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	<title>Archives des collectivités territoriales &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des collectivités territoriales &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sécurité : les cortèges de mariage interdits dans plusieurs communes maliennes </title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire toujours tendu après les attaques complexes, simultanée et coordonnées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Bamako, Kati, Konna, Gao et Kidal, plusieurs communes maliennes ont décidé de durcir les mesures de sécurité. À Kayes comme à Kadiolo ou à Kati, les autorités locales ont pris des arrêtés interdisant les cortèges de mariage, devenus au fil des années des rassemblements populaires massifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse locale à une menace nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Kayes, le maire de la commune urbaine a signé, le 4 mai 2026, une décision formelle interdisant «&nbsp;<em>les cortèges de mariage sur toute l’étendue du territoire communal jusqu’à nouvel ordre, pour des raisons sécuritaires&nbsp;</em>». La mesure encadre toutefois les cérémonies en autorisant un maximum de deux véhicules pour accompagner les mariés, tout en interdisant strictement les engins à deux ou trois roues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même logique à Kadiolo, dans la région de Sikasso, où un arrêté municipal du 29 avril 2026 impose des restrictions similaires. Là encore, les autorités locales mettent en avant la nécessité de prévenir tout risque dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques terroristes et la mobilité accrue des groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures saluées dans un contexte d’urgence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions interviennent dans un climat de vigilance maximale, quelques jours seulement après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril. Ces événements ont profondément marqué l’opinion publique et révélé la capacité des groupes armés à exploiter les rassemblements et les mouvements urbains pour mener des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’interdiction des cortèges est une mesure de précaution visant à limiter les attroupements, à réduire les risques d’infiltration et à faciliter le travail des forces de sécurité. Si ces restrictions peuvent susciter des frustrations dans une société où les célébrations nuptiales occupent une place importante, elles sont globalement perçues comme un sacrifice nécessaire au nom de la sécurité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre contraintes sociales et impératif sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les cortèges de mariage ne sont pas de simples déplacements festifs. Ils constituent de véritables manifestations culturelles, souvent marquées par une forte affluence, des déplacements en convoi et une visibilité importante dans l’espace public. Autant de caractéristiques qui, dans un contexte sécuritaire dégradé, peuvent représenter des vulnérabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En encadrant ces pratiques, les autorités communales entendent adapter les usages sociaux aux exigences du moment. Cette approche traduit une forme de gouvernance de proximité, où les collectivités territoriales prennent des initiatives concrètes pour répondre aux défis sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une généralisation des mesures ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative de Kayes, Kati et de Kadiolo pourrait faire école dans d’autres circonscriptions du pays, notamment dans les zones urbaines et périurbaines jugées sensibles. Déjà, à Kati, des mesures similaires ont été évoquées par les autorités locales, signe d’une coordination progressive des réponses à l’échelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique illustre la montée en puissance du rôle des collectivités territoriales dans la gestion de la crise sécuritaire. En complément des actions menées par l’État et les forces armées, ces décisions locales participent à la construction d’un dispositif global de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, en 2024, une mesure similaire avait existé. Les autorités municipales avaient décidé, le 29 août 2024, de limiter à six le nombre de véhicules autorisés dans les cortèges de mariage, une mesure visant à fluidifier la circulation et à renforcer la sécurité routière. Annoncée par le président de la délégation spéciale, Bala Traoré, cette disposition prévoyait des sanctions pénales ou financières en cas de non-respect, tout en privilégiant dans un premier temps la sensibilisation à travers la police municipale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une décision entre responsabilité et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant ces mesures, de nombreux observateurs y voient une preuve de responsabilité des autorités locales face à une situation exceptionnelle. Loin d’être anodines, ces décisions traduisent une volonté de protéger les populations tout en préservant l’essentiel : la stabilité et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le code du mariage ne prévoit aucunement ces attitudes que l&rsquo;on observe dans les célébrations de mariage. Selon ce document,  les formalités de célébration du mariage prévoient que l’union soit célébrée