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	<title>Archives des BCEAO &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des BCEAO &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Macron et le franc CFA : la fin annoncée d’un système postcolonial ?</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Emmanuel Macron affirme que la France a réformé le franc CFA, mais les pays de l’AES dénoncent la persistance d’une domination monétaire française et réclament une véritable souveraineté économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En affirmant que la France avait déjà « pris toutes ses responsabilités » dans la réforme du franc CFA, Emmanuel Macron pensait sans doute clore un vieux débat postcolonial. Mais au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la question monétaire reste au contraire au cœur du combat souverainiste engagé contre l’influence française. Derrière les annonces sur l’ECO et les réformes techniques du CFA, les pays du Sahel dénoncent la persistance d’un système monétaire qu’ils considèrent toujours comme un instrument de dépendance économique et géopolitique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par-delà les déclarations diplomatiques et les promesses de «&nbsp;<em>modernisation</em>&nbsp;», Emmanuel Macron peine à convaincre une Afrique de l’Ouest de plus en plus critique envers le franc CFA. En affirmant que la France aurait «&nbsp;<em>pris toutes ses responsabilités</em>&nbsp;» dans la réforme du système monétaire ouest-africain, le président français tente surtout de déplacer le débat : celui d’une dépendance monétaire héritée de la colonisation qui demeure, malgré les ajustements techniques annoncés depuis 2019, au cœur des tensions entre Paris et les États africains. Derrière le discours officiel sur la souveraineté des pays africains se cache en réalité une stratégie de préservation d’influence, alors même que les pays du Sahel revendiquent désormais une rupture plus profonde avec l’ordre monétaire postcolonial.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Franc CFA : Macron renvoie l’Afrique à ses contradictions monétaires</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge du sommet Africa Forward, Emmanuel Macron a assuré que la France avait déjà fait tout ce qu’elle pouvait concernant la réforme du franc CFA. Selon lui, Paris a supprimé les principaux symboles de sa présence dans le fonctionnement de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment la représentation française dans les organes de gouvernance et le mécanisme de centralisation des réserves de change au Trésor français. Ne resteraient donc que la garantie de convertibilité et l’ancrage fixe du CFA à l’euro, maintenus à la demande des États africains concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette lecture est contestée dans de nombreux milieux politiques et intellectuels africains. Car au-delà des ajustements institutionnels, la structure même du système monétaire demeure intacte. Le franc CFA reste arrimé à l’euro selon une parité fixe décidée dans un cadre largement influencé par les intérêts européens. Pour les critiques du système, cette architecture continue de limiter les marges de manœuvre budgétaires, industrielles et commerciales des États africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger — la question monétaire s’inscrit désormais dans une dynamique politique plus large de reconquête de souveraineté. Les autorités de transition présentent le franc CFA comme l’un des derniers instruments de domination française sur les économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février 2024, le général Abdourahamane Tiani du Niger évoquait publiquement la possibilité d’une monnaie commune entre les pays de l’AES. «&nbsp;<em>La monnaie est une étape de sortie de cette colonisation&nbsp;</em>», déclarait-il sur la télévision nigérienne. Le chef de l’État nigérien estimait alors que «&nbsp;<em>la souveraineté totale</em>&nbsp;» passait nécessairement par une rupture avec le système monétaire hérité de la période coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même tonalité au Burkina Faso. Le capitaine Ibrahim Traoré affirmait en 2024 que l’abandon du franc CFA pourrait constituer l’une des prochaines étapes du combat engagé contre «&nbsp;<em>les liens qui maintiennent le pays dans l’esclavage</em>&nbsp;». Des déclarations qui traduisent une évolution profonde du discours politique sahélien, désormais centré sur l’idée d’émancipation économique et stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Eco, souveraineté et CFA : le grand blocage monétaire ouest-africain</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali également, la critique du franc CFA est désormais intégrée dans la vision prospective officielle du pays. Dans le document stratégique «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;», les autorités maliennes considèrent que la France chercherait à «&nbsp;<em>pirater</em>&nbsp;» le projet de monnaie régionale ECO afin de préserver les avantages géopolitiques et économiques liés au contrôle du CFA. «&nbsp;<em>Les tentatives de la France appuyée par certains dirigeants africains sont entrain de pirater le processus en vue de conserver les avantages que lui procure le contrôle du FCFA.&nbsp;</em>», lit-on dans la Vision Mali 2063. Le texte envisage explicitement plusieurs scénarios de rupture : soit une nouvelle monnaie commune entre États partageant les mêmes ambitions souverainistes, soit une monnaie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette montée des discours souverainistes, Emmanuel Macron tente aujourd’hui d’inverser la charge politique. En déclarant attendre des États africains qu’ils «&nbsp;<em>aillent au bout</em>&nbsp;» du processus, le président français cherche à faire porter sur les dirigeants africains la responsabilité du maintien du franc CFA. Une posture qui suscite des critiques croissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si Paris affirme ne plus s’opposer à une réforme profonde, beaucoup rappellent que la France demeure l’un des principaux bénéficiaires indirects de la stabilité du système CFA. La convertibilité garantie par le Trésor français offre à Paris un levier d’influence financière et diplomatique considérable dans la région. Pour plusieurs économistes africains, cette garantie agit aussi comme un mécanisme de contrôle stratégique des politiques monétaires ouest-africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de monnaie ECO, censé remplacer progressivement le CFA, illustre d’ailleurs les ambiguïtés du processus. Annoncée depuis plusieurs années, la nouvelle devise peine toujours à voir le jour. Les divergences économiques entre États membres de la CEDEAO, les retards de convergence macroéconomique et les tensions géopolitiques régionales compliquent considérablement le calendrier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sortir du franc CFA : pourquoi les