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	<title>Archives des confinement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des confinement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pour arrêter le variant Omicron, fermer les frontières n’est pas la solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 12:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[variant B.1.1.529 du SARS-CoV-2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>variant B.1.1.529 du SARS-CoV-2, baptisé « Omicron » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suscite l’inquiétude au niveau mondial, et a mis la planète en état d’alerte général. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">La découverte du variant B.1.1.529 du SARS-CoV-2, baptisé « Omicron » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suscite l’inquiétude au niveau mondial, et a mis la planète en état d’alerte général. Et pour cause : l’OMS l’a déclaré <a href="https://www.who.int/news/item/26-11-2021-classification-of-omicron-(b.1.1.529)-sars-cov-2-variante-of-concern" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« variant préoccupant » </a>, car sa protéine Spike présente un large éventail de mutations, ce qui fait craindre que les vaccins et les traitements actuels s’avérent moins efficaces pour le combattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il soit encore trop tôt pour en être certain, Omicron semble par ailleurs être capable de réinfecter les gens plus facilement que les autres souches. Suivant l’exemple des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de l’Union européenne notamment, l’Australie a elle aussi <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-11-27/new-quarantine-rules-omicron-covid-variant-australia/100656016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fermé ses frontières aux voyageurs</a> en provenance de plusieurs pays d’Afrique australe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens australiens <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-11-27/new-quarantine-rules-omicron-covid-variant-australia/100656016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qui cherchent à rentrer chez eux depuis l’Afrique australe</a> pourront le faire, mais à leur arrivée ils devront rester en quarantaine à l’hôtel et passer des tests. Ceux qui, au cours des deux semaines passées, sont revenus des neuf pays concernés &#8211; Afrique du Sud, Namibie, Zimbabwe, Botswana, Lesotho, Eswatini, Seychelles, Malawi et Mozambique &#8211; devront quant à eux s’isoler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est qu’Omicron a déjà été détecté dans d’autres régions du monde que l’Afrique, notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Israël, à Hong Kong et en Belgique. Ainsi, si une interdiction de voyager dans les pays d’Afrique australe peut ralentir sa propagation et faire gagner un peu de temps, il est peu probable qu’elle suffise à l’arrêter complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gouvernements d’Australie et d’autres pays mettent en place ces restrictions pour tenter de protéger leurs propres citoyens. Cependant, ces mesures devraient s’accompagner d&rsquo;un déblocage de ressources supplémentaires destiné à soutenir les réponses mises en place par les pays d’Afrique australe et d’ailleurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="quand-omicron-a-t-il-ete-detecte">Quand Omicron a-t-il été détecté ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce variant a été identifié le 22 novembre en Afrique du Sud, à partir d’un échantillon prélevé sur un patient le <a href="https://www.who.int/news/item/26-11-2021-classification-of-omicron-(b.1.1.529)-sars-cov-2-variant-of-concern" target="_blank" rel="noreferrer noopener">9 novembre</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les virologues sud-africains ont agi rapidement : ils se sont entretenus avec leurs collègues par l’intermédiaire du <a href="https://www.ngs-sa.org/ngs-sa_network_for_genomic_surveillance_south_africa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau de surveillance génomique en Afrique du Sud</a>, et ont assuré la liaison avec leur gouvernement tout en informant l’Organisation mondiale de la santé, le 24 novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche est conforme au <a href="https://www.who.int/health-topics/international-health-regulations#tab=tab_1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Règlement sanitaire international</a>, qui fixe les directives selon lesquels les pays sont censés réagir dans un tel contexte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La façon dont se comporte ce nouveau variant n’est toujours pas claire. Certains spécialistes ont affirmé que le taux de croissance des infections par Omicron, qui reflète sa transmissibilité, pourrait être encore plus élevé que celui du variant Delta. Cela reste à prouver, mais si c’est le cas, il s’agit d’une information préoccupante.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="une-reaction-reflexe-qui-differe-des-recommandations-de-l-oms">Une réaction « réflexe » qui diffère des recommandations de l’OMS</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les scientifiques et les hommes politiques africains <a href="https://www.theguardian.com/world/2021/nov/26/south-africa-b11529-covid-variant-vaccination" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont été déçus</a> par la mise en place des mesures dʼinterdiction, qu’ils considèrent comme une réaction « réflexe » de la part des pays qui les imposent. Ils affirment qu’elles auront des effets négatifs importants sur l’économie sud-africaine, qui accueille traditionnellement des touristes du monde entier pendant la période estivale de fin d’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils soulignent également que l’on ne sait toujours pas si ce nouveau variant provient effectivement d’Afrique du Sud, même s’il y a été identifié pour la première fois. Étant donné qu’Omicron a déjà été détecté dans plusieurs autres pays, il se peut qu’il circule déjà dans des régions non incluses dans les interdictions de voyages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’OMS <a href="https://www.who.int/news-room/articles-detail/updated-who-recommendations-for-international-traffic-in-relation-to-covid-19-outbreak" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne recommande généralement pas</a> la mise en place d’interdictions de vol ou d’autres formes d’embargo sur les voyages. Elle préconise plutôt de donner la priorité aux interventions dont l’efficacité est avérée : vaccination, hygiène des mains, distanciation physique, masques bien ajustés et bonne ventilation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à l’émergence de variants préoccupants, l’organisation appelle tous les pays à renforcer la surveillance et le séquençage, à signaler les premiers cas ou groupes de cas et à entreprendre des enquêtes afin de mieux comprendre la façon dont ils se comportent. Or, les restrictions de voyages imposées aux pays qui détectent de nouveaux variants, et les pertes économiques qui en découlent, pourraient à l’avenir dissuader certains pays de révéler la présence de variants préoccupants sur leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le variant Omicron doit être pris au sérieux, car ses caractéristiques sont inquiétantes. Mais nos connaissances actuelles à son sujet sont encore largement lacunaires. Tandis que sont entreprises des analyses plus approfondies, il convient de le surveiller en permanence, et de contrôler sa dissémination en appliquant le triptyque de mesures de santé publiques désormais bien connu : tester, tracer, isoler.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="que-peuvent-faire-les-pays-a-haut-revenu-pour-aider">Que peuvent faire les pays à haut revenu pour aider ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays comme l’Australie doivent aider les nations africaines et les autres pays à partager les alertes précoces concernant les menaces de maladies transmissibles potentiellement graves, et contribuer à atténuer ces menaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’a noté le <a href="https://theindependentpanel.org/mainreport/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe indépendant sur la préparation et la réponse aux pandémies</a> en mai :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« (…) les acteurs de la santé publique ne voient que des inconvénients à attirer l’attention sur une épidémie qui a le potentiel de se propager. »</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce groupe d’experts recommande de créer des incitations afin de récompenser les actions de réaction rapide. Celles-ci pourraient inclure divers soutiens afin :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>dʼétablir des partenariats dans les secteurs de la recherche et de l’éducation ;</li><li>de renforcer les systèmes de santé et la surveillance des maladies transmissibles ;</li><li>dʼaméliorer considérablement la disponibilité des vaccins, améliorer leur mise à disposition et veiller à l’équité de leur distribution ;</li><li>dʼenvisager une compensation financière, qui pourrait prendre la forme d’un de fonds de solidarité contre le risque de pandémie.