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	<title>Archives des Bureau du Vérificateur Général | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Bureau du Vérificateur Général | Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : la gestion de la Pharmacie populaire sous le regard critique des contrôleurs de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:04:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pharmacie populaire du Mali : un examen financier révèle des irrégularités dans l'approvisionnement en médicaments.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport du Bureau du Vérificateur général met en lumière de nombreuses irrégularités administratives et financières dans la gestion de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) entre 2021 et 2025. L’organisme public, chargé de l’approvisionnement en médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire, est accusé de manquements aux règles budgétaires, fiscales et de passation des marchés publics.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée comme outil stratégique de l’État pour garantir l’accès des populations aux médicaments à des prix abordables, la PPM a réalisé, entre 2021 et 2024, des recettes cumulées de 68,64 milliards de francs CFA pour des dépenses de 66,67 milliards. Mais la vérification financière conduite par le bureau du Vérificateur général (BVG) révèle un fonctionnement marqué par de sérieuses défaillances de contrôle interne. Les enquêteurs constatent notamment que les budgets annuels n’ont pas été soumis à l’approbation expresse du ministre de la Santé, pourtant exigée par la réglementation. Cette pratique a concerné plusieurs exercices consécutifs, de 2021 à 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-marches-publics-avantages-indus-fiscalite"><strong>Marchés publics, avantages indus, fiscalité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne également des irrégularités dans la passation des marchés publics. Pour des prestations intellectuelles, la direction de la PPM aurait attribué des contrats sans respecter les procédures de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics. Dans certains cas, des marchés ont été conclus sur la base de simples offres financières, sans évaluation technique préalable. Plus de 260 bons de commande auraient en outre été émis par entente directe pour l’achat de médicaments, sans autorisation de l’organe de contrôle compétent ni établissement de contrats formels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, les vérificateurs relèvent le paiement d’avantages indus à des agents non membres des commissions d’analyse des offres, pour un montant total de 13,25 millions de francs CFA. Des appuis financiers irréguliers ont également été accordés au comité syndical de la PPM, pour une somme de 1,375 million de francs CFA, avant d’être reversés après la phase contradictoire de l’audit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met aussi en évidence des manquements fiscaux. La PPM n’aurait pas déclaré ni reversé aux services des impôts plusieurs retenues liées à l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM), notamment sur les jetons de présence et primes versés aux membres du conseil d’administration. Le montant total de ces sommes non déclarées et non payées est estimé à plus de 3 millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-ecarts-entre-les-stocks-theoriques-et-les-stocks-physiques"><strong>Des écarts entre les stocks théoriques et les stocks physiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les régions, les constats sont tout aussi préoccupants. Des écarts importants ont été relevés entre les stocks théoriques et les stocks physiques de médicaments dans les départements régionaux de Kayes et de Koulikoro. À Koulikoro, plus de 12 000 unités de produits pharmaceutiques, d’une valeur de 3,46 millions de francs CFA, n’ont pas pu être justifiées. À Kayes, les vérificateurs ont identifié un écart de plus de 375 000 unités, représentant une valeur de 4,35 millions de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, des déficits de caisse non justifiés ont été constatés, bien que certains montants aient été remboursés au cours de la mission de contrôle. Le rapport évoque également de faux enregistrements de contrats par des titulaires de marchés, en violation des règles fiscales en vigueur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-necessite-d-un-assainissement-durable-de-la-gestion-des-ressources-publiques"><strong>Nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, le Vérificateur général formule plusieurs recommandations : soumettre systématiquement les budgets à l’approbation du ministre de tutelle, respecter strictement les procédures de passation des marchés publics, appliquer les taux fiscaux prévus par la loi et renforcer le contrôle des stocks et des flux financiers. Ces dysfonctionnements interviennent dans un contexte où la PPM joue un rôle central dans la politique sanitaire du Mali, notamment pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle et l’accès équitable aux médicaments essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau rapport ravive les interrogations sur la gouvernance des entreprises publiques maliennes, déjà pointées dans des audits antérieurs, et relance le débat sur la nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques dans un secteur aussi stratégique que la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Le Bureau du Vérificateur Général pointe de graves dysfonctionnements dans la gestion du Volontariat au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 10:33:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Audit du Centre national de promotion du Volontariat révèle des problèmes de gestion et des irrégularités financières.