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	<title>Archives des carburant | Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Jul 2026 16:43:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des carburant | Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : un convoi de plus de 900 camions-citernes, escorté par l&#8217;armée, arrive à Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-un-convoi-de-plus-de-900-camions-citernes-escorte-par-larmee-arrive-a-bamako/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 16:43:22 +0000</pubDate>
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<p>Sous escorte des Forces armées maliennes, un convoi de plus de 900 camions-citernes est arrivé à Bamako. Les autorités renforcent l'approvisionnement en carburant malgré les menaces sécuritaires sur les axes routiers.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Centre de coordination et de gestion des crises annonce l&rsquo;arrivée d&rsquo;un important chargement de carburant dans la capitale malienne. Une illustration parfaite de la détermination des autorités à sécuriser l&rsquo;approvisionnement du pays malgré les entraves posées par les groupes armés terroristes sur les axes routiers.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un convoi de plus de 900 camions-citernes est arrivé à Bamako vendredi 10 juillet, sous l&rsquo;escorte des Forces armées maliennes (FAMa), a annoncé le Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec), rattaché au ministère de la sécurité et de la protection civile. Dans un communiqué signé par son directeur, le colonel sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo, l&rsquo;organisme précise que ce chargement vient renforcer les réserves des stations de distribution afin de répondre durablement à la demande des ménages et des entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Efficacité de la coordination interministérielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette livraison massive intervient alors que le Mali, comme d&rsquo;autres pays du Sahel, doit composer depuis plusieurs mois avec des tentatives de blocus routier menées par des groupes armés terroristes visant à entraver l&rsquo;acheminement des hydrocarbures vers les grandes villes. Le recours à des escortes militaires pour sécuriser les convois de citernes est devenu, dans ce contexte, une pratique courante, illustrant la mobilisation des forces de défense et de sécurité maliennes pour garantir la continuité de l&rsquo;approvisionnement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cecogec rappelle que les Forces de défense et de sécurité, la Direction générale du commerce, de la concurrence et de la consommation (DGCCC), les services des douanes ainsi que les opérateurs pétroliers restent mobilisés pour poursuivre les mesures stratégiques mises en œuvre par les autorités de la Transition. L&rsquo;organisme invite par ailleurs la population «&nbsp;<em>à la sérénité, au civisme</em>&nbsp;», et met en garde contre toute forme de spéculation, de fraude ou de rétention de carburant, alors que ces pratiques ont pu, par le passé, aggraver localement les tensions d&rsquo;approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de ce convoi témoigne de l’efficacité de la coordination interministérielle mise en place à Bamako pour faire face aux crises d&rsquo;approvisionnement, entre sécurisation militaire des axes logistiques et vigilance des services de contrôle du commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hydrocarbures : le Mali réceptionne près de 30 millions de litres de carburant en une semaine</title>
		<link>https://saheltribune.com/hydrocarbures-le-mali-receptionne-pres-de-30-millions-de-litres-de-carburant-en-une-semaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:09:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni autour du ministre Moussa Alassane Diallo, le comité de suivi des hydrocarbures a confirmé la disponibilité des stocks et la volonté du Mali de diversifier ses sources d’approvisionnement pour renforcer sa souveraineté énergétique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré les contraintes logistiques qui continuent de peser sur les corridors régionaux, le Mali maintient un niveau d’approvisionnement soutenu en produits pétroliers. Entre le 15 et le 21 juin, près de 30 millions de litres de carburants ont été acheminés vers le pays à travers 655 citernes. Une performance qui illustre les efforts des autorités et des opérateurs du secteur pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles sources d’importation et la consolidation de la souveraineté énergétique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu ce jeudi 25 juin 2026 sa 26e réunion périodique de suivi de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Présidée par le ministre Moussa Alassane Diallo, cette rencontre a réuni l&rsquo;ensemble des acteurs stratégiques du secteur pétrolier national, dans un contexte international marqué par des évolutions contrastées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une détente internationale qui allège les coûts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, les participants ont enregistré avec satisfaction une détente progressive des cours du pétrole. Cette évolution est la résultante directe de l&rsquo;accalmie observée dans le conflit au Moyen-Orient et, surtout, de la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz — artère vitale du commerce mondial des hydrocarbures. Ces développements favorables sont susceptibles d&rsquo;alléger sensiblement les coûts d&rsquo;approvisionnement du Mali dans les semaines à venir, offrant une marge de respiration bienvenue pour les opérateurs nationaux et les consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des stocks actifs, des défis logistiques à surmonter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, les données présentées témoignent d&rsquo;un approvisionnement en cours mais sous surveillance. Du 15 au 21 juin 2026, le Mali a réceptionné 655 citernes représentant un volume total de 29 849 000 litres de carburants. Le dernier convoi enregistré, le 19 juin, comprenait 264 citernes d&rsquo;essence, 337 citernes de gasoil, 47 citernes de fuel et 6 citernes