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	<title>Archives des CNT &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des CNT &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Goundam : une école ouvre ses portes aux enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:20:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'école nouvellement ouverte aux enfants du camp de M'Berra à Goundam représente un pas important vers l'inclusion éducative.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à l’urgence éducative des enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra, une école vient d’ouvrir ses portes à Goundam, dans la commune de Gargando. Fruit d’une initiative locale portée par des acteurs engagés, cette nouvelle structure marque un pas décisif vers l’inclusion scolaire et la reconstruction sociale dans une région éprouvée par les déplacements de populations.</em></strong><em></em></p>



<p>Goundam, 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2025 – C’est une rentrée scolaire pas comme les autres qu’a connue ce mercredi la commune rurale de Gargando, près de Goundam, avec l’inauguration officielle d’une nouvelle école destinée aux enfants déplacés internes et rapatriés du camp de M’berra en Mauritanie.</p>



<p>Cette structure d’enseignement de premier et second cycle, la première du genre dans la localité, est le fruit d’un engagement communautaire fort. Son financement a été entièrement assuré par le président de la délégation spéciale de la commune de Gargando, M. Hamatta Ilett El Ansary, avec l’appui de M. Mohamed Ousmane Haïdara, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les premiers cours seront assurés par des enseignants volontaires, mobilisés pour offrir un encadrement adapté aux besoins spécifiques de ces élèves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-redonner-une-chance-a-l-education"><strong>Redonner une chance à l’éducation</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part autorités administratives, coutumières, communales et militaires, a été marquée par une forte charge symbolique. Elle répond à une urgence : celle de redonner une chance à l’éducation pour des centaines d’enfants victimes des déplacements forcés et de conditions de vie précaires.</p>



<p>Les intervenants ont salué une initiative porteuse d’espoir et de reconstruction, soulignant le rôle central de la solidarité locale dans sa réalisation. Ils ont également appelé à un soutien accru de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, afin de garantir la pérennité de cette dynamique en faveur de l’éducation dans les zones affectées par les crises humanitaires.</p>



<p>Plus qu’un simple bâtiment scolaire, cette école représente un espace d’inclusion, de résilience et de stabilité. Pour les familles concernées, elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Les représentants des élèves et les parents présents ont exprimé leur gratitude et leur souhait de voir cette école devenir un cadre d’apprentissage sûr, inclusif et durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> Mali–Russie : un forum médical pour sceller un partenariat stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 13:04:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le forum médical a rassemblé des experts pour discuter de la coopération sanitaire entre le Mali et la Russie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, le jeudi&nbsp;21&nbsp;août 2025, au lancement du Forum médical international Mali–Russie, organisé par l’association Perspective sahélienne en partenariat avec l’agence russe African Initiative. Placé sous le thème « Coopération sanitaire et opportunités économiques pour un partenariat durable », l’événement a réuni chercheurs, médecins, pharmaciens, représentants institutionnels et acteurs du secteur privé des deux pays.</em></strong></p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, l’honorable Aboubacar Sidick Fomba, président de la Commission Santé, Développement social et Solidarité du Conseil natioanl de transition (CNT) et parrain de la cérémonie, a salué l’élargissement de la coopération Mali–Russie au domaine sanitaire, après les succès enregistrés dans la coopération militaro-technique. Il a mis en avant la nécessité pour le Mali de bâtir une véritable souveraineté sanitaire à travers la production locale de médicaments essentiels, la modernisation des infrastructures hospitalières, l’équipement en laboratoires de diagnostic biologique, le développement de la télémédecine et la formation de spécialistes de haut niveau. Il a proposé la mise en place d’un Comité stratégique Mali–Russie pour la coopération sanitaire, chargé de suivre les engagements pris, de concevoir des projets pilotes et de faire de Bamako un pôle ouest-africain d’innovation médicale et pharmaceutique.</p>



<p>Au nom de l’association organisatrice, Mamadou Bah, président de Perspective sahélienne, a rappelé que la santé constitue le socle du développement du Sahel. Selon lui, « <em>le développement du Sahel passe impérativement par le renforcement de son capital humain, dont la santé est le pilier fondamental</em> ». Il a expliqué que ce forum vise à créer une plateforme d’échanges techniques et scientifiques entre experts maliens et russes, afin d’adapter les solutions médicales aux réalités locales et de jeter les bases d’une coopération durable dans les domaines de la recherche biomédicale, de la pharmacologie, de l’ingénierie hospitalière et de la santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-concretes-de-cooperation"><strong>Des perspectives concrètes de coopération</strong></h2>



<p>L’événement a également enregistré l’intervention en visioconférence du député de la Douma russe, Dmitri Kouznetsov. Ce dernier a proposé la création d’un groupe de travail interparlementaire Mali–Russie sur les questions de santé. Une telle structure aurait pour mission de renforcer le dialogue institutionnel, de coordonner les initiatives bilatérales et d’accélérer la mise en œuvre des projets conjoints, notamment dans les secteurs de la production pharmaceutique, de la prévention des maladies infectieuses et de la modernisation hospitalière.</p>



<p>Les travaux du forum vont permettre d’identifier plusieurs axes de collaboration. Il s’agit de l’autonomie dans la production pharmaceutique locale, de la certification et de la régulation des produits médicaux, de la fabrication et de la distribution des dispositifs médicaux, de la formation et de la spécialisation du personnel de santé, du développement de la recherche appliquée sur les maladies tropicales ainsi que de la prévention et du contrôle des épidémies.</p>



