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	<title>Archives des capital humain &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des capital humain &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Commémoration de la journée des martyrs : Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 17:14:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La commémoration de la Journée des martyrs rappelle l'importance de la mémoire et de la résilience dans la société malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge de la commémoration de la Journée des martyrs du 26&nbsp;mars 1991, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la Pyramide du Souvenir, a initié un colloque placé sous la présidence du ministre Mamou Daffé. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents, parmi eux Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi, « <em>Sécurité humaine et recompositions socio-technologiques au Mali : dynamiques, gouvernance et résilience face à la crise&nbsp;post-2012</em><em> </em>», a permis de relier mémoire et actualité. Il ne s’agissait pas seulement de se souvenir des martyrs, mais de réfléchir aux mutations sociales et technologiques qui conditionnent la stabilité du pays. En intégrant la sécurité humaine et les recompositions technologiques, les organisateurs ont donné une profondeur analytique à la commémoration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-memoire-et-actualite-a-portee-nationale"><strong>Mémoire et actualité à portée nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, Mamou Daffé a rendu hommage aux martyrs du 26&nbsp;mars 1991, symboles de courage et de sacrifice, tout en évoquant les victimes des crises récentes, civiles et militaires. Pour lui, la commémoration doit être un levier d’action et une source d’inspiration pour bâtir un Mali résilient. Cette double tonalité, mémorielle et tournée vers l’avenir, a marqué la cérémonie, en invitant les générations actuelles à transformer la mémoire en projets concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="990" height="524" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg" alt="Célébration des martyrs" class="wp-image-21677" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg 990w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-300x159.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-768x406.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-585x310.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-600x318.jpeg 600w" sizes="(max-width: 990px) 100vw, 990px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Rencontre de haut niveau à la Pyramide du souvenir, le 26 mars 2026, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Mamou Daffé de la Culture,  Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement. Crédit photo : Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a insisté sur la cohésion sociale et la souveraineté nationale, qu’il considère comme des piliers essentiels pour l’avenir du Mali. Selon lui, l’héritage des martyrs impose aux générations présentes de traduire le souvenir en initiatives tangibles. Ce message traduit une volonté politique de lier l’histoire aux actions actuelles, afin que le sacrifice des martyrs ne reste pas une référence abstraite, mais devienne un moteur de mobilisation nationale et de consolidation démocratique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommage-et-mobilisation-pour-la-souverainete-nationale"><strong>Hommage et mobilisation pour la souveraineté nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque s’est affirmé comme une plateforme de réflexion nationale. Chercheurs, experts et acteurs institutionnels ont été conviés pour analyser les recompositions socio-technologiques et les enjeux de gouvernance. Les débats ont mis en lumière les fragilités du système, mais aussi les opportunités offertes par les nouvelles dynamiques sociales et technologiques. Cette démarche a transformé l’hommage en espace de dialogue et de prospective, donnant une profondeur intellectuelle à la commémoration.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du recueillement, Mamou Daffé a insisté sur l’importance du capital humain. Pour lui, investir dans les savoirs et les compétences est une condition indispensable pour consolider la souveraineté nationale. Cette orientation montre que la mémoire des martyrs n’est pas seulement un héritage historique, mais aussi une source d’inspiration pour des politiques publiques centrées sur l’éducation, la formation et l’innovation. La jeunesse et la connaissance deviennent ainsi des leviers stratégiques pour l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dialogue-intellectuel-et-valorisation-du-capital-humain"><strong>Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commémoration a donc dépassé le cadre symbolique pour devenir un moment de réflexion stratégique. Elle a permis de conjuguer mémoire et avenir, en articulant hommage et prospective. Les autorités maliennes ont réaffirmé leur volonté de renforcer la gouvernance et la cohésion sociale, tout en honorant le sacrifice des martyrs. Ce colloque s’est imposé comme un espace de mobilisation pour construire un Mali durable et souverain, où la mémoire devient un levier pour l’action et la résilience nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée des martyrs du 26&nbsp;mars 1991, célébrée à la Pyramide du Souvenir, a été bien plus qu’un moment de recueillement. Elle a permis de rappeler l’importance de la mémoire dans la construction d’un projet national. En liant hommage et réflexion sur les défis contemporains, les autorités ont montré que l’histoire peut servir de socle à l’action. Le colloque a ainsi ouvert une voie vers un Mali plus fort, résilient et souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Pourquoi le Fonds de financement de la promotion du secteur minier transformera durablement le domaine des mines </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:29:13 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier contribue à la souveraineté minière et au développement des compétences au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En instaurant un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Mali franchit une nouvelle étape dans la structuration de son industrie extractive. Au-delà de la captation de la rente, Bamako mise désormais sur la formation, l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>expertise nationale et la monté</em></strong><strong><em>e en comp</em></strong><strong><em>étences pour assoir une véritable souveraineté mini</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>re. Ce dispositif s</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>inscrit dans une réforme plus large articulée autour de cinq fonds stratégiques.