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	<title>Archives des Code minier &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Code minier &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : le gouvernement autorise l’extension du permis aurifère de Roscan Gold à Kéniéba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 08:24:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a approuvé l'extension du permis aurifère de Roscan Gold, ouvrant de nouvelles perspectives d'exploration.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien poursuit l’ajustement de sa politique minière dans un contexte de valorisation accrue des ressources naturelles. Le gouvernement vient adopté, le 18 mars dernier,&nbsp; un décret autorisant l’extension du permis de recherche d’or attribué à la société Roscan Gold Mali SARL dans la zone de Kandiolé-Nord, cercle de Kéniéba.</em></strong></p>



<p>D’une superficie initiale de 28 km², le permis de recherche de Roscan Gold Mali avait été renouvelé une dernière fois en 2025. Les travaux de prospection menés par l’entreprise ont permis de mettre en évidence plusieurs anomalies géologiques jugées prometteuses, suggérant la présence de structures aurifères au-delà du périmètre initial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kenieba-un-pole-strategique-de-l-or-malien"><strong>Kéniéba, un pôle stratégique de l’or malien</strong></h2>



<p>Ces résultats ont conduit la société à solliciter l’extension de son permis vers une zone contiguë, jusque-là libre de tout titre minier. Le gouvernement a ainsi donné son feu vert pour l’intégration de 35,4 km² supplémentaires, portant la superficie totale du permis à 63,4 km².</p>



<p>Située dans l’ouest du pays, la région de Kéniéba est l’un des principaux bassins aurifères du Mali, concentrant de nombreux projets d’exploration et d’exploitation. Lors de la redistribution entre les communes du Mali du Fonds minier de développement local (FMDL), le 12 mars 2026 — qui s’élevait à plus de 18 milliards de FCFA — au palais de Koulouba, la commune de Kéniéba seule s’est retrouvé avec plus de trois milliards de FCFA, destinés à la mise en oeuvre de projets structurants dans la commune.&nbsp;</p>



<p>L’extension du permis de Roscan Gold s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité minière de cette zone stratégique. À travers cette décision, les autorités entendent encourager la poursuite des activités de recherche, considérées comme essentielles pour renouveler les réserves et maintenir la contribution du secteur aurifère à l’économie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-attractivite-et-souverainete-miniere"><strong>Entre attractivité et souveraineté minière</strong></h2>



<p>Cette mesure intervient alors que le Mali cherche à concilier deux impératifs : attirer les investissements étrangers dans le secteur extractif tout en renforçant le contrôle de l’État sur ses ressources. L’extension accordée à Roscan Gold Mali s’inscrit dans le cadre des dispositions du Code minier de 2023, qui encadre strictement les conditions d’attribution et de modification des permis.</p>



<p>Dans un contexte marqué par la réforme du secteur minier et la volonté affichée des autorités de mieux capter les retombées économiques, ce type de décision illustre une approche pragmatique visant à soutenir l’exploration tout en consolidant la gouvernance du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-dans-la-strategie-miniere-du-mali"><strong>Une étape dans la stratégie minière du Mali</strong></h2>



<p>Si cette extension ne préjuge pas encore d’une exploitation à grande échelle, elle constitue une étape clé dans le développement potentiel du site. Les prochains travaux permettront de confirmer l’ampleur des ressources identifiées et d’évaluer leur viabilité économique.</p>



<p>À terme, le gouvernement malien espère que ces initiatives contribueront à renforcer la place du pays parmi les principaux producteurs d’or du continent, tout en assurant une meilleure redistribution des richesses issues du sous-sol.</p>



<p>Pour rappel, le Code minier de 2023 prévoit cinq Fonds : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. A ces fonds s’ajoutent le Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation. Enfin, il est également crée un Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport. L’objectif est de faire briller l’or pour les Maliens après des décennies d’extraversion des richesses aurifères.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, le permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo renouvelé pour dix ans</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-le-permis-dexploitation-de-la-mine-dor-de-loulo-renouvele-pour-dix-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 09:21:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien prolonge l’autorisation de la mine d’or de Loulo, un site essentiel pour l'économie aurifère du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien a validé en Conseil des ministres la prolongation de l’autorisation accordée à l’opérateur minier exploitant l’un des principaux sites aurifères du pays, sur fond d’enjeux économiques et stratégiques pour le secteur extractif.</em></strong></p>



<p>Le vendredi 13 février 2026 lors du Conseil des ministres, le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo, dans l’ouest du pays. La décision fait suite à une demande formelle introduite par la Société des Mines de Loulo « <em>SOMILO S.A.</em> », titulaire du permis depuis les années 1990, précise le communiqué du conseil des ministres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reserves-confirmees-par-une-nouvelle-etude"><strong>Des réserves confirmées par une nouvelle étude</strong></h2>