<p>Les organisateurs ont présenté ce forum comme une étape importante pour positionner Bamako en futur hub ouest-africain d’innovation sanitaire et biomédicale. Les participants ont souligné que la coopération avec la Russie pouvait permettre de mutualiser les compétences, de transférer le savoir-faire et de développer une industrie pharmaceutique et médicale locale capable de répondre aux besoins croissants de la région.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta : la présidence bat Kidal sur la plus petite des marges 1-0</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 09:25:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez le coup d'envoi de la Super Coupe Assimi Goïta, un événement marquant présidé par le Premier ministre à Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le coup d’envoi officiel de la Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta a été donné ce vendredi&nbsp;15&nbsp;août 2025 au stade Mamadou Konaté de Bamako. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. Étaient également présents le secrétaire général de la Présidence, Pr Alfousseyni Diawara, représentant le Président de la Transition, Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M.&nbsp;Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ainsi que le président de la Commission d’organisation, le Commissaire colonel Cheick Mohamed Cherif Tounkara.</em></strong></p>



<p>Cette 5<sup>e</sup>&nbsp;édition, placée sous le signe « <em>Culture et Sport, deux forces, une passion</em> », regroupe 23&nbsp;équipes issues des 19&nbsp;régions du Mali, du District de Bamako, de la Présidence, du Conseil national de Transition (CNT) et du gouvernement. La compétition s’impose désormais comme un grand rendez-vous sportif national, favorisant la cohésion et le brassage entre les jeunes venus de toutes les régions du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ceremonie-d-ouverture-en-liesse"><strong>Une cérémonie d’ouverture en liesse</strong></h2>



<p>Le match inaugural a été marqué par une ambiance exceptionnelle. Les supporteurs, venus en grand nombre, ont donné de la voix à travers fanfares et vuvuzelas, créant une atmosphère électrique dès l’entrée des deux équipes sur la pelouse.</p>



<p>La rencontre a opposé l’équipe de la Présidence de la République, en blanc, à celle de la région de Kidal, en rouge. Dès les premières minutes, l’engagement des deux formations a donné lieu à un quart d’heure très disputé, avec des occasions de part et d’autre. Mais c’est à la 18<sup>e</sup>&nbsp;minute qu’Abou Dramane Meïté, portant le dossard numéro&nbsp;11 de la Présidence, a réussi à débloquer le compteur, offrant l’avantage à son équipe.</p>



<p>Cette ouverture du score a permis à la Présidence de prendre l’ascendant sur son adversaire, multipliant les phases offensives jusqu’à la pause. La première période s’est ainsi soldée sur le score de 1 à 0 en faveur de la Présidence de la République.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kidal-pousse-mais-la-presidence-resiste"><strong>Kidal pousse, mais la présidence résiste</strong></h2>



<p>La seconde période a vu l’équipe régionale de Kidal revenir avec plus de détermination. Durant une bonne partie du jeu, elle a dominé les échanges, cherchant à égaliser. Toutefois, la défense de la Présidence est restée solide, empêchant toute concrétisation.</p>



<p>À partir de la 60<sup>e</sup>&nbsp;minute, la Présidence a repris le contrôle du match, se procurant plusieurs occasions de creuser l’écart. Mais malgré l’intensité et les attaques répétées de part et d’autre, le score est resté inchangé. Le coup de sifflet final a scellé la victoire de la Présidence sur la plus petite des marges, 1-0.</p>



<p>Ce résultat inaugure de belle manière une compétition qui s’annonce palpitante, chaque région espérant tirer son épingle du jeu et honorer sa participation à ce tournoi national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-competition-a-portee-educative-et-citoyenne"><strong>Une compétition à portée éducative et citoyenne</strong></h2>



<p>Au-delà de l’aspect sportif, la Super Coupe général d’Armée Assimi Goïta se veut également une initiative éducative et citoyenne. Pour le président de la Commission d’organisation, le Commissaire colonel Cheick Mohamed Cherif Tounkara, cette compétition rend hommage au Président de la Transition tout en incarnant une vision. « <em>Cette Super Coupe au nom du Président de la Transition est une compétition sportive, culturelle et éducative qui regroupe toutes les régions du Mali. Elle permet aussi de maintenir les jeunes dans un environnement sain, tout en évitant la drogue ou d’autres comportements négatifs au sein de notre société </em>».</p>



<p>Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a pour sa part souligné l’importance de cette 5<sup>e</sup>&nbsp;édition. « <em>La Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta qui est cette année à sa 5<sup>e</sup>&nbsp;édition a su se faire un nom et est désormais un événement sportif national incontournable, particulièrement pendant les vacances scolaires. L’édition&nbsp;2025 est exceptionnelle avec la participation de l’ensemble des régions de notre pays. Une première. C’est un moment privilégié pour le vivre-ensemble, la fraternité, la camaraderie, l’acceptation de l’autre, le respect mutuel dans l’adversité. Bref, l’intégration, la cohésion sociale et l’unité nationale sont au cœur des échanges </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-5-e-nbsp-edition-qui-s-annonce-prometteuse"><strong>Une 5<sup>e</sup>&nbsp;édition qui s’annonce prometteuse</strong></h2>



<p>Avec la participation de 23&nbsp;équipes représentant toutes les régions et institutions, cette édition&nbsp;2025 marque une étape historique pour la Super Coupe générale d’armer Assimi Goïta. Elle confirme que le tournoi dépasse le cadre du sport pour devenir un véritable instrument de rapprochement entre les jeunes maliens.</p>



