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	<title>Archives des charte de la transition &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des charte de la transition &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Cinq ans de plus : les enjeux de la prolongation de la Transition au Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 08:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[assises nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Assises nationales au Burkina Faso ont pris fin avec une décision inattendue : la prolongation de la transition politique pour 60 mois supplémentaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Burkina Faso, les Assises nationales sur la transition, qui ont débuté le samedi&nbsp;25&nbsp;mai 2024 et étaient prévues pour durer deux jours, ont pris fin le même jour, dans l’après-midi avec une décision lourde de conséquences&nbsp;: la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 60&nbsp;mois supplémentaires. Cette prolongation, annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré, reflète la complexité et les défis du contexte socio-politique burkinabé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme une monture qui s’apprête à franchir un col escarpé, le Burkina Faso prolonge sa transition politique de cinq ans, cherchant à gravir les sommets de la stabilité et de la sécurité. Cette décision, prise lors des Assises nationales, promet des réformes profondes, mais soulève aussi des doutes quant à l’endurance démocratique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-et-decision"><strong>Contexte et décision</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants des différentes couches de la société burkinabé, y compris les chefs coutumiers, religieux, organisations de la société civile, partis politiques, et forces de défense et de sécurité, se sont réunis pour faire un bilan de la transition depuis octobre 2022 et définir la suite du processus. Cette réunion, initialement prévue pour deux jours, s’est achevée en une journée avec l’adoption d’une nouvelle Charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document signé par le capitaine Ibrahim Traoré prolonge la transition pour une période de cinq ans, débutant le 2&nbsp;juillet prochain. Initialement, une durée de trois ans et demi (42 mois) avait été proposée, mais les participants ont opté pour une période plus longue. Le document précise que des élections pourraient néanmoins être organisées avant cette échéance si la situation sécuritaire le permet. Chose que le Capitaine Ibrahim Traoré avait déjà fait entendre lors d’une interview accordée à Alain Foka en mars 2024, après le départ des trois pays de l’Alliance des États du sahel (AES) de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-analyse-des-implications"><strong>Analyse des implications</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision de prolongation de la transition soulève plusieurs questions et implications pour le Burkina Faso. D’abord, il est important de comprendre les raisons derrière cette extension significative. Le ministre Emile Zerbo a évoqué un « <em>tournant décisif </em>» nécessitant un « <em>sursaut patriotique</em> » pour reconquérir le territoire et réussir la transition. Selon lui, « <em>les grandes épreuves forgent les grands hommes</em> », et cette période prolongée est essentielle pour stabiliser le pays et mettre en place des réformes durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État, désormais appelé président du Faso, chef de l’État, chef suprême des armées, ainsi que le Premier ministre et le président de l’Assemblée législative pourront être candidats aux élections présidentielle, législatives et municipales à la fin de la transition. Cette disposition a suscité des débats, notamment sur l’équité et la transparence des futures élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouvel organe, le Korag, sera créé pour définir, suivre et contrôler la mise en œuvre de la vision stratégique du pays. Cet organe reflète la volonté de structurer et d’institutionnaliser les efforts de transition pour garantir une approche cohérente et stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reactions-et-controverses"><strong>Réactions et controverses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les débats, des centaines de manifestants soutenant le régime se sont rassemblés autour de la salle de conférence, demandant un mandat d’au moins dix ans pour le capitaine Ibrahim Traoré. Les forces de sécurité ont dû intervenir pour repousser ces manifestants, soulignant les tensions et les passions suscitées par cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prolongation de la transition peut être vue sous deux angles. D’un côté, elle peut être perçue comme une mesure nécessaire pour assurer la stabilité et la sécurité du Burkina Faso, permettant au gouvernement de mettre en œuvre des réformes profondes sans la pression d’une échéance électorale imminente. De l’autre côté, elle peut être critiquée comme une manœuvre pour prolonger indéfiniment le pouvoir en place, risquant de saper la confiance du public dans le processus démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-perspectives-d-avenir"><strong>Perspectives d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pleinement l’impact de cette prolongation, il est essentiel de suivre de près la mise en œuvre des réformes promises et les progrès réalisés dans les domaines clés tels que la sécurité, la gouvernance, et la reconstruction économique. La création du Korag sera particulièrement intéressante à observer, car son efficacité dépendra de sa capacité à agir de manière indépendante et transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections qui pourraient avoir lieu avant la fin de la période de transition, si la situation sécuritaire le permet, seront un test crucial de la volonté du gouvernement de respecter les principes démocratiques. La possibilité pour les dirigeants actuels de se présenter à ces élections ajoute une couche de complexité, posant des questions sur l’équité et la transparence du processus électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de prolonger la transition au Burkina Faso pour cinq ans reflète les défis complexes et les besoins pressants du pays. Elle souligne la nécessité d’un sursaut patriotique et d’un engagement collectif pour stabiliser le Burkina Faso et mettre en place des réformes durables. Cependant, elle pose également des questions critiques sur la transparence, l’équité, et la véritable volonté de conduire le pays vers une démocratie stable et inclusive. Seul le temps dira si cette prolongation sera un pas vers la stabilité et le progrès ou un prolongement des incertitudes et des tensions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : vers une prolongation désormais inévitable de la transition après un 27 février sans scrutin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 07:18:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
