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	<title>Archives des CICR Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Journée mondiale de la santé mentale: les traumatismes mentaux, des maux qu’on ne voit pas</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:12:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée mondiale de la santé mentale souligne le besoin de soutien psychosocial dans les conflits armés et la violence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Porter assistance aux blessés et aux malades dans les conflits armés et autres situations de violence constitue l’un des piliers centraux de l’action humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelles que soient les circonstances d’intervention, le CICR propose des services de santé de qualité, conformes aux normes professionnelles internationales. Chirurgie de guerre, premiers secours, soins de santé primaires font partie des services traditionnels offerts.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les conflits ne laissent pas que des blessures visibles : ils affectent également la santé mentale. Conscient de cet enjeu, le CICR intervient également dans le domaine de la santé mentale et du soutien psychosocial. Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme SMSPS, nous en livre un aperçu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qu-on-entend-par-sante-mentale-et-soutien-psychosocial"><strong>Qu’est-ce qu’on entend par santé mentale et soutien psychosocial ?</strong></h2>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: La santé mentale désigne un état de bien-être psychique qui permet à une personne de faire face aux stress de la vie, de réaliser son potentiel, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie communautaire. Le soutien psychosocial aide les individus et les communautés à surmonter les traumatismes et à reconstruire leurs repères sociaux après une crise ou un événement critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux notions englobent l’ensemble des actions visant à protéger et promouvoir le bien-être mental, émotionnel et social des personnes, en particulier dans les contextes de conflit, de catastrophe ou d’urgence humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-que-comprend-le-programme-smsps-du-cicr"><strong>Que comprend le programme SMSPS du CICR ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le programme couvre un ensemble d’activités destinées à répondre aux besoins psychologiques, émotionnels et sociaux des personnes touchées par les conflits ou d’autres situations de violence. Il vise à préserver et renforcer le bien-être psychosocial des individus, à prendre en charge les troubles mentaux modérés, et à prévenir l’apparition de nouvelles pathologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les activités mises en œuvre, on retrouve :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’installation de salles d’écoute pour un accompagnement personnalisé ;</li>



<li>L’orientation des cas complexes vers des structures spécialisées ;</li>



<li>La sensibilisation communautaire à la santé mentale, ses impacts, les voies de prise en charge, et la gratuité du service ;</li>



<li>Le renforcement des capacités du personnel médical dans les structures soutenues pour fournir un accompagnement psychologique aux patients, en particulier aux blessés par armes et aux personnes amputées.        </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-qui-s-adresse-ce-programme"><strong>A qui s’adresse ce programme ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Au Mali, les activités SMSPS ciblent les personnes affectées par les violences, y compris sexuelles, qu’elles fréquentent ou non les structures de santé soutenues par le CICR (CSCom, CSRef, hôpitaux régionaux). Sont également concernés les patients hospitalisés à la suite de blessures par armes, ainsi que ceux bénéficiant d’un accompagnement en réhabilitation physique dans nos structures partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les soins sont offerts en fonction des besoins, sans discrimination d’âge, de sexe, d’origine ethnique ou de statut social.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-ce-programme-met-il-en-lumiere"><strong>Quels défis ce programme met-il en lumière ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les conflits armés exposent les populations à des violences extrêmes — torture, violences sexuelles, détentions arbitraires, exécutions — mais aussi à la perte de proches, de leurs biens ou de leur mode de vie. À cela s’ajoutent l’insécurité permanente, les déplacements forcés et les conditions de survie précaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces expériences engendrent des souffrances psychologiques profondes : stress post-traumatique, troubles anxieux, dépression, troubles du sommeil, conflits intrafamiliaux, violences domestiques, fatigue mentale liée à la survie (manque d’eau, de nourriture, d’abri), l’état de stress post-traumatique, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la dépression voire des troubles psychotiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme s’efforce de sensibiliser les communautés sur l’importance de la santé mentale et sur l’accès gratuit aux services proposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-prend-il-en-charge-les-troubles-mentaux-severes"><strong>Le programme prend-il en charge les troubles mentaux sévères ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le CICR offre une