<p>La mine de Loulo, située dans le cercle de Kéniéba, constitue l’un des piliers de la production aurifère nationale. L’exploitation repose sur une convention signée le 2 avril 1993 entre l’État malien et l’opérateur minier, suivie de l’octroi d’un permis d’exploitation en 1996 pour une durée initiale de trente ans.</p>



<p>Initialement limité à 48 km², le périmètre minier a été progressivement étendu pour atteindre 261,225 km² après plusieurs modifications administratives. Ce site fait partie des zones aurifères les plus productives du Mali, pays régulièrement classé parmi les principaux producteurs d’or du continent africain.</p>



<p>Dans le cadre de la procédure de renouvellement, la société mère, Barrick Mining Corporation, a mené une étude de faisabilité actualisée. Celle-ci met en évidence des réserves jugées économiquement exploitables pour environ six années supplémentaires d’exploitation à ciel ouvert et seize années pour les opérations souterraines. La production annuelle brute estimée s’élèverait à plus de 420 kilo-onces d’or.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-pour-les-investisseurs"><strong>Un signal pour les investisseurs</strong></h2>



<p>Sur la base de ces données techniques et conformément aux dispositions du code minier malien, le gouvernement a validé la prolongation du permis pour une nouvelle période de dix ans.</p>



<p>Au-delà du cas spécifique de Loulo, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser les investissements dans le secteur extractif, pilier majeur des recettes d’exportation du Mali. Les autorités cherchent à maintenir l’attractivité du pays auprès des compagnies minières internationales tout en consolidant les retombées économiques nationales.</p>



<p>Le renouvellement du permis intervient dans un contexte où les États sahéliens accordent une attention accrue à la valorisation de leurs ressources naturelles, considérées comme un levier essentiel de financement public et de développement.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’or malien, enjeu stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 19:19:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto est essentiel pour Barrick. Apprenez-en plus sur ses défis et performances en 2025.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Après une année 2025 marquée par de fortes turbulences, le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du Mali, reste l’un des actifs les plus stratégiques – et les plus sensibles – du groupe canadien Barrick Mining Corporation. Pilier historique de la présence du groupe en Afrique de l’Ouest, la mine incarne aujourd’hui l’équation délicate entre performance industrielle, maîtrise des coûts et recomposition des relations entre l’État malien et les multinationales extractives.</em></strong></p>



<p>Sur le plan strictement opérationnel, l’exercice 2025 a été contrasté. Dans la région Afrique et Moyen-Orient, qui inclut Loulo-Gounkoto, Barrick a produit 840 000 onces d’or, contre 1,47 million en 2024, un recul significatif imputable en grande partie aux perturbations survenues au Mali. La mise sous administration provisoire du site au cours de l’année, avant sa restitution au groupe le 16 décembre 2025, a pesé sur la continuité de la production et sur les volumes livrés.</p>



<p>Pour autant, la région a continué de générer des flux financiers substantiels. En 2025, Barrick y a enregistré 3,22 milliards de dollars de revenus et 1,94 milliard de dollars d’EBITDA attribuable, confirmant le poids de Loulo-Gounkoto dans l’architecture financière du groupe. Ces chiffres soulignent un paradoxe : malgré les tensions politiques et opérationnelles, l’or malien demeure une source majeure de valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-couts-en-nette-hausse"><strong>Des coûts en nette hausse</strong></h2>



<p>Là où la fragilité apparaît plus nettement, c’est sur le front des coûts. En 2025, le coût de maintien tout compris (AISC) dans la région Afrique–Moyen-Orient s’est établi à 1 543 dollars l’once, en forte hausse par rapport aux 1 333 dollars enregistrés en 2024. Les coûts totaux de trésorerie (TCC) ont, eux aussi, progressé pour atteindre 1 270 dollars l’once. Sur le seul quatrième trimestre, l’AISC est monté à 1 575 dollars l’once, traduisant l’impact cumulé des ajustements opérationnels, des redevances indexées sur la hausse du prix de l’or et des effets comptables liés à la reprise de contrôle de Loulo-Gounkoto.</p>



<p>Barrick reconnaît que la normalisation du site malien s’est accompagnée de coûts exceptionnels, incluant des ajustements de juste valeur sur les stocks et des paiements spécifiques à l’État malien, intégrés dans les charges de l’exercice. Ces éléments ont temporairement alourdi les comptes, sans toutefois remettre en cause la rentabilité globale de l’actif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-eminemment-politique"><strong>Un enjeu éminemment politique</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, Loulo-Gounkoto est devenu un dossier politique. Depuis l’adoption du nouveau Code minier malien en 2023, les autorités de transition ont engagé une reprise en main progressive du secteur extractif, avec une hausse de la participation de l’État et une volonté affichée de mieux capter la rente minière. La création récente de la Société de patrimoine minier du Mali (Sopamim) s’inscrit dans cette logique de souveraineté renforcée.</p>



