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	<title>Archives des Capitaine Ibrahim Traoré &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Capitaine Ibrahim Traoré &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Coup de force américain au Venezuela : l’AES dénonce une violation de la souveraineté</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 23:34:27 +0000</pubDate>
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<p>L'AES dénonce le coup de force américain au Venezuela et appelle à respecter la souveraineté des États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué officiel signé par son président en exercice, la Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé jeudi 8 janvier 2026 sa vive préoccupation face à l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire du Venezuela.  Cette action a conduit à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, un acte grave qualifié d’atteinte directe à la souveraineté d’un État indépendant par l’organisation sahélienne.  </em></strong></p>



<p>L’AES rappelle que l’usage de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue une ingérence inacceptable. Le président en exercice, Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d’un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-violation-du-droit-international"><strong>Une violation du droit international</strong></h2>



<p>La Confédération AES, attachée à la défense de la souveraineté et de l’indépendance, condamne fermement cet acte qu’elle juge contraire aux règles internationales. Elle rappelle que la Charte des Nations Unies consacre le respect de l’intégrité territoriale et de l’égalité souveraine des États. Le président du Faso a insisté : « La Charte des Nations Unies n’est pas une option, elle est une obligation pour tous. Son respect est la condition de la paix. Ceux qui la violent fragilisent l’ordre international ». &nbsp;</p>



<p>L’organisation dénonce également le recours unilatéral à la force, regrettant profondément qu’un membre permanent du Conseil de sécurité se livre à une telle violation. Pour l’AES, cette attitude fragilise davantage l’ordre international déjà marqué par des tensions croissantes. Les conséquences de cette action sont jugées néfastes pour la stabilité mondiale, car elles ouvrent la voie à une logique de confrontation et d’instabilité, au détriment des efforts collectifs pour préserver la paix. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-au-conseil-de-securite"><strong>Appel au Conseil de sécurité</strong></h2>



<p>Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel interpelle directement le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle rappelle que cette institution détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’AES exhorte le Conseil à assumer pleinement sa mission en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. Le président Traoré a souligné : « Le Conseil de sécurité doit être la voix de la justice. Il ne peut rester silencieux face à l’agression. Sa crédibilité dépend de son action ». &nbsp;</p>



<p>En parallèle, l’AES réaffirme son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect mutuel et l’égalité souveraine des États. Elle insiste sur le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, considérés comme le socle indispensable pour garantir la coexistence pacifique entre nations. En mettant en avant ces valeurs, la Confédération entend rappeler que la stabilité mondiale ne peut être assurée que par l’application rigoureuse du droit international. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-solidarite-avec-le-peuple-venezuelien"><strong>Solidarité avec le peuple vénézuélien</strong></h2>



<p>Dans son communiqué, l’AES exprime sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cette agression. L’organisation souligne que cette atteinte ne concerne pas seulement le Venezuela, mais qu’elle constitue un précédent dangereux pour tous les États attachés à leur indépendance. Le président en exercice a affirmé : « Nous sommes aux côtés du peuple vénézuélien dans cette épreuve. Leur combat est celui de tous les peuples souverains. Nous ne resterons pas indifférents ». &nbsp;</p>



<p>La Confédération réitère enfin son attachement au multilatéralisme et au respect scrupuleux du droit international. Pour l’AES, ces principes sont essentiels afin d’assurer la sécurité collective et la paix internationale. Ce positionnement illustre la volonté des États du Sahel de s’affirmer comme défenseurs de la légalité internationale et de la souveraineté des nations. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>



<p></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta convoque l’an 2 de l’intégration sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 18:09:40 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème sommet AES marque une étape décisive pour la Confédération des États du Sahel, unie dans sa vision politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un an après la création de la Confédération des États du Sahel, le président Assimi Goïta convoque ses homologues pour un second sommet décisif. Prévu en décembre 2025 à Bamako, ce rendez-vous annuel marque la montée en puissance d’un espace politique assumé, porté par une vision souverainiste, unie et résolument sahélienne. Entre volonté d’intégration et affirmation d’identité, l’AES entre dans l’an 2 avec détermination.</em></strong></p>



<p>C’est une ligne qui tient en quelques mots, mais qui dit tout d’un souffle géopolitique nouveau. Par un communiqué sobre et solennel, daté du 4 juillet 2025 à Bamako, le Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue en décembre prochain, dans la capitale malienne, de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération. Un acte de continuité. Mais aussi – et surtout – un symbole politique fort, lourd de significations dans la recomposition en cours de l’espace sahélien. Le premier sommet, qui a vu la naissance de la Confédération le 6 juillet 2024, s’était tenu à Niamey (Niger).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-collegialite-concertation-coherence"><strong>Collégialité, concertation, cohérence</strong></h2>



<p>Au-delà de la formule protocolaire — « <em>après consultation de Leurs Excellences</em> » le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, et le Général Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger — le communiqué dit beaucoup de la gouvernance propre à l’AES. Un style collégial, un processus de consultation mutuelle, loin des automatismes verticaux des blocs traditionnels. Ici, point de directoire invisible ou de secrétariats technocratiques déconnectés.</p>



