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	<title>Archives des bilan Assimi Goïta &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : cinq ans d&#8217;œuvres sociales, ou quand un président choisit son peuple plutôt que son fonds</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cinq ans après son démarrage,  le bilan de ses œuvres sociales est éloquent : 533 forages, 75 ambulances, 3 000 lampadaires solaires, des centres de dialyse et la Maison des pupilles à travers le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 7 juin 2021, lors de son investiture, le général d’armée Assimi Goïta prenait un engagement inédit : consacrer les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales. Cinq ans après, le bilan est là — 533 forages, 75 ambulances, 3 000 lampadaires solaires, des centres de dialyse, une Maison des pupilles. Ce n&rsquo;est pas de la communication. C&rsquo;est de la politique.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans la vie politique africaine, des gestes que personne n&rsquo;attend. Des engagements qui dérogent à la règle tacite du pouvoir : prendre, conserver, redistribuer aux siens. Le 7 juin 2021, lors de son investiture à Koulouba, Assimi Goïta en a accompli un. Ce jour-là, il a décidé que les deux tiers de son fonds de souveraineté — cette manne traditionnellement jalousée par les chefs d&rsquo;État africains — iraient directement aux populations les plus vulnérables du Mali. Cinq ans plus tard, jour pour jour, le bilan parle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le 7 juin 2021 : un engagement insolite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut replacer ce geste dans son contexte pour en mesurer la portée. En juin 2021, le Mali est un pays exsangue. Deux coups d&rsquo;État en neuf mois, une crise sécuritaire qui dévore des pans entiers du territoire, une économie affaiblie par les sanctions de la CEDEAO qui s&rsquo;annoncent, des millions de personnes déplacées ou menacées. Les attentes envers le nouveau chef d’Etat sont aussi immenses qu&rsquo;elles sont incertaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Assimi Goïta prend un engagement qui n&rsquo;était pas attendu des analystes : il affecte les deux tiers de son fonds de souveraineté présidentiel aux œuvres sociales et sanitaires, avec une priorité explicite — faciliter l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et aux soins de santé primaires dans les zones difficiles du pays. Un engagement simple, précis, vérifiable. La rareté de ces trois qualificatifs dans la vie politique africaine mérite d&rsquo;être soulignée.&nbsp;<em>« J&rsquo;ai décidé d&rsquo;allouer les deux tiers du fonds de souveraineté du président aux œuvres sociales et sanitaires, notamment pour faciliter l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et aux soins de santé primaires dans les zones difficiles de notre pays. »</em>, déclarait le&nbsp;Général d&rsquo;armée Assimi Goïta, dans son discours d&rsquo;investiture du 7 juin 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq ans plus tard, les œuvres sociales ont absorbé l&rsquo;intégralité du fonds de souveraineté — une décision prise en cours de mandat pour amplifier l&rsquo;effort initial. Ce passage des deux tiers à la totalité du fonds traduit une trajectoire inverse à celle qu&rsquo;on observe habituellement dans les régimes de transition : non pas l&rsquo;accaparement progressif des ressources, mais leur redistribution croissante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>533 forages, 75 ambulances, 3 000 lampadaires : le bilan de cinq ans</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres du récapitulatif sont éloquents. En cinq ans, 533 forages d&rsquo;eau potable ont été réalisés sur l&rsquo;ensemble du territoire national — de Kayes à Kidal —, dont une soixantaine encore en cours de réalisation au moment du bilan. Ce programme a contribué à porter le taux d&rsquo;accès au service de l&rsquo;eau potable à 75,4 % en 2026, selon les données du ministère de l&rsquo;Énergie et de l&rsquo;Eau, contre des niveaux significativement plus bas en début de mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous proposons le bilan non exhaustif dans ce digramme :&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-scaled.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="503" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-1024x503.png" alt="Diagramme" class="wp-image-22660" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-1024x503.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-300x147.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-768x377.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-1536x754.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-2048x1006.png 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-1920x943.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-1170x575.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-585x287.