de gaz butane — soit un taux de ravitaillement de 27 %, reflet du dynamisme des importations malgré les difficultés structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, plusieurs défis demeurent. L&rsquo;absence de nouveaux convois depuis le 19 juin, des commandes en attente de livraison et l&rsquo;état dégradé de certaines infrastructures routières continuent de peser sur la fluidité du transport des produits pétroliers à l&rsquo;intérieur du territoire. Ces constats, formulés sans détour lors de la réunion, illustrent la lucidité des autorités de la Transition face aux réalités d&rsquo;un pays enclavé, fortement tributaire des corridors d&rsquo;approvisionnement régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diversification comme priorité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les participants ont réaffirmé avec force la nécessité de diversifier les sources d&rsquo;approvisionnement. Une mission conjointe — réunissant les services techniques de l&rsquo;État et les opérateurs privés du secteur — est envisagée à Abidjan afin d&rsquo;engager des échanges approfondis avec les partenaires régionaux. L&rsquo;objectif est d&rsquo;identifier des solutions concrètes permettant de renforcer la résilience et la fluidité des approvisionnements du Mali en hydrocarbures, dans une logique de souveraineté énergétique cohérente avec les orientations de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s&rsquo;inscrit dans la continuité des efforts engagés par les autorités maliennes pour émanciper progressivement le pays des vulnérabilités héritées de sa dépendance aux circuits d&rsquo;approvisionnement traditionnels, souvent exposés aux aléas géopolitiques ou aux défaillances infrastructurelles des pays de transit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement gouvernemental sans faille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant la réunion, le ministre Moussa Alassane Diallo a tenu à réaffirmer solennellement l&rsquo;engagement du Gouvernement de la Transition à surveiller avec la plus grande vigilance l&rsquo;évolution de la situation et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la disponibilité des produits pétroliers sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Une posture qui confirme la détermination des autorités à faire de la sécurité énergétique un pilier de la stabilité économique et sociale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réunions de suivi périodiques — dont la régularité est en soi un signal fort — témoignent d&rsquo;une gouvernance proactive et d&rsquo;une coordination sectorielle renforcée. Dans un environnement régional complexe, la capacité du Mali à anticiper et à gérer ses approvisionnements en hydrocarbures constitue un enjeu de premier ordre pour la souveraineté nationale et le bien-être des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment les autorités sécurisent l’approvisionnement en hydrocarbures malgré les tensions mondiales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:35:32 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien intensifie le suivi du secteur pétrolier avec une 25e réunion consacrée aux hydrocarbures. Objectif : garantir l’approvisionnement des stations-service, lutter contre la fraude et protéger les consommateurs face aux tensions des marchés mondiaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce présidait ce jeudi sa 25e réunion de suivi des hydrocarbures. Une régularité qui dit l&rsquo;attention constante portée par les autorités maliennes à l&rsquo;un des enjeux les plus sensibles pour l&rsquo;économie nationale et la vie quotidienne des Maliens : garantir, semaine après semaine, que les stations-service soient approvisionnées sur l&rsquo;ensemble du territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq réunions. En moins d&rsquo;un an, le ministère malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu vingt-cinq sessions de suivi consacrées exclusivement à l&rsquo;approvisionnement du pays en produits pétroliers. Ce jeudi 18 juin 2026, le ministre Moussa Alassane Diallo présidait la dernière en date, en présence des représentants des services techniques et des acteurs du secteur pétrolier. Un rythme hebdomadaire qui pourrait sembler banal, mais qui traduit en réalité une gouvernance sectorielle d&rsquo;une précision peu commune pour un pays enclavé au cœur du Sahel, où chaque citerne compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, la question de l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est pas un sujet technocratique parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est une question de souveraineté économique quotidienne. Le pays importe l&rsquo;intégralité de ses produits pétroliers par voie terrestre depuis les ports de Dakar, d&rsquo;Abidjan et de Lomé, à travers des corridors de plusieurs centaines de kilomètres. La moindre tension logistique, la moindre hausse brutale des prix mondiaux, se répercutent directement sur les pompes à essence de Bamako, de Kayes, de Gao ou de Sikasso.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 25e réunion s&rsquo;est tenue dans un contexte international toujours difficile. Les marchés énergétiques mondiaux restent marqués par une volatilité persistante — effets combinés des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des décisions de l&rsquo;OPEP+ sur les niveaux de production, et des incertitudes pesant sur la demande mondiale. Pour un pays importateur net comme le Mali, ces fluctuations se traduisent par des variations de coûts qui mettent sous pression aussi bien les opérateurs de la filière que les ménages consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, les participants ont passé en revue la situation du ravitaillement des stations-service et les dispositifs en place pour assurer la continuité de l&rsquo;approvisionnement sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité d&rsquo;accélérer les réflexions engagées pour formuler des&nbsp;propositions concrètes&nbsp;susceptibles d&rsquo;améliorer l&rsquo;efficacité du dispositif actuel, tout en préservant les équilibres économiques du secteur et en protégeant les intérêts des consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fraude, serpent de mer du secteur pétrolier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des sessions précédentes, la lutte contre la fraude a occupé une part significative des échanges. Dans le secteur des hydrocarbures, les pratiques frauduleuses — sous-déclarations de volumes, contrebande depuis les pays voisins, adultération des carburants, détournement de produits subventionnés — représentent une double menace pour l&rsquo;économie nationale. Elles privent l&rsquo;État de recettes fiscales et douanières, et exposent les consommateurs à des carburants de qualité incertaine susceptibles d&rsquo;endommager les moteurs. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance est donc une priorité récurrente des travaux du comité de suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En instaurant ce rythme de concertation hebdomadaire avec les opérateurs du secteur, le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a construit un outil de pilotage en temps quasi-réel d&rsquo;une filière critique. Vingt-cinq sessions en moins d&rsquo;un an : c&rsquo;est le prix d&rsquo;une gouvernance énergétique sérieuse dans un pays enclavé, à 1 500 kilomètres de la mer, dans un contexte mondial qui ne laisse guère de place à l&rsquo;improvisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tombouctou : pourquoi le litre d’essence atteint-il 2 500 F CFA ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Tombouctou, le litre d’essence est vendu jusqu’à 2 500 F CFA et le baril de 200 litres atteint 500 000 F CFA. Une hausse qui affecte transporteurs, ménages et activités économiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Tombouctou, le prix de l’essence suscite de vives préoccupations au sein de la population. Selon plusieurs consommateurs, le litre est actuellement vendu jusqu’à 2 500 F CFA chez certains revendeurs, tandis que le baril de 200 litres atteindrait 500 000 F CFA. Ces tarifs, jugés particulièrement élevés par de nombreux habitants, pèsent sur le quotidien des ménages et des acteurs économiques qui dépendent du carburant pour leurs activités.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs quartiers de la ville, les points de vente continuent pourtant de fonctionner. Des revendeurs habituellement présents sur le marché poursuivent leurs activités et proposent du carburant à leur clientèle. De nouveaux détaillants ont également fait leur apparition ces derniers jours. Cette disponibilité apparente du produit contraste avec le niveau élevé des prix observés et nourrit les discussions parmi les habitants de la cité des 333 Saints.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une présence du carburant malgré des prix records</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux consommateurs, cette situation soulève plusieurs interrogations. Si l’essence reste disponible chez la plupart des revendeurs, pourquoi le litre est-il vendu jusqu’à 2 500 F CFA ? Certains habitants estiment que l’existence de stocks ou la poursuite de l’approvisionnement pourrait expliquer la présence du carburant sur le marché. Toutefois, les raisons exactes de cette hausse demeurent encore peu claires pour une grande partie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers touchés par cette augmentation sont les acteurs du transport. Les conducteurs de motos, de tricycles et de véhicules de transport doivent désormais dépenser davantage pour s’approvisionner en carburant. Cette hausse affecte leurs revenus et complique leurs activités quotidiennes. Pour plusieurs usagers, les coûts des déplacements deviennent de plus en plus difficiles à supporter dans un contexte marqué par de nombreuses contraintes économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des répercussions visibles sur plusieurs secteurs d’activité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de cette situation dépassent le seul secteur du transport. Le carburant joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de nombreuses activités économiques. Lorsque son prix augmente, plusieurs opérateurs sont confrontés à une hausse de leurs charges. Cette réalité est ressentie par de nombreux ménages qui doivent déjà faire face à diverses difficultés liées au coût de la vie et à la baisse du pouvoir d’achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, les questions se multiplient. Plusieurs habitants souhaitent comprendre les facteurs qui influencent actuellement le prix du carburant à Tombouctou. D’autres cherchent à savoir qui fixe les tarifs pratiqués sur le marché local et quels éléments justifient un prix pouvant atteindre 2 500 F CFA le litre. Pour eux, davantage d’informations permettraient de mieux comprendre l’évolution de la situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des interrogations persistantes autour des mécanismes de contrôle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres interrogations concernent les mécanismes de contrôle. Existe-t-il un dispositif chargé de surveiller les prix pratiqués par les différents vendeurs ? Les autorités compétentes disposent-elles de toutes les informations nécessaires sur l’évolution du marché local ? Ces questions reviennent régulièrement dans les échanges entre consommateurs et transporteurs qui souhaitent voir émerger des solutions adaptées à leurs préoccupations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la ville, certains habitants rappellent que Tombouctou a toujours démontré une forte capacité de résilience face aux difficultés. Malgré les défis du moment, les populations continuent de s’adapter aux réalités économiques. Toutefois, beaucoup estiment qu’une meilleure communication autour de la question du carburant contribuerait à réduire les incertitudes et à rassurer les consommateurs sur l’évolution du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le litre d’essence atteint jusqu’à 2 500 F CFA et que le baril de 200 litres est vendu à environ 500 000 F CFA, les préoccupations demeurent nombreuses. Au-delà du prix lui-même, les habitants réclament davantage de transparence sur les conditions d’approvisionnement et les mécanismes de fixation des tarifs. Dans une ville où le carburant reste indispensable aux déplacements et aux activités économiques, les consommateurs attendent des réponses à leurs nombreuses interrogations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 64 millions de litres de carburant réceptionnés en 11 jours</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-plus-de-64-millions-de-litres-de-carburant-receptionnes-en-11-jours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 21:51:25 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a réceptionné plus de 64 millions de litres de produits pétroliers entre le 1er et le 11 juin 2026. Le gouvernement renforce la surveillance du secteur pour garantir un approvisionnement stable en carburant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce a présidé ce 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures. En onze jours, plus de 64 millions de litres de produits pétroliers ont été réceptionnés sur le territoire. Un signal de stabilité dans un contexte énergétique mondial sous tension.