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	<title>Archives des BCID-AES &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des BCID-AES &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Transfert de présidence au sein de l’AES : Capitaine Traoré prend la relève à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 19:43:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le transfert de présidence au sein de l’AES entre Ibrahim Traoré et Assimi Goïta marque un tournant pour la stabilité régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>D’après le&nbsp;</em></strong><strong><em><strong><em>communiqué final de la 2ᵉ session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), qui comporte 38 points</em></strong></em></strong><strong><em>, la session tenue le 23 décembre 2025 à Bamako a marqué un tournant stratégique pour la continuité, la stabilité et la coopération régionale. Sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, la session a été le théâtre de la&nbsp;</em></strong><strong><em><strong><em>passation officielle de la présidence de la Confédération au Capitaine Ibrahim Traoré</em></strong></em></strong><strong><em>, Président du Faso, pour un mandat d’un an. La rencontre a également réuni le Général Abdourahamane Tiani, Président du Niger, et a permis de passer en revue l’ensemble des actions et projets confédéraux.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Le Général Goïta a été salué pour son rôle déterminant dans la mise en œuvre des décisions de la première session et de la feuille de route de l’An I. Sous sa présidence, plusieurs avancées institutionnelles ont été réalisées : adoption d’un&nbsp;logo, d’un drapeau et d’un hymne officiel, création de&nbsp;documents d’identité et de voyage, lancement imminent d’une&nbsp;télévision et d’une radio AES, et établissement de la&nbsp;Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).</p>



<p>Le Collège a également validé la&nbsp;pleine opérationnalisation des trois piliers de la Confédération&nbsp;(défense et sécurité, diplomatie, développement) et a salué les mesures prises pour renforcer l’identité politique et institutionnelle, l’unité, la reconnaissance et la visibilité de l’AES sur la scène régionale et internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-continuite-et-vision-pour-l-an-ii-capitaine-traore"><strong>Continuité et vision pour l’An II : Capitaine Traoré</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans son discours d’acceptation, le Capitaine Traoré a rendu hommage au leadership du Mali et présenté les&nbsp;axes prioritaires de la Feuille de route de l’An II, centrés sur la continuité des actions déjà entreprises et le renforcement de la coopération entre les peuples des trois États membres.</p>



<p>Le Collège a réaffirmé l’importance de garantir le&nbsp;bon fonctionnement des Comités et Commissions nationaux AES, responsables du suivi et de l’exécution efficaces des décisions confédérales.</p>



<p>La session a accordé une attention particulière à la sécurité régionale. Les Chefs d’État ont réaffirmé leur&nbsp;détermination à éradiquer le terrorisme, à contrer la désinformation et à renforcer la coopération judiciaire et diplomatique.</p>



<p>Un des faits marquants a été le&nbsp;lancement officiel de la Force Unifiée AES (FU-AES), une force conjointe des trois pays membres, capable de coordonner rapidement les opérations sur le terrain et d’assurer la sécurité et la stabilité dans l’espace confédéral.</p>



<p>Le Collège a également condamné les tentatives de déstabilisation par des acteurs externes, y compris le&nbsp;terrorisme économique et médiatique, et a demandé aux ministres de diffuser régulièrement des informations fiables et officielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-developpement-economique-et-social"><strong>Développement économique et social</strong><strong></strong></h2>



<p>Les Chefs d’État ont salué les progrès réalisés dans l’An I, notamment l’opérationnalisation du Prélèvement Confédéral (PC-AES)&nbsp;et de la BCID-AES, assurant un financement endogène et durable des projets.</p>



<p>Ils ont encouragé la&nbsp;convergence des politiques économiques, incluant douanes, mines, industrie, transport et investissements, ainsi que la promotion de la&nbsp;libre circulation des personnes et des biens. La valorisation des ressources naturelles au profit des populations a été rappelée, avec un soutien aux États confrontés à des pressions externes.</p>



<p>Le Collège a souligné l’importance de l’implication des jeunes et des femmes&nbsp;dans la construction de l’espace AES et de la coordination des structures en charge de cette mobilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diplomatie-et-cooperation-internationale"><strong>Diplomatie et coopération internationale</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Collège a mis en avant les actions permettant à l’AES de s’affirmer sur la scène régionale et internationale, grâce à la&nbsp;coordination diplomatique et aux consultations politiques de haut niveau.</p>



