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	<title>Archives des Coalition citoyenne pour le Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Coalition citoyenne pour le Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Rapport] Sahel : huit civils tués chaque jour dans des violences, note la Coalition citoyenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2022 08:05:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans son nouveau rapport de suivi, publié jeudi 16 juin, la Coalition citoyenne pour le Sahel révèle l’ampleur de la crise sécuritaire dans la région et appelle à une approche radicalement différente basée sur les besoins des population.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans son nouveau rapport de suivi, publié jeudi 16 juin, la Coalition citoyenne pour le Sahel révèle l’ampleur de la crise sécuritaire dans la région et appelle à une approche radicalement différente basée sur les besoins des population.</strong></p>



<p>Qu’est-ce qui a changé au Sahel ? « <em>Ces 18 derniers mois [depuis avril 2021], le Sahel central a connu de nombreux bouleversements, </em>constate Alioune Tine, fondateur <a href="https://afrikajomcenter.org/about/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Afrikajom</a> Center.<em> Un gouvernement de transition en a remplacé un autre au Mali. Un président élu a été renversé au Burkina Faso. La région est devenue un terrain d’affrontement géopolitique avec le redéploiement en cours des forces française Barkhane et européenne Takuba du Mali vers le Niger notamment, et l’arrivée des Russes au Mali. </em>»</p>



<p>Lancé officiellement ce jeudi 16 juin, à l’hôtel Casino du Cap-Vert à Dakar et en visio-conférence, ce <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-de-suivi-2022">nouveau rapport</a> de 40 pages et de quatre piliers essentiels propose des solutions pour répondre plus efficacement à des défis n’étant pas seulement de l’option sécuritaire, mais également d’une profonde crise institutionnelle, politique, sociale et humanitaire — qui frappe les trois pays du centre du Sahel et qui commence à s’étendre dans toute la sous-région.</p>



<p>Cette étude, fruit d’un travail collectif inédit de 49 <a href="https://saheltribune.com/pour-resolution-crise-securitaire-sahel-coalition-citoyenne-voit-jour/">organisations de la société civile sahélienne</a> et ouest-africaine, soutenues par des ONG internationales, apporte ainsi un éclairage nouveau sur l’ampleur de la crise sécuritaire au Sahel central et l’échec à enrayer la spirale de la violence des stratégies de lutte contre le terrorisme menées depuis dix ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Protection des civils</strong></h3>



<p>Dans le premier volet de son nouveau rapport, la Coalition citoyenne pour le Sahel déplore les attaques contre les populations civiles&nbsp;: «&nbsp;c<em>haque jour 8 civils ont été tués en moyenne entre avril 2021 et mars 2022 dans des exactions au Sahel central&nbsp;</em>».</p>



<p>Le rapport ajoute&nbsp;: «<em>2901 civils ont été tués au Mali, au Niger et au Burkina Faso pendant cette période, en hausse de 18% par rapport à l’année 2020. À titre de comparaison, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont également payé un très lourd tribu avec 1514 membres tués en opération dans la même période (+37% par rapport à 2020); il y a donc le double de victimes civiles</em>. »</p>



<p>Selon le rapport de suivi 2022, le nombre de civils tués par les Forces de Défense et de Sécurité a diminué de 11%<em> </em>sur la période avril 2021-mars 2022&nbsp;: «<em>Les décès de civils ou suspects non armés attribués à des membres des forces de défense et de sécurité (FDS) ont chuté de 71% en 2021, avant de repartir dramatiquement à la hausse dans les trois pays début 2022. Sur la période avril 2021-mars 2022, la baisse n’était plus que de 11% par rapport à l’année 2020</em>&nbsp;». Malgré cette baisse des exactions des FDS, en partie grâce à la mobilisation des sociétés civiles par des actions de veille citoyenne et de sensibilisation sur le respect des droits humains, les forces militaires déployés dans la région restent cependant soupçonnées d’être responsables de 27% des morts civils entre avril 2021 et mars 2022 contre 35% en 2020. Ces progrès sont en deçà des attentes de la Coalition citoyenne pour le Sahel, qui appelait, en avril 2021, à une baisse d’au moins 50% des attaques contre les civils par les FDS [d’avril à octobre 2021].</p>



<p>Le déchiffrement de <a href="https://saheltribune.com/drissa-traore-lheure-nest-pas-a-la-remise-en-cause-de-ce-rapport/">nombre de civils tués</a> dans des attaques attribuées à des groupes dits d’autodéfense a chuté de 49% depuis 2020. Ce qui répond aux recommandations de la Coalition, qui avait demandé en avril 2021 une baisse d’au moins 20% des attaques contre les civils par les groupes d’autodéfense d’avril à octobre 2021. Cela peut s’expliquer par la reprise de contrôle de certaines localités par les FDS au Mali ou par une structuration de ces groupes au sein des Volontaires pour La Défense de la patrie au Burkina Faso, ou encore par des lacunes dans la documentation des exactions. À l’opposé de cette tendance régionale, le Niger a connu une augmentation de 185% de décès de civils imputables aux groupes d’autodéfense.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Stratégies politiques</strong></h3>



<p>« <em>Au Burkina Faso, au Mali comme au Niger, les autorités ont clairement réaffirmé leur priorité à l’option militaire pour faire face à l’insécurité endémique et à la progression des groupes dits extrémistes, en renforçant les capacités de leurs forces de défense et de sécurité et en intensifiant les opérations militaires. Cependant, la négociation et le dialogue comme solution politique à la crise sont de plus en plus sérieusement envisagés comme une option complémentaire, voire indissociable de l</em><em>’</em><em>intervention armée</em>&nbsp;», indique le nouveau document de la Coalition.</p>



<p>Selon un responsable communautaire impliqué dans les efforts de la médiation dans le centre du Mali, cité par le <em>New Humanitarian</em> et repris par le rapport de suivi, « <em>la meilleure chose à faire est que le gouvernement cesse de se battre et entame un dialogue. Les responsables devraient impliquer les chefs religieux et bien sûr nous inclure</em> ». Ces propos illustrent l’ambition des gouvernements de dialoguer avec les groupes radicaux, notamment au Mali, où le premier ministre de la première transition, Moctar Ouane avait évoqué lors d’un point de presse l’ambition du gouvernement malien de <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/negocier-avec-les-djihadistes-une-solution-pour-le-mali-08-12-2020-2404709_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">négocier avec les groupes armés</a> qualifiés de djihadistes.</p>



<p>« <em>La négociation et le dialogue comme solution politique à la crise sont de plus en plus sérieusement envisagés comme une option complémentaire, voire indissociable de l’intervention armée au Burkina Faso avec la création de « comités locaux de dialogue », mais aussi au Niger. Au Mali, c’est également l’orientation qui avait été définie lors du Dialogue national inclusif en 2019 et de la Conférence nationale d’entente en 2017, </em>a déclaré Niagalé Bagayoko, présidente de <a href="http://www.africansecuritynetwork.org/assn/background/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’African Security Secteur Network</a>.<em> Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de ces annonces sur les niveaux d’insécurité – mais cela va dans le sens des préconisations de la Coalition citoyenne. Nous appelons l’Union africaine et la CEDEAO, ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux, à encourager et à soutenir ces efforts en faveur de solutions négociées. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Transparence et urgences humanitaires</strong></h3>



<p>Toujours dans sa nouvelle étude, la Coalition citoyenne pour le Sahel a identifié «&nbsp;<em>les détournements dans le secteur de la défense et de la sécurité constatés dans les trois pays du Sahel central […] comme emblématiques de la profonde crise de gouvernance dans la région, qui nourrit la perception par les populations d’un État plus prédateur que protecteur </em>».Ainsi, pour la Coalition,<em> « l’enjeu ne consiste pas seulement à restaurer les capacités de l’État et à redéployer ses services dans l’ensemble des territoires sahéliens, mais à refonder sa légitimité</em> »<em>.</em></p>



<p>Elle note aussi un certain nombre de progrès enregistré sur le front de la transparence dans la gestion des ressources affectées au secteur de la défense et de la sécurité depuis la publication du rapport <em><a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-la-societe-civile-presente-ses-recommandations-pour-une-nouvelle-approche-au-sahel/">Sahel : ce qui doit changer</a>. « La lutte contre la corruption a été érigée en priorité par les autorités des trois pays du Sahel central, les enquêtes sur des détournements de fonds ont progressé, le rôle des autorités administratives indépendantes de contrôle a été réaffirmé et des audits ont été annoncés</em>, note-t-elle<em>. Cependant, le risque d</em><em>’</em><em>instrumentalisation de procédures judiciaires a été constaté dans les trois pays</em><em>&nbsp;».</em></p>



<p>Par ailleurs, la Coalition invite à répondre également aux urgences et financements humanitaires pour assurer l’accès humanitaire aux populations dans les trois pays du Sahel. « <em>Je lance un appel urgent aux bailleurs</em>, a déclaré Clémentine Tarnagda, directrice de <a href="https://awdf.org/fr/organisation-pour-de-nouvelles-initiatives-en-developpement-et-sante-onids-2/#:~:text=Organisation%20pour%20de%20Nouvelles%20Initiatives%20en%20D%C3%A9veloppement%20et,and%20various%20forms%20discriminations%20against%20women%20and%20girls." target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Organisation pour de nouvelles initiatives en développement et santé</a> (ONIDS), basée au Burkina Faso. <em>Vous avez la possibilité de sauver des vies. Ne vous détournez pas de notre région, malgré les nombreuses autres crises, comme en Ukraine.</em> »</p>



