<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Chine &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/chine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/chine/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Jun 2026 00:07:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Chine &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/chine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>La voiture verte roule sur des mines africaines : l&#8217;Afrique, elle, reste au bord de la route.</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-voiture-verte-roule-sur-des-mines-africaines-lafrique-elle-reste-au-bord-de-la-route/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/la-voiture-verte-roule-sur-des-mines-africaines-lafrique-elle-reste-au-bord-de-la-route/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 00:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[batteries électriques]]></category>
		<category><![CDATA[BYD]]></category>
		<category><![CDATA[chaîne de valeur]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[CMOC]]></category>
		<category><![CDATA[cobalt]]></category>
		<category><![CDATA[cuivre]]></category>
		<category><![CDATA[économie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation minière]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique des minerais]]></category>
		<category><![CDATA[industrialisation africaine]]></category>
		<category><![CDATA[industrie des batteries]]></category>
		<category><![CDATA[lithium]]></category>
		<category><![CDATA[manganèse]]></category>
		<category><![CDATA[matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[métaux critiques]]></category>
		<category><![CDATA[minerais critiques]]></category>
		<category><![CDATA[minéraux stratégiques]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté minière]]></category>
		<category><![CDATA[Tesla]]></category>
		<category><![CDATA[transformation locale]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[transition verte]]></category>
		<category><![CDATA[travail des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules électriques]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22685</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La transition mondiale vers les véhicules électriques repose largement sur le cobalt, le lithium et le cuivre africains. Pourtant, l’Afrique capte peu de valeur ajoutée tandis que la Chine domine le raffinage et la fabrication des batteries. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;essor mondial des véhicules électriques repose massivement sur les sous-sols africains — cobalt, lithium, manganèse, cuivre. Mais la chaîne de valeur échappe presque entièrement au continent. Entre pillage organisé, dépendance à la Chine et premières résistances souveraines, l&rsquo;Afrique se trouve à la croisée d&rsquo;un choix historique.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose d&rsquo;obscène dans cette image. Sur les routes de Shanghai, de San Francisco ou de Francfort, des millions de voitures électriques circulent en silence, vantées comme le symbole d&rsquo;un monde plus propre, d&rsquo;une modernité réconciliée avec la planète. À quelques milliers de kilomètres, dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, en République démocratique du Congo, <a href="https://www.amnesty.org/ru/wp-content/uploads/sites/8/2021/05/AFR6231832016FRENCH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des enfants de sept ans</a> creusent la terre à mains nues pour en extraire le cobalt qui alimente ces mêmes batteries — pour moins de deux dollars par jour, selon une enqueête de la <a href="https://cndh.cd/wp-content/uploads/2025/02/CNDH-RAPPORT-ENQUETE-TRAVAIL-DES-ENFANTS-DANS-LES-MINES-DE-COBALT-3.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du Congo</a>. La voiture verte roule. Sur leurs dos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://saheltribune.com/voitures-electriques-comment-la-crise-petroliere-mondiale-accelere-la-transition-energetique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport que l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie</a> a publié en mai 2026 projette 23 millions de véhicules électriques vendus en 2026, et 510 millions en circulation d&rsquo;ici 2035. Derrière ces chiffres vertigineux se cache une question que les grandes capitales préfèrent ne pas poser trop fort : d&rsquo;où vient la matière dont ces voitures sont faites ? La réponse est africaine, pour l&rsquo;essentiel. Et les conditions dans lesquelles cette matière est extraite, traitée et vendue constituent l&rsquo;un des grands scandales silencieux de la transition énergétique mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un continent assis sur un trésor qu&rsquo;il ne contrôle pas</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique détient plus de <a href="https://africarenewal.un.org/fr/magazine/les-mineraux-essentiels-de-lafrique-en-passe-de-propulser-la-transition-mondiale-vers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30 % des minéraux critiques</a> essentiels à la fabrication des batteries de véhicules électriques. La RDC concentre à elle seule plus de <a href="https://www.bfmtv.com/economie/international/elle-fournit-les-trois-quarts-de-la-production-mondiale-la-republique-democratique-du-congo-reprend-ses-exportations-de-cobalt-apres-dix-mois-de-suspension_AD-202512230380.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">76 % de la production mondiale de cobalt</a> — un métal dont la demande a bondi de 11 % en 2025, portée précisément par l&rsquo;essor des batteries lithium-ion. Le Zimbabwe, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/01/le-zimbabwe-geant-africain-du-lithium-cherche-a-briser-le-monopole-chinois-sur-ses-mines_6695996_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier producteur de lithium du continent</a>, dispose de réserves estimées à 126 millions de tonnes, désormais au cœur de la bataille technologique entre la Chine et les États-Unis. L&rsquo;Afrique du Sud concentre 85 % des réserves mondiales de manganèse et une part considérable du platine. La Zambie et la RDC ensemble assurent une part majeure du cuivre mondial, indispensable aux câbles et aux moteurs électriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres auraient dû faire de l&rsquo;Afrique la grande puissance de la transition énergétique. La réalité est tout autre. Dans la chaîne de valeur qui mène du sol africain à la batterie d&rsquo;une Tesla ou d&rsquo;une BYD, l&rsquo;Afrique occupe systématiquement le maillon le moins rémunérateur — l&rsquo;extraction brute — et laisse les étapes de transformation, de raffinage et de fabrication à d&rsquo;autres, principalement à la Chine. Moins de 10 % du cobalt produit en RDC est transformé localement. Le reste part à l&rsquo;état brut vers les raffineries chinoises, qui concentrent entre 70 et 75 % de la capacité mondiale de transformation du cobalt. Ce que l&rsquo;Afrique vend : de la terre. Ce que la Chine revend : de la technologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cobalt des enfants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût humain de cette extraction mérite d&rsquo;être dit sans euphémisme. L&rsquo;exploitation minière artisanale représente entre 10 et 15 % de la production congolaise de cobalt — une fraction, dira-t-on. Mais c&rsquo;est dans ce secteur que les violations les plus graves sont documentées. En 2024, l&rsquo;OIT a identifié plus de&nbsp;<a href="https://www.humanium.org/fr/la-situation-actuelle-du-travail-des-enfants-dans-les-mines-de-cobalt-en-republique-democratique-du-congo/">6 200 enfants travaillant dans des mines</a>&nbsp;rien que dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Des ONG estiment que jusqu&rsquo;à 40 000 enfants seraient impliqués dans l&rsquo;ensemble de la filière artisanale congolaise, certains à peine âgés de sept ans. Ils transportent des charges, respirent la poussière de cobalt qui provoque des maladies respiratoires chroniques, travaillent sans équipement de protection, pour des salaires inférieurs à deux dollars par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces enfants ne travaillent pas pour des seigneurs de guerre sans visage. Ils travaillent dans une chaîne d&rsquo;approvisionnement qui aboutit aux batteries de Google, Tesla, Apple, BYD et des constructeurs automobiles européens. La Fair Cobalt Alliance — qui réunit Glencore, CMOC, Google, Tesla et des ONG comme Save the Children — tente d&rsquo;apporter des réponses. Elle a extrait plus de 9 000 enfants des mines artisanales depuis 2022 et les a réinsérés dans des filières scolaires ou professionnelles. C&rsquo;est réel. C&rsquo;est insuffisant.&nbsp;Un pays qui fournit 70&nbsp;% du cobalt&nbsp;mondial&nbsp;doit avoir son mot à dire sur les prix.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La révolte des prix : RDC et Zimbabwe passent à l&rsquo;offensive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois ans, le prix du cobalt a chuté de plus des trois quarts, passant de 82 000 à moins de 22 000 dollars la tonne entre 2022 et début 2025. La cause : une surproduction mondiale orchestrée en grande partie par le géant chinois CMOC, qui représentait à lui seul 53 % de la production mondiale en 2024, et dont la production a encore bondi de 20 % au premier trimestre 2025. L&rsquo;Afrique extrait, la Chine inonde le marché, les prix s&rsquo;effondrent. Le modèle est cynique dans sa mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La RDC a décidé de briser ce cercle. En février 2025,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/03/10/la-republique-democratique-du-congo-suspend-ses-exportations-de-cobalt-un-pari-risque_6577892_3212.html">Kinshasa suspend ses exportations de cobalt brut</a>&nbsp;— une décision inédite qui fait immédiatement flamber les prix de plus de 100 %, atteignant 48 500 dollars la tonne fin novembre 2025. En octobre, un système de quotas d&rsquo;exportation prend le relais, limité à 18 000 tonnes pour la fin de l&rsquo;année — moins que la seule production annuelle de CMOC. L&rsquo;objectif affiché est double : stabiliser les cours et pousser les investisseurs à construire des raffineries sur le sol congolais plutôt que d&rsquo;exporter de la matière brute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Zimbabwe, la logique est identique mais radicale. Le 25 février 2026, Harare interdit l&rsquo;exportation de l&rsquo;ensemble de ses minerais bruts, lithium en tête — une décision appliquée immédiatement, y compris aux cargaisons déjà en transit. Le ministre zimbabwéen des Mines, Polite Kambamura, justifie la mesure «&nbsp;<em>dans l&rsquo;intérêt national</em>&nbsp;». Dans les faits, c&rsquo;est la Chine qui se retrouve en première ligne&nbsp;: Pékin est le principal investisseur et acheteur dans le secteur minier zimbabwéen, et la totalité du lithium extrait était jusqu&rsquo;alors expédiée vers ses raffineries. Les entreprises chinoises Sinomine Resource et Zhejiang Huayou Cobalt avaient bien commencé à construire des raffineries locales — mais pas assez vite.