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	<title>Archives des Code minier 2023 &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Code minier 2023 &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Et si l’or finançait enfin les routes du Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 22:32:43 +0000</pubDate>
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<p>Apprenez comment le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport peut changer l'économie malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Avec la réforme de son Code minier adoptée en 2023, le Mali entend franchir un nouveau cap. Le pays passe d’une économie extractive à une logique de transformation. Au cœur du dispositif, cinq fonds dédiés, dont un mécanisme inédit destiné à financer directement les infrastructures, afin de mieux capter et réinjecter la rente minière dans l’économie nationale.</em></strong></p>



<p>Comment transformer la richesse du sous-sol en routes, en barrages et en réseaux électriques ? Au Mali, la réforme du Code minier adoptée en 2023 tente d’apporter une réponse concrète à cette équation en instituant des fonds dédiés, conçus pour capter directement une part des revenus extractifs et les réinjecter dans l’économie productive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tentative-de-reallocation-de-la-rente-miniere"><strong>Une tentative de réallocation de la rente minière</strong></h2>



<p>Le Mali figure parmi les grandes puissances aurifères du continent africain. Selon un rapport de l’organisation suisse SWISSAID, la production industrielle et semi-industrielle d’or du pays a atteint environ 66,2 tonnes en 2022. Avec ce volume, le Mali se classe troisième producteur d’or en Afrique, derrière le Ghana (95,8 tonnes) et l’Afrique du Sud (84 tonnes), mais devant le Burkina Faso (57,7 tonnes). Cette position confirme le rôle stratégique du secteur minier dans l’économie malienne, l’or constituant la première source d’exportations et une ressource clé pour les finances publiques.</p>



<p>Dans un pays où l’or représente l’essentiel des recettes d’exportation, la question de la redistribution des revenus miniers reste centrale. En adoptant un nouveau Code minier en 2023, les autorités maliennes corrigent les déséquilibres d’un modèle longtemps critiqué pour sa faible capacité à irriguer l’économie réelle.</p>



<p>La création de cinq fonds sectoriels s’inscrit dans cette logique. L’objectif est non seulement de sécuriser des ressources dédiées à des priorités stratégiques mais ausi d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en fléchant les revenus extractifs vers des usages précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-de-financement-indexe-sur-la-production"><strong>Un mécanisme de financement indexé sur la production</strong></h2>



<p>Parmi ces instruments, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport constitue l’un des leviers les plus structurants. Il introduit une forme de prélèvement quasi-fiscal directement adossé à la production minière.</p>



<p>Le dispositif prévoit une contribution de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières pendant les cinq premières années d’exploitation, à laquelle s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. Au-delà de cette période, le taux sur le chiffre d’affaires est relevé à 2,5 %, augmentant progressivement la pression contributive.</p>



<p>Ce mécanisme permet d’adosser le financement des infrastructures à la performance du secteur minier, créant ainsi un lien direct entre extraction et investissement public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-financement-des-biens-publics"><strong>Un outil de financement des biens publics</strong></h2>



<p>Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, ce fonds est un instrument de financement alternatif pour des infrastructures essentielles, traditionnellement dépendantes des ressources budgétaires ou de l’aide extérieure.</p>



<p>Énergie, eau, transport : ces trois secteurs concentrent les principaux goulets d’étranglement de l’économie malienne. Leur sous-développement pèse sur la compétitivité des entreprises, renchérit les coûts logistiques et limite l’attractivité du pays pour les investisseurs.</p>



<p>Pour y remédier, le Mali a identifié onze programmes et projets structurants afin de soutenir les stratégies nationales de développement à moyen et long terme, à travers «&nbsp;﻿<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;». Parmi eux figure le projet n°4, «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» (le retour de l’âge d’or de Kankou Moussa), qui vise à inscrire l’exploitation minière dans une logique de développement durable, en renforçant ses retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble du territoire, avec une attention particulière aux communautés des zones minières. Le projet n°5, «&nbsp;<em>Intégrer le Mali au monde</em>&nbsp;», ambitionne quant à lui de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de transport multimodal, efficace et sécurisé, capable de mieux connecter le pays aux marchés régionaux et internationaux, tout en soutenant l’aménagement durable du territoire.</p>



<p>En orientant une partie des revenus miniers vers ces segments, les autorités entendent créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. L&rsquo;ambition des autorités maliennes de la Transition est de faire profiter les richesses du pays aux Maliens. Cela apparaît clairement dans l&rsquo;article 42 de la Constitution du 22 juillet 2023  : « <em>L&rsquo;Etat dispose du droit souverain sur les richesses et les ressources naturelles situées sur son territoire.</em>» Quant à leur exploitation, elle doit se faire  « <em>dans le respect des règles de protection de l&rsquo;environnement et dans l&rsquo;intérêt des générations présentes et futures.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-un-enjeu-cle-de-credibilite"><strong>Gouvernance : un enjeu clé de crédibilité</strong></h2>