publiquement devant l’officier d’état civil du lieu de résidence de l’un des futurs époux, après une publication obligatoire effectuée quinze jours à l’avance à leur domicile et au lieu de célébration, par affichage ou tout autre moyen approprié, mentionnant notamment leurs identités, professions, âges et la date du mariage. Durant ce délai, toute personne habilitée peut former opposition en motivant sa demande auprès de l’officier d’état civil, qui la transmet à l’autorité administrative compétente pour décision après consultation des instances locales, sans possibilité de recours. L’opposition doit être examinée dans un délai de quinze jours, après audition des parties concernées. « <em>S’il n’a pas eu d’opposition ou si l’opposition a été rejetée, l’officier de l’état civil procède à la célébration du mariage. La célébration a lieu en présence de deux témoins majeurs.</em> », stipule l&rsquo;article 21 du Code du mariage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali confronté à des défis multidimensionnels, la gestion des risques passe aussi par l’adaptation des pratiques sociales. Les interdictions de cortèges de mariage, aussi contraignantes soient-elles, s’inscrivent ainsi dans une logique de résilience collective, où chaque acteur — État, collectivités, citoyens — est appelé à contribuer à l’effort de sécurisation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Assimi Goïta place l’Aïd El-Fitr sous le signe de la cohésion nationale et du renouveau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:09:14 +0000</pubDate>
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<p>Revivez les moments marquants de la célébration de l’Aïd El-Fitr au palais de Koulouba avec des messages de partage et d'espoir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la célébration de l’Aïd El-Fitr, le 19 mars 2026, au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a délivré un message à forte portée spirituelle et politique. Entouré des membres du gouvernement et de ses collaborateurs, le chef de l’État malien a fait de cette fête religieuse un moment de communion, de partage, mais aussi de projection stratégique pour le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, le mois de Ramadan 2026 aura été, selon les autorités, un temps de rassemblement et de renforcement du lien social. Lors de son sermon, l’imam de la mosquée de Koulouba, Abdrahamane Touré, a insisté sur trois valeurs cardinales : le pardon, la solidarité et la foi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-moment-de-communion-de-partage-et-de-pardon"><strong>« Un moment de communion, de partage et de pardon »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également salué plusieurs initiatives gouvernementales menées durant cette période, notamment l’opération « <em>Sunkalo Solidarité</em> », à travers laquelle des membres du gouvernement ont partagé la rupture du jeûne avec des populations issues de diverses couches sociales à travers le pays. Une démarche perçue comme un symbole de proximité entre gouvernants et gouvernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration prononcée à l’issue de la prière, le général Assimi Goïta a inscrit cette célébration dans une dynamique de cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Je voudrais rendre grâce à Allah le Tout-Puissant qui nous a donné l’opportunité de célébrer l’Aïd El-Fitr, un moment de communion, de partage et surtout de pardon</em> », a-t-il affirmé, tout en mettant en avant les efforts du gouvernement pour renforcer la solidarité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-signaux-economiques-et-sociaux-mis-en-avant"><strong>Des signaux économiques et sociaux mis en avant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du registre spirituel, le chef de l’État a évoqué les premières retombées des réformes engagées dans le secteur minier. Il a notamment souligné la redistribution de plus de 18,4 milliards de francs CFA au profit des collectivités territoriales. Un geste qu’il présente comme un levier de développement local et une illustration de la volonté des autorités de mieux partager les ressources nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même dynamique, il a rappelé la décision de consacrer les années 2026 et 2027 à l’éducation et à la culture. Une orientation stratégique visant à refonder le système éducatif et à valoriser le capital humain. Une ambition qui s’inscrit dans la vision souverainiste portée par la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, le président de la Transition a salué les actions des forces armées engagées dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Il a également annoncé la mise en place d’un Observatoire pour la paix et la réconciliation nationale, dont la coordination sera assurée par Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommages-et-reconnaissance-nationale"><strong>Hommages et reconnaissance nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structure vise à renforcer la cohésion sociale et à consolider la stabilité du pays, dans un contexte où les enjeux sécuritaires demeurent étroitement liés aux dynamiques sociales et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a conclu son intervention en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux acteurs économiques, notamment les transporteurs, pour leur contribution à l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également eu une pensée pour les victimes civiles et militaires du conflit, saluant leur sacrifice et adressant ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Politique nationale d’Assainissement : un nouveau cap pour le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:54:46 +0000</pubDate>