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la refondation du secteur extractif — enclenchée depuis 2023 à travers l’adoption d’un nouveau Code et d’une loi relative au contenu local — le Mali ne se contente plus de capter la rente minière. Il entend désormais investir dans le capital humain. À travers l’Article 97 du Code minier de 2023, les autorités instaurent un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, destiné à renforcer les capacités nationales et à structurer durablement l’écosystème minier. Une réforme qui s’inscrit dans une stratégie plus globale, articulée autour de cinq fonds complémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-pour-former-et-structurer-le-secteur"><strong>Un fonds pour former et structurer le secteur</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier vise à doter le Mali de compétences solides dans un domaine stratégique pour son économie. Dans un contexte où&nbsp;l’exploitation des ressources reste largement dominée par des acteurs internationaux, l’enjeu est de renforcer l’expertise nationale, tant au niveau technique qu’institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, ce fonds est alimenté par les ressources destinées à la formation versées par les sociétés minières, notamment lors de la signature des conventions d’établissement ou du transfert de titres miniers. Un mécanisme qui permet d’inscrire l’obligation de formation dans la relation contractuelle entre l’État et les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre incitation notable&nbsp;: les contributions versées par les entreprises sont considérées comme des charges déductibles de l’impôt sur les sociétés. Une disposition fiscale qui vise à encourager la participation active des opérateurs privés au développement des compétences locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transparence-et-redevabilite-au-coeur-du-dispositif"><strong>Transparence et redevabilité au cœur du dispositif</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement du fonds sera précisé par décret en Conseil des ministres, mais le Code minier fixe déjà des exigences en matière de transparence. L’administration en charge du fonds devra produire un rapport annuel d’activité et de gestion, transmis aux ministres des Mines et des Finances dans un délai de six mois après la clôture de l’exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport, publié au Journal officiel et sur le site du ministère en charge des Mines, constitue un outil clé de redevabilité. Il permettra d’évaluer l’utilisation des ressources et l’impact réel des actions menées en matière de formation et de renforcement des capacités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-fonds-pour-refonder-la-gouvernance-mini-e-re"><strong>Cinq fonds pour refonder la gouvernance mini</strong><strong>è</strong><strong>re</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds de promotion du secteur minier s’inscrit dans un dispositif plus large, prévu par le Code minier de 2023, qui crée cinq fonds structurants destinés à encadrer et transformer le secteur&nbsp;: le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre les produits chimiques prohibés ;&nbsp;le Fonds de financement de la promotion du secteur minier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, il faut noter le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation ; et le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture traduit une volonté de transformer le secteur minier en un levier intégré de développement, capable de générer des retombées économiques, sociales et territoriales durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-mini-e-re-renforcee"><strong>Vers une souveraineté mini</strong><strong>è</strong><strong>re renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des mécanismes financiers, c’est une nouvelle doctrine qui se dessine. En misant sur la formation et le renforcement des capacités, le Mali cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des expertises étrangères et à mieux maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans la vision stratégique à long terme du pays, qui fait du secteur minier un pilier de la souveraineté économique. L’objectif est désormais de passer d’une économie d’extraction à une économie de transformation, où&nbsp;les ressources naturelles deviennent un moteur de développement endogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de compétition accrue pour les ressources et les investissements, le Mali joue ici une carte stratégique. Celle de faire de la compétence nationale un atout décisif pour capter davantage de valeur dans le secteur minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Année de l’Éducation et de la Culture : une feuille de route pour une refondation basée sur les valeurs endogènes  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:21:29 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la feuille de route de l'année de l'éducation et de la culture : une initiative clé pour 2026-2027.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La salle de l’Inspection générale de l’Éducation nationale a abrité, mardi 17 mars 2026, la réunion inaugurale du Comité préparatoire de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, la rencontre a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, ainsi que de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. </strong> </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation gouvernementale illustre l’importance stratégique accordée à cette initiative nationale. L’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 s’inscrit dans la continuité des grandes réformes engagées par l’État, prolongeant les Assises nationales de la refondation de 2021, les États généraux de l’Éducation de 2024 et l’Année de la Culture 2025. Elle vise à bâtir une école moderne et souveraine, tout en consolidant l’identité culturelle comme socle de cohésion et de développement. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-dans-la-continuite-des-reformes"><strong>Une initiative dans la continuité des réformes</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre inaugurale avait pour ordre du jour la prise de contact entre les membres et l’élaboration d’un chronogramme de travail. Ces étapes visent à poser les bases d’une organisation efficace et à définir une feuille de route claire. Le ministre Amadou Sy Savane a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif et d’une créativité soutenue pour répondre aux attentes du peuple malien. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité préparatoire est placé sous la présidence du Pr Kagnoume Jean Bosco Konaré. Sa mission ne se limite pas à organiser des activités symboliques. Il devra proposer des initiatives structurantes capables de transformer durablement le système éducatif et de renforcer les valeurs citoyennes. L’éducation et la culture sont envisagées comme deux leviers indissociables pour préparer l’avenir du Mali. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-gouvernementale-elargie"><strong>Une mobilisation gouvernementale élargie</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé que cette mission est historique et exigeante. Les propositions du Comité seront attendues au plus haut niveau de l’État et devront être à la hauteur des aspirations nationales. Il s’agit, selon lui, d’une opportunité unique de contribuer à écrire une nouvelle page de l’histoire éducative et culturelle du pays. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 vise à mobiliser l’ensemble de la Nation autour de l’école et de la culture. L’éducation n’est pas seulement l’affaire d’un ministère, mais celle de toute la société. En intégrant pleinement les valeurs culturelles, le Mali entend bâtir une école souveraine, ouverte sur l’avenir et capable de former des citoyens responsables et fiers de leur identité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-historique-et-exigeante"><strong>Une mission historique et exigeante</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, le ministre Amadou Sy Savane a déclaré : « <em>Vos propositions devront être à la hauteur des attentes du peuple malien. Il s’agit d’un travail exigeant, d’une précieuse opportunité de contribuer à écrire une page nouvelle de l’histoire de l’Éducation au Mali</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En lançant officiellement les travaux du Comité préparatoire, le Mali confirme sa volonté de refonder son système éducatif et de valoriser sa culture comme pilier de souveraineté. L’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 s’annonce comme un moment décisif pour mobiliser les énergies, renforcer la cohésion nationale et préparer l’avenir du pays. Les travaux du Comité seront suivis avec attention par les plus hautes autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>11è session du FAIC : 203 millions CFA pour soutenir la création et les festivals  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:40:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration souligne l'importance du cinéma malien pour l'identité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle de réunion du département en charge de la Culture a abrité, ce mardi 17 mars 2026, la 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique. L’événement s’est déroulé sous la présidence du Secrétaire général du ministère, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre Mamou Daffé, en présence de la Directrice générale du Fonds, Koné Mariam Maïga ainsi que l’ensemble des administrateurs.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette session a marqué une étape importante dans la gouvernance culturelle du pays. Le représentant du ministre a rappelé que le cinéma malien, malgré ses difficultés, demeure un secteur stratégique pour l’identité nationale et le rayonnement du Mali. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la structuration de l’industrie cinématographique et de mobiliser davantage de moyens pour soutenir les créateurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrateurs ont été invités à examiner avec attention les documents soumis à leur appréciation. L’objectif était de dégager des perspectives concrètes pour l’année 2026, en tenant compte des défis persistants liés au financement, à la formation et à la professionnalisation des métiers du cinéma. Le Secrétaire général a exhorté les participants à proposer des initiatives ambitieuses et réalistes. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poids-des-chiffres-dans-la-relance"><strong>Le poids des chiffres dans la relance</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secrétaire général Diarra a, dans son intervention, mis en avant les chiffres clés de l’exercice en cours. Le budget prévisionnel du Fonds pour 2026 est fixé à 203 millions de francs CFA, soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Cette progression traduit la volonté des autorités de renforcer les moyens financiers alloués au cinéma et à l’audiovisuel, malgré un contexte économique contraignant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce budget permettra de soutenir la programmation des appels à projets, d’appuyer les festivals nationaux et de renforcer les capacités des professionnels du secteur. Le Secrétaire général a souligné que ces ressources doivent être utilisées de manière optimale afin de garantir un impact réel sur la production cinématographique. « <em>Nous devons transformer chaque franc investi en opportunité pour nos créateurs. Chaque projet soutenu doit contribuer à bâtir une industrie solide </em>», a-t-il affirmé.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-et-education-un-tandem-necessaire"><strong>Culture et éducation, un tandem nécessaire</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a rappelé que les acquis de l’Année de la Culture 2025 constituent désormais une base solide pour les années 2026 et 2027, décrétées Année de l’Éducation et de la Culture par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita. Cette initiative vise à refonder l’école, renforcer le capital humain et valoriser la culture comme pilier de l’identité nationale et de la souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant du ministre Daffé a insisté sur l’importance de la synergie entre culture et éducation. Selon lui, le cinéma doit être intégré dans cette vision globale, car il constitue un outil pédagogique et un vecteur de cohésion sociale. Le FAIC, en tant qu’instrument de financement, doit accompagner cette ambition en soutenant des projets qui allient créativité et utilité sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-industrie-cinematographique-solide"><strong>Vers une industrie cinématographique solide</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrateurs présents ont été exhortés à projeter des initiatives concrètes et innovantes. Le Secrétaire général a rappelé que le Fonds doit impérativement se relever de ses difficultés passées pour mieux répondre aux besoins des professionnels du cinéma. « <em>Le cinéma malien doit redevenir une fierté nationale et un moteur de développement. Nous avons le devoir de lui donner les moyens de son essor </em>», a-t-il martelé devant les participants.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La session a également permis de mettre en avant le rôle du FAIC comme levier de modernisation et de valorisation du cinéma malien. Les administrateurs ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie avec la direction du Fonds et le ministère pour bâtir une industrie cinématographique solide, capable de contribuer à la vitalité culturelle du Mali et à son rayonnement au-delà des frontières. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du FAIC s’est déroulée dans un climat de responsabilité et d’engagement. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une gestion rigoureuse, d’initiatives ambitieuses et d’un accompagnement financier accru pour relancer le cinéma malien. Les perspectives ouvertes par cette rencontre traduisent une volonté commune de donner un nouveau souffle à l’industrie cinématographique nationale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : un plan de 36 190 milliards FCFA pour relancer l’économie et la cohésion nationale à l’horizon 2030  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:27 +0000</pubDate>