<p><strong>Mohamed Camara et Sagaïdou Bilal</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet UA-UE : promouvoir un sursaut civil et politique, exhorte la Coalition citoyenne pour le Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 07:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans une déclaration commune, publiée le 16 février 2022, la Coalition citoyenne pour le Sahel et certains de ses partenaires invitent les dirigeants africains et européens à promouvoir un véritable sursaut civil et politique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans une déclaration commune, publiée le 16 février 2022, la Coalition citoyenne pour le Sahel et certains de ses partenaires invitent les dirigeants africains et européens à promouvoir un véritable sursaut civil et politique. A Bruxelles, se tient du 17 au 18 février un sommet Union européenne &#8211; Union africaine (UE-UA).</strong></p>



<p>Elles sont 21 organisations ouest-africaines — appartenant à la <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le Sahel</a> — et 8 organisations internationales à avoir signé une déclaration commune. Celle-ci exhorte les dirigeants africains et européens à promouvoir un véritable sursaut civil en vue de <em>«s’attaquer aux causes profondes de la crise au Sahel et mieux protéger les populations civiles ».</em></p>



<p>Dans cette région, l’actualité reste marquée par le retrait des troupes françaises et européennes du Mali, «&nbsp;l’arrivée de forces russes&nbsp;», les coups d’État militaires et les brouilles diplomatiques, énumère la Coalition citoyenne pour le Sahel dans sa déclaration du 16 février 2022.</p>



<p>Pendant ce temps, <em>« les besoins des populations civiles, qui continuent à être les premières victimes de l’insécurité, semblent relégués au second plan par les gouvernements et les acteurs internationaux »</em>, regrettent les 29 organisations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="occasion-d-un-nouveau-depart-pour-le-sahel"><strong>Occasion d’un nouveau départ pour le Sahel</strong></h3>



<p>En marge du <a href="https://saheltribune.com/sahel-entre-bamako-et-paris-le-vin-est-desormais-tire-il-faut-le-boire-a-quel-prix/">sommet de l’Union africaine et l’Union européenne</a>, les 17 et 18 février 2022, à Bruxelles, sur le redéploiement militaire français au Sahel, la Coalition citoyenne tire ainsi la sonnette d’alarme sur les difficiles conditions de vie des civils dans la région Sahel.</p>



<p>« <em>Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, près de 2000 civils ont été tués dans des violences au cours de 12 derniers mois, dont les deux tiers attribués aux groupes dits djihadistes, selon Armed Conflict Location &amp; Event Data Project (<a href="https://acleddata.com/#/dashboard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACLED</a>). <a href="https://data2.unhcr.org/en/situations/sahelcrisis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,5 millions</a> de personnes ont dû fuir leur maison, dont une majorité d’enfants aujourd’hui déscolarisés &#8211; deux fois plus qu’il y a un an »,</em> rapporte la Coalition. Elle estime que «<em> le Sommet Union africaine-Union européenne</em> […] <em>devrait être l’occasion d’un nouveau départ pour le Sahel et ses partenaires ».</em></p>



<p>Pour rappel, la Coalition citoyenne pour le Sahel est une alliance diverse et informelle d’organisations de la société civile sahélienne et ouest-africaine. Son objectif est de convaincre les gouvernants à adopter une nouvelle approche au Sahel qui permet de mieux protéger les populations civiles.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises sécuritaire et politique : aux gouvernements, rappel de la Coalition citoyenne pour le Sahel</title>
		<link>https://saheltribune.com/crises-securitaire-et-politique-aux-gouvernements-rappel-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 11:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La&#160;Coalition citoyenne pour le Sahel rappelle, dans une déclaration commune publiée le 24&#160;juin, aux gouvernements leurs engagements en matière de protection&#160;des civils&#160;et de lutte contre l’impunité. Crises sécuritaire et politique.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La&nbsp;Coalition citoyenne pour le Sahel</strong> <strong>rappelle, dans une déclaration commune publiée le 24&nbsp;juin, aux gouvernements leurs engagements en matière de protection&nbsp;des civils&nbsp;et de lutte contre l’impunité. Crises sécuritaire et politique. Droits de l’Homme.</strong></p>



<p>À l’occasion du Conseil européen, qui se tient du 24 au 25&nbsp;juin à Bruxelles, vingt-sept (27) dirigeants de l’Union européenne sont réunis pour discuter de la situation sociopolitique et sécuritaire préoccupante au Mali après le deuxième coup de force du 26&nbsp;mai dernier.</p>



<p>À cet effet, vingt-six (26) organisations ouest-africaines et internationales, membres de la Coalition citoyenne pour le Sahel, ont publié, sur leur plate-forme numérique, hier 24&nbsp;juin 2021, une déclaration commune. Celle-ci consiste à faire un état de <em>« la rapide dégradation de la situation »</em> sécuritaire et politique au Sahel, au moment où la France annonce déjà une réorganisation de sa présence militaire dans cette zone stratégique d’Afrique.</p>



<p>Aux gouvernements, ces 26 organisations lancent un rappel à leurs engagements. &nbsp;Et les invitent, par la même déclaration, à agir encore mieux et efficacement contre l’impunité pour assurer la protection des civils, mais aussi de « <em>revisiter l’esprit qui sous-entend, les relations de partenariat</em> ».</p>



<p><a href="https://saheltribune.com/">Saheltribune.com</a> diffuse ici, avec l’accord de la Coalition, leur déclaration intégrale. Le titre et les intertitres sont de notre rédaction comme les lignes ci-haut ainsi que certains hyperliens. Bonne lecture.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Préoccupation et condamnation ferme</strong></h3>



<p><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le Sahel</a>, représentée par les organisations de la société civile sahélienne et internationale&nbsp;soussignées,&nbsp;est profondément préoccupée par&nbsp;la rapide dégradation de la situation dans la région&nbsp;du Sahel, marquée&nbsp;par une recrudescence des&nbsp;actes de&nbsp;violence&nbsp;contre les civils&nbsp;et par&nbsp;deux&nbsp;changements de pouvoir non constitutionnels&nbsp;en&nbsp;l’espace&nbsp;de&nbsp;quelques semaines au Tchad et au&nbsp;Mali.&nbsp;<strong></strong></p>



<p>Nous&nbsp;condamnons&nbsp;avec la plus grande fermeté&nbsp;la multiplication des attaques&nbsp;de groupes armés,&nbsp;dont&nbsp;ceux dits&nbsp;de&nbsp;« djihadistes »,&nbsp;contre les populations civiles&nbsp;dans la région des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont fait&nbsp;<a href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/08/le-dernier-massacre-commis-par-des-islamistes-armes-au-sahel-vise-le-burkina-faso" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 500 morts</a>&nbsp;depuis&nbsp;le début de l’année&nbsp;2021. Nous&nbsp;nous inclinons devant la mémoire des&nbsp;140&nbsp;victimes des&nbsp;massacres de Solhan et de&nbsp;Tadaryat&nbsp;survenus&nbsp;les 4 et 5&nbsp;juin&nbsp;2021 au Burkina Faso. Nous rendons également hommage, notamment,&nbsp;aux plus&nbsp;des&nbsp;300 civils, dont de nombreux enfants, femmes et personnes âgées,&nbsp;tués&nbsp;dans&nbsp;des attaques&nbsp;indiscriminées&nbsp;de grande ampleur contre leurs villages en janvier et en mars dans les régions de&nbsp;Tillabéri&nbsp;et de Tahoua, au Niger.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Réelles difficultés »</strong></h3>



<p>Ces tragiques événements démontrent une nouvelle fois&nbsp;que les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, notamment,&nbsp;éprouvent de réelles difficultés à assumer&nbsp;leur responsabilité&nbsp;de protéger leurs populations. L’annonce&nbsp;d’un «<em><a href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/02/16/communique-final-du-sommet-de-ndjamena" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sursaut civil et politique </a></em><em>»</em> par les chefs d’État&nbsp;du G5 Sahel et leurs partenaires internationaux lors d’un&nbsp;sommet à N’Djamena en février 2021 avait pourtant suscité&nbsp;une lueur d’espoir. Nous avions&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/reactionssommetndjamena_18feb2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">salué</a>&nbsp;des engagements nouveaux des dirigeants&nbsp;de la région&nbsp;en matière de protection des civils,&nbsp;de respect des droits humains, de lutte contre l’impunité&nbsp;et de respect de l’État&nbsp;de droit. Depuis,&nbsp;nous avons malheureusement observé d’inquiétants&nbsp;reculs.&nbsp;</p>



<p>Deux&nbsp;des cinq pays du G5 Sahel ont&nbsp;connu, à quelques semaines d’écart,&nbsp;des&nbsp;coups d’État&nbsp;institutionnels,&nbsp;le&nbsp;Tchad en avril et&nbsp;le&nbsp;Mali en mai (le deuxième en&nbsp;neuf&nbsp;mois). L’indulgence&nbsp;dont ont fait preuve à cet égard l’Union&nbsp;africaine (au sujet du Tchad) et la CEDEAO (à propos de Mali), au mépris&nbsp;non seulement de leurs&nbsp;pratiques habituelles, mais surtout du respect des dispositions&nbsp;et des sanctions prévues par leurs textes et mécanismes, nous préoccupe&nbsp;profondément. <strong>Nous appelons&nbsp;les&nbsp;institutions africaines à faire preuve d’un&nbsp;leadership&nbsp;fondé sur le strict&nbsp;respect de l’État&nbsp;de droit et des principes de gouvernance démocratique.&nbsp;</strong></p>