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est jamais une évidence. Chaque citerne qui entre sur le territoire représente une chaîne logistique longue, complexe et exposée — aux aléas des routes, aux tensions sécuritaires de certains corridors, et aux fluctuations des marchés mondiaux. C&rsquo;est précisément pour piloter cette chaîne avec rigueur que le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures, en présence des représentants de l&rsquo;État et des acteurs privés du secteur pétrolier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données présentées à l&rsquo;ouverture des travaux par le Directeur général en charge du Commerce dressent un tableau rassurant pour les onze premiers jours de juin. Entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;et le 7 juin,&nbsp;664 citernes&nbsp;ont été réceptionnées, représentant un volume de 31,03 millions de litres. Entre le 8 et le 11 juin — soit seulement quatre jours —, ce sont&nbsp;711 citernes supplémentaires&nbsp;et 32,98 millions de litres qui ont été acheminés. Au total, ce sont plus de&nbsp;64 millions de litres&nbsp;de produits pétroliers qui ont afflué en moins de deux semaines, attestant d&rsquo;une organisation logistique qui tourne à plein régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un convoi type : essence, gasoil, gaz et kérosène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail du convoi réceptionné le 9 juin illustre la diversité des produits concernés. Sur les 711 citernes de la période du 8 au 11 juin, la composition est la suivante : 303 citernes d&rsquo;essence, 361 citernes de gasoil, 40 citernes de fuel lourd, 2 citernes de gaz butane et 5 citernes de Jet A1 destinées à l&rsquo;aviation. Un approvisionnement équilibré qui couvre les besoins du transport routier, de l&rsquo;industrie, des ménages — via le gaz de cuisine — et du secteur aérien.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>PRODUIT</strong></td><td><strong>USAGE PRINCIPAL</strong></td><td><strong>CITERNES</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td>Gasoil</td><td>Transport routier, groupes électrogènes</td><td><strong>361</strong></td></tr><tr><td>Essence</td><td>Véhicules légers, motos</td><td><strong>303</strong></td></tr><tr><td>Fuel lourd</td><td>Industrie, production électrique</td><td><strong>40</strong></td></tr><tr><td>Jet A1</td><td>Aviation civile</td><td><strong>5</strong></td></tr><tr><td>Gaz butane</td><td>Ménages, restauration</td><td><strong>2</strong></td></tr></tbody></table></div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Escortes, surveillance et lutte contre la fraude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la photographie quantitative, la réunion a permis d&rsquo;aborder les conditions dans lesquelles cet approvisionnement se déroule. Le dispositif d&rsquo;escorte des convois — mis en place pour sécuriser le transport des produits pétroliers sur des axes parfois exposés — a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un point spécifique. Les participants ont passé en revue les opérations récentes et les ajustements nécessaires pour garantir un acheminement régulier vers les différents centres de consommation du pays, y compris les plus éloignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la fraude a également occupé une part significative des débats. Le ministre Diallo a réaffirmé la détermination des autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance sur l&rsquo;ensemble de la filière, de l&rsquo;importation à la distribution finale. Les fraudes dans le secteur des hydrocarbures — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de détournement de volumes, de sous-déclarations ou de contrebande — représentent une double menace : pour les recettes de l&rsquo;État d&rsquo;abord, pour les consommateurs ensuite, exposés à des produits de qualité incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc de maintenir une vigilance constante pour préserver la stabilité de l&rsquo;approvisionnement national, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La structure des prix au cœur des prochains travaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des questions les plus sensibles — et qui reviendra à la 25e réunion — est celle de la structure des prix des hydrocarbures. Le ministre a invité les parties prenantes à formuler, d&rsquo;ici la prochaine session, des propositions concrètes visant à mieux maîtriser les coûts tout en préservant les équilibres économiques du secteur. Une formulation qui laisse ouverte la question d&rsquo;une éventuelle révision des prix à la pompe, dans un contexte où les marchés mondiaux restent volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le ministre a tenu à contextualiser les défis : les tensions géopolitiques persistantes — au Moyen-Orient notamment — continuent de peser sur les marchés énergétiques mondiaux et sur les coûts d&rsquo;approvisionnement. Pour un pays importateur net comme le Mali, sans accès direct à la mer, ces fluctuations se répercutent avec un décalage et une ampleur parfois supérieurs à ce que subissent les pays côtiers, en raison des coûts de transit et de logistique qui s&rsquo;ajoutent aux prix CAF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En organisant avec régularité ces réunions de concertation — la 24e édition confirme une pratique bien installée —, les autorités maliennes démontrent leur souci de piloter en temps réel un secteur dont la moindre défaillance aurait des conséquences immédiates sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie nationale : transports, agriculture, industrie, santé. Un pilotage discret, technique, loin des projecteurs, mais dont dépend au quotidien la vie de millions de Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Kazan, Bamako et Moscou concluent un accord stratégique sur les hydrocarbures et les intrants agricoles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 18:31:37 +0000</pubDate>
