<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des centre du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/centre-du-mali/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/centre-du-mali/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Feb 2026 20:02:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des centre du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/centre-du-mali/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Sécurité : l’armée malienne intensifie ses frappes dans le centre et le nord</title>
		<link>https://saheltribune.com/securite-larmee-malienne-intensifie-ses-frappes-dans-le-centre-et-le-nord/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/securite-larmee-malienne-intensifie-ses-frappes-dans-le-centre-et-le-nord/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 20:02:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[état-major]]></category>
		<category><![CDATA[frappes aériennes]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[nord du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[opérations militaires]]></category>
		<category><![CDATA[opérations sécuritaires]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21361</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les frappes aériennes des Forces armées maliennes ont conduit à la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes armés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les Forces armées maliennes ont mené plusieurs frappes aériennes coordonnées dans différentes régions du pays les 20 et 21 février 2026. Dans une  annonce, l&rsquo;Etat-major affirme  la neutralisation de dizaines de combattants armés et la destruction de leur logistique, dans un contexte de pression militaire accrue contre les groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p>Selon des communiqués officiels diffusés les 21 et 22 février, l’état-major des Forces armées maliennes affirme avoir mené une série d’opérations aériennes coordonnées dans plusieurs régions du pays, ayant abouti à la neutralisation de nombreux combattants armés et à la destruction de leur logistique. Ces annonces interviennent dans un contexte de pression militaire accrue sur les groupes terroristes opérant sur le territoire malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-frappes-coordonnees-dans-plusieurs-regions"><strong>Des frappes coordonnées dans plusieurs régions</strong></h2>



<p>D’après l’armée, une mission de reconnaissance menée le 20 février dans le secteur de Yanfollila, dans la région de Bougouni, a permis d’identifier un groupe armé repéré près d’un cours d’eau entre Diarala et Gourouko. Des frappes ciblées ont alors été déclenchées, entraînant, selon le bilan provisoire communiqué, la neutralisation d’environ cinquante combattants et la destruction complète de leur matériel.</p>



<p>Le même jour, d’autres opérations aériennes ont été conduites au sud de Sounga-Marka, dans la région de Ségou. L’armée affirme y avoir localisé un groupe armé dissimulé sous un arbre avec plusieurs motos, avant de procéder à deux frappes successives. Le bilan évoque « <em>au moins une dizaine de terroristes neutralisés </em>» ainsi que la destruction de leur logistique.</p>



<p>Le 21 février, de nouvelles actions ont été signalées dans le secteur 2 de la région de Kidal, où une cible armée a été traitée avec succès au nord-est de la zone. Dans la même journée, une autre frappe menée au sud d’Attara a visé un groupe d’au moins cinq individus circulant en véhicule pick-up, détruit lors de l’opération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-strategie-de-pression"><strong>Stratégie de pression</strong></h2>



<p>Parallèlement, au nord-est de Diafarabé, dans la région de Mopti, deux frappes successives ont permis de neutraliser huit combattants et de détruire un véhicule après qu’un premier bombardement eut ciblé un groupe retranché sous un arbre.</p>



<p>Dans ses déclarations, l’état-major met l’accent sur la vigilance permanente de ses unités et assure que les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire.</p>



<p>Ces annonces illustrent la stratégie actuelle de l’armée malienne consistant à multiplier les frappes de précision, notamment aériennes, pour perturber les capacités logistiques et la mobilité des groupes armés, particulièrement actifs dans les régions du centre et du nord.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/securite-larmee-malienne-intensifie-ses-frappes-dans-le-centre-et-le-nord/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21361</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lutte anti-terroristes : Plusieurs combattants terroristes neutralisés à l’ouest de Djenné </title>
		<link>https://saheltribune.com/lutte-anti-terroristes-plusieurs-combattants-terroristes-neutralises-a-louest-de-djenne/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/lutte-anti-terroristes-plusieurs-combattants-terroristes-neutralises-a-louest-de-djenne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 08:54:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[communication institutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[confiance population-armée]]></category>
		<category><![CDATA[défense du territoire]]></category>
		<category><![CDATA[Djenné]]></category>
		<category><![CDATA[État-Major général des Armées]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[guerre contre le terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre les groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[montée en puissance des FAMa]]></category>
		<category><![CDATA[neutralisation de terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[opération militaire]]></category>
		<category><![CDATA[opérations de sécurisation]]></category>
		<category><![CDATA[optimisée pour le référencement (SEO) et adaptée à un article d’actualité sécuritaire et institutionnelle : **Mots clés :** Forces Armées Maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[Paix et sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[pick-up détruit]]></category>
		<category><![CDATA[protection des populations]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance aérienne]]></category>
		<category><![CDATA[zones sensibles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20244</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les luttes anti-terroristes des FAMa ont permis de neutraliser une menace à Djenné. Lisez tout sur cette intervention réussie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>L’État-Major Général des Armées a annoncé, ce lundi 17 novembre 2025, à l’opinion nationale qu’une opération de surveillance aérienne menée par les Forces Armées Maliennes (FAMa) le dimanche 16 novembre 2025 a permis de neutraliser avec efficacité un véhicule transportant des combattants terroristes à environ 20 kilomètres à l’ouest de Djenné. Selon le communiqué officiel, l’intervention s’est soldée par la destruction d’un pick-up et la neutralisation de plusieurs terroristes. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Cette action s’inscrit dans le cadre des opérations régulières de sécurisation du territoire national, menées par les vecteurs aériens des FAMa. L’État-Major souligne que l’opération du 16 novembre 2025 illustre la capacité des forces armées à détecter, cibler et traiter rapidement toute menace identifiée dans les zones sensibles. &nbsp;</p>



<p>Le communiqué précise que les vecteurs aériens engagés ont agi avec précision et efficacité, démontrant la montée en puissance des moyens de surveillance et d’intervention des FAMa. Le pick-up, identifié comme transportant des combattants armés, a été pris pour cible et détruit. Le bilan fait état de plusieurs terroristes neutralisés, confirmant la réussite de l’opération. &nbsp;</p>



<p>Cette action, menée à proximité de Djenné, une zone stratégique du centre du pays, témoigne de l’attention particulière accordée par les forces armées à la sécurisation des localités exposées aux menaces terroristes. La neutralisation de ce véhicule armé contribue à réduire la capacité de nuisance des groupes hostiles et à renforcer la confiance des populations dans la présence militaire. &nbsp;</p>