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		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La prolongation de la durée de la transition malienne est désormais inévitable. Pour tenter de concilier les positions autour de cette désormais inévitable prorogation de la transition, une délégation de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a bouclé, vendredi 25 février 2022, une visite de 48 h à Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La date initialement prévue pour la tenue du premier tour des élections présidentielles au Mali est arrivée à son terme ce dimanche 27 février sans scrutin. La dernière visite de 48 h du médiateur de la Cédéao s’est soldée par un échec entre les deux parties.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La prolongation de la durée de la transition malienne est désormais inévitable. Pour tenter de concilier les positions autour de cette désormais inévitable prorogation de la transition, une <a href="https://web.facebook.com/Presidence.Mali/posts/5341709859181796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">délégation </a>de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a bouclé, vendredi 25 février 2022, une visite de 48 h à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci est intervenue après une période de suspension des discussions entre les autorités maliennes et l’organisation ouest-africaine suite aux <a href="https://saheltribune.com/sanctions-contre-le-mali-les-reactions-se-multiplient/">sanctions imposées au Mali</a>, depuis le 9 janvier 2022, à Accra. L’on note que cette dernière visite s’est soldée par un échec.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Expiration du délai initial</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, le premier tour des élections présidentielles devait avoir lieu ce dimanche 27 février. <em>« Mais nous savons qu’il y a eu quelques difficultés&nbsp;»,</em> a indiqué Goodluck Jonathan, médiateur de la Cédéao au Mali et ancien président nigérian. En d’autres termes plus clairs, il n’est plus possible qu’il y ait des élections à cette date initialement arrêtée, notamment par le gouvernement déchu de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’organisation des futures élections présidentielles et législatives, les autorités actuelles du Mali et l’Organisation sous-régionale doivent travailler à s’entendre sur un <em>«&nbsp;délai consensuel&nbsp;» </em>de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, un groupe de travail, composé de représentants de la Cédéao, de l’Union africaine (UA), de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Mali, a été constitué. Et les conclusions auxquelles ce groupe est parvenu ont permis d’élaborer un <em>«&nbsp;cadre de recommandations qui permettront de voir comment affiner les décisions à prendre&nbsp;»,</em> a expliqué Goodluck Jonathan, lors de sa dernière visite en date à Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux plans de sortie de crise</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, publié le 26 février dernier, la Cédéao rappelle son attachement au dialogue pour faciliter la restauration de l’ordre constitutionnel, conformément à ses <em>«&nbsp;institutions » </em>permanentes<em>,</em> ainsi que celles de l’Union africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Organisation sous-régionale ne semble pas être d’accord que le délai de la prorogation de la transition dépasse seize mois. Dans un rapport de travail d’une mission technique d’évaluation, l’Organisation propose deux plans de sortie de crise&nbsp;: douze mois pour le premier, et seize mois pour le second. Cela, avec l’aide d’une Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leurs côté, les autorités maliennes avait soumis la Charte de la transition au Conseil national de transition (CNT). A l’issue d’une session extraordinaire, le CNT, qui fait office d’organe législatif pour la Transition, a <a href="https://www.dw.com/fr/charte-transition-mali-c%C3%A9d%C3%A9ao-sanctions-goodluck-jonathan-junte-militaire/a-60878522" target="_blank" rel="noreferrer noopener">validé</a> le 21 février dernier, le délai intervalle de <em>« 6 mois à 5 ans retenus par les Assises nationales de la refondation (ANR) ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les autorités maliennes avaient proposé fin décembre 2021, cinq ans, puis 4 ans, temps nécessaire, selon elles, pour mener de nombreuses réformes avant d’organiser des élections. Mais toutes ces propositions avaient été jugées <em>« inacceptables »</em> par la Cédéao. Depuis lors, Bamako se dit prêt à trouver un compromis avec la Cédéao.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : un « Acte fondamental » rendu public en attendant la charte de la transition</title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-un-acte-fondamental-rendu-public-en-attendant-la-charte-de-la-transition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 16:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Acte fondamental]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>te au coup de force contre Roch Marc Christian Kaboré, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a publié, le 31 janvier , un « Acte fondamental » annonçant plusieurs mesures pour la gestion de l’État.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créé suite au coup de force contre Roch Marc Christian Kaboré, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a publié, le 31 janvier , un </strong><em><strong>«&nbsp;Acte fondamental&nbsp;» </strong></em><strong>annonçant plusieurs mesures pour la gestion de l’État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite du <a href="https://saheltribune.com/coup-detat-au-burkina-faso-la-democratie-se-redessine-t-elle-en-afrique-de-louest/">coup de force du 24 janvier</a> dernier, mettant fin au régime de Roch Marc Christian Kaboré, les autorités burkinabè de la transition avaient suspendu la Constitution. Au début de cette semaine, lundi 31 janvier, le texte fondamental du Faso est rétabli par les mêmes autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet <em>«&nbsp;Acte fondamental&nbsp;»</em>,qui remet en place l’ordre constitutionnel dans le pays des hommes intègres, confère officiellement le pouvoir aux militaires comme le souligne l’article 28 du document qui fait du chef du MPSR, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de l’État.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document de sept pages compte trente-sept articles dans lesquels les militaires entérinent leur contrôle du pouvoir. La Constitution est surtout subordonnée à cet <em>«&nbsp;Acte fondamental&nbsp;»</em>, présenté dans les médias officiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_patriotique_pour_la_sauvegarde_et_la_restauration" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MPSR</a> est <em>« l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, sociale, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale »</em>, indique l’Acte. Cette entité créée après le putsch et composé  d’un Président, de deux Vice-Présidents, d’un Coordonnateur, de Commissions, assure la continuité de l’État et la gestion des affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document, qui était une exigence de la Communauté ouest-africaine, Cédéao, lors de son sommet du vendredi dernier, est publié au moment où une délégation ministérielle de la Cédeao était en visite à Ouagadougou. Il doit conduire à une Charte de la transition, qui précisera sûrement la durée de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : Charte de la transition dévoilée, réactions des Guinéens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[Colonel Mamady Doumbouya]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée Conakry]]></category>