<p>La performance de ce dispositif dépendra largement de sa gouvernance. Le Code minier prévoit l’adoption de textes réglementaires pour encadrer le fonctionnement du fonds, ainsi que la production de rapports annuels validés par les collectivités territoriales et les organes de contrôle de l’État.</p>



<p>La publication de ces rapports constitue un signal en faveur de la transparence, dans un secteur historiquement exposé aux critiques sur l’opacité et la gestion des revenus. Mais au-delà des dispositifs formels, la crédibilité du mécanisme reposera sur la capacité de l’État à garantir une allocation efficace des ressources et à éviter les effets de dispersion ou de captation.</p>



<p>Le fonds dédié aux infrastructures s’insère dans une architecture plus large comprenant : un fonds de développement local, destiné à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers ; un fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites artisanaux ; un fonds de promotion du secteur minier ; un fonds consacré à la recherche géologique et au renforcement des capacités. Cette structuration traduit une approche plus intégrée de la politique minière, combinant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-ambition-economique-et-contraintes-structurelles"><strong>Entre ambition économique et contraintes structurelles</strong></h2>



<p>Dans le cadre du Fonds minier pour le développement local, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités locales du Mali, par le Président de la Transiton, le 12 mars 2026.&nbsp;Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali.&nbsp;</p>



<p>Avec cette réforme du secteur minier, Bamako maximise les retombées économiques d’un secteur clé, tout en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs pour les investissements publics. Toutefois, plusieurs inconnues demeurent : volatilité des cours de l’or, capacité de collecte effective des contributions, discipline budgétaire et efficacité de l’exécution des projets.</p>



<p>En filigrane, c’est la question classique des économies extractives qui se pose : comment transformer une rente en développement durable ? Le nouveau Code minier malien apporte un début de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali va créer un Office des substances précieuses pour encadrer l’orpaillage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:59:36 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali met en place l'Office des substances précieuses pour une gestion transparente de l'or et une stratégie de souveraineté économique.</p>
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<p><strong><em>Le Mali poursuit sa stratégie de reprise en main de ses ressources naturelles. Réuni le 18 mars 2026 à Koulouba, le Conseil des ministres a adopté la création de l’Office malien des substances précieuses, un nouvel outil destiné à encadrer la commercialisation de l’or artisanal et à renforcer la souveraineté économique de l’État.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique. Réuni le 18 mars 2026 au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte portant création de l’Office malien des substances précieuses. Une réforme qui vise à mieux encadrer la commercialisation de l’or, notamment issu de l’orpaillage et des petites mines, dans un secteur clé mais encore largement opaque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-secteur-strategique-mais-difficile-a-controler"><strong>Un secteur stratégique mais difficile à contrôler</strong></h2>



<p>Au Mali, l’or demeure le pilier de l’économie nationale. En 2022, la production a atteint 72,227 tonnes, dont environ 6 tonnes issues de l’orpaillage, générant près de 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur aurifère représente à lui seul 9,2 % du produit intérieur brut.</p>



<p>Mais derrière ces performances se cachent d’importantes failles. Les autorités pointent des écarts significatifs entre les volumes officiellement déclarés et les quantités exportées vers les pays de destination, signe d’une fuite persistante des ressources hors des circuits formels. L’or artisanal, en particulier, échappe encore largement au contrôle de l’État.</p>



<p>C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de l’Office malien des substances précieuses. Placé au cœur de la réforme du secteur minier, cet organisme aura pour mission principale d’assurer la centralisation, la régulation et la sécurisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-economique-renforcee"><strong>Vers une souveraineté économique renforcée</strong></h2>



<p>Cette initiative s’appuie sur les dispositions de la loi n°2023-040 portant Code minier et de la loi n°2023-041 relative au contenu local, adoptées en août 2023. L’objectif est de doter l’État d’un instrument opérationnel capable de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de capter une part plus importante des revenus générés.</p>



<p>Au-delà de la régulation, la réforme traduit une ambition politique plus large. Celle de renforcer la souveraineté économique du Mali sur ses ressources naturelles. En centralisant les flux commerciaux, les autorités entendent limiter les circuits informels, améliorer la traçabilité de l’or et accroître les recettes fiscales.</p>