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<p>La Politique nationale d’Assainissement, mise à jour pour 2026-2030, répond aux défis environnementaux et institutionnels actuels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 13 février 2026, a examiné une communication écrite présentée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, <em>Doumbia  Mariam Tangara</em>. Ce document portait sur la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première Politique nationale d’Assainissement avait été adoptée en 2009. Elle reposait sur cinq stratégies spécifiques, couvrant la gestion des déchets solides ménagers, des déchets liquides et spéciaux, des eaux pluviales, ainsi que le transfert de compétences aux Collectivités territoriales. Sa mise en œuvre a permis d’obtenir des résultats appréciables, notamment dans la structuration des services d’assainissement et la sensibilisation des populations. Toutefois, l’évaluation de cette politique a révélé la nécessité d’une refonte pour l’adapter aux réformes institutionnelles et aux nouveaux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-sur-l-heritage-de-2009-et-ses-limites"><strong>Retour sur l’héritage de 2009 et ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle politique nationale d’assainissement s’articule autour de cinq axes stratégiques. Elle vise à garantir des services adéquats, équitables et sécurisés pour l’ensemble des citoyens. L’objectif est de renforcer durablement la qualité du cadre de vie, en tenant compte des mutations sociales et institutionnelles. Cette orientation s’inscrit dans la vision « <em>Mali kura </em><em>ɲ</em><em>ɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », qui projette un développement harmonieux et inclusif, ainsi que dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan d’actions 2026-2030 constitue le premier jalon de mise en œuvre de cette nouvelle politique. Il prévoit des interventions concrètes pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, tout en renforçant la gouvernance locale. Les collectivités territoriales seront davantage impliquées, conformément au principe de décentralisation, afin de rapprocher les services d’assainissement des populations. Ce plan quinquennal ambitionne aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’objectifs clairs et mesurables. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plan-quinquennal-pour-des-resultats-concrets"><strong>Un plan quinquennal pour des résultats concrets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des aspects techniques, la nouvelle politique traduit une volonté politique forte de faire de l’assainissement un levier de développement durable. Elle répond aux impératifs de santé publique, de préservation des ressources naturelles et de lutte contre les effets du changement climatique. En intégrant les réformes institutionnelles récentes, elle entend consolider les acquis tout en ouvrant la voie à des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Le Conseil des ministres a ainsi marqué une étape importante dans la modernisation du secteur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique met également l’accent sur l’équité dans l’accès aux services d’assainissement. Elle ambitionne de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales, en garantissant des infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des populations. La sécurité des services constitue un autre pilier, visant à protéger les citoyens contre les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées. Le Mali entend ainsi renforcer la résilience de ses communautés face aux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-equite-et-securite-au-coeur-des-priorites"><strong>Équité et sécurité au cœur des priorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cohérence avec les grandes orientations nationales et internationales est un élément central de cette nouvelle politique. En s’alignant sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le Mali démontre sa volonté d’inscrire l’assainissement dans une dynamique globale de développement. Cette approche intégrée permettra de mobiliser davantage de ressources et de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux, tout en valorisant les initiatives locales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de la Politique nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030 illustre l’engagement du Mali à améliorer durablement le cadre de vie de ses citoyens. Le défi reste désormais dans la mise en œuvre effective des mesures prévues, afin que les résultats soient tangibles et profitent directement aux populations. Ce nouveau cap ouvre la voie à une transformation profonde du secteur, plaçant l’assainissement au cœur des priorités nationales pour les années à venir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Bamako renforce la décentralisation environnementale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 21:12:44 +0000</pubDate>
