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	<title>Archives des censure &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tunisie : un post Facebook, une condamnation à mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 08:06:01 +0000</pubDate>
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<p>La condamnation de Saber Chouchane relance le débat sur la liberté d'expression en Tunisie et le respect dû aux institutions sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à mort pour des publications critiques sur Facebook, Saber Chouchane, simple citoyen tunisien de 51 ans, cristallise les dérives d’un pouvoir de plus en plus répressif. Derrière l’affaire, un signal glaçant envoyé par le régime de Kaïs Saïed à une société civile déjà sous pression.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saber Chouchane n’est ni militant politique, ni figure de la dissidence tunisienne. À 51 ans, ce père de famille sans emploi stable s’est fait connaître malgré lui par la sévérité de la peine prononcée à son encontre : une condamnation à mort, rendue le 1er octobre par un tribunal tunisien, sur la base de l’article 72 du Code pénal. Son tort ? Avoir publié, sur un compte Facebook au nom provocateur – «&nbsp;<em>Kaïs Saïed l’infortuné</em>&nbsp;» –, une série de messages jugés attentatoires à la forme du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-limites-de-la-liberte-d-expression-a-l-ere-numerique"><strong>Des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les faits, cette décision n’aboutira pas à une exécution : la Tunisie applique depuis 1991 un moratoire sur la peine capitale. Il n’empêche, la disproportion apparente entre l’acte – des publications à faible audience – et la sanction – la plus extrême prévue par le droit tunisien – a suscité un malaise dans l’opinion publique et dans certains cercles de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il s’en étonner ? Pas forcément. Car cette affaire soulève une question plus vaste, et plus actuelle que jamais : celle des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. À une époque où les réseaux sociaux sont devenus des arènes incontrôlées, où chacun se fait tribun ou procureur, la tentation de l’outrance est constante. L’anonymat relatif offert par ces plateformes, la viralité des propos, la culture du clash – tout pousse à la démesure. Et parfois à la transgression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, dans une République, la liberté d’expression n’est pas l’absence de règles. Elle s’exerce dans un cadre : celui de la loi, celui du respect dû aux institutions, et surtout à la fonction présidentielle. Dans toutes les cultures politiques, le chef de l’État incarne la continuité de la nation. En Afrique comme ailleurs, il est, qu’on l’apprécie ou non, une figure d’autorité, dépositaire d’une légitimité populaire, et à ce titre, il mérite respect. Non pas dévotion, mais retenue. Non pas silence, mais mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fermete-ne-saurait-remplacer-la-pedagogie"><strong>La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie pas que toute critique devient sacrilège, ni que le citoyen doit se taire. Mais il y a, entre la liberté et l’invective, une frontière. Celle que Saber Chouchane, à sa manière, a franchie – peut-être sans en mesurer les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette affaire révèle, aussi, c’est la difficulté pour des systèmes judiciaires à s’adapter aux mutations de l’espace public numérique. Faut-il pour autant dégainer l’article 72 à la première incartade sur Facebook ? Probablement pas. À l’inverse, peut-on laisser se banaliser les discours de haine, les attaques&nbsp;<em>ad hominem</em>, les remises en cause violentes de l’ordre institutionnel ? Certainement pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équilibre est délicat. Il suppose, de part et d’autre, responsabilité. Responsabilité des citoyens dans leur expression, mais aussi responsabilité des juges dans l’application des peines. La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie, ni la loi se substituer à la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, ce que cette affaire nous dit, c’est que l’avenir du débat public – en Tunisie comme ailleurs – dépend moins des tribunaux que de notre capacité collective à réapprendre les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique. Cela commence par un principe simple : toute liberté s’arrête là où commence la dignité d’autrui. Et cela vaut aussi, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de celle du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali  : les paradoxes de Choguel Maïga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 15:10:22 +0000</pubDate>
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<p>Le Premier ministre malien Choguel Maïga révèle les défis de gouverner dans un environnement où l'information est contrôlée. Découvrez pourquoi il écoute les médias interdits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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        <p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Djénéba Sanogo, présidente de la CACTIC : « Si l’internet est un outil de développement, le censurer entraine un retard socio – économique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2020 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’outil informatique entre aujourd’hui dans le cadre du développement de nos États. Le plus souvent, les citoyens sont volontairement privés de cet outil par les décideurs politiques, à raison ou à tort. Une situation qui viole le droit des utilisateurs. Mme Djeneba dite Koda Sanogo est gestionnaire de formation, présidente par intérim de la Coordination des Associations et Clubs pour la Promotion des TICs au Mali (CACTIC). Elle ne partage pas les censures de réseaux sociaux et condamne les mauvaises manipulations de ces réseaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’outil informatique entre aujourd’hui dans le cadre du développement de nos États. Le plus souvent, les citoyens sont volontairement privés de cet outil par les décideurs politiques, à raison ou à tort. Une situation qui viole le droit des utilisateurs. Mme&nbsp;Djeneba dite Koda Sanogo est gestionnaire de formation, présidente par intérim de la Coordination des Associations et Clubs pour la Promotion des TICs au Mali (CACTIC). Elle ne partage pas les censures de réseaux sociaux et condamne les mauvaises manipulations de ces réseaux.