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que valent vraiment les minerais africains</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le lithium brut extrait au Zimbabwe est vendu comme concentré. Le sulfate de lithium — produit après raffinage — se vend environ trois fois plus cher. L&rsquo;hydroxyde de lithium pour batteries — l&rsquo;étape suivante — coûte cinq à sept fois le prix du concentré brut. L&rsquo;Afrique vend le concentré. La Chine vend l&rsquo;hydroxyde. L&rsquo;équation est simple et dévastatrice&nbsp;: la même tonne de lithium zimbabwéen génère au Zimbabwe environ 15 000 dollars. Elle en génère plus de 100 000 une fois transformée en Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le cobalt, la structure est identique. La RDC exporte principalement de l&rsquo;hydroxyde de cobalt à environ 20 dollars la livre. Le sulfate de cobalt pour cathodes de batteries, produit par les raffineries chinoises à partir de cet hydroxyde, se vend deux à trois fois plus cher. Le rapport de l&rsquo;AIE l&rsquo;indique sans détour&nbsp;: la Chine contrôle plus de 80 % de la production mondiale de cellules de batteries, grâce précisément à cette maîtrise du raffinage qu&rsquo;elle a construite pendant que les pays producteurs africains exportaient leur richesse à l&rsquo;état brut.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La malédiction des ressources, version électrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que vivent aujourd&rsquo;hui la RDC et le Zimbabwe n&rsquo;est pas nouveau dans l&rsquo;histoire africaine. C&rsquo;est la même mécanique que le pétrole des années 1960 et 1970 — les ressources abondent sous le sol africain, les revenus en sont captés ailleurs, et le continent reste pauvre malgré ses richesses. L&rsquo;économiste zambien Dambisa Moyo l&rsquo;a nommée la <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/09/28/l-aide-fatale-eloge-de-la-dictature_1245994_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>malédiction des ressources</em> ».</a> Le lithium et le cobalt en sont la réédition à l&rsquo;ère électrique, avec les mêmes acteurs dans des rôles similaires — l&rsquo;ancienne puissance coloniale remplacée par Pékin, le pétrole remplacé par les minerais verts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque de France, dans une&nbsp;<a href="https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/metaux-critiques-pour-la-transition-energetique-et-developpement-durable-en-afrique">note de 2023</a>, estimait que dans un scénario de décarbonation mondiale à l&rsquo;horizon 2050, les rentes de minerais critiques pourraient atteindre des montants équivalents au PIB actuel du Gabon pour certaines économies africaines — mais seulement si la transformation locale est assurée. C&rsquo;est ce «&nbsp;<em>si</em>&nbsp;» qui concentre tout l&rsquo;enjeu politique du prochain quart de siècle africain. La banque chinoise d&rsquo;import-export a accordé 24,9 milliards de dollars de prêts liés à l&rsquo;extractivité minière africaine au seul premier semestre 2025 — un record. Ces prêts financent des mines. Rarement des raffineries.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les gouvernements africains doivent exiger</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les décisions de la RDC et du Zimbabwe marquent une rupture psychologique et politique. Pour la première fois, des États africains producteurs utilisent le levier de l&rsquo;offre — comme l&rsquo;OPEP en son temps — pour reprendre la main sur la fixation des prix. C&rsquo;est une nécessité, pas un luxe. Mais les quotas et les interdictions d&rsquo;exportation ne suffisent pas. Ils créent de la pression sans créer de valeur, si la capacité de transformation locale n&rsquo;est pas construite en parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l&rsquo;Afrique doit exiger — et que le rapport de l&rsquo;AIE ne dit pas, parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas son rôle de le dire — c&rsquo;est une redéfinition des termes des contrats miniers. C&rsquo;est l&rsquo;obligation, pour tout investisseur extérieur exploitant des minerais critiques africains, d&rsquo;y installer une unité de transformation locale correspondant à une part substantielle de sa production. C&rsquo;est la création d&rsquo;une Agence africaine des minerais critiques, dotée d&rsquo;un pouvoir de régulation supranational sur les exportations. C&rsquo;est la construction d&rsquo;une industrie de la batterie africaine — une ambition aujourd&rsquo;hui limitée à quelques projets épars au Maroc, en Afrique du Sud et en Zambie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Union africaine a adopté en 2023 une <a href="https://www.africangreenminerals.com/news/featured-news/2025/african-green-mineral-strategy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stratégie sur les minéraux verts</a>. Elle reste, à ce jour, un texte de principes sans mécanisme d&rsquo;application. La Commission de l&rsquo;UA a annoncé un cadre de gouvernance des minéraux critiques pour 2025 — il tarde à se concrétiser. Pendant ce temps, les banques chinoises signent des chèques, les mines s&rsquo;ouvrent, et le lithium part brut vers Wuhan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://saheltribune.com/taxi-sans-chauffeur-pourquoi-bamako-casablanca-et-mumbai-doivent-deja-sinquieter/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La voiture électrique</a> est peut-être l&rsquo;avenir de la mobilité mondiale. Mais si cet avenir continue de se construire sur l&rsquo;extraction non rémunérée des sous-sols africains, sur le travail d&rsquo;enfants congolais et sur des prix fixés à Pékin plutôt qu&rsquo;à Kinshasa ou Harare, alors la « <em>transition verte </em>» mondiale n&rsquo;aura été, pour l&rsquo;Afrique, qu&rsquo;un nouveau nom pour une très vieille histoire. L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux déclarations de principes. Elle est aux rapports de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/la-voiture-verte-roule-sur-des-mines-africaines-lafrique-elle-reste-au-bord-de-la-route/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22685</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Automobile : Toguna Motors s’affirme sur la scène internationale et prépare son offensive pour 2026</title>
		<link>https://saheltribune.com/automobile-toguna-motors-saffirme-sur-la-scene-internationale-et-prepare-son-offensive-pour-2026/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/automobile-toguna-motors-saffirme-sur-la-scene-internationale-et-prepare-son-offensive-pour-2026/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[automobile Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Beijing]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[industrie automobile]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[marché malien]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[partenariats internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Toguna Motors]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22107</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Toguna Motors remporte une distinction à Beijing et renforce sa stratégie internationale. L’entreprise prépare l’arrivée de nouvelles gammes de véhicules au Mali dès 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la croisée de l’expansion internationale et de la modernisation du marché automobile malien, Toguna Motors franchit une nouvelle étape stratégique. L’entreprise a récemment participé à un événement international de haut niveau à Beijing, en Chine, consolidant ainsi son positionnement au-delà des frontières nationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conduite par son directeur général, la délégation comprenait également une responsable des ventes de véhicules légers. Ce qui illustre la volonté du groupe de lier stratégie globale et développement commercial. Cette présence s’est soldée par l’obtention d’une distinction prestigieuse, symbole de reconnaissance du savoir-faire de l’entreprise malienne dans un secteur hautement concurrentiel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une reconnaissance internationale porteuse d’opportunités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect symbolique, cette distinction marque une étape importante dans l’intégration de Toguna Motors dans les réseaux internationaux de l’industrie automobile. Dans un contexte où les marchés africains attirent un intérêt croissant des constructeurs et investisseurs, cette visibilité accrue constitue un levier stratégique pour nouer de nouveaux partenariats. L’entreprise entend capitaliser sur cette dynamique pour renforcer ses alliances avec des acteurs internationaux, tout en adaptant son offre aux exigences spécifiques du marché malien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection internationale s’accompagne de l’ambition de moderniser le parc automobile national. Toguna Motors annonce ainsi l’introduction, à l’horizon 2026, de nouvelles gammes de véhicules de dernière génération. Ces modèles, conçus pour répondre aux réalités locales, devraient conjuguer robustesse, fiabilité et innovation technologique. Un positionnement qui s’inscrit dans une tendance plus large d’évolution des besoins en mobilité en Afrique de l’Ouest, marquée par une urbanisation rapide et une demande croissante en solutions de transport adaptées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie fondée sur l’anticipation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’impulsion de sa direction générale, Toguna Motors poursuit une stratégie articulée autour de trois axes : le renforcement des partenariats internationaux, le renouvellement de son offre automobile et l’anticipation des attentes du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un secteur en pleine mutation, où les enjeux technologiques et environnementaux redessinent les équilibres, l’entreprise malienne mise sur l’innovation pour consolider sa position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette démarche, Toguna Motors entend non seulement accompagner la transformation du secteur automobile au Mali, mais aussi s’imposer comme un acteur crédible sur la scène régionale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/automobile-toguna-motors-saffirme-sur-la-scene-internationale-et-prepare-son-offensive-pour-2026/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22107</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Mali, Toguna Motors parie sur la structuration d’un marché automobile encore dominé par l’occasion</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-toguna-motors-parie-sur-la-structuration-dun-marche-automobile-encore-domine-par-loccasion/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-mali-toguna-motors-parie-sur-la-structuration-dun-marche-automobile-encore-domine-par-loccasion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Great Wall Motor]]></category>