<p>Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes autour des ressources extractives, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus globale de reprise en main des secteurs stratégiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p>Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p>Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p>Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p>L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p>L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p>Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p>Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p>La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p>Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p>Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p>Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p>Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p>L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p>La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p>Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p>Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p>Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p>Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les « nouvelles routes de la souveraineté »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 15:27:33 +0000</pubDate>
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<p>Explore les nouvelles routes de la souveraineté au Mali, un programme transformateur pour l'économie et les infrastructures.</p>
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<p><strong><em>Quatre ans après les sanctions de la CEDEAO, le Mali a fait de la «&nbsp;souveraineté retrouvée&nbsp;» le moteur d’un vaste programme de transformation économique. Centrales solaires, corridors routiers, nouveau code minier et transformations économiques majeures. Derrière les chantiers se joue une reconquête souveraine du pouvoir sur les ressources, les infrastructures et les choix géopolitiques. Mais cette ambition, entre autonomie revendiquée et dépendances nouvelles, interroge la capacité réelle de Bamako à convertir la souveraineté politique en souveraineté économique durable.</em></strong></p>



<p>14 janvier 2022-14 janvier 2026, depuis quatre ans, le Mali s’est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta et conceptualisée dans la <em>Vision Mali 2063</em>, se dessine le récit politique d’un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées «&nbsp;<em>capitalistes et impérialistes</em>&nbsp;».</p>



<p>Depuis les sanctions «&nbsp;<em>injustes, illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA en 2022, le discours de la «&nbsp;<em>souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» est devenu le cœur de la rhétorique d’État. Mais loin des simples discours, le gouvernement malien tente de la traduire dans les faits. Trois grandes centrales solaires, des corridors routiers réhabilités, un nouveau Code minier et des appuis multiformes au secteur agricole sont à rappeler. Ces initiatives permettront, sans nul doute, au pays de se hisser au rang des nations les plus émergents. On peut articuler ces projets, présentés comme les piliers d’un Mali «&nbsp;<em>maître de son destin&nbsp;</em>», autour de trois axes structurants : <em>Yeelen Kura</em> (l’électrification nationale), <em>Farafinna Jigine</em> (la souveraineté alimentaire) et la réforme du secteur minier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-comme-etendard-de-l-autonomie"><strong>L’énergie comme étendard de l’autonomie</strong></h2>



<p>Les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d’une capacité cumulée de 400 mégawatts, constituent le symbole le plus visible du nouveau cap Mali. Fruit de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique. Surtout, la clause selon laquelle la centrale de Sanankoroba reviendra intégralement à l’État malien au bout de dix ans illustre une ambition de «&nbsp;<em>reprise de souveraineté progressive</em>&nbsp;», rare en Afrique de l’Ouest, post-indépendance.</p>



<p>On peut inscrire cette transition énergétique dans un programme plus vaste, qu’on pourrait appeler <em>Yeelen Kura </em>(lumière nouvelle). Pour le gouvernement, la lumière n’est plus seulement une question de kilowattheures, mais un acte politique : «&nbsp;<em>éclairer le Mali&nbsp;</em>» devient synonyme d’émancipation.</p>



<p>L’autre pilier de cette reconquête se joue sur le terrain des routes. La modernisation de la RN27 entre Bamako et Koulikoro, financée à plus de 33 milliards de FCFA, ou encore la réhabilitation du corridor Bamako–Dakar soutenue par la Banque mondiale, participent de&nbsp; l’effort stratégique de désenclaver un pays continental et maîtriser ses voies d’accès commerciales. Derrière le bitume, se lit une géopolitique du transit, à savoir contrôler les routes, pour contrôler les flux de richesses et affirmer son poids dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mines-nouveau-levier-du-pouvoir-economique"><strong>Les mines, nouveau levier du pouvoir économique</strong></h2>



<p>Adopté en août 2023, le nouveau Code minier renforce considérablement la part de l’État malien dans l’exploitation des ressources : 35 %, dont 10 % gratuits. La réforme du «&nbsp;<em>contenu local&nbsp;</em>», votée en 2025, oblige désormais les compagnies étrangères à recruter, former et sous-traiter localement.</p>



<p>Pour les autorités de la transition, il s’agit de rompre avec des décennies d’exploitation «&nbsp;<em>sans retombées&nbsp;</em>». Les mines doivent financer l’économie réelle. La mine d’or de Sadiola, exploitée par la société canadienne Allied Gold, servira de test grandeur nature . Pour la première fois, un site en activité sera soumis intégralement au nouveau cadre légal.</p>