<p>La victoire inaugurale de la Présidence de la République face à Kidal donne le ton d’une compétition où rivalité sportive et valeurs citoyennes se mêleront pour offrir au public des moments intenses. Les prochaines rencontres seront suivies avec attention, tant par les supporteurs que par les acteurs institutionnels qui voient en ce tournoi un outil de cohésion sociale et de construction citoyenne.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta ou l’art de gouverner le temps : le Mali réinvente sa Transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 22:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La promulgation de la loi n°2025-029 marque un tournant historique pour le Mali. Explorez ses enjeux et ses implications.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em><strong>En promulguant la loi n°2025-029 portant révision de la Charte de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a envoyé un message limpide : la refondation du Mali n’est pas une course contre la montre, mais une marche vers la stabilité. Et pour qui veut reconstruire un pays trahi par trois décennies d’errance démocratique, le temps n’est pas une contrainte, mais une condition.</strong></em></p>



<p>Depuis le Palais de Koulouba, dans le calme des hautes murailles où se dessinent désormais les contours d’un nouveau Mali, le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, a promulgué la loi n°2025-029, entérinant la révision de la Charte de la Transition. Un acte souverain, décisif, que certains qualifieraient d’historique — tant il jette les bases d’un État qui, loin de se soumettre aux caprices de l’agenda international, prend en main son propre calendrier.</p>



<p>Car oui, pour une fois — et peut-être pour la première fois depuis l’aube des conférences nationales — le Mali affirme qu’il ira à son rythme. Celui de la sécurité retrouvée, de la paix consolidée, d’une démocratie qui ne soit plus de façade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-ans-renouvelables-non-pas-un-blanc-seing-mais-un-contrat-de-responsabilite"><strong>Cinq ans renouvelables : non pas un blanc-seing, mais un contrat de responsabilité</strong></h2>



<p>Aux termes de la nouvelle Charte, le Président de la Transition exerce ses fonctions pour une durée de cinq ans, renouvelables autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que la pacification du pays soit effective. Une clause de reconduction conditionnée à l’accomplissement de la mission : restaurer l’autorité de l’État, sécuriser le territoire, refonder les institutions.</p>



<p>Mais attention : pas de présidence à vie ici, ni de manœuvre de captation. La loi elle-même le précise : la durée peut être écourtée dès lors que les conditions d’une élection transparente et apaisée sont réunies. Le pouvoir, au Mali version Goïta, n’est pas une fin, mais un moyen.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-lucide-et-ouverte"><strong>Une Transition lucide et ouverte</strong></h2>



<p>Autre innovation majeure : le droit à l’éligibilité. Contrairement aux transitions verrouillées d’antan, le Président de la Transition, les membres du Gouvernement et du CNT pourront se présenter aux futures élections générales, y compris à la présidentielle. Ce n’est ni une surprise, ni un scandale : pourquoi exclure ceux qui auront relevé le pays quand viendra l’heure des choix ?</p>



<p>C’est un pari sur la continuité républicaine. Ceux qui auront restauré l’État doivent pouvoir le gouverner avec légitimité, si le peuple le décide. La démocratie ne se construit pas en punissant ceux qui agissent, mais en les confrontant, le moment venu, au verdict des urnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-unanimite-au-cnt-nbsp"><strong>L’unanimité au CNT&nbsp;</strong></h2>



<p>Le texte a été adopté à l’unanimité par les 131 membres du Conseil national de Transition lors de la séance plénière du 3 juillet 2025. Dans un pays où les divisions furent longtemps la norme, cette unanimité vaut plus que toutes les motions de soutien. Elle symbolise un alignement entre institutions et aspirations populaires.</p>



<p>Et c’est bien là toute la force du projet porté par Assimi Goïta : refuser la précipitation, assumer la clarté, restaurer l’ordre, avant de passer la main.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-le-mali-en-sortir-grandi"><strong>Refonder le Mali, en sortir grandi</strong></h2>



<p>Le Président Goïta, en bon stratège et homme de devoir, ne gouverne pas pour régner, mais pour redonner au Mali sa pleine souveraineté. La révision de la Charte de la Transition est à la fois un instrument de stabilité et un levier de transformation, dans un pays qui n’a que trop souffert des alternances précipitées, des élections bâclées, et des États sans autorité.</p>



<p>Il s’agit désormais de terminer ce qui a été commencé : la réforme de l’appareil judiciaire, la moralisation de la vie publique, la refonte de l’architecture institutionnelle, et la reconstruction du lien entre l’État et les citoyens.</p>



<p>Dans un monde pressé, le Mali prend le temps d’écrire son avenir. Et si la Transition dure, c’est pour que le pays, lui, tienne debout.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Révision de la charte de la transition : enfin, la stabilisation de l&#8217;État actée pour le bonheur du peuple </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 09:21:18 +0000</pubDate>
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<p>La révision de la charte de la transition au Mali est une étape clé pour mettre fin à des décennies d'instabilité politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Pendant trente ans, le Mali a vécu une instabilité politique à cause des conséquences d&rsquo;une démocratie multipartite de façade qui lui a été servie par des acteurs politiques soucieux plus de leur confort personnel que du bonheur du peuple. Les autorités actuelles, sur une forte recommandation populaire, ont enclenché un processus pour mettre fin à cette instabilité. Le dernier acte de ce processus est la révision de la charte de la transition adoptée par le Conseil National de Transition (CNT).</em></strong><em></em></p>