		<category><![CDATA[Haval]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[industrie automobile]]></category>
		<category><![CDATA[investissements privés]]></category>
		<category><![CDATA[marché automobile malien]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité durable]]></category>
		<category><![CDATA[pièces détachées]]></category>
		<category><![CDATA[service après-vente]]></category>
		<category><![CDATA[structuration du marché]]></category>
		<category><![CDATA[SUV]]></category>
		<category><![CDATA[Toguna Motors]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules hybrides]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules neufs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21177</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Toguna Motors révolutionne le marché au Mali avec des véhicules électriques. Explorez cette transformation du secteur automobile.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Présente au Mali depuis 2015, Toguna Motors accélère son implantation sur un marché automobile encore dominé par l’importation de véhicules d’occasion. En s’appuyant sur son partenariat avec le constructeur chinois Great Wall Motor, l’entreprise mise sur une offre structurée de véhicules neufs, incluant des modèles hybrides, pour accompagner la modernisation progressive du secteur des transports et capter une demande en mutation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition du secteur automobile africain, <a href="https://togunamotors.com/Gwm.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Toguna Motors </a>s’affirme comme l’un des principaux acteurs de la modernisation du marché malien. Présente dans le pays depuis 2015, l’entreprise s’est positionnée sur un segment encore peu exploité : celui des véhicules neufs accessibles, adossés à une offre de service après-vente et à une chaîne d’approvisionnement en pièces détachées, dans un pays où le parc automobile reste dominé par l’importation de véhicules d’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une <a href="https://cenozo.org/burkina-mali-niger-importation-des-vehicules-doccasion-un-drame-ecologique-encourage-par-les-gouvernants/#:~:text=La%20direction%20g%C3%A9n%C3%A9rale%20des%20transports,leurs%20formalit%C3%A9s%20douani%C3%A8res%20en%202011." target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête publiée par la CENOZO </a>en 2023, le parc automobile importé au Mali se caractérise par un vieillissement marqué. La direction générale des transports indique que, sur la période 2018-2021, seuls 8 % des véhicules importés avaient entre huit et dix ans, tandis que 10 % affichaient un âge compris entre 11 et 15 ans, et qu’une large majorité, soit 62 %, avaient 16 ans et plus. La douane malienne souligne par ailleurs qu’entre mai et décembre 2021, des véhicules datant des années 1980 ont encore été déclarés et dédouanés, illustrant la persistance d’importations de voitures très anciennes sur le marché national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’appuyant sur son partenariat stratégique avec le constructeur chinois <a href="http://www.greatwallmotors.ma/fr/page/root/595/decouvrez-great-wall-motor.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Great Wall Motor (GWM)</a>, <a href="https://saheltribune.com/industrie-le-groupe-toguna-agro-industrie-une-societe-caritative-au-service-du-peuple-malien/">Toguna</a> Motors a introduit au Mali la gamme Haval, composée notamment des modèles H6, Jolion, Dargo, H6 GT et H9. Ces SUV couvrent plusieurs segments de prix et ciblent à la fois les particuliers urbains et les entreprises. Cette diversification permet à l’entreprise de consolider sa part de marché tout en répondant à une demande croissante pour des véhicules plus récents, mieux équipés et plus économes en carburant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-industrielle-fondee-sur-l-offre-et-le-service"><strong>Une stratégie industrielle fondée sur l’offre et le service</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique commerciale de Toguna Motors repose sur un double levier : l’accessibilité des prix et la sécurisation de l’usage. Dans un marché caractérisé par la méfiance vis-à-vis des nouvelles marques, l’entreprise mise sur un service après-vente structuré, la formation de techniciens et la <a href="https://www.agenceecofin.com/actualites/1905-128474-le-marche-africain-des-voitures-electriques-une-conquete-chinoise-par-defaut" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disponibilité régulière de pièces de rechange</a>. Cette approche vise à réduire le coût total de possession du véhicule, un critère déterminant pour les ménages comme pour les flottes professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des véhicules particuliers, Toguna Motors est également présente sur les segments des <a href="https://togunamotors.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">poids lourds, des engins agricoles, </a>des tracteurs et des groupes électrogènes. Cette diversification industrielle lui confère une connaissance transversale des besoins de mobilité et d’équipement du tissu économique malien, allant des exploitations agricoles aux entreprises de transport.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-electrification-comme-vecteur-de-positionnement-futur"><strong>L’électrification comme vecteur de positionnement futur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’introduction de versions hybrides de certains modèles <a href="https://haval.mw/innovation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haval</a>, Toguna Motors anticipe l’évolution du marché vers des motorisations plus sobres en énergie. Si le Mali ne dispose pas encore d’un cadre réglementaire structuré pour les véhicules électriques, la diffusion progressive de modèles hybrides constitue une première étape vers une transition industrielle plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s’inscrit dans une dynamique continentale où plusieurs pays africains commencent à intégrer les <a href="https://www.jeuneafrique.com/1617698/economie-entreprises/vehicules-electriques-la-souverainete-de-lafrique-au-bout-du-chemin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">véhicules hybrides et électriques </a>dans leurs stratégies de mobilité urbaine. Pour Toguna Motors, il s’agit moins d’un <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.revue-irs.com/index.php/home/article/download/246/163/422&amp;ved=2ahUKEwiZ8aa10sSSAxXhzAIHHS22Jsk4ChAWegQIFxAB&amp;usg=AOvVaw0ESfl5_d6t0OU2I0I8X67y" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pari environnemental </a>immédiat que d’un positionnement économique à moyen terme, en vue de capter un segment de marché encore embryonnaire mais appelé à croître avec l’urbanisation et l’augmentation du pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-sous-contraintes-structurelles"><strong>Un marché sous contraintes structurelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement d’une industrie automobile moderne au Mali reste toutefois confronté à plusieurs <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/ae/2018-v94-n3-ae05170/1068043ar.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">obstacles</a> : faiblesse des infrastructures électriques, coût d’importation des véhicules neufs, absence d’incitations fiscales et dépendance logistique vis-à-vis des ports de la sous-région. À cela s’ajoute la concurrence persistante du marché informel des véhicules d’occasion, qui continue de représenter l’essentiel des ventes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=1279595950519136" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stratégie de Toguna Motors</a> consiste à consolider progressivement un marché formel du véhicule neuf, en misant sur la fiabilité des produits, la structuration des services et la construction d’une relation durable avec la clientèle. À terme, l’entreprise espère accompagner l’émergence d’un écosystème automobile plus organisé, susceptible de soutenir la croissance industrielle et la modernisation du secteur des transports au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se positionnant comme distributeur de marques internationales à vocation hybride et technologique, <a href="https://saheltribune.com/mali-letat-fait-confiance-a-toguna-motors-pour-moderniser-la-voirie-de-bamako/">Toguna Motors</a> tente ainsi de transformer une contrainte — l’étroitesse du marché — en opportunité industrielle, en préparant l’avenir d’un secteur encore largement dépendant des importations informelles et des motorisations anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-mali-toguna-motors-parie-sur-la-structuration-dun-marche-automobile-encore-domine-par-loccasion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21177</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : Kodal Minerals encaisse ses premiers revenus et accélère la production de lithium à Bougouni</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-kodal-minerals-encaisse-ses-premiers-revenus-et-accelere-la-production-de-lithium-a-bougouni/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-kodal-minerals-encaisse-ses-premiers-revenus-et-accelere-la-production-de-lithium-a-bougouni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:03:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[batteries électriques]]></category>
		<category><![CDATA[Bougouni]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[développement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[diversification économique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[exportations minières]]></category>
		<category><![CDATA[Hainan Mining]]></category>
		<category><![CDATA[industrie minière]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Kodal Minerals]]></category>
		<category><![CDATA[lithium]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[métaux critiques]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[production minière]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité minière]]></category>