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<p>En 2026, le Mali renforce la décentralisation environnementale avec des décrets sur l'assainissement et la gestion des ressources naturelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien adopte deux décrets transférant aux collectivités territoriales la gestion de l’assainissement, des forêts et de la faune.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni en session ordinaire le 7 janvier 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la décentralisation au Mali. Deux décrets majeurs ont été adoptés sur proposition du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier fixe le détail des compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales en matière d’assainissement et de lutte contre les pollutions et nuisances. Le second concerne la gestion des ressources forestières et fauniques. Ces textes s’inscrivent dans la continuité de la réforme territoriale initiée depuis 2023 et visent à rendre plus efficace la gouvernance locale de l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-structurelle-de-la-gouvernance-territoriale"><strong>Une réforme structurelle de la gouvernance territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de ces deux décrets découle directement de la loi n°2023-002 du 13 mars 2023, qui a modifié la loi fondamentale sur l’organisation administrative du territoire de 2012. Cette réforme a supprimé le niveau de collectivité territoriale appelé « <em>cercle</em> », redistribuant ainsi les compétences entre les communes, les régions et le district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle architecture, l’État entend rapprocher les politiques publiques environnementales des citoyens, tout en clarifiant les responsabilités des différents niveaux de gouvernance locale. Les services centraux et déconcentrés du ministère de l’Environnement seront désormais chargés d’un rôle d’appui-conseil auprès des collectivités territoriales, afin de garantir la cohérence nationale de l’action environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assainissement-forets-faune-des-competences-transferees-mais-encadrees"><strong>Assainissement, forêts, faune : des compétences transférées mais encadrées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les décrets adoptés précisent la nature des missions désormais confiées aux communes et aux régions. Elles incluent la gestion des déchets, la lutte contre les pollutions, la protection des ressources naturelles, la reforestation et la préservation de la faune. Ces domaines, jusque-là largement centralisés, deviennent des leviers essentiels de développement local et de gouvernance environnementale participative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est double : renforcer la responsabilisation des collectivités tout en assurant une meilleure efficacité dans la gestion durable des ressources naturelles. Dans un contexte de changement climatique et de pressions croissantes sur les écosystèmes, cette approche vise aussi à prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decentralisation-au-coeur-de-la-refondation-nationale"><strong>Une décentralisation au cœur de la refondation nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions s’inscrivent dans la philosophie politique du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui prône une gouvernance plus ancrée dans les réalités locales. La décentralisation est considérée par Bamako comme un pilier de la refondation nationale, au même titre que la souveraineté politique et la réforme institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En donnant plus d’autonomie aux collectivités pour gérer leur environnement, l’exécutif malien mise sur la proximité, la redevabilité et la participation citoyenne pour faire face aux défis écologiques et sociaux. Cette évolution confirme la volonté des autorités de doter les territoires d’un rôle accru dans la construction du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>» voulu par la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’adoption de ces deux décrets, le Mali entre dans une nouvelle phase de sa décentralisation. Le transfert des compétences environnementales et forestières aux collectivités territoriales incarne la volonté politique de rapprocher l’État des citoyens et d’ancrer la gouvernance du développement durable dans les réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, réorganisation administrative de Bamako : la capitale malienne érigée, de nouveau, en une seule commune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:30:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La réorganisation administrative de Bamako est cruciale pour le Mali. Apprenez comment ce projet transforme le pays et ses régions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La refondation du Mali passe aussi par une bonne réorganisation territoriale et administrative du pays. Cette réorganisation permet non seulement à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’État</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;central d&rsquo;avoir un contrôle sur l&rsquo;ensemble du territoire, mais aussi aux populations d&rsquo;être fortement impliquées dans le développement de leurs localités. C&rsquo;est dans ce cadre que les autorités de</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la transition, après de nombreuses concertations, ont procédé au nouveau découpage territorial&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>administratif du pays en 19 régions administratives, un (01) district. Et ce district unique qui est Bamako, la capitale du pays, &nbsp;est redevenu une seule et unique commune.