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	<title>Archives des Changement climatique au Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Souveraineté hydrique : 22 millions de Maliens bientôt couverts par la PNE 2026-2035</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La souveraineté hydrique au Mali est renforcée grâce à la Politique Nationale de l'Eau 2026-2035, un enjeu crucial pour l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali franchit un nouveau cap dans la gestion de ses ressources hydriques. Sous la direction du Ministère de l’Énergie et de l’Eau, le gouvernement de la République du Mali a adopté la Politique Nationale de l’Eau (PNE) 2026-2035, un plan stratégique ambitieux visant à assurer l’accès universel à l’eau potable et à renforcer la souveraineté hydrique du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 22 millions d’habitants et un contexte sahélien fortement exposé aux changements climatiques, le Mali fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau. La PNE 2026-2035 répond à cette urgence en plaçant l’accès à l’eau potable au sommet des priorités nationales, conformément à la Constitution du 22 juillet 2023 qui consacre l’eau comme un droit fondamental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique traduit la volonté des autorités maliennes de garantir la justice sociale, la dignité humaine et la réduction des inégalités dans l’accès aux services essentiels, notamment pour les populations vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-ambitieuse-pour-2035"><strong>Une vision ambitieuse pour 2035</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La PNE fixe un objectif clair : d’ici 2035, toutes les ressources en eau du Mali seront connues, mobilisées et gérées durablement, afin de fournir à chaque citoyen un accès inclusif et équitable à l’eau potable. Le programme s’inscrit dans la stratégie nationale « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma </em>» et vise à aligner le pays sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de la PNE repose sur quatre programmes majeurs :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1-Programme National d’Accès à l’Eau Potable (PNAEP) – axe prioritaire, concentrant 89,83 % des investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2-Programme National des Aménagements Hydrauliques (PNAH) – pour sécuriser les infrastructures hydrauliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3-Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE) – pour une gestion durable selon les bassins et aquifères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4-Programme National de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement (PNGSEA) – pour renforcer transparence, participation et redevabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-investissement-strategique-de-3-051-milliards-f-cfa"><strong>Un investissement stratégique de 3 051 milliards F.CFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût global de cette politique sur la période 2026-2035 est estimé à 3 051 499 235 005 F.CFA. Cet investissement mobilisera les ressources de l’État, des collectivités territoriales, des bénéficiaires et des partenaires techniques et financiers. Au-delà de l’accès à l’eau potable, ce projet est un levier pour la croissance économique, la sécurité alimentaire, la santé publique et la résilience climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La PNE prévoit également la création d’une architecture institutionnelle renforcée : Conseil Supérieur de l’Eau auprès du Président de la République ; Renforcement des organes consultatifs nationaux et territoriaux ; Établissement progressif d’Agences de gestion de l’eau par bassin et aquifère ; Consolidation de la Police de l’Eau pour protéger les ressources et appliquer la législation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des outils stratégiques, tels que le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et le Système National d’Information sur l’Eau, viendront soutenir la planification et le suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la PNE 2026-2035, le Mali affirme sa détermination à placer l’eau au cœur du développement durable et de la transformation économique nationale. Le Ministère de l’Énergie et de l’Eau appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se mobiliser pour garantir la réussite de ce chantier stratégique au service des générations présentes et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.Touré</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Enquête — Sécheresse 2024-2025 : dans les campagnes maliennes, la revanche des terroirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 09:34:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à la sécheresse au Mali 2024-2025, les communautés rurales adaptent leurs pratiques. Découvrez cette résilience salutaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le ciel se ferme, que les nuages désertent les savanes, les campagnes maliennes, elles, s’organisent. Dans un pays faisant face à de longues périodes de sécheresse, l’espoir renaît des sillons. Moisson d’adaptation dans un Sahel en surchauffe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des silences plus éloquents que les cris. Celui qui plane, asséché, sur les terres de Koula ou de Ménaka n’est pas celui d’un abandon, mais d’une métamorphose. La sécheresse, qui ravage le Mali rural en cette année 2024-2025, aurait pu signifier la fin. Elle devient le commencement d’autre chose. D’une nouvelle grammaire agraire, où l’on conjugue résilience, innovation et transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-thermometre-s-affole-mais-la-terre-pense"><strong>Le thermomètre s’affole, mais la terre pense.