		<category><![CDATA[spodumène]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21169</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Kodal Minerals a réalisé des exportations régulières de lithium. Apprenez-en plus sur la production de lithium à Bougouni.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le groupe minier britannique Kodal Minerals a annoncé avoir encaissé plus de 27 millions de dollars (plus de 15 milliards de FCFA) après la livraison de sa première cargaison de concentré de lithium issue du projet de Bougouni, dans le sud du Mali. Avec des exportations désormais régulières vers la Chine et une production appelée à monter en puissance en 2026, le pays confirme son entrée sur le marché mondial des métaux stratégiques de la transition énergétique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le producteur minier Kodal Minerals a franchi une étape majeure dans l’exploitation de son projet de lithium de Bougouni, dans le sud du Mali. La société britannique, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a annoncé avoir reçu le paiement intégral de sa première cargaison de concentré de spodumène exportée vers la Chine, confirmant l’entrée effective du pays dans le cercle des producteurs de lithium destinés au marché mondial des batteries.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-exportations-desormais-regulieres"><strong>Des exportations désormais régulières</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première livraison, d’un volume de 28 735 tonnes métriques sèches, est arrivée début janvier au port de Hainan. Elle a généré un revenu total de 27,25 millions de dollars, soit plus de 15 milliards de FCFA, pour la filiale d’exploitation Les Mines de Lithium de Bougouni (LMLB), détenue à 49 % par Kodal Minerals. Le prix réalisé s’est établi à 989,50 dollars la tonne, soit l’équivalent de 1 148 dollars pour un concentré standardisé à 6 % de lithium (SC6).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette performance intervient dans un contexte de flambée des cours du spodumène. Selon Kodal, l’indice SC6 a progressé de 270 % depuis juillet 2025, dépassant récemment les 2 000 dollars la tonne sur certains marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ce premier envoi, une seconde cargaison de 20 000 tonnes est actuellement en cours de chargement au port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le paiement de 95 % de sa valeur est prévu dès le départ du navire, conformément à l’accord d’enlèvement signé avec le partenaire chinois Hainan Mining.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise prévoit désormais des expéditions régulières comprises entre 15 000 et 20 000 tonnes par cargaison en 2026, avec une troisième livraison attendue en avril. Sur l’ensemble de l’année, Kodal table sur une production de 118 000 tonnes de concentré et des ventes pouvant atteindre 125 000 tonnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-en-montee-en-puissance"><strong>Une production en montée en puissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le site de Ngoualana, où se situe la mine à ciel ouvert, les opérations se poursuivent à un rythme soutenu. En janvier 2026, plus de 643 000 tonnes de matériaux ont été extraites, dont 86 691 tonnes de minerai de pegmatite affichant une teneur moyenne de 1,21 % en lithium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS) a fonctionné sans interruption durant tout le mois, transformant plus de 121 000 tonnes de minerai brut pour produire 9 141 tonnes de concentré de spodumène, avec une teneur moyenne de 5,26 % en Li₂O.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Bernard Aylward, directeur général de Kodal Minerals, « <em>le projet fonctionne désormais au rythme prévu par les études de développement</em> », grâce aux améliorations techniques apportées aux installations de concassage et de traitement. L’objectif est désormais d’atteindre une production mensuelle stable de 10 000 tonnes de concentré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-corrections-apres-une-surestimation-initiale"><strong>Corrections après une surestimation initiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La société a toutefois reconnu que les chiffres de production annoncés pour 2025 avaient été légèrement surestimés. Après un audit des stocks, la production annuelle réelle s’est établie à 41 916 tonnes, contre plus de 45 000 tonnes initialement communiquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette correction est due à des problèmes techniques liés au nettoyage des bandes transporteuses et à l’étalonnage des instruments de pesage. Des mesures correctives ont été mises en place, notamment l’installation d’un second pesomètre et l’abandon du nettoyage à l’eau au profit de brosses fixes, afin d’améliorer la fiabilité des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kodal Minerals prépare déjà la phase suivante du projet. Une étude de faisabilité pour une usine de flottation de phase 2 sera lancée en 2026. Elle inclura des forages supplémentaires sur les prospects voisins de Boumou et Sogola-Baoulé, ainsi que des études géotechniques, métallurgiques et environnementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette extension vise à accroître les capacités de production et à sécuriser les futures autorisations minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeux-pour-le-mali"><strong>Enjeux pour le Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Bougouni s’inscrit dans la stratégie du Mali de diversifier son secteur minier, historiquement dominé par l’or, en misant sur les métaux critiques pour la transition énergétique. Le lithium est aujourd’hui un minerai stratégique pour l’industrie des batteries électriques et le stockage de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de tensions sécuritaires et économiques, ces exportations constituent une source de devises significative pour le pays, même si les retombées locales et environnementales restent un enjeu central pour les autorités et les populations riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun incident majeur de sécurité n’a été signalé en janvier sur le site, selon l’entreprise, qui affirme maintenir la priorité sur la gestion environnementale et sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses premières recettes encaissées et des cargaisons désormais régulières, Kodal Minerals transforme Bougouni en l’un des projets miniers stratégiques les plus suivis d’Afrique de l’Ouest dans le secteur du lithium.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-kodal-minerals-encaisse-ses-premiers-revenus-et-accelere-la-production-de-lithium-a-bougouni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21169</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Washington renoue avec la géopolitique du muscle : le Nigeria, nouveau pivot africain du retour américain</title>
		<link>https://saheltribune.com/washington-renoue-avec-la-geopolitique-du-muscle-le-nigeria-nouveau-pivot-africain-du-retour-americain/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/washington-renoue-avec-la-geopolitique-du-muscle-le-nigeria-nouveau-pivot-africain-du-retour-americain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Africom]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[influence américaine]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20860</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p> La livraison de matériel militaire au Nigeria marque un tournant pour les États-Unis en Afrique. En savoir plus sur cette opération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moins d’un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump redéploie les États-Unis sur le continent africain. La livraison de matériel militaire au Nigeria et les frappes aériennes menées dans le nord du pays traduisent un repositionnement stratégique plus large, où Washington cherche à regagner du terrain face aux puissances montantes que sont la Russie et la Chine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 janvier 2026, l’Africom, le commandement des États-Unis pour l’Afrique, a confirmé la livraison de fournitures militaires « <em>essentielles</em> » aux forces nigérianes à Abuja. Une aide présentée comme un « <em>soutien aux opérations de sécurité en cours </em>» contre les groupes armés terroristes. La déclaration, sobre dans la forme, s’inscrit pourtant dans une offensive diplomatique et militaire plus vaste : celle d’un Washington décidé à redevenir un acteur central de la sécurité africaine après plusieurs années de retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car depuis la reprise du pouvoir par Donald Trump, en janvier 2025, la politique africaine de Washington a été repensée autour d’un axe double : sécurité et influence. Officiellement, il s’agit d’aider les États africains à « <em>combattre le terrorisme et à protéger les chrétiens persécutés </em>». Officieusement, c’est un moyen de reprendre pied sur un continent où les alliances se redessinent à grande vitesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nigeria-nouvel-allie-de-premiere-ligne"><strong>Le Nigeria, nouvel allié de première ligne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réactivation du partenariat militaire avec Abuja n’est pas anodine. Le Nigeria, première puissance démographique et économique du continent, reste un partenaire historique des États-Unis, bien que leurs relations aient connu des tensions sous la présidence Buhari.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu, les discussions sécuritaires se sont accélérées. L’accord de défense révisé début janvier 2026 prévoit un partage accru du renseignement, l’appui de drones américains de surveillance et la formation de plusieurs unités nigérianes aux opérations anti-insurrectionnelles. En toile de fond, Washington veut éviter que le Nigeria, comme le Sahel, ne bascule davantage vers l’influence russe, qui a trouvé au Mali, au Niger et au Burkina Faso un terrain politique favorable à son implantation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frappes du 25 décembre 2025, menées par des drones américains MQ-9 Reaper dans la forêt de Bauni, dans l’État de Sokoto (nord-ouest), symbolisent ce nouveau niveau d’engagement. Officiellement dirigées contre des combattants affiliés à l’État islamique, elles ont marqué le retour effectif des opérations militaires américaines directes sur le sol africain — un fait inédit depuis la fermeture de certaines bases en 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trump-la-diplomatie-de-la-foi-et-le-jeu-de-puissance"><strong>Trump, la « diplomatie de la foi » et le jeu de puissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le style qui lui est propre, Donald Trump a justifié cette intensification par des considérations morales et religieuses. En octobre 2025, il accusait les autorités nigérianes de « <em>laxisme</em> » face à un prétendu « <em>génocide des chrétiens </em>» — une affirmation largement démentie par Abuja et les observateurs indépendants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà du discours, cette rhétorique sert une