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="il-est-essentiel-de-renforcer-la-couverture-vaccinale">Il est essentiel de renforcer la couverture vaccinale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les vaccins demeurent le principal pilier dans la protection contre les effets les plus graves du COVID-19. Bien que leur degré d’efficacité contre le variant Omicron ne soit pas encore clair, il est probable qu’ils confèrent au moins un certain niveau de protection. Si nécessaire, le laboratoire Pfizer a également indiqué qu’il était en mesure de développer un vaccin efficace contre un nouveau variant tel que celui-ci <a href="https://www.independent.co.uk/news/health/omicron-variant-covid-vaccine-tweaked-b1965155.html">en une centaine de jours</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La persistance de la pandémie de Covid-19 est en partie attribuable à une couverture vaccinale inégale dans de nombreuses régions du monde, notamment dans les pays les moins développés. L’Afrique du Sud elle-même est mieux lotie que la plupart des pays du continent, mais <a href="https://ourworldindata.org/covid-vaccinations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">24 % seulement de sa population adulte est pour l’instant complètement vaccinée</a>. À l&rsquo;échelle de l’Afrique, ce chiffre tombe à 7,2 %. Une aide internationale plus importante est nécessaire de toute urgence pour améliorer ces taux de vaccination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions et les dirigeants africains, soutenus par des experts en santé globale et en vaccinologie, ont plaidé en faveur de l’installation d’usines de production de vaccins à ARNm sur le continent africain. Celles-ci permettraient de donner la priorité aux populations régionales, de surmonter les problèmes des chaînes d’approvisionnement et de répondre en temps réel aux menaces de maladies émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les pays en développement se heurtent à <a href="https://www.theguardian.com/australia-news/2021/nov/25/australian-government-trying-to-have-it-both-ways-on-covid-vaccine-ip-waiver" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’importants obstacles</a> lorsqu’il s’agit d’obtenir les accords de propriété intellectuelle relatifs au développement et à la production de vaccins contre le Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’il reste encore beaucoup à apprendre à propos du comportement et de l’impact d’Omicron sur la pandémie, la communauté internationale doit faire montre de son engagement à soutenir réellement les pays qui adoptent des comportements appropriés dans la lutte contre la Covid-19, en partageant rapidement et de manière transparente les informations qu’ils détiennent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/anthony-zwi-144612" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anthony Zwi</a>, Professor of Global Health and Development, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/unsw-1414" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNSW</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/pour-arreter-le-variant-omicron-fermer-les-frontieres-nest-pas-la-solution-172746" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/172746/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" width="1" height="1">
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Après le confinement politique, place au nomadisme !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 07:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[arcane politique]]></category>
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		<category><![CDATA[transhumance politique]]></category>
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<p>La publication du chronogramme des échéances électorales au Mali semble marquer la fin du confinement politique dans le pays. Un confinement senti depuis le coup d’État contre l’ancien président Ibrahim&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La publication du chronogramme des échéances électorales au Mali semble marquer la fin du confinement politique dans le pays. Un confinement senti depuis le coup d’État contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). La reprise des activités politiques est surtout marquée par un foisonnement de nomades politiques. Une situation peu enviable en démocratie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18&nbsp;août 2020, la scène politique malienne se caractérisait par sa morosité. Une situation qui pouvait être expliquée par le désespoir qui a été le sort de la plupart des partis engagés dans les manifestations ayant conduit au départ de l’ex-président IBK.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En quête d&rsquo;orientation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se présentant héritiers légitimes du trône après avoir forcé au départ le président Kéïta, ces politiciens véreux se sont vus privés du gibier attrapé grâce à leur piège. Le pouvoir était tombé entre les mains des hommes en treillis. Depuis, ce fut le plus grand silence radio de la part de bon nombre de ces hommes politiques. Une période de confinement ou de sédentarisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication du chronogramme des échéances électorales, le 15&nbsp;avril 2021, semble marquer la fin du confinement politique et le début d’une vaste campagne de nomadisme. La période du confinement semble leur avoir permis d’effectuer des analyses et des enquêtes poussées sur le terrain politique afin de savoir l’orientation du vent. Chacun cherche à se positionner dans le camp où le vent pourrait être beaucoup plus favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transhumance qui caractérise les hommes politiques du Mali est la preuve que ces hommes sont sans réelle conviction politique. On entre dans un parti parce que nous partageons son orientation, mais non pas seulement pour accéder tout de suite et maintenant au pouvoir. Alors que Soumeylou Boubeye Maïga occupait le poste de Premier ministre sous IBK, nous avons assisté à un flux de cadres du RPM vers ASMA. Pour le seul motif que Boubeye semblait pressenti héritier d’IBK après la fin du mandat de celui-ci. Aujourd’hui, l’ASMA aussi bien que le RPM sont fuis comme la pandémie de coronavirus. Les partis où la direction du vent semble favorable aux prochaines élections reçoivent de plus en plus d’hôtes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Danger pour la démocratie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle pratique ne favorise pas l’émergence de véritables partis politiques susceptibles de défendre les intérêts de la nation ou des citoyens. Ce nomadisme politique est aussi la preuve que ces hommes n’ont aucun souci pour le pays. Ils n’ont pas d’ambition réelle. Leur seul objectif reste l’accès au pouvoir. Un homme sans conviction peut-il d’ailleurs gouverner un État ? A priori non. Puisque si la gouvernance est un art, il paraît alors important d’avoir une maquette de ce que sera notre futur État. Malheureusement, le programme politique semble ne rien dire à ces transhumants politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son article intitulé <a href="https://www.cairn.info/revue-francaise-de-droit-constitutionnel-2008-3-page-499.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« La prohibition de la “transhumance politique” des parlementaires »</em>,</a> publié chez cairn infos, Benjamin Boumakani dégage quelques maux liés à cette pratique : « [ndlr] <em>la transhumance est appréhendée comme un fléau pour la démocratie en Afrique, en ce qu’elle instrumentalise les élus en quête de quelques avantages matériels et de promotion politique, affaiblit les oppositions dont les élus sont à la merci des majorités au pouvoir, fragilise les équilibres et les contrepoids nécessaires au bon fonctionnement de la démocratie, cultive et entretient l’immoralisme en politique</em> ». Des maux qui fragilisent l’espace politique malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Covid-19 : reconfinement en France, (re)-avertissement en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 15:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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<p>Après les vagues de&#160;deconfinenemt, le reconfinement devient de plus en plus d’actualité. En Afrique, des avertissements se font entendre quant à la possibilité de deuxième vague de contamination sur le&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après les vagues de&nbsp;</strong><strong>deconfinenemt</strong><strong>, le reconfinement devient de plus en plus d’actualité. En Afrique, des avertissements se font entendre quant à la possibilité de deuxième vague de contamination sur le continent.&nbsp;&nbsp;Des avertissements mal appréciés.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Français sont retournés, ce <a href="https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489337-direct-confinementen-france-duree-incertaine-nouvelles-mesures-tout-ce-qu-il-faut-savoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vendredi 30 octobre 2020</a>, en état de confinement suite à la deuxième vague de contamination, des avertissements se font à l’endroit des Africains. A l’instar de la France et de plusieurs pays européens, le continent africain pourrait connaître une deuxième vague. En tout cas, c’est l’avertissement fait par John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l&rsquo;Union africaine, jeudi 29 octobre dernier, au cours d’une conférence de presse.  « <em>Le moment est venu de se préparer à une deuxième vague</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M. Nkengasong,&nbsp;&nbsp;l’Afrique a jusqu’ici réussi à infléchir la courbe «&nbsp;<em>avec la plupart des pics de contamination autour de juillet puis une décrue régulière&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que de nos jours, l’Afrique enregistre 1,7 million de cas, soit 3,9 % de la mortalité mondiale due au Covid-19, selon le CDC. Toutefois, au cours du mois de septembre, une augmentation de cas a commencé à être constatée, avec en moyenne 6 % pour l&rsquo;ensemble du continent, rappelle la chaîne de télévision française France 24.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une telle situation, M. Nkengasong invite à l’observation de certaines mesures. Les pays du continent doivent renforcer les tests et les systèmes de surveillance, et recommander le port du masque. «&nbsp;<em>Si nous faisons cela ensemble, nous préparons concrètement le continent à une deuxième vague, qui va indubitablement arriver&nbsp;»</em>, a-t-il indiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle constatation passera-t-elle inaperçue des Africains&nbsp;? Difficile d’y croire. Depuis le jeudi dernier, des condamnations ont commencé à se faire sur les réseaux sociaux au Mali qualifiant ces propos de la&nbsp;&nbsp;CDC de «&nbsp;<em>sorcellerie</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons l’indignation des Africains, suite aux propos du directeur général de l’OMS lors de la première vague de contamination. Celui-ci avait demandé aux Africains de se préparer au pire. Ces propos avaient mis le feu à la poudre sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme s’il s’était souvenu de cette situation, M. Nkengasong précise dans la foulée de son intervention ses intentions&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons vu ce qui se passe en Europe. Nous voulons nous assurer que nous allons préserver ce que nous avons réussi au cours des dix derniers mois&nbsp;».