</strong></p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora</strong>&nbsp;<strong>: vous êtes la présidente de la Coordination des Associations et Clubs pour la promotion des TICs au Mali (<em>CACTIC</em>). Dites-nous, quelle est la mission de votre Coordination.</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djénéba Sanogo</strong>&nbsp;: la CACTIC a pour mission la vulgarisation et l’appropriation des TICs en faveur de la jeunesse à travers des séances de formation aux outils informatiques et Internet. Nous accompagnons les jeunes qui sont à leur premier contact avec l’ordinateur jusqu’à ce qu’ils soient des formateurs à travers 16 modules. Cette formation s’étend sur 4 semestres.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La CACTIC travaille pour la promotion des technologies de l’information et de la Communication au Mali. Ce travail ne fonctionne pas avec les censures d’internet que connait le plus souvent notre pays. Quelle est votre position sur ces coupures d’internet ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">L’Internet est un droit pour tous, car il permet aux citoyens d’échanger, de s’informer, de faire des transactions financières, d’être en contact avec des collaborateurs, la famille. C’est un moyen de communication accessible à moindre coût. Chaque fois qu’il existe une censure, nous le décrions. Car cela est une entrave aux droits de l’homme. Nous rappelons aux autorités que notre pays, le Mali, a souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’internet est un outil de développement, le censurer entraine un retard socio – économique.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà entrepris des démarches auprès des décideurs politiques en charge du secteur afin de protéger le droit des internautes ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">La CACTIC a protesté par courrier officiel auprès du Ministère de tutelle et de l’ARMTP contre la censure de l’Internet. Malheureusement ils n’ont pas daigné nous recevoir. Même pas une réponse.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Quelles peuvent être les impacts de ces censures sur la CACTIC qui se bat pour la promotion des TICs ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette censure, c’est une entrave pour nos onze associations. Savez-vous que cette censure empêche l’amélioration de la qualité des soins grâce à la télémédecine ? Difficile de faire un plaidoyer pour des cours en ligne (certains parmi nous n’ont pas pu valider des unités d’enseignement et rendre leur devoir, car pas possible avec le débit qui existait). Cette censure impacte négativement sur les formations en ligne, surtout en cette période de la covid-19 quand l’État demande le respect des gestes barrières dont la distanciation. Avec la censure, les jeunes seront privés de leur droit d’accès à l’information et ce sont ces politiques qui la traiteront de fainéante.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’année dernière, vous avez organisé une vacance CACTIC. Où en êtes-vous cette année, avec la covid-19 ?&nbsp;</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Oui avec la COVID-19, toutes les activités sont au ralenti, mais nous sommes dans les préparatifs. En raison de cette pandémie, il y a eu également des perturbations en ce qui concerne les vacances. Car les vacances CACTIC se font en présentiel, c’est-à-dire qu’il faut forcément la présence des participants pour que l’événement ait un impact.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter aussi que malgré la pandémie, nous faisons des activités à travers des plateformes de visioconférence. Nous avons eu à faire 5 formations à travers ces différentes plateformes. Tout ceci pour contribuer à la réduction de la fracture numérique, un moyen aussi de contribuer à l’utilisation des outils informatiques</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Oui à la promotion des TIC. Mais quelle analyse faites-vous de l’utilisation faite des réseaux sociaux aujourd’hui&nbsp;dans notre pays ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux sont un moyen pour les citoyens de partager des informations partout dans le monde. Ils nous permettent de faire la promotion de nos entreprises, nos services, d’apprendre, de se former. Nous avons le e-commerce, le e-learning. D’autre part, nous assistons à la violation de la vie privée par certaines personnes animées de mauvaise volonté et pour cela nous avons des sanctions qui sont prises par des structures en la matière. Les réseaux rapprochent la famille. Ils sont conviviaux et allient l’audio à la photo.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Quelles mesures de régulation préconiserez-vous ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Je dirai qu’il faut que les citoyens comprennent que les réseaux sociaux ne sont pas faits pour tenir des pratiques qui vont à l’encontre de notre société, on peut bel et bien les utiliser sans pour autant dépasser les limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je rappelle que la CACTIC en octobre 2019 a fait une enquête sur l’utilisation de ces réseaux sociaux. Il ressort que WhatsApp serait le plus utilisé par les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes il y a des mauvaises utilisations/manipulations. Et la CACTIC est là pour jouer son rôle de formation, d’encadrement de la jeunesse pour un Mali émergent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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