<p>A la Confédération des États du Sahel, ce sont les chefs d’État eux-mêmes qui assument, impulsent, décident, comme l’a si bien laissé entendre le président de la confédération devant la communauté malienne en Russie, lors de sa visite officielle en juin 2025. Toutes les décisions touchant la vie du bloc sont prises à l’unanimité par les trois chefs d’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-afrique-reinventee"><strong>Bamako, capitale politique d’une Afrique réinventée</strong></h2>



<p>Qu’il se tienne à Bamako n’est pas un hasard. Depuis sa désignation à la présidence tournante de la Confédération en juillet 2024, le Mali, sous la houlette d’Assimi Goïta, incarne l’âme stratégique du projet confédéral. C’est là que fut lancé le passeport commun. C’est là aussi que furent esquissées les grandes lignes de la force conjointe sahélienne. Et c’est là que le cap fut fixé sur la création d’une Banque confédérale d’investissement — levier financier de la souveraineté retrouvée.</p>



<p>En réunissant ses pairs à Bamako pour cette deuxième session, le président malien entend donc inscrire la Confédération dans une continuité territoriale et symbolique, et éventuellement procéder au passage de témoin. La capitale malienne ne sera pas seulement le théâtre d’une rencontre diplomatique. Elle en sera la matrice politique, l’agora décisionnelle, le point nodal où se tracent les contours d’un autre avenir pour le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-des-attentes"><strong>Un sommet, des attentes</strong></h2>



<p>Que peut-on attendre de ce sommet ? Beaucoup. À commencer par le passage à la vitesse supérieure de l’intégration institutionnelle : parlement commun, fiscalité harmonisée, mutualisation des infrastructures critiques. Mais aussi une consolidation militaire sur les théâtres d’opération clés — Ménaka, Tillabéri, Komondjari — où la menace djihadiste reste active.</p>



<p>Le sommet de Bamako devra également trancher sur des dossiers structurants comme l’entrée d’observateurs dans la Confédération, la réforme monétaire et les conditions d’un retrait coordonné des organisations sous-régionales jugées obsolètes.</p>



<p>Mais au-delà des textes, ce qui se jouera en décembre 2025 à Bamako, c’est la crédibilité d’un rêve sahélien en train de s’incarner : celui d’un espace politique libre, souverain, affranchi de la tutelle morale et institutionnelle des anciennes puissances, assumant son altérité et revendiquant son droit à un destin propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-en-marche-et-en-conscience"><strong>Une Confédération en marche… et en conscience</strong></h2>



<p>La tenue annoncée du deuxième sommet confédéral, un an après la naissance officielle de l’AES à Niamey, n’est donc pas un simple exercice de style diplomatique. C’est la démonstration que l’AES n’est pas une alliance d’opportunité, mais un projet structurant. Un levier d’unité régionale fondé sur la convergence de trajectoires révolutionnaires. Et surtout, une promesse tenue à des peuples longtemps en quête de dignité géopolitique.</p>



<p>À l’heure où certaines chancelleries s’interrogent encore sur la « <em>viabilité</em> » du projet sahélien, les chefs de l’AES répondent à leur manière : par l’action, par la clarté, par le calendrier. Rendez-vous est donc pris à Bamako. L’histoire, là-bas, ne se murmure pas. Elle s’écrit. En lettres franches. Et en toute souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : rumeurs confirmées, tentative de coup d’État déjouée – le coup de semonce d’Ibrahim Traoré</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 07:46:52 +0000</pubDate>
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<p>Burkina Faso : rumeurs confirmées, tentative de coup d’État déjouée – le coup de semonce d’Ibrahim Traoré</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Burkina Faso est une fois de plus rattrapé par ses démons militaires. Alors que circulaient avec insistance des rumeurs de déstabilisation, la présidence de la transition confirme ce 21 avril l’arrestation d’un commandant accusé de tentative de déstabilisation. Une nouvelle alerte pour le capitaine Ibrahim Traoré, plus que jamais en quête de loyauté dans un contexte sahélien instable.</em></strong></p>



<p>En Afrique, et particulièrement au Sahel, les rumeurs ont la peau dure. Mais parfois, elles disent vrai. Depuis quelques jours, dans les rues poussiéreuses de Ouagadougou et les mess militaires du nord du pays ainsi que sur les réseaux sociaux, un mot revenait en boucle, chuchoté entre deux salutations : putsch. Le genre de mot qui claque comme un tambour de guerre, ravivant les vieux démons d’un pays coutumier des transitions par les armes. Et ce lundi 21 avril, à travers un communiqué aussi sobre que martial, la Présidence du Faso a mis fin au suspense : oui, une tentative de coup d’État a bien été éventée. Et non, le régime d’Ibrahim Traoré ne vacille pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mouvements-d-humeur-dans-des-casernes-nbsp"><strong>Des mouvements d’humeur dans des casernes&nbsp;</strong></h3>