États africains hésitent encore à franchir le pas</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour de nombreux observateurs africains, les blocages ne sont pas uniquement techniques. Ils traduisent également la difficulté de sortir d’un système monétaire historiquement conçu pour maintenir l’espace ouest-africain dans une dépendance structurelle vis-à-vis de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays de l’AES entendent désormais vouloir accélérer leur propre agenda monétaire, indépendamment des lenteurs de la CEDEAO. Même si aucune monnaie commune sahélienne n’est encore officiellement lancée, le débat est désormais ouvert et politiquement assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la sortie du franc CFA dépasse largement la seule question économique. Elle touche à l’identité politique des États africains, à leur capacité à définir librement leurs politiques publiques et à leur volonté de rompre avec les héritages institutionnels de la Françafrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant que «&nbsp;<em>tout dépend désormais des Africains&nbsp;</em>», Emmanuel Macron tente de solder symboliquement un dossier devenu explosif. Mais dans le Sahel, beaucoup considèrent au contraire que la France reste au cœur du problème. Et que tant que les mécanismes fondamentaux du système monétaire ne seront pas démantelés, le CFA continuera d’incarner, aux yeux d’une partie croissante des opinions publiques africaines, la survivance d’une domination économique postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la BCEAO salue une croissance « au-dessus de 6 % » malgré un contexte difficile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le gouverneur de la BCEAO met en avant les performances économiques du Mali. Un article à ne pas manquer.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Reçu par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a salué les performances économiques du Mali. Malgré un environnement régional et international tendu, l’institution monétaire évoque une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et des indicateurs économiques jugés bien orientés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En visite à Bamako, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a été reçu le vendredi 6 mars 2026 par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, au palais de Koulouba. L’audience s’est tenue en présence du ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la rencontre, le gouverneur de la BCEAO a salué les performances de l’économie malienne, qu’il juge encourageantes malgré un contexte économique et sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-point-sur-la-situation-economique-regionale"><strong>Un point sur la situation économique régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La croissance est soutenue. Elle est forte, au-dessus de 6 %. Le taux d’inflation est pratiquement maîtrisé. C’est une inflation qui tourne autour de 2 %. Les comptes extérieurs sont bien orientés également. Les indicateurs sont vraiment bien orientés</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, ces résultats traduisent les efforts fournis par les autorités maliennes pour maintenir la stabilité macroéconomique dans un environnement régional et international marqué par de nombreuses incertitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a également permis d’échanger sur l’évolution de la conjoncture économique dans l’ensemble de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Kassi Brou a indiqué avoir présenté au chef de l’État malien un état des lieux de la situation économique, monétaire et financière dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous avons échangé sur l’évolution de l’économie régionale, la situation économique, monétaire et financière au niveau de la région </em>», a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCEAO, qui supervise la politique monétaire des huit pays de l’Union, a profité de cette audience pour saluer les efforts de stabilisation et de gestion économique engagés par Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-modernisation-de-l-agence-de-mopti"><strong>Vers une modernisation de l’agence de Mopti</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des questions macroéconomiques, les discussions ont également porté sur l’état d’avancement du projet de construction de l’agence auxiliaire de la BCEAO à Mopti. Ce projet s’inscrit dans un programme plus large de renforcement du réseau de la Banque centrale dans les régions de l’Union.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Kassi Brou a rappelé qu’en début d’année 2025, une nouvelle agence de la BCEAO avait été inaugurée à Kayes. « <em>Cette agence est aujourd’hui totalement opérationnelle et fonctionne avec grande satisfaction </em>», a-t-il indiqué, rappelant qu’il avait alors été question d’étendre ce programme de construction d’agences auxiliaires dans d’autres régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-pour-le-developpement-des-services-financiers"><strong>Un levier pour le développement des services financiers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le gouverneur de la BCEAO, la présence d’une agence auxiliaire contribue directement au développement du système financier local. « <em>Une agence auxiliaire facilite le développement des services financiers, facilite le travail des banques commerciales et des établissements financiers, ainsi que des institutions de microfinance qui travaillent à travers les banques commerciales</em> », a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, Mopti devrait bientôt bénéficier d’une infrastructure modernisée. L’agence y existe déjà depuis de nombreuses années, mais le projet vise désormais à la rénover et à la mettre aux standards actuels.c« <em>Nous avons engagé un processus et nous pensons que les choses vont pouvoir démarrer très rapidement pour permettre à Mopti d’avoir une agence auxiliaire moderne, aux normes, qui intègre les dernières innovations en matière de sécurité, d’énergie et d’approvisionnement en eau </em>», a précisé Jean-Claude Kassi Brou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour permettre la réalisation du projet, l’État malien a mis à disposition de la BCEAO un terrain d’environ trois hectares à Mopti. Ce site doit accueillir les nouvelles infrastructures de la Banque centrale, qui s’inscrivent dans une stratégie de modernisation et de renforcement de la présence institutionnelle dans les régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la BCEAO, ce déploiement territorial vise à améliorer l’efficacité du système financier, faciliter l’accès aux services bancaires et accompagner le développement économique local.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment l’AES veut redéfinir ses relations avec la CEDEAO et l’UEMOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