<p>Dans ce contexte,&nbsp;la décision du président français Emmanuel Macron de mettre fin à l’Opération Barkhane au Sahel, bien&nbsp;que son&nbsp;contenu reste à préciser,&nbsp;pourrait&nbsp;représenter&nbsp;une étape importante vers le changement d’approche que réclame la Coalition citoyenne pour le Sahel. C’est en effet pour nous la reconnaissance du constat établi dans notre rapport « <em><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahel : Ce qui doit changer </a></em><em>»</em> : la réponse&nbsp;principalement&nbsp;militaire, notamment l’approche contre-terroriste, ne permet pas de&nbsp;répondre&nbsp;de manière efficace&nbsp;à&nbsp;la crise multidimensionnelle que traverse le Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lutter contre l’impunité</strong></h3>



<p><strong>Nous&nbsp;demandons aux gouvernements des pays sahéliens&nbsp;de saisir cette occasion pour&nbsp;placer&nbsp;la protection des civils au cœur d’une approche renouvelée</strong>, en suivant les&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations spécifiques</a>, basées sur les indicateurs mesurables que nous avons présentés en avril 2021. Cela passe notamment par une tolérance zéro&nbsp;à l’égard des violations graves des droits humains&nbsp;commises&nbsp;dans la région,&nbsp;quels&nbsp;qu’en soient les auteurs.&nbsp;</p>



<p>À ce sujet, nous&nbsp;sommes profondément préoccupés par&nbsp;une disposition&nbsp;spécifique du statut des&nbsp;<em><a href="https://lefaso.net/spip.php?article105528" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Forces spéciales »</a></em><em>&nbsp;</em>nouvellement créées au Burkina Faso, qui&nbsp;prévoit&nbsp;qu’elles «<em> ne peuvent être poursuivies pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions </em>». Cette mesure contredit les&nbsp;propres&nbsp;engagements&nbsp;des chefs d’État&nbsp;de la région&nbsp;en&nbsp;matière de&nbsp;lutte&nbsp;contre l’impunité au sein de leurs forces armées. Aucune des forces de défense et de sécurité présentes au Sahel ne doit faire l’objet d’un statut spécifique qui les&nbsp;exonèrerait&nbsp;de leurs responsabilités en cas d’exaction. Pour nos organisations, la lutte contre l’impunité est un élément&nbsp;crucial pour stabiliser la région et restaurer la confiance&nbsp;des&nbsp;populations&nbsp;en l’état.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Revisiter l’esprit qui sous-tend les relations »</strong></h3>



<p>Enfin, l’annonce d’un reformatage de la présence française au Sahel&nbsp;présente une double opportunité&nbsp;pour les partenaires internationaux, d’une part&nbsp;celle&nbsp;de revisiter l’esprit qui sous-tend les relations de partenariat pour privilégier les attentes et priorités exprimées par&nbsp;les&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/23/pour-preparer-l-apres-barkhane-la-france-doit-etre-davantage-a-l-ecoute-des-societes-civiles-au-sahel_6085315_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">populations sahéliennes</a>&nbsp;et, d’autre part,&nbsp;celle&nbsp;de procéder à une courageuse révision en profondeur de leurs interventions&nbsp;en réponse à la crise. Si&nbsp;cela&nbsp;devait simplement se traduire par le renforcement de la&nbsp;Task&nbsp;force européenne&nbsp;Takuba&nbsp;(à laquelle très peu d’États&nbsp;européens ont encore contribué)&nbsp;ou&nbsp;par l’extension du mandat de la mission&nbsp;de formation de l’Union européenne&nbsp;EUTM (dont les résultats sont limités à ce jour), avec pour seule priorité la conduite d’opérations contre-terroristes,&nbsp;ce serait une occasion manquée, aux dépens des communautés sahéliennes&nbsp;qui continuent à faire face à une insécurité croissante.&nbsp;</p>



<p><strong>Les acteurs internationaux, dont la France, l’Union européenne et les&nbsp;États-Unis,&nbsp;doivent&nbsp;soutenir et accompagner les efforts en faveur d’une meilleure protection des civils et&nbsp;d’une lutte effective contre l’impunité</strong> afin de rendre justice aux innombrables victimes de ces violences. Ils doivent également&nbsp;user de leur influence&nbsp;auprès des gouvernements de la zone sahélo-sahélienne&nbsp;pour garantir le respect&nbsp;de&nbsp;l’État&nbsp;de droit et&nbsp;des principes de gouvernance transparente et démocratique.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Organisations signataires :</strong>&nbsp;</h4>



<p><strong>Organisations&nbsp;ouest-africaines</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>African Security Sector Network (ASSN)&nbsp;</li><li>AfrikaJom&nbsp;Center&nbsp;</li><li>Association&nbsp;des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement (AFARD) — Mali&nbsp;</li><li>Association des Juristes Maliennes — Mali&nbsp;</li><li>Association Malienne des Droits de l’Homme — Mali&nbsp;</li><li>Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (ANDDH)&nbsp;</li><li>Association pour la Protection Féminine de Gaoua (APFG)&nbsp;</li><li>Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) — Burkina Faso&nbsp;</li><li>Institut Malien&nbsp;de Recherche Action pour la Paix (IMPRAP) — Mali&nbsp;</li><li>Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) — Burkina Faso&nbsp;</li><li>Observatoire&nbsp;Kisal&nbsp;&nbsp;</li><li>Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS) — Burkina Faso&nbsp;</li><li>Réseau de Réflexion Stratégique sur la Sécurité au Sahel (2r3s)&nbsp;</li><li>Réseau Nigérien pour la gestion non violente des conflits (Réseau GENOVICO) — Niger&nbsp;</li><li>Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie, et le Développement (REPPAD) — Niger&nbsp;</li><li>Wathi&nbsp;&nbsp;</li><li>West Africa Network for Peacebuilding (WANEP) – Burkina Faso</li></ol>



<p><strong>Organisations&nbsp;Internationales</strong></p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>CARE International&nbsp;</li><li>CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement)&nbsp;&nbsp;</li><li>Fédération Internationale des Droits humains (FIDH)&nbsp;</li><li>Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P)&nbsp;</li><li>Médecins du Monde</li><li>Oxfam International</li><li>Plan International&nbsp;</li><li>Saferworld&nbsp;&nbsp;</li><li>Search for Common Ground (SFCG)</li></ol>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise sécuritaire : la société civile présente ses recommandations pour une nouvelle approche au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 14:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[protection des civils]]></category>
		<category><![CDATA[rapport]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Une cinquantaine d&#8217;organisations de la société civile sahélienne et internationale ont présenté, ce mardi 13 avril 2021, leurs recommandations pour une nouvelle stratégie afin de ramener la paix au Sahel&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Une cinquantaine d&rsquo;organisations de la société civile sahélienne et internationale ont présenté, ce mardi 13 avril 2021, leurs recommandations pour une nouvelle stratégie afin de ramener la paix au Sahel après 8 ans de conflit. C’était à l’occasion de la publication d’un nouveau rapport de la<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coalition citoyenne pour le Sahel,</a> « Sahel : Ce qui doit changer ». Lisez le communiqué !</strong></p>



<p> Le <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>« <em>Sahel : Ce qui doit changer &#8211; Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations</em>» se fonde sur une nouvelle analyse de données pour établir que les menaces contre les civils n&rsquo;ont en fait cessé d&rsquo;augmenter dans la région, malgré les efforts internationaux menés notamment par la France pour stopper l&rsquo;avancée des groupes djihadistes à travers le Sahel, et plus particulièrement au Mali, au Burkina Faso et au Niger.   </p>



<ul class="wp-block-list"><li>Plus de 2 400 femmes, hommes et enfants ont été tués dans des attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d&rsquo;opérations antiterroristes en 2020 – soit l&rsquo;année la plus sanglante jamais enregistrée et une multiplication par sept depuis 2017.  </li><li>Le nombre d&rsquo;attaques des groupes dits djihadistes a été multiplié par cinq depuis 2016, atteignant plus d&rsquo;un millier d’attaques en 2020.  </li><li>L&rsquo;année dernière, davantage de civils ont été tués ou blessés par les forces de sécurité sahéliennes que par les groupes djihadistes. Rien qu&rsquo;au cours des quatre dernières semaines, plusieurs soldats tchadiens ont été arrêtés au Niger pour le <a href="https://www.cndh-niger.org/espace-medias/actualites/communique-de-presse-sur-les-allegations-de-viols-suite-a-la-mission-d-investigation-et-d-etablissement-des-faits-a-tera" target="_blank" rel="noreferrer noopener">viol </a>de plusieurs civils (dont une fille de 11 ans) qu&rsquo;ils étaient censés protéger ; un <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/rapport_final_bounty_bounty9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport des Nations unies </a>fait état de la mort de 19 civils dans une frappe aérienne française à Bounti, au Mali, en janvier 2021 ; et plus de<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210322-niger-des-dizaines-de-civils-tu%C3%A9s-pr%C3%A8s-du-mali-dans-de-nouvelles-attaques" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> 200 civils </a>ont été tués en l&rsquo;espace d&rsquo;une semaine dans des attaques de villages dans les régions frontalières du Niger. </li><li>Près de 2 millions de personnes (dont environ 1,2 million d&rsquo;enfants) ont été contraintes de fuir leur domicile en raison des violences depuis 2018.  </li><li>Près de 15 millions de personnes ont désormais un besoin urgent d&rsquo;assistance humanitaire- soit une augmentation de 60 % au cours de la seule année dernière.</li></ul>