<p>Le ton est grave, la rhétorique sans détour. Dans son message à la Nation, le jeune capitaine devenu président par les armes, parle en chef des armées plus qu’en chef d’État. Il annonce l’arrestation du Commandant Elysé Tassembedo du 12e Régiment d’Infanterie Commando, ainsi que plusieurs de ses complices. Des accusations de “<em>faits d’une extrême gravité portant atteinte à la sécurité de l’État et à la cohésion des Forces Armées Nationales</em>”. Les mots sont choisis, mais lourds de sens. L’heure est à la traque des taupes et à la consolidation de l’appareil sécuritaire.</p>



<p>Car le malaise va au-delà de ces arrestations. La présidence reconnaît que des “<em>mouvements d’humeur</em>” ont agité plusieurs casernes du pays, preuve s’il en fallait que le feu couvait sous la cendre. Des soldats inquiets ? Manipulés ? Ou en désaccord avec la conduite de la transition ? Quoi qu’il en soit, le chef de l’État prévient : toute tentative de saper la stabilité sera considérée comme une trahison. “<em>Tout militaire qui se rendra complice de tels agissements sera considéré comme ennemi de la Nation et traité comme tel</em>”, martèle Ibrahim Traoré. Sans faiblesse. Ni complaisance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-radiations-nbsp-nbsp"><strong>Des radiations&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Le message s’adresse d’abord aux siens. À cette armée bigarrée, fragmentée, encore marquée par les soubresauts de l’histoire récente – du renversement de Blaise Compaoré en 2014 à la prise de pouvoir par Damiba, puis par Traoré lui-même en 2022. Une armée tiraillée entre fidélités régionales, frustrations sociales et ambitions personnelles.</p>



<p>Mais ce message dépasse aussi les frontières du Faso. Dans un Sahel où le vacillement d’un régime peut entraîner des répercussions en cascade, où les groupes terroristes guettent la moindre faille, Ibrahim Traoré joue gros. Il envoie un signal de fermeté à ses alliés, mais aussi à ses détracteurs, de Bamako à Paris, en passant par Accra ou Niamey.</p>



<p>En convoquant en urgence tous les chefs de corps des unités autour de Ouagadougou, le capitaine-président resserre les rangs. Le mot d’ordre est loyauté, discipline, vigilance. L’heure n’est pas aux tergiversations. Et celui qui manquera à l’appel sera “<em>purement et simplement radié</em>”. La transition burkinabè se fait désormais sous haute tension.</p>



<p>En attendant les conclusions des enquêtes et les éventuelles révélations à venir, une chose est sûre : à Ouagadougou, le pouvoir tient bon.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso – États-Unis : les dessous d’une passe d’armes diplomatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 16:00:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso rejette les accusations d’US AFRICOM sur la gestion de ses ressources minières et réaffirme sa souveraineté face à Washington.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Burkina Faso, la souveraineté ne se négocie plus. En réponse à des propos jugés « infondés » du général Michael Langley, patron de l’US AFRICOM, le gouvernement burkinabè déploie une contre-offensive diplomatique ciselée. Derrière ce choc transatlantique, des enjeux d’image, de ressources, et de respect d’un nouveau cap géopolitique assumé par Ouagadougou.</em></strong></p>



<p>Le 3 avril 2025, lors d’une audition devant la prestigieuse Commission sénatoriale des forces armées à Washington, le général Michael Langley, commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (US AFRICOM), a pointé du doigt la gestion des revenus miniers du Burkina Faso. Selon lui, ces ressources, ainsi que certains flux de coopération avec la Chine, profiteraient davantage au «&nbsp;<em>régime en place</em>&nbsp;» qu’à la population burkinabè.</p>



<p>Une affirmation lancée sans preuve, mais en terrain symbolique, dans le cœur du système législatif américain. Et c’est bien ce qui agace à Ouagadougou, où le ministère des Affaires étrangères a réagi sans détour, dans un communiqué du 15 avril 2025 : propos «&nbsp;<em>regrettables</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>graves inexactitudes</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>posture politicienne</em>&nbsp;». L’outrage est pris au sérieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une défense souverainiste assumée</strong></h3>



<p>Pour le gouvernement de transition dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’heure n’est plus à la retenue. Le communiqué officiel oppose un démenti ferme et revendique, preuves à l’appui, une gestion rigoureuse et transparente des recettes issues du secteur minier. Toutes, affirme-t-il, sont versées dans les caisses de l’État et intégrées au budget national.</p>



<p>Au-delà de la riposte, c’est une doctrine qui se dessine. Celle d’un Burkina Faso en rupture avec une diplomatie du soupçon et du paternalisme. L’argumentaire est clair : les réformes en cours dans les domaines stratégiques — agriculture, éducation, infrastructures, eau, santé — illustrent une volonté de redistribution équitable des ressources. À Washington comme à Ouagadougou, chacun regarde l’autre droit dans les yeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un climat d’incompréhension croissante</strong></h3>