<p>Moins visible mais tout aussi décisif, les autorités maliennes de la Transition ambitionne de faire du Mali «&nbsp;<em>Farafinna Jigine&nbsp;» </em>(le grenier d’Afrique). Cet ambitieux projet se traduit par les efforts inlassables consentis en faveur de la promotion de l’agriculture et de son industrialisation. On se souvient des nombreuses initiatives du président de la transition, en faveur des agriculteurs, à travers notamment la subvention des intrants agricoles mais aussi de la hausse progressive, d’année en année, du prix d’achat du coton ainsi que la relance de certaines usines de transformation à l’arrêt depuis des années. Aussi faut-il rappelé la remise de distinction honorifiques aux paysans et éleveurs de la région de Sikasso en 2024.&nbsp;</p>



<p>Le but de ces nombreuses initiatives est d’assurer une autarcie alimentaire pour le Mali et par ricochet toute la sous-région. Elles visent non seulement&nbsp; l’autosuffisance céréalière mais aussi la valorisation des filières agricoles traditionnelles (coton, riz, lait). Dans la logique gouvernementale, la souveraineté ne se limite pas à produire de l’électricité ou de l’or. Elle consiste à garantir la capacité du pays à nourrir son peuple sans dépendre des importations. Produire et consommer local est l’ambition des autorités de la transition, qui tiennent à mettre un terme à la politique impérialiste qui fait du Mali un pays consommateur et non transformateur de ses productions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-souverainete-multipolaire"><strong>Une stratégie de souveraineté multipolaire</strong></h2>



<p>Derrière les chantiers se profile une géopolitique nouvelle. En diversifiant ses partenaires (Russie, Chine, Turquie, voire BRICS), Bamako cherche à sortir de l’orbite des institutions occidentales. Le choix du nucléaire civil russe et des partenariats solaires chinois s’inscrit dans la doctrine de « <em>Coopérer sans s’aligner&nbsp;</em>». Cette orientation s’accompagne d’un discours culturel qui a fait de 2025<em>&nbsp;l’«&nbsp;Année de la Culture&nbsp;</em>», dans le but de relier souveraineté économique et réhabilitation identitaire.</p>



<p>Pourtant, le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d’électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre.</p>



<p>Les «&nbsp;<em>routes de la souveraineté&nbsp;</em>» symbolisent donc autant une volonté de rupture qu’un pari risqué : celui d’un État qui veut faire de l’économie une arme de dignité. Car le président Goïta reste convaincu qu’il «<em>&nbsp;ne saurait y avoir de développement sans sécurité et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement&nbsp;</em>». Reste une question : cette souveraineté, bâtie sur des financements extérieurs et des partenariats multipolaires, peut-elle être véritablement «&nbsp;<em>retrouvée</em>&nbsp;» ? Ou n’est-elle qu’une nouvelle forme d’interdépendance, simplement déplacée d’un pôle à un autre ?</p>



<p>Pour l’heure, le Mali trace ses routes, érige ses centrales et refonde ses lois. Qu’elles mènent à l’autonomie ou à un nouvel équilibre de dépendances reste à voir. Mais une chose est sûre : Bamako ne veut plus subir l’histoire, elle veut la construire.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 761 milliards FCFA recouvrés, la commission minière boucle sa mission sous le sceau de la refondation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 15:58:00 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de la commission de négociation et de renégociation met en lumière des acquis majeurs pour le secteur minier malien.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Après trois années de travail discret mais décisif, la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a remis son rapport final au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le document, présenté&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e 1ᵉʳ décembre 2025, dresse un bilan impressionnant :&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>761 milliards FCFA recouvrés</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;sur un objectif de 400 milliards, et un secteur aurifère désormais aligné sur le&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nouveau Code minier de 2023</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>. Une victoire économique et politique qui consacre la reprise en main du Mali sur ses ressources naturelles et marque une étape clé dans la refondation de la souveraineté nationale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, dans la solennité d’une audience à Koulouba, la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a mis un terme à trois années de travail minutieux. Devant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, les experts ont présenté les conclusions d’une mission qui, à bien des égards, marque un tournant dans la gouvernance des ressources naturelles du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-au-dela-des-attentes"><strong>Des résultats au-delà des attentes</strong><strong></strong></h3>



<p>Mamou Touré, expert et membre de la commission, a présenté un bilan sans équivoque : 761 milliards FCFA recouvrés sur un objectif initial de 400 milliards. Une performance qui illustre la fermeté de l’État face aux géants miniers et la volonté politique de traduire en actes la souveraineté économique.</p>