&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien vrai qu’il s’agisse des mis en garde, notons que les Africains,&nbsp;&nbsp;notamment les Maliens, ne croient pas à l’existence véritable de cette maladie dans leur pays. C’est ce qui explique pourquoi ils ne prennent pas les avertissements au sérieux. Qu’on se rappelle tout de même cette phrase de Jean-Jacques Rousseau&nbsp;: «&nbsp;<em>L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : « Ce virus qui rend fou », un ouvrage pour comprendre la folie d’un monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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<p>La pandémie de coronavirus est venue prouver à l’humanité tout entière sa grande ignorance. Dans son ouvrage, « Ce virus qui rend fou », Bernard-Henri Lévy analyse l’avènement de cette maladie ainsi que les mesures adoptées afin de la vaincre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pandémie de coronavirus est venue prouver à l’humanité tout entière sa grande ignorance. Dans son ouvrage, « <em>Ce virus qui rend fou</em> », Bernard-Henri Lévy analyse l’avènement de cette maladie ainsi que les mesures adoptées afin de la vaincre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’humanité a connu des pandémies assez dévastatrices, peut-être plus que la covid-19, mais autant de peur n’a jamais été aussi manifeste. Et c’est ce qui est le plus sidérant, selon <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bernard-Henri Lévy</a>, dans cette pandémie qui a frappé le monde au début de cette année 2020.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1720&amp;action=edit">Alain Maufinet, coauteur de « Coronavirus, la dictature sanitaire» : « Le virus a pu échapper à des chercheurs »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelant&nbsp;les grippes espagnole, de Hong Kong, asiatique comme des exemples de pandémies désastreuses que le monde a connus, l’auteur de « <em>Ce virus qui rend fou</em> » laisse comprendre&nbsp;son étonnement&nbsp;: « <em>J’ai été sidéré, moi aussi. Mais ce qui m’a le plus sidéré, ce n’est pas la pandémie. Car cette sorte de désastre a toujours existé. [ndlr]&nbsp;Non, le plus saisissant c’est la façon très étrange dont on a, cette fois-ci, réagi. Et c’est l’épidémie, non seulement de Covid, mais de peur qui s’est abattue sur le monde.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet <a href="https://www.grasset.fr/recherche/hw_intervenants/88157?search_api_views_fulltext=Ce%20virus%20qui%20rend%20fou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ouvrage</a> composé de 60 pages et publié chez les éditions Grasset est un véritable outil de réflexion et par ricochet de compréhension de cette pandémie de covid-19 qui a réussi à transformer des villes entières en « <em>villes fantômes</em> », à vider nos voies publiques, à suspendre des guerres, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3478&amp;action=edit">Débat : En France, le livre papier a-t-il encore un avenir ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;À la question d’où vient la folie généralisée face à cette maladie, l’auteur répond&nbsp;: de la réaction des autorités politiques aussi bien que sanitaires et surtout de l’ampleur de la communication, souvent des fakes news, sur cette maladie.&nbsp;<em>« Comment réagirions-nous si les responsables de la sécurité routière s’avisaient de placer, tous les kilomètres, des haut-parleurs géants diffusant, en continu, les accidents mortels de la journée ?</em> », se demande Bernard-Henry Lévy pour montrer l’état de choc que crée la communication régulière des morts.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comprenant cinq chapitres plus un prologue, cet ouvrage fait part également de l’aveuglement généralisé qui s’est installé pour vouloir contrer la covid-19. Le confinement, le déconfinement, les mesures restrictives adoptées par des États (souvent à leur risque et péril), la méfiance qui s’est installée dans nos contrées sont analysés par l’auteur. La présence plus en plus accrue des « <em>professionnels</em> » de ladite maladie contribuent plus à entretenir cette peur généralisée qu’à rendre service au monde. Ce facteur ne saute point sur les yeux de M. Bernard-Henri Lévy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2660&amp;action=edit">Mariam Karim Diarra, auteure de « La drogue : Amadou et les autres » : « L’objectif de ce livre, c’est de sensibiliser la jeunesse »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si j’ai eu un problème dans la lecture de cet ouvrage, c’est surtout l’impossibilité de pouvoir m’en défaire sans pour autant terminer de le dévorer. L’avantage c’est qu’il s’agit d’une œuvre qu’on peut lire d’un trait tellement il est facile à lire et à saisir. Malgré les nombreuses références à des auteurs aussi bien loin et proches de nous, on sent que ce livre a été écrit pour le grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté et morale en temps de crise : une leçon de Simone de Beauvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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<p>Les derniers mois ont été marqués par plusieurs phénomènes inédits : un confinement simultané de plus de la moitié de la population mondiale en raison de la pandémie de Covid-19, et une mobilisation mondiale contre toutes les formes de discrimination et de racisme,</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107">Mélissa Fox-Muraton</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220">Groupe ESC Clermont</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les derniers mois ont été marqués par plusieurs phénomènes inédits&nbsp;: un confinement simultané de plus de la moitié de la population mondiale en raison de la pandémie de Covid-19, et une mobilisation mondiale contre toutes les formes de discrimination et de racisme, après le meurtre brutal de George Floyd aux États-Unis. Y aurait-il un lien entre ces événements&nbsp;? Les privations imposées à nos libertés pendant le confinement ont-elles permis une prise de conscience des inégalités et injustices inhérentes à nos sociétés&nbsp;? Une nouvelle conscience morale&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous proposons d’examiner cette question à la lumière de la morale existentialiste de Simone de Beauvoir, autrice de (<a href="https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782070426935-pour-une-morale-de-l-ambiguite-simone-de-beauvoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pour une morale de l’ambiguïté</em></a>), qui dans l’immédiat après-guerre proposa une éthique mettant en avant l’incertitude et l’ambiguïté de la condition humaine comme fondement d’une nouvelle éthique basée sur la lutte pour la liberté de tous. Son œuvre est une ressource pour puiser « la force de vivre et des raisons d’agir » dans la conscience de notre condition et des liens qui nous relient aux autres.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">De la vulnérabilité à l’engagement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les épidémies, comme les guerres et les situations d’extrême urgence sont des événements qui bouleversent radicalement la vie collective et individuelle, nous mettant face à notre vulnérabilité, notre impuissance et nos inévitables échecs moraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En temps de crise, des vies et des libertés sont perdues, nous ne pouvons pas sauver tout le monde, nous ne pouvons pas respecter l’ensemble de nos valeurs. Nous devons renoncer à certaines de nos libertés, voire à certains de nos principes moraux les plus fondamentaux. Nous nous trouvons confrontés à des dilemmes insolubles, et ainsi à une conscience aiguë de l’ambiguïté de notre condition&nbsp;: nous croyions pouvoir décider de notre vie, nous nous rendons subitement compte que des événements externes peuvent anéantir l’ensemble de nos projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a de quoi succomber au désespoir. Beauvoir nous rappelle cependant que cette conscience de l’ambiguïté de notre existence, et de sa vulnérabilité, peut et doit être le point de départ pour une nouvelle manière de penser la morale, qui met la valeur de la liberté humaine au centre de nos préoccupations. Lorsque les circonstances extérieures (économiques, sociales ou politiques) pèsent sur nous, il est facile de tomber dans la résignation et de fuir notre responsabilité. Une vie pleinement morale, cependant, doit être une existence authentiquement assumée – ou comme le disait <a href="https://theconversation.com/kierkegaard-un-penseur-pour-le-xxi-siecle-117387" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kierkegaard</a>, une existence dans laquelle nous nous voyons comme concernés par le sort des autres et le monde qui nous entoure. Ou encore comme le dit Beauvoir : « L’homme ne peut trouver que dans l’existence des autres hommes une justification de sa propre existence. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, la période de confinement a certes été l’occasion d’une privation de liberté, mais elle a également été l’opportunité de voir se développer de nouvelles solidarités et des mobilisations exceptionnelles. Celle qui se poursuit aujourd’hui contre le racisme et la discrimination est encore une preuve que nous ne pouvons et ne devons pas nous soucier uniquement de nous-mêmes, et que les vulnérabilités individuelles et les injustices sociales sont le problème de tous.