<p>Les mots sont choisis mais le message est sans ambiguïté. Le général Langley aurait dû «&nbsp;<em>se cantonner à son champ de compétence</em>&nbsp;», selon la diplomatie burkinabè, et éviter d’alimenter une lecture biaisée des évolutions en cours au Sahel. La transition burkinabè, quoi qu’on pense de sa trajectoire politique, entend se réapproprier son récit.</p>



<p>L’incompréhension entre partenaires d’hier se cristallise autour d’un malaise plus large : celui d’une Afrique qui, de plus en plus, dit non à l’ingérence et aux doubles standards. L’AES (Alliance des États du Sahel), dont le Burkina est l’un des piliers, s’inscrit dans cette logique de reconquête. Et les propos américains, tenus sans consultation ni nuance, apparaissent dès lors comme une intrusion malvenue.</p>



<p>Dans ce contexte, le ministère burkinabè des Affaires étrangères invite à «&nbsp;<em>un dialogue franc et respectueux&nbsp;</em>», loin des insinuations et des procès d’intention. Une manière de rappeler que si la critique est toujours possible, elle doit s’appuyer sur des faits — pas sur des réflexes de méfiance.</p>



<p>En filigrane, c’est une redéfinition des relations Nord-Sud qui se joue. Le Burkina Faso ne rejette pas la coopération, il en redéfinit les termes. Et sur ce nouveau terrain, la souveraineté n’est plus une revendication abstraite. Elle devient une ligne rouge.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : grâce ciblée et loyauté recomposée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 08:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Capitaine Ibrahim Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[grâce présidentielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En graciant, par décret, 21 anciens militaires condamnés pour leur implication dans le putsch manqué de 2015, le capitaine Ibrahim Traoré a fait davantage que tendre la main aux vaincus d’hier. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En graciant 21 anciens putschistes du coup d’État manqué de 2015, le capitaine Ibrahim Traoré ne se contente pas d’un geste de clémence. Il redéfinit, dans l’urgence sécuritaire, les contours mouvants de la fidélité militaire, à condition qu’elle serve désormais la République.</em></strong></p>



<p>Dans l’Afrique des transitions militaires, où les priorités s’écrivent souvent à l’encre de l’urgence, chaque geste présidentiel vaut déclaration d’intention. En graciant, par décret, 21 anciens militaires condamnés pour leur implication dans le putsch manqué de 2015, le capitaine Ibrahim Traoré a fait davantage que tendre la main aux vaincus d’hier. Il a envoyé un signal politique aux alliés, un message tactique à ses ennemis, et un avertissement voilé à sa propre armée.</p>



<p>L’annonce, rendue publique le 31 mars, s’appuie sur une loi adoptée en décembre dernier. Elle accorde une grâce dite «&nbsp;<em>amnistiante</em>&nbsp;» à ceux ayant été poursuivis pour leur tentative de renversement du régime provisoire mis en place après la chute de Blaise Compaoré. À l’époque, les hommes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle avaient échoué à rétablir l’ancien ordre, battus en douze jours par les unités loyalistes. L’épisode, brutal, avait fait 14 morts et près de 270 blessés. Le verdict judiciaire, lui, était tombé en 2019 : «&nbsp;<em>atteinte à la sûreté de l’État</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>meurtres</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>trahison</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une grâce sans effacement</strong></h3>



<p>Les bénéficiaires de cette faveur présidentielle – six officiers et quinze sous-officiers et soldats du rang – verront leur uniforme réattribué, mais sans carrière reconstruite, ni pension, ni indemnité. Le décret est formel. Il s’agit d’une réintégration, non d’une réhabilitation.</p>



<p>Ceux qui restent à l’écart – les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, piliers de l’appareil Compaoré – incarnent la ligne rouge que Traoré refuse de franchir. Si l’on peut pardonner l’obéissance, on ne saurait effacer la planification.</p>



<p>À Ouagadougou, cette décision n’est pas née dans le confort de la paix. Elle répond à une réalité de terrain. Un pays en guerre ardue contre les groupes jihadistes et leurs sponsors étrangers. Le gouvernement burkinabè est en quête de combattants. Et dans cette guerre d’usure, les bras valides d’hier peuvent redevenir les fusils utiles de demain.</p>



<p>Comme l’a précisé le ministre de la Justice Edasso Rodrigue Bayala, ces anciens «&nbsp;<em>putschistes</em>&nbsp;» ne seront pas graciés gratuitement. Ils devront «&nbsp;<em>manifester un engagement patriotique dans la reconquête du territoire&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>participer activement à la lutte contre le terrorisme&nbsp;</em>». En d’autres termes, prouver leur loyauté, non plus dans les discours, mais sur les champs de bataille.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mémoire recomposée, une loyauté réassignée</strong></h3>