<p>Pour Barrick, cette nouvelle donne impose un exercice d’équilibriste : préserver l’attractivité économique du site tout en s’adaptant à un environnement réglementaire et politique plus exigeant. Le groupe affirme avoir renforcé la discipline opérationnelle et les standards de gouvernance à Loulo-Gounkoto.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2026-annee-de-verite"><strong>2026, année de vérité</strong></h2>



<p>Les perspectives pour 2026 restent prudentes. Barrick anticipe, pour la région Afrique–Moyen-Orient, un AISC compris entre 1 840 et 2 040 dollars l’once, signe que la pression sur les coûts devrait perdurer. Dans le même temps, la stabilité retrouvée de Loulo-Gounkoto est présentée comme un préalable indispensable à toute amélioration durable des performances.</p>



<p>À Loulo-Gounkoto, l’or n’est plus seulement une question de rendement. Il est devenu un levier de souveraineté, un marqueur politique et un test de crédibilité pour la stratégie africaine de Barrick. Pour le groupe canadien, l’avenir de ce joyau malien dépendra autant de l’évolution des cours mondiaux que de sa capacité à composer avec un État désormais décidé à reprendre la main sur ses ressources.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ressources minières : l’État malien se dote d’une société de patrimoine</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 00:03:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Apprenez comment la création d’une Société de patrimoine minier transforme le secteur extractif au Mali et renforce le contrôle national.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, les autorités de transition poursuivent leur stratégie de reprise en main du secteur extractif. La création d’une Société de patrimoine minier, entièrement détenue par l’État, vise à renforcer le contrôle public sur les ressources naturelles et à redéfinir les relations avec les acteurs miniers.</em></strong></p>



<p>Les autorités maliennes de transition ont franchi une nouvelle étape dans leur stratégie de reprise en main du secteur extractif. Réuni le vendredi 6 février 2026 au palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte instituant la Société de patrimoine minier du Mali (Sopamim SA), une société anonyme dont le capital sera intégralement détenu par l’État. L’objectif affiché est de centraliser la gestion des participations publiques dans les sociétés minières et d’accroître le contrôle national sur un secteur jugé stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-sopamim-un-instrument-operationnel-de-gouvernance">La Sopamim, un instrument opérationnel de gouvernance </h2>



<p>Le secteur minier constitue l’un des principaux piliers de l’économie malienne, tant par sa contribution aux exportations que par son poids dans les recettes fiscales et l’attractivité des investissements étrangers. La création de la Sopamim s’inscrit dans le prolongement du nouveau Code minier adopté en août 2023, qui avait déjà renforcé la participation de l’État au capital des entreprises extractives. Ce texte prévoyait la mise en place d’une structure dédiée chargée de détenir, pour le compte de l’État, des participations directes, d’assurer le portage de parts pour les acteurs nationaux et de gérer l’ensemble des intérêts publics dans les sociétés minières.</p>



<p>Avec la Sopamim, les autorités entendent doter l’État d’un instrument opérationnel de gouvernance du secteur, à l’heure où Bamako redéfinit ses relations avec les partenaires économiques et les groupes miniers internationaux. Cette initiative s’inscrit dans une séquence plus large de réformes économiques et institutionnelles engagées depuis le début de la transition, marquée par une volonté affirmée de souveraineté sur les ressources naturelles, dans un contexte de recomposition politique et diplomatique profonde.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’État autorise le transfert du permis de la mine d’or de Kobada</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 22:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 28 janvier, le Conseil des ministres a autorisé le transfert du permis d'exploitation de la mine d'or de Kobada à une nouvelle société.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réuni le 28 janvier, le Conseil des ministres malien a autorisé le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada à une société de droit malien, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau code minier adopté en 2023.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien a autorisé, mercredi 28 janvier, le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada, située dans le cercle de Kangaba, à une nouvelle société de droit malien. La décision a été entérinée lors du Conseil des ministres réuni au palais présidentiel de Koulouba, sous la présidence du général Assimi Goïta, président de la transition.</p>



<p>Sur proposition du ministre des Mines, l’exécutif a adopté un projet de décret permettant le passage du permis d’exploitation de grande mine, jusqu’ici détenu par African Gold Group Mali-SARL, à la société Mines de Kobada S.A., entité créée dans le cadre de la réorganisation juridique du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reevaluation-des-reserves-apres-le-nouveau-code-minier"><strong>Une réévaluation des réserves après le nouveau code minier</strong></h2>



<p>Le gisement de Kobada est connu de longue date. Le permis de recherche initial avait été attribué en 2001 à la Compagnie minière d’or, avant d’être cédé en 2006 à African Gold Group Mali-SARL, après deux renouvellements. Les travaux de prospection menés sur le site ont permis d’identifier des réserves estimées, à l’époque, à 36 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1,05 gramme d’or par tonne, soit environ 37,6 tonnes d’or métal.</p>