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<p>À Kazan, le Mali et la Russie ont conclu un accord stratégique visant à sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures et en intrants agricoles, dans un contexte de tensions logistiques et géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge du KazanForum, les délégations malienne et russe ont arrêté un agenda opérationnel pour sécuriser l&rsquo;approvisionnement du Mali en carburant et en engrais. Un accord aux implications économiques et géopolitiques majeures pour un pays enclavé et sous pression.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est en marge du grand-messe diplomatico-économique de Kazan que s&rsquo;est joué, discrètement mais avec une portée considérable, l&rsquo;un des accords les plus concrets noués entre Bamako et Moscou depuis le rapprochement des deux pays. La sécurisation de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles était au cœur des discussions entre les deux délégations, réunies à l&rsquo;occasion du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique</em>&nbsp;».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="128" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png" alt="statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles" class="wp-image-22417" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--300x38.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--768x96.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1170x146.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--585x73.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--600x75.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles. ©Généré par IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces deux chiffres résument à eux seuls l&rsquo;ampleur du défi logistique auquel fait face le Mali. Pays enclavé, sans accès à la mer, tributaire de corridors de transit longs et exposés aux aléas politiques régionaux, le Mali dépend structurellement de chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures pour alimenter son économie et nourrir ses populations. La campagne agricole, en particulier, exige une disponibilité des engrais et des semences dans des fenêtres calendaires très précises — tout retard se paye cash, en pertes de rendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations logistiques mondiales, amplifiées par les tensions persistantes au Moyen-Orient, ont rendu encore plus vulnérables les pays sahéliens, déjà fragilisés par l&rsquo;instabilité sécuritaire intérieure et les effets des changements climatiques. Face à cette équation, les autorités de la transition malienne ont engagé une stratégie de diversification de leurs sources d&rsquo;approvisionnement, cherchant à réduire leur dépendance vis-à-vis de filières traditionnelles insuffisamment fiables ou trop conditionnées à des exigences politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie s&rsquo;inscrit dans ce cadre comme un fournisseur alternatif de poids, disposant de capacités exportatrices importantes en hydrocarbures — elle demeure l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux de pétrole et de gaz — ainsi qu&rsquo;en engrais azotés et potassiques, domaine dans lequel elle occupe une position de premier plan à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un agenda opérationnel, pas seulement des déclarations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue les échanges de Kazan des multiples rounds de discussions russo-africaines des dernières années, c&rsquo;est la dimension concrète des engagements pris. Les deux délégations sont convenues d&rsquo;établir un agenda opérationnel assorti d&rsquo;un calendrier de livraison, accompagné «&nbsp;<em>des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements pris</em>&nbsp;», selon le communiqué officiel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le volet hydrocarbures, le schéma envisagé prévoit un acheminement russe jusqu&rsquo;aux ports de transit — vraisemblablement Dakar ou Abidjan, voire Lomé —, les opérateurs économiques maliens prenant ensuite en charge la redistribution intérieure vers les différentes régions du pays. Pour les intrants agricoles, l&rsquo;accent a été mis sur la nécessité d&rsquo;anticipation : les livraisons devront impérativement respecter le calendrier cultural pour ne pas compromettre la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon&nbsp;Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce,&nbsp;<em>«&nbsp;Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d&rsquo;approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d&rsquo;approvisionnement à moyen et long terme.