale de la paix, au CICB, le président Goïta a expliqué l’importance de ce processus en ces termes&nbsp;:&nbsp;<em>« </em><em>Après tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, à la suite ou à l’occasion des situations de crises ou de conflits, l’heure est venue de panser les plaies, d’écouter les voix longtemps tues et d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-affichee-des-defis-reels"><strong>Une vision affichée, des défis réels</strong></h2>



<p>La Charte se veut plus qu’un simple document. Elle se présente comme la pierre angulaire de toutes les politiques de paix, une sorte de Constitution morale de la réconciliation malienne, avec cette vision déclarée&nbsp;: « <em>Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un État refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable. </em>»</p>



<p>La promesse est belle, l’intention noble. Mais reste à passer de l’écrit à l’incarné, du symbole à l’action. Car réconcilier, ce n’est pas seulement rassembler les morceaux d’un pays fragmenté, c’est aussi admettre les blessures, reconnaître les fautes, restaurer la confiance.&nbsp;Tels sont d’ailleurs les objectifs de la charte nationale pour la paix, comme le laisse entendre le président en charge de la commission de rédaction&nbsp;:&nbsp;<em>« Les objectifs sont, fondamentalement, la restauration de la paix, le renforcement de la sécurité, le raffermissement de la cohésion sociale et la consolidation du vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pari-a-haut-risque-mais-necessaire"><strong>Un pari à haut risque, mais nécessaire</strong></h2>



<p>En adoptant ce projet de loi, le Mali se dote, pour la première fois, d’un cadre unificateur pour toutes ses initiatives de paix.&nbsp;<em>« </em><em>En recevant le Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, je demeure convaincu que l’espoir est largement permis pour l’accomplissement du rêve collectif des Maliens de bâtir un avenir de paix, de réconciliation et de cohésion sociale. »,&nbsp;</em>a déclaré le président de la transition.</p>



<p>Mais, comme toujours au Mali, entre le mot et l’acte, il y a un désert de réalités. Le pari du régime de transition est donc double&nbsp;: faire vivre cette Charte au-delà du papier, et lui éviter le sort des accords précédents — ceux qui dorment dans les archives ministérielles, recouverts de poussière et de regrets.</p>



<p>Un texte, une volonté, un pays à réparer. Voilà la vraie définition de ce qu’on appelle, non sans gravité, la réconciliation nationale. Car le&nbsp;<em>« </em><em>Le Mali engagé dans la refondation, grande œuvre nationale et salvatrice, a besoin de tous ses enfants. »,&nbsp;</em>a indiqué le chef de l’État dans son discours lors de la réception du projet de charte.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux et les transformations de la Grande Muraille Verte, un projet écologique en pleine mutation.</p>
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<p><strong><em>Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.</em></strong></p>



<p>Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille Verte (GMV)</a>, cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-simple-une-execution-complexe"><strong>Une idée simple, une exécution complexe</strong></h3>



<p>À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de <a href="https://fr.mongabay.com/2023/09/les-progres-sont-lents-sur-la-grande-muraille-verte-en-afrique-mais-des-lueurs-despoir-sont-visibles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées</a> d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.</p>



<p>En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un «<em> Accélérateur de la GMV </em>» est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux «&nbsp;<em>bassins verts</em>&nbsp;», des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2025-changement-de-methode-mais-quel-changement-de-fond"><strong>2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">progrès</a>, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.</p>



<p>Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour <a href="https://www.enabel.be/fr/la-meilleure-muraille-verte-cest-celle-ou-les-gens-vivent-en-harmonie-avec-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enabel</a>, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « <em>Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. </em>» L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-verte-dans-un-champ-de-mines"><strong>Une promesse verte dans un champ de mines</strong></h3>



<p>Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-un-plan-ambitieux-pour-financer-la-croissance-verte-et-sadapter-au-rechauffement-climatique/">vulnérable aux changements climatiques</a>, est aussi l’une des plus instables du monde. <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-souverainete-et-environnement-le-mali-en-marche-pour-preserver-ses-tresors-naturels/">Mali</a>, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?</p>



<p>La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. «&nbsp;<em>Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ?&nbsp;</em>», s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.</p>



<p>À cela s’ajoute le retard des <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/projects-and-operations/multinational_-_projet_dappui_a_la_mise_en_oeuvre_de_initiative_de_la_gmv_-_p-z1-aa0-146_-_eer_aout_2024_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">financements</a>. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-gmv-au-concret-quelques-succes-beaucoup-de-tatonnements"><strong>La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements</strong></h3>



<p>Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. <a href="https://saheltribune.com/discours-panafricaniste-et-developpement-et-si-lon-parlait-de-la-revolution-verte-de-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des hectares reverdis</a>, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.</p>



<p>L’accent mis sur les «&nbsp;<em>unités agro-sylvo-pastorales</em>&nbsp;» – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.</p>



<p>À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : «&nbsp;<em>Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre.&nbsp;</em>» Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-tentaculaire"><strong>Une gouvernance tentaculaire</strong></h3>