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-entre-irregularites-financieres-deficits-de-gouvernance-et-manque-d-efficacite-dans-la-mise-en-oeuvre-des-programmes-les-conclusions-nbsp-des-deux-rapports-du-bureau-du-verificateur-general-nbsp-pointent-une-serie-de-defaillances-qui-compromettent-la-mission-du-cnpv-promouvoir-l-engagement-citoyen-et-le-developpement-par-le-volontariat"><strong><em><strong><em>&nbsp;Entre irrégularités financières, déficits de gouvernance et manque d’efficacité dans la mise en œuvre des programmes, les conclusions</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;des deux rapports du Bureau du vérificateur général,</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;pointent une série de défaillances qui compromettent la mission du CNPV : promouvoir l’engagement citoyen et le développement par le volontariat.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a rendu publics, en novembre 2025, deux rapports — l’un financier et l’autre de performance — sur la gestion du Centre National de Promotion du Volontariat au Mali (CNPV). Ces rapports&nbsp;&nbsp;couvrent les exercices 2023 à 2025. Les conclusions mettent en évidence de nombreuses irrégularités administratives, financières et organisationnelles, compromettant l’efficacité du Centre dans la promotion du volontariat national.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-irregularites-administratives-et-financieres-preoccupantes"><strong>Des irrégularités administratives et financières préoccupantes</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport de vérification financière, la direction du CNPV a ouvert plusieurs comptes bancaires sans autorisation du ministre chargé des Finances, en violation du règlement général sur la comptabilité publique. Des marchés ont également été attribués à des prestataires ne remplissant pas les critères fiscaux requis, et des dépenses injustifiées ont été effectuées, notamment sur des fonds de projets soutenus par le PNUD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG relève aussi que certaines dépenses ont été justifiées par de fausses factures et que des traitements de données personnelles de volontaires ont été effectués sans l’autorisation préalable de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP). Ce qui&nbsp;expose&nbsp;ainsi le CNPV à des sanctions légales.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-un-pilotage-strategique-deficient"><strong>Un pilotage stratégique déficient</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de performance met en lumière des défaillances majeures dans le fonctionnement du Conseil d’administration (CA) du CNPV. Les mandats des administrateurs étaient caducs depuis juillet 2024, et plusieurs sessions ordinaires n’ont pas été tenues. Le budget de 2025, par exemple, a été exécuté sans adoption par le CA ni approbation du ministère des Finances, en violation des textes en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dysfonctionnements, souligne le BVG, «&nbsp;<em>ne favorisent pas l’atteinte des objectifs assignés à la Direction générale&nbsp;</em>».</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-insuffisances-dans-la-gestion-du-volontariat"><strong>Des insuffisances dans la gestion du volontariat</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les efforts de promotion du volontariat et une intégration partielle du genre (42 % de femmes parmi les volontaires et 7 % de personnes vivant avec handicap), la vérification a montré un manque d’équité dans le processus de sélection. Le recrutement a été effectué exclusivement en ligne, excluant ainsi de nombreux candidats n’ayant pas accès aux outils numériques, une pratique jugée contraire à l’esprit d’inclusivité prôné par la politique nationale de volontariat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG pointe également l’absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation, un déficit de formation des volontaires et une communication institutionnelle insuffisante pour valoriser le volontariat comme levier de cohésion sociale et de développement.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-recommandations-fortes"><strong>Des recommandations fortes</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour corriger ces dérives, le Vérificateur général recommande notamment :&nbsp;le renouvellement immédiat du Conseil d’administration ;&nbsp;le respect strict des règles d’adoption et d’approbation budgétaires ;&nbsp;la régularisation de l’ouverture des comptes bancaires ;&nbsp;le renforcement de la transparence dans la gestion des fonds publics et des projets ;&nbsp;la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation performant et inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces rapports du BVG rappellent l’importance d’une gouvernance rigoureuse et d’une gestion responsable des ressources destinées à la jeunesse et au développement communautaire. Le CNPV, créé en 2011 pour promouvoir le volontariat comme instrument de participation citoyenne, se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : restaurer la confiance et redonner tout son sens à l’engagement volontaire au service du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion de la Commune rurale de Pélengana : un sans-faute dans la mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 07:51:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Commune rurale de Pélengana a appliqué 100 % des recommandations de l'audit de 2021, un exemple de gestion publique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans un contexte où la transparence financière des collectivités demeure un défi, la Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, se distingue par sa rigueur exemplaire. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général, elle a mis en œuvre&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>100 % des recommandations</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;issues de l’audit de 2021. Une performance rare qui illustre la montée en puissance de la gouvernance locale au Mali et la volonté des autorités communales d’inscrire la gestion publique sous le sceau de la discipline et de la redevabilité.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, fait figure de bon élève en matière de gouvernance locale. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’ensemble des recommandations issues de la vérification financière menée en 2021 ont été intégralement appliquées par la collectivité, un taux de conformité rare dans les audits publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission de suivi, menée du 25 au 29 août 2025, visait à évaluer la mise en œuvre des mesures correctives prescrites après les insuffisances relevées quatre ans plus tôt. Le constat est sans équivoque : la commune a pris des dispositions concrètes pour renforcer la transparence, la rigueur administrative et la conformité budgétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-locale-en-progres-constant"><strong>Une gouvernance locale en progrès constant</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la tutelle du représentant de l’État dans le Cercle de Ségou, la commune s’est dotée d’un cadre budgétaire mieux structuré. Les lettres de cadrage sont désormais régulièrement transmises avant l’élaboration du budget communal, garantissant une planification alignée sur les orientations nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire et son équipe ont également corrigé les faiblesses administratives identifiées : la nomination du comptable-matières a été sollicitée conformément aux textes, les registres de comptabilité-matières sont tenus à jour, et les régisseurs de recettes et d’avances ont constitué leurs cautionnements au Trésor public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gestion-conforme-aux-normes"><strong>Une gestion conforme aux normes</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG salue la tenue rigoureuse des documents administratifs, notamment la fiche matricule des propriétés, les bordereaux de mouvement du matériel et les états d’inventaire trimestriels. Ces outils, essentiels à la bonne gestion des biens publics, renforcent la traçabilité et la responsabilité des acteurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise aussi qu’aucune opération de lotissement ou attribution irrégulière de parcelles n’a été constatée durant la période d’examen, traduisant une discipline accrue dans la gestion foncière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-de-bonne-gouvernance-locale"><strong>Un modèle de bonne gouvernance locale</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un taux de mise en œuvre de 100 %, Pélengana se distingue par son exemplarité au sein des collectivités bénéficiaires du&nbsp;Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), financé par l’Association internationale de développement (IDA). Ce résultat témoigne d’un engagement réel des autorités locales à appliquer les bonnes pratiques de gouvernance financière et à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur Général, dans sa conclusion, a salué ces efforts, tout en appelant la commune à poursuivre sur cette voie en veillant à la nomination effective du comptable-matières par arrêté interministériel, ultime étape pour consolider la gestion du patrimoine communal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Audit du BVG : la Commune de Guégnéka appelée à renforcer sa gouvernance financière</title>
		<link>https://saheltribune.com/audit-du-bvg-la-commune-de-guegneka-appelee-a-renforcer-sa-gouvernance-financiere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:08:26 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le rapport du Bureau du Vérificateur général sur l'Audit BVG de la commune de Guégnéka et ses recommandations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La Commune rurale de Guégnéka, dans le cercle de Fana, a fait l’objet d’un suivi du Bureau du Vérificateur général (BVG) portant sur la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière et de performance de 2020. Si des progrès notables ont été enregistrés dans la gestion administrative et budgétaire, le rapport relève encore d’importantes failles dans la transparence, la tenue de la comptabilité et l’évaluation des recettes communales. À peine 40 % des recommandations ont été pleinement appliquées, signe que la gouvernance locale reste un chantier à consolider.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau du Vérificateur général (BVG)&nbsp;a rendu public, en octobre 2025, son rapport de&nbsp;suivi des recommandations issues de la vérification intégrée (performance et financière)&nbsp;de la&nbsp;Commune rurale de Guégnéka, initialement réalisée en 2020. Ce document dresse un bilan mitigé : sur dix recommandations applicables, seules&nbsp;quatre (40 %) ont été entièrement mises en œuvre, deux partiellement, tandis que quatre autres n’ont connu aucun progrès.