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<p>Analysez la coopération AES-CEDEAO-UEMOA face aux défis politiques et économiques en Afrique de l'Ouest après le retrait récent.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En se retirant de la CEDEAO tout en restant arrimés à l’UEMOA, le Mali, le Burkina Faso et le Niger engagent une recomposition inédite de l’architecture régionale ouest-africaine. Entre rupture politique assumée, dépendances économiques persistantes et volonté d’autonomie stratégique, la Confédération des États du Sahel avance sur une ligne de crête, révélatrice des tensions profondes qui traversent l’Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 janvier 2025 marque une date charnière pour l’intégration régionale ouest-africaine. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont acté leur retrait effectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cinquante ans après la création de l’organisation. Derrière ce départ spectaculaire, c’est moins une rupture administrative qu’un basculement politique profond qui s’opère : celui d’un bloc sahélien décidant de s’affranchir d’un modèle régional jugé inadapté à ses réalités sécuritaires et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays entendent désormais redéfinir leurs relations avec les organisations régionales existantes. Mais si le divorce avec la CEDEAO est consommé, la question de l’UEMOA – et, au-delà, celle du franc CFA – révèle les limites et les contradictions d’une souveraineté encore inachevée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-politique-assume-avec-la-cedeao"><strong>Un divorce politique assumé avec la CEDEAO</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de la rupture, un désaccord fondamental sur la nature de la légitimité politique. Depuis 2020, les trois pays sahéliens ont connu des coups d’État militaires successifs, condamnés par la CEDEAO au nom de son protocole sur la bonne gouvernance. Sanctions économiques, fermetures de frontières et suspensions institutionnelles ont alors été brandies comme outils de pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette stratégie a produit l’effet inverse de celui escompté. Dans des sociétés éprouvées par une décennie de violences terroristes et d’effondrement sécuritaire, les régimes militaires ont bénéficié d’un soutien populaire réel, nourri par la promesse d’un rétablissement de l’autorité de l’État. Pour les dirigeants de l’AES, la CEDEAO est apparue non comme un médiateur régional, mais comme un instrument de normalisation politique perçu comme extérieur et coercitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du sommet de Niamey en juillet 2024, le ton était donné : le retrait serait « <em>irréversible </em>». Le préavis d’un an expiré, la sortie effective du 29 janvier 2025 n’a fait que formaliser une rupture déjà consommée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-affaiblie-mais-contrainte-au-dialogue"><strong>Une CEDEAO affaiblie mais contrainte au dialogue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Privée de son bloc sahélien, la CEDEAO s’est recentrée autour d’un axe Nigeria–États côtiers, conservant un poids économique certain mais perdant une part de sa légitimité régionale. Pour autant, l’organisation n’a pas fermé la porte au dialogue. Confrontée à la progression des groupes armés vers le golfe de Guinée, elle sait que la sécurité ouest-africaine ne peut être pensée en silos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des contacts ont ainsi été amorcés au printemps 2025, notamment lors d’une rencontre à Bamako en mai, puis à Abuja en juin. Mais l’élan s’est rapidement essoufflé. Entre juillet et novembre, aucun suivi concret n’a eu lieu, alimentant la frustration au sein de l’AES. En novembre, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont publiquement regretté l’interruption du dialogue, estimant que cette inertie fragilisait la sécurité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incident du 8 décembre 2025, lorsqu’un avion militaire nigérian s’est écrasé au Burkina Faso après avoir violé son espace aérien, a rappelé la fragilité de la situation. La mise en alerte maximale des défenses aériennes de l’AES a souligné combien la défiance politique pouvait se traduire en risques sécuritaires concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-uemoa-entre-pragmatisme-economique-et-contradictions-politiques"><strong>L’UEMOA, entre pragmatisme économique et contradictions politiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la rupture avec la CEDEAO est nette, la posture de l’AES vis-à-vis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est plus nuancée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi de rester, jusqu’ici, membres de l’UEMOA, acceptant de facto le maintien du franc CFA et du cadre macroéconomique commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est avant tout pragmatique. L’UEMOA offre une stabilité monétaire, une convertibilité internationale et un marché commun que les trois économies sahéliennes ne sont pas en mesure de remplacer à court terme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions apparues en juillet 2025, lorsque le Burkina Faso s’est vu refuser la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA, ont montré que même ce cadre économique prétendument technique n’est pas totalement imperméable aux conflits politiques. Pour l’AES, l’épisode a été interprété comme une sanction indirecte liée à son retrait de la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-aes-une-ambition-encore-lointaine"><strong>La monnaie AES, une ambition encore lointaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants sahéliens n’ont pourtant jamais caché leur ambition de créer, à terme, une monnaie commune propre à l’AES. Présentée comme un acte de rupture symbolique avec l’héritage colonial, cette perspective se heurte toutefois à des obstacles considérables : absence de convergence macroéconomique suffisante, faibles réserves de change, dépendance commerciale structurelle vis-à-vis de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, aucune institution monétaire confédérale n’a vu le jour. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), qui sera lancée en décembre 2025 avec un capital de 500 milliards de FCFA, vise le financement du développement, non encore la gestion monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-durable-de-l-espace-regional"><strong>Vers une recomposition durable de l’espace régional ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En multipliant les institutions propres – force militaire unifiée, documents d’identité harmonisés, banque confédérale, médias régionaux –, l’AES s’affirme comme un pôle alternatif de l’intégration ouest-africaine. Mais cette construction se fait dans un environnement contraint, où la coopération avec la CEDEAO et l’UEMOA demeure, de fait, indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois trajectoires se dessinent : une fragmentation durable de l’espace régional, une coexistence pragmatique entre blocs, ou une refondation plus large de l’architecture ouest-africaine. L’issue dépendra autant de l’évolution sécuritaire que de la capacité des dirigeants sahéliens à transformer leur discours souverainiste en résultats économiques tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, l’AES avance sur une ligne de crête : affirmer sa rupture politique sans rompre totalement les interdépendances économiques. Un exercice d’équilibriste qui façonnera, pour une large part, l’avenir géopolitique de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES: Vers la fin du franc CFA au Sahel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Fin du FCFA est en route. Apprenez comment le Sommet de Bamako de 2025 pourrait changer la dynamique économique au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sommet de Bamako, prévu les 22 et 23 décembre 2025, les dirigeants de la confédération des États du Sahel (AES) pourraient franchir une étape clé vers l’émancipation monétaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après la signature officielle des statuts de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les trois États semblent poser ainsi les fondations d’une future monnaie commune destinée à rompre définitivement avec l’héritage du franc CFA et à asseoir leur souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, les chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger —donneront une impulsion décisive à leur projet de rupture monétaire avec le franc CFA. Quelques jours avant le sommet, la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a été actée. Ce qui scelle la volonté des trois pays d’acquérir une souveraineté financière intégrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-avancee-institutionnelle-majeure"><strong>Une avancée institutionnelle majeure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point marquant du processus a été enregistré le 11 décembre 2025 à Bamako à travers la signature des statuts de la BCID-AES par les ministres des Finances des trois pays. Reçus par le président malien Assimi Goïta, président de la confédération AES, ils ont présenté ce texte comme « <em>l’acte de naissance </em>» d’une institution appelée à devenir la pierre angulaire de l’architecture économique de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCID-AES, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, doit financer les projets prioritaires du Sahel : corridors routiers transfrontaliers, interconnexions électriques, agriculture stratégique et projets énergétiques. Contrairement aux mécanismes existants dans la zone franc, la nouvelle banque sera contrôlée exclusivement par les États sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-le-franc-cfa"><strong>Une rupture assumée avec le franc CFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étape s’inscrit dans la continuité du retrait de l’AES de la CEDEAO en janvier 2025. Pour les trois gouvernements militaires, la question monétaire ne semble plus être seulement économique mais identitaire : sortir du franc CFA pourrait donc être associé à l’affirmation d’une souveraineté retrouvée, débarrassée de la tutelle française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La monnaie commune sahélienne, dont les contours techniques restent encore à définir, pourrait être vu comme un instrument permettant d’ajuster les politiques économiques nationales sans contrainte externe : taux d’intérêt, création monétaire, mobilisation des réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-integre-de-80-millions-d-habitants"><strong>Un marché intégré de 80 millions d’habitants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi commercial. En 2025, les échanges intra-AES ont progressé de 20 %. Une monnaie unique pourrait réduire les coûts de transaction, dynamiser la circulation des biens et consolider un marché sahélien intégré. Pour les artisans, transporteurs, commerçants et agro-entreprises, cela représente une simplification majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politiquement, ce projet n’est que le prolongement naturel de leur rapprochement militaire et diplomatique, initié en 2023 et consolidé par la création formelle de la Confédération en juillet 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-monetaire-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition monétaire ouest-africaine ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes déterminantes devraient être annoncées après le sommet. La nomination de la direction de la BCID-AES pourrait intervenir dans un bref délai, avant la levée de fonds auprès de partenaires régionaux et internationaux. La création de la monnaie, elle, pourrait intervenir dans un second temps, une fois les bases financières consolidées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative sahélienne est observée avec attention au sein de la CEDEAO, où les discussions sur l’Eco — la future monnaie ouest-africaine annoncée pour 2027 — restent bloquées. Certains États, dont le Sénégal, n’excluent plus une révision de leur position vis-à-vis du franc CFA. La démarche de l’AES pourrait ainsi accélérer ou fragmenter le processus, selon les observateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En inaugurant la BCID-AES à Bamako, les trois États franchiront un cap symbolique et politique : celui de l’émancipation affichée vis-à-vis du système monétaire hérité de la colonisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA : un tournant stratégique pour l’intégration régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 10:09:50 +0000</pubDate>
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<p>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Découvrez ce qu'implique ce nouveau rôle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a été désigné, lundi 6 octobre 2025, président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce choix a été fait lors de la 3e session ordinaire de l’année, tenue à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il succède à l’Ivoirien Adama Coulibaly et assumera cette fonction pour une durée de deux ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élection marque un moment important pour la gouvernance économique régionale. En portant leur choix sur Dr Nacanabo, les ministres des Finances des huit États membres de l’UEMOA lui confèrent la lourde tâche de présider une instance stratégique dans un contexte régional marqué par des défis économiques majeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-designation-a-forte-portee-symbolique-et-strategique"><strong>Une désignation à forte portée symbolique et stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nomination du ministre burkinabè intervient dans un climat économique tendu pour la sous-région, avec des tensions budgétaires croissantes, une inflation persistante et des disparités