		<category><![CDATA[organes de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En République de Guinée, le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) a rendu publique, ce lundi 27 septembre 2021, la Charte de la transition. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En République de Guinée, le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) a rendu publique, ce lundi 27 septembre 2021, la Charte de la transition. Le contenu de celle-ci est diversement apprécié.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers une ordonnance lue au journal officiel de la télévision nationale guinéenne, le contenu de la Charte de transition guinéenne a été dévoilé. Si on ne connait toujours rien de la durée de la transition instaurée après le <a href="https://saheltribune.com/situation-confuse-en-guinee-faut-il-parler-de-coup-detat-ou-de-contrecoup-detat-contre-alpha-conde%e2%80%89/">coup d’État</a> contre Alpha Condé, le 5&nbsp;septembre dernier, nous savons désormais que quatre organes seront chargés de préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Il s’agit du&nbsp;Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), de son président, d’un gouvernement et d’un Conseil national de transition (CNT), qui fera office de Parlement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet organe législatif sera composé de 81&nbsp;membres, qui seront issus de divers bords&nbsp;: patronat, presse, syndicats, société civile, handicapés, sages, etc. &nbsp; Avec au moins 30% de femmes.&nbsp;<em>« Les membres du gouvernement et ceux des institutions dissoutes à la date du 05&nbsp;septembre 2021 ne peuvent être désignés au Conseil national de transition</em> », précise la <a href="https://guineenews.org/wp-content/uploads/2021/09/Guinee_CharteDeLaTransition270921_C0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de transition</a>. Ce parlement consultatif se chargera de préparer la nouvelle constitution tout en surveillant l’action gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte indique aussi que ni le président (Colonel Mamady Doumbouya), ni les membres du CNRD, ni ceux du CNT ne peuvent faire <em>« acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la durée de la transition, elle sera définie en commun accord entre les forces vives de la nation guinéenne et le CNRD, rassure-t-on.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réactions</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette charte est diversement appréciée par les Guinéens, soulignent nos confrères de <a href="https://guineenews.org/publication-de-la-charte-de-la-transition-reactions-croisees-des-citoyens-a-kindia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">guineenews</a>. Président du Bloc Libéral (BL), Dr <a href="https://guineenews.org/la-publication-de-la-charte-de-la-transition-un-motif-despoir-selon-faya-millimonou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FayaMillimono</a> se montre satisfait du contenu de ce texte&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons écouté la lecture de la charte. Tous les grands principes annoncés depuis les premiers communiqués pour lesquels nous autres au niveau des partis politiques et même&nbsp;de&nbsp;la société civile semblent être prescrits dans cette charte. Ce qui est déjà un motif d’espoir que cette période transitoire va se dérouler correctement. Il reste à voir les étapes prochaines&nbsp;».&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté<em>, </em>Mohamed Bayo, enseignant de son Etat, indique&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous apprécions à plus d’un titre la qualité du travail abattu par le CNRD qui prend en compte les préoccupations et les attentes des&nbsp;Guinéens. Nous espérons que cette junte au pouvoir sera capable de mener une transition inclusive dans notre pays&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Au Mali, faut-il encore un Etat de droit dans la transition ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-au-mali-faut-il-encore-un-etat-de-droit-dans-la-transition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 19:05:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[constitution de 1992]]></category>
		<category><![CDATA[Etat de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Salif Sacko]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Pour lui, le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face aux innombrables violations des règles juridiques préétablies pour&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Pour lui</strong>, <strong>le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face aux innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Etat de droit est conçu comme un Etat dans lequel les gouvernés, et surtout les gouvernants, sont soumis à des règles juridiques préétablies. Et les gouvernants ne peuvent pas le modifier de manière arbitraire. Mais force est de constater que cet Etat de droit est devenu un vœu pieux au Mali — depuis les événements du 18 août 2020 qui ont poussé l&rsquo;ancien Président, Ibrahim Boubacar Keïta, à la démission forcée. Un coup d’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Justice du pouvoir&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la chute du Président IBK, au moment où tous les Maliens attendaient vivre une nouvelle ère où le droit devrait être au centre de tout, de façon à aspirer véritablement à un Etat de droit, la junte militaire, à sa tête le Colonel Assimi Goïta, n&rsquo;avait trouvé mieux que de marcher sur les sentiers battus. Le lion remplace le léopard, dit la métaphore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la justice et le pouvoir judiciaire sont considérés comme gardiens des droits et libertés, ils seront encore une fois, comme dans le régime d’IBK, soumis au pouvoir exécutif. Un de ces signes, s&rsquo;il en faut un, c&rsquo;est que la Charte de la Transition qui a été élaborée par les putschistes à la suite du coup d’Etat du 18 août 2020, constitue une violation de la Constitution du Mali du 25 février 1992 qu’elle est censée compléter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juridiquement la charte de la transition devrait être conforme à la Constitution parce que celle-ci est l’apanage direct du peuple malien. Ce qui la rend supérieure à la charte de la transition. Et dans cette Constitution, nulle part, le poste de vice-président n’est mentionné encore moins la prestation de serment du vice-président ayant été reçue par la Cour Suprême. La création de ce nouveau poste dans la charte de la transition, sans jugement de la part de la Cour constitutionnelle, pousse à émettre des réserves quant à l&rsquo;indépendance de la justice : c&rsquo;est la justice du pouvoir. Or celle-ci est toujours la négation du pouvoir de la justice.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Pouvoir judiciaire indépendant de l’exécutif</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réserves quant à l’indépendance de la justice restent encore d’actualité avec le nouveau coup d’Etat perpétré le 24 mai dernier. La Cour constitutionnelle a confirmé le vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, par un arrêt rendu le 28 mai 2021, d’assumer les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, Chef de l’Etat en raison de la vacance du président de la transition Bah N’Daw. Pourtant, elle est restée muette par rapport à la vacance du vice-président qui est devenu officiellement Président de la transition à la suite de sa prestation de serment, lundi 7 juin 2021, devant la Cour suprême. En ce moment, la question qui mérite d’être posée est celle de savoir si ce poste de vice-président restera dorénavant inopérant&nbsp;où s’il faudrait y nommer quelqu’un d’autre pour éviter un vide juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout cas, il est préférable, dans un Etat de droit que le pouvoir judiciaire soit indépendant du pouvoir exécutif. Ainsi, le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face à ces innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali car le pouvoir encore mieux les abus du pouvoir ne peuvent être empêchés que si le pouvoir arrête le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>__________________________________________________</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les idées exprimées dans cette tribune ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>.</strong></p>