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-efforts-notables-mais-encore-insuffisants"><strong>Des efforts notables mais encore insuffisants</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport salue les efforts du maire et de ses équipes pour régulariser certaines procédures administratives, notamment l’enregistrement systématique des délibérations du conseil communal, la convocation des conseillers, la restitution de l’état d’exécution du Plan de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) et l’établissement des rôles d’impôts forfaitaires. Ces mesures traduisent une volonté de renforcer la transparence et la gouvernance locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, plusieurs insuffisances majeures persistent. Le BVG relève l’absence de&nbsp;débats publics sur le budget, la&nbsp;non-tenue de la comptabilité-matières, l’absence de&nbsp;comptable-matières nommé conformément à la loi&nbsp;et l’évaluation non sincère des recettes et dépenses prévisionnelles. Selon le rapport, les rôles d’impôts utilisés remontent encore à un ancien recensement de 1996, rendant les prévisions budgétaires peu fiables.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-recouvrement-des-recettes-progres-timides"><strong>Recouvrement des recettes : progrès timides</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan des finances, le percepteur de Fana a entrepris des actions pour améliorer le recouvrement, permettant d’encaisser plus de&nbsp;255 millions de FCFA&nbsp;entre 2023 et 2024, soit une hausse de 14 %. Néanmoins, aucune poursuite n’a été engagée contre les mauvais payeurs, limitant l’efficacité du dispositif fiscal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise que certaines recommandations sont désormais&nbsp;sans objet, en raison du nouveau découpage administratif adopté en mars 2023. En effet, Guégnéka relève désormais du&nbsp;Cercle de Fana, au sein de la&nbsp;Région de Dioïla, et non plus de Dioïla même. De ce fait, certaines compétences et responsabilités ont été transférées à de nouvelles autorités locales.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-recommandations-pour-une-meilleure-gouvernance"><strong>Des recommandations pour une meilleure gouvernance</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le BVG invite les autorités communales à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mettre en place une commission de recensement actualisé des éléments imposables ;</li>



<li>Doter les régisseurs et percepteurs de moyens matériels et financiers suffisants ;</li>



<li>Garantir la transparence budgétaire à travers des débats publics réguliers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général insiste : «&nbsp;<em>Les acteurs de la Commune de Guégnéka doivent poursuivre leurs efforts pour améliorer durablement la gestion publique et la performance de la collectivité.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 90 millions FCFA de recettes non reversées au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 09:02:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[audit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport sur les irrégularités financières au palais de la culture expose des manquements graves à la réglementation et à la transparence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a publié un rapport accablant sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ (PCAHB). L’audit, qui couvre les exercices 2022 à mars 2025, met en lumière de graves irrégularités administratives et financières au sein de cet établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport, plus de 90,1 millions de francs CFA de recettes n’ont pas été reversés sur le compte du Palais. Ces sommes proviennent de locations de salles, d’événements culturels et de partenariats, encaissées directement par le Directeur général et l’Agent comptable, en violation des règles de la comptabilité publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-dysfonctionnements-administratifs-multiples"><strong>Des dysfonctionnements administratifs multiples</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général dénonce une série de manquements à la réglementation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>absence de manuel de procédures validé depuis 2017, rendant la gestion interne opaque ;</li>



<li>non-tenue d’un système d’archivage opérationnel, exposant les documents officiels à la perte ou à la détérioration ;</li>



<li>non-élaboration des comptes de gestion, empêchant toute lecture fiable de la situation financière du Palais ;</li>



<li>confusion des rôles entre le Directeur général et l’Agent comptable, avec des signatures conjointes sur plusieurs chèques, en violation du principe de séparation entre ordonnateur et comptable ;</li>