<p>L’Afrique de l’Ouest a connu d’autres tentatives de recomposition sécuritaire à partir de fragments d’anciens régimes. La Côte d’Ivoire post-crise, le Tchad post-Habré, ou plus récemment, la Guinée en refonte militaire silencieuse. Partout, la même équation : transformer les rebelles d’hier en remparts d’aujourd’hui, sans que la mémoire collective ne se dissolve dans l’amnistie.</p>



<p>Ibrahim Traoré, lui, avance à pas calculés. À la croisée du pardon pragmatique et de la discipline de guerre. À l’image d’un pouvoir qui, pour durer, apprend à conjuguer verticalité, réversibilité et nécessité.</p>



<p>L’histoire dira si ces hommes, un jour traîtres, sauront être soldats. Et si cette grâce, accordée à défaut d’oubli, suffira à bâtir la loyauté de demain.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : Le Sahel reprend le contrôle de son ciel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 19:17:12 +0000</pubDate>
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<p>À l’ère des conflits asymétriques et de la guerre informationnelle, le Sahel invente une autre manière de faire nation. Grâce à la technologie, au renseignement et à une coordination régionale inédite, la Confédération des États du Sahel esquisse les contours d'une souveraineté africaine autonome, audacieuse et résolument tournée vers l'avenir.</p>
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<p><strong><em>À l’ère des conflits asymétriques et de la guerre informationnelle, le Sahel invente une autre manière de faire nation. Grâce à la technologie, au renseignement et à une coordination régionale inédite, la Confédération des États du Sahel esquisse les contours d&rsquo;une souveraineté africaine autonome, audacieuse et résolument tournée vers l&rsquo;avenir.</em></strong><em></em></p>



<p>Toute frontière est une fiction, tant qu’elle n’est pas défendue. Et toute souveraineté est un mirage, tant qu’elle n’est pas assurée par ceux qui la proclament. Depuis l’Empire romain jusqu’aux États modernes, les nations ne tiennent que par leur capacité à contrôler l’espace, à maîtriser l’information, et à offrir à leurs peuples une sécurité tangible. Le Sahel, aujourd’hui, en offre une démonstration saisissante.</p>



<p>Le 28 mars 2025, au cœur de la zone tri-frontalière entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, les forces de la Confédération des États du Sahel (AES) ont intercepté un véhicule volé, conduit par deux terroristes identifiés. L’opération, rendue possible par un échange précis de renseignements, est la preuve que la guerre moderne ne se gagne plus uniquement sur le terrain, mais dans la maîtrise des flux — d’informations, de déplacements, de signaux faibles.</p>



<p>Ces hommes, habitués à jouer avec la porosité des frontières, ont été pris dans ce filet désormais confédéral que tisse peu à peu l’AES. À leurs côtés, un vaste réseau mafieux semble apparaître en filigrane, confirmant ce que l’on sait depuis longtemps. Au Sahel, la menace n’est pas uniquement idéologique, elle est aussi logistique, économique, criminelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers un Sahel maître de son ciel et de son avenir</strong></h3>



<p>Le lendemain, des drones — ou ce que les communiqués appellent pudiquement «&nbsp;<em>vecteurs aériens</em>&nbsp;» — identifient une colonne de motos armées. Une frappe, ciblée, précise, dans la région de Hourrara. Des dizaines de motos détruites. Une logistique anéantie. Une deuxième frappe, dans le secteur de Fitilli, confirme la méthode : mobilité contre mobilité. Fuite contre anticipation.</p>



<p>La stratégie est donc de détruire les racines logistiques avant que ne germent les branches idéologiques. Ce faisant, l’AES invente une forme de souveraineté opérationnelle que l’Union africaine, et peut-être même l’Union européenne, devront observer de près.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une révolution silencieuse</strong></h3>



<p>Ce que l’on observe ici, c’est plus qu’un simple succès militaire. C’est une révolution silencieuse. Celle d’États longtemps dépendants d’acteurs extérieurs qui, désormais, s’organisent pour défendre leur propre ciel, leur propre sol, et leurs propres intérêts.</p>



<p>À terme, on peut imaginer une agence sahélienne du renseignement, un satellite commun d’observation, une industrie de défense intégrée. Et pourquoi pas, un jour, une université militaire panafricaine, où l’on enseignerait autant la stratégie que l’éthique, la technologie que l’histoire.</p>



<p>L’histoire retiendra peut-être que dans les sables de Gao ou de Hourrara, en mars 2025, un continent a commencé à cesser d’être spectateur de sa propre insécurité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Prélèvement confédéral : 0,5 % qui veulent tout dire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 20:13:34 +0000</pubDate>
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<p>0,5 % sur les importations, pour une Confédération qui veut s’assumer. En instaurant son propre impôt, l’AES met en place l’une des bases fondamentales de tout État : la maîtrise de ses ressources.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>0,5 % sur les importations, pour une Confédération qui veut s’assumer. En instaurant son propre impôt, l’AES met en place l’une des bases fondamentales de tout État : la maîtrise de ses ressources.</em></strong></p>