<p>En effet, le jeudi 3 juillet 2025, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont à l&rsquo;unanimité, révisé la charte de la transition. Les innovations majeures sont, entre autres, la fixation de la durée de la transition à 5 ans renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu&rsquo;à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte. Toutefois, il est précisé que cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettent l&rsquo;organisation des élections. Le président de la transition, les membres du gouvernement et du CNT sont éligibles à l&rsquo; élection du président de la République et aux élections générales.&nbsp;</p>



<p>Cet acte du conseil national de transition (CNT) est le couronnement d&rsquo;un processus issu d&rsquo;une recommandation du peuple exprimée à maintes reprises à l&rsquo;occasion de différentes rencontres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-recommandation-exprimee-a-maintes-fois-par-le-peuple"><strong>Une recommandation exprimée à maintes fois par le peuple</strong></h2>



<p>La toute première fois que le peuple a exprimé son vœu de voir durer la période de la transition, c’était à l&rsquo;occasion de la toute première rencontre tenue le 12 novembre 2021 entre le Président de la transition et les légitimités traditionnelles et coutumières de tout le Mali. Ce jour-là face au président de la transition, elles ont exprimé leurs sentiments. C&rsquo;est ainsi que El Hadji Djibril Diarra, patriarche des familles fondatrices de Koulikoro a affirmé que :<strong>&nbsp;</strong><em>«&nbsp;La prolongation de la transition est une logique qui s’impose de facto aux Maliens au regard du contexte socio-politique, sécuritaire et humanitaire difficile que vit le pays.&nbsp;»</em><strong>&nbsp;</strong>Quant à Zantigui Diakité, chef de la délégation de Bougouni, il a&nbsp;&nbsp;estimé que les Maliens doivent prendre le temps de balayer d’abord la maison commune avant de songer à des élections.&nbsp;</p>



<p>Après cette rencontre mémorable et inédite, le peuple a, ensuite, réitéré la prolongation de la durée de la transition lors des Assises nationales de la Refondation (ANR) tenues en décembre 2021. L&rsquo;une des fortes recommandations de ces Assises a été de prolonger la période de transition jusqu&rsquo;à 5 ans et de réunir d&rsquo;abord les conditions sécuritaires avant l&rsquo;organisation de toute élection. Et puis récemment en avril 2025, avec les consultations nationales des forces vives de la nation et de la diaspora sur la charte des partis politiques, le peuple a fortement recommandé l&rsquo;octroi d&rsquo;un mandat de 5 ans renouvelable au chef de l&rsquo;État et de lui accorder le statut de président de la République. Parallèlement à ces différents foras, l&rsquo;on constate à plusieurs niveaux l&rsquo;expression de ce vœu de prolongation de la durée de la transition.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-couronnement-d-un-processus-nbsp"><strong>Couronnement d&rsquo;un processus&nbsp;</strong></h2>



<p>Écoutant son peuple, les autorités ont commencé à enclencher le processus de mise en œuvre de ce que le peuple a demandé. C&rsquo;est ainsi<strong><em>&nbsp;</em></strong>que la session du conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025 a adopté un projet de loi dans ce sens.&nbsp;</p>



<p>En effet, c&rsquo;est sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien au Processus électoral, que le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Charte de la Transition<strong>.&nbsp;</strong><em>«&nbsp;Le projet de loi, adopté, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur pour répondre aux attentes légitimes du Peuple malien, notamment la révision de la Charte de la Transition en accordant au Chef de l&rsquo;État, un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de la Confédération AES.&nbsp;»</em>&nbsp;peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres. Et c&rsquo;est ce projet de loi qui a été examiné et adopté par le Conseil national de transition.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le Conseil national de Transition adopte une nouvelle Charte fixant la durée de la Transition à cinq ans renouvelables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 14:53:34 +0000</pubDate>
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<p>La révision de la charte de la transition au Mali : une avancée stratégique vers la consolidation de l'État souverain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un contexte sahélien en recomposition, la révision de la Charte de la Transition au Mali marque un tournant assumé. Plus qu’un simple ajustement institutionnel, c’est l’acte de foi d’un État souverain, décidé à refonder l’ordre politique sans boussole importée. Bamako prend son temps, non pour durer, mais pour réussir.</em></strong></p>



<p>Il y a dans les révolutions lentes une élégance que les transitions brutales ignorent. C’est ce que les autorités maliennes ont compris mieux que d’autres en Afrique de l’Ouest. En adoptant à l’unanimité la révision de la Charte de la Transition, le Conseil national de Transition (CNT) vient de poser, ce jeudi 3 juillet 2025, un jalon déterminant, non pas dans une course contre la montre démocratique, mais dans une marche résolue vers la consolidation de l’État.</p>



<p>La nouvelle Charte n’est pas une manœuvre. Elle est un outil. Un instrument de stabilité face à la désintégration rampante des repères régionaux. Cinq ans renouvelables : non pas pour s’éterniser, mais pour gouverner utile. Et surtout, pour inscrire le Mali dans la logique de construction patiente et cohérente, dans une sous-région encore secouée par les déflagrations du terrorisme, les replis identitaires, et les injonctions exogènes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-sans-obeir"><strong>Refonder sans obéir</strong></h2>