<li>absence de régisseur d’avances depuis 2020, alors même que la réglementation impose sa nomination pour sécuriser la manipulation des fonds publics.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces lacunes, selon le BVG, traduisent «&nbsp;<em>un affaiblissement du contrôle interne »</em>&nbsp;et « une&nbsp;<em>gestion contraire aux principes de transparence et de redevabilité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-salaires-impayes-et-du-personnel-demotive"><strong>Des salaires impayés et du personnel démotivé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport révèle également que le Palais de la Culture cumule 12 mois d’arriérés de salaires et 36 mois d’impayés de primes pour un montant total de plus de 51 millions FCFA.<br>Cette situation, qualifiée de «&nbsp;<em>grave</em>&nbsp;» par le BVG, expose l’institution à une démotivation généralisée du personnel et à un risque d’interruption de ses activités culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que les recettes non reversées, si elles avaient été correctement encaissées, auraient suffi à combler l’intégralité des dettes salariales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auditeurs ont établi que 90 199 000 FCFA, soit 57 % des recettes totales générées par le Palais durant la période contrôlée, n’ont jamais été reversés au Trésor. Ces fonds auraient été encaissés en espèces ou par chèques au nom du Directeur général et de l’Agent comptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général a donc transmis le dossier au Pôle national économique et financier ainsi qu’au Président de la Section des comptes de la Cour suprême, pour d’éventuelles poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-recommandations-pour-une-gouvernance-restauree"><strong>Recommandations pour une gouvernance restaurée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG recommande au Directeur général du PCAHB de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>faire valider et appliquer le manuel de procédures ;</li>



<li>instaurer un système d’archivage et une comptabilité régulière ;</li>



<li>solliciter la nomination d’un nouveau régisseur d’avances ;</li>



<li>respecter la séparation des fonctions comptables ;</li>



<li>apurer les salaires et primes du personnel dans les meilleurs délais.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Agent comptable, il est sommé de produire les comptes de gestion manquants et de régulariser la comptabilité-matières du patrimoine du Palais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inauguré en 1983, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ est un joyau de la coopération Mali–Corée du Nord. Il abrite des institutions artistiques nationales, dont le Ballet malien, le Kotéba, le Badéma national et l’Ensemble instrumental du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable cœur de la vie culturelle malienne, le Palais est censé incarner la mémoire, la créativité et la vitalité du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais selon le BVG, sa gestion actuelle «&nbsp;<em>menace sa mission historique et affaiblit la politique culturelle nationale</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 840 millions FCFA d’irrégularités financières à l’APEJ, selon le Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 16:14:44 +0000</pubDate>
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<p>Le BVG révèle des irrégularités financières à l'APEJ-Mali totalisant plus de 840 millions FCFA. Découvrez les pratiques contestées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) du Mali a rendu public un rapport accablant sur la gestion de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ). Couvrant la période 2020 à mars 2025, cette vérification financière et de conformité met en évidence des irrégularités administratives et financières estimées à plus de 840 millions FCFA, dont 821 millions restent non régularisés à la date de clôture des travaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG pointe du doigt plusieurs pratiques contraires aux règles de bonne gestion publique. Les Directeurs généraux successifs et l’Agent comptable de l’APEJ auraient accordé des avantages indus à hauteur de 663 millions FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces montants comprennent des gratifications non prévues par les textes internes, des dons à des personnes extérieures à l’agence et même l’achat de téléphones portables offerts à des responsables ministériels, selon le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vérificateurs dénoncent également le paiement de marchés non conformes aux clauses contractuelles. Des sommes ont été versées pour des prestations incomplètes, notamment le développement d’une application numérique censée gérer les stages des jeunes, mais qui n’était pas opérationnelle au moment du contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-social-detourne-de-son-objet"><strong>Un fonds social détourné de son objet</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre manquement majeur : la gestion du fonds social du comité syndical de l’APEJ, doté de plus de 140 millions FCFA. Ce fonds, destiné à soutenir les agents lors d’événements familiaux, a servi à financer des dons, des achats de carburant et des activités diverses sans justification légale. Le Vérificateur général y voit un usage «&nbsp;<em>irrégulier</em>&nbsp;» contraire à l’accord collectif d’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au plan administratif, le rapport relève de graves lacunes dans le fonctionnement interne de l’agence. Le Conseil d’administration a adopté des budgets irréguliers, incluant des subventions au cabinet du ministère de tutelle et à des associations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, aucun commissaire aux comptes n’a été désigné depuis plusieurs années, en violation de la réglementation. L’Agent comptable n’a pas produit de comptes de gestion ni tenu correctement la comptabilité-matières, rendant impossible un suivi transparent du patrimoine de l’agence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saisine-de-la-justice"><strong>Saisine de la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la gravité des faits, le Vérificateur général a transmis le dossier au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits transmis concernent notamment l’octroi d’avantages