<p>Les États membres ont veillé à&nbsp;dégager des positions communes lors des rencontres internationales&nbsp;et à privilégier les candidatures des pays AES au sein des instances internationales. Les ministres des Affaires étrangères ont été encouragés à&nbsp;renforcer la coopération et la complémentarité&nbsp;entre missions diplomatiques et postes consulaires.</p>



<p>Le rôle de la&nbsp;diaspora AES&nbsp;a été souligné, et les États ont été exhortés à mieux l’impliquer dans la dynamique de refondation de l’espace confédéral, notamment dans le cadre de la stratégie de communication et de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommages-et-cooperation-judiciaire"><strong>Hommages et coopération judiciaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Collège a rendu un&nbsp;hommage appuyé aux victimes civiles et militaires du terrorisme&nbsp;et a insisté sur la nécessité de renforcer la&nbsp;coopération judiciaire et des droits de l’homme, tant au sein de la Confédération que dans les relations avec d’autres États ou organisations.</p>



<p>Le Général Goïta a clôturé la session en remerciant ses pairs et en félicitant le Capitaine Traoré pour sa prise de fonction, marquant un&nbsp;transfert harmonieux de la présidence&nbsp;et une transition stratégique pour l’avenir de la Confédération AES.</p>



<p>Les chefs d’État ont également exprimé leur&nbsp;gratitude pour l’accueil et les facilités offertes par le Mali, contribuant au succès de cette 2ᵉ session.</p>



<p>Cette session a confirmé que la Confédération des États du Sahel poursuit&nbsp;sa construction institutionnelle, son renforcement militaire et sécuritaire, son intégration économique et sa coordination diplomatique, plaçant la stabilité, la sécurité et le bien-être des populations au cœur de ses priorités.</p>



<p><strong>Cheickna COULIBALY</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment l’AES veut redéfinir ses relations avec la CEDEAO et l’UEMOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
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<p>Analysez la coopération AES-CEDEAO-UEMOA face aux défis politiques et économiques en Afrique de l'Ouest après le retrait récent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En se retirant de la CEDEAO tout en restant arrimés à l’UEMOA, le Mali, le Burkina Faso et le Niger engagent une recomposition inédite de l’architecture régionale ouest-africaine. Entre rupture politique assumée, dépendances économiques persistantes et volonté d’autonomie stratégique, la Confédération des États du Sahel avance sur une ligne de crête, révélatrice des tensions profondes qui traversent l’Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p>Le 29 janvier 2025 marque une date charnière pour l’intégration régionale ouest-africaine. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont acté leur retrait effectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cinquante ans après la création de l’organisation. Derrière ce départ spectaculaire, c’est moins une rupture administrative qu’un basculement politique profond qui s’opère : celui d’un bloc sahélien décidant de s’affranchir d’un modèle régional jugé inadapté à ses réalités sécuritaires et politiques.</p>



<p>Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays entendent désormais redéfinir leurs relations avec les organisations régionales existantes. Mais si le divorce avec la CEDEAO est consommé, la question de l’UEMOA – et, au-delà, celle du franc CFA – révèle les limites et les contradictions d’une souveraineté encore inachevée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-politique-assume-avec-la-cedeao"><strong>Un divorce politique assumé avec la CEDEAO</strong></h2>



<p>À l’origine de la rupture, un désaccord fondamental sur la nature de la légitimité politique. Depuis 2020, les trois pays sahéliens ont connu des coups d’État militaires successifs, condamnés par la CEDEAO au nom de son protocole sur la bonne gouvernance. Sanctions économiques, fermetures de frontières et suspensions institutionnelles ont alors été brandies comme outils de pression.</p>



<p>Mais cette stratégie a produit l’effet inverse de celui escompté. Dans des sociétés éprouvées par une décennie de violences terroristes et d’effondrement sécuritaire, les régimes militaires ont bénéficié d’un soutien populaire réel, nourri par la promesse d’un rétablissement de l’autorité de l’État. Pour les dirigeants de l’AES, la CEDEAO est apparue non comme un médiateur régional, mais comme un instrument de normalisation politique perçu comme extérieur et coercitif.</p>