<p>L’impact de cette action dépasse le simple recouvrement. Désormais,&nbsp;toutes les sociétés minières opérant au Mali sont assujetties au Code minier de 2023, un texte emblématique de la refondation du secteur. Selon le rapport, cette harmonisation des régimes juridiques générera&nbsp;585,7 milliards FCFA de recettes supplémentaires par an&nbsp;pour les seules sociétés auditées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-issue-des-assises-nationales"><strong>Une refondation issue des Assises nationales</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette vaste opération trouve sa source dans les&nbsp;Assises nationales de la refondation, qui avaient recommandé un audit approfondi du secteur aurifère. Objectif : garantir une meilleure équité dans la répartition des richesses et restaurer la confiance entre l’État et ses partenaires miniers.</p>



<p>Pour mener à bien cette mission, l’État malien a mobilisé des ressources conséquentes :&nbsp;2,87 milliards FCFA&nbsp;ont été investis en frais de fonctionnement et d’expertise. Un coût jugé modeste au regard des gains obtenus et du signal envoyé à l’ensemble des acteurs économiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-reprend-la-main"><strong>L’État reprend la main</strong><strong></strong></h3>



<p>À l’issue de la présentation, le Président de la Transition a salué «&nbsp;<em>un travail d’intérêt national accompli avec rigueur, patriotisme et transparence&nbsp;</em>». En rendant hommage à la commission, le Général Assimi Goïta a réaffirmé sa volonté de poursuivre le redressement stratégique du secteur minier, pilier de la souveraineté économique du Mali.</p>



<p>La mission, désormais achevée, laisse derrière elle un héritage tangible : un cadre juridique unifié, des recettes accrues et un État qui renoue avec son rôle de régulateur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ere-nouvelle-du-secteur-minier"><strong>Vers une ère nouvelle du secteur minier</strong><strong></strong></h3>



<p>Dans un pays où l’or représente plus de 70 % des exportations, la conclusion de cette mission est tout sauf anodine. Elle symbolise le passage d’un Mali sous influence contractuelle à un Mali maître de ses ressources.</p>



<p>À travers cette démarche, les autorités de la Transition entendent poser les bases d’une&nbsp;gouvernance minière souveraine, fondée sur la transparence, la justice fiscale et la durabilité. Une manière de rappeler que, désormais, chaque gramme d’or extrait du sous-sol malien doit briller d’abord pour le peuple malien.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l&#8217;État malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:38:35 +0000</pubDate>
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<p>L'État malien et Barrick Gold ont trouvé un accord après un différend fiscal. Les détails de cette importante entente sont ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Après plus d&rsquo;un an de différend relatif au paiement de taxes et d&rsquo;impôts consécutif à l&rsquo;application du nouveau&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>C</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ode minier, l&rsquo;État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’Économie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>F</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inances. C&rsquo;était en présence&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Alousséni Sanou</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, du ministre des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>M</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ines</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Amadou Kéïta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et, d&rsquo;une délégation de Barrickgold.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition,&nbsp;le général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l&rsquo;État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour&nbsp;que cela ne se reproduise plus, un nouveau&nbsp;Code minier a été adopté en 2023.&nbsp;&nbsp;Ce nouveau texte augmente non seulement &nbsp;la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et &nbsp;5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l&rsquo;exploitation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deux-compagnies-recalcitrantes-nbsp"><strong>Les deux compagnies récalcitrantes&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code,&nbsp;en vue de réclamer les arriérés d&rsquo;impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement&nbsp;a&nbsp;adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la&nbsp;réglementation&nbsp;des relations financières extérieures des&nbsp;États&nbsp;membres de l’Union&nbsp;Économique&nbsp;et Monétaire Ouest Africaine.</p>



<p>C&rsquo;était le rapport du&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances. C&rsquo;était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l&rsquo;adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu&rsquo;elles se confirment aux dispositions du nouveau&nbsp;Code.&nbsp;&nbsp;Hormis&nbsp;le&nbsp;Canadien&nbsp;Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à &nbsp;commencer par la SEMOS-SA (Société d&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s&rsquo;acquittant des arriérés d&rsquo;impôts et taxes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-l-opposition-de-barrick-au-gouvernement-malien-nbsp"><strong>Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d&rsquo;octobre 2024, avait indiqué que l&rsquo;État a perçu, à l&rsquo;issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l&rsquo;australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.</p>



<p>Cependant, suite à l&rsquo;interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s&rsquo;est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu&rsquo;elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu&rsquo;elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d&rsquo;environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s&rsquo;est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d&rsquo;un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d&rsquo;un accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-conforme-au-nouveau-nbsp-c-ode-minier"><strong>Un accord conforme au nouveau&nbsp;</strong><strong>C</strong><strong>ode minier</strong><strong></strong></h2>