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<p>Le PND 2026-2030 du Burkina Faso est une feuille de route stratégique pour un développement inclusif et durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Burkina Faso a dévoilé son Plan national de développement (PND) 2026-2030, véritable boussole stratégique pour l’action publique. Ce document marque une rupture avec les hésitations du passé et s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il ambitionne de refonder le modèle de développement en plaçant l’État au centre de l’impulsion économique et sociale, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PND 2026-2030 succède au PNDES 2021-2025 et capitalise les leçons tirées de son exécution. Il prend en compte les défis sécuritaires, humanitaires et économiques, mais aussi les opportunités offertes par le repositionnement stratégique du pays au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif global est d’impulser un développement endogène et inclusif, fondé sur la souveraineté nationale et l’engagement patriotique. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-strategique-pour-un-etat-stratege"><strong>Une rupture stratégique pour un État stratège</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vision affichée est celle d’un « <em>Burkina Faso souverain et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous</em> ». Pour y parvenir, le plan s’articule autour de quatre piliers : consolider la sécurité et la paix, refonder l’État et améliorer la gouvernance, développer le capital humain, et transformer durablement l’économie par les infrastructures et l’industrialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les impacts attendus à l’horizon 2030 sont ambitieux&nbsp;: reconquête totale du territoire, réduction de la pauvreté de 43,2 % en 2021 à 35 %, amélioration de l’indice de perception de la corruption, hausse de la part des industries manufacturières dans le PIB de 9,6 % à 17,7 %, et accroissement de la puissance électrique installée de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW. Ces objectifs traduisent une volonté de transformation profonde. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-chiffres-pour-transformer-l-economie"><strong>Des objectifs chiffrés pour transformer l’économie</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan prévoit également une amélioration de l’espérance de vie, passant de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030. L’éducation et la formation professionnelle sont mises en avant, avec une augmentation de la proportion des effectifs de l’EFTP de 5 % en 2024 à 12 % en 2030. La réduction de la dépendance alimentaire est aussi visée, en diminuant la part des produits alimentaires importés de 11,5 % à 8 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût global de mise en œuvre du PND est estimé à 36&nbsp;190,7 milliards FCFA, soit une moyenne annuelle de 7&nbsp;238,1 milliards. Les dépenses d’investissement représentent 34,5 % du total, soit 12&nbsp;494,9 milliards FCFA. Le besoin de financement additionnel est évalué à 10&nbsp;955,3 milliards FCFA, correspondant à 30,3 % du coût total. Pour y répondre, l’État mise sur des instruments innovants de financement. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-financement-innovant-et-participatif"><strong>Un financement innovant et participatif</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces innovations figurent l’actionnariat populaire, les contributions volontaires et communautaires, ainsi que les revenus de portefeuilles de l’État. L’approche-programme est privilégiée, avec des initiatives présidentielles jouant le rôle d’accélérateurs. Cette méthode vise à renforcer la cohérence des interventions, accroître l’efficacité budgétaire et améliorer le suivi-évaluation. L’État se positionne ainsi comme stratège et catalyseur du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PND identifie toutefois des risques majeurs&nbsp;: chocs extérieurs, incertitudes de financement, catastrophes naturelles, effritement de la cohésion sociale, faible mobilisation communautaire et persistance de l’insécurité. Pour chacun, des mesures d’atténuation sont prévues. En somme, ce plan de relance traduit une volonté politique forte de bâtir un Burkina Faso souverain, uni et prospère, en inscrivant l’action publique dans une dynamique de transformation structurelle assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] La renaissance du Mali passera-t-elle par ses salles de classe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:53:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Année de l'éducation et de la culture souligne l'engagement du Mali à former des citoyens compétents et responsables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les autorités de transition veulent reconstruire le système éducatif pour répondre aux défis souverainistes, démographiques, économiques et technologiques d’un pays où le capital humain reste décisif.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://koulouba.ml/le-president-de-la-transition-decrete-2026-2027-annee-de-leducation-et-de-la-culture/&amp;ved=2ahUKEwjgqM-AuICTAxWbhf0HHZOtDIIQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw11OzZg7GRW7HC0_F_mO5AO" target="_blank" rel="noreferrer noopener">période 2026-2027</a> « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em> ». Mais aussi il s’agit d’engager « <em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em> », pour une « <em>prospérité partagée </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La refondation de l’école malienne demeure donc le cœur battant de cette décision du général d’armée Assimi Goïta. En effet, depuis les <a href="https://sahelresearch.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/170/Banque_Mondiale_education_Nord_Mali_2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crises politiques et sécuritaires</a> des années 2012, l’école malienne traverse une période de fortes turbulences. Fermetures d’écoles, grèves intempestives des enseignants et abandon scolaire ont contribué à une dégradation des indicateurs, notamment dans le secondaire où les taux de scolarisation restent faibles, en particulier chez les filles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-indicateurs-educatifs-alarmants"><strong>Des indicateurs éducatifs alarmants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des données de 2018 du ministère de l’Éducation nationale du Mali, le <a href="https://www.iicba.unesco.