<p>Sur la base de ces résultats, un permis d’exploitation industrielle avait été accordé en 2015. Mais le projet n’a jamais réellement démarré, la société ayant été confrontée à des difficultés techniques et financières, selon les autorités.</p>



<p>L’adoption, en août 2023, d’un nouveau code minier au Mali a relancé le dossier. African Gold Group Mali-SARL a alors procédé à une nouvelle étude de faisabilité, concluant à des réserves réévaluées à 53,8 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 0,90 gramme par tonne, soit 1,56 million d’onces d’or contenues, équivalant à 48,52 tonnes d’or métal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-envoye-aux-investisseurs"><strong>Un signal envoyé aux investisseurs</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, la société a modifié sa structure juridique. Rebaptisée Toubani Resources-SARL en janvier 2023, elle a créé une filiale locale, Toubani Resources Mali-SARL, ainsi qu’une société d’exploitation de droit malien, Mines de Kobada S.A., conformément aux exigences du code minier en vigueur.</p>



<p>Le décret adopté par le Conseil des ministres autorise formellement le transfert du permis d’exploitation à cette nouvelle entité, ouvrant la voie à une possible relance du projet minier. Pour les autorités de transition, cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de sécuriser juridiquement les investissements miniers tout en renforçant l’ancrage local des sociétés opérant dans le secteur.</p>



<p>L’or demeure l’un des principaux moteurs de l’économie malienne et une source essentielle de recettes publiques. La relance effective de la mine de Kobada dépendra toutefois de la capacité de l’opérateur à mobiliser les financements nécessaires et à lancer les travaux dans un contexte sécuritaire et économique encore fragile.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet de l’AES à Bamako : bilan, perspectives et consolidation confédérale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème collège des Chefs d'Etat de l'AES marque une étape cruciale pour l'intégration des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réunis les 22 et 23 décembre dans la capitale malienne, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger tiendront le deuxième collège des chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel. Vingt-sept mois après sa création, l’organisation entend dépasser le cadre sécuritaire pour esquisser une doctrine régionale fondée sur la souveraineté, l’intégration et le refus de la dépendance stratégique.</em></strong></p>



<p>Le sommet de Bamako marque une nouvelle étape dans la structuration de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, puis formellement transformée en confédération lors du sommet de Niamey en juillet 2024. Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, les trois États sahéliens poursuivent un processus d’institutionnalisation accéléré, dans un contexte régional marqué par leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</p>



<p>Les travaux préparatoires, organisés à Bamako du 15 au 18 décembre, ont réuni les hauts fonctionnaires autour des trois piliers de la Confédération — défense et sécurité, diplomatie et développement. Ils seront suivis, les 20 et 21 décembre, par la première session confédérale du Conseil des ministres. En parallèle, les ministres des finances ont finalisé les modalités d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.</p>



<p>Cette succession de réunions techniques traduit l’ambition des dirigeants sahéliens : transformer une alliance née de l’urgence sécuritaire en une organisation politique et économique structurée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-solidarite-sahelienne"><strong>Bamako, capitale politique d’une solidarité sahélienne</strong></h2>



<p>Le choix de Bamako pour accueillir ce deuxième sommet n’est pas anodin. Après Niamey en 2024, la capitale malienne devient à son tour le théâtre d’une affirmation collective, alors que le Mali assure la présidence tournante de l’AES jusqu’à la fin de l’année 2025. Cette rotation entre Bamako, Ouagadougou et Niamey est présentée par les autorités comme un symbole d’égalité entre les États membres, à rebours des hiérarchies informelles qui caractérisent de nombreuses organisations régionales africaines.</p>



<p>Dans un contexte de sanctions levées mais de relations toujours tendues avec leurs voisins ouest-africains, les trois pays entendent afficher une unité politique et stratégique renforcée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-doctrine-fondee-sur-l-autonomie-strategique"><strong>Une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique</strong></h2>



<p>Derrière l’agenda institutionnel, le sommet de Bamako s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’AES dans l’ordre régional et international. Les déclarations des responsables sahéliens convergent vers l’émergence d’une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique et la souveraineté décisionnelle.</p>



<p>Lors de l’ouverture des travaux préparatoires, le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a évoqué un « <em>changement de paradigme irréversible </em>», insistant sur le respect des choix souverains des États membres et sur leur volonté de rompre avec des mécanismes régionaux jugés inefficaces ou contraignants. Une orientation déjà affirmée lors du sommet de Niamey, où les dirigeants de l’AES avaient présenté leur alliance comme le cadre le plus opérationnel de lutte contre le terrorisme dans le Sahel central.</p>