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des mots du ministre est révélateur. «&nbsp;<em>Stabiliser</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>moyen et long terme</em>&nbsp;» : l&rsquo;objectif affiché n&rsquo;est pas une solution d&rsquo;urgence mais bien l&rsquo;inscription de la Russie comme partenaire structurel dans l&rsquo;architecture d&rsquo;approvisionnement du Mali. Un signal fort envoyé aux autres partenaires traditionnels du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le KazanForum, vitrine de la diplomatie économique russe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;» se tient à Kazan du 12 au 17 mai 2026. Organisé dans la capitale du Tatarstan, région à majorité musulmane de la Fédération de Russie, il réunit des délégations de plus de 90 pays, dont de nombreux pays africains. Il constitue l&rsquo;une des principales plateformes utilisées par Moscou pour consolider ses partenariats économiques avec les pays du Sud global, en marge des enceintes occidentales dont la Russie est désormais largement exclue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;accord de Kazan marque une étape supplémentaire dans l&rsquo;approfondissement du partenariat russo-malien, qui s&rsquo;est déjà traduit par une coopération militaire étroite via la présence de&nbsp;<em>l&rsquo;Africa Corps</em>&nbsp;sur le territoire malien. La logique est désormais celle d&rsquo;une relation globale, militaire et économique, que Bamako entend construire avec Moscou comme alternative au modèle partenarial occidental jugé obsolète ou trop contraignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Approvisionnement : 700 citernes pour contenir la tension sur le marché</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:26:49 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de l'approvisionnement en carburant au Mali et les efforts du gouvernement pour maintenir la stabilité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de tensions récurrentes sur l’approvisionnement en carburant, le gouvernement malien tente de rassurer. À la faveur d’une hausse des volumes livrés ces dernières semaines, les autorités affichent une réelle  maîtrise de la situation, tout en reconnaissant la persistance de fragilités logistiques dans un secteur hautement stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, la question des hydrocarbures reste sous haute surveillance. Jeudi 2 avril, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé la 18ᵉ réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Objectif affiché : éviter toute rupture dans un contexte marqué par des contraintes logistiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données présentées lors de cette rencontre, la dynamique d’approvisionnement s’est nettement intensifiée ces dernières semaines. Entre le 9 et le 15 mars, 510 citernes ont été mobilisées pour alimenter le Mali. Un chiffre en hausse, confirmé par les près de 700 citernes réceptionnées entre le 30 mars et le 2 avril. Des volumes jugés suffisants, à court terme, pour répondre à la demande nationale et stabiliser un marché régulièrement soumis à des tensions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-chaine-logistique-sous-pression"><strong>Une chaîne logistique sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces chiffres, les fragilités structurelles persistent. Les acteurs du secteur pointent des difficultés d’ordre logistique et organisationnel qui continuent de peser sur la fluidité des approvisionnements. Transport, coordination des flux, capacités de stockage. Autant de maillons sensibles dans une chaîne encore vulnérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis autour de la table, les opérateurs du secteur — notamment ceux du Groupement professionnel pétrolier (GPP) et du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP) — ont formulé plusieurs recommandations afin d’améliorer la circulation des produits, de réduire les délais d’acheminement et de renforcer la résilience du dispositif national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-stabiliser-un-marche-strategique"><strong>Stabiliser un marché stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l’approvisionnement en carburant constitue un enjeu stratégique, tant pour l’économie que pour la stabilité sociale. Toute perturbation de la chaîne logistique peut rapidement se traduire par des pénuries, des hausses de prix ou des tensions sur les marchés locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient de ces enjeux, le ministre Moussa Alassane Diallo a insisté sur la nécessité&nbsp;d’une coordination étroite entre l’État et les opérateurs privés. Il a salué les efforts consentis pour maintenir le niveau des approvisionnements, tout en appelant à une mobilisation continue pour sécuriser durablement le circuit de distribution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vigilance-de-tous-les-instants"><strong>Une vigilance de tous les instants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les volumes actuels permettent d’écarter, à court terme, le spectre d’une pénurie, la situation reste étroitement dépendante de facteurs extérieurs — corridors d’approvisionnement, coûts du transport, fluctuations régionales, voire tensions géopolitiques. Autant de variables qui obligent les autorités à maintenir une vigilance constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En toile de fond, c’est toute la question de la souveraineté énergétique du Mali qui se pose. Entre dépendance aux importations et contraintes logistiques, le pays cherche encore l’équilibre entre sécurité d’approvisionnement et maîtrise durable de son marché énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Énergie : comment le Mali veut stabiliser les prix et éviter les pénuries</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:47:50 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez comment le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux change la gestion énergétique au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres le 1er avril 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté une série de textes visant à renforcer la sécurité énergétique du pays. Au cœur de cette réforme : la création d’un stock national de sécurité de produits pétroliers, destiné à prémunir l’économie contre les chocs extérieurs et les ruptures d’approvisionnement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si la souveraineté énergétique du&nbsp;Mali&nbsp;passait d’abord par la maîtrise des stocks ? En décidant de constituer des réserves stratégiques couvrant 45 jours de consommation, les autorités passent d’une gestion de crise coûteuse à une anticipation structurelle des chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-structurelle-aux-importations"><strong>Une dépendance structurelle aux importations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme de nombreux pays de la sous-région, le Mali reste fortement dépendant des importations pour couvrir ses besoins en produits pétroliers. Ces ressources sont essentielles au fonctionnement de secteurs stratégiques tels que la production d’électricité, les