stratégie claire : mobiliser la base évangélique américaine, tout en légitimant une présence militaire accrue sur un continent perçu comme essentiel à la nouvelle compétition mondiale. En relançant les programmes d’assistance militaire, Trump fait du Nigeria un levier pour contrer à la fois l’influence russe au Sahel et l’expansion économique chinoise en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-repositionnement-global"><strong>Un repositionnement global</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le repositionnement américain au Nigeria ne s’inscrit pas en vase clos. Il fait partie d’un virage global observé depuis la réélection de Trump : désengagement partiel d’Europe et du Moyen-Orient, recentrage sur l’Asie et l’Afrique. Les annonces successives — retrait de certaines organisations internationales, réduction du soutien militaire à l’Ukraine, et création d’une « <em>nouvelle flotte africaine </em>» rattachée à l’US Navy — confirment une vision : l’Afrique devient un nouveau front de la rivalité des grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, Abuja sert de tête de pont à la réaffirmation américaine, après la perte d’influence en Afrique francophone. Là où Moscou a consolidé l’Alliance des États du Sahel (AES) et où Pékin renforce ses positions économiques, Washington choisit une approche plus sélective, en s’appuyant sur des alliés régionaux stratégiques. Le Nigeria à l’ouest, le Kenya à l’est, et l’Afrique du Sud comme pivot diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-carte-des-alliances-africaines"><strong>Vers une nouvelle carte des alliances africaines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie n’est toutefois pas sans risques. Si le gouvernement nigérian se félicite du « <em>renforcement de la coopération sécuritaire </em>», certains observateurs à Abuja redoutent une ingérence croissante. D’autres s’interrogent sur la légalité des frappes américaines sur le sol nigérian, menées sans validation publique du Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais du point de vue américain, le pari est clair : plutôt investir dans des partenariats bilatéraux solides que dans des coalitions multilatérales jugées inefficaces, comme l’ONU ou l’Union africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En soutenant militairement le Nigeria, les États-Unis réinvestissent un espace africain en recomposition rapide. La coopération de l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) s’articule autour de Moscou, tandis que les puissances du Golfe — notamment les Émirats et l’Arabie saoudite — accroissent leur influence économique. Dans ce contexte, la manœuvre de Washington traduit un réalignement du rapport de forces mondial, où le continent africain redevient un enjeu stratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique n’est plus seulement perçue comme un terrain d’aide au développement, mais comme un théâtre de compétition géopolitique globale, entre influence, ressources et sécurité. Et dans ce jeu de puissances, le Nigeria s’impose, une fois encore, comme le pivot incontournable de la stratégie américaine en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/washington-renoue-avec-la-geopolitique-du-muscle-le-nigeria-nouveau-pivot-africain-du-retour-americain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20860</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Mali, les « nouvelles routes de la souveraineté »</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-les-nouvelles-routes-de-la-souverainete/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-mali-les-nouvelles-routes-de-la-souverainete/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 15:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Contenu Local]]></category>
		<category><![CDATA[corridor Bamako-Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[Farafinna Jigine]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance économique]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[Vision Mali 2063]]></category>
		<category><![CDATA[Yeelen Kura]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20847</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explore les nouvelles routes de la souveraineté au Mali, un programme transformateur pour l'économie et les infrastructures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatre ans après les sanctions de la CEDEAO, le Mali a fait de la «&nbsp;souveraineté retrouvée&nbsp;» le moteur d’un vaste programme de transformation économique. Centrales solaires, corridors routiers, nouveau code minier et transformations économiques majeures. Derrière les chantiers se joue une reconquête souveraine du pouvoir sur les ressources, les infrastructures et les choix géopolitiques. Mais cette ambition, entre autonomie revendiquée et dépendances nouvelles, interroge la capacité réelle de Bamako à convertir la souveraineté politique en souveraineté économique durable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">14 janvier 2022-14 janvier 2026, depuis quatre ans, le Mali s’est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta et conceptualisée dans la <em>Vision Mali 2063</em>, se dessine le récit politique d’un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées «&nbsp;<em>capitalistes et impérialistes</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les sanctions «&nbsp;<em>injustes, illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA en 2022, le discours de la «&nbsp;<em>souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» est devenu le cœur de la rhétorique d’État. Mais loin des simples discours, le gouvernement malien tente de la traduire dans les faits. Trois grandes centrales solaires, des corridors routiers réhabilités, un nouveau Code minier et des appuis multiformes au secteur agricole sont à rappeler. Ces initiatives permettront, sans nul doute, au pays de se hisser au rang des nations les plus émergents. On peut articuler ces projets, présentés comme les piliers d’un Mali «&nbsp;<em>maître de son destin&nbsp;</em>», autour de trois axes structurants : <em>Yeelen Kura</em> (l’électrification nationale), <em>Farafinna Jigine</em> (la souveraineté alimentaire) et la réforme du secteur minier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-comme-etendard-de-l-autonomie"><strong>L’énergie comme étendard de l’autonomie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d’une capacité cumulée de 400 mégawatts, constituent le symbole le plus visible du nouveau cap Mali. Fruit de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique. Surtout, la clause selon laquelle la centrale de Sanankoroba reviendra intégralement à l’État malien au bout de dix ans illustre une ambition de «&nbsp;<em>reprise de souveraineté progressive</em>&nbsp;», rare en Afrique de l’Ouest, post-indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut inscrire cette transition énergétique dans un programme plus vaste, qu’on pourrait appeler <em>Yeelen Kura </em>(lumière nouvelle). Pour le gouvernement, la lumière n’est plus seulement une question de kilowattheures, mais un acte politique : «&nbsp;<em>éclairer le Mali&nbsp;</em>» devient synonyme d’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre pilier de cette reconquête se joue sur le terrain des routes. La modernisation de la RN27 entre Bamako et Koulikoro, financée à plus de 33 milliards de FCFA, ou encore la réhabilitation du corridor Bamako–Dakar soutenue par la Banque mondiale, participent de&nbsp; l’effort stratégique de désenclaver un pays continental et maîtriser ses voies d’accès commerciales. Derrière le bitume, se lit une géopolitique du transit, à savoir contrôler les routes, pour contrôler les flux de richesses et affirmer son poids dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mines-nouveau-levier-du-pouvoir-economique"><strong>Les mines, nouveau levier du pouvoir économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Adopté en août 2023, le nouveau Code minier renforce considérablement la part de l’État malien dans l’exploitation des ressources : 35 %, dont 10 % gratuits. La réforme du «&nbsp;<em>contenu local&nbsp;</em>», votée en 2025, oblige désormais les compagnies étrangères à recruter, former et sous-traiter localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de la transition, il s’agit de rompre avec des décennies d’exploitation «&nbsp;<em>sans retombées&nbsp;</em>». Les mines doivent financer l’économie réelle. La mine d’or de Sadiola, exploitée par la société canadienne Allied Gold, servira de test grandeur nature . Pour la première fois, un site en activité sera soumis intégralement au nouveau cadre légal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins visible mais tout aussi décisif, les autorités maliennes de la Transition ambitionne de faire du Mali «&nbsp;<em>Farafinna Jigine&nbsp;» </em>(le grenier d’Afrique). Cet ambitieux projet se traduit par les efforts inlassables consentis en faveur de la promotion de l’agriculture et de son industrialisation. On se souvient des nombreuses initiatives du président de la transition, en faveur des agriculteurs, à travers notamment la subvention des intrants agricoles mais aussi de la hausse progressive, d’année en année, du prix d’achat du coton ainsi que la relance de certaines usines de transformation à l’arrêt depuis des années. Aussi faut-il rappelé la remise de distinction honorifiques aux paysans et éleveurs de la région de Sikasso en 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but de ces nombreuses initiatives est d’assurer une autarcie alimentaire pour le Mali et par ricochet toute la sous-région. Elles visent non seulement&nbsp; l’autosuffisance céréalière mais aussi la valorisation des filières agricoles traditionnelles (coton, riz, lait). Dans la logique gouvernementale, la souveraineté ne se limite pas à produire de l’électricité ou de l’or. Elle consiste à garantir la capacité du pays à nourrir son peuple sans dépendre des importations. Produire et consommer local est l’ambition des autorités de la transition, qui tiennent à mettre un terme à la politique impérialiste qui fait du Mali un pays consommateur et non transformateur de ses productions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-souverainete-multipolaire"><strong>Une stratégie de souveraineté multipolaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les chantiers se profile une géopolitique nouvelle. En diversifiant ses partenaires (Russie, Chine, Turquie, voire BRICS), Bamako cherche à sortir de l’orbite des institutions occidentales. Le choix du nucléaire civil russe et des partenariats solaires chinois s’inscrit dans la doctrine de « <em>Coopérer sans s’aligner&nbsp;</em>». Cette orientation s’accompagne d’un discours culturel qui a fait de 2025<em>&nbsp;l’«&nbsp;Année de la Culture&nbsp;</em>», dans le