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision des autorités d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune est le fruit d&rsquo;un processus inclusif et de divers constats. Il est apparu dans la dernière loi sur le statut particulier de Bamako (&nbsp;loi n°96-025 du 21 février 1996 ) des faiblesses, insuffisances et lacunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lacunes-et-faiblesses-constatees"><strong>Lacunes et faiblesses constatées</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse critique de la loi n°96-025 a fait apparaître de nombreuses lacunes et insuffisances telles que la juxtaposition de deux niveaux de collectivités territoriales ; le nombre insuffisant d&rsquo;adjoints au maire du district de Bamako ; le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent. En ce qui concerne la juxtaposition, la loi n°96-025 du 21 février 1996 dit que le District de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qu&rsquo;il est divisé en Communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le District et ses Communes sont régis par les dispositions du code des collectivités territoriales. Ce qui constitue une source de difficultés dans la coordination des interventions de différents départements ministériels et institutions de la République dans le tissu urbain du District. Bamako en tant que capitale administrative et politique du pays est le siège de toutes les institutions de la République, de tous les&nbsp;ministères et autres services centraux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, on constate un enchevêtrement entre services étatiques et services propres du District et des Communes. Tous les services étatiques intervenant au niveau du District de Bamako ne relèvent pas de l’autorité du&nbsp;maire du District. Mieux leurs compétences territoriales ne se bornent pas au seul ressort du District. Par rapport à l&rsquo;insuffisance d&rsquo;adjoints au maire du district, &nbsp;la loi n°96-025 du 21 février 1996 dispose que l’organe exécutif du District comporte un Maire, Président du conseil et de deux adjoints.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de l’ampleur du volume de travail de l’administration d’une capitale comme Bamako, deux adjoints sont insuffisants. D&rsquo;ailleurs pour palier cette insuffisance, le Maire du District a créé un cabinet à son niveau. Concernant le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent, il y a des similitudes et spécificités entre les compétences dévolues au district et celles des communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, les écoles du niveau fondamental et des centres de santé relevant normalement du niveau cercle en vertu du code des Collectivités Territoriales, deviennent des attributions des communes du District de Bamako au regard du statut particulier du District de Bamako. Mais dans la pratique, l’exercice des compétences semblables crée souvent des incompréhensions, des équivoques et souvent des conflits de compétences entre les Collectivités Territoriales de Bamako.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-i-nstitution-d-une-administration-decentralisee-unique-nbsp">I<strong>nstitution d&rsquo;une administration décentralisée unique&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces lacunes et insuffisances, les acteurs du secteur, après un processus de réflexions et d&rsquo;études, sont arrivés à la conclusion d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune. Ainsi, les plus hautes autorités ont entériné cette proposition. Ce qui fait&nbsp;que&nbsp;Bamako n&rsquo;est plus composé par des communes mais par des arrondissements au nombre de sept (7) dont les sous-préfets ont été nommés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrondissements sont fondés sur les six anciennes communes auxquelles des nouveaux quartiers ont&nbsp;été ajoutés. L&rsquo;arrondissement de Kalabancoro précédemment rattaché au cercle de Kati a été érigé comme 7ème arrondissement de Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux quartiers rattachés aux différents arrondissements étaient des localités environnantes de Bamako. Par exemple, l&rsquo;ancienne Commune I devient le premier arrondissement de la capitale. Les nouveaux quartiers qui y ont été ajoutés sont au nombre de douze (12) :&nbsp;Sangarébougou,Sarambougou, Soukeymanebougou, Fombabougou, Moribabougou, N&rsquo;gabacoro-Droit, &nbsp;Titibougou, Seydoubougou, Dialakorodji, &nbsp;Dogobala. N&rsquo;Teguedo-Samassebougou, N&rsquo;Teguedo- Sirakoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que Bamako a été une seule et unique commune de 1960 à 1968&nbsp;avec un&nbsp;maire et un Conseil municipal élus. De 1969 à 1978, elle était dotée d’un conseil élu placé sous l’autorité d’un&nbsp;administrateur&nbsp;délégué nommé, et divisée en arrondissements présidés par des adjoints à l’administrateur&nbsp;délégué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 1978 à 1996, la capitale était gérée par un conseil élu, présidé par un&nbsp;gouverneur de&nbsp;district nommé, et la ville a été divisée en six communes, dotées chacune d’organes délibérant et exécutif élus. C&rsquo;est à partir de 1998 que la capitale malienne a été dotée d&rsquo;un&nbsp;maire