<p>Sur le plan économique, cette logique se traduit par une reprise en main des ressources naturelles. Le Mali a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la participation de l’État et des investisseurs nationaux. Le Niger, de son côté, a engagé une rupture plus radicale en mettant fin à l’exploitation d’uranium par la société française Orano, au nom de la souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-choix-du-multi-alignement"><strong>Le choix du multi-alignement</strong></h2>



<p>Cette affirmation de souveraineté ne s’accompagne toutefois pas d’un isolement diplomatique. Les États de l’AES revendiquent une stratégie de diversification des partenariats, souvent qualifiée de « <em>multi-alignement </em>». La Russie s’est engagée à appuyer la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, tandis que la Turquie fournit des équipements militaires, notamment des drones. La Chine et certains pays du Golfe maintiennent également une présence économique et diplomatique active dans la région.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, il s’agit d’éviter toute dépendance exclusive, qu’elle soit occidentale ou non, et de rompre avec le modèle du G5 Sahel, largement financé et structuré par des partenaires extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-securite-et-relations-regionales-a-l-agenda"><strong>Médias, sécurité et relations régionales à l’agenda</strong></h2>



<p>Le sommet de Bamako doit également entériner plusieurs projets structurants. Parmi eux figure l’adoption d’un plan stratégique quinquennal pour la période 2026-2030, destiné à donner une visibilité à l’action confédérale. Les chefs d’État devraient aussi lancer officiellement la radio confédérale « <em>Daandè Liptako </em>», présentée comme un outil de communication et de lutte contre la désinformation, avec des antennes dans les trois capitales.</p>



<p>Les relations avec la CEDEAO constituent un autre dossier sensible. Depuis le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025, les tensions diplomatiques persistent. Plusieurs incidents sécuritaires, dont des violations d’espaces aériens dénoncées par l’AES, ont ravivé les crispations. Le sommet devra préciser la posture de la Confédération vis-à-vis de son environnement régional.</p>



<p>Le deuxième sommet de l’Alliance des États du Sahel marque un moment charnière. En cherchant à formaliser une doctrine propre, fondée sur l’autonomie stratégique, l’intégration régionale et le contrôle des ressources, l’AES entend s’imposer comme une alternative aux cadres régionaux existants. À Bamako, les dirigeants sahéliens pourront démontrer que l’AES n’est plus une alliance conjoncturelle, mais un projet politique appelé à durer.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali Koura ou la fin du fatalisme sahélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:50:52 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali s’engage sur la voie de la refondation avec Mali Koura, une vision souveraine et inclusive fondée sur le danbé pour bâtir un État fort et digne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em><strong><em>À un moment où le Sahel cherche à se réinventer face aux vents contraires de l’histoire, le Mali trace sa propre voie. Porté par la philosophie du&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>danbé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;— cette exigence de dignité, de responsabilité et d’honneur —, le projet&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Mali Koura</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;s’affirme comme une refondation totale de l’État, entre souveraineté retrouvée, redéploiement économique et affirmation géopolitique. Dans un contexte régional en recomposition, Bamako entend désormais ne plus subir le regard du monde, mais imposer le sien : celui d’une nation qui refuse le fatalisme et veut écrire, enfin, son propre récit.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Le Mali vit un moment charnière, comme une clairière qui s’ouvre après de longues années d’ombre et d’errance institutionnelle.&nbsp;Mali Koura&nbsp;n’est pas une simple réforme politique. Il s’impose comme un horizon de reconstruction morale, sociale et stratégique fondé sur le&nbsp;danbé, cette éthique cardinale qui rappelle que la dignité, la responsabilité et l’honneur ne peuvent être négociés. Dans un environnement régional fracturé, où les certitudes s’érodent et où les rapports de force se recomposent, le projet malien entend réaffirmer un «&nbsp;<em>nous&nbsp;</em>» collectif, lucide sur ses fragilités mais déterminé à réinventer son avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-economique-et-strategique"><strong>Une transition économique et stratégique</strong><strong></strong></h3>



<p>Ce tournant se matérialise déjà dans des changements profonds. L’économie renoue avec une dynamique ascendante, portée par la diversification des secteurs productifs, la relecture stratégique du code minier, l’exploitation émergente du lithium et les nouvelles voies de mobilisation des ressources internes. L’installation d’une usine d’armement, symbole d’une volonté de souveraineté durable, marque l’ambition de rompre avec la dépendance sécuritaire extérieure. Ces évolutions témoignent d’un État qui cherche à se redéployer, à devenir acteur de sa propre stabilité et non simple spectateur des crises qui l’assaillent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-gouvernance-et-recit-national"><strong>Souveraineté, gouvernance et récit national</strong><strong></strong></h3>