<p>Depuis 2020, le Mali est entré dans une autre ère. Celle d’un État qui ne s’excuse plus d’exister. La Charte révisée, nourrie des Assises nationales et des recommandations du Dialogue inter-malien, traduit ce basculement. On n’y parle plus d’Accord d’Alger, ni de CEDEAO, encore moins d’élections datées au cordeau par des partenaires toujours prompts à donner des leçons. Ici, l’on parle souveraineté, cohérence, pacification.</p>



<p>Et il y a là un courage politique certain. Car il fallait oser officialiser ce que beaucoup pensaient tout bas. Qu’aucun scrutin n’a de sens sans État effectif, sans sécurité durable, sans légitimité enracinée. Que les bulletins de vote ne doivent pas être lancés comme des sparadraps sur des plaies ouvertes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-a-visage-d-etat"><strong>Une transition à visage d’État</strong></h2>



<p>Les autorités n’ont pas seulement révisé un texte. Elles ont structuré une vision. À travers la création d’une Caisse des Dépôts et Consignation, elles dotent le pays d’un levier souverain de financement. Avec la reconnaissance de treize langues nationales comme langues officielles, elles affirment une inclusion républicaine jusque dans les interstices de l’identité collective. C’est peu dire qu’il s’agit d’un tournant.</p>



<p>Ce triptyque — charte, économie, langues — n’est pas qu’un dispositif technique. Il incarne une réponse aux attentes d’un peuple trop longtemps sommé de patienter pendant que les paradigmes échouaient. L’État malien ne promet plus. Il s’équipe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-unanimite-parlementaire-comme-signal-d-adhesion"><strong>L’unanimité parlementaire comme signal d’adhésion</strong></h2>



<p>Qu’on ne s’y trompe pas : le vote à 131 voix pour, sans une seule voix contre, n’est pas un hasard arithmétique. C’est l’expression d’un consensus national que la propagande électoraliste ne pourra jamais acheter. Ce pays, que l’on a tant cru au bord de l’abîme, démontre qu’il peut se doter de lois claires, alignées sur ses propres aspirations, pas sur celles dictées depuis Genève, Washington ou Abuja.</p>



<p>Oui, la Transition est prolongée. Oui, ses architectes pourront, le moment venu, concourir à l’avenir du pays. Et alors ? Le peuple malien n’a-t-il pas le droit de choisir parmi ceux qui l’ont protégé lorsque d’autres fuyaient ? Cette levée d’inéligibilité, loin d’être un passe-droit, est une clarification. Désormais, ce sont les urnes, non les principes théoriques, qui départageront les ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-coeur-battant-de-l-aes"><strong>Le Mali, cœur battant de l’AES</strong></h2>



<p>À Bamako, on pense géopolitique. On pense axe. La confédération des États du Sahel (AES), née le 6 juillet 2024, à Niamey (Niger) et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, n’est pas une coquetterie panafricaniste. C’est un espace stratégique, où se dessine un autre contrat social, fondé sur la souveraineté militaire, l’intégration économique, et une diplomatie de rupture. En synchronisant la durée de la Transition avec Niamey et Ouagadougou, le Mali scelle un pacte d’endurance, sans précipitation, mais sans mollesse non plus.</p>



<p>Le Mali nouveau se dessine sans bruit mais avec méthode. La Charte révisée est sa boussole. Ses adversaires y verront une ruse, ses soutiens, une audace. Mais l’histoire jugera non pas la durée de la Transition, mais ce qu’elle aura su bâtir.</p>



<p>La Transition malienne n’est ni en sursis ni en suspension. Elle est en mission.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Abdoulaye Maïga obtient le feu vert du CNT et promet d’agir, loin des discours creux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 20:53:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le PAG 2025-2026 a été adopté à l'unanimité par le CNT. Explorez les enjeux et promesses de ce plan d'action.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Adopté à l’unanimité par les membres du CNT, le Plan d’action 2025-2026 du Premier ministre Abdoulaye Maïga ouvre une nouvelle étape politique au Mali. Saluant la qualité des débats, le chef du gouvernement s’engage à passer des promesses aux actes, sous la vigilance d’un CNT déterminé à exiger des résultats concrets.</em></strong><br></p>



<p>C’est une large adhésion, sans ombre ni contestation, que le Premier ministre Abdoulaye Maïga est allé chercher, ce lundi 19 mai, dans l’hémicycle du Centre international de conférence de Bamako. Après huit heures d’échanges nourris, parfois vifs mais toujours républicains, les 128 membres du Conseil national de transition (CNT) ont approuvé à l’unanimité – 128 voix pour, zéro contre, zéro abstention – le Plan d’action gouvernemental (PAG) pour la période 2025-2026.</p>



<p>Une formalité ? Pas exactement. Car si le vote n’a souffert d’aucune contestation, la séance a été l’occasion d’un débat rare sous les tropiques : franc, direct, sans langue de bois. Une vitalité démocratique que le chef du gouvernement lui-même a saluée, reconnaissant que ce plan d’action ne lui appartient plus seul, mais engage désormais l’ensemble de la représentation nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-lucide-et-engage">Un Premier ministre lucide et engagé</h3>



<p>Face aux membres du CNT, Abdoulaye Maïga n’a pas joué la carte de l’autosatisfaction. Il a mesuré l’ampleur des défis, reconnu la pertinence des critiques formulées, et promis de tout mettre en œuvre pour que ce PAG ne reste pas lettre morte. « Le peuple n’a plus besoin de discours creux, mais d’actions concrètes », a martelé Malick Diaw, président du CNT, résumant en une phrase l’exigence d’un pays fatigué des promesses non tenues.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-securite-a-la-gouvernance-un-chantier-titanesque">De la sécurité à la gouvernance : un chantier titanesque</h3>