du district (maire central) en plus d&rsquo;un&nbsp;gouverneur et d&rsquo;un &nbsp;maire&nbsp;pour chacune &nbsp;des six communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong>  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commune VI de Bamako : entre modernisation locale et défis urbains, un modèle de gouvernance en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La commune VI du District de Bamako expérimente une gestion de la mairie axée sur la durabilité et la participation citoyenne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À Bamako, la Commune VI s’impose comme un laboratoire de gouvernance urbaine en pleine effervescence. Entre modernisation administrative, participation citoyenne et défis liés à l’urbanisation galopante, les autorités locales expérimentent un nouveau modèle de gestion de proximité. Un pari&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ambitieux&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>pour inscrire le développement communal dans la durabilité et la transparence.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la chaleur de la capitale malienne, la Commune VI s’impose peu à peu comme un laboratoire de la gouvernance urbaine de proximité. Entre réalisations concrètes et défis structurels, les autorités locales tentent d’incarner une nouvelle approche du développement communal, fondée sur la planification, la transparence et la participation citoyenne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-en-construction"><strong>Un modèle en construction</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier rapport de suivi de la Commune VI dresse un tableau contrasté mais encourageant : infrastructures sociales, voirie, gestion des déchets, éducation, santé — tous les secteurs stratégiques font l’objet d’un suivi régulier. Derrière cette dynamique, une volonté affichée du maire et de son équipe de rendre plus lisible l’action publique et d’ancrer les projets dans une logique de durabilité.<br>Les priorités : fluidifier la circulation dans les quartiers enclavés, renforcer la couverture sanitaire, mais aussi rapprocher l’administration des habitants. Dans une ville où la croissance démographique ne faiblit pas, la Commune VI joue un rôle clé dans l’aménagement de Bamako et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout n’est pas qu’harmonie. Le rapport met en lumière les difficultés persistantes : pression foncière, insalubrité, insécurité urbaine, et manque de ressources financières. L’urbanisation galopante, nourrie par un exode rural continu, complique la mise en œuvre des projets d’assainissement et de voirie.<br>Les autorités locales peinent parfois à suivre le rythme des besoins, tandis que la participation citoyenne, bien qu’en progrès, reste encore timide. Le défi, selon plusieurs observateurs, est de transformer la Commune VI en un pôle de gouvernance inclusive, où chaque décision répond à une concertation réelle avec les habitants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gouvernance-de-proximite-efficace"><strong>Vers une gouvernance de proximité efficace</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, la Commune VI s’illustre par des initiatives novatrices : digitalisation progressive des services, campagnes communautaires d’assainissement, partenariats avec les ONG locales et internationales, et appui aux initiatives économiques des jeunes et des femmes.<br>Les efforts de coordination entre les services techniques et les structures communautaires commencent à porter leurs fruits. Les projets de réhabilitation des écoles et des centres de santé témoignent d’une volonté de replacer l’humain au centre de la politique locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clé de la réussite, rappellent les autorités communales, repose sur la synergie entre les différents acteurs — mairie, services déconcentrés de l’État, organisations de la société civile et partenaires au développement.<br>L’ambition à moyen terme&nbsp;est de&nbsp;faire de la Commune VI un espace pilote où la gouvernance participative s’ancre dans la culture institutionnelle.&nbsp;Le développement communal n’est pas seulement une question de projets, mais de cohérence et de confiance entre l’État et les citoyens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des rapports, la Commune VI reflète les mutations d’un Mali en pleine redéfinition de sa gouvernance territoriale. Si les défis sont nombreux, l’élan vers une administration plus proche des réalités locales semble amorcé.<br><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colloque de Bamako 2025 : élus, experts et citoyens pour une culture vivante et locale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 12:44:44 +0000</pubDate>