transports, les télécommunications, les mines ou encore la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données officielles, les importations de produits pétroliers ont atteint 2,66 millions de mètres cubes en 2024, contre 2,62 millions en 2023, soit une progression de 1,66 %. Le gaz butane a connu une hausse encore plus marquée, avec 15 838 tonnes importées en 2024, en augmentation de 14,38 % par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance expose le pays aux fluctuations des marchés internationaux et aux perturbations logistiques, notamment dans un contexte régional et mondial marqué par des crises récurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-pour-amortir-les-chocs"><strong>Un mécanisme pour amortir les chocs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces vulnérabilités, les autorités maliennes ont été contraintes, ces dernières années, d’intervenir à plusieurs reprises pour éviter des pénuries et contenir la hausse des prix à la pompe. Ces mesures ont souvent pris la forme de subventions, entraînant un manque à gagner important pour les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place d’un stock national de sécurité vise précisément à limiter ce recours aux mécanismes d’urgence. Le dispositif adopté prévoit la constitution de réserves couvrant 45 jours de consommation pour les principaux produits : super carburant, gasoil, kérosène (Jet A1) et gaz butane.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-energetique-renforcee"><strong>Vers une souveraineté énergétique renforcée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la gestion des crises, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la souveraineté énergétique du Mali. En augmentant ses capacités de stockage et en réorganisant son système d’approvisionnement, le gouvernement entend garantir la continuité des services essentiels et stabiliser l’environnement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les textes adoptés précisent les modalités de mise en œuvre de ce stock stratégique, qui devra jouer un rôle central dans la résilience du pays face aux chocs exogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés énergétiques demeurent élevées, le Mali fait ainsi le pari d’une approche préventive, visant à sécuriser durablement l’accès aux ressources énergétiques et à protéger son économie des turbulences internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Carburant : un retour à la normale se profile dans les stations maliennes</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:37:12 +0000</pubDate>
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<p>L'amélioration de l'approvisionnement du carburant au Mali est en marche. Apprenez comment la situation évolue et se stabilise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La crise du carburant marque une pause au Mali. Porté par une hausse des importations et la création de stocks de sécurité, le gouvernement veut transformer cette accalmie en stabilité durable, à l’approche du Ramadan.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs semaines de tension autour de la distribution des hydrocarbures, les files d’attente se sont nettement résorbées dans les stations-service du pays. Selon les données rendues publiques lors de la 12ᵉ réunion du cadre de concertation entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les acteurs du secteur pétrolier, la situation s’améliore de manière tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis le 22 janvier 2026, le Groupement professionnel du pétrole (GPP) et le Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP) ont dressé un bilan jugé « <em>encourageant</em> » de la semaine écoulée. Les chiffres confirment la tendance : 40,3 millions de litres d’hydrocarbures ont été importés entre le 12 et le 18 janvier, soit l’équivalent de 875 camions-citernes, puis 14,4 millions de litres supplémentaires entre le 13 et le 21 janvier. Résultat : le taux de ravitaillement des stations atteint près de 75 % sur la période cumulée, signe d’une normalisation progressive de l’approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-stations-reprennent-souffle"><strong>Les stations reprennent souffle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la différence est visible. Les longues files de véhicules observées début janvier ont quasiment disparu cette semaine dans les grandes villes. Cette amélioration est le fruit d’une accélération des livraisons et d’une meilleure coordination entre les importateurs et les distributeurs, selon la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance est positive. Le flux des citernes entrant sur le territoire a nettement augmenté, ce qui réduit les points de tension.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les acteurs du secteur se félicitent de cette accalmie, le gouvernement reste vigilant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a insisté sur la nécessité de constituer un stock de sécurité commercial, afin d’anticiper les pics de consommation, notamment à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte demande en carburant et produits de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rationnement temporaire et la mise en réserve stratégique sont considérés comme des leviers de stabilité, permettant de garantir un cadre d’approvisionnement « <em>sécurisé et contrôlé</em> ». Cette approche, combinée à la reprise des importations, nourrit l’espoir d’un retour durable à la normale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-encourageante"><strong>Une dynamique encourageante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 12 janvier, le nombre de camions-citernes entrant sur le territoire a sensiblement augmenté, traduisant une amélioration des flux logistiques. Les professionnels du secteur saluent une coordination plus fluide entre les différents acteurs — importateurs, transporteurs et gestionnaires de dépôts — qui a permis de désengorger les circuits de distribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les automobilistes, cette accalmie reste toutefois fragile. Mais dans les stations-service de Bamako à Kayes, un constat s’impose : l’essence et le gasoil coulent de nouveau sans tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le gouvernement se montre prudent, la situation de cette semaine contraste avec la pénurie qui avait frappé le pays à la fin de 2025. L’augmentation des volumes importés et la stratégie de rationnement concertée semblent porter leurs fruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à transformer cette embellie en stabilité durable, dans un contexte mondial toujours marqué par la volatilité des prix du pétrole et les aléas du transport régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie de carburant au Mali, le Niger renforce la solidarité sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:09:57 +0000</pubDate>