<p>Le rapport recommande une réorientation radicale de la stratégie actuelle, principalement axée sur la lutte contre le terrorisme, et préconise une approche qui privilégie la protection des civils, le dialogue entre toutes les parties au conflit, la lutte contre la corruption, l&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès à l&rsquo;aide humanitaire et la lutte contre l&rsquo;impunité. Des indicateurs spécifiques, basés sur des données mesurables sont proposés pour mesurer et encourager les progrès dans chaque domaine sur une période de 6 à 12 mois (voir résumé des recommandations ci-dessous).</p>



<p>Soutenu par une coalition sans précédent de 48 organisations, le rapport réunit des associations locales tels que le Centre Diocésien de Communication (Burkina Faso), l&rsquo;Association Malienne des Droits de l&rsquo;Homme ou le Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (Niger) ; des think tank ouest-africains tels que l’African Security Sector Network, AfrikaJom ou Wathi ; des organisations internationales de défense des droits humains (Human Rights Watch, FIDH), de construction de la paix (CIVIC) ou encore des ONG humanitaires (CARE, Médecins du Monde, NRC, Oxfam, entre autres).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Citations de représentants de la Coalition citoyenne pour le Sahel &nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Niagalé Bagayoko, Présidente de l’African Security Sector Network :</strong></p>



<p>«<em> En février, à N&rsquo;Djamena, les chefs d&rsquo;État sahéliens et le président Macron ont appelé, avec raison, à un « sursaut civil et politique » au Sahel &#8211; après avoir poursuivi pendant des années une stratégie essentiellement militaire. Les leçons tirées de l&rsquo;Afghanistan, de l&rsquo;Irak, de la Somalie et du Nigeria nous montrent que les campagnes de lutte contre le terrorisme qui ne mettent pas la protection des civils au cœur des interventions échouent à ramener la stabilité.&nbsp;</em></p>



<p><em>«&nbsp;Ce nouveau rapport présente des recommandations concrètes se référant à des indicateurs précis, basés sur des données mesurables, pour mieux protéger les populations et s&rsquo;attaquer aux causes profondes de l&rsquo;instabilité au Sahel, notamment la gouvernance. ».&nbsp;</em></p>



<p><strong>Abdoulaye Bathily (Sénégal), historien, ancien ministre, ancien Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali.&nbsp;</strong></p>



<p>«<em> L’extrémisme au Sahel présente une menace bien réelle pour l&rsquo;Afrique, la France, l&rsquo;Europe et le reste du monde. Mais penser qu&rsquo;il suffit de tirer sur les extrémistes ou de les bombarder pour les soumettre, c’est méconnaître complètement les problèmes de gouvernance qui alimentent la crise. Plus de civils été tués l&rsquo;année dernière au Sahel par ceux qui sont censés les protéger des attaques djihadistes que par les djihadistes eux-mêmes. C’est le facteur de recrutement le plus efficace que les extrémistes puissent espérer. »</em></p>



<p>«<em> Vaincre l&rsquo;extrémisme nécessite un dialogue entre toutes les parties qui inclut les groupes de femmes et la société civile. Cela requiert une gouvernance solide pour réduire la corruption qui affaiblit les capacités de défense. Cela exige des mécanismes de suivi et une impunité zéro pour les violations des droits humains Cela nécessite aussi un meilleur accès à l&rsquo;aide humanitaire et à l&rsquo;éducation. »</em></p>



<p>«<em> Si la France et d&rsquo;autres partenaires internationaux peuvent travailler avec les gouvernements sahéliens, en coordination de l&rsquo;Union africaine, pour atteindre ces objectifs et mettre en œuvre les recommandations de la Coalition citoyenne, alors la stabilisation de la région est à notre portée ». »</em></p>



<p><strong>Assitan Diallo, Présidente de l&rsquo;Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement (AFARD, Mali) :</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Quand un tambour prend un rythme endiablé, c’est le moment de s’arrêter, ou de voir le tambour s’éventrer. Nous vivons dans un contexte d’enfer au Sahel. Les populations civiles ne sont pas seulement des victimes à secourir, elles sont aussi partie prenante de leur propre destin. C’est pour cela qu’il faut écouter la société civile sahélienne. Les chefs d’État ont finalement reconnu que le tout militaire ne marche pas. Ils doivent maintenant mettre en œuvre la nouvelle approche que nous proposons&nbsp;».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recommandations clés du rapport « Sahel : ce qui doit changer »</strong></h3>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><em>Placer la protection des civils au cœur de la réponse à la crise au Sahel</em><ol><li>Inscrire la protection des civils, pas seulement la lutte contre le terrorisme, au cœur du mandat de toutes les opérations militaires menées par les États sahéliens.&nbsp;</li></ol><ol><li>Mesurer systématiquement l’impact sur les civils des opérations militaires et rendre compte de ces données dans les communiqués publics.&nbsp;</li></ol><ol><li>Établir des mécanismes de suivi des dommages causés aux civils pour toutes les forces présentes au Sahel.&nbsp;</li></ol><ol><li>Étendre la pratique des dédommagements en cas de dommages contre des civils.</li></ol></li><li><em>Appuyer des stratégies politiques pour résoudre la crise de gouvernance au Sahel</em><ol><li>Un dialogue politique avec l’ensemble des parties aux conflits et la société civile, notamment des femmes et des jeunes, doit être activement soutenu et mis en œuvre par les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger, aussi bien au niveau national que local, tout en étant publiquement encouragé par les partenaires internationaux.</li></ol><ol><li>Les multiples initiatives de médiation et de réconciliation déjà engagées au niveau local gagneraient à être mieux coordonnées afin de pouvoir contribuer à un règlement politique global de la crise.</li></ol><ol><li>Emblématique de la crise de gouvernance, le secteur de la défense et de la sécurité doit être rigoureusement soumis aux principes de bonne gestion des dépenses publiques.</li></ol></li><li><em>Répondre aux urgences humanitaires</em><ol><li>Assurer un financement de la réponse humanitaire à la hauteur des besoins, qui prenne en compte les besoins spécifiques des femmes et des filles.</li></ol><ol><li>Faciliter l’accès des populations dans le besoin à l’assistance humanitaire, aux moyens d’existence et aux services sociaux de base, sans discrimination.</li></ol></li><li><em>Lutter contre l’impunité</em><ol><li>Seule une politique de tolérance zéro à l’égard des violations commises par les forces de défense et de sécurité et les milices, y compris concernant les violences sexuelles liées au conflit, permettrait de rompre le cycle de la violence et de restaurer l’autorité de l’État.&nbsp;</li></ol><ol><li>Pour que des enquêtes justes et impartiales puissent être menées et que les auteurs d’exactions quels qu’ils soient puissent rendre des comptes, il faut également renforcer les capacités et les ressources des systèmes judiciaires sahéliens, ainsi que la protection des victimes et des défenseurs des droits humains.&nbsp;&nbsp;</li></ol></li></ol>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notes aux rédactions</strong></h4>



<p>Le rapport complet peut être <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">téléchargé,</a> en français, sur le site de la Coalition citoyenne. Une traduction en <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/report-sahel-what-must-change" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anglais </a>est également disponible. </p>



<h5 class="wp-block-heading">&nbsp;<strong>A propos de la Coalition citoyenne pour le Sahel</strong></h5>



<p>La<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coalition citoyenne pour le Sahel e</a>st une alliance informelle de <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/membres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs dizaines d’organisations </a>de la société civile sahélienne et ouest-africaine, soutenues par des ONG internationales, dont l’objectif est de convaincre les gouvernements d’adopter une nouvelle approche au Sahel qui permette de mieux protéger les populations civiles. La Coalition citoyenne a été lancée en juillet 2020, avec la publication des<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Piliers citoyens,</a> les quatre priorités qui devraient orienter toute réponse à la crise au Sahel.  Pour en savoir plus sur la Coalition citoyenne : <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.sahelpeoplescoalition.org/</a><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/"></a></p>



<p><strong>Source&nbsp;: Coalition citoyenne pour le sahel</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La Coalition citoyenne pour le Sahel condamne les attaques meurtrières contre les civils au Niger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques au Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au sahel]]></category>
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<p>Dans une déclaration commune, jeudi&#160;25&#160;mars 2021, les 17 organisations de la société civile sahélienne de la&#160;Coalition citoyenne pour le Sahel&#160;condamnent les récentes attaques contre des civils au Niger. La&#160;Coalition citoyenne&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans une déclaration commune, jeudi&nbsp;25&nbsp;mars 2021, les </strong><strong>17 organisations de la société civile sahélienne de la&nbsp;<em>Coalition citoyenne pour le Sahel</em>&nbsp;condamnent les récentes attaques contre des civils au Niger.</strong><strong></strong></p>