<p>Mais la transition malienne trouve son sens surtout dans la cohérence des principes qui la structurent : restauration de la souveraineté, refondation de la gouvernance et sécurisation durable du territoire. Ces choix ne sont pas des slogans ; ils représentent une réponse à des décennies d’affaiblissement institutionnel, de fragmentation sociale et de pressions extérieures contradictoires. Ils constituent également une ligne directrice à un moment où le Sahel est traversé par des rivalités géopolitiques intenses, par une compétition économique pour les ressources stratégiques et par un terrorisme qui se nourrit du vide étatique.</p>



<p>C’est dans ce contexte que les positions exprimées par les autorités, notamment le ministre&nbsp;Abdoulaye Diop, prennent tout leur relief. Elles rappellent que les enjeux actuels dépassent largement la seule question sécuritaire : ils touchent à la&nbsp;souveraineté cognitive, à la maîtrise du récit national et à la capacité d’inscrire le Mali dans un nouvel équilibre international. L’enjeu est de ne plus subir le regard extérieur, mais de produire sa propre lecture des événements, ses propres stratégies et sa propre trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-danbe-comme-boussole-d-un-avenir-collectif"><strong>Le danbé comme boussole d’un avenir collectif</strong><strong></strong></h3>



<p>Ainsi,&nbsp;<em>Mali Koura</em>&nbsp;apparaît non comme une rupture improvisée, mais comme une tentative assumée de replacer l’État au centre de sa mission : protéger, organiser, projeter. Cette dynamique reste fragile, semée d’obstacles, mais elle témoigne d’un changement profond : le refus d’un fatalisme longtemps imposé au Sahel, et la volonté de bâtir une souveraineté enracinée dans les réalités nationales et les aspirations populaires.</p>



<p>Ce projet de refondation, encore inachevé, ouvre néanmoins une nouvelle possibilité historique. Il invite à regarder le Mali non comme un pays enfermé dans ses crises, mais comme un&nbsp;espace politique en reconstruction, qui assume désormais de penser par lui-même et de parler en son nom. Dans cette démarche, le&nbsp;danbé&nbsp;n’est pas un mot ancien remis au goût du jour : il devient une boussole pour un futur que les Maliens entendent désormais écrire collectivement.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction d’une première raffinerie d’or à Bamako : l’or est en train, de plus en plus, briller pour les Maliens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 11:55:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La création d'une raffinerie d'or nationale marque un tournant pour les Maliens. L'or commence enfin à briller pour tous.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le slogan, « L’or doit briller pour tous les Maliens », tant chanté par le passé est en train de devenir une réalité au regard de la prise de courageuses décisions par les autorités actuelles. Après avoir fait un audit des mines ayant débouché sur la révision du Code minier, l’État a créé une société publique pour la recherche et l’exploitation minière, et a pris un décret pour recouvrer les manques à gagner. Et voilà qu’en cette fin du mois de mai, il a pris la décision de créer une raffinerie d’or, une première dans le pays.</em></strong></p>



<p>L’information a été rendue publique, à l’issue de la session du Conseil des ministres du mercredi&nbsp;28&nbsp;mai 2025. C’est sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou, que le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la participation de l’État au capital social de la société de Raffinerie d’Or du Mali ; et un projet de décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société de raffinerie d’or du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-textes-repondant-a-des-recommandations-des-anr"><strong>Des textes répondant à des recommandations des ANR</strong></h3>



<p>Selon le communiqué du conseil des ministres, pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises nationales de la refondation ( ANR).</p>



<p>Ces recommandations sont entre autres l’augmentation de la participation de l’État au capital des sociétés minières ; la relecture du Code minier pour augmenter les revenus de l’État ; la création d’une société d’État d’exploitation minière ; la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays.&nbsp;</p>



<p>« <em>C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des réformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. </em>», peut-on lire dans le communiqué. Toujours d’après le communiqué, « <em>La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’État à travers une unité installée au Mali. </em>» Et le gouvernement poursuit en indiquant que « <em>Pour ce faire, l’État du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200&nbsp;tonnes par an dans laquelle l’État détient une participation de 62&nbsp;% du capital social.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-russe-choisie-comme-partenaire-nbsp"><strong>Une entreprise russe choisie comme partenaire&nbsp;</strong></h3>



<p>L’accord pour la construction de la raffinerie d’or au Mali a été signé en octobre 2024, avec la signature d’un protocole d’accord entre le Mali et Yadran. Ce protocole d’accord vise la construction et l’opérationnalisation de la raffinerie, permettant une meilleure intégration du secteur minier dans l’économie nationale. Il s’agit d’un protocole d’accord, ce qui signifie un accord préliminaire qui peut être suivi de contrats plus précis.&nbsp;</p>