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux de scolarisation des filles</a> est de l’ordre de 60,4 % contre 61,4 % pour les garçons. La proportion d&rsquo;enfants incapables de lire et de comprendre un texte adapté à leur âge à 10 ans est estimée par la Banque mondiale, l’UNESCO et d’autres organisations à 90 %. En 2020, les taux bruts de scolarisation dans l’enseignement secondaire étaient de 33 % pour les filles et de 38 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur était de 3 % pour les femmes en 2019, contre 6 % pour les hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres font froid dans le dos. Selon la note synthétique de l’UNESCO en janvier 2024, la richesse d’un pays se compose principalement de <a href="http://note%20synth%C3%A9tique%20de%20l%E2%80%99UNESCO%20en%20janvier%202024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois types de capital </a>: les investissements dans des actifs ; le capital naturel ; et le capital humain. Ce dernier est mesuré comme « <em>la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, qui dépend à son tour du niveau d’éducation de la main-d’œuvre</em> ». Les dernières estimations de la Banque mondiale « <em>suggèrent que la richesse en capital humain au Mali représente 42 % de la richesse nationale</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces analyses démontrent avec acuité l’importance du capital humain dans l’émergence d’une nation. Dans un pays comme dans une entreprise, les ressources humaines demeurent les plus importantes. Les autres demeurent des accessoires face au capital humain pour la formation duquel il convient de beaucoup miser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-de-la-reforme-de-1962"><strong>L’héritage de la réforme de 1962</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources, à l’ère des indépendances, le Mali était cité en exemple de par la qualité de son enseignement. Les enseignants étaient alors sollicités dans la sous-région pour le partage d’expériences. Cette performance de l’école malienne s’expliquait particulièrement par la <a href="https://journals.openedition.org/ries/5917" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réforme de 1962</a>, reconnue pour sa rigueur et sa volonté de former des cadres nationaux valeureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme contenait cinq objectifs cardinaux : «&nbsp;<em>Un enseignement tout à la fois de masse et de qualité ; un enseignement qui puisse fournir avec une économie maximum de temps et d’argent tous les cadres nécessaires au pays pour ses divers plans de développement ; un enseignement qui garantisse un niveau culturel permettant l’établissement d’équivalences de diplômes avec les autres États modernes ; un enseignement dont le contenu soit basé non seulement sur les valeurs spécifiquement africaines et maliennes mais aussi sur les valeurs universelles ; enfin, un enseignement qui décolonise les esprits.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux derniers objectifs de cette réforme sont désormais au cœur de l’engagement des autorités maliennes de la transition, déterminées à redonner au Mali toute sa souveraineté, sur tous les plans. En décrétant la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> », elles souhaitent désormais mettre au cœur de l’enseignement les valeurs ataviques qui font le Mali. Il ne s’agit certes pas d’un retour dans la préhistoire de l’humanité, mais de former des citoyens pleinement imprégnés des réalités sociétales, historiques et géographiques de leur pays tout en restant ouverts à l’évolution du monde. « <em>La réforme de 1962 voulait mettre en place une formation adaptée aux réalités du pays et aux exigences du développement scientifique et technologique</em> », explique Seydou Loua, dans une étude de 2017 intitulée <em>Les grandes réformes de l’école malienne de 1962 à 2016</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-reforme-structurelle"><strong>Vers une nouvelle réforme structurelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il donc s’attendre à un come-back de la réforme de 1962 dans sa mise en œuvre ou à une nouvelle réforme du système éducatif malien ? A priori, la deuxième option serait la plus crédible si nous savons que les recommandations des États généraux de l’éducation, tenus du 16 au 19 janvier 2024 à Bamako, sont en attente d’une mise en œuvre. Ces conclusions préconisent en effet une refonte majeure du système éducatif. Axées sur 18 thématiques, elles visent à créer un modèle éducatif fondé sur les valeurs culturelles maliennes, l’enseignement des <a href="https://saheltribune.com/promotion-des-langues-nationales-lavant-projet-de-constitution-rouvre-le-debat/">langues nationales</a> et l’adéquation formation-emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands maux de la nation malienne ou les obstacles majeurs à son développement y sont mentionnés. Cette réforme, qui concernera aussi la valorisation des langues nationales, sera donc un pas décisif vers la mise en œuvre de la <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2023/mali-jo-2023-13-sp-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Constitution du 22 juillet 2023</a>, qui érige les langues nationales en langues officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté des langues nationales, il pourrait s’agir aussi, au cours de cette période 2026-2027, de procéder à une mise en œuvre du <a href="https://fr.scribd.com/document/819204871/Programme-National-DEducation-Aux-Valeurs-PNEV-Projet-de-Plan-Daction-2023-2027" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV)</a> lancé en avril 2024. Cette initiative stratégique issue des <a href="https://ambamali.ca/assises-nationales-de-la-refondation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assises nationales de la refondation </a>vise à réhabiliter les valeurs fondamentales (civisme, patriotisme, intégrité).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-face-a-la-revolution-numerique"><strong>L’école face à la révolution numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En profitant de cette période pour mettre en œuvre ces recommandations, les autorités de la transition auront le mérite de ne pas les laisser dormir dans les tiroirs comme ce fut le cas pour les conclusions de beaucoup de rencontres, comme le <a href="https://planipolis.iiep.unesco.org/sites/default/files/ressources/mali_forum_national_education_2008_rapport_general.