indus (663 millions FCFA), les indemnités de session irrégulières (5,7 millions FCFA), le paiement de marchés non exécutés (10,6 millions FCFA), les dons illégaux sur le fonds social (140,7 millions FCFA) et de faux enregistrements fiscaux (1 million FCFA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conclusion, le Vérificateur général insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance de l’APEJ. Il recommande notamment la production régulière de comptes de gestion, la désignation d’un commissaire aux comptes et le respect strict des missions légales de l’agence. Le rapport souligne aussi le manque de transparence et la difficulté rencontrée par les auditeurs pour accéder à certains documents administratifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-structure-essentielle-mais-fragilisee"><strong>Une structure essentielle mais fragilisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2003, l’APEJ est l’un des principaux instruments de la politique nationale de l’emploi des jeunes. Entre 2020 et 2025, elle a bénéficié de plus de 39 milliards FCFA de budget, dont 24 milliards ont été effectivement dépensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses missions — appui à la formation, stages, chantiers-écoles et accompagnement à l’entrepreneuriat — en font un acteur stratégique dans un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population. Mais la gestion décrite par le BVG jette une ombre sur son efficacité et la crédibilité de ses interventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport 2022-2025 : graves irrégularités financières au CFPAK</title>
		<link>https://saheltribune.com/rapport-2022-2025-graves-irregularites-financieres-au-cfpak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 07:39:27 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de juillet 2025 du BVG souligne les manquements dans la gestion du Centre Aoua Kéïta, de graves irrégularités dévoilées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport publié en juillet 2025 par le Bureau du Vérificateur général met en lumière de graves irrégularités dans la gestion du&nbsp;<strong>Centre de Formation&nbsp;</strong></em></strong><strong><em>p</em></strong><strong><em>rofessionnelle Aoua Keïta (CFPAK)</em></strong><strong><em>&nbsp;entre 2022 et 2025. De comptes bancaires ouverts sans autorisation à des dépenses hors cadre légal, en passant par des postes vacants jamais pourvus, ce centre censé former les femmes et jeunes filles déscolarisées se retrouve au cœur d’un scandale de gouvernance.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, l’épais document publié par le Bureau du Vérificateur général en juillet 2025 ressemble à une radioscopie crue d’une institution née avec de nobles ambitions, mais trahie par ses failles administratives et financières. Le&nbsp;Centre de Formation professionnelle Aoua Keïta (CFPAK), créé en 1999 pour donner une seconde chance aux jeunes filles et femmes déscolarisées, a vu ses pratiques épinglées au titre des exercices&nbsp;2022, 2023, 2024 et 2025 (jusqu’au 31&nbsp;janvier).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-dysfonctionnements-pointes"><strong>Les dysfonctionnements pointés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conçu dans l’esprit de la&nbsp;Politique nationale Genre&nbsp;de 2011, le CFPAK devait répondre à un enjeu crucial&nbsp;: réduire la déperdition scolaire féminine dans un pays où&nbsp;à peine 25&nbsp;% des femmes sont alphabétisées. Doté de crédits de l’État (plus de&nbsp;107&nbsp;millions de FCFA&nbsp;sur la période auditée) et de recettes propres issues de locations de salles (17&nbsp;millions de FCFA), le centre devait incarner la promotion de la femme par la formation qualifiante. Mais derrière cette mission sociale, le rapport révèle une mécanique institutionnelle grippée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste des irrégularités est longue.&nbsp;Absence de cadre organique, postes vacants non pourvus depuis 2022, inexistence de manuel de procédures administratives et financières. Autant de manquements qui sapent la performance du centre. Plus grave, l’ouverture irrégulière de comptes bancaires à la BDM, sans autorisation du ministère des Finances, viole frontalement la réglementation. Quant au comptable-matières du ministère de tutelle, il n’a ni codifié ni immatriculé les équipements, rendant impossible tout suivi rigoureux du patrimoine du centre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-depenses-hors-cadre-legal"><strong>Des dépenses hors cadre légal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport est sans appel. Le directeur général et l’agent comptable ont engagé des dépenses sur les recettes propres (carburant, fournitures, entretien), alors que celles-ci relevaient exclusivement de la Direction des Finances et du Matériel. En d’autres termes, des fonds ont été utilisés hors du circuit légal, fragilisant la transparence budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, le Vérificateur général recommande une&nbsp;relecture urgente des textes fondateurs du centre, la dotation d’un cadre organique, la nomination de responsables aux postes vacants, ainsi qu’une stricte régularisation de la comptabilité-matières. Les faits relatifs aux dépenses irrégulières ont été transmis à la&nbsp;Section des comptes de la Cour suprême, précise le BVG dans son rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CFPAK reste pourtant un outil stratégique. Depuis sa création, il a formé&nbsp;1 292&nbsp;femmes et jeunes filles, dans la couture, la restauration ou l’hôtellerie. Mais aujourd’hui, miné par l’inaction institutionnelle et des pratiques financières contestables, le centre frôle l’abandon de sa mission première. Un paradoxe cruel&nbsp;: là où il devait être un levier d’émancipation et de dignité, il devient le miroir des pesanteurs bureaucratiques maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fin de mandat pour Samba Alhamdou Baby : à Koulouba, la transparence fait son inventaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 10:29:56 +0000</pubDate>