<p><strong>Message de l’État-Major, rassurer et mobiliser</strong><strong></strong></p>



<p>À travers ce communiqué, le Chef d’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer la population sur la détermination des FAMa à protéger les personnes et les biens sur l’ensemble du territoire national. Il a réaffirmé que les opérations de surveillance et de neutralisation se poursuivront sans relâche, afin de garantir la sécurité des citoyens et de préserver l’intégrité du pays. &nbsp;</p>



<p>Ce message s’inscrit dans une logique de communication institutionnelle visant à maintenir le lien de confiance entre les forces armées et la population. En mettant en avant la réussite de cette opération, l’État-Major rappelle que la lutte contre le terrorisme est une priorité nationale et que les FAMa restent mobilisées pour répondre aux attentes sécuritaires. &nbsp;</p>



<p>La neutralisation de ce pick-up armé constitue un signal fort adressé aux groupes terroristes qui cherchent à déstabiliser les régions du centre. Elle démontre que les FAMa disposent de moyens opérationnels capables de détecter et d’intervenir efficacement contre toute tentative d’infiltration ou de menace armée. &nbsp;</p>



<p>En détruisant ce véhicule et en neutralisant ses occupants, les forces armées réduisent non seulement la mobilité des groupes hostiles, mais elles envoient également un message clair : toute tentative de porter atteinte à la sécurité nationale sera traitée avec fermeté. &nbsp;</p>



<p><strong>Une détermination réaffirmée</strong><strong></strong></p>



<p>L’opération du 16 novembre 2025 à l’ouest de Djenné illustre la vigilance et la réactivité des Forces Armées Maliennes dans leur mission de protection du territoire. Le bilan plusieurs terroristes neutralisés et un pick-up détruit témoigne de l’efficacité des vecteurs aériens engagés. &nbsp;</p>



<p>À travers ce communiqué, l’État-Major Général des Armées réaffirme sa détermination à sécuriser les personnes et les biens sur l’ensemble du territoire national. La population est ainsi invitée à garder confiance dans l’action des FAMa, qui poursuivent leurs efforts pour garantir la paix et la stabilité du pays.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/lutte-anti-terroristes-plusieurs-combattants-terroristes-neutralises-a-louest-de-djenne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20244</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : Oumou, une enfance volée</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-oumou-une-enfance-volee/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-oumou-une-enfance-volee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:21:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[aide humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[assistance humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[centre de santé communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[CICR]]></category>
		<category><![CDATA[Comité international de la Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[conflit armé]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge danoise]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-rouge malienne]]></category>
		<category><![CDATA[CSCom]]></category>
		<category><![CDATA[déplacés internes]]></category>
		<category><![CDATA[détresse psychologique]]></category>
		<category><![CDATA[Diaba]]></category>
		<category><![CDATA[Djenné]]></category>
		<category><![CDATA[enfance brisée]]></category>
		<category><![CDATA[enfance volée]]></category>
		<category><![CDATA[guerre au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[guerre et enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[MHPSS]]></category>
		<category><![CDATA[Mopti]]></category>
		<category><![CDATA[ONGs humanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Oumou]]></category>
		<category><![CDATA[prise en charge médicale]]></category>
		<category><![CDATA[programme humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de l’enfance]]></category>
		<category><![CDATA[psychologue]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction émotionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[résilience féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale et soutien psychosocial]]></category>
		<category><![CDATA[Sofara]]></category>
		<category><![CDATA[soutien psychosocial]]></category>
		<category><![CDATA[traumatisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence dans le Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[violences armées]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19935</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les traumatismes psychologiques peuvent avoir des conséquences profondes. Découvrez l'histoire d'Oumou et du soutien reçu.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle que les conséquences psychologiques des conflits sont souvent aussi dévastatrices que les blessures physiques. Au Mali et dans de nombreuses zones de crise, les guerres, les déplacements forcés et les violences laissent des cicatrices invisibles sur des milliers de vies. Pour y répondre, le CICR déploie des programmes de soutien psychosocial et de santé mentale destinés aux personnes les plus vulnérables : victimes de violences sexuelles, détenus, amputés, familles de disparus et déplacés internes, afin d’alléger leurs souffrances et de restaurer leur dignité.</em></strong></p>



<p>Depuis sept ans, Oumou* vit avec sa famille sur un site de déplacés internes dans la commune de Djenné, au centre du Mali. Secouée par une multitude de chocs émotionnels après avoir fui son village à la suite des violences armées, elle a bénéficié d’un soutien psychosocial dans un centre de santé soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).</p>



<p>Auparavant, l’adolescente, alors âgée de 13 ans, vivait une vie paisible entourée de ses parents, de ses deux frères et de sa jeune sœur. Elle a grandi dans un environnement rural structuré autour des activités agropastorales et d’un tissu social solidaire profondément enraciné dans les traditions. Malheureusement, tout a basculé quand les violences armées atteignirent son village. Son esprit d’enfant a grandi trop vite, trop tôt, laissant place à une vie de jeune fille déplacée, marquée par les séquelles d’un traumatisme invisible.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Lorsque mon village a été attaqué en 2018, ma vie a subitement changé. Nous vivions tranquillement et nous n’imaginions pas que les violences armées pourraient à ce point bouleverser nos vies. Du jour au lendemain, nous ne pouvions plus aller aux champs ni aux pâturages. Pour subvenir à nos besoins quotidiens, nous utilisions les rendements de nos récoltes précédentes et de l’élevage. Une précarité sans précédent s’est alors installée dans le village, et les violences armées continuaient à nous accabler. La même année, ma famille a décidé de fuir, puis d’autres nous ont rejoints dans ce périple.&nbsp;&nbsp;Ensemble, avec le peu de biens que nous avions pu emporter, nous avons pris la route vers Djenné, à des centaines de kilomètres du village</em>&nbsp;» raconte -t-elle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diaba-un-refuge-fragile-nbsp"><strong>Diaba, un refuge fragile&nbsp;</strong></h2>



<p>Diaba est un village de la commune de Djenné. Ici, les sites de déplacés se sont multipliés. Les familles, à l’instar de celle d’Oumou, continuent de s’y installer bien que les sites soient fortement peuplés. «&nbsp;<em>Nous avons été logés dans un abri de fortune en banco, nous n’avions ni toiture adéquate ni plancher stable.&nbsp;</em>», explique Oumou.</p>