<p>Lors du sommet de Niamey en juillet 2024, le ton était donné : le retrait serait « <em>irréversible </em>». Le préavis d’un an expiré, la sortie effective du 29 janvier 2025 n’a fait que formaliser une rupture déjà consommée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-affaiblie-mais-contrainte-au-dialogue"><strong>Une CEDEAO affaiblie mais contrainte au dialogue</strong></h2>



<p>Privée de son bloc sahélien, la CEDEAO s’est recentrée autour d’un axe Nigeria–États côtiers, conservant un poids économique certain mais perdant une part de sa légitimité régionale. Pour autant, l’organisation n’a pas fermé la porte au dialogue. Confrontée à la progression des groupes armés vers le golfe de Guinée, elle sait que la sécurité ouest-africaine ne peut être pensée en silos.</p>



<p>Des contacts ont ainsi été amorcés au printemps 2025, notamment lors d’une rencontre à Bamako en mai, puis à Abuja en juin. Mais l’élan s’est rapidement essoufflé. Entre juillet et novembre, aucun suivi concret n’a eu lieu, alimentant la frustration au sein de l’AES. En novembre, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont publiquement regretté l’interruption du dialogue, estimant que cette inertie fragilisait la sécurité collective.</p>



<p>L’incident du 8 décembre 2025, lorsqu’un avion militaire nigérian s’est écrasé au Burkina Faso après avoir violé son espace aérien, a rappelé la fragilité de la situation. La mise en alerte maximale des défenses aériennes de l’AES a souligné combien la défiance politique pouvait se traduire en risques sécuritaires concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-uemoa-entre-pragmatisme-economique-et-contradictions-politiques"><strong>L’UEMOA, entre pragmatisme économique et contradictions politiques</strong></h2>



<p>Si la rupture avec la CEDEAO est nette, la posture de l’AES vis-à-vis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est plus nuancée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi de rester, jusqu’ici, membres de l’UEMOA, acceptant de facto le maintien du franc CFA et du cadre macroéconomique commun.</p>



<p>Ce choix est avant tout pragmatique. L’UEMOA offre une stabilité monétaire, une convertibilité internationale et un marché commun que les trois économies sahéliennes ne sont pas en mesure de remplacer à court terme.&nbsp;</p>



<p>Les tensions apparues en juillet 2025, lorsque le Burkina Faso s’est vu refuser la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA, ont montré que même ce cadre économique prétendument technique n’est pas totalement imperméable aux conflits politiques. Pour l’AES, l’épisode a été interprété comme une sanction indirecte liée à son retrait de la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-aes-une-ambition-encore-lointaine"><strong>La monnaie AES, une ambition encore lointaine</strong></h2>



<p>Les dirigeants sahéliens n’ont pourtant jamais caché leur ambition de créer, à terme, une monnaie commune propre à l’AES. Présentée comme un acte de rupture symbolique avec l’héritage colonial, cette perspective se heurte toutefois à des obstacles considérables : absence de convergence macroéconomique suffisante, faibles réserves de change, dépendance commerciale structurelle vis-à-vis de l’extérieur.</p>



<p>À ce stade, aucune institution monétaire confédérale n’a vu le jour. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), qui sera lancée en décembre 2025 avec un capital de 500 milliards de FCFA, vise le financement du développement, non encore la gestion monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-durable-de-l-espace-regional"><strong>Vers une recomposition durable de l’espace régional ?</strong></h2>



<p>En multipliant les institutions propres – force militaire unifiée, documents d’identité harmonisés, banque confédérale, médias régionaux –, l’AES s’affirme comme un pôle alternatif de l’intégration ouest-africaine. Mais cette construction se fait dans un environnement contraint, où la coopération avec la CEDEAO et l’UEMOA demeure, de fait, indispensable.</p>



<p>Trois trajectoires se dessinent : une fragmentation durable de l’espace régional, une coexistence pragmatique entre blocs, ou une refondation plus large de l’architecture ouest-africaine. L’issue dépendra autant de l’évolution sécuritaire que de la capacité des dirigeants sahéliens à transformer leur discours souverainiste en résultats économiques tangibles.</p>