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<p>Le Colloque de Bamako 2025 explore le rôle des Collectivités territoriales dans la culture et le développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce mardi 28 octobre 2025, le colloque de Bamako 2025, placé sous le thème : « Le rôle des Collectivités territoriales dans la revitalisation culturelle des territoires : la prise en compte du secteur culturel dans les PDESC ». Organisé dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, cet événement a réuni des représentants institutionnels, des élus locaux, des universitaires et des professionnels de la culture.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour repositionner la culture comme pilier du développement local. Il a déclaré :&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>La culture ne constitue pas un luxe ni un secteur accessoire ; elle est le socle de notre identité et un levier économique de plus en plus reconnu. Prendre en charge suffisamment ou de prioriser la culture dans les PDESC, c’est faire le choix d’investir dans l’humain, dans l’avenir et dans la stabilité&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce colloque, porté par la Cellule d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de la Culture (CADD/C), s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’action. Il vise à corriger une tendance préoccupante : la faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) des collectivités territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-les-priorites-locales-pour-une-culture-vivante"><strong>Repenser les priorités locales pour une culture vivante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Aliou Badra Diakité, chef de la CADD/C, a rappelé que les besoins culturels sont aussi fondamentaux que ceux liés à la santé ou à l’éducation. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les infrastructures culturelles, bibliothèques, musées, salles de spectacle dans les politiques locales, au même titre que les autres services de base.&nbsp;&nbsp;« Il est temps de rééquilibrer les priorités. La population n’a pas seulement besoin d’eau ou d’électricité, elle a aussi besoin de lieux d’expression, de mémoire et de transmission »,&nbsp;&nbsp;estime M. Diakité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, M. Ahmadou Kisso Cissé, a salué l’initiative du colloque et appelé à une mobilisation accrue des élus. Il a souligné que la culture est un facteur de cohésion sociale et un vecteur de développement économique. «&nbsp;<em>Ce colloque est le cadre idéal pour proposer des réponses concrètes à la faible intégration du secteur culturel dans les documents de planification</em>&nbsp;», dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également rappelé l’existence du décret 2016 fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de culture, tout en regrettant que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre ne soient pas toujours effectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-former-les-elus-structurer-les-ambitions-culturelles"><strong>Former les élus, structurer les ambitions culturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mohamed Alassane Diarra, représentant du président de l’Association des Municipalités du Mali, a mis en lumière les défis liés à la gouvernance culturelle locale. Selon lui, les maires ne sont pas toujours bien préparés à gérer les compétences culturelles.&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Il n’existe pas d’école pour former les élus à la gestion culturelle. Il est temps de réfléchir à des PDESC sensibles à la culture, comme on l’a fait pour la santé ou l’environnement</em>&nbsp;», a laissé entendre le représentant du président de l’AMM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également souligné que la culture commence dans les communes, citant l’exemple de la Biennale artistique et culturelle qui débute toujours à l’échelle locale avant de s’élever au niveau national. Pour lui, il est essentiel de renforcer les capacités des élus et de structurer les ambitions culturelles dans les plans de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont unanimement reconnu que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur marginal. Elle doit être valorisée, financée et planifiée avec rigueur et vision, en lien avec les réalités locales et les aspirations des communautés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-gouvernance-culturelle-territoriale"><strong>Vers une nouvelle gouvernance culturelle territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque de Bamako 2025 marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance territoriale plus sensible aux dynamiques culturelles. Les recommandations attendues devraient permettre d’orienter les politiques publiques vers une meilleure prise en compte du patrimoine, de la créativité et des expressions culturelles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plaçant la culture au cœur des PDESC, le Mali fait le pari d’un développement plus inclusif, enraciné dans ses valeurs et ses savoirs, capable de répondre aux défis contemporains avec créativité et résilience. Ce colloque ouvre ainsi la voie à une mobilisation collective pour faire de la culture un véritable levier de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts, des échanges entre collectivités et des ateliers de formulation de recommandations. Tous espèrent que les conclusions de ce colloque inspireront une nouvelle génération de plans territoriaux, plus audacieux, plus sensibles et plus culturellement ancrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Service national des Jeunes : 1 539 recrues issues de la fonction publique, prêtes à servir le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 19:12:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 6ᵉ cohorte du Service national des Jeunes a officiellement terminé sa formation lors d'une cérémonie présidée par le général Assimi Goïta.