<p>La&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le Sahel</a>&nbsp;condamne&nbsp;avec la plus grande&nbsp;fermeté les attaques contre les populations civiles qui ont fait&nbsp;plus de&nbsp;200 morts&nbsp;au Niger&nbsp;ces derniers&nbsp;jours&nbsp;dans les régions de Tahoua et de&nbsp;Tillabery, dans l’ouest du pays. Les organisations de la société civile ouest africaine membres de Coalition citoyenne&nbsp;rendent&nbsp;hommage à la mémoire de toutes les victimes et saluent&nbsp;la décision des autorités nigériennes de décréter un deuil national de trois jours.&nbsp;</p>



<p>Ces tragiques événements, qui&nbsp;font suite&nbsp;à&nbsp;la mort de plus de 100 civils&nbsp;dans une série d’attaques début janvier,&nbsp;rappellent l’urgence qu’il y a à faire de la protection des civils la première priorité de la réponse à la crise multidimensionnelle au Centre du Sahel&nbsp;(Niger, mais aussi Mali et Burkina Faso). Les récentes attaques&nbsp;soulignent également les limites de l’approche contreterroriste telle qu’elle est menée, qui ne parvient pas à&nbsp;empêcher&nbsp;de nouvelles&nbsp;violences&nbsp;contre les populations. Au contraire, les civils sont de plus en plus vulnérables, comme en témoignent&nbsp;les vastes déplacements de populations constatés suite aux dernières attaques.&nbsp;</p>



<p>Sita Adamou,&nbsp;Président&nbsp;de l’Association Nigérienne de Défense des Droits de l’Homme, membre de la Coalition citoyenne,&nbsp;a déclaré&nbsp;: <em>« Nous sommes profondément attristés par cette perte tragique de vies innocentes dans notre pays. Ces attaques horribles au Niger&nbsp;marquent&nbsp;l’échec d’une stratégie de sécurité qui a donné la priorité à la&nbsp;« neutralisation des&nbsp;terroristes”&nbsp;plutôt qu’à l’investissement dans des actions visant à assurer une sécurité durable aux populations sahéliennes. Il est urgent d’adopter une nouvelle approche, non seulement dans les déclarations politiques mais aussi dans les actions. »</em>&nbsp;</p>



<p>La Coalition citoyenne pour le Sahel appelle à&nbsp;réorienter les priorités&nbsp;pour répondre&nbsp;plus efficacement&nbsp;à la crise dans la région, en&nbsp;privilégiant&nbsp;la protection des civils, une solution politique qui permette de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, la réponse à l’urgence humanitaire et la lutte contre l’impunité. Ces&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quatre priorités</a>&nbsp;feront&nbsp;l’objet de recommandations concrètes et quantifiables&nbsp;aux gouvernements&nbsp;de la&nbsp;région&nbsp;et leurs partenaires internationaux, dans&nbsp;un&nbsp;rapport&nbsp;de la Coalition&nbsp;citoyenne,<em>&nbsp;« Sahel : Ce qui doit changer – Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations »</em>, qui sera publié le 15&nbsp;avril 2021.&nbsp;</p>



<p><strong><u>ORGANISATIONS SIGNATAIRES</u></strong>&nbsp;</p>



<p>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;African&nbsp;Security&nbsp;Sector&nbsp;Network (ASSN)&nbsp;</p>



<p>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Afrikajom&nbsp;Center, Think&nbsp;tank basé à Dakar&nbsp;</p>



<p>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH), Mali&nbsp;</p>



<p>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association Nigérienne de Défense des Droits de l’Homme, Niger&nbsp;</p>



<p>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre Afrika&nbsp;Obota&nbsp;(CAO), Niger&nbsp;</p>



<p>6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre Diocésain de Communication (CDC), Ouahigouya, Burkina Faso&nbsp;</p>



<p>7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), Burkina Faso&nbsp;</p>



<p>8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Coordination des associations des femmes de l’Azawad (CAFA), Mali&nbsp;</p>



<p>9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Doniblog,&nbsp;Mali&nbsp;</p>



<p>10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)&nbsp;</p>



<p>11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mouvement Burkinabé pour la&nbsp;Defense&nbsp;des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), Burkina Faso&nbsp;</p>



<p>12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Observatoire&nbsp;Kisal&nbsp;</p>



<p>13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Réseau nigérien pour la gestion non violente des conflits (RE-GENOVICO), Niger&nbsp;</p>



<p>14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Réseau Panafricain Pour la Paix, la Démocratie et le Développement (REPPADD), Niger&nbsp;</p>



<p>15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Wathi,&nbsp;Think&nbsp;tank basé à Dakar&nbsp;</p>



<p>16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;West&nbsp;Africa&nbsp;Network for&nbsp;Peacebuilding&nbsp;(WANEP),&nbsp;Niger&nbsp;</p>



<p>17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Women&nbsp;in Law and&nbsp;Development&nbsp;(WILDAF),&nbsp;Mali&nbsp;</p>



<p><em><strong>Le chapô est de la rédaction</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><strong><u>A propos de la Coalition citoyenne pour le Sahel</u></strong>&nbsp;</p>



<p>La <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/%22%20/h%20%20HYPERLINK%20%22https:/www.sahelpeoplescoalition.org/%22%20/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le Sahel</a> est&nbsp;une alliance informelle de <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/membres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs dizaines</a> d’organisations&nbsp;de la société civile sahéliennes et ouest africaine, soutenues par des ONG internationales, dont l’objectif est de convaincre les gouvernements d’adopter une nouvelle approche au Sahel qui permette de mieux protéger les populations civiles. La Coalition citoyenne a été lancée en <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1Ynv8SE3jaM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">juillet 2020</a>, avec la publication des <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Piliers citoyens</a>, les quatre priorités qui devraient orienter tout réponse à la crise au Sahel.&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet du G5 Sahel : réactions de membres de la Coalition citoyenne pour le Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[protection des civils]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de N&#039;Djamena]]></category>
		<category><![CDATA[sommet du G5 sahel]]></category>
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<p>Dans les conclusions du sommet du G5 Sahel de N’Djamena (Tchad) qui a réuni, les 15 et 16&#160;février dernier, les dirigeants sahéliens, français, de l’Union africaine et de l’Union européenne,&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans les conclusions du sommet du G5 Sahel de N’Djamena (Tchad) qui a réuni, les 15 et 16&nbsp;février dernier, les dirigeants sahéliens, français, de l’Union africaine et de l’Union européenne, des membres de la&nbsp;Coalition citoyenne pour le Sahel&nbsp;se réjouissent de certaines avancées qui pourraient aller dans le sens d’un changement d’approche réclamé par leur Coalition, afin de la centrer sur les besoins des populations. </strong><strong></strong></p>



<p>Le&nbsp;<a href="https://admin.g5sahel.org/wp-content/uploads/2021/02/2021-02-16-Commmunique-de-NDjamena-Version-valid%C3%A9e-par-les-chefs-dEtat.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué final</a>&nbsp;du sommet fait référence à la protection des civils, à la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la crise notamment la gouvernance, l’urgence humanitaire et la lutte contre l’impunité, qui sont les quatre priorités identifiées par la Coalition citoyenne pour une réponse plus efficace à la crise sécuritaire dans la région (les&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Piliers citoyens</a>) – voir points 9, 15, 17, 19, 24, 26, 27, 32 du communiqué.</p>



<p>Niagalé Bagayoko, Présidente de l’African Security Sector Network (<a href="https://www.facebook.com/ASSN.ASA/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ASSN</a>) et Alioune Tine, Fondateur d’<a href="https://www.afrikajomcenter.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Afrikajom Center</a> ; réagissent sur les conclusions de ce sommet de N’Djamena. Ils sont tous les deux membres « Coalition citoyenne pour le Sahel ». &nbsp;</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Niagalé Bagayoko&nbsp;: «&nbsp;plus de transparence financière dans le secteur de la sécurité&nbsp;»</strong><strong></strong></h3>



<p><em>«&nbsp;Le sommet de N’Djamena a réaffirmé la priorité donnée à la lutte anti-terroriste au Sahel. Mais au-delà de la dimension militaire, les chefs d’État de la région et leurs partenaires ont aussi abordé des questions essentielles jusque-là largement ignorées, comme&nbsp;la protection des civils, la gouvernance, le respect&nbsp;des droits&nbsp;de l’Homme et la&nbsp;lutte contre l’impunité&nbsp;pour les exactions commises par les forces de défense et de sécurité qui, il faut le répéter, ont tué plus de civils l’année dernière que les attaques djihadistes.</em></p>



<p><em>Face aux détournements massifs des budgets de la défense révélés ces derniers mois au Niger, au Mali et au Burkina Faso, ils ont aussi, pour la première fois, pris des engagements pour plus de transparence financière dans le secteur de la sécurité.</em></p>



<p><em>C’est un signe très positif d’un changement d’approche afin de mieux prendre en compte les besoins des populations pour résoudre la crise au Sahel. La société civile sera vigilante pour s’assurer que ces engagements nouveaux ne soient pas que des mots sur une feuille de papier.&nbsp;»</em></p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Alioune Tine : «&nbsp;le sommet a débouché sur des engagements nouveaux&nbsp;»</strong><strong></strong></h3>