<p>Yadran est le partenaire avec lequel le Mali a conclu cet accord pour la construction et l’exploitation de la raffinerie. La construction de cette raffinerie vise à assurer la transformation locale de l’or produit au Mali, permettant ainsi de créer des emplois et d’augmenter les revenus liés à l’extraction aurifère. C’est une raffinerie qui sera située à Bamako, avec une capacité prévue de 200&nbsp;tonnes par an. La réalisation de cette industrie aurifère permettra de mettre fin à la dépendance du pays envers les raffineries étrangères (notamment en Suisse et aux Émirats arabes unis) et a mieux contrôlé sa production aurifère.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-decret-n-nbsp-2016-0801-p-rm-du-20-nbsp-octobre-2016"><strong>Le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016</strong></h3>



<p>Il faut signaler que dans la perspective de faire briller davantage l’or pour les Maliens, les autorités de la transition avaient pris un important décret relatif aux infractions financières dans le secteur minier local. C’était à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;11&nbsp;septembre 2024. « <em>Le projet de décret, adopté, modifie le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016 pour permettre un traitement correct des infractions constatées et préserver les intérêts économiques et financiers essentiels de l’État et du secteur minier </em>», indique le compte-rendu de ce conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p>C’est en application de ce nouveau décret afin de corriger les irrégularités que le gouvernement a engagé des négociations avec les compagnies minières pour recouvrer les 300 à 600&nbsp;milliards&nbsp;F CFA de manque à gagner qu’a fait ressortir le rapport de l’audit des mines. Cet audit, commandité par le Chef de l’État, a été réalisé entre 2022 et 2023.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le ciment, la surcharge… et le soupçon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:08:44 +0000</pubDate>
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<p>Le ciment au Mali : un indicateur des rapports de force économique, avec un focus sur l'augmentation des prix et les défis logistiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-au-mali-la-hausse-du-prix-du-ciment-souleve-une-question-brulante-s-agit-il-d-un-simple-effet-logistique-ou-d-un-sabotage-orchestre-par-des-acteurs-hostiles-a-la-nouvelle-reglementation-sur-les-surcharges"><strong><em>Au Mali, la hausse du prix du ciment soulève une question brûlante : s’agit-il d’un simple effet logistique ou d’un sabotage orchestré par des acteurs hostiles à la nouvelle réglementation sur les surcharges ?</em></strong></h3>



<p>Le Mali a ses fièvres lentes. Il en est une, cette fois, qui ne vient ni du front sécuritaire, ni des soubresauts diplomatiques, mais des entrepôts, des chantiers, des sacs de ciment empilés sous un soleil sans fin. Une fièvre minérale, silencieuse et granuleuse, comme les particules grises que l’on mélange à l’eau pour bâtir. Le prix de la tonne de ciment grimpe, et dans la poussière des chantiers à l’arrêt, une question flotte : à qui la faute ?</p>



<p>Officiellement, tout commence par une réforme. Une de plus, dans ce Mali en refondation permanente. Le gouvernement, dans un souci de bon sens routier, impose le respect des gabarits. Fini les camions ventrus, gorgés jusqu’à la tôle. Fini les convois surchargés qui assassinent les routes à coups de pneus lents. La route, dit-on, est un patrimoine national. Elle doit être préservée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-argument-technique-et-l-odeur-du-soupcon">L’argument technique&#8230; et l’odeur du soupçon</h3>



<p>Sur le papier, la logique est imparable. Moins de charge par voyage, plus de voyages pour la même quantité. Les coûts logistiques grimpent, les prix s’ajustent. Et voilà comment la tonne de ciment, naguère vendue à 105 000 F CFA, atteint aujourd’hui 120 000 à Koulikoro, frôle les 130 000 à Bamako, pendant qu’à Kayes, curieusement, elle reste sage à 78 000 F CFA.</p>



<p>L’économie explique beaucoup, mais pas tout. Et surtout, elle n’explique pas les silences. Car dans les marges de cette hausse, une hypothèse glisse d’entrepôt en entrepôt : celle d’un sabotage déguisé en répercussion logique. Une réponse, à bas bruit, d’acteurs économiques privés à une décision publique qu’ils n’ont ni choisie, ni digérée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-sourde">Une guerre sourde</h3>



<p>Pendant des années, les transporteurs maliens ont bâti un empire de rentes sur les excès de tonnage. Des bénéfices muets, une économie parallèle, des marges confortables. Et voilà que la Transition, dans sa volonté de moralisation et de restauration de l’autorité, vient briser ce pacte informel entre tolérance et profit.</p>



<p>La réponse n’a pas été politique. Elle a été tarifaire. Il n’y a pas eu de tribune, pas de pétition. Juste un glissement des prix, un resserrement de l’offre, une raréfaction qui punit sans tirer. Et si l’augmentation actuelle du ciment était une manière détournée de montrer à l’État ce qu’il en coûte de déranger l’habitude ?</p>