<p>Déjà tourmentés et affaiblis par les violences armées et les défis liés à leur nouvelle condition de déplacés, Oumou et sa famille n’ont pas été épargnés par les intempéries climatiques de 2024. «&nbsp;<em>Pendant la saison des pluies, notre abri a été totalement inondé. L’eau a emporté une grande partie des rares biens qui nous restaient. Il nous était encore plus difficile de subvenir à nos besoins alimentaires. Si on tombait malade, l’accès aux soins était une lutte</em>. », continue-t-elle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En dépit de ces épreuves, il n’était pas envisageable pour eux de retourner dans leur village en raison de la violence persistante.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-revers-de-plus-nbsp-un-incendie"><strong>Un revers de plus&nbsp;: un incendie</strong></h2>



<p>En février 2025, les braises encore ardentes d’un foyer traditionnel ont déclenché un incendie. Ravivé par un vent violent, le feu s’est rapidement propagé,&nbsp;détruisant les habitations voisines construites en banco et en chaumes. L’abri de fortune de la famille d’Oumou n’a pas été épargné. Ils ont pu sauver leurs vies, mais pas leurs biens&nbsp;: «&nbsp;<em>les maigres ressources que nous préservions sont parties en fumée. Cette fois, nous n’avions plus rien</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Oumou, c’en était trop. Les chocs liés à l’enchaînement de ces événements ont laissé de profondes séquelles. «&nbsp;<em>Même lorsqu&rsquo;elle réussissait à s’endormir, elle se réveillait toujours en sursaut et en criant « Ils arrivent, ils arrivent !</em>&nbsp;», explique Madina*, sa mère.&nbsp;</p>



<p>Ne sachant plus à quel saint se vouer, ses parents ont décidé de contacter un leader communautaire du site avec l’espoir que ce dernier puisse trouver l’aide nécessaire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-services-de-sante-mentale-presque-inexistants"><strong>Des services de santé mentale presque inexistants</strong></h2>



<p>Le CICR travaille étroitement avec les leaders communautaires dans les zones où il intervient. Ibrahim*, chef d’un site des déplacés de Diaba, a décidé de contacter l’organisation, car il a connaissance qu‘elle apporte une aide vitale aux victimes de conflits.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Dans la plupart des régions, il n’existe pas de services de santé mentale et de soutien psychosocial. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur ce volet à travers notre soutien aux structures sanitaires que nous appuyons, notamment le centre de santé communautaire (CSCOM) de Sofara, dans le cercle de Djenné</em>. », explique Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme de santé mentale du CICR.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, à travers ce partenariat, Oumou a été référée au CSCOM de Sofara et prise en charge avec le soutien technique du psychologue du CICR. «&nbsp;<em>Elle manifestait des signes de détresse psychologique évidents : repli sur soi, insomnies récurrentes, sursauts nocturnes accompagnés de cris d’alarme… Autant de manifestations d’une angoisse profonde, réminiscence des violences subies, des déplacements forcés et d’une peur désormais ancrée en elle</em>.&nbsp;», explique Siméon Sagara, psychologue au CICR.</p>



<p>Après une prise en charge psychosociale qui aura duré quelques semaines, Oumou se porte beaucoup mieux à présent. Pour sa famille, c’est une renaissance&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous pensions qu’elle avait complètement perdu la tête, qu’elle ne guérirait plus jamais. Nous étions loin d’imaginer qu’une personne pouvait être soignée sans médicaments. Maintenant elle reprend peu à peu ses activités quotidiennes, comme faire le marché et cuisiner</em>.&nbsp;», se réjouit Oumar*, son père.&nbsp;</p>



<p>À l’instar de nombreuses personnes déplacées pendant leur enfance, Oumou continue de porter les stigmates invisibles des violences armées qui ont brisé la sienne, fragilisé son équilibre psychologique et assombri ses perspectives.&nbsp;</p>



<p>Pour alléger les souffrances humaines, le CICR apporte protection et assistance aux populations les plus affectées par le conflit, en particulier celles se trouvant dans des zones reculées peu accessibles aux autres acteurs humanitaires.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Point des actions du CICR dans le domaine de la santé mentale&nbsp;</strong>Depuis 2015, le CICR met en œuvre un programme de Santé Mentale et de Soutien Psychosocial. Il travaille en partenariat avec la Croix Rouge Malienne (CRM) et la Croix Rouge Danoise (CRD) à travers un Accord Tripartite couvrant la période 2023 &#8211; 2025.Cet accord s’intéresse particulièrement aux personnes affectées par la violence dans la communauté. Pour faciliter leur prise en charge, des salles d’écoute opérationnelles ont été mises en place au sein des branches locales de la CRM à Ménaka, Tombouctou, Léré, Mopti et Gao.&nbsp;Pour la prise en charge des personnes affectées par la violence, y compris sexuelle, les blessés par arme à feu et les patients en réhabilitation physique, le programme est mis en œuvre dans 28 structures soutenues par le CICR au nord, au centre et au sud du pays notamment :<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les hôpitaux régionaux de Tombouctou, Mopti et Gao<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les centres de santé de référence de Kidal et de Nianfunké<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quatorze centres de santé communautaires<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali à Bamako<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les Centres Régionaux d’Appareillage Orthopédique de Tombouctou, Mopti, Gao.Les communautés sont également sensibilisées aux impacts des violences, y compris sexuelles, avec 35 agents communautaires (relais communautaires et volontaires de la CRM).Depuis le début de l’année 2025, le CICR développe aussi des activités ludiques dans les camps de déplacés des aires de santé de quatre régions&nbsp;: Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou. Outre leur contribution à la cohésion sociale et au bien-être des enfants affectés, ces activités permettent aux agents psychosociaux d’observer et d’identifier les enfants ayant besoin d’une prise en charge soutenue.&nbsp;&nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<p><strong><em>Ce texte est une contribution du CICR dans le cadre de notre collaboration. </em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-oumou-une-enfance-volee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19935</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Crise sécuritaire au Mali : blocus et manifestations au centre du pays en réaction aux enlèvements</title>
		<link>https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-blocus-et-manifestations-au-centre-du-pays-en-reaction-aux-enlevements/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-blocus-et-manifestations-au-centre-du-pays-en-reaction-aux-enlevements/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2024 14:13:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandiagara]]></category>
		<category><![CDATA[blocus]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement de civils]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=15673</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali fait face à des blocus et manifestations après l'enlèvement de civils par des présumés jihadistes. Les populations locales réclament plus de sécurité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>Suite à l&rsquo;enlèvement de plus de 110 civils dans le centre du Mali, les populations locales ont bloqué plusieurs axes routiers pour exiger une meilleure sécurité de la part de l&rsquo;État malien. Ces incidents, survenus entre Bandiagara et Bankass, ont provoqué une montée de tension et des manifestations contre « l&rsquo;inaction du gouvernement face aux menaces jihadistes ».</strong></em></p>