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Penser la liberté pour se soucier d’autrui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nos portes et nos frontières commencent lentement à rouvrir ; plus de la moitié de la population mondiale s’est trouvée ou se trouve encore en confinement, coupée de l’espace public et des autres. Cette situation a révélé de nombreuses inégalités, et en a créé de nouvelles ; pour la première fois depuis sa création, <a href="https://feature.undp.org/coronavirus-vs-inequality/fr/">l’indice de </a><a href="https://feature.undp.org/coronavirus-vs-inequality/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement humain</a> est en baisse, avec 265 millions de personnes qui risquent de faire face à une crise alimentaire majeure, des pertes d’emplois et de revenus, et un recul de l’accès à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains pays, le confinement aura été un prétexte pour réprimer les oppositions politiques, dans d’autres – comme en <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/04/06/arundhati-roy-en-inde-le-confinement-le-plus-gigantesque-et-le-plus-punitif-de-la-planete_6035741_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inde</a> – il a provoqué des exodes de masse. Et dans d’autres encore, comme aux États-Unis, il a révélé au grand jour les <a href="https://theconversation.com/etats-unis-pourquoi-les-noirs-et-les-pauvres-sont-les-plus-touches-par-le-covid-19-136538" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inégalités</a> sociales en matière de conditions de vie et d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel contexte, la question de la valeur de la liberté individuelle devient d’autant plus importante. Comment préserver notre liberté, alors même que nous savons devoir faire des sacrifices pour le bien public&nbsp;? Comment lutter pour la liberté des autres, alors que la nôtre est déjà mise à mal&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, c’est précisément dans ces moments d’impuissance, Beauvoir nous le rappelle, que nous prenons conscience du fait que notre liberté ne peut jamais valablement s’accomplir dans l’isolement. Penser notre liberté, c’est aussi reconnaître que nos vies et nos possibilités sont inextricablement liées à celles de tous les autres. Si cette dépendance peut nous effrayer, parce qu’elle est synonyme de fragilité, c’est aussi l’occasion de développer une autre manière de penser la communauté comme une «&nbsp;pluralité des hommes concrets, singuliers&nbsp;» dans leur diversité.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">C’est aujourd’hui que nous agissons</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Aujourd’hui […] nous avons bien du mal à vivre, parce que nous sommes trop appliqués à déjouer la mort,&nbsp;» écrivait Simone de Beauvoir en 1947. Cette affirmation vaut tout autant à l’heure actuelle, même si la situation n’a rien de comparable avec l’horreur de la Seconde Guerre mondiale et des camps de la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui comme alors, cependant, il est nécessaire de mobiliser nos ressources pour sauver des vies et conditions de vie, et de lutter pour la dignité de la vie humaine. Aujourd’hui comme alors, les iniquités de quelques-uns et l’indifférence ou l’inaction de la majorité créent les conditions qui permettent à la haine et la discrimination de proliférer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, l’éthique semble mise à mal. Dans un tel contexte, il peut nous sembler que nos choix sont limités ; nous devons faire des sacrifices, accepter des compromis. Nous constatons de plus en plus les <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/26/coronavirus-la-solidarite-a-l-echelle-internationale-sera-indispensable-aux-pays-pauvres_6034462_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inégalités</a> entre les plus favorisés et les plus défavorisés au sein de notre société, entre les privilégiés et les laissés pour compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation nous renvoie à notre impuissance, et la tentation peut être grande de jeter l’éponge et de déclarer forfait. Le message de Beauvoir est cependant tout autre&nbsp;: quel que soit le contexte, aussi impossible, semble-t-il, c’est aujourd’hui que nous vivons et agissons, ce sont nos décisions et nos actions actuelles qui détermineront le monde de demain. Il ne faut pas attendre des jours meilleurs, la paix ou l’accalmie, pour lutter pour le monde que nous voulons voir advenir. Ce sont nos choix et actions à chaque moment qui déterminent le cours de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En insistant sur le fait que notre liberté dépend de celle de tous les autres, elle souligne également que notre tâche doit être de lutter pour réduire les inégalités et mettre fin à des situations qui empêchent les autres de faire des choix libres. L’éthique, selon Beauvoir, ne peut jamais avoir de sens dans un contexte de repli sur soi.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Vulnérabilité et espoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment agir et choisir alors que notre champ d’action est si limité&nbsp;? Ce fut aussi la question pour Beauvoir, en temps de guerre, où même respirer pouvait devenir une forme de collaboration coupable (lorsque ne pas résister contre l’oppression équivaut à perpétuer des systèmes inacceptables). Bien de choses ne dépendent pas de nous, c’est cette conscience profonde qui est au cœur de la morale existentialiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui dépend toujours de notre pouvoir, c’est la manière dont nous nous engageons concrètement dans nos rapports aux autres. Comme Beauvoir nous le rappelle, «&nbsp;il est facile de s’endormir au malheur d’autrui et de le compter pour peu&nbsp;», surtout lorsque nos propres vies ou intérêts sont en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la revendication de liberté résonne dans toutes les bouches, mais encore faut-il bien déterminer pour quelle liberté nous voulons lutter. Certains y font appel pour décrier le port du masque ou manifestent contre les mesures de prophylaxie – illustrant une dangereuse tendance à objectifier la valeur de la vie humaine, et à privilégier des considérations individuelles au bien collectif. Mais en même temps, la très forte mobilisation contre la discrimination, portée largement par des personnes qui n’ont <a href="https://www.lepoint.fr/monde/les-americains-blancs-en-force-dans-les-manifestations-contre-le-racisme-08-06-2020-2378844_24.php">jamais </a><a href="https://www.lepoint.fr/monde/les-americains-blancs-en-force-dans-les-manifestations-contre-le-racisme-08-06-2020-2378844_24.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifesté </a>et ne s’étaient jamais considérées comme concernées jusqu’alors, par « les privilégiés » comme le disent certains (suivant la formule de Beauvoir), montre une autre tendance moderne : celle de la revendication d’une vraie liberté pour tous, celle qui vise à garantir des conditions de vie dignes et équitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la guerre, la maladie et la mort nous rappellent que nous sommes bien peu de choses dans ce vaste monde, que nos existences sont vulnérables et nos choix limités, Beauvoir nous invite à comprendre que cette reconnaissance même est la source d’une nouvelle prise de conscience de la valeur de notre existence et de celle des autres. Tirant les leçons des horreurs de la guerre, Beauvoir nous lance un message d’espoir pour notre époque&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;[C’]est parce qu’il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens. Rien n’est décidé d’avance et c’est parce que l’homme a quelque chose à perdre et qu’il peut perdre qu’il peut aussi gagner.&nbsp;»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous avons tous hâte de sortir de la crise, de retrouver notre «&nbsp;liberté&nbsp;» et la «&nbsp;vie normale&nbsp;». N’oublions cependant pas dans cette précipitation les leçons de Simone de Beauvoir et celles de nos expériences collectives des derniers mois&nbsp;: notre liberté ne peut jamais être garantie que si nous travaillons également pour la liberté de tous, et ce travail passe par les choix et les actions concrètes de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mélissa Fox-Muraton</a>, Professeur de Philosophie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220">Groupe ESC </a><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clermont</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/liberte-et-morale-en-temps-de-crise-une-lecon-de-simone-de-beauvoir-140363">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/liberte-et-morale-en-temps-de-crise-une-lecon-de-simone-de-beauvoir-140363" target="_blank">original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Philosophie : le confinement selon Leibniz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2020 01:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Si l’on devait faire un schéma de l’étrange organisation qui s’est mise en place depuis le lundi 16 mars, date à laquelle le confinement a été décrété</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/mazarine-pingeot-207123">Mazarine Pingeot</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785">Auteurs fondateurs The </a><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785">France</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on devait faire un schéma de l’étrange organisation qui s’est mise en place depuis le lundi 16&nbsp;mars, date à laquelle le confinement a été décrété, on pourrait emprunter à Leibniz celui de la <em><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/old2/file/leibniz_monadologie.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Monadologie</a></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles sont les caractéristiques systémiques de la configuration de la société du confinement&nbsp;? Essayons dans un premier temps de les décrire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, chacun est enfermé chez soi, sans porte ni fenêtre puisqu’il n’a plus le droit de sortir, sinon pour sa subsistance. On assiste à la spatialisation du dogme libéral de la promotion de l’individu et de l’atomisation de la société&nbsp;: autant de noyaux indépendants les uns des autres, mais qui forment monde du point de vue de leurs perspectives&nbsp;: du moins est-ce l’ensemble des perspectives qui est le monde.