<p>«&nbsp;<em>Le sommet de Pau il y a un an avait été celui du “sursaut militaire”. Au sommet de N’Djamena, le président Macron a parlé de “décapiter” les groupes terroristes. Mais il a aussi parlé de la nécessité d’un “sursaut civil”. Et effectivement, le sommet a débouché sur des engagements nouveaux pour la protection des civils, le respect des droits humains et du droit international humanitaire.</em></p>



<p><em>Je suis très encouragé par la volonté affichée par les chefs d’État de lutter contre l’impunité face aux exactions des forces de défense et de sécurité. Ils ont évoqué les premiers procès à venir des soldats maliens accusés de crimes. Il faut maintenant fixer une date pour ces procès, et aussi obtenir l’ouverture d’enquêtes au Niger et au Burkina Faso.</em></p>



<p><em>L’année dernière, plus de civils ont été tués au Sahel par des&nbsp;hommes en uniforme que par des terroristes. C’est une situation désolante qui sape la confiance des populations dans les autorités qui sont censées les protéger, et qui entretient un cycle de violences en facilitant le recrutement par les groupes extrémistes.</em></p>



<p><em>Si on commence à s’attaquer sérieusement à cette question, alors on s’approche d’une solution à la crise du Sahel, qui ne peut pas être résoudre uniquement par les armes. La Coalition citoyenne pour le Sahel, dont je fais partie, attend maintenant des éléments concrets de mise en œuvre de cet engagement de N’Djamena.&nbsp;»</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong><u>A propos de la Coalition citoyenne</u></strong></p>



<p>La&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le Sahel</a>&nbsp;est une alliance informelle de&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/membres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs dizaines</a>&nbsp;d’organisations de la société civile sahéliennes et ouest africains, soutenues par des ONG internationales, dont l’objectif est de convaincre les gouvernements d’adopter une nouvelle approche au Sahel qui permette de mieux protéger les populations civiles. La Coalition citoyenne a été lancée en&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=1Ynv8SE3jaM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">juillet 2020</a>, avec la publication des&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Piliers citoyens</a>, les 4 priorités qui devraient orienter toute réponse à la crise au Sahel. La Coalition publiera le mois prochain son premier rapport d’évaluation de l’impact des interventions au Sahel, à l’aune des Piliers citoyens.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">&nbsp;<strong>Coalition pour le Sahel</strong></p>
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		<title>Sommet de N’Djamena : les attentes de la Coalition citoyenne pour le sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 12:02:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de N&#039;Djamena]]></category>
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<p>En amont du sommet du G5 Sahel de N’Djamena (Tchad) qui réunira, les 15 et 16&#160;février 2021, les dirigeants sahéliens, français, de l’Union africaine et de l’Union européenne, 3 membres&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>En </strong><strong>amont du sommet du G5 Sahel de N’Djamena (Tchad) qui réunira, les 15 et 16&nbsp;février 2021, les dirigeants sahéliens, français, de l’Union africaine et de l’Union européenne, </strong><strong>3 membres de </strong><strong>la&nbsp;</strong><strong>Coalition citoyenne pour le Sahel</strong><strong> livrent des analyses sur ce sommet qui se déroulera en partie en vidéo-conférence.</strong></p>



<p>Le sommet de N’Djamena doit être l’occasion de faire le bilan de la situation au Sahel, un an après le sommet du G5 Sahel à Pau, qui avait conduit la France à envoyer 600 troupes supplémentaires et à intensifier, avec les armées sahéliennes, les opérations militaires dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, expliquela Coalition citoyenne pour le Sahel.</p>



<p>En amont de ce sommet, Niagalé Bagayoko, Présidente de l’African Security Sector Network&nbsp;(<a href="https://www.facebook.com/ASSN.ASA/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>ASSN</u></a>)&nbsp;; Alioune Tine, Fondateur d’Afrikajom Center, think tank basé à Dakar, Sénégal&nbsp;(<a href="https://www.afrikajomcenter.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Afrikajom</u></a>)&nbsp;; et Victor Ouedraogo, Directeur du Centre diocésain de communication de Ouhahigouya, Burkina Faso&nbsp;(<a href="http://cdc-ohg.org/centre-diocesain-de-communication-cdc/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>CDC</u></a>) expriment leurs attentes.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Niagalé Bagayoko&nbsp;: «&nbsp;Le sommet de N’Djamena affrontera cette triste réalité ?&nbsp;»</strong></h3>



<p><em>«&nbsp;En 2020, les forces armées sahéliennes et françaises ont décidé d’intensifier leurs opérations militaires contre les groupes extrémistes au Sahel central après le sommet de Pau. Cependant, on constate que l’année&nbsp;2020 a été l’une des plus meurtrières pour les civils qui ont été la cible d’attaques de groupes djihadistes et des groupes d’auto-défense mais aussi d’éléments des forces de défense et de sécurité pourtant censées assurer leur sécurité. Des détournements massifs des budgets de la défense ont également été révélés alors même que des centaines de soldats sahéliens sont morts au front. La question qui se pose dorénavant est de savoir comment le sommet de N’Djamena affrontera cette triste réalité ? Aboutira-t-il à des engagements concrets visant à responsabiliser tous les acteurs du conflit pour les exactions commises contre les civils alors même que la situation se détériore ?&nbsp;»</em></p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Alioune Tine&nbsp;: «&nbsp;S</strong><em>’</em><strong>attaquer aux causes profondes des conflits&nbsp;»</strong></h3>



<p><em>«&nbsp;Le sommet de N’Djamena devrait être l’occasion pour la France et les gouvernements du G5 Sahel de prendre conscience des limites de leur approche militarisée et de reformuler une nouvelle stratégie pour le Sahel. Il n’y a pas lieu de se féliciter alors que près de 7000 personnes ont perdu la vie l’année dernière et que les violences contre les civils commises par les groupes armés, mais aussi par des éléments des forces de défense et de sécurité restent monnaie courante dans la région. Il est temps que les participants au sommet de N’Djamena entreprennent de véritables changements stratégiques afin de s’attaquer aux causes profondes des conflits, et ne se limitent pas seulement à des “ajustements” militaires, à l’instar du renfort de troupes en 2020 puis de sa réduction annoncée pour 2021. »</em></p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Victor Ouedraogo: «&nbsp;Les gouvernements réfléchiront-ils à comment faire taire la Voix des armes&nbsp;»</strong></h3>



<p><em>La recrudescence des violences en 2020 et l’augmentation des victimes civiles ont révélé que la priorité donnée à une approche militarisée pour combattre l’extrémisme ne convenait pas, et tout le monde semble en convenir. Alors, qu’est-ce qui retient les gouvernements de procéder à de vrais changements tant dans l’approche, la stratégie et l’orientation des ressources ? Les gouvernements réfléchiront-ils à comment faire taire la Voix des armes et faire entendre plus la Voix du développement et de la protection humaine ? C’est une question à laquelle j’aimerais qu’on réponde lors du sommet de N’Djamena.</em></p>



<p><em>La crise au Sahel touche d’abord les populations vivant dans les communautés locales. Toute solution sans une réelle consultation, implication et considération de leurs opinions serait vouée à l’échec. J’espère vraiment que les chefs d’État reconnaîtront enfin l’importance de consulter davantage les populations touchées, et pas seulement les gouvernements régionaux, afin de s’attaquer aux causes sous-jacentes des conflits, de veiller à ce que justice soit faite et de rétablir la confiance envers les forces de sécurité et l’État. Sans confiance, il n’y aura pas de stabilité à long terme, mais seulement une stabilisation temporaire par la force militaire. On ne viendra au bout de la crise au Sahel qu’en instaurant une véritable confiance entre tous les acteurs et à tous les niveaux. Cela passe nécessairement par un dialogue inclusif et sincère. »</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Source&nbsp;: la Coalition citoyenne pour le sahel</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><em><strong>Le titre, le surtitre, le chapô ainsi que l&rsquo;attaque sont de la rédaction.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>A propos de la Coalition citoyenne</strong></p>



<p>La&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Coalition citoyenne pour le Sahel</u></a>&nbsp;est une alliance informelle de&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/membres" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>plusieurs dizaines</u></a>&nbsp;d’organisations de la société civile sahéliennes et ouest africains, soutenues par des ONG internationales, dont l’objectif est de convaincre les gouvernements d’adopter une nouvelle approche au Sahel qui permette de mieux protéger les populations civiles. La Coalition citoyenne a été lancée en&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=1Ynv8SE3jaM" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>juillet 2020</u></a>, avec la publication des&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Piliers citoyens</u></a>, les 4 priorités qui devraient orienter toute réponse à la crise au Sahel. La Coalition publiera le mois prochain son premier rapport d’évaluation de l’impact des interventions au Sahel, à l’aune des Piliers citoyens.</p>