notables entre les économies des États membres. Le choix de Dr Nacanabo traduit une confiance renouvelée en l’expertise burkinabè et en la solidité de son administration économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mandat prend ainsi une dimension à la fois stratégique et symbolique, dans une région où la stabilité financière et la cohésion institutionnelle sont des priorités. La présidence burkinabè du Conseil des ministres de l’UEMOA s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la discipline macroéconomique et d’impulser une convergence réelle des politiques publiques entre les pays membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-l-uemoa"><strong>Une feuille de route ambitieuse pour l’UEMOA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Économiste de formation, Dr Aboubakar Nacanabo s’est imposé sur la scène nationale par sa rigueur méthodologique et son approche disciplinée de la gestion publique. Depuis sa nomination au gouvernement en 2022, il a engagé d’importantes réformes fiscales et budgétaires au Burkina Faso, dans le but de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son style de gouvernance, axé sur la transparence, la performance et la responsabilité, constitue un socle solide pour relever les défis de l’UEMOA. Il apporte au Conseil des ministres une expertise précieuse, forgée dans un contexte national exigeant, et une détermination reconnue à conduire des réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa présidence, le Conseil des ministres aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre des grands axes de la stratégie communautaire. Parmi les priorités figurent la modernisation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un climat favorable aux investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chantiers s’inscrivent dans l’objectif plus large de faire de l’UEMOA une zone de croissance inclusive et durable. Dr Nacanabo devra ainsi coordonner les politiques économiques des huit pays membres, en veillant à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et exigences sociales, dans un contexte de relance post-crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consolider-l-integration-regionale-malgre-les-defis"><strong>Consolider l’intégration régionale malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux années à venir seront déterminantes pour le devenir de l’Union. Outre la stabilité de la monnaie commune, l’UEMOA doit relever les défis de la sécurité alimentaire, de l’emploi et du développement économique inclusif. Ces priorités nécessitent une coopération renforcée entre les États membres et une volonté politique soutenue pour dépasser les divergences internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Nacanabo entend inscrire son mandat sous le signe du dialogue, du réalisme et de la continuité. Dans ses premières déclarations, il a souligné l’importance de la concertation et de la consolidation des acquis institutionnels. Il souhaite que l’UEMOA reste un modèle d’intégration régionale, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidence de Dr Aboubakar Nacanabo représente également une reconnaissance du rôle croissant du Burkina Faso dans les dynamiques régionales. Dans un environnement géopolitique en mutation, cette élection traduit l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants technocrates, alliant compétence technique et pragmatisme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette responsabilité, le Burkina Faso affirme sa capacité à contribuer activement à la gouvernance économique ouest-africaine. Dr Nacanabo aura la tâche exigeante, mais essentielle, de redonner un nouvel élan au projet d’intégration, souvent ralenti par la lenteur des réformes ou des désaccords politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCEAO : une reconnaissance involontaire des réussites économiques de l’AES ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/bceao-une-reconnaissance-involontaire-des-reussites-economiques-de-laes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 08:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la performance économique des pays de l'AES. Le rapport de la BCEAO révèle des résultats surprenants et solides.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À contre-courant des discours de rupture entre l’UEMOA et les pays de l’AES, le dernier rapport de la BCEAO publié le 14 juillet met en lumière les performances solides du Mali, du Burkina Faso et du Niger en matière de financement bancaire. Une reconnaissance implicite de leur résilience économique, malgré les tensions politiques croissantes avec l’Union.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a les cris d’estrade et les communiqués rageurs, les bras de fer monétaires entre États frondeurs et institutions sous pression, mais il y a aussi les chiffres. Et les chiffres, eux, n’ont pas d’émotion. Ils photographient une réalité que la politique, parfois, préfère ignorer. C’est ce que vient de rappeler, presque en catimini, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans son rapport annuel publié le 14 juillet, moins d&rsquo;une semaine après le dernier épisode du feuilleton houleux entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quelle ironie du calendrier&nbsp;! Alors même que ces trois pays sont accusés de prendre le large, de claquer la porte monétaire lors de la session du Conseil des ministres de l’UEMOA en guise de protestation contre le refus de la présidence, de droit, de l’organisation au Burkina Faso, voilà que la BCEAO, institution phare du bloc ouest-africain, loue noir sur blanc — sans tambours, ni trompettes — leurs performances bancaires. Loin d’être des parias de la finance, ces États sahéliens apparaissent, à travers le prisme du crédit bancaire et de la solidité du secteur financier, comme des acteurs toujours dynamiques, parfois exemplaires, au sein de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-premier-de-classe-discret"><strong>Le Mali, premier de classe discret</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par Bamako. Dans le long document de plus de 150 pages, le Mali est presque cité en modèle. Avec une part de 11,2 % de l’encours total des crédits dans l’UEMOA — soit la quatrième place après la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina —, le pays a vu son volume de financement bancaire progresser de manière soutenue en 2023. Le rapport souligne la croissance «&nbsp;<em>notable</em>&nbsp;» des concours à l’économie, malgré un contexte politique et sécuritaire complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus encore, le Mali affiche l’un des taux de couverture bancaire les plus satisfaisants de la région. Les banques y maintiennent des standards de solvabilité au-dessus des exigences réglementaires, et la qualité des portefeuilles de prêts, mesurée par le ratio des créances en souffrance, reste maîtrisée. Ce niveau de performance sonne comme