<p>Dans le centre du Mali, la situation sécuritaire atteint un point critique, provoquant une réponse vigoureuse de la part des populations locales. Une semaine après l&rsquo;enlèvement de plus de 110 civils par de présumés jihadistes, des habitants de la région ont initié un blocus sur plusieurs axes routiers cruciaux, exigeant que l’État malien intensifie ses efforts pour garantir la sécurité des personnes et des biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lenteur-et-negligence">Lenteur et négligence ?</h2>



<p>Les événements tragiques ont commencé lorsque des individus armés ont intercepté trois bus entre Bandiagara et Bankass, forçant les conducteurs et plus de 110 passagers à se diriger vers une forêt voisine. Depuis cet incident, aucune information n’a été obtenue sur le sort des otages, exacerbant la frustration et l&rsquo;inquiétude parmi les habitants.</p>



<p>La réaction locale ne s&rsquo;est pas fait attendre. Poussés par l&rsquo;exaspération et le désespoir, des jeunes de plusieurs localités du centre ont pris les devants, organisant des manifestations hostiles et bloquant des routes pour attirer l&rsquo;attention sur leur situation et pousser les autorités à agir. « <em>La région de Bandiagara est plongée dans le doute, le cauchemar,</em> » déclarent plusieurs associations dans une déclaration publique qui critique sévèrement l&rsquo;inaction perçue des forces de sécurité.</p>



<p>Le communiqué, numéroté 001/ du 19/04/2024 par les Forces Vives de Bandiagara, énonce clairement la gravité de la situation: persistance des attaques terroristes, enlèvements massifs, et augmentation des déplacés. Les Forces Vives, une coalition de membres de la société civile, accusent les forces armées de lenteur dans le processus de dialogue avec les groupes armés et de négligence dans la protection de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-de-la-capacite-du-mali">Un test de la capacité du Mali</h2>



<p>Les revendications des manifestants sont précises. Ils demandent l&rsquo;installation d&rsquo;un camp militaire promis par les autorités à Parou Songobia sur la RN15, l&rsquo;engagement de patrouilles mixtes d&rsquo;envergure, la libération de la route Koro-Ouahigouya vers le Burkina Faso, et des actions concrètes pour la libération de tous les otages.</p>



<p>Ces demandes interviennent dans un contexte de promesses non tenues par les hautes autorités, malgré des rencontres et des engagements antérieurs. « <em>Nous ne pouvons rester inerte face à cette situation qui n&rsquo;a que trop duré,</em> » insistent les Forces Vives, exprimant une exigence claire pour des réponses et des actions immédiates de la part du gouvernement.</p>



<p>L’escalade des tensions dans le centre du Mali met en lumière les défis constants auxquels fait face le gouvernement malien dans sa lutte contre l&rsquo;insécurité et le terrorisme. La situation à Bandiagara est un reflet poignant de la crise sécuritaire que traverse le Mali, où les populations locales se retrouvent souvent prises entre les attaques de groupes armés et une réponse gouvernementale jugée insuffisante. La communauté internationale reste attentive à l&rsquo;évolution de cette crise, qui testera la capacité du Mali à protéger ses citoyens et à stabiliser une région déjà profondément troublée.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-blocus-et-manifestations-au-centre-du-pays-en-reaction-aux-enlevements/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">15673</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[Billet fictif] Tué dans une attaque et obligé de rendre compte de son vécu</title>
		<link>https://saheltribune.com/billet-fictif-tue-dans-une-attaque-et-oblige-de-rendre-compte-de-son-vecu/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/billet-fictif-tue-dans-une-attaque-et-oblige-de-rendre-compte-de-son-vecu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=11824</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>A son procès, dans le monde des morts, il fait le bilan de son règne, devant les patriarches. Un billet qui donne à réfléchir sur la lourde responsabilité d’être chef, surtout dans un pays où la sécurité reste encore un idéal.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans ce billet fictif, Mikailou Cissé se met dans la peau d’un chef de village, mort lors d’une attaque. A son procès, dans le monde des morts, il fait le bilan de son règne, devant les patriarches. Un billet qui donne à réfléchir sur la lourde responsabilité d’être chef, surtout dans un pays où la sécurité reste encore un idéal.</strong></p>



<p>« <em>Garde permanemment à l’esprit qu’un jour, tu rendras compte de ta vie après que ton âme se sera échappée de ton corps.</em> <em>Et sache que la vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie </em>», a commencé par indiquer le chef de village mort lors d’une <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=9990356a16cdb544JmltdHM9MTY3NDY5MTIwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE5Mg&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;psq=Diallassagou&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9tYWxpamV0LmNvbS9hX2xhX3VuZV9kdV9tYWxpLzI3MDU1My10dWVyaWUtZGUtZGlhbGxhc3NhZ291LWxlLWZpbG0tYXRyb2NlLXNlbG9uLWRlcy10ZW1vaW5zLmh0bWw&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attaque</a>. Un exercice auquel il s’attèle devant l’assemblée des patriarches, dans le monde des invisibles.</p>



<p>Le chef de village fait donc le récit de son vécu dans le monde des vivants. Une existence marquée par l’incompréhension de sa démarche par les autres, l’hostilité à toute option attentatoire à la vie. Il était mal-aimé au sein de ses paires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le village n’allait pas tarder à recevoir de la visite</strong><strong> »</strong></h3>



<p>Les choses suivaient leur cours normal dans le village. Les <a href="https://saheltribune.com/?s=Diallassagou&amp;post_type=post">menaces et intimidations </a>nous parvenaient à chaque fois qu’on essayait de vous consulter. L’atmosphère dans les environs sentait le sang et l’odeur de la mort.</p>