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		<title>Concertations nationales au Mali : problème d’unanimité autour de la Charte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2020 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Charte contesté]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[CNSP]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
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<p>La Charte de la transition ne fait pas encore d’unanimité. Le M5-RFP, constatant plusieurs irrégularités dans les conclusions présentées le 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Charte de la transition ne fait pas encore d’unanimité. Le M5-RFP, constatant plusieurs irrégularités dans les conclusions présentées le 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), se démarque du contenu.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le M5-RFP semble ne pas avoir enterré sa hache de guerre. Suite à la lecture du document final des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020 au CICB, samedi 12 septembre dernier, le M5 a dénoncé la non-conformité de plusieurs points de la Charte de transition dont le contenu est issu des travaux des différents groupes. À en croire ce Mouvement né le 5 juin 2020 pour contester le régime IBK, la reconnaissance du rôle du M5-RFP et des martyrs dans la lutte du Peuple malien pour le changement ; le choix majoritaire d’une transition dirigée par une personnalité civile ainsi que le choix d’un Premier ministre civil n’ont pas été pris en compte dans la Charte.<br>Dans sa déclaration, le M5-RFP dénonce également les prérogatives du Vice-président de la transition ; la composition et le mode de désignation des membres du collège de désignation du Président de la transition ainsi que l’acte fixant la clé de répartition entre les composantes du Conseil National de Transition. Ce n’est pas tout, le M5 condamne également la non-prise en compte unilatérale de plusieurs de ses propositions qui n’avaient fait l’objet ni de rejet encore moins de réserve dans aucun groupe. Il s’agit entre autres : des Assises Nationales pour la Refondation ; l’organe de gestion du mécanisme de veille sur la Transition ; de la Cour Constitutionnelle ; du Haut Conseil Consultatif ; de la Cour des comptes ; des dispositions à valeur constitutionnelle en faveur de l’accès des femmes et des jeunes aux fonctions électives et nominatives et en faveur des personnes vivant avec un handicap ; l’autorité unique indépendante assurant la régulation de la communication audiovisuelle ; la prolongation des délais de garde à vue en cas de présomption de terrorisme et d’atteinte à la sureté nationale ; la nomination des responsables administratifs et financiers ou questeurs des Institutions de la République par décret pris en Conseil des ministres et la reconnaissance des mécanismes traditionnels de règlement des litiges fondés sur les us et coutumes des différentes communautés.<br>Précisons également que les conclusions finales présentées ont été contestées par Mme Sy Kadiatou Sow. Selon celle-ci, le M5-RFP n’est pas prêt à accepter la charte en l’état actuel. « <em>S’il n’y a pas de débats sur ce qui vient d’être présenté et que les choses se passent correctement, de façon démocratique, qu’on puisse enregistrer les observations, les réactions des uns et des autres, nous n’approuverons pas cette charte</em> », a -t-elle fait savoir. À l’en croire, cette modification de la Charte est une tentative de confiscation du pouvoir par le CNSP.<br>Toutefois, des partis politiques ont apprécié le contenu de la Charte. Tel est le cas du Bureau politique national de l&rsquo;Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques, ASMA–CFP, qui, dans un communiqué, a apporté son soutien à la Charte de la transition. Ce parti salue « <em>l&rsquo;esprit patriotique et le sens du dialogue qui ont prévalu lors de ces assises ainsi que la maturité dont les participants ont fait montre »</em>. Néanmoins, le parti de Soumeylou Boubeye Maiga fait des recommandations. Il invite l&rsquo;ensemble des acteurs à s&rsquo;engager dans la « <em>voie ainsi tracée pour la sortie de crise</em> ». Il invite également la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) à accompagner le peuple malien sur cette voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
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		<title>Fin des concertations nationales : la transition s’étendra sur 18 mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 18:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[Concertations nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Fin de la concertation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[transition civile]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[transition militaire]]></category>
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<p>Les travaux des concertations nationales ont pris fin ce samedi 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La Charte de la transition a été approuvée par&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les travaux des concertations nationales ont pris fin ce samedi 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La Charte de la transition a été approuvée par les participants.</strong><br>Un Mali nouveau fondé sur le travail, la justice sociale et l’égalité, voilà le défi que se lance le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), Colonel Assimi Koita au cours de la cérémonie de clôture des concertations nationales.<br>Près de 500 participants, représentant les forces vives de la nation, ont pris part à ces trois de travaux au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a précisé Moussa Camara, rapporteur général de la concertation. Selon M. Camara, la Charte de la transition a été approuvée à l’unanimité par les participants.<br>Explicitant le contenu de cette Charte, M. Camara a fait comprendre que selon les conclusions contenues dans ce document, la transition s’étendra sur une durée de 18 mois, soit 1 an et demi. À l’en croire, les Organes retenus pour diriger cette transition sont : un président de la transition, un Conseil national de transition qui est l’organe législatif, et un gouvernement.<br>Les missions, les modalités de désignation des membres ainsi que la composition de ces organes sont définies dans cette Charte. S’agissant de la présidence de la Transition, il est indiqué dans la Charte qu’elle sera dirigée par un civil ou un militaire qui sera désigné par un Collège de transition mis en place par le CNSP. Il est secondé par un vice-président désigné selon les mêmes modalités Quant au gouvernement de transition, il comprendra 25 membres ou plus, a indiqué M. Camara. Le Conseil national de transition comprendra 121 membres. Ce conseil hétéroclite sera présidé par un civil ou un militaire.