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Forum national sur l’éducation de 2008 au Mali</a>. Un cadre qui visait à diagnostiquer les faiblesses du système éducatif en vue de le refonder. Malgré des recommandations pertinentes, beaucoup sont restées sans application, ce qui a constitué le début de longues attentes pour une réforme structurelle. L’accent avait alors été mis sur la qualité, la gestion et la performance de l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté des États généraux de l’Éducation et du PNEV, il faut aussi, dans le cadre de cette valorisation de l’éducation au Mali, de mettre un accent particulier sur l’adéquation entre cette <a href="https://www.unesco.org/fr/digital-education/artificial-intelligence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">formation et les évolutions technologiques </a>mondiales. La <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-des-enseignants-pour-une-education-inclusive-et-de-qualite-ameliorer-les-conditions-des-enseignants%e2%80%89/">transformation éducative</a> ne peut plus se limiter aux programmes classiques. L’essor de l’intelligence artificielle, des réseaux sociaux et de l’économie numérique impose de nouvelles compétences. Ces nouveaux outils exigent une culture digitale, un esprit critique face à la désinformation, la protection des données personnelles et une maîtrise des outils technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-levier-strategique-du-multilinguisme"><strong>Le levier stratégique du multilinguisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ignorer ces enjeux reviendrait à former une génération déconnectée des réalités du marché du travail mondial. L’école malienne doit donc intégrer l’apprentissage du numérique comme compétence de base, au même titre que la lecture ou le calcul, tout en sensibilisant les élèves aux risques liés aux manipulations informationnelles et à l’usage abusif des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignement multilingue apparaît désormais comme un levier stratégique : apprendre dans sa langue maternelle facilite l’acquisition des savoirs fondamentaux, renforce l’inclusion scolaire et valorise l’identité culturelle. À terme, l’enjeu est de bâtir un système où français, langues nationales et compétences internationales coexistent, afin de concilier enracinement local et ouverture globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:18:38 +0000</pubDate>
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<p>Le pôle universitaire à Bandiagara va transformer l'enseignement supérieur au Mali avec une nouvelle université polytechnique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-les-campus-et-territorialiser-l-offre-universitaire"><strong>Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-nationale-d-investissements-educatifs"><strong>Une dynamique nationale d’investissements éducatifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-l-education-pour-accelerer-la-cadence"><strong>Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir décrété 2025 « <em>année de la culture</em> », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Marchés, travail, consommation : pourquoi 2050 sera l’année charnière du Sud global</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:02:38 +0000</pubDate>
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<p>L'explosion démographique dans les pays en développement pose des défis économiques majeurs pour le monde moderne. Apprenez-en plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à l’explosion démographique dans les pays en développement, la création massive d’emplois apparaît comme l’un des défis déterminants du XXIᵉ siècle; selon une analyse publiée initialement par Bloomberg et reprise par la banque mondiale. Entre opportunité économique mondiale et risque d’instabilité, experts et institutions alertent sur l’urgence d’investir dès aujourd’hui pour transformer cette transition en moteur de croissance durable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde avance sur deux registres simultanés. D’un côté, les chocs rapides — conflits, innovations technologiques, crises financières — captent l’attention médiatique et politique. De l’autre, des forces profondes, lentes mais irréversibles, façonnent l’avenir : évolution démographique, raréfaction des ressources, transformations économiques globales. Ces dynamiques de fond, moins visibles, déterminent pourtant les équilibres du XXIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi elles, la poussée démographique dans les pays en développement constitue l’un des phénomènes les plus déterminants. Selon les estimations évoquées lors de rencontres économiques internationales, environ 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler dans ces États d’ici dix à quinze ans. Or les économies concernées ne devraient créer qu’environ 400 millions d’emplois sur la même période. Le déséquilibre est colossal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-defi-economique-et-securitaire"><strong>Un défi économique… et sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déficit d’emplois n’est pas seulement une question sociale ou de développement. Il s’impose désormais comme un enjeu stratégique global. Sans perspectives professionnelles, une jeunesse nombreuse peut alimenter migrations irrégulières, tensions sociales ou instabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du dernier Forum économique mondial à Davos, cet enjeu a pourtant été rapidement éclipsé par l’actualité immédiate. Un risque que certains experts jugent préoccupant, alors que d’autres rendez-vous internationaux majeurs — G7, G20 ou conférences de sécurité — devraient, selon eux, replacer la question de l’emploi au centre des priorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce défi, le Groupe de la Banque mondiale défend une stratégie structurée autour de trois axes. Le premier consiste à bâtir des infrastructures solides — énergie, transports, santé, éducation — sans lesquelles aucun tissu économique durable ne peut émerger. L’accent est particulièrement mis sur le capital humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bhubaneswar, en Inde, un centre de formation soutenu par des partenariats publics-privés forme chaque année près de 38 000 personnes dans des domaines techniques. La quasi-totalité des diplômés trouvent ensuite un emploi ou lancent leur activité, preuve que l’adéquation entre formation et marché du travail demeure déterminante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-liberer-l-initiative-privee"><strong>Libérer l’initiative privée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second pilier repose sur la création d’un environnement favorable à l’entreprise. Des règles claires, une réglementation stable et une justice prévisible constituent les fondations indispensables pour attirer les investissements. Les emplois naissent d’abord de l’initiative entrepreneuriale, en particulier celle des micro-, petites et moyennes entreprises, principales pourvoyeuses de travail dans les économies émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième levier vise justement à aider ces entreprises à grandir. Instruments financiers, garanties contre les risques politiques, prises de participation. Ces outils permettent de canaliser les capitaux vers les acteurs locaux. Un exemple récent illustre cette approche.