<p>Pour en savoir sur la Coalition citoyenne&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>site internet&nbsp;: (<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>https://www.sahelpeoplescoalition.org</u></a>)</li><li>vidéo explicative&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=-goYnBDborQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>ici</u></a>&nbsp;(une version téléchargeable de la vidéo est disponible&nbsp;<a href="https://wetransfer.com/downloads/4f06f979e37be94d71d066a40989323420210210121447/d3dd32" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>ici</u></a>)</li></ul>
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		<title>Drissa Traoré de la Coalition citoyenne pour le sahel : « Pour répondre à une combinaison de facteurs, il faut apporter une combinaison de mesures »</title>
		<link>https://saheltribune.com/drissa-traore-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel-%e2%80%89pour-repondre-a-une-combinaison-de-facteurs-il-faut-apporter-une-combinaison-de-mesures%e2%80%89/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2020 12:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Concertations nationales]]></category>
		<category><![CDATA[crise malienne]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions de la CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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<p>Pour répondre à une combinaison de facteurs, il faut apporter une combinaison de mesures. C’est pourquoi au niveau de la Coalition citoyenne pour le sahel nous nous donnons pour mission de contribuer à la mise en œuvre des priorités contenues dans les quatre piliers citoyens. </p>
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<p><strong>Drissa Traoré, coordinateur national du programme conjoint AMDH (Association malienne des droits de l’homme) et FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme). Il est également membre de la Coalition citoyenne pour le sahel. Cette Coalition est une nouvelle entité informelle constituée d’une vingtaine d’organisations de la société civile malienne, Burkinabè et Nigériane. C’est une mission qui a été lancée courant juin 2020 afin de contribuer à la mise en œuvre des piliers citoyens consacrés par la Coalition internationale pour le sahel qui est constituée d’États du sahel avec leurs partenaires internationaux. Cette Coalition estime que la société civile joue un rôle important dans la mise en œuvre des politiques tant sécuritaires que de développement. Sur la situation politique au Mali, son représentant dans ce pays, M.&nbsp;Traoré juge important que les militaires remettent le pouvoir aux civils et explique que la crise malienne est multidimensionnelle. Elle nécessite une « <em>batterie de solutions. »</em></strong></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: aujourd’hui, quelle lecture faites-vous de la situation sociopolitique au Mali ?</strong></h3>



<p><strong>Drissa Traoré&nbsp;: </strong>la crise au Mali est le résultat d’années de mauvaise gouvernance, d’indifférence, d’injustice voire de violations graves des droits humains commises en toute impunité par les différentes parties au conflit (les groupes armés, les milices, les forces de défense et de sécurité). Cette crise est une combinaison de tous ces facteurs qui ont fini par entraîner un mécontentement généralisé de la population et une détérioration de la situation sécuritaire.</p>



<p>Dans le cadre des réponses sécuritaires, les États ont donné la priorité à l’approche militaire que nous appelons le tout sécuritaire. Alors que nous sommes dans une situation très complexe qui mérite une batterie de solutions pouvant faire appel à des actions militaires, mais aussi de développement, de lutte contre l’impunité.</p>



<p>Cette situation que nous vivons aujourd’hui est une crise complexe et multidimensionnelle, puisque le coup d’État vient de rajouter sa part de lot aux problèmes déjà existant. Pour nous, il est essentiel que des réflexions approfondies soient menées pour aller vers des réponses beaucoup plus holistiques. </p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Dans cette crise, ne pensez-vous pas que la société civile a, quelque part, failli à sa mission ?</strong></h3>



<p>Il faut qu’on accepte de se tirer une balle dans les pieds. C’est toutes les composantes de la société malienne qui a failli. Être avec ou contre le régime, de toutes les façons, nous avons tous été responsables de ce qui nous arrive aujourd’hui, soit par notre action, soit par notre inaction.</p>



<p>Aujourd’hui, la société civile au sahel, qui est soutenue par des partenaires africains et internationaux, s’est réunie au sein de cette Coalition. Elle n’est pas une panacée, mais une des solutions pour renforcer davantage la société civile malienne pour qu’elle soit une avant-garde du combat pour la sécurité, la démocratie, mais aussi pour la lutte contre l’impunité.&nbsp;</p>



<p>Les quatre piliers citoyens de notre Coalition sont entre autres&nbsp;: l’analyse profonde de la crise multidimensionnelle, la nécessité de protection des populations civiles, l’aide humanitaire et le développement, l’accès à la justice et à la lutte contre l’impunité. Si vous vous transportez dans le contexte de la crise au centre ou au nord, ces piliers peuvent trouver écho. Dans le contexte de la crise sociopolitique à Bamako, ils peuvent également trouver écho parce que si vous analysez cette situation, vous parviendrez à la conclusion que c’est une combinaison de causes qui a entraîné cette crise. Pour répondre à une combinaison de facteurs, il faut apporter une combinaison de mesures. C’est pourquoi au niveau de la Coalition citoyenne pour le sahel nous nous donnons pour mission de contribuer à la mise en œuvre des priorités contenues dans les quatre piliers citoyens. Nous voulons faire entendre la voix et l’expertise de la société civile parce que nous sommes convaincus que cela peut permettre de relever de manière plus efficace les défis de sécurité humaine auxquels font face les populations du sahel. Cela peut également amener à faire respecter les droits fondamentaux et s’attaquer aux injustices qui sont sous-jacentes et qui alimentent la crise actuelle.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Cette instabilité politique au Mali ne va-t-elle pas contribuer à une aggravation de la situation sécuritaire dans le sahel ?</strong></h3>



<p>Nous sommes déjà dans une crise humanitaire. Les sanctions de la Cédéao peuvent aggraver cette situation. Tout d’abord, il faut craindre une désorganisation dans la chaîne de commandement. On a vu qu’avec le coup d’État de 2012, il y a eu une sorte de désordre dans la chaîne de commandement. Certains ont abandonné le théâtre des opérations. Ce qui a aggravé la situation. Mais cette fois-ci, on n’a pas encore assisté à cette désorganisation dans la chaîne de commandement au niveau des militaires. En plus de ces aspects, il faut noter qu’aujourd’hui, toutes les attentions sont portées sur la gestion de la transition. Si l’on ne prend pas garde, on risque d’oublier ce que l’on vit déjà au nord, au centre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Comment jugez-vous la réaction de la Cédéao qui met le Mali sous embargo et donne un ultimatum d’une semaine pour la mise en place d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils ?</strong></h3>



<p>Cette réaction de la Cédéao est une position de principe. La Cédéao se fonde sur son Protocole relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance. Néanmoins, si l’on doit réagir à cette sanction, nous dirons que c’est vraiment dures. Frappé un pays qui traverse depuis 2012 une crise humanitaire, c’est mettre les populations civiles dans des situations d’insécurité. Au niveau de la Coalition, nous avons alerté sur le fait que ces sanctions mal ciblées peuvent pénaliser l’ensemble de la population malienne. Il est important que la Cédéao mette en avant le bien-être des communautés. Car ces sanctions ne sont pas contre les militaires, mais plutôt contre la population malienne.</p>



<p>Le Mali est un pays continental. Nous sommes servis à partir de différents ports. Si ces pays ferment leurs frontières, comment le Mali va-t-il être approvisionné en denrée de première nécessité ? Nous savons qu’en plus de l’insécurité, le Mali traverse également une crise sanitaire depuis mars 2020 ainsi qu’une crise alimentaire dans certaines localités. Dans ce contexte, si la Cédéao maintient ses sanctions, la situation risque de s’empirer. C’est pourquoi il est important que la Cédéao réfléchisse pour bien cibler ses sanctions afin de ne pas punir les populations au lieu des militaires.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Et l’ultimatum, qu’en dites-vous ?</strong></h3>



<p>Il n’est pas assez raisonnable. Car les militaires viennent d’engager les concertations nationales qui vont se poursuivre jusqu’au 12 septembre. Cet ultimatum signifie qu’on ne sera pas fixé avant la fin de ces concertations. Il serait difficile pour les militaires de répondre favorablement à la demande de la Cédéao d’ici le 15 septembre. Je ne pense pas si c’est vraiment réaliste. Toutefois, au niveau de la société civile, notre demande est que le pouvoir soit transmis aux civils.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Au Mali, des victimes au centre, au nord et même au sud attendent réparation. Pensez-vous que la stabilité serait possible sans que justice soit rendue ?</strong></h3>



<p>Il n’y aura jamais de paix sans la justice. La paix passe par la justice. Si l’on veut avoir une paix durable, il faut rendre justice. Ne pas la rendre ne peut que créer des frustrations. Celles-ci finissent par créer des conflits. Ceux-ci entraînent à leur tour des violations de droits de l’homme. C’est pourquoi nous disons que l’impunité est une cause de récurrence des conflits. Il est alors indispensable que nous rendions justice aux victimes, au peuple malien parce qu’il y a beaucoup de victimes qui sont à l’attente de cette justice. Ce qui constitue d’ailleurs l’objectif du pilier&nbsp;4 de la Coalition citoyenne. Il ne doit y avoir aucune tolérance face aux atrocités commises par les groupes armés, les milices, même par les forces de défense et de sécurité. La justice est un élément central dans la stabilité du pays. Car l’injustice alimente les griefs et ne permet pas à la population civile de conduire vers une société pérenne.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quelle est la position de la Coalition citoyenne pour le sahel dans la gestion de la transition au Mali ?</strong></h3>