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Fenêtres paradoxales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les individus sont séparés, emmurés, ils continuent néanmoins d’être en lien&nbsp;: ce lien est rendu possible par les chaînes d’information bien sûr qui centralisent et redistribuent l’information, mais essentiellement par les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Whatsapp, etc. Pour appartenir au réseau, il faut se connecter via un écran, fenêtre paradoxale sur le monde, puisqu’il donne à voir autant qu’il cache, qu’il masque (telle est la fonction de tout écran) et qu’il montre (comme espace de projection ou comme interface). Il est à première vue une médiation&nbsp;: mais peut-être n’y a-t-il plus rien à médiatiser, peut-être l’écran est-il en phase de devenir le réel, et l’on serait bien en peine de découvrir ce qu’il y a derrière les écrans, à moins de rendre visible ce qui se cache, et qui dès lors apparaîtrait à travers un écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De fait, l’événement du Covid-19&nbsp;accède à une visibilité à nulle autre pareille, alors même que chacun est confiné chez soi, et a comme seul horizon le mur de son voisin, la rue, la courette, ou la clôture du jardin pour ceux qui vivent à la campagne.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Préfiguration de la modernité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une toile est tissée qui assure une forme d’horizontalité dans le lien, certes régulièrement trouée par les messages issus d’en haut, de l’Élysée, du gouvernement, réaffirmant une verticalité et une instance décisionnaire, un ordre qui ne soit pas seulement une organisation immanente (l’ordre du réseau), mais également une ordre qui organise (l’ordre donné, l’ordre du commandement) censé tenir son principe de raison en lui-même… (mais surtout informé par les experts, en l’occurrence à l’heure qu’il est, les médecins).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisation et ordre, verticalité, mais surtout horizontalité, voilà les coordonnées du système, coordonnées en réalité déjà anciennes mais qui atteignent aujourd’hui à l’épure. Or ces coordonnées évacuent la dimension de l’espace, elle-même réduite à un ordre (organisation). Les points du réseau échangent sans plus se déplacer, l’espace est idéal, comme l’espace leibnizien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, cette configuration extrême est née de la crise du Covid-19, mais n’est-elle pas la vérité de la configuration de notre modernité, et spécifiquement de la vie urbaine&nbsp;?</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Configuration métaphysique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Leibniz, cette configuration est une métaphysique&nbsp;: il ne s’agit pas d’une organisation contingente, politique, historique, ou réactive à quelque épidémie, mais bien l’être du monde, l’être des monades, et la seule façon possible de rendre compte de ce monde. Ce monde ainsi que tous les éléments qui le composent, sont non seulement rationnels, mais ont une raison d’être. C’est là la justification de Dieu, dont le monde manifeste la perfection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes aujourd’hui loin du sens axiologique du système, nous sommes également loin de toute forme de justification ou de théodicée qui était à l’œuvre dans l’entreprise leibnizienne. Pourtant, il est remarquable que le schéma qu’il dessine permette si bien de modéliser la société qui est la nôtre. Nous pouvons même émettre l’hypothèse qu’il ne s’agit pas, pour nous, d’une organisation contingente du social, mais sa vérité, en tant qu’elle est la conséquence d’une idéologie profonde&nbsp;: la rencontre du pacte libéral et de la rationalité scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voyons maintenant comment Leibniz articule la clôture des monades sur elles-mêmes à l’organisation du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enjeux de la <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-gai-savoir/la-monadologie-leibniz" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Monadologie</em></a> est de penser ensemble diversité et harmonie. Le problème d’une telle entreprise est bien sûr de savoir d’où peut se constituer une telle description&nbsp;: l’observateur est-il l’un des points du système&nbsp;? Mais alors comment saisir l’ensemble&nbsp;? Et s’il est l’ensemble, peut-il saisir le détail&nbsp;? Mais surtout, de quel droit se met-il à la place de Dieu&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ces questions, la logique du réseau semble apporter des réponses, du moins une schématisation. Chaque point est indispensable au réseau, participe de sa constitution, a un accès presque infini à partir de sa position, et néanmoins est intégralement dépendant des autres, en tant que le système est l’ensemble des liens qui confèrent à chaque point un statut de relais, de contributeur, de terminal et de passeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, on aurait du mal à user de la définition leibnizienne de la monade pour rendre compte de l’’individu&nbsp;» contemporain, même si l’on peut établir une filiation qui nécessiterait de convoquer une lourde historiographie – ce qui n’est pas ici notre objet. La théodicée leibnizienne comme système moral ne nous sera pas non plus d’une grande utilité pour lire la situation actuelle, l’enjeu du philosophe allemand n’est pas le même que le nôtre, ses outils métaphysiques non plus. Il n’empêche, il a créé un schème qui peut être exportable.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Plan d’ensemble et déterminisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Les Monades n’ont point de fenêtres, par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir.&nbsp;» écrit-il à l’article 7 de la <em>Monadologie</em>. Il ne peut donc y avoir aucune interaction directe entre les monades, tout est médiatisé par le plan d’ensemble, tout se tient comme dans un système, prétendre agir à partir de sa seule volonté libre et autonome est une illusion&nbsp;; si une modification apparaît, elle se répercute sur l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ensemble, chez Leibniz, est régi par une rationalité intégrale, qui renvoie d’un côté au déterminisme (toute chose a une cause, et l’on peut analyser la notion de chaque chose à l’infini)&nbsp;; de l’autre côté au bienfait du système, puisque chaque chose a une cause au sens d’une justification. Mais cette justification ne peut être pensée au niveau individuel&nbsp;: tout étant lié, elle renvoie à l’infinité du déterminisme dans lequel chaque chose s’inscrit, infinité du déterminisme qui est le monde lui-même, celui que choisit Dieu, parce que c’est le meilleur possible en termes de coût rationnel là aussi. On dirait, en mathématicien, que Dieu a choisi la solution élégante, c’est-à-dire la plus économique. Comme le résume Émile Boutroux dans sa présentation, «&nbsp;Dieu a, dès l’origine, réglé toutes les monades sans exception de manière qu’à chaque perception distincte de l’une d’elles correspondent, en toutes les autres, des perceptions confuses, et réciproquement, de telle sorte que chaque monade soit représentative de tout l’univers, à son point de vue&nbsp;».</p>



<figure><iframe width="440" height="260" src="https://www.youtube.com/embed/6YIcivhKTJU?wmode=transparent&amp;start=0" allowfullscreen=""></iframe></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi l’ensemble des points de vue est le tout, de la même manière que dans un réseau, c’est l’ensemble des points qui sont le réseau, mais également leur ordre (qui chez Leibniz s’apparente à une harmonie). Nietzsche reprendra l’idée du perspectivisme, mais après avoir évacué Dieu et toute forme de rationalité immanente&nbsp;: pour autant, on retrouve l’idée qu’il n’y a de monde que l’ensemble des perspectives, qu’il soit chaotique ou ordonné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque individu est un point de vue sur le monde, mais en tant qu’il l’est, il ne peut le transformer. Car si chaque monade est un point de vue, et que le monde est l’ensemble des monades, alors il n’y a plus de monde en dehors des monades. L’ultra libéralisme saura tirer profit de cette équation&nbsp;: les individus, mus par leur désir, ou leur <em>conatus</em>, participe d’un plan d’ensemble en suivant leurs intérêts égoïstes – plan d’ensemble qui maximise la rentabilité pour un minimum de coût. Dieu est remplacé par la main invisible ou les lois du marché. Lois du marché que servent aujourd’hui les politiques, en les accompagnant plus ou moins d’aménagements sociaux, les identifiant aux lois de la nature.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Le monde comme système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or la vérité de cet ordre (idéologique et non métaphysique) se révèle et s’incarne dans le confinement. La globalisation du marché qui repose sur l’atomisation du social manifeste son vrai visage&nbsp;: l’espace est devenu inutile, les villes se sont vidées, les rues et les routes sont désertes, le monde se dissout, mais il demeure à travers le point de vue de chacun confiné chez lui, le nez sur son écran, à l’affût des nouvelles du monde. Le monde est un système, et chacun d’entre nous y participe, impuissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant ce monde de chair et de sang certes existe bel et bien dans les hôpitaux, car la douleur y est réelle, la tâche ardue et les moyens modiques. Mais ce point névralgique qui est également point aveugle du système libéral-global, réorganise l’ensemble de la planète en réseau, réaffirmant la compatibilité, voire l’articulation aujourd’hui rendue nécessaire, entre l’individu-atome et le social-réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aurait bien sûr d’autres conclusions à tirer, d’autres réflexions à faire, à partir de cette situation inédite et sidérante. La modéliser est un premier pas. Le deuxième serait de voir, derrière la fermeture des portes et des fenêtres sur les monades/individus, la résistance d’un élan de solidarité qui veut faire société en dehors des réseaux, ou en se servant des réseaux sans y être inféodé, ce désir de commun que le pacte libéral a nié pour se construire. Et le commun se décline en politique, cela s’appelle les services publics, les droits réels, la solidarité, la redistribution. Le troisième serait de tirer les conclusions de l’évacuation de la dimension