<p>Une telle mobilisation d’hommes hostiles à notre mode de vie en commun ne s’était jamais produite sur nos terres. Les choses se passèrent vite. Le village a été rapidement encerclé, peu avant l’heure du retour des champs.</p>



<p>Personne n’était en mesure de sortir ni rentrer sans qu’il s’attire l’attention d’un des geôliers postés à un point stratégique. Mais, par votre grâce, les choses se sont autrement passées.</p>



<p>Les artères peuplées, comme à l’accoutumée, en mépris des visites et messages de <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-pour-eteindre-le-%e2%80%89triangle-de-feu%e2%80%89-un-instrument-continental-semble-necessaire/">harcèlement et d’intimidation </a>qui nous parvenaient de part et d’autre comme si nous étions dans la république, présageaient que <em>« le village n’allait pas tarder à recevoir de la visite</em>. » Les alertes étaient toutes de même nature. Et personne n’ignorait que quelque chose se tramait dans les environs. Toutefois si nous avions été écoutés, mieux entendus, tous ceux-ci pouvaient être évités.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Notre terre est dans une sacrée mouise</strong></h3>



<p>L’état de nos corps, à l’arrivée du cortège funèbre, témoigne de <a href="https://saheltribune.com/dirigeants-et-peuple-deux-faces-de-la-meme-monnaie/">l’affront subi par la république</a>. Et l’état d’esprit et des propriétés après les forfaits restent jusqu’ici ineffables.</p>



<p>Le chef de village s’est rappelé, au cours de ce procès, des derniers mots de son grand-père, avant sa mort&nbsp;: « <em>Chef de village, on le devient. Il est un acquis sociétal. Personne ne réussira à l’assumer sans l’unanimité des autres. C’est également difficile de l’exercer sans l’accompagnement des ainés. Cela, quelle que soit la nature de ton leadership, de surcroit, dans une cité de négoce peuplée d’allochtone</em> », avait laissé entendre celui-ci avant sa mort.</p>



<p>Jamais l’espoir ne s’était dissipé de nos démarches. Malgré qu’on ait su que quelque chose se tramait, personne ne s’est autant impliqué. Comme des bétails, nous avons été conduits à jamais hors du regard des femmes et des <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-un-lourd-tribut/">enfants</a>. Et depuis, notre terre est dans une sacrée mouise.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/billet-fictif-tue-dans-une-attaque-et-oblige-de-rendre-compte-de-son-vecu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">11824</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Centre du Mali : le légendaire vivre ensemble entre Dogons et Peuls en mal</title>
		<link>https://saheltribune.com/centre-du-mali-le-legendaire-vivre-ensemble-entre-dogons-et-peuls-en-mal/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/centre-du-mali-le-legendaire-vivre-ensemble-entre-dogons-et-peuls-en-mal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 19:02:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[déplacés internes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[peuls et dogons]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=10554</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Avec la crise sécuritaire au centre du Mali, le vivre ensemble est de plus en plus mis en mal, notamment entre Dogons et Peuls.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Avec la crise sécuritaire au centre du Mali, le vivre ensemble est de plus en plus mis en mal, notamment entre Dogons et Peuls.</strong></p>



<p>Le royaume peul de Macina, appelé « <em>Dîna</em> », était un vaste empire théocratique peul fondé par Sékou Amadou du clan Barry, en 1818. Cet <a href="https://theconversation.com/le-djihad-dans-le-centre-du-mali-lutte-de-classes-revolte-sociale-ou-revolution-du-monde-peul-168091" target="_blank" rel="noreferrer noopener">immense territoire</a> s’étendait du Delta intérieur du Niger (actuel centre du Mali) dont le cœur était Macina – de la région de Mopti, au nord de la région de Ségou jusqu’à Tombouctou, avec les frontières des États Mossis au nord du Burkina Faso.</p>



<p>En 1862, l’invasion de l’empereur toucouleur, El Hadj Omar Tall, met fin à la suprématie de l’empire de Macina. Depuis l’instauration de ces empires dans la zone appelée aujourd’hui le centre du Mali, où est centré «<em> le pays dogon </em>» (carte postale touristique du Mali), Peuls et Dogons vivaient dans l’harmonie.</p>



<p>Dans son roman autobiographique <em><a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=c113c2dc261555993bd2ea1f40cb114593c13ed70f568677821cc2527b469c94JmltdHM9MTY1MzU5MTA1NCZpZ3VpZD1iMzJhYWQ5YS1lYTZkLTRiYWUtOWE0YS0wNGVmYTBkNmIzZTQmaW5zaWQ9NTE4OQ&amp;ptn=3&amp;fclid=c5124dc7-dd24-11ec-a850-2bb58ddc6c44&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubGVtb25kZS5mci9hZnJpcXVlL2FydGljbGUvMjAyMS8wNy8yNC9hbWtvdWxsZWwtbC1lbmZhbnQtcGV1bC1mcmVzcXVlLXZpdmFudGUtZC11bmUtamV1bmVzc2UtbWFsaWVubmUtYXUtZGVidXQtZHUteHhlLXNpZWNsZV82MDg5NDAyXzMyMTIuaHRtbA&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amkoulel</a></em>, Amadou Hampaté Bâ, égrenait avec passion et frénésie le vivre ensemble harmonieux entre les communautés à Bandiagara où il naquit en 1900. Dogons, Peuls, Bozos, Somonos et autres communautés se côtoyaient depuis des lustres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Se battre pour la terre</strong></h3>



<p>Dans la zone du Delta du Niger, les <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-bandiagara-cet-eldorado-devenu-un-cauchemar-retrouve-son-calme/">images troublantes </a>sont nombreuses ces dernières années : de milliers de d<a href="https://saheltribune.com/a-mopti-sur-les-cendres-froides-du-malheur-des-veuves-et-orphelins-deplaces/">éplacés et réfugiés</a>, des villages enflammés, des greniers et bétails éventrés, des corps macabres gisés dans le sang.</p>