<br>Cette transition démocratique aura pour mandat de préparer les élections législatives et présidentielles auxquelles le président, le vice-président de la transition ainsi que les membres du gouvernement de transition ne seront pas éligibles. Leur mandat prend fin par la tenue de ces élections.<br>Le président du CNSP a saisi cette opportunité pour remercier les participants de la qualité du travail abattu. Il rappelle qu’il « <em>s’agissait de diagnostiquer sans complaisance les maux qui minent notre société </em>». Toutefois, il précise que « <em>ce qui nous attend à présent est d’autant plus ardu</em> ». Il s’agit de la mise en œuvre de cette Charte pour travailler à obtenir le Mali nouveau tant souhaité. Néanmoins, il lance un appel à la communauté internationale d’accompagner le peuple malien à la mise en œuvre diligente de cette Charte.<br>Notons que les missions prioritaires de cette transition sont entre autres : le renforcement de la sécurité, la promotion de la bonne gouvernance, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, le lancement du chantier des réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales.<br>Rappelons que la Cédéao a donné 15 septembre 2020 comme ultimatum pour la mise en place d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils.<br><strong>Chiencoro</strong></p>
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		<title>Le format de la transition proposé par Moussa Mara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[format de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Mara]]></category>
		<category><![CDATA[relecture Accord pour la paix]]></category>
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<p>Mettre en place une charte de la transition, suspendre la   Constitution de 1992 (en partie ou en totalité), dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)… </p>
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<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>CADRE</strong></h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Chapitre&nbsp;</strong></td><td><strong>Détail</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>I Contenu de la transition</strong></td><td>&nbsp; Faire la lumière sur les évènements tragiques des 10, 11 et 12 juillet 2020 &nbsp; Relire l’accord d’Alger et le remettre sur les rails en finalisant au moins l’étape de l’armée reconstituée et du déploiement de l’administration &nbsp; Résoudre les conflits intercommunautaires et réduire l’impact terroriste &nbsp; Refondre le dispositif démocratique, institutionnel, constitutionnel et administratif de l’Etat malien &nbsp; Améliorer la gouvernance &nbsp; Organiser les élections générales &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>II Organes</strong></td><td>&nbsp; Un conseil de transition : organe législatif et d’orientation et de suivi dont le Président est le chef de l’Etat et le Président de la Transition, assisté par un Conseil des Sages &nbsp; Un Gouvernement de transition restreint pour conduire l’action publique &nbsp; Possibilité de mettre en place des comités, commissions adhoc sur les questions particulières (accord de paix, problèmes communautaires, reformes,) &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>III Mise en œuvre</strong></td><td>&nbsp; Mettre en place une charte de la transition, suspendre la&nbsp;&nbsp; Constitution de 1992 (en partie ou en totalité), dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)… &nbsp; Durée de la transition de 16 mois, fin 2021, élaborer une feuille de route raisonnable sur cette période de septembre 2020 à décembre 2021 &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>DETAIL</strong></h3>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Faire la lumière sur les évènements tragiques des 10, 11 et 12 juillet 2020</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Les morts par balles et les blessés consécutifs aux évènements de début juillet constituent un fait grave et inédit depuis ceux de mars 1991 il y a presque trente ans ! &nbsp; Il n’est pas concevable de les traiter de manière classique. Il faut donner à cette tragédie une importance particulière afin qu’elle ne se renouvelle plus au Mali. &nbsp; Pour ce faire une commission nationale d’enquête doit être immédiatement créée pour faire la lumière sur les responsabilités dans les tueries commises. Cette commission peut être constituée comme suit : &nbsp; AMDH : Président Quatre représentants du CNT Deux représentants des familles des victimes Deux représentants des magistrats Deux représentants du barreau Un représentant de la police Un représentant de la gendarmerie Un représentant de la garde Un présentant du Haut conseil islamique Deux représentants des confessions chrétiennes (catholique et protestant). &nbsp;</td><td>&nbsp; Cette commission doit être officiellement mise en place et fonctionner comme une instance adhoc chargée de mener les enquêtes et de conduire toutes investigations permettant d’établir les faits. Elle doit être dotée des pouvoirs d’entendre tout responsable et tout acteur public ou privé sur les évènements concernés.&nbsp; &nbsp; Elle doit être mise en place avant la fin du mois de septembre et déposer son rapport dans un delais de deux mois. La justice prendra ensuite le relais. &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Relire l’accord d’Alger et le remettre sur les rails en finalisant au moins l’étape de l’armée reconstituée et du déploiement de l’administration</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Faire le bilan de la mise en œuvre (résultats atteints, gouvernance, moyens employés, points non couverts, incompréhensions… &nbsp; &nbsp; &nbsp; Identifier les zones d’amélioration et discussions inter maliennes &nbsp; Interactions avec les partenaires de l’Accord sur les nouvelles dispositions &nbsp; &nbsp; &nbsp; Conclusions et finalisation de la nouvelle mouture de l’Accord, signature&nbsp; &nbsp; Mise en œuvre de l’Accord selon un plan d’action à convenir entre les parties signataires &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Parachever la constitution et le déploiement de l’armée reconstituée</td><td>&nbsp; Constitution d’une équipe tri partite, implication de l’observateur indépendant et de la société civile Document à produire avant le 30 octobre 2020 &nbsp; Discussions inclusives à conduire entre novembre et décembre 2020 au Mali &nbsp; Courant janvier 2021, discussions à mener avec comme finalité la production d’un document d’Accord qui satisfasse l’ensemble des parties &nbsp; Cérémonie à organiser le 25 janvier 2021 &nbsp; &nbsp; Les actions à mener doivent être programmer dans le plan selon un chronogramme hebdomadaire avec un suivi rapproché des parties &nbsp; Le cadre de suivi de l’Accord ne doit prévoir aucune indemnité ni perdiem pour faire ressortir le caractère hautement patriotique de l’effort &nbsp; Les retards et insuffisances doivent être imputables et les responsabilités à dégager rapidement pour que les corrections soient effectuées rapidement &nbsp; A réussir au plus tard le 20 juin 2021, six ans après la signature de la première version de l’Accord &nbsp; Cela doit être accompagné par un déploiement effectif de l’ensemble des services de l’Etat sur le territoire pour accompagner la sortie de crise &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Résoudre les conflits intercommunautaires et réduire l’impact terroriste</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Améliorer la gouvernance du secteur de la défense et de la sécurité et revoir le leadership de ces secteurs &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Evaluer le dispositif actuel de traitement des problèmes du centre (haut