<p>Sécurité, relance économique, justice sociale, réforme de l’État, éducation, santé, souveraineté nationale… Les axes du plan adopté couvrent l’ensemble des priorités du Mali post-crise. Mais chacun, dans l’hémicycle, sait que le plus dur commence : faire de ces lignes directrices des réalités tangibles pour les millions de Maliens qui attendent, souvent dans la douleur, que l’État reprenne enfin la main sur les urgences quotidiennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-cnt-en-gardien-vigilant">Le CNT en gardien vigilant</h3>



<p>« Le CNT veillera à ce que la mise en œuvre du plan se fasse de façon efficiente », a averti Malick Diaw, fixant le cap d’une institution qui refuse de se contenter d’un simple rôle d’enregistrement. Le message est clair : la transition malienne, forte de son souffle démocratique retrouvé, veut conjuguer ambition politique et exigence de résultats.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-d-urgence-nationale">Un climat d’urgence nationale</h3>



<p>Reste à savoir si les moyens suivront. Car la réussite de ce PAG ne dépendra pas seulement de la volonté politique. Elle exigera des ressources financières, une administration performante, des partenaires fiables et, surtout, une capacité à restaurer la confiance d’un peuple échaudé par des décennies de déceptions.</p>



<p>À Bamako, le temps des discours semble révolu. Place aux actes. Le Premier ministre le sait. Le CNT le rappelle. Le peuple malien, lui, attend.</p>



<p><strong>À.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali  : dissolution des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 16:08:07 +0000</pubDate>
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<p>Le 13 mai 2025 marque la dissolution des partis politiques au Mali, une décision historique de la transition malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En adoptant ce 13 mai 2025 un décret de dissolution des partis politiques, le président de la Transition malienne Assimi Goïta scelle la fin d’une ère politique ouverte depuis le renouveau démocratique de 1991. Une décision historique qui, selon Bamako, répond à une exigence du peuple souverain et s’inscrit dans la dynamique de refondation nationale engagée depuis 2021.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y avait eu la suspension. Il y a désormais la dissolution. Le Mali, à l’instar du Burkina Faso et du Niger, enterre définitivement son multipartisme dans sa forme actuelle. L’annonce est tombée ce mardi soir sur les antennes de la télévision nationale : le décret présidentiel abroge non seulement la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, mais interdit également toute activité à caractère politique menée par les structures dissoutes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-qui-s-inspire-des-voisins-saheliens"><strong>Une rupture qui s’inspire des voisins sahéliens</strong></h3>



<p>Cette décision fait écho aux mesures similaires déjà prises à Ouagadougou et Niamey, où les transitions ont suspendu les partis pour l’unité nationale et la guerre contre le terrorisme. Comme ses alliés sahéliens, Bamako entend rompre avec les divisions partisanes qui, selon le gouvernement, ont paralysé l’État, alimenté les crises et freiné les réformes.</p>



<p>Le décret lu par Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, est sans appel : interdiction de toute réunion, de toute activité, de toute tentative de reconstitution des partis ou de leurs démembrements. Ceux qui enfreindraient cette mesure risquent des poursuites judiciaires. Le texte précise également que le décret du 7 mai suspendant les partis est désormais caduc, remplacé par une interdiction pure et simple.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-annoncee-par-les-assises-et-les-concertations"><strong>Une décision annoncée par les Assises et les Concertations</strong></h3>



<p>Faut-il s’en étonner ? Depuis les Assises nationales de la refondation en décembre 2021, le sujet était sur la table. La classe politique, jugée inefficace, corrompue et déconnectée des réalités du peuple, avait été désignée comme l’un des obstacles majeurs à la refondation du Mali.</p>



<p>Les concertations des forces vives d’avril 2025 ont confirmé cette orientation en réclamant à une large majorité la dissolution des partis politiques, accusés d’avoir failli à leur mission depuis trois décennies.</p>



<p>Dans cette perspective, le Conseil national de Transition (CNT) avait déjà acté, hier lundi 12 mai, l’abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition, ouvrant la voie à la mesure radicale prise ce mardi, après la promulgation de l’aborgation par le président de la transition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-aux-manoeuvres-de-destabilisation"><strong>Une réponse aux manœuvres de déstabilisation ?</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs semaines, une coalition de partis regroupés au sein de l’IPAC (Initiative des partis politiques pour la Constitution) multipliait les actions contre la transition : meetings avortés, dénonciations virulentes, appels à la mobilisation populaire.</p>



<p>Dans le viseur du gouvernement, des tractations à l’étranger, notamment à Alger, alors même que les relations diplomatiques entre Bamako et Alger traversaient une période de vives tensions.</p>



<p>Ces agitations ne sont qu’une tentative désespérée d’un système politique à bout de souffle, inquiet face à l’audit annoncé des financements publics des partis et de l’opposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouveau-modele-politique-sahelien"><strong>Vers un nouveau modèle politique sahélien ?</strong></h3>



<p>Le dernier Mali-Mètre publié par la Fondation Friedrich Ebert est venu conforter les autorités dans leur démarche. Selon cette enquête, 9 Maliens sur 10 approuvent la gestion de la transition, et plus de 72 % déclarent faire confiance à Assimi Goïta. Des chiffres qui, selon les partisans de la transition, témoignent du soutien populaire à la refondation en cours.</p>