<p>Bamako, 28 mars 2025. Derrière les murs sobres d’un palais présidentiel sécurisé à l’excès, le Général d’armée Assimi Goïta, en treillis impeccable, paraphe un document qui, sous ses allures techniques, marque un virage institutionnel majeur pour la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<p>Nom de code : PC-AES, pour Prélèvement Confédéral de l’AES. Taux affiché : 0,5%. Objet : taxer les marchandises importées de pays tiers, et par ce biais, assurer l’autonomie financière de cette entité née d’un séisme politique et militaire dans la sous-région.</p>



<p>En somme, un impôt. Mais pas n’importe lequel. Dans une Afrique de l’Ouest où l’aide extérieure, les lignes budgétaires conditionnées et les missions de la Banque mondiale sont depuis longtemps la norme, l’AES pose ici un acte de souveraineté budgétaire. Certes modeste dans son assiette, mais ambitieux dans son principe : lever l’impôt comme levier d’existence politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la CEDEAO à l’AES, rupture consommée, caisse à l’appui</strong></h3>



<p>Le PC-AES n’est pas seulement un outil de collecte. Il est le symbole tangible d’une volonté. Celle de rompre avec les mécanismes de dépendance hérités des anciennes organisations régionales. Depuis la charte du Liptako-Gourma jusqu’à la création de la Confédération en juillet 2024, les militaires au pouvoir à Ouagadougou, Niamey et Bamako ne cessent de construire une contre-architecture institutionnelle.</p>



<p>Ce prélèvement confédéral permet à l’AES de financer ses instances, ses projets, ses ambitions. Il s’applique à toutes les marchandises étrangères mises à la consommation dans l’espace douanier confédéral, à l’exception d’une liste aussi fournie que précautionneusement rédigée — allant des aides humanitaires aux produits diplomatiques, en passant par les dons philanthropiques ou les effets personnels des voyageurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Orthodoxie financière et audace politique</strong></h3>



<p>À la lecture du texte, une chose frappe. Le souci de rigueur. Les modalités de liquidation, les procédures de reversement, les obligations comptables et le calendrier de transfert aux caisses confédérales sont balisés avec un sens du détail qui laisse peu de place à l’improvisation. Les directeurs du Trésor, les ministres des Finances, et même un cabinet d’audit indépendant sont convoqués à cette nouvelle orthodoxie budgétaire.</p>



<p>L’objectif est clair : éviter les dérives, montrer patte blanche, asseoir la légitimité d’une gouvernance qui entend, à défaut de plaire à Paris ou Abuja, convaincre ses propres peuples.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La politique à l’épreuve du budget</strong></h3>



<p>Car au fond, l’instauration du PC-AES est une réponse directe à une question cruciale : comment exister politiquement si l’on ne maîtrise pas ses propres ressources ? L’AES semble avoir compris que toute intégration régionale — surtout celle qui se veut alternative — passe d’abord par un budget commun.</p>



<p>Le président de la Confédération — pour l’instant Goïta, mais pour combien de temps encore ? — sera désormais comptable d’un budget de dépenses soumis à validation. Son ministre des Finances devra, lui, remettre un rapport annuel, au plus tard chaque 31 janvier. Un style, un rythme, une méthode.</p>



<p>On l’oublie souvent, mais lever un impôt, c’est faire un choix de société. C’est dire qui appartient à la communauté, qui en est exclu, et à quoi sert l’argent du contribuable. En décrétant ce prélèvement, l’AES se dote de plus qu’un instrument financier : elle affirme un projet.</p>



<p>Un espace. Un peuple. Un destin, dit sa devise. Et désormais… un budget.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La bataille de juillet a commencé : désunir l’AES avant qu’elle ne s’envole</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À six mois de leur rupture définitive avec la CEDEAO, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani cristallisent les espoirs d’un Sahel souverain, sous le regard inquiet – voire hostile – du reste du monde.</p>
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<p><strong><em>À six mois de leur rupture définitive avec la CEDEAO, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani cristallisent les espoirs d’un Sahel souverain, sous le regard inquiet – voire hostile – du reste du monde.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Ils ont surgi sur la scène comme des silhouettes de roman : jeunes, en treillis, portés par des coups d’État, mais surtout par un coup de tonnerre dans l’ordre établi. En quelques mois, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani sont passés du statut de «&nbsp;<em>chefs de junte</em>&nbsp;» à celui, plus sulfureux encore, de héros africains dans les récits du Sud global, et de trublions souverainistes dans les chancelleries occidentales. Trois hommes, trois trajectoires, mais une seule ligne politique : rompre, coûte que coûte.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le départ fracassant de la CEDEAO</strong></h3>



<p>Le 29 janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger actaient, d’un même souffle et sans ciller, leur retrait collectif de la CEDEAO, cette vieille maison panafricaine que les trois capitales accusent d’avoir troqué ses idéaux communautaires contre les intérêts de Paris et d’Abuja. C’est à ce moment précis que le trio devient bloc, et que l’Alliance des États du Sahel (AES) prend son envol – plus qu’un pacte de défense, une proclamation de rupture.</p>