<p>Mohamed Barry est un déplacé du centre. Il vit depuis quelques mois à Bamako sous sa nouvelle tente loin des forêts pour paître ses troupeaux. Il dit être nostalgique de sa localité Youwarou. «&nbsp;<em>Les Peuls ne pouvaient plus fréquenter les foires hebdomadaires,</em>&nbsp;poursuit son ami Alassane Tall, 42 ans, assis à côté de lui sur une natte dans un camps des déplacés. &nbsp;<em>Les Dogons ont commencé par retirer leur bétail des troupeaux confiés aux Peuls.</em>»&nbsp;</p>



<p>Au « <a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pays_Dogon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pays dogon</a> », les deux communautés, économiquement complémentaires, vivaient intimement imbriquées. Les Peuls éleveurs s&rsquo;occupaient de bêtes ; les Dogons cultivateurs, de récoltes. Un système de parrainage – une famille dogon veille sur une famille peule – assurait ainsi la cohésion de la société. « <em>Mais avec l&rsquo;augmentation de la population et le changement climatique qui a asséché les sols, chacun cherche davantage d&rsquo;espace,</em> explique Alassane Tall, qui gérait une laiterie à Bankass, autre ville de la zone dite « pays dogon ». <em>Le jihadisme n&rsquo;a rien à voir là-dedans. Dans cette région, on se bat pour la terre.</em>» </p>



<p>Ce quiproquo pour la terre entre éleveurs et leurs voisins cultivateurs est <a href="https://www.google.com/amp/s/amp.lepoint.fr/2304664" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un fait historique</a> en Afrique de l’Ouest. Les Peuls, étant une tribu nomade qui se déplace de hameaux en hameaux à la recherche de la verdure pour leurs troupeaux, cohabitent avec diverses tribus sédentaires. Où des conflits sont fréquents entre éleveurs laissant inopinément leurs bétails aller paître dans des champs des cultivateurs. Mais des négociations et dialogues intercommunautaires ont toujours permis à panser les plaies des frustrations.</p>



<p>Selon une ressortissante de la zone de Bandiagara, vivant à Bamako, Salimata Nantoumé, «&nbsp;<em>tous les habitants de notre village ont fui les violences qui sévissent dans cette zone&nbsp;». </em>Elle ajoute&nbsp;: «<em>&nbsp;Nous avons toujours vécu en paix avec nos voisins peuls, mais ce conflit entre nos deux communautés dissimule des dessous qui sont hors de nos portées. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chute du tourisme</strong></h3>



<p>Paul Guindo est un autre déplacé du «&nbsp;pays dogon&nbsp;», originaire de Bandiagara. Il vivait, avant la crise de 2012, du tourisme. «&nbsp;<em>L’attractivité touristique du pays dogon a chuté à cause de cette crise. Des écoles sont fermées, les activités lucratives deviennent rares. C’est pourquoi je suis venu à Bamako pour approfondir mes études dans le tourisme et l’hôtellerie, car je suis confiant que tout ce malentendu cessera un beau jour&nbsp;»</em>, fait-il savoir.</p>



<p>«&nbsp;Le pays dogon&nbsp;», au Mali, est connu pour sa grande attractivité touristique. C’était une carte postale touristique. Son architecture, ses falaises, son histoire, ses mythes folkloriques et ses pas de danse, et les chants du terroir, tout de cette contrée malienne était à visiter et à admirer.</p>



<p>Mais aujourd’hui des éléments de cette carte postale touristique sont impactés par la crise sécuritaire qui sévit dans le pays. Sur l’axe principal reliant Sevaré à Bandiagara, les grands troupeaux, les chapeaux coniques et les turbans ont pratiquement disparu du paysage. Ils étaient l’apanage des communautés peules.</p>



<p>A présent, c’est les miliciens «&nbsp;dozos&nbsp;» qui sont visibles sur tous les axes, armés de Kalachnikovs, et portant des armes militaires en bandoulière pour traquer les groupes qualifiés de terroristes qui sèment la terreur dans cette zone. Ces dozos (chasseurs traditionnels, en bamanakan) sont également accusés d’attaquer les Peuls sur des soupçons du terrorisme ou des suspicions.</p>



<p>Malgré la dissolution annoncée sur papier  de la milice autodéfense « Dan Nan  Ambassagou », en 2019, par le gouvernement malien après l’attaque des villages peuls par des miliciens, le redoutable chef de Dan Nan Ambassagou, Toloba, s’insurge à continuer <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/voyage-en-pays-dogon-au-coeur-de-dan-na-ambassagou-11-03-2021-2417325_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa mission de sécurisation</a> du « pays dogon ».</p>