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce jeudi&nbsp;09&nbsp;octobre 2025, la place d’armes du 34&nbsp;ᵉ régiment de Génie militaire à Bamako a accueilli la cérémonie de fin de formation de la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes (SNJ). L’évènement était placé&nbsp;sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des Armées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les honneurs rendus au drapeau national et la revue des troupes, le Chef de l’État a rejoint la tribune officielle, marquant le début d’une cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. À ses côtés, on notait la présence du&nbsp;Président du Conseil national de Transition (CNT), le&nbsp;Général de corps d’armée Malick Diaw, du&nbsp;Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants diplomatiques et des autorités militaires et civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cohorte-engagee-et-diversifiee"><strong>Une cohorte engagée et diversifiée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Composée de 1 539&nbsp;recrues, dont 521&nbsp;femmes issues de la fonction publique, cette 6&nbsp;ᵉ cohorte du SNJ, lancée le 25&nbsp;février 2025, a achevé six mois de formation militaire et civique au centre d’instruction de Bapho, dans la région de Ségou, avec à sa tête le soldat de 2&nbsp;ᵉ classe Daouda Coulibaly, médecin chirurgien, qui est sorti major de la promotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, que le SNJ a été relancé après 25 ans de suspension, avec désormais un caractère obligatoire pour tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et à d’autres statuts. Ce qui marque un tournant décisif dans la formation civique et militaire de la jeunesse malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-pour-le-civisme-et-le-service-public"><strong>Une formation pour le civisme et le service public</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur national du SNJ, le Colonel-Major Tiémoko Camara, a rappelé que le Service national des Jeunes a pour mission de renforcer l’éducation civique, la discipline, le patriotisme et l’engagement des jeunes, en s’appuyant sur trois piliers&nbsp;: la formation militaire, la formation civique et la formation professionnelle. Il a insisté sur le rôle structurant de la formation pour produire des fonctionnaires exemplaires, capables d’intégrer les valeurs du service public et de la Nation.&nbsp;&nbsp;« <em>Cette formation a permis aux recrues d’acquérir des valeurs fondamentales&nbsp;: discipline, amour de la patrie, solidarité et sens du devoir. Le changement qualitatif observé chez ces jeunes est le fruit d’un encadrement rigoureux et d’une volonté de servir </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a salué le rôle structurant du Service national des Jeunes (SNJ)&nbsp;: «<em> Le SNJ est un outil essentiel pour former une jeunesse citoyenne, disciplinée et patriote, capable de servir la Nation </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelant les fondements législatifs du programme, il a expliqué que le SNJ, créé par la loi n°&nbsp;83-27/AN-RM du 15&nbsp;août 1983, suspendu en 1991 et rétabli par&nbsp;la&nbsp;loi n°&nbsp;2016-038 du 7&nbsp;juillet 2016, avait été étendu en 2022 à tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et aux autres statuts. Cette initiative, selon lui, permet de former des fonctionnaires compétents, engagés et attachés aux valeurs civiques, tout en consolidant le patriotisme au sein de l’administration malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de construire de nouvelles infrastructures pour le SNJ afin d’améliorer les conditions de séjour et de formation, et a invité les recrues à faire preuve d’exemplarité dans leurs futurs services au sein de l’administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-moteur-de-la-souverainete-et-du-developpement"><strong>La jeunesse, moteur de la souveraineté et du développement</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Clôturant la cérémonie, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a exprimé sa fierté et sa satisfaction devant la qualité de la formation dispensée à la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué la détermination des 1 539&nbsp;recrues qui, après six mois d’entraînement intensif, ont démontré discipline, rigueur et amour de la patrie. « <em>La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues est tout un symbole. Elle traduit notre volonté de disposer d’une jeunesse patriote, responsable et loyale envers la Nation</em> », a déclaré le Chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la refondation du Mali et la défense de sa souveraineté&nbsp;: « <em>L’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse. Nous devons en faire le flambeau du changement et du développement.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a félicité le ministère de la Jeunesse et des Sports, les encadreurs et l’ensemble des formateurs pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en exhortant les nouvelles recrues à demeurer des fonctionnaires exemplaires, au service du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est achevée par un&nbsp;défilé militaire, salué par les autorités et les invités. Dans une ambiance à la fois solennelle et enthousiaste, les jeunes recrues ont démontré leur discipline et leur attachement au drapeau national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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