<p>Il prévoit une série de concessions mutuelles. &nbsp;Par rapport à la clôture&nbsp;de l&rsquo;arbitrage et libération des employés,&nbsp;Barrick s&rsquo;engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID).&nbsp;En retour, le gouvernement malien s&rsquo;engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus.&nbsp;En outre, il&nbsp;met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick.&nbsp;</p>



<p>Concernant l&rsquo;alignement sur le nouveau&nbsp;Code&nbsp;minier, Barrickgold s&rsquo;engage à s&rsquo;y conformer. D&rsquo;après le ministre d l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances, Alousséni Sanou, l&rsquo;accord va permettre d&#8217;empocher annuellement 220 milliards de F CFA.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, selon le&nbsp;média&nbsp;américain « <em>Bloomberg</em>« ,&nbsp;dans une publication du mardi 25 novembre 2025,&nbsp;le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à&nbsp;l&rsquo;État malien. Et,&nbsp;le média américain d&rsquo;ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-differend-a-plusieurs-rebondissements-nbsp"><strong>Un différend à plusieurs rebondissements&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour faire respecter le nouveau&nbsp;Code, les&nbsp;autorités&nbsp;avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l&rsquo;arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold. &nbsp;Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l&rsquo;État, soit plus de 300 milliards F CFA.&nbsp;</p>



<p>Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu&rsquo;il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais&nbsp;l’État&nbsp;avait indiqué, le 23 octobre 2024, à &nbsp;travers un communiqué conjoint de deux ministres (&nbsp;Economie et&nbsp;Finances,&nbsp;Mines), que Barrickgold n&rsquo;avait pas tenu ses engagements.&nbsp;</p>



<p>Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d&rsquo;arrestation, le 04 décembre 2024, à l&rsquo;encontre de Mark Bristow, directeur général à l&rsquo;époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d&rsquo;interdire la sortie du pays du stock d&rsquo;or de trois (03) tonnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nomination-d-une-nbsp-administration-provisoire-nbsp"><strong>Nomination d’une&nbsp;</strong><strong>administration provisoire&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En réaction à cet acte de&nbsp;l’État&nbsp;malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d&rsquo;or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l&rsquo;oppose à l&rsquo;État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu&rsquo;il a perdu.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le 11 janvier 2025, l&rsquo;État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d&rsquo;or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16&nbsp;juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la&nbsp;Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion.&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d&rsquo;or appartenant aux filiales locales de Barrick. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changement-a-la-tete-de-la-compagnie-nbsp"><strong>Changement à la tête de la compagnie&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur.&nbsp;En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow&nbsp;a&nbsp;démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l&rsquo;État malien. Ce qui a abouti à l&rsquo;accord du 24 novembre 2025.</p>



<p>Il faut signaler que le&nbsp;dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l&rsquo;application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des&nbsp;Mines et son collègue de l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d&rsquo;Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien&nbsp;devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d&rsquo;or de Tongo ( Côte d&rsquo;Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l&rsquo;a vendue.&nbsp;</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
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		<title>Fin du litige minier : l’État malien obtient 220 milliards FCFA par an  </title>
		<link>https://saheltribune.com/fin-du-litige-minier-letat-malien-obtient-220-milliards-fcfa-par-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:24:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Le Litige minier Mali-Barrick Gold est résolu. Un nouvel accord apporte des bénéfices financiers significatifs pour le Mali.</p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pollution de l’eau : le SUTEELEC et ses partenaires tirent la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:11:21 +0000</pubDate>
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<p>Le SUTEELEC alerte sur la pollution de l’eau au Mali. Apprenez-en plus sur cette problématique cruciale pour l'environnement.</p>
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<p><strong><em>Le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Eau et de l’Électricité (SUTEELEC), en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, a tenu un point de presse le samedi 2 août 2025 dans les locaux de la SOMAGEP-SA à Djikoroni Para. Cette rencontre avait pour but d’alerter les autorités et la population sur la dégradation préoccupante de la qualité des cours d’eau au Mali.</em></strong></p>



<p>Parmi les participants figuraient notamment la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», le Syndicat Malien du Commerce et des Mines (SYMACOM), DJAMANA KOLOCHI TONBA, l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la Coalition Nationale pour la Sauvegarde du Fleuve Niger (CNSFN).</p>



<p>Dans son intervention, Bocar Témé, secrétaire général du SUTEELEC, a dénoncé une pollution croissante des eaux due notamment au dragage illégal et à l’orpaillage. Il a expliqué que la turbidité, ou trouble de l’eau, est bien plus élevée qu’avant, et ce, même hors saison de pluie. «&nbsp;<em>Nos cours d’eau sont en train de mourir à petit feu, leur qualité diminue de manière alarmante&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-situation-preoccupante-pour-la-sante-et-l-economie"><strong>Une situation préoccupante pour la santé et l’économie</strong></h2>