<p>Pour l’heure, l’AES avance sur une ligne de crête : affirmer sa rupture politique sans rompre totalement les interdépendances économiques. Un exercice d’équilibriste qui façonnera, pour une large part, l’avenir géopolitique de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES : un outil stratégique dans l’architecture économique naissante de l’Alliance des États du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 23:22:10 +0000</pubDate>
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<p>La Banque confédérale d'investissement et de développement s'impose comme un pilier pour l'autonomie économique de la région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En actant la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent doter leur jeune confédération d’un instrument financier inédit. Derrière cette initiative, présentée comme un pilier de « souveraineté économique », se joue une bataille plus large : celle d’un Sahel en quête d’autonomie dans un environnement régional marqué par l’isolement diplomatique, la contraction des financements internationaux et l’urgence des besoins de développement.</em></strong></p>



<p>En recevant, le 11 décembre 2025, les ministres des Finances maliens, burkinabè et nigériens, le général Assimi Goïta a entériné une étape structurante du projet politique de l’Alliance des États du Sahel (AES) : la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Derrière l’annonce technique, c’est une redéfinition des rapports de force économiques au Sahel qui se dessine, alors que les trois régimes militaires cherchent à consolider une autonomie financière encore fragile.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-pour-reduire-la-dependance-financiere-exterieure"><strong>Un instrument pour réduire la dépendance financière extérieure</strong></h2>



<p>La validation et la signature des statuts de la BCID-AES interviennent dans un contexte où les trois États ont vu se contracter les financements internationaux à la suite des ruptures politiques de 2020 à 2023. La nouvelle banque se veut un outil stratégique pour financer directement les infrastructures routières, énergétiques et agricoles sans passer par les bailleurs traditionnels — Banque mondiale, FMI, UE — dont les relations avec l’AES se sont tendues.</p>



<p>Le ministre burkinabè, Aboubakar Nacanabo, a présenté la nouvelle institution comme un levier destiné à « <em>assumer pleinement la souveraineté économique </em>» du trio sahélien. Un discours qui s’inscrit dans la doctrine de « <em>rupture</em> » revendiquée par les autorités de l’AES depuis leur rapprochement trilatéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-institutionnelle-en-construction"><strong>Une architecture institutionnelle en construction</strong></h2>



<p>La Banque confédérale, dotée d’un capital initial partiellement libéré, sera supervisée par un Conseil des gouverneurs réunissant les ministres des Finances des trois pays. Cette gouvernance resserrée permet aux chefs d’État de garder un contrôle étroit sur les orientations, dans une logique politique où la question économique est devenue indissociable de la souveraineté.</p>



<p>La priorité affichée demeure la mise en place rapide des organes dirigeants et le lancement des premières opérations de financement. À terme, l’ambition est de financer non seulement les projets étatiques mais aussi des projets privés portés par des entreprises locales, à condition qu’ils soient validés par les gouvernements. Cette orientation pourrait renforcer l’émergence d’un tissu économique régional autonome, mais elle traduit aussi une volonté de contrôler les circuits d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-jalon-politique-avant-le-second-sommet-de-l-aes"><strong>Un jalon politique avant le second sommet de l’AES</strong></h2>



<p>Dans un Sahel où l’insécurité, les sanctions passées et la contraction des budgets publics pèsent lourdement, la création de la BCID-AES est autant comme une nécessité que comme un pari. Les trois États misent sur la consolidation interne plutôt que sur la réouverture accélérée vers les marchés financiers internationaux, au risque d’un isolement prolongé.</p>



<p>Cette avancée survient à quelques jours du second sommet de l’AES prévu à Bamako, du 22 au 23 décembre 2025, où l’architecture institutionnelle et financière de la confédération doit être renforcée. L’annonce permet aux autorités de montrer une cohérence stratégique et un volontarisme politique. À travers la BCID-AES, l’Alliance démontrera qu’elle peut construire, seule, les instruments de son propre développement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES : et si la souveraineté commençait par la banque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 19:34:56 +0000</pubDate>
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<p>La Souveraineté financière sahélienne prend forme avec la création de la BCID-AES, un outil essentiel pour le développement dans la région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À rebours des schémas d’aide classiques, le Mali, le Burkina Faso et le Niger lancent la BCID-AES, une banque de développement confédérale pensée comme levier de souveraineté financière et outil d’émancipation régionale.</em></strong></p>