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<p>Le fin de mandat pour Samba Alhamdou Baby marque une étape clé dans la gouvernance publique au Mali. Lisez le bilan.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Président de la Transition, Assimi Goïta, a reçu ce 22 mai 2025 le Vérificateur Général sortant, Samba Alhamdou Baby. L’occasion, au-delà de la remise d’un rapport, de dresser le bilan d’un combat discret mais capital : celui pour la transparence et la moralisation de la vie publique au Mali. Et d’ouvrir une nouvelle ère sous le sceau de la continuité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, ce jeudi 22 mai, les murs feutrés de Koulouba ont accueilli une audience qui n’avait rien de purement protocolaire. Face au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, un homme en fin de mission a remis un rapport en forme de testament administratif. Il s’appelle Samba Alhamdou BABY, et pendant sept ans, il a tenu les rênes du Bureau du Vérificateur Général (BVG), cette vigie silencieuse de la gouvernance publique malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son document, intitulé sobrement&nbsp;<em>rapport-bilan 2018-2025</em>, est un inventaire à la fois technique et politique. Car derrière les chiffres, il y a une réalité brute : celle d’un pays en quête de moralité publique, décidé à tourner la page des abus, des passe-droits et des comptes sans comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">232 missions de vérification. Un chiffre qui parle, surtout lorsqu’on apprend que 183 d’entre elles ont été menées sous la Transition actuelle. Un signal fort envoyé à tous ceux qui croyaient encore que la gouvernance n’était qu’un mot vide dans les hautes sphères de l’État malien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gouverner-c-est-aussi-verifier"><strong>Gouverner, c’est aussi vérifier</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les vérifications se sont déclinées en 140 contrôles financiers et de conformité, 29 audits de performance, 56 missions de suivi, et 7 évaluations sectorielles. Derrière cette mécanique bien huilée, une obsession : traquer les dérives, et imposer la règle à ceux qui, souvent, croient pouvoir la réécrire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne un autre fait marquant : 158 dossiers transmis aux pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako, Mopti et autres juridictions, pour suspicion d’infractions. 147 autres cas ont été portés devant la Section des comptes, pour manquement à la législation budgétaire. Et surtout, près de 12 milliards de francs CFA ont été régularisés ou remboursés, parfois avant même la fin des contrôles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’impunité économique a longtemps été la norme, ces chiffres ne sont pas seulement des résultats : ce sont des actes de foi dans l’État de droit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-sous-surveillance-presidentielle"><strong>Une gouvernance sous surveillance… présidentielle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant la parole à l’issue de l’audience, Samba Alhamdou Baby a salué « <em>l’attention constante et l’accompagnement du Chef de l’État </em>», rappelant que ce bilan est d’abord le fruit d’un engagement partagé pour une gouvernance rigoureuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si l’heure était au passage de relais, il ne s’agissait pas d’une rupture. Car le nouveau Vérificateur Général, nommé le 16 mai par décret présidentiel, n’est pas un inconnu. Abdoul Aziz Ag AGUISSA, administrateur civil, incarne la continuité dans la vigilance, à la croisée des missions de l’État et des attentes citoyennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-etat-qui-rend-des-comptes-un-peuple-qui-reprend-confiance"><strong>Un État qui rend des comptes, un peuple qui reprend confiance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses dernières réformes, le BVG aura aussi innové. Premières évaluations du secteur public, publications sectorielles en ligne, ouverture au public des données de vérification. À bas bruit, c’est une culture de la transparence qui a commencé à s’enraciner. Une révolution silencieuse, mais durable, dans un Mali en quête d’autorité morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Assimi Goïta, chef d’une Transition souvent scrutée pour ses choix politiques et sécuritaires, cette séquence est stratégique. Elle rappelle que la refondation ne se mesure pas seulement au nombre de blindés ou à la fermeté des discours, mais aussi à la rigueur de ceux qui surveillent les comptes publics, ligne après ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mandat de Samba Alhamdou Baby s’achève, mais son bilan laisse des traces : des chiffres, certes, mais surtout un acte de foi dans l’institution malienne, celle qui ne cède ni à la complaisance ni à la résignation. Et avec le passage de témoin à Abdoul Aziz Ag Aguissa, le Bureau du Vérificateur Général s’installe durablement comme un contre-pouvoir républicain, dans un État qui, entre deux tempêtes, redécouvre la vertu de regarder ses comptes en face.