un pied de nez aux détracteurs de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-burkina-faso-le-credit-comme-levier-de-resilience"><strong>Burkina Faso, le crédit comme levier de résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso, de son côté, confirme sa montée en puissance silencieuse. Avec 12,4 % de l’encours des crédits de l’UEMOA, il dépasse désormais le Mali et s’affirme comme le troisième bénéficiaire de financements bancaires dans la zone. Le rapport salue «&nbsp;<em>une croissance robuste</em>&nbsp;» de l’activité bancaire, alimentée en partie par les investissements dans les infrastructures, la consommation des ménages et le dynamisme du secteur agricole, malgré les contraintes sécuritaires qui pèsent sur le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre fait marquant : le Burkina maintient un taux de bancarisation en hausse constante, dopé par la digitalisation des services financiers et une stratégie proactive d’inclusion portée par le Trésor public et la BCEAO. Comme quoi, même à Ouagadougou, entre menace terroriste et incertitude politique, les lignes de crédit ne se sont pas effondrées — bien au contraire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-niger-la-rigueur-prudente"><strong>Niger, la rigueur prudente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au Niger, souvent relégué au second plan dans les radars économiques, il trace une trajectoire plus modeste mais disciplinée. Avec 3,2 % des crédits bancaires de la zone, le pays reste en queue de peloton. Toutefois, le rapport note des signes positifs : une gestion rigoureuse des risques, une baisse sensible des taux débiteurs appliqués aux PME locales, et une mobilisation croissante de l’épargne intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, où la transition post-coup d’État a provoqué une rupture brutale avec certains bailleurs occidentaux, les banques ont paradoxalement renforcé leur prudence — tout en maintenant leur soutien à l’économie réelle, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports. Une résilience qui mérite d’être soulignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport, technique en apparence, revêt une charge symbolique : il démontre que les États de l’AES, souvent peints comme des irréguliers du système financier régional, continuent non seulement de jouer le jeu bancaire, mais de le jouer avec efficacité. Loin du discours de rupture, les flux monétaires et les dynamiques de crédit dessinent une autre carte de la coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’UEMOA a dit non. L’histoire, elle, pourrait dire autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des relations tendues entre l'UEMOA et l'AES, marquées par la présidence controversée du Conseil des ministres.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est un bras de fer de ceux qui changent la géographie politique d’un continent. D’un côté, le formalisme feutré de Lomé, ses tapis rouges et ses discours calibrés, drapés dans la rhétorique de la légalité communautaire. De l’autre, la colère froide de Ouagadougou, la morgue souverainiste de Bamako, la raideur stratégique de Niamey. Entre les deux, un micro-déclencheur : la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA… refusée au Burkina Faso.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence le 11 juillet 2025. Une date qui s’ajoutera sans doute aux annales des rendez-vous manqués de l’intégration ouest-africaine. Ce jour-là, à Lomé, les délégations des trois pays de l’AES (Mali, Burkina, Niger) claquent la porte d’une réunion du Conseil des ministres de l’UEMOA, furieuses d’un camouflet qu’elles jugent doublement injuste : contre le droit et contre leur dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le texte est clair comme l’eau d’un puits de brousse. L’article 11 du traité de l’Union prévoit que la présidence du Conseil revient à tour de rôle aux ministres des Finances des États membres. Après le Bénin, c’était au Burkina Faso, naturellement. Sauf que la rotation a soudainement buté sur un veto. Celui du président ivoirien Alassane Ouattara, chef d’orchestre discret mais implacable d’un rejet assumé : pas de présidence pour un pays dirigé par un militaire en treillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument ? Une organisation monétaire ne saurait confier sa tête à un État dont le gouvernement est issu d’un coup de force, où les urnes ont cédé la place aux kalachnikovs, et où les institutions de la démocratie dorment encore sous la poussière. La réalité ? Une défiance profonde, géopolitique, presque civilisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-ouattara-redoute-ce-que-traore-incarne"><strong>Ce que Ouattara redoute, ce que Traoré incarne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas uniquement de Traoré, de Tiani ou de Goïta. Il s’agit d’une lecture du monde. Pour Ouattara, comme pour Macky Sall hier ou Patrice Talon demain, l’avenir passe par les institutions héritées de Bretton Woods, par les partenariats de Washington, par l’ancrage à l’euro. Pour le triumvirat de l’AES, l’horizon est ailleurs : Moscou, Pékin, et surtout eux-mêmes. Un souverainisme radical, aux accents panafricanistes, qui se veut rupture autant que revanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue, c’est donc bien plus qu’une querelle de procédure. L’UEMOA est aujourd’hui le dernier trait d’union entre deux visions du continent. La CEDEAO a déjà éclaté, emportée par les sanctions, les ressentiments et les ruptures. L’UEMOA tenait encore, portée par la BCEAO, cimentée par le franc CFA, sanctuarisée par l’économie. Elle tangue désormais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-dernier-bastion-ou-premier-champ-de-bataille"><strong>La monnaie, dernier bastion ou premier champ de bataille ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les signaux étaient déjà là. Le général Tiani au Niger qui fustige une monnaie coloniale. Le capitaine Traoré qui promet de «&nbsp;<em>briser les chaînes</em>&nbsp;» de l’asservissement monétaire. Le colonel Goïta qui parle de créer une devise propre, ancrée dans l’autodétermination. Trois pays, un même cri : la souveraineté ne sera complète que lorsqu’elle sera également monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voilà : quitter le franc CFA, c’est plonger dans l’inconnu. C’est renoncer au «&nbsp;<em>pot commun</em>&nbsp;» de la BCEAO, aux taux bonifiés du marché régional, aux transferts massifs des diasporas depuis Abidjan ou Dakar. C’est prendre le risque d’une instabilité, d’une inflation, d’un isolement économique. En un mot : c’est faire le saut sans parachute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, pour les chefs de l’AES, il s’agit d’un pari existentiel. Le refus du Burkina Faso à la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA ne serait que la goutte de trop dans un vase rempli d’humiliations perçues, de condescendance diplomatique et de marginalisation