spatiale comme coordonnée naturelle, au profit d’un simple ordre idéal (le réseau)&nbsp;: cette configuration radicalisée par le confinement décrit assez correctement le fonctionnement des villes, où l’espace est quadrillé et fonctionnel. Pour sortir de l’espace idéal (au sens d’une simple idée), ne faut-il pas réintégrer dans le social une dimension naturelle, celle du lien de l’homme à la terre, comme le seul cadre possible où ré-élaborer une pensée politique&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/mazarine-pingeot-207123">Mazarine </a><a href="https://theconversation.com/profiles/mazarine-pingeot-207123" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pingeot</a>, Professeur agrégée de philosophie, Université Paris 8 &#8211; Vincennes Saint-Denis, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785">Auteurs fondateurs The </a><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation</a><a href="https://theconversation.com/institutions/auteurs-fondateurs-the-conversation-france-3785"> France</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/philosophie-le-confinement-selon-leibniz-135132">article </a><a href="https://theconversation.com/philosophie-le-confinement-selon-leibniz-135132" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’expérience malienne dans la gestion de la pandémie du Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 15:01:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>n élément particulier a semblé expliquer la raison pour laquelle les autorités maliennes ont tardé à rendre publics les premiers cas de contamination </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199">Boubacar Haidara</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Bordeaux Montaigne</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la pandémie s’était déjà largement répandue à travers le monde, y compris dans des pays voisins du Mali (Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire) qui affichaient des niveaux de propagation importants, celui-ci en est (officiellement) resté longtemps épargné&nbsp;; une situation qui, loin d’être satisfaisante, laissait perplexe beaucoup de Maliens et d’observateurs&nbsp;: les services de santé maliens étaient-ils suffisamment équipés pour pouvoir détecter le Covid-19 chez les patients suspects&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un élément particulier a semblé expliquer la raison pour laquelle les autorités maliennes ont tardé à rendre publics les premiers cas de contamination&nbsp;: malgré les nombreuses demandes de report exprimées par une partie de la classe politique et des organisations de la société civile – eu égard à la fois aux contextes sécuritaire et sanitaire – le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) a personnellement décidé du maintien des élections législatives, dont le premier tour s’est tenu le 29&nbsp;mars 2020 et le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/19/le-mali-elit-ses-deputes-malgre-les-attaques-djihadistes-et-le-covid-19_6037082_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">second </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/19/le-mali-elit-ses-deputes-malgre-les-attaques-djihadistes-et-le-covid-19_6037082_3212.html">tour le 19&nbsp;avril</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Maliens ont estimé que les cas de contamination, bien réels, ont été passés sous silence par les autorités <a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html">dans l’unique but que les législatives </a><a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se </a><a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html">tiennent</a>. Ce type de propos a circulé partout au Mali à travers les réseaux sociaux. Finalement, les <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">deux </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premiers </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">cas de contamination au Covid-19 furent </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925" target="_blank" rel="noreferrer noopener">officiellement </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">déclarés le 25&nbsp;mars 2020</a>, à seulement quatre jours du scrutin. À compter de ce jour, le nombre quotidien de personnes testées positives au Covid-19 n’a cessé de grimper. Le 18&nbsp;mai 2020, le nombre de cas s’élève à 874&nbsp;dont 52&nbsp;décès et 512&nbsp;guérisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de santé défaillant et des choix politiques inopportuns</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la crise, le Mali ne comptait que <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html">dix </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">respirateurs </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html">artificiels, et une soixantaine venaient d’être commandés</a>. En plus de ces capacités de réponse fortement limitées en termes économiques et de structures sanitaires adéquates, l’État a lui-même semblé contribuer, à travers ses choix politiques, à instaurer un climat favorable à une propagation du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 19&nbsp;avril 2020, date de la tenue du second tour des législatives, le bilan de la pandémie était de 224&nbsp;cas de contaminations, dont 14&nbsp;décès, ce qui n’empêcha pas le gouvernement de maintenir le scrutin. Une décision que bon nombre d’observateurs ont jugée totalement incompréhensible, les opérations électorales étant comme chacun sait des séquences propices à la propagation du virus. D’ailleurs, au même moment, les conseils des ministres se tiennent en vidéoconférence, ce qui montre que le pouvoir est bien conscient de la nécessité de limiter au maximum les regroupements. Ajoutons que durant les deux tours du scrutin, nous avons nous-mêmes pu remarquer que le dispositif sanitaire minimal (gel hydroalcoolique, dispositif de lavage des mains) <a href="https://www.financialafrik.com/2020/03/29/reportage-sur-les-elections-legislatives-au-mali-des-bureaux-de-vote-sous-la-hantise-du-covid-19/">a manqué dans de </a><a href="https://www.financialafrik.com/2020/03/29/reportage-sur-les-elections-legislatives-au-mali-des-bureaux-de-vote-sous-la-hantise-du-covid-19/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombreux bureaux de vote de la capitale Bamako.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours du 10&nbsp;avril 2020, le président justifie le maintien du scrutin en affirmant qu’il ne faudrait surtout pas qu’une crise institutionnelle vienne s’ajouter à la crise sanitaire déjà en cours – d’où l’importance, selon lui, d’organiser le second tour des législatives. À ceux qui exigent le report, il répond que l’élection est une exigence issue du «&nbsp;dialogue national inclusif&nbsp;» et que <a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade">nul ne saurait </a><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aller </a><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade">à l’encontre de la volonté exprimée par les Maliens</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mise en place de mesures parfois incohérentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25&nbsp;mars 2020, dans sa première allocution télévisée depuis le début de la crise sanitaire, IBK <a href="https://malivox.net/adresse-a-la-nation-dibk-suite-a-la-decouverte-de-cas-de-coronavirus-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annonce </a>une série de mesures parmi lesquelles l’instauration d’un couvre-feu nocturne entre 21h00 et 5h00 et l’interdiction de tout rassemblement de plus de 50&nbsp;personnes. La fermeture des mosquées, lieu de promiscuité par excellence, ne fut pas décidée. La mesure (fortement souhaitable) n’aurait vraisemblablement pas été cohérente avec le maintien des législatives aux yeux des acteurs islamiques qui s’y seraient sans doute opposés. Les mosquées de Bamako continuent d’observer la même affluence qu’en temps ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les autorités annoncent la fermeture du grand marché de Bamako à partir de 16h00. Or une partie des commerçants spécialisés dans la vente de fruits et légumes frais commencent leurs activités l’après-midi, et sont totalement dépendants de celles-ci. En tout état de cause, les associations de commerçants s’y sont fermement opposées en conditionnant l’application de la décision à la mise en place préalable de mesures compensatoires. Face à ces exigences, l’État a sursis à son application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines mesures prises en Occident ont été totalement ou partiellement répliquées dans certains pays africains, alors que les réalités socioéconomiques sont bien différentes. Un constat que le président béninois, Patrice Talon, contrairement à d’autres, a <a href="https://www.jeuneafrique.com/918313/politique/au-benin-patrice-talon-assume-limpossibilite-dun-confinement-general/">bien intégré</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande majorité des Maliens sont employés dans le secteur informel, avec des systèmes de protection sociale quasi inexistants, sans régime d’assurance chômage par exemple. Le couvre-feu a mis fin à beaucoup d’activités génératrices de revenus, sans qu’aucune mesure compensatoire réelle ne soit proposée par l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les autres pays du monde, les États africains doivent, en prenant des mesures visant à contenir l’épidémie, parvenir à un certain équilibre entre le risque sanitaire et les risques socio-économiques. Ce qui exige un accompagnement par des mesures économiques, fiscales et sociales immédiates. Les dibiteries, les boulangeries, les bars, les restaurants, les cafés, les boîtes de nuit, les nombreux commerces de proximité, etc. sont contraints de cesser toute activité car certains exercent exclusivement le soir. Pourtant, les questions du loyer des locaux et des rémunérations des employés des entreprises concernées restent entières, dans la mesure où l’État ne leur a apporté aucune aide en ce sens. Comme le dit justement l’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra, les Africains se retrouvent confrontés à un paradoxe temporel car <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html">ils