<p>Le geste n’était pas symbolique. Il était stratégique. Il était géopolitique. Et surtout, il était historique. En un article de communiqué, les trois États redessinaient les lignes de fracture régionales, dénonçaient l’interventionnisme militaire étranger, et affirmaient que désormais, nous déciderons seuls.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté, ou rien</strong></h3>



<p>C’est ce mot – souveraineté – qui revient comme un mantra dans les discours d’Assimi Goïta, le discret stratège de Bamako, qui a su imposer un cap sans grands effets de manche. Depuis 2020, l’homme avance par palier, sans hâte, mais sans retour possible. Il a réécrit la Constitution, réorganisé les alliances, et scellé le départ des troupes françaises. Loin des projecteurs, il gouverne à l’économie, mais avec une vision claire. Celle de désoccidentaliser le Mali.</p>



<p>Face à lui, ou plutôt à ses côtés, Ibrahim Traoré, 36 ans, capitaine de feu et de verbe, s’impose comme la figure montante d’un panafricanisme nouveau. À Ouagadougou, il galvanise, il électrise. Mais il organise aussi l’armée, les services, la doctrine. Et surtout, il institutionnalise l’AES, en la dotant d’un calendrier, d’une doctrine sécuritaire et d’un horizon monétaire.</p>



<p>Quant à Abdourahamane Tiani, l’homme du dernier putsch nigérien, il campe le rôle du bouclier. C’est lui qui, en pleine tension diplomatique avec Paris et Washington, impulse la création d’une force antiterroriste conjointe et verrouille l’espace nigérien comme pour signifier que Niamey ne cédera rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les unes du monde… et dans le viseur</strong></h3>



<p>Depuis janvier, la presse internationale s’est emparée du phénomène. De&nbsp;<em>The Guardian de Russia Today</em>&nbsp;à&nbsp;<em>Al Jazeera</em>, en passant par les réseaux sociaux africains, les visages de Goïta, Traoré et Tiani s’affichent, se discutent, s’érigent parfois en icônes d’un nationalisme africain libéré des tutelles.</p>



<p>Mais à cette adhésion populaire – souvent sincère – répond une stratégie de pression tous azimuts. Des résolutions floues de la CEDEAO, ultimatums tempérés, et en arrière-plan, une montée visible des attaques asymétriques, comme par coïncidence. Des attaques sporadiques, une inflation médiatique, des discours alarmistes. La machine à brouiller est lancée.</p>



<p>Car juillet 2025 approche. Et avec lui, la date butoir à laquelle le retrait de l’AES de la CEDEAO sera juridiquement effectif. Jusque-là, tout est permis. Des tentatives de réintégration, des messages diplomatiques codés, des campagnes de décrédibilisation. Le but ? Créer une zone grise d’instabilité pour désunir ce qui, aujourd’hui, tient encore debout.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois visages, un même combat</strong></h3>



<p>On peut critiquer les méthodes, on peut questionner les processus, mais une chose est certaine, jamais depuis les années d’indépendance, des chefs d’État africains n’avaient autant bousculé les codes, ni assumé aussi frontalement la défiance vis-à-vis de l’ordre post-colonial.</p>



<p>Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ne sont pas seulement des hommes en kaki. Ils sont devenus, qu’on le veuille ou non, les porteurs d’un récit alternatif, celui d’une Afrique sahélienne qui revendique le droit à l’erreur, mais surtout, le droit au choix.</p>



<p>Resteront-ils les héros de cette histoire en gestation, ou en seront-ils les architectes inachevés ? Trop tôt pour le dire. Mais en ce premier semestre 2025, ils écrivent une page du continent, entre la braise des conflits et la clameur des peuples.</p>



<p>Et pendant que les grandes puissances réajustent leurs stratégies et que les diplomates scrutent les signaux faibles, le Sahel ne sera plus jamais périphérique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : quand la haine numérique flirte avec l’irréparable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</p>
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<p><strong><em>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</em></strong></p>



<p>C’est un pays déjà secoué par les balles, les deuils et les ruptures qui se découvre, cette fois, attaqué depuis les écrans. À Ouagadougou, le parquet du Tribunal de grande instance sonne l’alerte. Sur Facebook, des messages appelant explicitement à l’extermination d’un groupe ethnique se répandent comme une traînée de poudre. Le verbe comme arme, les partages en rafales comme balles. La haine numérique est désormais un péril aussi palpable que les kalachnikovs du Sahel.</p>



<p>Ce n’est plus seulement une dérive. C’est une menace directe contre la paix et la cohésion sociale, un pas de plus vers le gouffre que le Burkina Faso tente d’éviter depuis des années. Dans un communiqué, le procureur du Faso, Blaise Bazié, ne mâche pas ses mots. Les auteurs de ces discours seront poursuivis pour incitation à la haine, appel au crime et diffusion de fausses informations. Les peines encourues ? Jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et dix millions de francs CFA d’amende.</p>