politique. L’heure, pour eux, n’est plus à l’intégration. Elle est à la recomposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-l-implosion-ou-la-metamorphose"><strong>Vers l’implosion ou la métamorphose ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc du 11 juillet 2025 est peut-être le prélude à une rupture définitive. Car si l’UEMOA refuse ses textes au nom de principes flous, que reste-t-il de son autorité ? Et si l’AES transforme le ressentiment en agenda monétaire alternatif, que restera-t-il du CFA demain ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore ; cette crise révèle l’échec d’un langage commun en Afrique de l’Ouest. Entre ceux qui jurent par la stabilité et ceux qui revendiquent la rupture, entre les républicains institutionnels et les révolutionnaires militaires, il n’y a plus même syntaxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rotation bloquée du Burkina Faso n’est qu’un symbole. Mais comme souvent dans l’histoire, les symboles précèdent les tremblements de terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique de l’Ouest change de logiciel. Et chacun cherche encore sa place dans ce nouveau code.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaies africaines : incarnent-elles un signe de souveraineté ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 09:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
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<p>La valeur de la monnaie et la souveraineté monétaire africaine sont liées aux ressources. Découvrez ce qui freine les échanges commerciaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La monnaie joue un rôle important dans les échanges entre particuliers et entre pays. Disposer de sa propre monnaie pour un pays est un signe de souveraineté. Il l’est encore quand cette monnaie est fabriquée par le pays et a une valeur sur le plan international. Les pays africains sont-ils dans ce cas ?&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes en la matière soulignent que la valeur d’une monnaie est fortement adossée à la quantité de réserves naturelles, surtout minérales, d’un pays. Et que ce sont ces réserves qui peuvent permettre à un pays d’en créer. Ils ajoutent, aussi, que ces réserves constituent une garantie pour la monnaie sur le plan international.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays africains, dans leur grande majorité, regorgent d’immenses ressources de ce genre. Pourtant aucune de leur monnaie n’a de la valeur sur le plan des échanges commerciaux internationaux. Pire, la plupart d’entre eux battent leur monnaie en dehors du continent. Les quelques pays qui en font chez eux, ont recours à l’expertise étrangère pour des raisons de qualité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-pays-africains-qui-ont-leurs-propres-imprimeries-monetaires-nbsp"><strong>Les pays africains qui ont leurs propres imprimeries monétaires&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont au nombre de neuf (9). Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de l’Égypte, du Soudan, du Ghana, du Nigéria, de la République Démocratique du Congo (RDC), du Kenya, et de l’Afrique du Sud. Cependant, la plupart de ces 9&nbsp;pays font fabriquer certains billets à l’étranger. Le Ghana et le Nigeria le font en Grande-Bretagne. La RDC fait appel à l’Argentine, à l’Australie ou à l’Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Algérie, elle commande de l’étranger le papier d’impression avec tous les signes de sécurité et son imprimerie ajoute des motifs. Ces signes de sécurité tout comme les encres spéciales ou les machines sont toutes importés de la Suisse et de l’Allemagne, celles-ci étant quasiment les seuls fabricants au monde pour ce qui est des machines. Le Liberia fait fabriquer l’essentiel de ses billets aux États-Unis d’Amérique, mais recourt aussi à la Grande-Bretagne. La Namibie, aussi, recourt à plusieurs imprimeurs de par le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-pays-dont-les-monnaies-sont-battues-a-l-etranger-nbsp"><strong>Les pays dont les monnaies sont battues à l’étranger&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dix-sept (17) le font au Royaume Uni, dix-neuf (19) en France, et six (6) en Allemagne.&nbsp;&nbsp;Les dix-sept (17) pays concernés sont&nbsp;: l’Angola, le Botswana, le Cap-Vert, l’Éthiopie, la Gambie, la Guinée, le Lesotho, la Libye, le Malawi, l’île Maurice, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda, Sao Tomé, les Seychelles, la Sierra-Leone et la Tanzanie.&nbsp;&nbsp;Les dix-neuf (19) qui le font en France sont les 14&nbsp;pays de la zone CFA plus la Tunisie, les îles Comores, Madagascar, la Namibie et la Zambie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 14&nbsp;pays de zone CFA sont le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Niger, le Mali, la Guinée-Bissau, le Togo, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, la Centrafrique.&nbsp;&nbsp;Les six (6) qui le font en Allemagne sont&nbsp;: l’Érythrée, la Mauritanie, le Soudan, l’Eswatini (ex Swaziland), la Tanzanie et la Zambie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-que-valent-ces-monnaies-sur-le-plan-international-nbsp-nbsp-le-cas-du-franc-cfa"><strong>Que valent ces monnaies sur le plan international ?&nbsp;&nbsp;Le cas du franc CFA</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la monnaie commune à quatorze (14) pays africains peuplés par plus de 180&nbsp;millions de personnes. D’après une publication de Harouna Niang, ancien ministre malien de l’Industrie et du Commerce, c’est une monnaie sous tutelle&nbsp;: le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe. Ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques ; une partie des réserves de change (50&nbsp;%, anciennement 100&nbsp;%) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire ; les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Niang souligne que le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe, ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques. Une partie des réserves de change (50&nbsp;%, anciennement 100&nbsp;%) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire. Les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le franc CFA, selon l’ancien ministre, est un frein à la compétitivité et à l’investissement productif&nbsp;: le taux de change fixe rend les exportations africaines peu compétitives sur le marché mondial ; l’accès au crédit reste limité, avec des taux d’intérêt très élevés (souvent supérieurs à 7-8&nbsp;%) pour les PME locales ; la politique monétaire est conçue pour lutter contre l’inflation plutôt que pour stimuler la production locale ou l’emploi.