<p>C’est sans doute là que le bât blesse encore : une <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/2110?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernance à mille têtes</a>. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales&#8230; Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.</p>



<p>L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.</p>



<p>La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.</p>



<p>Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.</p>



<p>En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le changement climatique, le mal du siècle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 15:58:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Famine]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le changement climatique porte un grief sérieux au développement de nos nations. Ce phénomène engendre des atrocités notamment au Mali. Un pays qui est de plus en plus touché par&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le changement climatique porte un grief sérieux au développement de nos nations. Ce phénomène engendre des atrocités notamment au Mali. Un pays qui est de plus en plus touché par les effets de ce phénomène. Cet état de fait interpelle les autorités aussi bien que les citoyens pour agir en parfaite symbiose afin de réduire les effets de ce phénomène climatique sur notre pays. Cela doit se faire sur la base des campagnes de sensibilisation et des expositions. Les pays développés doivent s’engager concrètement et accompagner les pays en développement.</strong></p>



<p><strong>D</strong>e plus en plus de phénomènes font leur apparition dans nos pays sans que nous sachions réellement leur cause. Ces problèmes vont des inondations, à l’opposition entre éleveurs et paysans, en passant par la sécheresse, les feux de brousse, la famine voire l’apparition de certaines maladies ravageuses, etc.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une réalité indéniable</strong></h3>



<p>Dans « <em>Le changement climatique en Afrique&nbsp;: Guide à l’intention des journalistes »</em> il est indiqué&nbsp;: <em>« Les épisodes caniculaires, les cyclones tropicaux, les pluies torrentielles, les inondations, les feux de forêt et les sécheresses sont autant d’exemples de catastrophes naturelles qui pourraient, ou non, devenir plus fréquentes avec le changement climatique. »</em> &nbsp;Le réchauffement climatique constitue cette bête dont beaucoup de citoyens ont encore du mal à saisir toute la réalité. Or, le changement climatique est un fait palpable qui ne saute aux yeux d’aucun esprit averti. Il suffit de regarder autour de soi pour constater sa réalité.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">Conflits au sahel : non, le réchauffement climatique n’est pas la cause principale</a></p>



<p>Dans les années&nbsp;1950, nous savions que la saison pluvieuse pouvait durer jusqu’à cinq (5) mois, mais de nos jours, l’on compte à peine trois (3) mois. Outre cet aspect, il conviendra de noter avec le rapport final réalisé de l’étude sur « <em>la situation des Ressources naturelles dans le bassin du Sankarani PMF/FEM</em> » en décembre 2012 que les <em>« […] données disponibles de température indiquent un réchauffement plus rapide. »</em> Ce qui est également plus facile à constater, carde plus en plus les citoyens ne cessent de se plaindre des trop grandes chaleurs qui s’augmentent d’année en année. D’ores et déjà, le service européen Copernicus sur le changement climatique explique, mercredi 7 octobre 2020, que le mois de septembre 2020 « <em>a été le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde </em>». Ce service finit par indiquer la possibilité que 2020 soit l’année la plus chaude.</p>



<figure class="wp-block-embed-twitter wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Septembre 2020 a été le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde, a annoncé mercredi le service européen Copernicus sur le changement climatique, évoquant la possibilité que 2020 détrône 2016 comme année la plus chaude. <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> <a href="https://t.co/pJIOEDqNfY">pic.twitter.com/pJIOEDqNfY</a></p>&mdash; Agence France-Presse (@afpfr) <a href="https://twitter.com/afpfr/status/1313724339322335232?ref_src=twsrc%5Etfw">October 7, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Problématique d’accès à l’eau </strong><strong></strong></h3>



<p>Durant la saison sèche&nbsp;2017-2018, qui n’a pas eu à constater l’inquiétant tarissement du fleuve Niger, le deuxième fleuve qui traverse le Mali après le Sénégal ?</p>



<p>L’accès à l’eau dans la plupart de nos sociétés constitue une véritable aventure de combattant pour les femmes et les jeunes qui constituent la couche de la population qui subit toutes les difficultés en parcourant des distances de plus en plus longues à larecherche de l’eau. Ce qui peut paraitre paradoxal pour les esprits peu avertis en la matière, c’est le fait de pouvoir expliquer les innombrables inondations comme des conséquences notoires de ce même phénomène.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=839&amp;action=edit">Mettre à contribution les femmes dans la lutte contre le réchauffement climatique</a></p>



<p>À ce titre, ne convient-il pas de noter que le changement climatique instaure une irrégularité saisonnière voire une disparité au sein de nos sociétés.  Selon les experts du climat, il y a eu des moments où les précipitations aussi bien que les chutes de neige suivaient un rythme régulier permettant aux paysans de connaitre avec exactitude les périodes des semis. Le réchauffement des océans et de l’atmosphère leur porte un coup sérieux en instaurant cette irrégularité notable à laquelle nous faisons face. <em>« La plupart des modèles scientifiques de précipitations prévoient que les pays situés sous hautes latitudes ainsi que l’Afrique de l’Est tropicale recevront davantage de précipitations, tandis que le bassin amazonien, l’Afrique du Nord et Méditerranéenne, l’Amérique centrale, les Andes méridionales et certaines régions de l’Australie en recevront probablement moins »,</em> lit-on dans « <em>Le changement climatique en Afrique : Guide à l’intention des journalistes »</em>.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Augmentation des inondations</strong></h2>