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs mois, les chiffres font frémir&nbsp;: +1,5&nbsp;°C au-dessus des moyennes globales, des précipitations en chute libre, des événements extrêmes de plus en plus fréquents. Le nord-est du pays, de Ménaka à Gao, revit les cauchemars de 1984, mais cette fois, les villages ne se contentent pas de survivre. Ils inventent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Koula, dans la région de Ségou, <a href="https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/mali-des-agriculteurs-sadaptent-au-changement-climatique-et-ameliorent-lutilisation-de-leau-le-rendement-des-cultures-et-leurs-moyens-dexistence-grace-a-des-techniques-nucleaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agriculture</a> n’a plus rien de rudimentaire. Elle écoute la météo, elle scrute les sols, elle lit les données. Les <a href="https://www.revue-rasp.org/index.php/rasp/article/view/438" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paysans sèment</a> désormais des semences calibrées pour résister à l’aridité. Ils compostent, planifient, récupèrent. Surtout, ils irriguent… mais avec parcimonie. Grâce à un projet combinant techniques agricoles et savoirs nucléaires, 500 petits exploitants, en majorité des femmes, ont vu leurs rendements croître de 37 %, tout en réduisant de 43 % leur consommation d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le miracle a un nom&nbsp;: la science alliée à l’expérience. Et un symbole&nbsp;: le retour de la tomate. Culture abandonnée faute d’eau, elle renaît dans les champs transformés en serres. Elle est l’image de la reconquête.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-nomades-en-sursis"><strong>Les nomades en sursis</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’histoire n’est pas uniforme. Au nord, dans <a href="https://www.vivafrik.com/2018/07/14/la-secheresse-au-mali-pousse-les-eleveurs-a-la-transhumance-vers-le-niger-a18309.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’épure désolée de Ménaka</a>, les éleveurs, eux, sont à l’os. Là où paissaient des milliers de têtes, seule une centaine de dromadaires et de moutons attendent sous un soleil vertical. Le bétail ne vaut plus rien : -30 % en moyenne, jusqu’à -50 % en période de soudure. Certains fuient. Vers le Niger, vers une herbe plus verte qui tarde à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://reliefweb.int/report/mali/mali-le-pastoralisme-un-mode-de-vie-ancestral-en-danger-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pastoralisme sahélien</a>, pilier économique et culturel, vacille. « <em>Nos troupeaux meurent, et avec eux notre mode de vie </em>», souffle Arrab, berger peul du Liptako-Gourma. Un mode de vie ancestral, rongé par la sécheresse autant que par l’indifférence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-enfin-stratege"><strong>L’État, enfin stratège</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, l’État malien tente une riposte systémique avec son <a href="https://www.unccd.int/sites/default/files/country_profile_documents/PLAN%20SECHERESSE%20DU%20MALI%20VERSION%20FINALE.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plan national sécheresse</a>. Objectif : anticiper, prévenir, répondre. Au cœur de ce plan, une conviction : seule une approche intégrée, mêlant météorologie, législation, genre et équité peut tenir tête à la nature déréglée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau de « <em>paysans-relais</em> », équipé de radios et de thermomètres, transmet les données du terrain à la cellule météorologique nationale. Douze heures plus tard, les bulletins reviennent, convertis en consignes concrètes. C’est le nerf du dispositif&nbsp;: réconcilier l’État et le paysan par la circulation de l’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les ONG creusent. Littéralement. <a href="https://www.associationforagessahel.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’association Forages Sahel</a>, présente depuis 1983, a déjà équipé 160 000 villageois en accès à l’eau, grâce à 400 infrastructures hydrauliques, moins que le nombre de forages installés par le président de la transition, le général Assimi Goïta, entre 2021 et 2025. Au total, plus de 400 forages dans le cadre de ses œuvres sociales.  Ce n’est pas une goutte d’eau dans l’océan : c’est une révolution douce qui redessine le quotidien des villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à Koula, l’aide matérielle continue de faire la soudure. Sans elle, nombre de paysans auraient déserté leurs terres pour les villes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-science-savoir-et-semences"><strong>Science, savoir et semences</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La clé, c’est l’hybridation&nbsp;: entre savoirs traditionnels et sciences de pointe. À Koula, on utilise la mémoire des anciens pour lire les nuages, mais aussi les isotopes pour mesurer l’évapotranspiration. C’est cette double lecture du monde — ancestrale et moderne — qui sauve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et mieux encore&nbsp;: les paysans formés deviennent à leur tour des formateurs. Ils transmettent, adaptent, améliorent. L’innovation devient contagieuse. Le progrès, viral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, habitué à être cité comme terrain de crise, devient peut-être, paradoxalement, une matrice d’innovation. Un laboratoire sahélien. Bien sûr, les défis restent colossaux. L’élevage agonise dans certaines zones. Les migrations climatiques se multiplient. Les ressources de l’État sont limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans le chaos climatique, il y a cette lumière obstinée&nbsp;: celle d’un pays qui refuse de céder. Le futur n’est pas à Bamako. Il est dans les champs silencieux de Koula. Dans les puits profonds de Ménaka. Dans la main calleuse du paysan qui, face au ciel muet, continue de semer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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