<p>Dans un pays où la pénurie peut être plus organisée que l’abondance, toute hausse devient suspecte. Et celle-ci, en pleine période de relance économique, avec un Code minier rénové, une politique de contenu local affirmée, et des projets d’autonomie industrielle en germe, ressemble à un tir d’avertissement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-beton-pour-construire-ou-pour-bloquer">Du béton pour construire… ou pour bloquer ?</h3>



<p>Il y a quelque chose d’ironique à voir le ciment devenir un révélateur politique. Lui, si banal, si muet, devient, sous les chiffres, un outil de bras de fer. Une arme économique dans une lutte pour le contrôle : celui de la réforme par l’intérêt, celui du long terme par le court terme.</p>



<p>La Transition malienne veut rebâtir l’État. Elle rêve de souveraineté industrielle, d’infrastructures durables, d’un Mali qui s’appartient. Mais elle découvre, comme d’autres avant elle, que réformer, c’est affronter. Et que le prix à payer ne se compte pas qu’en CFA.</p>



<p>L’augmentation du ciment n’est peut-être pas une crise. Pas encore. Mais c’est un signal. Un de ces mouvements lents qui, dans les marges, dessinent les limites d’un pouvoir. Pas celles des discours, mais celles de l’emprise réelle sur les forces économiques.</p>



<p>Il y a, dans chaque sac de ciment plus cher, la trace d’un refus. Le refus, discret mais têtu, d’un ancien monde qui ne veut pas céder.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’or ou le chaos ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 06:57:46 +0000</pubDate>
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<p>Les attaques des sites aurifères du Mali révèlent une guerre silencieuse. Qui gagnera dans cette lutte pour l'or?</p>
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<p><strong><em>Dans un Mali qui rêve de tourner enfin la page de la prédation minière, les récentes attaques contre les sites d’exploitation aurifère tombent comme une signature. Celle d’intérêts obscurs, résolus à saboter une ambition nationale : reprendre le contrôle de l’or pour qu’il profite enfin aux Maliens. Entre provocations sécuritaires et manœuvres économiques, une guerre silencieuse est en marche. Reste à savoir qui en sortira vainqueur.</em></strong></p>



<p>Soyons honnêtes : il y a quelque chose d’exaspérant dans cette obsession malienne pour l’or… non pas que le métal jaune en lui-même pose problème — après tout, c’est une richesse légitime que le Créateur a généreusement enfouie dans nos sous-sols. Mais ce qui fatigue, ce sont les mains étrangères qui s’en emparent depuis des décennies, pendant que nous, Maliens, nous contentons d’applaudir les bilans miniers en milliards, sans jamais voir la couleur de ces milliards.</p>



<p>Ces derniers mois, une lueur d’espoir semblait pourtant poindre. La Transition, à travers son initiative «<em> Mali Kura </em>», a mis la main sur le dossier minier avec une ambition affichée : faire en sorte que l’or brille, non plus pour les compagnies étrangères, mais pour les Maliens. Ce n’est plus un slogan, c’est une doctrine d’État. Le nouveau code minier est passé par là, avec ses promesses de contenu local, de fiscalité revue, de contrôle renforcé. Et il faut croire que ça commence à déranger.</p>



<p>Comme par hasard, voici que les sites miniers, industriels comme artisanaux, se retrouvent dans le viseur. Kangaba, Kéniéba, Kayes : les attaques se multiplient, les engins brûlent, les orpailleurs s’effondrent sous des tonnes de gravats. Le tout, bien sûr, filmé et relayé sur les réseaux sociaux, histoire de semer la peur et de faire passer les autorités pour incapables de protéger la première richesse du pays.</p>



<p>Mais qui profite du chaos ? Certainement pas le Mali. Car pendant que des groupes armés s’acharnent à détruire nos machines et nos espoirs d’investissement, ce sont encore les mêmes intermédiaires et réseaux mafieux, tapis dans l’ombre, qui s’enrichissent sur le dos d’un peuple assoiffé de justice économique.</p>



<p>Ne nous y trompons pas. Ces attaques ne sont pas de simples faits divers sécuritaires. Elles sont la réponse d’intérêts bien connus — nationaux et étrangers — qui refusent de voir le Mali se relever, contrôler ses ressources, et redistribuer les fruits de ses richesses à ses enfants.</p>



<p>Alors, que faire ? Se plaindre ? Certainement pas. La Transition, on le voit, a décidé d’aller jusqu’au bout. La sécurisation des sites miniers est en cours, les réformes avancent, et la reprise en main du secteur est plus qu’une promesse : c’est une stratégie assumée.</p>



<p>Oui, il y aura encore des résistances, des provocations, des coups tordus. Mais à ce stade, il n’y a plus d’alternative. Ou l’or brille pour les Maliens, ou il continuera d’alimenter les banques et les palais des autres. Le peuple, lui, a déjà choisi. Et il n’a plus envie d’attendre.</p>



<p><em>À bon entendeur…</em></p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
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