&nbsp; Une garantie soutenant <em>Banco do Brasil</em> a mobilisé près de 700 millions de dollars de financements accessibles aux petites entreprises, notamment agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses convergent vers cinq domaines capables de générer massivement des postes : infrastructures et énergie, agroalimentaire, soins de santé primaires, tourisme et industrie manufacturière à valeur ajoutée. Ces secteurs présentent un potentiel d’absorption de main-d’œuvre élevé et contribuent simultanément à la croissance intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2050, plus de 85 % de la population mondiale devrait vivre dans des pays en développement. Cette évolution représente la plus grande expansion de la main-d’œuvre jamais observée, mais aussi l’essor du plus vaste marché de consommateurs de l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-interet-partage-entre-nord-et-sud"><strong>Un intérêt partagé entre Nord et Sud</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéfices d’une telle dynamique ne concerneraient pas seulement les économies émergentes. Des marchés en croissance deviennent des partenaires commerciaux plus solides, renforcent les chaînes d’approvisionnement mondiales et réduisent les pressions migratoires. Les pays industrialisés ont donc, eux aussi, intérêt à soutenir la création d’emplois ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le secteur privé international, l’enjeu est colossal : une population jeune signifie une demande accrue en énergie, infrastructures, alimentation, santé ou logements. Le véritable obstacle n’est pas l’absence d’opportunités, mais le risque — réel ou perçu — associé à ces marchés. C’est précisément là que les institutions de développement jouent un rôle catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alternative est d’investir maintenant pour transformer cette transition démographique en moteur de prospérité, ou attendre que ses effets négatifs se manifestent sous forme de crises successives. Les grandes mutations historiques ne surgissent pas toujours dans le fracas ; elles avancent souvent à bas bruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ignorer ces forces lentes reviendrait à se focaliser sur l’étincelle tout en négligeant l’incendie qui couve. Comme le rappelait une analyse publiée initialement par Bloomberg, la question n’est plus de savoir si ces tendances façonneront l’avenir, mais si le monde choisira d’en faire une opportunité… ou une menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi exclure l’Afrique fausse toute projection mondiale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 08:08:25 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique dans le monde de demain : une réflexion sur l'importance d'inclure le continent dans les discussions sur l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une réflexion de fond sur la place stratégique de l’Afrique dans la construction du futur mondial. Il y démontre que marginaliser le continent dans les projections globales revient à fausser toute lecture sérieuse des dynamiques économiques, intellectuelles et politiques contemporaines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Penser le futur du monde sans l’Afrique, c’est plus qu’une erreur d’analyse. C’est perpétuer un héritage intellectuel qui a trop longtemps relégué un continent à une périphérie extractive. Cette réduction s’exprime de multiples façons. D’abord, par l’extraction de ressources sans transformation locale et la mobilisation préférentielle des compétences humaines au profit d’autres économies. Ensuite, par l’invisibilisation des innovations conceptuelles africaines, qui rend incompréhensible toute construction d’un avenir mondial partagé. Refuser d’inscrire l’Afrique au cœur des trajectoires contemporaines condamne ainsi le projet du progrès à une croissance amputée de ses ressources matérielles et humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-potentiel-strategique-encore-mal-lu"><strong>Un potentiel stratégique encore mal lu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objection selon laquelle l’Afrique ne serait qu’un bénéficiaire passif d’assistance extérieure repose sur une lecture antiquée des rapports internationaux. Le continent concentre des ressources stratégiques, un renouvellement démographique dynamique et des formes de savoir structurantes pour les économies et technologies globales. Or, tant que l’exploitation de ces atouts reste confinée à des enclaves exportatrices, privant les sociétés locales de valeur ajoutée et de contrôle, les inégalités et la dépendance se perpétuent. Ce constat n’essentialise pas l’Afrique. Au contraire, il invite à reconnaître un réel empirique trop souvent réduit à un laboratoire d’expérimentations exogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les paradigmes dominants du développement doivent être interrogés à l’aune de cette réalité. Une approche purement normative ou universaliste, qui ignore les ontologies et histoires locales, reproduit une logique d’assimilation. Pire, elle impose des modèles de « <em>rattrapage</em> » supposant que la modernité ne peut prendre qu’une forme déjà pratiquée ailleurs. Inversement, des interventions techniques rigoureuses risquent de traiter les sociétés africaines comme des objets passifs plutôt que comme des actrices co-formatrices, si elles demeurent aveugles aux relations sociales, aux attentes populaires et aux dispositifs d’auto-gouvernance locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-conditions-d-une-emancipation-structurelle"><strong>Les conditions d’une émancipation structurelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître la pluralité des modernités exige de refonder les objectifs du développement non sur une conformité extérieure, mais sur le renforcement de trajectoires endogènes créatrices de valeur partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Privilégier une stratégie d’émancipation implique d’abord de transformer les modalités d’exploitation des ressources : encourager la transformation locale, soutenir les chaînes de valeur régionales et imposer une gouvernance liant extraction à redistribution. Cela suppose aussi d’investir massivement dans le capital humain, non comme simple amortisseur