<p>Mais au-delà de la réponse juridique, c’est un cri politique et moral que lance la justice burkinabè. Celui d’un État qui refuse que l’anonymat des réseaux sociaux devienne le masque des prêcheurs de haine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand Facebook devient champ de bataille</strong></h3>



<p>Le détail glaçant est dans le constat du parquet. Une page Facebook, formellement identifiée, diffuse sans filtre des appels à la violence, à l’exclusion, à la purge ethnique. On ne cite pas le groupe visé. Pas encore. Par souci d’apaisement. Mais chacun comprend. L’ombre des conflits identitaires plane, et le ministère public veut visiblement tuer dans l’œuf tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une future guerre civile numérique.</p>



<p>Selon le&nbsp;dernier&nbsp;<em>Indice mondial du terrorisme&nbsp;2025</em>, les&nbsp;<em>groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande.</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a, dans cette affaire, une constante du chaos moderne. Le numérique n’est plus seulement un outil d’information, il est devenu un accélérateur de tensions, une chambre d’écho pour les démons enfouis. Et à Ouagadougou, on semble enfin en prendre la mesure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’État contre l’ethno-populisme viral</strong></h3>



<p>L’appel à témoin publié le 22 mars est tout sauf anodin. Le parquet y invite explicitement les citoyens à dénoncer, anonymement, les détenteurs ou gestionnaires de comptes Facebook et WhatsApp diffusant des messages haineux. La justice tend la main à la société civile pour faire bloc contre l’escalade.</p>



<p>Car il ne s’agit plus seulement de mots. Les mots tuent. Les messages, quand ils appellent à l’extermination, ne sont pas des opinions. Ils sont des munitions. Et au Burkina, pays ébranlé par l’insécurité, les coups d’État successifs et une fragilité institutionnelle chronique, l’embrasement peut venir d’un simple clic malveillant.</p>



<p>Dans un communiqué officiel, le procureur Bazié rappelle que «&nbsp;<em>la fausse information est toute allégation inexacte ou trompeuse d’un fait&nbsp;</em>» et que «&nbsp;<em>les discours incitant à des scènes de violences constituent des menaces graves à la paix</em>&nbsp;». Il ne s’agit pas de jouer aux censeurs. Il s’agit de restaurer une ligne rouge. Celle qui sépare la liberté d’expression de l’appel au lynchage.</p>



<p>La réponse judiciaire, ferme, s’accompagne d’un message de rassemblement : se départir des discours haineux, ne pas céder à la logique du bouc émissaire, ne pas sombrer dans le piège d’une ethnicisation du mal. C’est, en creux, l’appel à une République debout, même sous tension.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre d’un autre genre</strong></h3>



<p>Ce n’est pas une attaque au mortier. Ce n’est pas une colonne djihadiste. Ce n’est pas un coup d’État. Et pourtant, c’est peut-être l’une des menaces les plus profondes qui pèse sur le tissu social burkinabè et qui conduit à un empoisonnement lent, diffus, algorithmique, de la relation à l’autre.</p>



<p>À l’heure où le Burkina Faso cherche un second souffle après tant de secousses, la justice vient de rappeler que l’ennemi ne vient pas toujours du désert. Parfois, il s’insinue dans nos téléphones, sous nos pouces, derrière des comptes sans visage. Et cette fois, c’est la République elle-même qui s’en mêle.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : quand la désinformation menace la cohésion sociale</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 14:55:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Capitaine Ibrahim Traoré]]></category>
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<p> Le gouvernement Burkinabé a récemment dénoncé une campagne massive de désinformation, orchestrée à travers les réseaux sociaux, visant à discréditer les forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Burkina Faso, la guerre contre le terrorisme se joue aussi sur le terrain de l’information. Le gouvernement a récemment dénoncé une campagne massive de désinformation, orchestrée à travers les réseaux sociaux, visant à discréditer les forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Tout est parti des événements survenus à Solenzo, dans la région de la Boucle du Mouhoun, où une attaque terroriste contre un poste avancé des VDP a été repoussée le 10 mars dernier. Dans la contre-offensive, les forces burkinabè ont démantelé une base ennemie dans la forêt voisine, y découvrant des familles utilisées comme boucliers humains par les terroristes. C’est précisément cet épisode qui a été détourné sur les réseaux sociaux, transformé en un récit accusateur contre les forces de l’ordre.</p>



<p>D’après le gouvernement, les images et informations circulant en ligne sont manipulées pour semer la discorde et attiser les tensions communautaires. Cette stratégie insidieuse, souvent orchestrée par des officines aux intérêts obscurs, cherche à freiner les efforts de reconquête du territoire national. L’objectif ? Opposer les populations aux autorités et saper la dynamique de restauration de la sécurité.</p>



<p>Face à cette menace invisible mais pernicieuse, les autorités appellent la population à la vigilance et à ne pas tomber dans le piège des «&nbsp;<em>média-mensonges</em>&nbsp;». Elles réaffirment leur engagement pour un Burkina de paix et de sécurité, où l’unité nationale reste le rempart ultime contre toutes les formes de subversion.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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