<p>Cette dégradation affecte gravement plusieurs secteurs vitaux notamment l’approvisionnement en eau potable, la production hydroélectrique, la pêche, et même la santé publique des populations.</p>



<p>Présent également à la conférence, Ernest Dembélé, coordonnateur national de la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», a rappelé que ce problème n’est pas nouveau. Il a évoqué la conférence de presse organisée le 12 février 2025, lors de laquelle plusieurs recommandations avaient déjà été formulées.</p>



<p>M. Dembélé a notamment insisté sur la nécessité de faire respecter le Code minier de 2023 qui interdit le dragage dans les cours d’eau. Il a souligné que si des machines de dragage ont récemment été saisies et détruites à Kangaba, ce type d’actions doit être renforcé et généralisé sur tout le territoire.</p>



<p>Le coordonnateur national de la Coalition Malienne « <em>Publiez Ce Que Vous Payez</em> » a aussi alerté sur l’utilisation illégale de pesticides dangereux, importés malgré les interdictions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-generale"><strong>Un appel à la mobilisation générale</strong></h2>



<p>Les intervenants ont tous insisté sur le fait que la sauvegarde des cours d’eau est une responsabilité collective. Il ne s’agit pas seulement d’un combat des syndicats ou des autorités, mais de celui de toute la population, des collectivités et des acteurs économiques. Sans une eau propre, la vie elle-même est menacée.</p>



<p>Pour clore la conférence, plusieurs slogans ont été rappelés. «&nbsp;<em>L’eau, c’est la vie », « Protégeons nos cours d’eau » et « Sauvons le fleuve, sauvons le Mali</em>&nbsp;». Ces mots résonnent comme un appel vibrant à l’action.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction de la raffinerie d’or du Mali : la fin du tout-export, le début du raffinement national</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 14:00:04 +0000</pubDate>
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<p>La raffinerie d’or du Mali marque un tournant économique. Apprenez-en davantage sur ses implications pour le pays.</p>
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<p><strong><em>À Bamako, le 16&nbsp;juin 2025, le Président Assimi Goïta a lancé les travaux d’une infrastructure stratégique&nbsp;: la première raffinerie d’or du Mali. Portée par un partenariat inédit avec le groupe russe Yadran, cette initiative marque un tournant décisif dans l’histoire industrielle et économique du pays.</em></strong><em></em></p>



<p>Dans la douceur d’un ciel couvert, mais dans l’éclat des grandes décisions&nbsp;et devant une assistance mêlant autorités, diplomates et figures coutumières, le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a posé la première pierre de ce qui s’annonce comme le joyau industriel du Mali post-refondation&nbsp;: une raffinerie d’or d’une capacité annuelle de 200&nbsp;tonnes, située à Senou, en commune&nbsp;VI du district de Bamako.</p>



<p>La symbolique est forte. Pour un pays classé 3 ᵉ producteur d’or d’Afrique, mais longtemps confiné à l’exportation de minerai brut, cette raffinerie incarne un saut qualitatif vers la souveraineté économique. L’État malien en détiendra 62&nbsp;% du capital via la société SOREM S.A., tandis que Yadran — partenaire russe stratégique — apportera l’expertise technologique et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-or-du-mali-enfin-raffine-au-mali"><strong>L’or du Mali, enfin raffiné au Mali</strong></h2>



<p>«<em> Ce que nous construisons, ce n’est pas simplement une usine. Nous construisons des emplois, des recettes pour l’État, et une nouvelle économie où le Mali n’est plus un simple fournisseur de matière première, mais un acteur industriel respecté dans la région </em>» a affirmé Sedan Veselinovic, représentant du groupe Yadran. Sa prise de parole, ponctuée de promesses concrètes, a dressé le portrait d’un complexe ultramoderne sur 5&nbsp;hectares, doté de laboratoires, d’entrepôts, de systèmes logistiques aux standards internationaux — et surtout, de capacités d’accueil pour former et insérer les jeunes maliens dans la chaîne de valeur aurifère.</p>



<p>Le projet n’a rien d’un simple chantier d’apparat. « <em>La raffinerie pourra traiter non seulement l’or malien, mais également celui des pays voisins comme le Burkina Faso, qui produit plus de 57&nbsp;tonnes par an. Ce sera un centre régional de transformation des métaux précieux, </em>» a renchéri Irek Salikhov, président du groupe Yadran. Avant de conclure&nbsp;: « <em>Ce projet est le premier résultat concret du dialogue stratégique russo-malien. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-souverainiste-traduite-en-actes"><strong>Une vision souverainiste traduite en actes</strong></h2>