représentant, secrétaire permanent, services et projets encours, activités des partenaires…) &nbsp; Rectifier le dispositif &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Conduire &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; des &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; initiatives &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; religieuses &nbsp;&nbsp; et communautaires &nbsp; &nbsp; Mettre en œuvre les activités de négociation avec les groupes terroristes &nbsp; Assurer une meilleure présence de l’administration sur le territoire, sanctionner toutes les formes d’abus &nbsp; Poursuivre et renforcer les reformes des secteurs de la sécurité et de la défense &nbsp; Mettre en œuvre toutes initiatives de soutien, de reformes et de renforcement des dispositifs militaires &nbsp; &nbsp; Améliorer la cohérence d’intervention des différentes forces internationales, régionales et nationales &nbsp; Renforcer les dispositifs d’utilisation des forces spéciales, renforcer les effectifs de forces spéciales nationales</td><td>&nbsp; Action urgente à conduire avant la fin octobre 2020 avec comme objectif de revoir l’ensemble de la hiérarchie militaire sur des bases objectives pour procéder à des nominations sans aucune considération que l’efficacité à tous les niveaux de la chaine en dehors de toute considération politique &nbsp; Evaluation à conduire avant la fin du mois de septembre par une équipe pluri disciplinaire et associant les acteurs de terrain&nbsp; &nbsp; &nbsp; Le nouveau dispositif doit être fonctionnel avant la fin du mois de novembre 2020 et inclure les initiatives à conduire par les religieux et les chefs traditionnels &nbsp; Action permanente pendant toute la durée de la transition avec comme objectif de faire cesser les violences intercommunautaires &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; Poursuite de l’équipement des FAMA et de l’amélioration des conditions des soldats. Action à conduire pendant toute la durée de la transition &nbsp; Action permanente pendant la transition à conduire par les hiérarchies militaires &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition à conduire par les hiérarchies militaires &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">14. Refondre le dispositif démocratique, institutionnel, constitutionnel et administratif</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Conduire les réformes du système démocratique qui s’imposent pour donner à la démocratie malienne un nouvel élan : Limiter le poids de l’argent et accroître la&nbsp; transparence dans la démocratie&nbsp; Dispositif relatif aux partis à améliorer Processus Electoral à améliorer Administration permanente des élections Transhumance à sanctionner Mode de scrutin à revoir &nbsp; &nbsp; Conduire une reforme Constitutionnelle pour aboutir à la 4<sup>e</sup> République Mettre en place une équipe pour préparer la réforme à partir des tentatives précédentes et de l’Accord d’Alger revu ainsi que des insuffisances identifiées Adopter le projet par le Gouvernement de transition Vulgariser le projet dans le pays Adopter le Projet par le Conseil de transition Organisation du referendum &nbsp; &nbsp; Relancer et parachever les reformes territoriales engagées depuis 2012 vers la régionalisation du pays et un nouveau découpage administratif Evaluer le chemin parcouru, procéder au diagnostic du dispositif eu égard aux moyens humains et financiers du pays Proposer un dispositif soutenable, pertinent et organisé dans le temps Débattre de la question dans le pays Proposer les textes et les adopter par les organes de transition &nbsp; &nbsp; Renforcer l’indépendance de la presse et soutenir la mise en place de modèle économique qui assure aux acteurs de la presse cette indépendance&nbsp; &nbsp; Engager des initiatives de soutien à la citoyenneté, de renforcement des organisations de la société civile</td><td>&nbsp; Il convient d’organiser un forum sur le système démocratique malien Finaliser ses termes de référence avant la fin du&nbsp; mois d’octobre 2020 Conduire le forum courant novembre ou décembre 2020 Elaborer tous les textes à prendre, en fonction de leurs nature (Ordonnances, Décrets, arrêté…) avant le 31 mars 2021 Faire prendre tous les textes après le referendum validant la nouvelle Constitution &nbsp; &nbsp; &nbsp; Entre octobre 2020 et janvier 2021 &nbsp; &nbsp; &nbsp; Fin janvier 2021 &nbsp; Entre février et avril 2021 Mai 2021 Juin 2021 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Mettre en place une équipe pluri disciplinaire qui travaillera jusqu’à la fin de l’année 2020 pour proposer une stratégie à l’Etat Rapport à déposer avant le 31 décembre 2020 &nbsp; De janvier à mars 2021 Entre avril et mai 2021 Les &nbsp;&nbsp; adoptions &nbsp; seront &nbsp; faites &nbsp; après &nbsp;&nbsp;&nbsp; la promulgation de la nouvelle Constitution &nbsp; Le travail se fera avec les acteurs de la presse avec l’objectif de la professionnalisation, de l’auto régulation et de l’autonomie financière des organes de presse (action permanente) &nbsp; L’éducation, l’implication familiale, l’association des autorités locales,.(action permanente)</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">15. Améliorer la gouvernance</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Conduire des réformes structurelles destinées à insérer dans le système législatif certains principes de gouvernance vertueuse qui amélioreront le fonctionnement des Institutions maliennes Possibilité d’abréger le mandat des élus (Président, maire…) avant la fin légale Systématisation de l’alternance dans la vie publique (à la tête des Institutions, des partis, dans les mandats locaux, des organisations…) Systématisation des contrats de performances dans la Gouvernance publique Évaluation de l’administration par les usagers avec incidence sur la carrière des agents Contrôle accru de la gouvernance par l’opposition et la société civile (recrutements, marchés publics…) Systématisation des appels à candidature pour doter les postes dans l’administration publique &nbsp; Accélérer l’instruction des dossiers d’atteinte aux fonds publics, de corruption, d’enrichissement illicite, de blanchiment… des 15 dernières années, qui ne sont pas prescrites, et planifier la conduite des procédures judiciaires&nbsp; Renforcer les moyens de la justice, de manière exceptionnelle, pour parvenir à ce résultat qui marquera le début de la fin de l’impunité au Mali &nbsp; &nbsp; Mettre en place un dispositif de protection et de rétribution des lanceurs d’alerte en matière de lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite… &nbsp; &nbsp; Initier ou accélérer le recours systématique aux nouvelles technologies dans le fonctionnement de l’administration, les rapports entre les citoyens et l’administration… &nbsp; Améliorer la gouvernance économique et financière de l’Etat et de l’ensemble des administrations &nbsp;</td><td>&nbsp; Le Gouvernement de transition aura la latitude de constituer des comités adhoc sur certaines questions, associer la société civile, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs… &nbsp; Certaines reformes nécessiteront d’être prises en compte dans la Constitution, d’autres non &nbsp; Les projets de textes devront faire l’Object de préparation courant le dernier trimestre de l’année 2020 &nbsp; Elles devront faire l’objet de débats et discussions au sein de la société malienne courant premier trimestre 2021 &nbsp; Elles devront être adoptées, si possible, à partir d’avril 2021 et pour d’autres après le referendum constitutionnel &nbsp; Le Gouvernement et le Ministère de la justice accorderont une attention particulière à ce chapitre avec la participation de tous les services impliqués (BVG, OCLEI, CENTIF…) Les investigations complémentaires doivent être conduites afin que les procès puissent avoir lieu courant 2021 tout en veillant à la sérénité de la justice et au respect de tous les droits de la défense&nbsp; &nbsp; &nbsp; Insérer dans les textes ce dispositif avant la fin du mois d’octobre 2020 et en faire la promotion Le faire accompagner par la mise en place de dispositif de récupération rapide des pertes subies par l’Etat &nbsp; Des objectifs symboliques forts doivent être fixés et atteints par la transition en matière de digitalisation de l’administration et de ses rapports avec les citoyens &nbsp; Le Gouvernement engagera cela immédiatement pour faire des économies partout où cela est possible, assurer la neutralité de l’Etat face au secteur privé, le soutien aux productions locales…</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>16. Organiser les élections générales</strong></h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Assurer un pilotage efficient du processus électoral, conduire les préparatifs des élections générales de manière inclusive avec une neutralité incontestable, obtenir un fichier électoral consensuel &nbsp; Organiser les élections Présidentielles législatives de manière couplée &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Organiser les élections locales : municipales et régionales et locales (si ce niveau est également retenu) &nbsp;</td><td>et</td><td>&nbsp; Le Gouvernement mettra en place un cadre partenarial avec les acteurs politiques qui suivra le processus électoral pendant toute l’année 2021 &nbsp; &nbsp; Courant novembre 2021 (premiers et seconds tours) Le contentieux électoral éventuel sera traité courant décembre 2021 Le Président élu entrera en fonction le 1<sup>er</sup> janvier 2022 L’assemblée Nationale élue entrera en fonction courant janvier 2022 &nbsp; A partir de cette date, le cycle électoral malien entrera dans une phase d’élections générales tous les 5 ans courant dernier trimestre de l’année à une période propice pour les joutes électorales avec une coïncidence du mandat avec l’année civile &nbsp; &nbsp; Courant décembre 2021 Le contentieux électoral sera géré courant janvier 2022 Les nouveaux exécutifs locaux entreront en fonction début février 2022 &nbsp;</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td></tr></tbody></table></div></figure>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un Conseil de Transition : organe législatif et d’orientation et de suivi dont le Président est le chef de l’Etat et le Président de la Transition, assisté par un Conseil des Sages</strong></li></ul>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Mettre en place le Conseil National &nbsp; de Transition, l’instance suprême de la transition &nbsp; Le CNT aura pour rôles, entre autres, de &nbsp; Fixer les grandes orientations de la transition Adopter et amender la charte de la transition Voter les textes pendant la transition Évaluer l’action gouvernementale notamment le suivi de la feuille de route de la transition Identifier et mettre en œuvre toutes initiatives permettant à la transition d’atteindre ses objectifs &nbsp; Le CNT sera composé de ….membres dont la répartition peut être la suivante &nbsp; Forces armées et de sécurité : 5 Partis politiques : 25 Patronat : 2 Syndicats : 5 Chambres consulaires : 5 Conseil national ste civile : 2 Ordres professionnels : 5 Forum des organisations st civile : 1 Organisations de jeunes : 3 Organisations de femmes : 2 Anciens Premier ministres non partisans : 8 Personnes ressources : choisies pour leur utilité au pays dans le contexte de la transition &nbsp; Un Conseil de sages sera institué par le CNT pour œuvrer à la prévention et à la médiation sur toutes les questions conflictuelles apparues pendant la transition Il fonctionnera comme un organe de veille, de facilitation, de conseil et de médiation Il sera composé de tous les anciens chefs d’Etat et des leaders religieux majeurs du pays Son secrétariat sera assuré par le médiateur de la République &nbsp;</td><td>&nbsp; Le modèle de la transition de 1991 semble le plus approprié, limite les organes, est plus économique pour le pays et permet de satisfaire les rôles d’orientation, de contrôle mais aussi de légifération, dévolus aux instances de transition &nbsp; La charte fixera les rapports entre le CNT et le Gouvernement, les pouvoirs respectifs de chaque Institution et en particulier les rapports entre le Président du CNT et le Premier ministre&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le CNT élit en son sein son Président qui sera en même temps le Président de la Transition et le chef de l’Etat pendant la transition Il aura un cabinet et disposera de l’administration de la Présidence de la République Il dirigera le Conseil des Ministres &nbsp; Le CNT adoptera un texte organique qui peut prévoir un bureau et des fonctions spécifiques en rapport avec ses responsabilités &nbsp; &nbsp; &nbsp; Ce conseil des sages fonctionnera auprès de la Présidence de la transition et bénéficiera du soutien de cette administration ainsi que celui de la médiature</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un Gouvernement de transition restreint pour conduire l’action publique</strong></li></ul>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Un Gouvernement sera mis en place pour conduire les politiques du pays pendant la transition, conformément à la feuille de route conçue à cet effet &nbsp; Le Gouvernement sera constitué de personnalités compétentes pour le secteur concerné, honnêtes et crédibles &nbsp; Le Premier ministre dirigera le Gouvernement et disposera de plus de pouvoirs que ceux fixés dans la Constitution de 1992. Il est nommé par le Président à la suite du choix par le Conseil National de transition. Il est remplacé dans les mêmes conditions &nbsp; Il forme avec le Président un Gouvernement de 20 membres. Les Ministres sont remplacés dans les mêmes conditions que leur nomination. &nbsp; Chaque Ministre est retenu pour sa grande compétence dans le domaine concerné ainsi que sa probité et uniquement cela Il ne doit être membre d’aucun parti et ne doit avoir aucune ambition autre que servir le pays &nbsp; Les ministres de la défense, de la sécurité et de l’administration du territoire reviennent aux militaires. Ils sont choisis par le CNSP &nbsp; A titre indicatif, les 20 Ministères peuvent être les suivants : Défense, Sécurité, Administration du territoire et décentralisation, Affaires étrangers et maliens de l’extérieur, Justice, Economie et Finances et planification, Commerce et Industrie, Mines, Equipement et transport, Energie, Développement rural, Eau et assainissement, Artisanat et tourisme, Domaine et urbanisme, Education, Santé, réconciliation et femmes et enfants et familles et affaires sociales, communication et Jeunesse et sport et NTIC, Culture et Culte, Travail et emploi et formation professionnelle &nbsp;</td><td>&nbsp; Le Gouvernement ne doit contenir aucun membre de partis politiques et aucun membre du Gouvernement ne pourra participer aux élections générales (à insérer dans la charte) &nbsp; Le premier ministre et le Président de la transition se feront aider par le CNT pour collecter le maximum de compétences maliennes, y compris dans la diaspora Ils feront faire des enquêtes de moralité et au regard des profils, choisiront sur des bases objectives et en toute indépendance les personnes