subissent de </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plein </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html">fouet les conséquences économiques de la crise avant ses effets sanitaires</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pertinence du couvre-feu apparaissait fortement discutable dans un pays basé sur une économie populaire où une partie des gens vivent d’activités informelles et qui s’exercent le soir. La situation économique est très difficile pour beaucoup de Maliens, et risquait de devenir explosive si la gestion de la crise n’était pas rapidement réorientée. Comme on a désormais l’habitude d’entendre au Mali, «&nbsp;il vaudrait peut-être mieux mourir du coronavirus que de faim&nbsp;». C’est dire à quel point il est difficile pour un pays comme le Mali de gérer cette crise sanitaire. Face aux multiples manifestations qui ont eu lieu un peu partout dans le pays, le gouvernement décida finalement de la levée du couvre-feu le 8&nbsp;mai 2020. En revanche, il ne s’est pas prononcé sur les raisons de sa levée, ni sur l’utilité et le bilan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités auraient pu se focaliser sur l’application par les populations des mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire <a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19">«&nbsp;pour éviter le </a><a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risque </a><a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19">d’affamer les populations fragiles&nbsp;»</a>. En effet, le Mali rencontre de sérieuses difficultés dans la mise en œuvre des règles de distanciation sociale et autres mesures visant à limiter les contagions. Il suffit de parcourir les rues de Bamako pour constater que les mesures barrières sont loin d’être adoptées par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son <a href="https://www.pressafrik.com/coronavirus-voici-l-integralite-du-discours-du-president-malien-IBK_a214461.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">allocution télévisée du 10&nbsp;avril 2020</a>, sa troisième depuis le début de la crise, le président Kéita a annoncé plusieurs mesures sociales censées venir en aide aux populations. Parmi les plus concrètes, on notera la gratuité, pour les mois d’avril et mai, de l’électricité et de l’eau pour les consommateurs relevant du tarif dit social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’électricité, relèvent du tarif social les consommateurs dont la consommation mensuelle se situe entre 0 et 50&nbsp;kWh. Le tarif du kWh étant fixé à 59&nbsp;francs CFA pour cette tranche, la gratuité annoncée par IBK s’élève au maximum à 2&nbsp;950&nbsp;francs CFA (4,5&nbsp;euros). Quant à l’eau, la gratuité concerne les consommateurs ne dépassant pas 10&nbsp;mètres cubes d’eau par mois, pour un montant total de 1&nbsp;130&nbsp;francs CFA (1,72&nbsp;euro), à raison de 113&nbsp;francs CFA le mètre cube d’eau. Outre le fait qu’il s’agit de mesures visiblement dérisoires, de nombreux Maliens s’en trouvent privés alors qu’ils auraient pu y avoir droit. C’est le cas de ceux qui vivent au sein de familles élargies, généralement composées de plusieurs foyers. Même s’il s’agit de familles pauvres, les charges combinées (un seul compteur d’eau et d’électricité pour toute la famille), et qui pèsent généralement sur un seul individu, les privent d’emblée de l’aide de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que peut-on espérer de l’après-Covid-19 pour le Mali&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après la crise du Covid-19, <a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121">«&nbsp;le monde ne </a><a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sera </a><a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121">plus jamais le même&nbsp;»</a> et le Mali ne sera pas épargné par le changement. Le délabrement du système de santé malien est surtout le fait d’une corruption endémique qui voit les deniers publics être accaparés par une minorité. Par exemple, plus de 700&nbsp;milliards de francs CFA (1,13&nbsp;milliard d’euros) ont été détournés entre 2005 et 2017, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html">selon un </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>élaboré en novembre 2018&nbsp;par le Canada au nom des bailleurs internationaux du Mali. Selon un autre rapport du bureau du vérificateur général, 153&nbsp;milliards de franc CFA (plus de 233&nbsp;millions d’euros) <a href="https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20150507-corruption-mali-150-milliards-fcfa-detournes-deux-ans">ont été </a><a href="https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20150507-corruption-mali-150-milliards-fcfa-detournes-deux-ans" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détournés </a>seulement en l’espace de deux ans, entre 2013 et 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services publics en général, et l’hôpital tout particulièrement, ont été totalement délaissés. L’une des raisons en est que la classe dirigeante ne s’y soigne presque jamais. Au moindre pépin, elle préfère se rendre dans des hôpitaux du Maghreb ou d’Europe pour bénéficier des meilleurs soins. D’une part, la crise sanitaire souligne les inégalités car les plus précaires n’ont d’autre choix que de continuer à travailler, en prenant le risque de s’exposer au virus. Mais d’autre part, pour ces pays africains qui se sont illustrés par la corruption, la crise du Covid-19 vient instaurer une forme de justice sociale dans la mesure ou le <a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical">tourisme </a><a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médical</a><a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical">, à cause de la fermeture des frontières, est suspendu</a>. Au Mali, on n’a jamais ressenti l’utilité d’un hôpital digne autant que maintenant car avec la crise actuelle, que l’on soit pauvre ou riche, tout le monde est désormais soigné sur place. Cette situation pourrait susciter une prise de conscience de l’utilité d’une réorganisation profonde du système de santé à travers des investissements massifs en vue de son amélioration. On peut donc supposer que le Mali, après cette pandémie, pourrait devenir plus égalitaire, au moins sur le plan de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boubacar Haidara</a>, Chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Sciences-Po Bordeaux, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bordeaux </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Montaigne</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/lexperience-malienne-dans-la-gestion-de-la-pandemie-du-covid-19-138158">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/lexperience-malienne-dans-la-gestion-de-la-pandemie-du-covid-19-138158" target="_blank">original</a>.</p>



<img loading="lazy" decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/138158/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important">
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre la covid-19: on ne baisse pas la garde avant la fin du combat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 07:38:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[activités économiques]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[couvre-feu]]></category>
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		<category><![CDATA[mesures préventives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les activités économiques ont été mises dans les fers en même temps que la liberté des citoyens, des gens ont même développé des troubles psychologiques liés au confinement, d’autres sont devenus des infirmes à vie en raison des mesures de répression déployées dans maints pays pour faire respecter le couvre-feu</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face à la menace du coronavirus, le monde a adopté plusieurs mesures préventives, dont le confinement, et les couvres feu. Sans réussir à mettre fin à la pandémie, les pouvoirs publics décident de mettre fin à ces mesures.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que beaucoup de pays se décident à sortir du confinement, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michel Bachelet lance un avertissement hautement scientifique&nbsp;: « <em>Si c’est en raison de pression politique, de pression économique que l’on va vers le déconfinement alors que les conditions scientifiques ne le justifient pas encore, on risque de nouvelles flambées. </em>»</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Des États &quot;utilisent&quot; la pandémie pour &quot;menacer la société civile&quot;, met en garde Michelle Bachelet" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/BQLCHuqJ2Dc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Un entretien de France 24</figcaption></figure>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des justifications scientifiques au déconfinement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas, selon elle, de céder à la panique de la récession économique pour sacrifier la santé des millions de personnes. Tant que le mobile du confinement erre encore dans la nature et demeure un danger potentiel pour l’humain, il faut trouver des justifications scientifiques au déconfinement. De même que le confinement a été indépendant de la volonté de tous, le déconfinement ne se conformera pas à notre volition. Sa nécessité doit être prouvée scientifiquement. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2353&amp;action=edit">Face à la Covid_19, quel avenir pour les ODD ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Bachelet, toutes les décisions des gouvernements doivent trouver des fondements scientifiques pour éviter des répercussions plus dangereuses de la pandémie sur nos vies. <em>« Il faut procéder graduellement</em> », suggère-t-elle. Cela est important à ses yeux en raison de l’existence de plusieurs zones d’ombre qui nous échappent sur cette maladie.