but de relier souveraineté économique et réhabilitation identitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d’électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les «&nbsp;<em>routes de la souveraineté&nbsp;</em>» symbolisent donc autant une volonté de rupture qu’un pari risqué : celui d’un État qui veut faire de l’économie une arme de dignité. Car le président Goïta reste convaincu qu’il «<em>&nbsp;ne saurait y avoir de développement sans sécurité et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement&nbsp;</em>». Reste une question : cette souveraineté, bâtie sur des financements extérieurs et des partenariats multipolaires, peut-elle être véritablement «&nbsp;<em>retrouvée</em>&nbsp;» ? Ou n’est-elle qu’une nouvelle forme d’interdépendance, simplement déplacée d’un pôle à un autre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, le Mali trace ses routes, érige ses centrales et refonde ses lois. Qu’elles mènent à l’autonomie ou à un nouvel équilibre de dépendances reste à voir. Mais une chose est sûre : Bamako ne veut plus subir l’histoire, elle veut la construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-mali-les-nouvelles-routes-de-la-souverainete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20847</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : le scandale Softcare secoue le secteur pharmaceutique — entre atteinte à la santé publique et soupçons de corruption</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-le-scandale-softcare-secoue-le-secteur-pharmaceutique-entre-atteinte-a-la-sante-publique-et-soupcons-de-corruption/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senegal-le-scandale-softcare-secoue-le-secteur-pharmaceutique-entre-atteinte-a-la-sante-publique-et-soupcons-de-corruption/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 23:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[couches pour bébés]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène féminine]]></category>
		<category><![CDATA[industrie pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Sindia]]></category>
		<category><![CDATA[Softcare]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20837</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le scandale Softcare au Sénégal met en lumière l'utilisation de matières périmées dans des produits d'hygiène essentielle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’affaire Softcare, du nom d’une usine chinoise implantée à Sindia près de Dakar, provoque un séisme sanitaire et institutionnel au Sénégal. L’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) y a découvert des matières premières périmées utilisées dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques. À cette atteinte présumée à la santé publique s’ajoutent de graves accusations de tentative de corruption d’inspecteurs. Ce qui révéle les fragilités d’un système de régulation sous pression.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé en décembre 2025, lorsqu’une inspection de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) s’est rendue sur le site de Softcare, à Sindia, à une soixantaine de kilomètres de Dakar. Les inspecteurs y ont découvert des matières premières périmées incorporées dans la chaîne de production de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources internes, ces produits avaient été distribués sur le marché sénégalais depuis plusieurs mois avant la détection des anomalies. Face à la gravité des faits, l’ARP a ordonné le retrait immédiat de tous les produits Softcare des étals, mesure qui reste en vigueur tant que l’entreprise n’aura pas prouvé sa mise en conformité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision lourde de conséquences pour le groupe chinois, considéré comme l’un des leaders africains du marché des produits d’hygiène, avec plus d’un milliard d’unités vendues sur le continent en 2025 et une cotation récente à la Bourse de Hong Kong.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tentatives-de-corruption-presumees"><strong>Des tentatives de corruption présumées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’affaire a pris une tournure explosive après les révélations de Moussa Diallo, directeur de l’inspection pharmaceutique à l’ARP. Ce dernier affirme avoir été la cible de tentatives répétées de corruption de la part de responsables chinois de Softcare, cherchant à influencer le rapport d’inspection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son témoignage, les représentants de l’usine auraient proposé des mallettes d’argent pour minimiser les non-conformités constatées. Moussa Diallo assure détenir des preuves vidéo et des témoignages, tout en dénonçant les pressions hiérarchiques qu’il aurait subies à l’intérieur même de l’agence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces accusations relancent un débat récurrent sur la transparence et l’indépendance des organes de contrôle au Sénégal, dans un contexte où les scandales liés à la régulation pharmaceutique se multiplient en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arp-en-crise-de-credibilite"><strong>L’ARP en crise de crédibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 décembre 2025, l’ARP publie un communiqué tentant de calmer la polémique, affirmant que l’usine de Sindia avait « <em>corrigé la plupart des irrégularités</em> ». Une version contestée par les pharmaciens inspecteurs eux-mêmes, qui dénoncent une communication officielle trompeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers, soutenus par leurs syndicats, affirment que les non-conformités persistent et que le retrait du marché reste la seule option crédible pour garantir la sécurité sanitaire. Ils appellent à une enquête indépendante et à la protection des lanceurs d’alerte au sein de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du scandale administratif, l’affaire pose un enjeu de santé publique alarmant. L’utilisation de matières premières périmées dans des produits destinés à des nourrissons et des femmes expose à des risques d’irritations, d’allergies et d’infections graves. Des associations de consommateurs ont appelé à des poursuites pénales contre l’entreprise et à un renforcement du contrôle qualité dans tout le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le gouvernement se veut rassurant, promettant des mesures exemplaires, l’affaire met à l’épreuve la crédibilité des institutions sénégalaises. Elle intervient dans un contexte de sensibilisation accrue sur la sécurité sanitaire, après plusieurs scandales liés à des médicaments falsifiés ou à des produits cosmétiques dangereux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier Softcare, s’il est confirmé, pourrait bien devenir un tournant dans la régulation pharmaceutique africaine. Il révèle l’urgence d’un encadrement plus rigoureux des multinationales opérant dans le secteur de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senegal-le-scandale-softcare-secoue-le-secteur-pharmaceutique-entre-atteinte-a-la-sante-publique-et-soupcons-de-corruption/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20837</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le coup de force américain au Venezuela ravive les peurs d’un monde sans règles</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-coup-de-force-americain-au-venezuela-ravive-les-peurs-dun-monde-sans-regles/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-coup-de-force-americain-au-venezuela-ravive-les-peurs-dun-monde-sans-regles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:59:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[alliance Sud-Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[multipolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolás Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20766</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a bouleversé le paysage géopolitique mondial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 3 janvier 2026, l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a fait l’effet d’un séisme diplomatique. L’opération américaine confirme le retour brutal des logiques impériales et l’affaiblissement d’un multilatéralisme déjà vacillant. Le monde, désormais livré à la loi du plus fort, semble glisser vers ce que le capitaine Ibrahim Traoré appelle « l’hiver noir » : un âge de fer où les puissances redessinent leurs zones d’influence, au mépris du droit international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont lancé une opération d’envergure contre Caracas. Une opération qui se termine par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores. L’annonce, faite triomphalement par Donald Trump sur <em>Truth Social,</em> a sonné comme un coup de tonnerre dans le paysage géopolitique mondial. Le dirigeant américain, revenu à la Maison Blanche un an plus tôt, a salué une « <em>victoire contre le terrorisme et le narcotrafic</em> ». Le chef d’Etat américain place cette intervention sous la bannière de la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-washington-redessine-sa-doctrine-d-intervention"><strong>Washington redessine sa doctrine d’intervention</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du spectaculaire, cette action unilatérale marque le retour d’une diplomatie américaine de coercition directe. Elle rappelle la capture de Manuel Noriega au Panama en 1990. Avec Maduro désormais détenu par la justice américaine, le Venezuela entre dans une phase d’incertitude politique totale, tandis que l’Amérique latine redoute une nouvelle ère d’instabilité et d’hégémonie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs mois, l’administration Trump avait préparé le terrain : déploiement militaire massif dans les Caraïbes, frappes ciblées contre des infrastructures vénézuéliennes et mise à prix de 50 millions de dollars (plus de 27 milliards 959 millions de FCFA) pour la capture du président. Accusé de « <em>terrorisme lié à la drogue</em> » et de collusion avec les FARC, Maduro était considéré à Washington comme un ennemi prioritaire de la sécurité nationale américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération relance le débat sur l’unilatéralisme de la politique étrangère américaine, opérant sans mandat onusien ni aval du Congrès. Plusieurs parlementaires américains ont d’ailleurs dénoncé une « <em>violation de la Constitution</em> » et une « <em>militarisation de la justice </em>». Mais pour Donald Trump, ce coup de force constitue une victoire symbolique majeure à un an de la présidentielle américaine de 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-politiques-de-puissance-un-signal-fort-pour-l-afrique"><strong>Le retour des politiques de puissance : un signal fort pour l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’Amérique latine, cette démonstration de force résonne jusque sur le continent africain, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces États, engagés dans une quête affirmée de souveraineté politique, économique et militaire, pourraient y voir une preuve supplémentaire que le multilatéralisme vacille face au retour brutal des logiques impériales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le multilatéralisme est plus en plus malade. Le monde se trouve sur une pente glissante. D’un coté, la Russie et l’Ukraine s’affrontent, sans qu’il ait un espoir d’apaisement. Maintenant, c’est les Etats-unis qui s’en prennent au Zénézuela, au nez et à la barbe des Nations unis sans que personne ne lève le petit doigt. Qui seront les prochains ? La Chine aussi va-t-elle s&rsquo;en prendre à un pays ? Qu&rsquo;en est-il de la France ou de l&rsquo;Allemagne ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde rétrograde-t-il dans la logique ringarde de la « <em>loi du plus fort</em> » ? Un état de guerre permanente où « <em>l’homme est un loup l’homme </em>». Bref, assisterait-on à un retour à « <em>l’état de nature </em>» décrit par le philosophe anglais Thomas Hobbes ou plutôt au début d’un nouveau « <em>partage du monde</em> », tel chanté par l’artiste reggae man Tiken Jah Fakoly ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture à la 2ème session du collège des chefs d’Etat de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, avait pourtant lancé l’avertissement « <em>l&rsquo;hiver noir </em>» arrive en Afrique de l’Ouest. «&nbsp;<em>L&rsquo;hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier.</em> […] <em>L’hiver viendra parce que la guerre se transporte en Afrique de l&rsquo;Ouest. Les impérialistes font tout pour mettre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest à feu et à sang.&nbsp;</em>» A travers cette métaphore dans le sillage du printemps arabe, le nouveau président de la confédération des Etats du sahel aurait vu et compris ce qui se trempe dans les salons de la géopolitique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler les frappes aériennes américaines le 25&nbsp;décembre 2025, menées contre l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest du Nigeria. Le président Donald Trump a promis de nouvelles attaques si l’organisation continuait de tuer des chrétiens dans le pays. Faut-il donc parler d’ingérence politiques ou plutôt d’un retour de l’humanité à l’âge révolu de la bestialité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui vient de se passer au Venezuela confirme ce que redoutent déjà de nombreux Africains et de citoyens du monde entier : qu’aucun État du Sud n’est à l’abri d’une telle opération, dès lors qu’il remet en cause un ordre mondial dominé par les grandes puissances. Pour les pays de l’AES, qui prônent une diplomatie de non-alignement et une autonomie stratégique face aux anciennes puissances coloniales, le précédent vénézuélien constitue un avertissement. Ces pays doivent davantage travailler de concert pour parer à ce genre d’agression ou de violation de leur souveraineté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-entre-solidarite-et-vigilance-strategique"><strong>L’AES, entre solidarité et vigilance stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, les dirigeants de l’AES — Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — insistent sur la nécessité d’une souveraineté complète, du contrôle des ressources naturelles à la maîtrise des orientations diplomatiques. L’arrestation de Maduro, figure de résistance face à l’hégémonie occidentale, pourrait renforcer leur conviction que seule une alliance régionale forte peut dissuader toute forme d’ingérence extérieure. C’est pourquoi, prônant son attachement «&nbsp;<em>à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables</em>&nbsp;», le Mali a plaidé, lors du sommet Russie-Afrique, en juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, en faveur dune «&nbsp;<em>nouvelle architecture de la sécurité internationale</em>&nbsp;» qui passera forcement par une réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, si Washington peut renverser un président élu en Amérique du Sud, que peuvent faire de petits États africains sans armée unie ni doctrine commune de défense ? Déjà, les États sahéliens renforcent leurs partenariats sécuritaires avec Moscou et cherchent à établir une architecture militaire commune, à travers notamment la création Force unifiée AES, fort de 5000 hommes et dotée d’équipements de pointe, le tout dans un contexte de tension croissante avec les États-Unis,  l’Union européenne et certains sponsors régionaux du terrorisme. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-des-alliances-sud-sud"><strong>Vers une recomposition des alliances Sud-Sud</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Maduro pourrait paradoxalement accélérer le rapprochement entre l’Afrique et certains pôles émergents, notamment la Russie, la Chine et l’Iran. Ces pays dénoncent une violation flagrante du droit international et appellent à un nouvel ordre mondial multipolaire. Le Venezuela, longtemps allié des nations africaines anti-impérialistes, pourrait devenir un symbole de solidarité entre les États du Sud face à la coercition occidentale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-délà de son aspect pratique, cette opération de Trump au Vénézuela se trouve en droite ligne avec sa politique de coup de communication. Il tient surtout à sa présence dans les médias. Pour ce faire, il ne manque aucune occasion. «&nbsp;<em>Toutes les guerres de l&rsquo;impérialisme commencent d&rsquo;abord par la communication.&nbsp;</em>», a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de l’AES, la souveraineté n’est jamais acquise, elle se défend. Et face à la démonstration américaine, qui démontre l&rsquo;orientation vers un nouvel ordre mondial, le Sahel, en pleine refondation politique, pourrait bien accélérer la construction de son propre modèle de gouvernance — enraciné, endogène et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-coup-de-force-americain-au-venezuela-ravive-les-peurs-dun-monde-sans-regles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20766</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Kodal Minerals publie ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025</title>
		<link>https://saheltribune.com/kodal-minerals-publie-ses-resultats-intermediaires-pour-le-semestre-clos-au-30-septembre-2025/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/kodal-minerals-publie-ses-resultats-intermediaires-pour-le-semestre-clos-au-30-septembre-2025/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 07:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[AIM Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bougouni]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[exportations minières]]></category>
		<category><![CDATA[Hainan Mining]]></category>
		<category><![CDATA[industrie extractive]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Kodal Minerals]]></category>
		<category><![CDATA[lithium]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[métaux critiques]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[port de San Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[spodumène]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20531</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les résultats intermédiaires de Kodal Minerals montrent des progrès significatifs. Découvrez les détails sur le projet de lithium de Bougouni.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le groupe minier Kodal Minerals, présent au Mali, a publié ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025. La période marque une étape clé avec les premières exportations de concentré de spodumène issues du projet de lithium de Bougouni.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La société minière britannique Kodal Minerals, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a franchi un cap symbolique au second semestre 2025 avec le lancement de ses premières exportations de concentré de spodumène depuis le Mali. Dans ses résultats intermédiaires publiés pour les six mois clos au 30 septembre 2025, le groupe confirme l’entrée progressive en phase commerciale de son projet de lithium de Bougouni, tout en enregistrant une perte nette réduite par rapport à l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-premieres-exportations-depuis-bougouni"><strong>Premières exportations depuis Bougouni</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2025, les autorités maliennes ont accordé à Kodal un permis d’exportation portant sur 125 000 tonnes de concentré de spodumène, permettant le démarrage effectif des flux logistiques vers le port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le premier chargement, de 28 950 tonnes, a quitté le port après la clôture de la période, en novembre 2025, à destination de la province chinoise de Hainan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet est exploité par <em>Les Mines de Lithium de Bougouni SA</em>, filiale de Kodal Mining UK Limited (KMUK), société dans laquelle Kodal détient 49 %. Fin 2025, la coentreprise a perçu un premier paiement de 21,3 millions de dollars de la part de son partenaire d’enlèvement, le groupe chinois Hainan Mining.