<p>Des Peuls et Dogons ont commencé à vivre ensemble depuis des millénaires. Les conflits au centre du pays impactent&nbsp; négativement le tissu social entre ces deux communautés, dont tout les sépare et les unit en même temps.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/centre-du-mali-le-legendaire-vivre-ensemble-entre-dogons-et-peuls-en-mal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">10554</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bandiagara : huit morts et cinq blessés dans les rangs des FAMA (bilan provisoire)</title>
		<link>https://saheltribune.com/bandiagara-huit-morts-cinq-blesses-rangs-fama-bilan-provisoire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bandiagara-huit-morts-cinq-blesses-rangs-fama-bilan-provisoire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 12:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Bandiagara]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=6412</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que des initiatives se multiplient pour un retour rapide de la sécurité au Mali et dans toute la région sahélienne, les attaques semblent également prendre des proportions inquiétantes. En&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Alors que des initiatives se multiplient pour un retour rapide de la sécurité au Mali et dans toute la région sahélienne, les attaques semblent également prendre des proportions inquiétantes. En l’espace d’une semaine, les forces armées maliennes ont perdu dix (10) éléments dans différentes attaques au centre du pays. </strong><strong></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les Forces armées maliennes (FAMA) sont de plus en plus victimes d’attaque d’hommes armés au centre du pays. Selon la <a href="http://THEATRE%20CENTRE%20:%20Attaques%20contre%20les%20postes%20FAMa%20à%20Bandiagara." target="_blank" rel="noreferrer noopener">direction</a> de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans la nuit du 25&nbsp;février 2021, l’armée malienne a été la cible d’une double attaque dans la région de Mopti.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Des hommes armés ont <em>« perpétré une attaque contre la base du détachement de Dialoubé sis à Bandiagara et l’escadron de la gendarmerie de la même localité</em> ». Le bilan provisoire fait état de huit (8) morts et de cinq (5) blessés du côté des FAMA. Nos confrères de <a href="https://www.thedefensepost.com/2021/02/26/nine-gendarmes-killed-central-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Defense Post </a>précisent: <em>«</em> <em>Neuf gendarmes ont été tués dans une attaque près de la ville de Bandiagara, dans le centre du Mali, dans une zone où les groupes djihadistes sont endémiques, a déclaré vendredi un responsable militaire</em>».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Sur cette attaque, aucune autre précision n’avait été donnée au moment où nous mettons cet article sous presse.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">C’est la deuxième attaque que les forces armées maliennes subissent en l’espace de trois jours dans la même région devenue l’épicentre de l’insécurité au Mali depuis 2015.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le 23&nbsp;février dernier, une mission FAMA, quittant Sévaré pour Konna, « <em>est tombée dans une embuscade tendue par des Groupes Armées Terroristes (GAT)</em> ». Cet incident qui s’est produit sur la route nationale&nbsp;6, à près de 32&nbsp;km au nord-est de Sévaré, a coûté la vie à deux (2) éléments des FAMa. Selon le <a href="https://www.fama.ml/operation-maliko-theatre-centre-embuscade-contre-les-fama/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bilan provisoire</a> de cette attaque, sept (7) autres éléments ont été blessés. « <em>Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional Somino Dolo de Sévaré</em> », a précisé la direction de l’information de l’armée.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette multiplication des attaques contre les forces armées maliennes intervient une semaine après le sommet des chefs d’État des pays du G5 Sahel à N’Djamena, au Tchad, sur la situation socio -politico-sécuritaire dans la région. &nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bandiagara-huit-morts-cinq-blesses-rangs-fama-bilan-provisoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6412</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Situation sécuritaire au Mali : 182 civils tués, 175 blessés et 163 enlevés au cours du dernier trimestre 2020 (Rapport)</title>
		<link>https://saheltribune.com/situation-securitaire-au-mali-182-civils-tues-175-blesses-et-163-enleves-au-cours-du-dernier-trimestre-2020-rapport/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/situation-securitaire-au-mali-182-civils-tues-175-blesses-et-163-enleves-au-cours-du-dernier-trimestre-2020-rapport/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[civils tués au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[violations et abus des droits au Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=5661</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le dernier trimestre&#160;2020, comparé au trimestre précédent, a connu moins d’attaques au Mali. Dans son dernier rapport&#160;2020 sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies déplore la&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le dernier trimestre&nbsp;2020, comparé au trimestre précédent, a connu moins d’attaques au Mali. Dans son dernier rapport&nbsp;2020 sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies déplore la dégradation de la situation des droits de l’homme dans ce pays.</strong></p>



<p>Durant le dernier trimestre de 2020, le Mali a connu plus de stabilité. En tout cas, de septembre jusqu’au 1<sup>er</sup> décembre.À cette date, le pays a enregistré 232 événements, dont 182 civils morts, 175 blessés et 163 enlevés dans tout le Mali, rapporte le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans son <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2020_1281_f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier rapport trimestriel 2020 </a>sur la situation au Mali.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>127 civils morts, 104 blessés dans la région de Mopti</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Le dernier trimestre 2020 a connu moins d’incidents que la période précédente durant laquelle 343 événements avaient été signalés, dont 375 civils morts, 450 blessés et 93 enlevés, souligne Antonio Guterres.</p>



<p>Les violences du dernier trimestre&nbsp;2020 ont surtout touché les civils de la région de Mopti avec 89 événements, dont 127 morts, 104 blessés et 46 personnes enlevées (39&nbsp;% de tous les événements ayant touché des civils), indique la même source onusienne.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« Les attaques intercommunautaires ont persisté »</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Cette baisse des violences durant la période de septembre à décembre s’explique par plusieurs facteurs, notamment la saison des pluies, qui se traduit par une mobilité réduite ; l’augmentation de la cadence des opérations de la MINUSMA et à une série d’initiatives de médiation locale soutenues par la Mission onusienne, souligne-t-on.</p>



<p>La réduction signalée ne signifie nullement la cessation de toutes les hostilités durant la période en revue. « [ndlr] <em>les attaques intercommunautaires ont persisté dans le centre du Mali et les civils continuent d’être touchés par les affrontements entre groupes armés terroristes et par les répercussions des opérations antiterroristes</em> », lit-on dans ce rapport trimestriel d’une vingtaine de pages.</p>



<p>Au total, six civils ont été tués et 10 ont été blessés dans les régions de Gao, de Kidal et de Sikasso, durant la période de septembre à décembre 2020.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Dégradation de la situation des droits de l’homme &nbsp;</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Le dernier trimestre 2020 a été également marqué par une dégradation de la situation des droits de l’homme au Mali. Au total, la MINUSMA a <em>« recensé 483 violations des droits humains et atteintes à ces droits, soit 237 de moins que pendant la période précédente ».</em> Parmi ces violations, on note 29 « <em>exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires</em> », 123 cas de violations du droit à l’intégrité physique ou d’atteintes à ce droit, 2&nbsp; disparitions forcées, 111 enlèvements, 15 &nbsp;« <em>actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants</em> », etc. La responsabilité de ces violations est partagée, indique-t-on.</p>



<p>Le dernier trimestre 2020 a été marqué aussi par les violences contre les enfants, des violences sexuelles, etc. &nbsp;« <em>Si les auteurs de nombreuses violations (99) n’ont pas été identifiés, 41 violations ont été attribuées à la Coordination des mouvements de l’Azawad, 28 à la Plateforme, 19 à la Katiba du Macina, 17 à Dan Nan Ambassagou, 9 aux dozos, 6 à des groupes armés peuls, 5 aux forces armées maliennes et 1 à l’EIGS </em>», indique-t-on.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/situation-securitaire-au-mali-182-civils-tues-175-blesses-et-163-enleves-au-cours-du-dernier-trimestre-2020-rapport/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">5661</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Durant le dernier trimestre 2020, « le centre du Mali a été le théâtre de 45 % des attaques » (Rapport)</title>
		<link>https://saheltribune.com/durant-le-dernier-trimestre-2020-le-centre-du-mali-a-ete-le-theatre-de-45-des-attaques-rapport/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/durant-le-dernier-trimestre-2020-le-centre-du-mali-a-ete-le-theatre-de-45-des-attaques-rapport/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[dernier trimestre 2020]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[rapport ONU]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=5643</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le dernier trimestre de l’année 2020 a été marquée par plusieurs faits nouveaux en matière de sécurité au Mali. Les attaques se sont multipliées dans le centre du pays et&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le dernier trimestre de l’année 2020 a été marquée par plusieurs faits nouveaux en matière de sécurité au Mali. Les attaques se sont multipliées dans le centre du pays et les civils restent les principales victimes.</strong></p>