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les pressions sociales comme fondement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, depuis des semaines, c’est les campagnes de déconfinement et de levée des mesures préventives dans maints pays du monde. En Afrique, la plupart des pays qui se sont adonnés à la pratique ont vu leur nombre de cas positifs grimper en flèche. Parce que tout simplement, les pouvoirs publics dans ces pays ont cédé aux pressions sociales demandant soit la levée du couvre-feu, soit la réouverture des mosquées, etc. Aucune justification scientifique n’a été attendue pour la levée de ces mesures préventives. Au <a href="http://saheltribune.com/malile-gouvernement-leve-le-couvre-feu-mais-maintient-les-ecoles-fermees/">Mali</a>, le Conseil supérieur de défense a levé le couvre-feu suite aux pressions sociales alors que les cas positifs grimpent un peu plus chaque jour. Qu’en est-il du cas en RDC, en Côte d’Ivoire, en Afrique du Sud… ?</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le bilan des mesures préventives</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, on se demande à quoi ont servi ces mesures préventives ou de confinement. Les activités économiques ont été mises <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/14/coronavirus-le-fmi-predit-une-recession-mondiale-historique-avec-un-recul-de-la-croissance-estime-a-3-en-2020_6036559_3234.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans les fers </a>en même temps que la liberté des citoyens, des gens ont même développé des <a href="https://www.doctissimo.fr/psychologie/zen-confinement/confinement-consequences-psychologiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">troubles psychologiques</a> liés au confinement, d’autres sont devenus des infirmes à vie en raison des mesures de répression déployées dans maints pays pour faire respecter le couvre-feu. Aujourd’hui, face à ces campagnes de déconfinement, sommes-nous à mesure de dresser un bilan pour montrer l’importance de ces confinements ou couvre-feu dans ces différents pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2330&amp;action=edit">Souleymane Bachir Diagne : en ce mois de ramadan, le coronavirus « ramène le musulman face à la signification profonde de sa religion »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays européens aussi bien qu’africains, les mesures préventives n’ont pas empêché le taux de contamination de grimper. Cela reste de même pour le nombre de morts. Devons-nous dire en fin de compte que les autorités ont arrêté le monde pendant des mois sans autant de nécessité ? En tout cas, nous n’aurions pas tort de le dire, puisque les déconfinements se font pendant que la covid-19 poursuit son chemin. L’Organisation mondiale de la santé n’a-t-il pas d’ailleurs alerté sur le risque que le virus devienne pendant longtemps notre compagnon de tous les jours ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virus est venu montrer aux hommes leur grande ignorance à un moment où l’humanité pensait avoir maitrisé la terre et les océans. Néanmoins, il faut rappeler qu’on ne baisse la garde avant la fin du combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée internationale du Jazz : « la musique rassemble et aide à garder espoir », selon Azoulay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 12:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale du Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[la musique]]></category>
		<category><![CDATA[la paix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée internationale du Jazz est le lieu de rappeler toutes les vertus de ce genre musical dans le monde. A cette occasion, l'UNESCO rend hommage à Manu Diabango</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Journée internationale du Jazz, célébré le 30 avril chaque année, intervient dans une période difficile pour l’humanité en 2020. Cela a été le lieu pour l’UNESCO de rappeler les immenses vertus de ce genre musical.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le jazz n’est pas seulement de la musique, c’est un mode de vie, c’est une manière d’être, une manière de penser</em> », disait Nina Simone, chanteuse américaine. En cette <a href="https://www.un.org/fr/observances/jazz-day">Journée </a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jazz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">internationale </a>du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jazz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jazz</a>, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) rappelle quelques vertus de ce genre musical.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le Jazz, compagnon d’épreuve</strong><strong><em></em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay rappelle en cette circonstance ce passage du saxophoniste ténor Johnny Griffin&nbsp;:<em> « Le jazz est une musique faite par et pour des gens qui ont décidé de se sentir bien en dépit des circonstances</em>. » Un rappel assez significatif puisque faisant référence à la situation difficile que traverse le monde en cette période de confinement imposé par le coronavirus. En ces circonstances, souligne la directrice, « <em>la musique rassemble et aide à garder espoir ».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2099&amp;action=edit">Kanté s’exprimant sur la crise scolaire : « Tous les Maliens doivent aux enseignants »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’en croire, ce genre musical n’est qu’un compagnon d’épreuve pour maintes personnes. « <em>Par le jazz, nous retrouvons une proximité rendue plus difficile par les mesures de distanciation sociale, car l’air de jazz est un dialogue ininterrompu entre les musiciens du groupe, mais aussi avec l’auditeur. Ce dialogue, nourri d’influences multiples, rencontre de traditions musicales de continents différents, résonne ainsi dans toutes les cultures et nous rend plus proches », </em>explique Audrey Azoulay.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les grandes vertus du Jazz</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice de l’UNESCO ne tarit pas d’éloges du Jazz surtout en cette période noire de l’histoire de l’humanité. Elle étale ses grandes vertus parmi lesquelles on peut retenir&nbsp;: le jazz fait tomber les barrières et crée des opportunités de compréhension mutuelle et de tolérance ; c’est un vecteur de liberté d’expression, il réduit les tensions entre les individus, les groupes et les communautés ; il encourage l’innovation artistique, l’improvisation, de nouvelles formes d’expression et l’inclusion de formes musicales traditionnelles dans de nouvelles formes et il stimule le dialogue interculturel et autonomise les jeunes des sociétés marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1703&amp;action=edit">Naré Famakan Magassa : « L’art africain doit s’affranchir de la vision néocoloniale »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Azoulay, le jazz est <em>« symbole de liberté et de métissage</em> » par le fait qu’il a accompagné l’esclavage et l’oppression. Selon l’UNESCO, « <em>L’histoire de Jazz s’inscrit dans la quête de la dignité humaine, de la démocratie et des droits civils. Il a donné de la force à la lutte contre la discrimination et le racisme ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette circonstance, l’UNESCO a rendu un hommage vibrant à Manu Diabango, un de ses artistes, mort le 24 mars 2020 des suites du covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1371&amp;action=edit">Patricia Gérimont : « Il faudrait un Thomas Sankara au Mali pour pousser la population à consommer local… »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que c’est en raison de toute cette importance qu’en <a href="https://en.unesco.org/commemorations/jazzday" target="_blank" rel="noreferrer noopener">novembre </a><a href="https://en.unesco.org/commemorations/jazzday">2011</a>, la Conférence générale de l’UNESCO a proclamé le 30 avril Journée internationale du jazz afin de célébrer les vertus de ce genre musical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Daou</strong><strong></strong></p>
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		<title>Covid-19 : un garçon de 9 ans crée un jeu vidéo pour tuer le virus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 22:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[High tech]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<category><![CDATA[virus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pour chasser l’ennui dû au confinement, Lupo Daturi a eu l’ingénieuse idée de se servir de ses compétences de programmeur de jeux vidéos appris auprès de son père, Marco Daturi.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il s’appelle Lupo Daturi. Juste âgé de neuf ans. Il vit en compagnie de ses parents en Italie, deuxième pays le plus touché au monde par le coronavirus. Depuis le 8 mars, il est enfermé à la maison et commençait à s’ennuyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1951&amp;action=edit">Covid-Organics : et si les dirigeants africains faisaient bloc uni autour du Madagascar ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Pour chasser l’ennui dû au confinement, Lupo Daturi a eu l’ingénieuse idée de se servir de ses compétences de programmeur de jeux vidéos appris auprès de son père, Marco Daturi. Il crée ainsi un jeu vidéo en ligne qu’il joue avec ses amis. Le but de ce jeu est d’éliminer le virus du coronavirus avec des tirs de lasers depuis le faisceau spatial&nbsp;Cerba-20.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Coronavirus: Un jeune italien de 9 ans crée un jeu vidéo Covid-19 | AFP" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/xDiUWMlpZSQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son père du garçon, « <em>Le fait qu’il ait inventé un jeu qui est devenu viral me rend heureux, car cela le motive à faire encore mieux. Il reçoit aussi des demandes de ses professeurs pour programmer quelque chose d’utile, pas seulement des jeux »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1959&amp;action=edit">Coronavirus : Bina ou l’épicentre du mal</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que l’Italie comptait ce samedi 25 avril 2020, <a href="https://www.afp.com/fr/infos/334/virus-plus-de-200000-morts-loms-met-en-garde-contre-les-passeports-immunitaires-doc-1qt5zt3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">26 384 </a>morts dus au covid-19.</p>
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