qui occuperont les postes gouvernementaux &nbsp; Ils agiront sur des bases de compétences, de réputations, de potentialité pour le pays &nbsp; Ils feront preuve de patriotisme et de souplesse pour éviter au maximum les conflits dans le choix des membres du Gouvernement &nbsp; Le Premier ministre dotera chaque Ministre d’un contrat de performance et le CNT suivra mensuellement les performances de chaque Ministre &nbsp; Au regard des performances, il sera procédé au remplacement des Ministres ; cela sera fait sans état d’âmes, le plus important étant d’atteindre les résultats fixés à la transition &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">23. Possibilité de mettre en place des comités, commissions adhoc sur les questions particulières (accord de paix, problèmes communautaires, reformes…)</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; La transition doit être conduite de manière inclusive, en associant les Maliens, à travers leurs organisations politiques et de la société civile, les acteurs de l’administration, les universitaires et toutes personnes ou organisations de bonne volonté qui pourrait aider &nbsp; La manière mise en place de groupes de réflexions, de comités Adhoc, de commissions et autres équipes pour mener des études, des investigations ou des analyses en vue de formuler des propositions sera une constante dans le travail gouvernementale &nbsp; Chaque Ministre, dès sa prise de fonction, entrera ainsi en contact avec les forces vives du pays et toutes les personnes ressources afin de constituer une base de données des compétences de son secteur afin de les associer à ses activités et de bénéficier de leurs apports. &nbsp; Les projets de textes associeront le maximum de citoyens et de compétences dans les éléments de participation. Cela se fera au niveau central mais aussi dans les régions et au sein de la diaspora. Le Gouvernement alliera le souci d’aller rapidement à l’impératif d’informer les Maliens sur ses projets et de les rallier à sa cause, à chaque étape de chaque réforme engagée &nbsp; Ce dispositif participatif sera aussi utilisé par le Gouvernement de transition pour anticiper ou régler les nombreux conflits sociaux auxquels le pays est confronté Le Ministre en charge du secteur du travail mettra en place un groupe spécifique aux conflits sociaux avec l’objectif d’éviter toute difficulté pendant la transition et créer les conditions d’une conférence sociale à organiser par le pouvoir de la 4<sup>e</sup> République &nbsp;</td><td>&nbsp; Les reformes majeures de la transition se traduiront par la mise en place de structures Adhoc de préparation :&nbsp; &nbsp; Relecture de l’Accord d’Alger Revue du dispositif d’action de l’Etat au centre du Mali Relecture des textes de la démocratie et des élections Relecture des textes fondamentaux Révision du dispositif de Gouvernance Enquête sur les tueries de juillet 2020 &#8211; Etc. &nbsp; De manière spécifique, des groupes Adhoc pourront être mis en place par les Ministres sur des sujets particuliers ou par el Gouvernement selon les cas. &nbsp; Les forces vives du pays doivent être disponibles à accompagner le Gouvernement de transition dans les différents processus participatifs qu’il proposera. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Les partenaires sociaux, acteurs de la transition, seront sollicités pour aider le pays en ce moment particulier de son histoire Le Gouvernement s’évertuera d’appliquer les accords précédents ainsi que les textes et anticipera de porter toutes difficultés à la connaissance des partenaires sociaux&nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">31. Mettre en place une charte de la transition, suspendre la Constitution et dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Le CNSP et les forces vives maliennes doivent rédiger une charte de la transition qui sera l’acte fondateur de la transition &nbsp; La charte fixera le fonctionnement des pouvoirs publics pendant cette phase, les organes et leur fonctionnement ainsi que leurs collaborations, les moyens de régulation… &nbsp; La charte précisera également si la Constitution de 1992 est suspendue en partie ou en totalité &nbsp; Elle prévoira la dissolution d’institutions ayant perdu leur sens (HCCT, CESC) en dehors de mandat ainsi que celles ayant perdu leur support (Haute cour de justice) &nbsp; Elle devra néanmoins prévoir des dispositifs juridiques et judiciaires permettant de procéder au jugement d’anciens hauts responsables (Premier ministre, Ministres…) impliqués dans les faits de corruption et d’atteinte aux biens publics ; il conviendra de rendre les juridictions classiques compétentes pour connaître de ces infractions reprochées aux hauts responsables mentionnés &nbsp;</td><td>&nbsp; Les références de certains pays ayant passé par l’étape de la charte peuvent guider la rédaction de celle qui encadrera la transition &nbsp; Il faut sortir du cadre de la Constitution de 1992 en l’absence d’Assemblée Nationale et pour permettre que les forces vives puissent être associées à la conduite du processus transitoire, ce qui est indispensable à sa réussite &nbsp; La charte doit fixer dans les grandes lignes les objectifs de la transition ainsi qu’une indication du delais de déroulement de celle-ci &nbsp; Elle doit être adoptée par le CNT pour avoir force de Loi Constitutionnelle transitoire &nbsp; La charte peut avoir le plan indicatif suivant &nbsp; Préambule Réaffirmation des droits et devoirs du Malien Contextes, Principes et Objectifs de la période transitoire&nbsp; Organes de la transition Rapports entre les organes Pouvoir judicaire Traités et accords internationaux Révision de la charte Dispositions finales et transitoires &nbsp; &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">32. Durée de la transition de 15 mois, fin 2021, élaborer une feuille de route raisonnable sur cette période de septembre 2020 à décembre 2021</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Sur base du contenu consensuel de la transition, convenu entre les forces vives maliennes, un plan d’action détaillé devra être préparé sur l’ensemble de la période septembre 2020 – décembre 2021 &nbsp; Ce plan fera ressortir dans un tableau synthétique, pour chaque objectif de la transition : les activités, les taches, les responsabilités, les résultats attendus, les delais et les informations complémentaires &nbsp; Le plan d’action sera une annexe de la feuille de route à rédiger et à valider par les forces vives et le CNT avant de la transmettre aux partenaires du pays &nbsp; La feuille de route et le plan d’action seront les documents de base de la Gouvernance pendant la période &nbsp; Le Président et le Premier ministre suivront les actions des Ministres en ayant ce document comme référence &nbsp; Le CNT suivra le Gouvernement sur base du contenu du document&nbsp;</td><td>&nbsp; La feuille de route de la transition doit être un document synthétique permettant aux Maliens et aux partenaires de saisir l’essentiel des résultats fixés à la transition en quelques pages. Elle renverra au plan d’action pour les détails. &nbsp; Elle peut avoir le plan suivant :&nbsp; &nbsp; Introduction Présentation &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; du &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; contexte &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; des objectifs de la transition Présentation de l’organisation et du fonctionnement Mise en évidence du dispositif de suivi évaluation</td></tr></tbody></table></div></figure>
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