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<p>La situation du carburant au Mali soulève des questions sur les sanctions pour refus de solidarité envers le Niger.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali fait face à une nouvelle pénurie de carburant, le Niger a frappé fort contre les transporteurs refusant d’acheminer des hydrocarbures vers son allié sahélien. Retrait de licences, suspension de permis, réquisitions obligatoires : Niamey invoque la solidarité entre États de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour justifier des sanctions inédites. Dans un contexte d’insécurité et de défiance envers la CEDEAO, cette entraide énergétique illustre la volonté des régimes sahéliens de faire bloc, malgré les tensions économiques et sociales qu’elle suscite.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En plein cœur du Sahel, la solidarité entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’exprime désormais jusque dans la gestion du carburant, ressource devenue stratégique dans un contexte de blocus, d’insécurité et de dépendance logistique. Le Niger a annoncé, en début de semaine, une série de sanctions à l’encontre d’opérateurs économiques ayant refusé de livrer des hydrocarbures à son voisin malien, en proie à une nouvelle pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-pour-refus-de-solidarite"><strong>Des sanctions pour refus de solidarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère nigérien des Transports a retiré leurs licences à 14 opérateurs de transport d’hydrocarbures et suspendu 19 permis de conduire pour non-respect d’une réquisition ordonnée par l’État. Un transporteur supplémentaire a vu son agrément suspendu pour une durée d’un an. « <em>Ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur </em>», a déclaré le ministre, le colonel-major Abdourahamane Amadou, dans un communiqué officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ciblent des transporteurs ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali, membre de l’AES au même titre que le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement nigérien entend rappeler que, dans le cadre de cette alliance sahélienne en construction, la coopération économique et énergétique n’est pas une option, mais une obligation de solidarité stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-mise-a-l-epreuve"><strong>Une solidarité mise à l’épreuve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, qui dépend fortement de ses partenaires pour l’approvisionnement énergétique, fait face à une nouvelle crise du carburant. En octobre et novembre, le pays avait déjà connu une pénurie aiguë provoquée par un blocus du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, qui avait coupé plusieurs axes de ravitaillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réaction, Niamey avait fait preuve d’une solidarité spectaculaire : 82 camions-citernes nigériens avaient parcouru près de 1 400 kilomètres sous escorte militaire pour ravitailler Bamako, un convoi salué dans les trois capitales de l’AES comme un acte concret d’unité sahélienne face aux pressions extérieures et aux menaces des groupes armés terroristes, soutenus par des «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlés&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du gouvernement nigérien suscite toutefois des réactions contrastées. Moussa Niandou, responsable du Syndicat démocratique des routiers du Niger (SDRN), a dénoncé la brutalité des sanctions : « <em>Nous sommes surpris par le retrait des permis de conduire. L’État aurait dû d’abord comprendre les raisons du refus avant de sanctionner </em>», a-t-il déclaré à la presse locale, plaidant pour un dialogue entre transporteurs et autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-politique-et-energetique-en-construction"><strong>Une alliance politique et énergétique en construction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur rupture collective avec la CEDEAO, le 29 janvier 2025, et leur rapprochement sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES) créée en 2023 — devenue par la suite en juillet 2024, une confédération— le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir un espace d’intégration politique, économique et sécuritaire autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la gestion partagée de l’énergie et du transport des ressources devient un test de cohésion pour ces trois régimes militaires, tous confrontés non seulement à des complots géopolitiques occasionnant une intensification des attaques terroristes mais aussi à une hostilité diplomatique croissante de leurs anciens partenaires occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, assurer la continuité du flux énergétique vers le Mali dépasse la simple entraide : c’est un acte politique de résistance économique concertée entre trois États qui entendent affirmer leur souveraineté face aux crises sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le geste nigérien est salué comme un symbole de fraternité sahélienne, il révèle aussi les fragilités d’une intégration encore balbutiante. Le corridor énergétique Niger–Mali reste exposé aux risques sécuritaires, aux contraintes budgétaires et à la complexité administrative. Mais, au-delà des sanctions et des réserves syndicales, un message politique émerge : l’AES n’est pas qu’une alliance militaire, mais une communauté de destin, où la solidarité énergétique devient une arme de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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