prise en charge pour les troubles mentaux modérés. En revanche, les pathologies plus lourdes nécessitant un suivi spécialisé font l’objet d’un référencement vers les structures appropriées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre objectif premier est d’apaiser la souffrance psychologique, réduire le sentiment de solitude, restaurer l’estime de soi et la confiance, et faciliter la réintégration familiale et communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-collaborations-avec-les-autres-acteurs"><strong>Quelles sont les collaborations avec les autres acteurs ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les besoins des populations affectées par les conflits sont multiples. Le CICR ne prétend pas y répondre seul. Pour assurer une prise en charge globale et coordonnée, nous collaborons avec d’autres acteurs humanitaires présents dans nos zones d’intervention. Ce travail en réseau permet d’assurer des orientations vers les structures compétentes en fonction des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pouvez-vous-nous-partager-une-activite-specifique-du-programme"><strong>Pouvez-vous nous partager une activité spécifique du programme ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Depuis le début de l’année, nous développons des activités ludiques dans les camps de déplacés de quatre régions (Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou). Des jeux sont mis à disposition des responsables de camp et des agents psychosociaux (APS) afin d’animer des sessions récréatives pour les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces activités favorisent la cohésion sociale et le bien-être psychologique des enfants. Elles offrent également aux APS une opportunité d’observer les comportements et de repérer les enfants nécessitant un suivi plus poussé. Le cas échéant, ces enfants sont orientés vers des services spécialisés de soutien psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos actions s’attachent à renforcer la qualité des liens des personnes affectées avec leur environnement, leur entourage et leur communauté. Elles sont communautaires, non médicales, et visent à réduire la détresse tout en améliorant le bien-être global.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Interview réalisée et publiée dans le cadre de notre collaboration avec le CICR.&nbsp;</em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Après 6 ans de séparation, place aux retrouvailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 08:55:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'histoire poignante de Sidi met en lumière le parcours des déplacés. Découvrez son retour après une longue absence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2019, Sidi originaire du Bénin, s’est retrouvé à errer seul dans les rues d’Abala au Niger. C’est pourtant à Ménaka (région du Mali, frontalière avec le Niger) que nous avons fait sa connaissance. Son parcours est tristement représentatif de celui de nombreux enfants non accompagnés, contraints de partir de leur foyer, en raison des difficultés économiques familiales liées ou pas au conflit.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est environ 16&nbsp;h à l’aéroport de Cotonou. Le vol en provenance de Bamako vient d’atterrir. À son bord se trouve le jeune Sidi*, de retour chez lui après six longues années d’absence. Dans la salle d’arrivée, Nouratou*, sa mère, scrute la pièce à la recherche de son fils. Lorsqu’elle aperçoit enfin son fils, ses jambes flanchent presque sous l’émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quand nous nous sommes séparés, il était encore un enfant. Aujourd’hui, il est plus grand que moi</em> », dit-elle les larmes aux yeux. Il ne leur faudra que quelques instants pour se jeter dans les bras l’un de l’autre, emportés par des retrouvailles bouleversantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chemin-seme-d-embuches"><strong>Un chemin semé d’embûches</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai abandonné l’école à la primaire. Comme mes sœurs, je voulais travailler pour soutenir ma famille, alors on m’a confié à un ouvrier en bâtiments</em> », raconte Sidi. « <em>Il m’a engagé comme apprenti, et nous avons pris la route du Niger, où il travaillait.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivés à Niamey, la capitale nigérienne, tous deux travaillaient sur des chantiers. Lorsque son tuteur recevait son salaire, Sidi, lui, touchait une maigre somme. Très vite, leur relation s’est dégradée&nbsp;: son protecteur d’hier a commencé à le battre violemment jusqu’à ce fameux jour où il a réussi à s’échapper.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Livré à lui-même, sans repères et sans aucune personne vers qui se tourner, le jeune garçon a erré pendant des mois dans les rues de Niamey, avant de rencontrer Lassine* qui devint son bienfaiteur durant 4&nbsp;ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Lassine est un transporteur. Quand il a appris que j’étais livré à moi-même, il m’a recueilli et m’a amené avec lui à Ménaka. J’ai été son apprenti durant une année. Avec les violences armées qui persistaient dans la zone, nous avons fini par nous installer dans la ville de Ménaka</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que Sidi a pu, enfin, apprendre le métier dont il rêvait depuis toujours&nbsp;: la couture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouveau-chapitre"><strong>Un nouveau chapitre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ménaka, Sidi