<p>L’exécutif assure que cette dissolution n’est pas une fin en soi, mais une étape vers la construction d’un nouveau cadre politique, mieux régulé, plus représentatif et débarrassé des pratiques politiciennes qui ont miné le Mali depuis trois décennies.</p>



<p>Cette décision consacre une orientation commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), où les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent poser les bases d’un nouveau modèle politique.</p>



<p>Un modèle défiant les standards démocratiques classiques, souvent jugés inadaptés aux réalités sahéliennes, et misant sur l’unité nationale, la souveraineté et la gouvernance de rupture.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Assimi Goïta promulgue la loi sur l’abrogation de la charte des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 10:37:53 +0000</pubDate>
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<p>Le général Assimi Goïta a abrogé la charte des partis politiques. Explorez les détails de cette décision marquante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Par un décret lu sur les antennes de l’ORTM, le président de la Transition, le général Assimi Goïta a définitivement scellé, mardi 13 mai 2025, l’abrogation de la charte des partis politiques et du statut de l’opposition. Une décision controversée mais assumée, qui marque la fin d’un système partisan jugé pléthorique et inefficace. Place désormais à la refondation d’une nouvelle architecture politique au service de l’intérêt national.</em></strong></p>



<p>La page est définitivement tournée. Ce mardi 13 mai 2025, dans un sobre mais solennel flash spécial diffusé sur la télévision nationale, le gouvernement malien a scellé le sort d’un pan entier du paysage politique malien. Par décret présidentiel, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, a promulgué la loi abrogeant la charte des partis politiques de 2005 ainsi que celle portant statut de l’opposition politique.</p>



<p>Annoncée une semaine plus tôt en Conseil des ministres, puis adoptée à une écrasante majorité par le Conseil national de Transition (CNT), cette décision, historique à plus d’un titre, vient formaliser ce que beaucoup, à Bamako comme en province, appellent déjà «&nbsp;<em>la rupture du siècle</em>&nbsp;». Une rupture avec un multipartisme jugé depuis longtemps pléthorique, improductif, et gangrené par des alliances de circonstance, nourries davantage par la course aux financements publics que par la défense d’une quelconque vision nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Un système à bout de souffle</strong></h3>



<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 300 partis politiques recensés, dont une grande partie ne vit que sur le papier. Des coalitions de façade, des chefs de file plus préoccupés par les calculs électoraux que par l’intérêt général. Depuis plusieurs années, l’opinion publique malienne, lassée par les crises politiques à répétition et les querelles d’appareil, dénonçait l’instrumentalisation de la démocratie par des élites souvent coupées des réalités du pays profond.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="997" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-1024x997.png" alt="Loi d'abrogation de la charte des partis politiques" class="wp-image-18812" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-1024x997.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-300x292.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-768x747.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-1536x1495.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-1920x1868.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-1170x1139.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-585x569.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques-600x584.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Loi-dabrogation-de-la-charte-des-partis-politiques.png 2012w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Loi d&rsquo;abrogation de la charte des partis politiques, signée le 13 mai 2025. Capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>



<p>C’est ce constat qui a nourri les travaux des forces vives de la Nation, réunies à Bamako fin avril. Leurs recommandations, sans ambiguïté, appelaient à une refondation totale du système partisan. Le CNT n’aura mis que quelques jours à s’y conformer. Assimi Goïta, en posant ce mardi sa signature au bas du décret d’abrogation, en a assuré la mise en œuvre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-architecture-politique"><strong>Vers une nouvelle architecture politique</strong></h3>



<p>Quelles suites désormais ? Le gouvernement promet l’élaboration prochaine d’une nouvelle charte politique, plus exigeante, plus représentative. Exit les partis de salon sans ancrage populaire. Place à des regroupements solides, structurés, capables de porter une vision à long terme.</p>



<p>D’ici là, le régime reste maître du jeu. Les formations existantes sont suspendues, les ambitions des uns et des autres mises en sourdine. Pour combien de temps ? Le pouvoir garde le silence. Mais une chose est sûre : le Mali vient d’entrer dans une nouvelle ère politique.&nbsp;</p>



<p><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique. Mali, la fin du faux-semblant démocratique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:15:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment la décision d'abroger la Charte des partis politiques au Mali impacte la démocratie et le pluralisme.</p>
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<p><strong><em>Au Mali, la décision du Conseil national de Transition d’adopter en session ordinaire l’abrogation de la Charte des partis politiques fait trembler les défenseurs du pluralisme. Entre nécessité de mettre fin à un multipartisme devenu stérile et volonté d’instaurer une gouvernance plus efficace et susceptible de répondre avec plus de promptitude les besoins des citoyens, le pays s’engage sur la voie d’une réforme majeure. Une refondation qui ouvrira la voie à une démocratie rénovée.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>En adoptant l’abrogation, à une majorité soviétique de 130&nbsp;voix contre 2, la Charte des partis politiques de 2005 et le statut de l’opposition de 2015, le Conseil National de Transition (CNT) du Mali vient de signer l’acte de décès d’un multipartisme qualifié par les autorités de façade et de rente. La mesure pourrait choquer, indigner les chantres des dogmes démocratiques classiques, mais elle s’inscrit dans une logique plus large, partagée depuis longtemps par plusieurs penseurs critiques du modèle représentatif hérité des indépendances africaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-nbsp-facade-democratique"><strong>La&nbsp;façade démocratique</strong></h3>