de misère, mais comme moteur d’innovation industrielle, scientifique et culturelle. Il faut ainsi développer une formation technique de masse de haut niveau, une création ancrée dans les défis locaux et des politiques d’incitation publique à la création technologique et à l’ingénierie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la souveraineté numérique et la maîtrise des infrastructures de communication doivent être traitées comme des biens publics stratégiques, conditionnant l’autonomie économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouvel-ordre-de-cooperation-internationale"><strong>Un nouvel ordre de coopération internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virage normatif requiert une politique régionale et internationale repensée. Il nécessite des alliances africaines souveraines pour négocier l’accès aux marchés et investissements ; des régulations globales limitant les spoliations ; des partenariats technologiques fondés sur le co-investissement dans la conception et la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle interne, un universalisme pluriel naîtra du dialogue entre systèmes de pensée locaux et traditions critiques contemporaines, transformant le développement en échange productif plutôt qu’en homogénéisation. Ignorer l’Afrique affaiblit enfin les réponses mondiales aux grands défis contemporains, qui impliquent tous les espaces en interaction. Penser un avenir commun exige de bannir l’idée de périphérie pour adopter une logique de coproduction des savoirs et des biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-continent-comme-co-architecte-du-futur"><strong>Le continent comme co-architecte du futur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître l’Afrique comme actrice centrale du futur mondial appelle des choix politiques clairs. Elle exige une transformation des ressources sur place, des investissements publics en recherche et en infrastructures industrielles et de nouvelles règles internationales garantissant redistribution et responsabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ancrant ces décisions dans une souveraineté partagée, une injustice structurelle se muera en opportunité de réinvention collective. Le progrès mondial ne sera complet que si l’Afrique y est reconnue non comme simple ressource, mais comme co-architecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, une année dédiée à l’éducation et à la culture pour reconstruire le capital humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 14:59:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le général Assimi Goïta annonce l'Année de l’éducation et de la culture, pour  renforcer les valeurs nationales durant les années à venir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la présentation des vœux du gouvernement, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a officiellement décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». C’est un tournant stratégique pour la refondation du système éducatif et la consolidation des valeurs nationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, vient d’annoncer, ce jeudi 5 février 2026, la proclamation de l’« <em>Année de l’éducation et de la culture </em>» pour la période 2026-2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’Année de la culture décrétée en 2025 et vise à établir un lien structurant entre éducation, citoyenneté et identité nationale, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de refonder durablement l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-priorite-nationale-pour-reparer-et-reconstruire-l-ecole"><strong>Une priorité nationale pour réparer et reconstruire l’école</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle orientation doit permettre de « <em>panser les plaies du système éducatif malien </em>» tout en favorisant une meilleure appropriation des valeurs fondamentales par la jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture </em>», a déclaré Assimi Goïta devant l’ensemble des membres du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition affichée est de former « <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-national-d-education-aux-valeurs-au-coeur-du-dispositif"><strong>Le Programme national d’éducation aux valeurs au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre intégrale du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV 2023-2027) pourrait constituer l’ossature de cette politique. Doté d’un budget global de 5,74 milliards de francs CFA, ce programme vise à renforcer l’éducation civique, morale et patriotique du primaire à l’université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il prévoit notamment : la création d’espaces d’éveil citoyen dans les établissements scolaires, le soutien à l’autorité parentale, le renforcement des capacités des enseignants et des acteurs institutionnels, une meilleure intégration des valeurs culturelles dans les curricula.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coordination avec le ministère de la Culture, sont désormais chargés de piloter cette réforme ambitieuse dans une dynamique de synergie gouvernementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-socle-de-la-cohesion-nationale"><strong>La culture comme socle de la cohésion nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a également insisté sur le rôle central de la culture dans la construction de la souveraineté et de l’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté </em>», a-t-il souligné, appelant à intensifier les actions de revitalisation culturelle dans l’ensemble des régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, il s’agit de faire de l’éducation et de la culture deux piliers complémentaires d’un même projet de société, capable de répondre aux défis sécuritaires, sociaux et identitaires auxquels le Mali est confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-nationale-attendue"><strong>Une mobilisation nationale attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Assimi Goïta a enfin appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les collectivités territoriales, les familles, les communautés éducatives, le secteur privé et les partenaires au développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Année de l’éducation et de la culture se veut ainsi un cadre fédérateur pour engager un effort national en faveur du capital humain, présenté par le chef de l’État comme « <em>la condition première de la prospérité partagée </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette décision, les autorités maliennes entendent poser les bases d’une école rénovée et d’une société réconciliée avec ses valeurs, dans une perspective de stabilité et de développement à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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