<p>Il faut une transition civile avec une durée relativement moyenne permettant d’aller vers des réformes institutionnelles et électorales pour ne pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Fousseni Togola</strong></p>
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		<title>Niagalé Bagayoko : « Le renforcement des capacités militaires signifie aussi travailler sur la gouvernance »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 19:43:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[renforcement de formation militaire]]></category>
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<p>Les crises au sahel ont des causes profondes. Au cours de la vidéoconférence pour le lancement de la Coalition citoyenne pour le sahel, ce jeudi 16 juillet 2020, Niagalé Bagayoko, présidente de l’African sécurity secteur Network (ASSN), experte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, s’est prononcé sur la question.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Les crises au sahel ont des causes profondes. Au cours de la vidéoconférence pour le lancement de la Coalition citoyenne pour le sahel, ce jeudi 16 juillet 2020, Niagalé Bagayoko, présidente de l’African sécurity secteur Network (ASSN), experte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, s’est prononcé sur la question.</strong></p>



<p>Les <a href="http://saheltribune.com/pour-resolution-crise-securitaire-sahel-coalition-citoyenne-voit-jour/">États du Sahel</a> sont perçus comme ayant failli en termes de démocratisation, de décentralisation, de développement, d’urbanisation, de sécurité. C’est ce qui explique la crise multidimensionnelle des pays de cette région, selon Niagalé Bagayoko. Elle estime que ces crises ont pour racine « <em>une remise en cause profonde du modèle d’État qui a été mis en place depuis les indépendances</em> ».</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2993&amp;action=edit">Bras de fer IBK-M5: allons-nous vers un Game Over ?</a></p>



<p>Ces remises en cause se font sous différentes formes, explique Niagalé. <em>« On s’aperçoit que les protestations prennent différentes formes</em> ». Des rébellions, des mobilisations de type djihadistes, le repli communautaire autour de groupes d’autodéfense, des mouvements de protestations populaires, explique-t-elle. Selon l’experte en sécurité, toutes ces protestations visent à remettre en cause la façon dont les différents groupes se voient protéger par l’État. À l’en croire, tous ces groupes estiment que l’État a manqué à leur donner de l’éducation, une vie meilleure.</p>



<p>Cette analyse conduit la présidente de l’African sécurity secteur Network a signalé qu’« <em>aujourd’hui, travailler sur les causes profondes signifie aussi réfléchir au modèle d’État, au modèle de contrat social auquel on a à faire aujourd’hui et inscrire cela dans une démarche de concertation qui implique bien entendu des États »</em>.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3017&amp;action=edit">La démocratie nous met-elle réellement à l’abri des conflits ?</a></p>



<p>Au cours de cette visioconférence pour le lancement de la <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/les-quatre-piliers-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le sahel</a>, Niagalé Bagayoko n’a pas pu s’empêcher de se prononcer sur la crise sociopolitique actuelle au Mali. Sur la question, elle déplore&nbsp;: <em>« Il n’est pas possible que des forces de maintien de l’ordre viennent tirer à balles réelles sur des manifestants</em> ». Cette situation l’amène à proposer un renforcement de capacité non seulement des militaires, mais aussi des forces de sécurité. Elle invite à aller au-delà de la formation purement militaire. Car « <em>les formations ne suffisent pas </em>». Il convient de former les forces armées aux mécanismes d’inspections, au mécanisme de sanction, mais aussi renforcer le rôle d’acteurs extérieurs, a-t-elle suggéré. Outre cela, elle estime que « <em>le renforcement des capacités militaires signifie aussi travailler sur la gouvernance</em> ». Car les détournements de budgets militaires au Mali, au Niger, au Burkina Faso, pendant que des soldats meurent au front tous les jours, ne sont que révélateurs d’une crise de gouvernance dans ces pays.</p>



<p><strong>F.T</strong></p>
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		<title>Pour la résolution de la crise sécuritaire au sahel, une coalition citoyenne voit le jour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 19:34:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[exactions contre les civils]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au sahel]]></category>
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<p>Pour une résolution rapide de la crise sécuritaire dans le sahel, plusieurs organisations de la société civile africaine ont lancé une Coalition dénommée « Coalition citoyenne pour le sahel ». Le lancement&#8230;</p>
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<p><strong>Pour une résolution rapide de la crise sécuritaire dans le sahel, plusieurs organisations de la société civile africaine ont lancé une Coalition dénommée <em>« Coalition citoyenne pour le sahel</em> ». Le lancement officiel a eu lieu ce jeudi 16 juillet 2020 par visioconférence sur la page Facebook de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).</strong></p>



<p>La situation des populations se dégrade de plus en plus dans le sahel. Ce qui amène à s’interroger sur les approches socio-sécuritaire, selon Drissa Traoré, coordinateur du programme conjoint AMDH et FIDH, lors du lancement de la Coalition citoyenne pour le sahel ce jeudi 16 juillet 2020. Selon M.Traoré, des exactions commises soit par des milices ou des groupes armés, etc., ont conduit à « <em>de graves violations des droits humains, à des atrocités et à des besoins humanitaires criants</em> ». Une situation qui entraîne une méfiance et favorise le recrutement dans les groupes armés.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Mise en place d’une Coalition citoyenne</strong></h3>



<p>Face à cette situation, « <em>il faut nécessairement changer d’approche </em>», selon Drissa Traoré, afin que les populations puissent se sentir plus en sécurité. Pour ce faire, une approche plus holistique prenant en compte les besoins de la population doit voir le jour.</p>



<p><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">A lire aussi Conflits au sahel : non, le réchauffement climatique n’est pas la cause principale</a></p>



<p>Voilà les raisons qui ont prévalu la création de la Coalition citoyenne pour le sahel. Une Coalition composée de 22 organisations du sahel. Cette Coalition, aux dires de M.&nbsp;Traoré, ne sera nullement un contrepoids pour les actions gouvernementales, mais plutôt un appui. Elle sera la porte-parole des populations civiles.</p>



<p>Cette coalition a pour but la promotion des priorités susceptibles, selon les initiateurs de ce regroupement, de servir de repère pour les réponses à apporter à la crise sécuritaire dans la région du sahel. Ils appellent ces priorités les <em>« Piliers citoyens</em> ». Selon Drissa Traoré, ces Piliers constituent un ensemble d’« <em>aspects qui permettent de prendre en charge le besoin de protection des populations civiles dans les différents pays du sahel</em> ». À l’en croire, la sécurité est au-delà des armes et des munitions, il faut la collaboration et la confiance des populations.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des populations civiles victimes</strong></h3>



<p>Cette position est défendue par Niagalé Bagayoko, présidente de l’African sécurity secteur Network (ASSN), experte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Celle-ci estime que la sécurité humaine va au-delà de l’approche militaire. Elle est fondée sur l’idée de protéger les individus, les communautés de la peur et de la faim.</p>



<p>L’intégration de cette approche semble nécessaire à ses yeux dans la mesure où les populations civiles payent la lourde tribu de l’insécurité dans le sahel. Elles sont la cible non seulement « <em>d’hommes armés non identifiés</em> », mais aussi des forces armées elles-mêmes. « <em>Les populations civiles sont les premières victimes des actes perpétrés par ces différents acteurs </em>», indique-t-elle.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=621&amp;action=edit">Guerre de propagande ou mauvaise foi politique ?</a></p>



<p>La Coalition citoyenne pour le sahel entend procéder à des dialogues constructifs et exigeants avec les dirigeants politiques, les décideurs politiques ainsi qu’avec d’autres acteurs pour la gestion de la crise dans cette région. Il s’agit bien de créer un cadre collectif et inclusif. <em>« Nous voulons faire entendre la voix et l’expertise de la société civile, parce que nous sommes convaincus que cela peut permettre de relever de manière plus efficace les défis de sécurité humaine auxquels font face les populations du Sahel, de faire respecter leurs droits fondamentaux et de s’attaquer aux injustices sous-jacentes qui alimentent la crise </em>», lit-on dans le <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/les-quatre-piliers-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> de presse publié à l’occasion de ce lancement.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les principaux Piliers citoyens</strong></h3>



<p>Cette coalition s’articulera autour de quatre « <em>Piliers citoyens</em> ». Les acteurs de la société civile à la base de cette Coalition invitent les autorités politiques à inscrire leurs interventions dans ces différents Piliers.</p>



<p>Dans le Pilier citoyen&nbsp;1, cette Coalition invite à mettre la « <em>protection des civils et la sécurité humaine au cœur de la réponse au sahel</em> ». Toutes les interventions militaires, humanitaires, de développement ou encore pour le renforcement de l’État, doivent assurer aux civils affectés par les conflits plus de protection. Dans le Pilier citoyen&nbsp;2, les initiateurs invitent à <em>« créer une stratégie politique globale qui s’attaque aux causes profondes de l’insécurité</em> ». Pour ce faire, ils invitent à investir davantage dans la résolution des conflits, à s’attaquer aux inégalités et aux doléances locales à travers un dialogue politique. Quant au Pilier Citoyen&nbsp;3, il vise à « <em>répondre aux urgences humanitaires et veiller à ce que l’aide soit adaptée au développement</em> ». En dernier ressort, il s’agit de <em>« Lutter contre l’impunité et garantir l’accès de tous à la justice ».</em></p>



<p>Alioune Tine, expert indépendant de l’ONU pour les droits de l’homme au Mali, apprécie la création de cette Coalition. « <em>C’est le véritable chaînon manquant </em>» qui vient à son heure, indique-t-il avant de préciser qu’elle vient compléter les actions des États, des forces armées. En mot, la Coalition citoyenne pour le sahel vient combler un grand vide.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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