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-encore-en-montee-en-puissance"><strong>Une production encore en montée en puissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan industriel, la première phase du projet repose sur une usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS). Environ 45 000 tonnes de concentré de lithium, titrant en moyenne 5,39 % d’oxyde de lithium, ont été produites durant la période en vue de leur exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activité minière a toutefois été ralentie par la saison des pluies, entre juillet et septembre, période durant laquelle la fosse s’est partiellement remplie d’eau, limitant l’accès aux zones d’extraction. L’entreprise indique avoir profité de cet arrêt relatif pour mener des travaux de maintenance et d’optimisation technique sur l’usine, ainsi que pour préparer l’extension de la fosse et la reprise des opérations à un rythme plus soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de novembre 2025, un nouveau programme d’exploitation vise un acheminement mensuel de plus de 100 000 tonnes de minerai vers l’usine, avec l’objectif d’assurer une alimentation continue tout au long de l’année 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resultats-financiers-contrastes"><strong>Résultats financiers contrastés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, Kodal Minerals affiche une perte nette de 1,13 million de livres sterling sur le semestre, contre 1,49 million un an plus tôt. Cette amélioration relative tient notamment à la contribution positive de KMUK, dont la part de résultat attribuable à Kodal s’élève à 218 000 livres, incluant un important effet de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La trésorerie du groupe s’établissait à 15,6 millions de livres au 30 septembre 2025, un niveau jugé suffisant par la direction pour accompagner la montée en puissance industrielle du projet. La valeur comptable de la participation de Kodal dans KMUK ressort néanmoins en baisse, à 20,9 millions de livres, contre 28,2 millions un an auparavant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-renforcee-dans-un-mali-sous-tension"><strong>Sécurité renforcée dans un Mali sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement du projet intervient dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable au Mali. Si la région de Bougouni, située dans le sud du pays, est historiquement plus calme que le centre et le nord, la violence s’y est progressivement étendue en 2025. Un incident de sécurité survenu en août à proximité du site a conduit à un renforcement de la présence militaire et administrative, en coordination avec les autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première phase du projet a néanmoins été inaugurée officiellement en novembre 2025, en présence du président de la transition, le général Assimi Goïta, et du ministre des Mines, signe du soutien politique accordé à cette exploitation stratégique dans un pays qui ambitionne de se positionner sur le marché des minéraux critiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pari-industriel-sur-fond-de-volatilite-du-lithium"><strong>Un pari industriel sur fond de volatilité du lithium</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement des exportations de Bougouni coïncide avec une période de volatilité persistante des cours du lithium, après une forte correction des prix en 2024. Si la demande liée aux véhicules électriques et au stockage d’énergie montre des signes de reprise, les perspectives restent incertaines à court terme, en raison de stocks élevés et de tensions géopolitiques affectant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kodal Minerals table désormais sur une production génératrice de revenus réguliers au cours des douze prochains mois et sur le développement ultérieur d’une usine de flottation de phase 2, prévue à partir de 2026, afin d’augmenter les volumes et la valeur ajoutée locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bougouni illustre ainsi le double pari du Mali et de ses partenaires : exploiter les ressources stratégiques du sous-sol tout en sécurisant des investissements lourds dans un environnement à haut risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/kodal-minerals-publie-ses-resultats-intermediaires-pour-le-semestre-clos-au-30-septembre-2025/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20531</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Macron en Afrique : la tournée de la dernière chance </title>
		<link>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-tournee-de-la-derniere-chance/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-tournee-de-la-derniere-chance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 14:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Angola]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
		<category><![CDATA[départ du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie française]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Françafrique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Global Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[île Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[influence française]]></category>
		<category><![CDATA[minerais stratégiques]]></category>
		<category><![CDATA[partenariats économiques]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[redéfinition stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[tournées africaines]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20266</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La tournée africaine de Macron vise à redéfinir la présence française en Afrique. Quelles implications cette stratégie aura-t-elle ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En quatre escales soigneusement choisies — Maurice, Afrique du Sud, Gabon et Angola — Emmanuel Macron tente une opération de séduction à grande échelle sur un continent où la France n’a jamais été aussi contestée. Chassée du Sahel, marginalisée par Moscou, Pékin et Ankara, Paris cherche à se réinventer. Plus d’arrogance postcoloniale, place à une diplomatie du réalisme, économique et symbolique. Une tournée de la dernière chance pour sauver l’influence française dans une Afrique en pleine recomposition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le soleil austral de novembre, Emmanuel Macron s’envole à nouveau vers l’Afrique. L’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Angola : quatre escales, quatre scènes pour un président en quête de rédemption diplomatique. Entre le 20 et le 24 novembre 2025, l’Élysée déploie sa diplomatie du rattrapage — ou, pour les plus sceptiques, de la séduction — à un moment où la France est plus contestée que jamais sur le continent. Le temps n’est plus à la Françafrique, mais à la survie d’un lien stratégique malmené, érodé par les revers militaires, les ruptures politiques et le désamour populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-la-france-en-exil-de-son-ancien-empire"><strong>L’ombre du Sahel : la France en exil de son ancien empire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décor est planté : un Sahel désormais fermé à la France, un axe Bamako–Ouagadougou–Niamey fédéré dans une Confédération des États du Sahel (AES) qui a tourné la page de Barkhane et de ses promesses déçues. Le départ des troupes françaises du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, a signé la fin d’un cycle : celui d’une puissance européenne persuadée d’être indispensable. L’Afrique, elle, s’est réinventée — ou du moins, cherche à le faire — en s’appuyant sur d’autres partenaires, plus discrets mais souvent plus efficaces : la Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce vide laissé par Paris, Moscou a avancé ses pions, drapé dans le costume du libérateur anticolonial. Les drapeaux tricolores ont disparu des capitales sahéliennes, remplacés par des slogans appelant à la souveraineté totale. Les Français, eux, ont compris que leur «<em> pré carré </em>» n’en était plus un. Et Macron, lucide ou résigné, se tourne désormais vers d’autres horizons — l’Afrique anglophone, l’océan Indien, les économies émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-reconquerir-l-influence-perdue"><strong>Une tournée pour reconquérir l’influence perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De Moka à Luanda, le président français entend redéfinir les termes du partenariat : fini la tutelle, place à la coopération économique. Le message est clair — la France ne viendra plus « <em>donner des leçons</em> », mais « <em>signer des contrats </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Maurice, il mise sur la croissance et la stabilité d’une île carrefour entre l’Afrique et l’Asie. En Afrique du Sud, il participera au G20 de Johannesburg, cherchant à se présenter comme le visage européen d’un partenariat équitable. Au Gabon, il tentera de renouer les fils avec Brice Oligui Nguema, le général devenu président après la chute de la dynastie Bongo, symbole d’une époque que Paris dit vouloir oublier. Quant à l’Angola, elle devient la pièce maîtresse du puzzle : riche en pétrole et en minerais critiques, elle attire les convoitises de l’Europe post-carbone — et Macron espère y arrimer le programme « <em>Global Gateway </em>», le contrepoids européen aux « <em>Nouvelles Routes de la Soie</em> » chinoises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seduire-sans-dominer-la-nouvelle-grammaire-francaise"><strong>Séduire sans dominer : la nouvelle grammaire française</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps est aux « <em>partenariats horizontaux </em>», à la diplomatie économique et culturelle. Le discours est rodé : « <em>Nous voulons être un partenaire, pas un tuteur </em>». Mais dans les chancelleries africaines, on écoute avec un sourire prudent. Car au Sahel, l’ombre du passé est longue. Les mots de Macron à Ouagadougou en 2017, promettant une ère nouvelle entre la France et l’Afrique, résonnent aujourd’hui avec une ironie amère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tournée, que l’Élysée présente comme une « <em>redéfinition des relations</em> », ressemble surtout à une opération de reconquête symbolique. Il ne s’agit plus de sauver une influence perdue, mais d’éviter qu’elle ne disparaisse complètement. Le président français avance comme un funambule : entre l’arrogance du passé et la nécessité d’un nouveau ton, entre la nostalgie des drapeaux tricolores et l’obligation de composer avec les puissances émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-en-recomposition-une-france-en-repositionnement"><strong>Un continent en recomposition, une France en repositionnement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique de 2025 n’est plus celle des bases militaires et des discours de coopération. Elle est celle des corridors commerciaux sino-africains, des accords de défense russo-sahéliens, et des ambitions énergétiques des pays du Golfe. Dans ce nouveau jeu, la France cherche désespérément sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macron, plus que ses prédécesseurs, a compris que l’avenir africain se joue désormais loin des vieilles capitales francophones. Mais le pari est risqué. Il faudra convaincre des partenaires qui n’ont ni la mémoire affective ni la dette historique envers Paris. L’île Maurice et l’Angola n’ont jamais été des colonies françaises — et c’est peut-être là, paradoxalement, que se trouve la chance du renouveau : un dialogue sans ressentiment, un commerce sans culpabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tournée africaine d’Emmanuel Macron n’est pas celle d’un conquérant, mais d’un survivant. L’ère de la Françafrique est révolue, celle de la France-afrique économique commence — avec humilité, contrainte et réalisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce voyage, Paris tente de montrer qu’elle reste un acteur crédible dans un continent où la géopolitique se redessine sans elle. Mais au fond, ce périple a la saveur d’un mea culpa : celui d’une puissance qui, après avoir trop longtemps cru parler au nom de l’Afrique, cherche aujourd’hui à simplement lui parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-tournee-de-la-derniere-chance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20266</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