<p>La situation sécuritaire au Mali reste préoccupante. Le centre de gravité se trouve au centre du pays. «&nbsp;<em>Le centre du Mali a été le théâtre de 45 % des attaques, dont 36 % se sont produites dans la région de Mopti et 9 % dans celle de Ségou&nbsp;», </em>souligne lesecrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport trimestriel de 2020 sur la situation au Mali. La même source précise que<em> «&nbsp;les groupes armés communautaires ont continué de mener des attaques contre les civils dans la région, et la violence armée a gagné la région de Ségou</em>&nbsp;». Comme autre fait nouveau durant la période en revue, dans le nord du pays, <em>«&nbsp;les groupes extrémistes violents sont restés actifs</em>&nbsp;».</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les civils, victimes de première plan dans le centre</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Durant le dernier trimestre de l’année écoulée, le centre du Mali, notamment la région de Ségou, a vu naître une série d’événements graves. «&nbsp;[ndlr] <em>depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la commune de Dogofri, dans le cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes</em> », indique-t-on dans ce rapport d’une vingtaine de pages. Cette situation a entrainé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés. Elle s’est traduite également «&nbsp;<em>par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2 000 familles des villages des communes de Dogofri, de<br>Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail</em>&nbsp;». Selon le secrétaire général de l’ONU, le nombre de personnes bloqué à Farabougou est estimé à près de 4&nbsp;000 personnes.</p>



<p>Dans la zone de Mopti également, <em>«&nbsp;les civils continuent d’être les principales victimes des attaques des groupes armés communautaires, y compris Dan Nan Ambassagou, ainsi que des groupes extrémistes violents&nbsp;»</em>. Selon les mots du secrétaire général de l’ONU, <em>«&nbsp;l’utilisation d’engins explosifs improvisés par des groupes armés a continué d’entraver la liberté de mouvement des civils et des forces de sécurité</em>&nbsp;». Au total, six officiers ont été blessés dans deux attaques menées contre l’armée malienne à l’aide d’engins explosifs improvisés, les 1er et 11 novembre, dans les cercles de Mopti et de Douentza, dans la région de Mopti, précise-t-on. Deux soldats de la Minusma ont été également blessés dans l’explosion d’un engin explosif improvisé dans le cercle de Bandiagara, région de Mopti.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une véritable avancée dans la coopération</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Dans le nord du Mali, la paix est loin d’être également un acquis malgré la mise en œuvre de nombreuses initiatives. «&nbsp;[ndlr] <em>Les affrontements entre les groupes affiliés au GSIM et à l’EIGS se sont poursuivis, notamment près de la zone de la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, et en particulier dans le cercle d’Ansongo, dans la région de Gao&nbsp;</em>», précise le rapport. Dans la région de Tombouctou, le 1er octobre, deux policiers maliens ont été tués et un troisième a été blessé dans une attaque.</p>



<p>Le secrétaire général de l’ONU se réjouit de l’évolution de la situation régionale en matière de coopération dans la lutte contre le terrorisme.«&nbsp;<em>Les forces internationales de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, y compris la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel, ont encore accru la cadence de leurs opérations au cours de la période considérée&nbsp;</em>», souligne-t-on. Depuis l’assassinat, le 13 novembre, de Ba Ag Moussa, un important chef militaire du GSIM, par les autorités françaises, la Force conjointe du G5 Sahel a reçu des appuis de ses partenaires français. Les forces armées maliennes ont reçu, quant à elles, 10 000 litres de carburant, ainsi que trois mois de rations alimentaires et un soutien médical, des forces françaises, indique-t-on.</p>



<p>Au regard de tous les faits nouveaux ayant marqué le dernier trimestre de 2020, malgré les nombreux efforts de part et d’autre, le constat est que le pari est loin d’être gagné.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/durant-le-dernier-trimestre-2020-le-centre-du-mali-a-ete-le-theatre-de-45-des-attaques-rapport/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">5643</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : une dizaine de terroristes tués par l’armée malienne (bilan provisoire)</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-dizaine-de-terroristes-tues-par-larmee-malienne-bilan-provisoire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-une-dizaine-de-terroristes-tues-par-larmee-malienne-bilan-provisoire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 19:39:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[centre Mali]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre le terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[terroristes tués au Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=5393</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le centre du Mali, l’armée malienne annonce avoir tué une dizaine de terroristes, près de la frontière burkinabè. Cette neutralisation, qui a eu lieu le jeudi dernier, est survenu&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans le centre du Mali, l’armée malienne annonce avoir tué une dizaine de terroristes, près de la frontière burkinabè. Cette neutralisation, qui a eu lieu le jeudi dernier, est survenu lors d’une attaque contre un convoi des FAMA.</strong></p>



<p>Une dizaine de terroristes tués par les Forces armées maliennes, tel est le bilan provisoire d’une attaque perpétrée contre l’armée malienne, jeudi 24 décembre 2020, près de la frontière burkinabè. L’information a été donnée par <a href="https://www.fama.ml/lutte-contre-le-terrorisme-les-fama-mettent-en-deroute-des-terroristes-dans-le-secteur-4-de-loperation-maliko/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les Forces armées maliennes</a> (FAMA), samedi 26 décembre 2020.<strong> « </strong><em>Vers 17 heures 30 le détachement FAMa de Mondoro accroché a bénéficié d’un appui feu de l’aviation. Bilan pas de perte en vie humaine du côté des FAMa </em>», précise l’armée malienne. <em>« Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté au sein de sa communauté</em> », rappelle la chaîne de télévision française <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201226-au-mali-l-arm%C3%A9e-annonce-avoir-tu%C3%A9-une-dizaine-de-jihadistes-pr%C3%A9sum%C3%A9s-pr%C3%A8s-du-burkina-faso" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France 24</a>.</p>



<p><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-une-dizaine-de-terroristes-tues-par-larmee-malienne-bilan-provisoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">5393</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