<p>Que les puristes crient au viol de la démocratie n’étonnera personne. Car, en théorie, le multipartisme est sacré. Il incarne cette belle idée selon laquelle la <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-senegal-lalternance-mais-a-quel-prix/">pluralité des partis </a>offre au citoyen un choix éclairé, assure l’alternance, stimule la critique et protège les libertés publiques. C’est le crédo de toutes les constitutions modernes depuis la fin des régimes à parti unique, celui de l’Afrique des conférences nationales du début des années 90. Sauf que, dans la réalité malienne, cette pluralité s’est transformée en foire d’empoigne, avec plus de 200 partis dont la plupart sont sans ancrage, sans projet, sans militants, mais souvent dotés de financements publics.</p>



<p>Le Mali, naguère présenté comme l’un des pionniers du pluralisme en Afrique de l’Ouest depuis la <a href="https://saheltribune.com/mars-1991-mars-2021-30-ans-de-democratie-toujours-anime-par-le-desir-du-changement/">révolution démocratique de 1991</a>, croulait dès lors le poids d’une prolifération incontrôlée de partis, souvent sans autre projet que de quémander subventions et strapontins. La scène politique malienne était devenue ce que Castoriadis dénonçait dans <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/la-montee-de-l-insignifiance-les-carrefours-du-labyrinthe-cornelius-castoriadis/9782020285759" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La montée de l’insignifiance</em></a> : une façade démocratique où les partis existent, non pour représenter les citoyens, mais pour préserver des clientélismes, verrouiller les institutions, et entretenir une illusion de pluralisme.</p>



<p>En abrogeant ces textes, les autorités maliennes de la transition, dirigées par le général Assimi Goïta ouvrent une nouvelle page. Fini les partis d’apparat, place à une refondation politique « <em>assainie</em> », où les forces appelées à émerger devront incarner de véritables projets de société. Derrière cet engagement républicain, certains verront certes une stratégie de verrouillage du pouvoir, pourtant il s’agit bien d’une purge salutaire face à l’impasse d’un multipartisme qui, depuis des décennies, servait plus les ambitions personnelles que l’intérêt général.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-critique-du-multipartisme-comme-facteur-d-instabilite"><strong>La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité</strong></h3>



<p>Il faut dire que le diagnostic n’est pas propre au Mali. La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité n’a jamais cessé d’habiter les réflexions des plus grands penseurs. En Europe, Hannah Arendt dénonçait déjà en 1951, dans <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/12/28/sur-les-origines-du-totalitarisme-le-message-dhannah-arendt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Origines du totalitarisme</em></a>, la cacophonie des régimes multipartites continentaux, louant au contraire la stabilité offerte par les systèmes bipartisans comme celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. Selon elle, la guerre des clans partisans prépare toujours le terrain à des ruptures autoritaires, lorsqu’un « <em>homme providentiel</em> » vient se poser en sauveur face au désordre des élites, comme l’on l’a vu en 20 213 avec <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1754" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta au Mali</a>.</p>



<p>Plus près de nous, Isidore Mfuamba Mulumba et Kalala Ilunga Matthiesen, dans leur <a href="https://www.nomos-elibrary.de/de/10.5771/2363-6262-2020-1-112/le-multipartisme-democratique-au-congo-est-une-valeur-democratique-ou-un-desordre-politique-jahrgang-7-2020-heft-1?page=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude sur la République démocratique du Congo</a>, n’hésitent pas à qualifier le multipartisme congolais d’« <em>anarchique</em> », alimentant conflits ethniques, manipulations identitaires et délitement de l’État. En Côte d’Ivoire, après l’euphorie du retour au multipartisme en 1990, le pays a sombré dans les divisions, la rébellion, les crises post-électorales sanglantes. Là aussi, l’illusion démocratique a volé en éclats sous les coups de boutoir des ambitions démesurées et des manipulations politiciennes.</p>



<p>Le Mali est-il à l’abri de ce scénario ? Rien n’est moins sûr. Car depuis des décennies, on assiste à la prolifération de partis inutiles. Aujourd’hui, le discours officiel justifie la suspension des partis par la nécessité de « <em>sauver la nation</em> » des forces centrifuges qui minent son unité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-chemin-est-etroit-mais-il-est-encore-ouvert"><strong>Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert</strong></h3>



<p>Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger&nbsp;: qui définira demain les règles du jeu ? Quel cadre juridique garantira que les futures forces politiques ne soient pas des forces déstabilisatrices ? Quelle place sera faite à la critique, au débat contradictoire, à l’alternance véritable ? Autant de questions qui restent, à ce jour, sans réponse.</p>



<p>En réalité, le Mali se trouve sur la voie d’une réforme salutaire. Cette refondation devient une vraie opportunité de repenser un système politique délégitimé, d’assainir le jeu démocratique pour le rendre plus responsable, plus proche des attentes populaires.&nbsp;</p>



<p>Le pari est risqué, mais il est aussi historique. Le peuple malien, qui a trop souvent été pris en otage par une classe politique plus prompte à se partager les miettes qu’à porter une vision nationale, mérite mieux qu’un simple replâtrage institutionnel. Il mérite une démocratie refondée sur des bases solides&nbsp;: la responsabilité, la clarté des projets, l’exigence d’un vrai contrat social.</p>



<p>Face à une anarchie multipartite, le Mali tente d’inventer sa propre voie. Une démocratie de reconstruction, exigeante, patiente, mais véritable. Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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