<p>Cette raffinerie s’inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement de Transition sous la houlette du ministre des Mines, Amadou Keïta. Depuis 2022, Bamako multiplie les initiatives&nbsp;: audit des contrats miniers, création de la SOREM, relèvement des parts de l’État dans les projets miniers, obligation pour les exploitants d’affiner l’or localement&#8230; Une ligne claire s’impose&nbsp;: faire de l’or un levier de développement maîtrisé et redistributif.</p>



<p>«<em> Cette usine est la réponse concrète à des décennies d’attentes populaires. Elle est l’incarnation matérielle d’un Mali qui ne brade plus son sous-sol, mais en fait le socle d’une économie souveraine, intégrée et résiliente,</em> » a martelé le ministre Amadou Keïta dans un discours empreint de détermination.</p>



<p>Il a rappelé que, malgré ses 55&nbsp;tonnes d’or annuelles, le Mali perdait jusqu’à présent une part substantielle de sa richesse dans l’export brut, sans transformation locale. Ce «<em> manque à gagner </em>», selon ses termes, sera désormais converti en infrastructures, en formations, et en revenus budgétaires durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-pour-l-economie-et-la-memoire"><strong>Un projet pour l’économie&#8230; et la mémoire</strong></h2>



<p>Ce chantier industriel, voulu par les plus hautes autorités du pays, revêt également une portée sociale et identitaire. La maire de la commune&nbsp;VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, l’a souligné avec émotion&nbsp;: «<em> Ce projet d’envergure n’aurait pu voir le jour sans le leadership visionnaire du président Goïta. Il marque le retour de l’État dans ses fonctions stratégiques et le début d’une nouvelle ère pour notre jeunesse. </em>»</p>



<p>Un espoir partagé par les populations locales, qui voient déjà poindre les opportunités&nbsp;: création d’emplois directs et indirects, réduction du chômage, dynamisation de l’économie locale, et renforcement de la formation professionnelle.</p>



<p>Dans un style direct et sans détours, le Général d’Armée Assimi Goïta a rappelé le sens historique du lancement des travaux de construction de la raffinerie d’or de Sénou. « <em>Depuis 1980, l’or du Mali est affiné ailleurs, vendu ailleurs, enrichissant d’autres économies. Aujourd’hui, nous mettons fin à cette anomalie </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Fruit des recommandations des Assises nationales de la Refondation, ce projet est l’aboutissement d’une série d’actions souverainistes&nbsp;: audit du secteur minier, refonte du Code minier, création d’une société publique d’exploration (SOREM), loi sur le contenu local, renégociation des contrats léonins.&nbsp;</p>



<p>L’objectif est limpide&nbsp;: que l’or du Mali brille enfin pour les Maliens. Et cette raffinerie, appelée à devenir la seule autorisée à affiner l’or extrait sur le territoire, permettra de contrôler la traçabilité, de rapatrier les revenus, et de créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Au-delà, c’est aussi une déclaration géopolitique&nbsp;: « <em>Nos partenaires russes ne nous livrent pas seulement une usine, mais aussi leur expertise et un transfert de compétences.</em> »&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-russie-mali-nbsp-une-alliance-pragmatique"><strong>Russie-Mali&nbsp;: une alliance pragmatique</strong></h2>



<p>La cérémonie du 16&nbsp;juin n’était pas seulement nationale — elle était géopolitique. Avec la raffinerie de Senou, le Mali envoie un signal clair à ses partenaires&nbsp;: l’heure est à la coopération équitable et respectueuse des souverainetés. Le partenariat avec Yadran illustre cette volonté d’un nouveau deal africain, libéré des asymétries héritées des anciennes puissances tutélaires.</p>



<p>«<em> Le Mali peut compter sur la Russie comme sur un véritable partenaire stratégique et ami, </em>» a déclaré Veselinovic. Le ton est donné. Et dans les pas de cette raffinerie, d’autres projets structurants sont déjà en préparation — dans l’énergie, l’agro-industrie, la défense ou encore la formation.</p>



<p>Le lancement de la raffinerie d’or de Senou est bien plus qu’un événement industriel. Il est une déclaration d’intention, une démonstration de souveraineté, un pari sur l’avenir. Assimi Goïta, saluant la coopération renforcée avec la Fédération de Russie, conclut&nbsp;: « <em>Ce rêve longtemps attendu par notre peuple est en train de devenir réalité.</em> »</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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