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la sécurité alimentaire, entre audit sévère et résilience forcée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Examinez les résultats du rapport sur la gouvernance de la sécurité alimentaire au Mali : entre efforts et limites.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport du Vérificateur général dresse un tableau contrasté de la gestion de la sécurité alimentaire au Mali. Si des efforts de distribution et de plaidoyer sont notables, les lenteurs structurelles, l’absence de cadre organisationnel clair et la dépendance financière mettent à nu les limites du système. À l’heure de la souveraineté revendiquée, le pays doit choisir : réformer ou répéter.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une photographie implacable que livre le Bureau du Vérificateur Général du Mali dans son rapport publié en avril 2025. Une radiographie sans anesthésie de la gestion du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), l’un des dispositifs clés du pays pour faire face à la faim chronique et aux crises humanitaires récurrentes. Résultat ? Des avancées, oui, mais aussi des lenteurs, des retards, des silences administratifs et surtout, des fragilités systémiques qui interrogent, à l’heure où l’État malien se veut stratège, souverain et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission d’audit, effectuée en 2023 et 2024, portait sur le suivi de 18 recommandations faites au CSA, à ses partenaires institutionnels et aux ministères de tutelle. Seules 6 d’entre elles ont été entièrement mises en œuvre. Les autres sont restées à l’état de chantier, parfois au point mort. Une performance mitigée pour un secteur où l’inaction coûte des vies, et où l’approximation se traduit en malnutrition, retards de croissance, voire exode rural.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-arbre-qui-cache-la-foret"><strong>L’arbre qui cache la forêt ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, le rapport souligne des efforts notables. Le Commissariat a amélioré la diffusion de sa politique nationale, intensifié ses campagnes de sensibilisation, et renforcé son plaidoyer en faveur des populations vulnérables. En 2023, près de 1,1 million de personnes ont bénéficié d’une distribution gratuite de céréales. En 2024, ce chiffre grimpe à 1,17 million, malgré des contraintes logistiques et sécuritaires majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces efforts, aussi louables soient-ils, ne suffisent pas à masquer les zones d’ombre. Ainsi, la gestion des banques de céréales est jugée quasi inexistante dans la majorité des communes visitées : absence de stocks, comités de gestion inactifs, aucun document comptable, aucun suivi communautaire. Plus alarmant encore, l’État n’a pas alloué les ressources nécessaires pour la réhabilitation des magasins de l’OPAM, pourtant essentiels à la chaîne logistique du stockage alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point sensible, l’absence d’un cadre organisationnel clair pour le CSA lui-même. Vingt ans après sa création, aucun texte ne fixe précisément ses modalités de fonctionnement ni les qualifications requises pour ses agents. Résultat, une institution essentielle, mais au fonctionnement bancal, où le flou administratif entretient l’inefficacité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-securite-alimentaire-sous-assistance-technique"><strong>Une sécurité alimentaire sous assistance technique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plus globalement, c’est le modèle malien de sécurité alimentaire qui semble s’essouffler. Trop dépendant des financements extérieurs – à l’image du prêt de 25 milliards de FCFA contracté en 2023 auprès de la BOAD pour reconstituer le stock de sécurité – il reste fragile, soumis aux aléas budgétaires et diplomatiques. En 2024, faute de nouveaux financements, les stocks n’ont pas été reconstitués à leur niveau optimal, laissant planer la menace d’un retour à l’urgence permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport du BVG met aussi en lumière les contradictions internes du dispositif : des formations dispensées&#8230; après les périodes critiques ; des guides de distribution partagés mais mal appliqués ; des listes d’émargement toujours aussi disparates d’une localité à l’autre. À l’évidence, la chaîne de commandement souffre d’un déficit de rigueur et de coordination.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reformer-ou-repeter"><strong>Réformer ou répéter ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La grande leçon de ce rapport tient en une phrase : l’architecture institutionnelle de la sécurité alimentaire au Mali est trop importante pour rester aussi fragile. À l’heure où l’État malien revendique son autonomie stratégique au sein de l’AES, il ne peut se permettre de laisser un secteur aussi vital à la dérive logistique ou au bon vouloir des bailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si des avancées sont saluées, elles doivent s’inscrire dans une vision d’ensemble : réformer le CSA, doter le DNSA d’un financement prévisible, professionnaliser l’OPAM, remettre en fonctionnement les banques de céréales et restaurer la confiance communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, au bout de la chaîne, il y a des millions de Maliens pour qui la sécurité alimentaire n’est pas un indicateur statistique, mais une question de dignité, de survie, parfois de révolte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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