<p>Partant de ces explications, nous ne pouvons que qualifier les nombreuses inondations dans nos pays comme des effets de ce phénomène de changement climatique. De plus en plus, le Mali devient le théâtre des inondations massives une fois que l’hivernage commence. Durant la saison pluvieuse&nbsp;2019-2020, l’Organisation humanitaire des Nations unies (OCHA Mali) rapporte que 133 localités au Mali, avec au total 18 pertes en vies humaines.</p>



<p>Cette situation doit interpeler la conscience de tous les citoyens qui doivent accepter de se battre pour la protection de l’environnement afin de diminuer les phénomènes détériorant le climat jusqu’à ce point et inviter les grands pollueurs à reconnaitre et accepter leur responsabilité envers les victimes de ce phénomène dramatique.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’opposition entre paysans et éleveurs</strong></h3>



<p>En dehors de tous ces aspects, rappelons cet autre phénomène, l’opposition entre éleveurs et paysans. Cela constitue une autre réalité que traverse au jour le jour notre pays. Or, cet aspect peut également être expliqué comme une conséquence de cette bête sanguinaire qu’est le réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=522&amp;action=edit">Réchauffement climatique : un changement d’approche s’impose</a></p>



<p>L’accroissement des phénomènes comme la sécheresse a pour conséquence l’absence de fourrages et d’eau pour les animaux et engendre des déplacements massifs qui ne peuvent qu’entrainer des conflits. <em>« L’accroissement déjà constaté des transhumances devrait continuer à se traduire par des mouvements massifs du Nord au Sud, entrainant des conflits entre éleveurs et paysans »</em>, trouve-t-on dans le manuel sur <em>la situation des Ressources naturelles dans le bassin du Sankarani PMF/FEM </em>en décembre 2012. Cette explication n’a pas pour vocation d’enlever auconflit entre Peuls et paysans au Maliles facteurs humains pour tout attribuer au climat, mais juste pour montrer jusqu’à quel point le changement climatique peut s’avérer désastreux pour nos nations.</p>



<p>Cette sécheresse peut également entrainer des feux de brousse qui ont également des conséquences désastreuses sur la faune et la flore, mais aussi engendrer des dégradations des terres et par ricochet la déforestation. Certes des feux de forêt sont d’origine humaine, mais il en existe aussi qui sont naturels. Il n’est pas rare d’apprendre ces genres de phénomènes dans les pays américains.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La famine</strong></h3>



<p><strong>E</strong>n dehors de tous ceux-ci, la famine constitue l’autre réalité que vivent nos citoyens au jour le jour. Les guerres ne sont pas toujours la cause de ce fléau, mais aussi le réchauffement de la planète. La population la plus vulnérable de cette situation est constituée par les femmes et les enfants. Cela ne nous fait-il pas penser à la grande famine de 1975. Cette irrégularité ainsi que les disparités climatiques favorisent certaines couches sociales à d’autres. C’est ce qui ressortait du rapport&nbsp;2017 des Nations unies sur le climat démontrant que la situation de la sécurité alimentaire en Afrique est en recul de trente ans. C’est maintenant le continent qui souffre le plus des effets du changement climatique en termes de famine alors que cette situation s’est améliorée dans d’autres contrées notamment asiatiques. Il y a encore pire. Dans le manuel du <em>fonds climat Mali</em>, il est écrit&nbsp;: <em>« La variabilité du climat et le changement climatique aggravent la pression sur les sols, l’eau et les autres ressources naturelles. »</em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>De vastes campagnes de sensibilisation en langues locales &nbsp;</strong></h3>



<p>Il faudrait dans une situation pareille où l’ignorance des citoyens ne fait qu’aggraver la situation que les autorités procèdent à une sensibilisation plus large dans toutes les localités en langue locale afin que chaque citoyen prenne conscience de ce phénomène en s’engageant dans ce combat de vie ou de mort. Des expositions photo et d’images doivent également se faire dans nos différentes contrées sur les causes, les conséquences et les moyens de lutte contre ce fléau.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2930&amp;action=edit">Pour vaincre le fléau climatique, la covid-19 offre des pistes</a></p>



<p>Outre tous ceux-ci, expliquer sans langue de bois, la nécessité des énergies renouvelables tout en encourageant et accompagnant les belles initiatives dans ce cadre. À ce titre, il importe beaucoup que les pays développés s’engagent concrètement à soutenir ceux en voie de développement et à faire face à leurs dépenses d’adaptabilité et de création d’initiatives.</p>



<p><strong>Chiencoro </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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