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Diagramme-600x295.png 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan des oeuvres sociales représenté en données. ©Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong></strong><strong>Les oubliés que l&rsquo;État a retrouvés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue ces œuvres sociales d&rsquo;un programme classique de redistribution, c&rsquo;est la granularité de leur ciblage. On y trouve pêle-mêle des personnes de petite taille, des sourds-muets, des aveugles, des veuves de militaires ou de chauffeurs de citernes, des femmes entrepreneures, des orphelinats, des élèves bègues. Cette liste n&rsquo;est pas anodine : elle dessine une cartographie de l&rsquo;invisibilité sociale malienne, les catégories que les politiques publiques classiques ne savent pas atteindre parce qu&rsquo;elles sont trop petites, trop dispersées, trop peu organisées pour peser dans un processus électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a là une conception particulière du rôle de l&rsquo;État — celle d&rsquo;un État qui descend vers ceux que le marché et les institutions habituelles ont laissés de côté, non par populisme mais par calcul de justice sociale élémentaire. Les 400 motos tricycles remises aux personnes handicapées pour soutenir leur mobilité, les 30 séances d&rsquo;orthophonie offertes à 100 élèves bègues pour faciliter leur insertion scolaire : ce sont des actes d&rsquo;une politique sociale qui accepte de traiter des cas individuels à l&rsquo;échelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État qui soigne les bègues et équipe les aveugles n&rsquo;est pas un État qui oublie son peuple. C&rsquo;est un État qui le regarde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Maison des pupilles : l&rsquo;œuvre à portée symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 juin 2026, pour le cinquième anniversaire exact de l&rsquo;engagement inaugural, le général d’armée Assimi Goïta inaugure la Maison des pupilles dont la première pierre avait été posée en 2024. Cette infrastructure — qui abrite le siège de l&rsquo;Office national des pupilles en République du Mali (ONAPUMA), comprend une infirmerie, une bibliothèque, une médiathèque,  des bâtiments d&rsquo;hébergement, un réfectoire, une buanderie, des crèches et des terrains de sport. C&rsquo;est bien plus qu&rsquo;un bâtiment.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--scaled.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--1024x768.jpg" alt="La Maison des Pupilles vue aérienne." class="wp-image-22656" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--1536x1152.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--2048x1536.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--1920x1440.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--1170x878.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--585x439.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Maison-des-pupilles-vue-aerienne--600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La Maison des Pupilles vue aérienne. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle est la matérialisation d&rsquo;une dette d&rsquo;État envers ceux qui ont perdu un parent dans la guerre. Les enfants des soldats tombés au combat ont droit à un espace qui leur est propre, doté de ressources pour leur éducation, leur épanouissement et leur insertion. Dans un pays où les familles de militaires morts au front avaient longtemps été reléguées à la marge des dispositifs de soutien public, cette inauguration est un acte politique de reconnaissance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que cela dit de la gouvernance malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains observateurs, habituellement prompts à critiquer les régimes de transition sahéliens, ont tendance à passer ces réalisations sous silence — trop occupés à documenter les ruptures diplomatiques ou les tensions sécuritaires. C&rsquo;est une erreur d&rsquo;analyse. La capacité d&rsquo;un État à maintenir une politique sociale cohérente, continue et mesurable sur cinq ans, dans un contexte de guerre asymétrique, de sanctions économiques et de ruptures diplomatiques majeures, est précisément l&rsquo;indicateur le plus révélateur de sa solidité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali de la Transition n&rsquo;est pas un pays en ordre. La sécurité reste précaire dans le nord et le centre. L&rsquo;économie subit des pressions considérables. Les défis humanitaires sont réels. Mais un État qui fore 533 puits en cinq ans, qui déploie 3 000 lampadaires sur les axes urbains de Bamako, qui crée des centres de dialyse dans trois régions et qui inaugure une maison dédiée aux enfants de soldats morts au combat — cet État-là n&rsquo;a pas renoncé à sa mission fondamentale : être présent là où les populations en ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 juin 2021 était une promesse. Le 7 juin 2026 est un bilan. Entre les deux, 533 forages et des milliers de familles qui ont accès à l&rsquo;eau, à la lumière, aux soins. C&rsquo;est, dans un contexte aussi difficile, un résultat qui mérite d&rsquo;être nommé pour ce qu&rsquo;il est.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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