<p>Il est des décisions politiques qui, en apparence, n’envoient pas de troupes, ne claquent pas dans les chancelleries et ne saturent pas les plateaux de télévision. Pourtant, elles déplacent des lignes plus profondément que bien des discours martiaux. L’annonce de la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de l’AES (BCID-AES), ce mois de mai à Bamako, appartient à cette catégorie : celle des actes fondateurs silencieux.</p>



<p>Car ici, pas de communiqué vengeur, pas de bras de fer diplomatique. Juste trois pays sahéliens qui ont décidé, ensemble, de se doter d’un instrument bancaire à la hauteur de leurs ambitions. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger — trois nations que l’on préfère souvent réduire à leurs défis sécuritaires — ont choisi le levier de la finance pour reconquérir leur autonomie stratégique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-banque-contre-la-dependance"><strong>Une banque contre la dépendance</strong><strong></strong></h3>



<p>La BCID-AES n’est pas une institution de plus. C’est un manifeste financier. Elle incarne une double rupture. D’abord, avec le modèle postcolonial de développement, longtemps fondé sur l’endettement externe, les lignes de crédit conditionnées et les agendas exogènes. Ensuite, avec la fragmentation économique qui affaiblit l’espace sahélien depuis des décennies.</p>



<p>Son objectif est limpide : mobiliser des ressources propres, canaliser les flux internes, investir là où les besoins sont urgents et les intérêts nationaux prioritaires. Énergie, infrastructures, agriculture, éducation : ce sont les veines de la souveraineté réelle. Et c’est là que la banque veut injecter ses financements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-ancree-dans-le-reel-sahelien"><strong>Une institution ancrée dans le réel sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p>Au-delà des chiffres et des statuts, la BCID-AES est une réponse politique à une urgence historique. Celle d’un Sahel relégué, tenu à distance des centres de décision économique, souvent sommé de prouver sa crédibilité avant même d’exister.</p>



<p>Mais aujourd’hui, le vent tourne. Le prélèvement confédéral de 0,5 % sur les importations non-AES marque une volonté d’ancrer le financement dans le réel régional. La réforme des cadres miniers, qui permettra de capter une part des revenus extractifs, inscrit la banque dans une logique de revalorisation du sous-sol au bénéfice du sol social. C’est un autre pacte que l’on dessine ici, entre le peuple, ses ressources, et son avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-audace-d-un-imaginaire-collectif"><strong>L’audace d’un imaginaire collectif</strong><strong></strong></h3>



<p>Il faut le dire : l’AES n’attend plus que l’on vienne l’aider. Elle s’organise pour s’aider elle-même, avec ses moyens, ses choix, ses contraintes. Loin des plans quinquennaux téléguidés ou des conditionnalités macroéconomiques, la BCID-AES porte un imaginaire : celui d’un espace qui croit à sa propre capacité de transformation.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si la future banque inscrit, parmi ses priorités, la promotion de l’identité culturelle et éducative. Dans un monde où l’on tente trop souvent de fabriquer la souveraineté depuis l’extérieur, voici une structure née de l’intérieur, pensée par ses membres, pour ses membres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-vrai-defi-gouverner-la-confiance"><strong>Le vrai défi : gouverner la confiance</strong><strong></strong></h3>



<p>Oui, la route sera longue. La réussite de la BCID-AES dépendra d’un mot souvent galvaudé : la gouvernance. Il faudra bâtir des statuts solides, désigner un conseil d’administration crédible, instaurer des règles de transparence. Mais si le projet réussit — et tout indique que les États membres y veilleront — la BCID-AES pourrait devenir le cœur financier battant d’un Sahel en reconstruction.</p>



<p>En somme, la souveraineté ne se décrète pas. Elle se finance. Et au Sahel, désormais, elle se finance à Bamako, Ouagadougou et Niamey — ensemble.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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