est redevenu un enfant comme les autres. Accueilli chez Lassine, il a appris à parler le songhaï et s’est rapidement fait des amis avec qui il jouait tous les jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;« <em>Là-bas, j’étais bien traité. Sa famille me considérait comme l’un des leurs. Elle a facilité mon intégration et je me suis senti comme à la maison</em> » dit-il, souriant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette ville que Sidi a commencé à écrire un nouveau chapitre de sa vie. Grâce à un programme d’accompagnement et d’autonomisation des jeunes mis en œuvre par une organisation locale, il a pu entamer une formation en couture, sa passion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son quotidien était tout aussi simple que celui des autres enfants&nbsp;de son âge&nbsp;: « <em>Après le petit déjeuner, j’allais à l’atelier de couture. Je revenais déjeuner à midi avant d’y retourner encore. Le soir, je m’installais devant la maison avec les autres enfants pour faire du thé et jouer. Et au moment de dormir, on rentrait. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite d’une prise d’informations sur sa situation, cette organisation servit de trait d’union entre le jeune et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reunification-minutieuse-aux-defis-logistiques-importants"><strong>Une réunification minutieuse aux défis logistiques importants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à une collaboration régionale entre le CICR et la Croix-Rouge du Bénin (CRB), la mère de Sidi est localisée, en février 2025, dans les environs de Porto-Novo au Bénin. Commence alors un important travail logistique pour que la famille soit enfin ensemble.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quand j’ai décroché le téléphone, j’ai vu toute ma famille réunie autour de ma mère. Ils criaient&nbsp;: « C’est Sidi, c’est Sidi ! » Et maman a commencé à parler en pleurant… C’est là que j’ai compris à quel point ma famille m’avait manqué </em>», raconte-t-il avec émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Ménaka, Sidi est transporté par avion jusqu’à Bamako. Il y séjourne presque un mois, le temps que tous les documents administratifs et juridiques nécessaires soient réunis. Une attente longue pour le jeune garçon qui s’impatiente.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le processus était complexe et nécessitait une forte mobilisation. Il fallait non seulement avoir certains documents auprès des autorités maliennes, mais aussi auprès des autorités béninoises et de sa mère. On ne pouvait que patienter et suivre les étapes pour non seulement respecter les textes juridiques, mais aussi protéger l’enfant </em>», explique Telegna Doboko, délégué en charge de la protection au CICR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’aube de ce vendredi du mois d’Avril, sur la route de l’aéroport international Président Modibo Keita de Bamako, Sidi est submergé par l’émotion. Ce jour n’est pas comme les autres&nbsp;: c’est celui des grandes retrouvailles, après six longues années de séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’avais hâte de retrouver ma famille. J’ai longuement rêvé de nos retrouvailles. Ma tête posée sur les genoux de ma mère, entouré par mes sœurs, je nous revoyais discuter comme avant, mais à chaque réveil, je pleurais, car ce n’était pas la réalité </em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagné par un agent du CICR, Sidi retrouve enfin l’étreinte maternelle qui lui avait tant manqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, il vit auprès de sa famille. Il envisage de continuer la couture et de se mettre à son compte. Bien qu’il ait dû traverser des épreuves difficiles, il garde une reconnaissance particulière pour Lassine ainsi qu’un précieux souvenir de Ménaka.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quand j’aurai de l’argent, je reviendrai un jour à Ménaka. J’irai voir Lassine et tous mes amis. Et, si j’ai de l’argent, je leur en donnerai pour les aider comme ils m’ont aidé »</em>, affirme-t-il.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Actions du CICR au Mali dans le domaine du rétablissement des liens familiaux</strong>&nbsp;Le CICR et la Croix-Rouge malienne aident les familles à retrouver leurs proches disparus ou arrêtés en lien avec le conflit. Les appels téléphoniques et les messages Croix-Rouge (lettres ouvertes qui ne contiennent que des nouvelles familiales) permettent ainsi aux membres de familles séparées et aux migrants de renouer et de maintenir le contact familial.&nbsp;Le CICR et la Croix-Rouge malienne travaillent à réunir avec leurs familles, les enfants séparés de leurs parents en raison du conflit, y compris ceux qui étaient associés aux forces ou groupes armés.En 2024, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont ainsi facilité 18 849&nbsp;appels téléphoniques, l’échange de 431&nbsp;messages Croix-Rouge, la réunification de 12&nbsp;familles, et ont ouvert 336&nbsp;nouvelles demandes de recherche dont 205 ont été résolues.</td></tr></tbody></table></div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">PS&nbsp;: Sidi, Nouratou et Lassine sont des prénoms d’emprunt.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Note de la rédaction&nbsp;:</strong><em>&nbsp;Cet article est une contribution que nous publions dans le cadre de notre partenariat avec le CICR.&nbsp;</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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