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-chemin-a-faire-pour-sortir-de-la-dependance-monetaire"><strong>Du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ce constat, on peut dire que les pays africains ont du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire. Ils ne peuvent, en aucun cas, revendiquer une souveraineté totale tant que leurs monnaies ne représentent pas une grande valeur dans les échanges commerciaux internationaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A rappeler que la monnaie remplit, traditionnellement, trois fonctions&nbsp;: moyen d’échange, unité de compte réserve de valeur. En tant que moyen d’échange, la monnaie permet de régler des transactions commerciales ou entre particuliers. Elle peut être échangée contre des biens ou des services. Elle possède un pouvoir libératoire immédiat. En sa qualité d’unité de compte, elle permet d’établir les prix grâce à une unité reconnaissable et acceptée par tous. Elle permet de comparer la valeur relative de biens et de services. Et, en tant que réserve de valeur, elle peut être épargnée et utilisée pour conserver ou transmettre à travers le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Paiements 24 h/24 et 7 j/7 : l’UEMOA transforme ses transactions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 19:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[BCEAO]]></category>
		<category><![CDATA[système de paiement instantané]]></category>
		<category><![CDATA[transactions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La BCEAO lance son système de paiement instantané interopérable pour l'UEMOA. Effectuez des transactions 24/7, quels que soient votre compte et votre institution financière.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé, ce jeudi&nbsp;20&nbsp;juin 2024, avec enthousiasme le lancement de la phase pilote de son système de paiement instantané interopérable pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Prévu pour démarrer le lundi&nbsp;22&nbsp;juillet 2024, ce système marque une avancée majeure dans le secteur financier de la région.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau système de paiement instantané est conçu pour fonctionner en continu, 24&nbsp;heures sur 24 et 7&nbsp;jours sur 7. Selon la BCEAO, cette initiative vise à « <em>mettre en place un système de paiement instantané interopérable</em> », qui pourra gérer des transactions de toute nature, peu importe le type de compte. Cela inclut les comptes bancaires traditionnels, les comptes de monnaie électronique, les institutions de microfinance, et les établissements de paiement connectés au système interopérable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-promotion-de-l-inclusion-financiere"><strong>Promotion de l’inclusion financière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La BCEAO a souligné que cette plateforme permettra d’offrir une variété de services conçus pour « <em>simplifier les transactions quotidiennes des usagers et stimuler l’innovation financière</em> ». Les usagers pourront désormais effectuer des transferts et des paiements instantanés vers des comptes de bénéficiaires, même si ceux-ci sont hébergés dans des institutions financières différentes de celles des expéditeurs. Les fonds seront disponibles immédiatement, ce qui représente une avancée significative par rapport aux délais de traitement traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, les commerçants pourront bénéficier de cette nouvelle infrastructure en acceptant les paiements via des QR codes interopérables ou en envoyant des demandes de paiement. Cela promet de « <em>standardiser la fourniture des services financiers aux entreprises</em> », facilitant ainsi les transactions commerciales et réduisant les barrières à l’acceptation des paiements électroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des ambitions déclarées de cette initiative est de promouvoir l’inclusion financière au sein de l’UEMOA. La BCEAO a affirmé que cette nouvelle infrastructure est « <em>conforme aux normes internationales en matière de sécurité des systèmes de paiement</em> ». En fournissant un accès plus large et plus équitable aux services financiers, la BCEAO espère réduire les inégalités économiques et offrir de nouvelles opportunités aux populations non bancarisées ou sous-bancarisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-analyse-et-perspectives"><strong>Analyse et perspectives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de ce système de paiement instantané interopérable s’inscrit dans une tendance mondiale visant à moderniser les infrastructures financières pour répondre aux besoins d’une économie de plus en plus numérisée. En facilitant les paiements rapides et sécurisés, cette initiative pourrait également attirer davantage d’investissements dans la région, en rassurant les entreprises sur la robustesse et l’efficacité des systèmes financiers locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la réussite de ce projet dépendra de l’adoption par les institutions financières et les usagers. Il sera crucial pour la BCEAO de mener des campagnes de sensibilisation et de formation pour garantir une utilisation optimale de cette nouvelle plateforme. Les défis technologiques et logistiques devront être surmontés pour assurer une intégration fluide et une interopérabilité complète entre les différents acteurs du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement de la phase pilote du système de paiement instantané interopérable de l’UEMOA par la BCEAO est une étape décisive vers la modernisation des transactions financières dans la région. En facilitant des paiements rapides, sécurisés et interopérables, cette initiative promet de transformer le paysage financier ouest-africain, en favorisant l’inclusion financière et en stimulant l’innovation. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette infrastructure sur l’économie régionale et la vie quotidienne des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Koulouba : un tête-à-tête économique &#8211; BCEAO et le Colonel Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:13:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agence auxiliaire à Kayes]]></category>
		<category><![CDATA[BCEAO]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'entretien économique entre le Président Goïta et le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, alliant conseils éclairés et perspectives prometteuses.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une rencontre empreinte de stratégie économique, le président Assimi Goïta accueille le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, le 13 décembre 2023, pour des échanges cruciaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du <a href="https://www.bceao.int/index.php/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouverneur</a> de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, à Koulouba, s&rsquo;inscrit dans une dynamique de réflexions approfondies sur <a href="https://www.maliweb.net/non-classe/le-gouverneur-de-la-bceao-a-ouaga-jean-claude-kassi-brou-a-tape-poteau-3045964.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;économie régionale</a>. Une immersion dans les défis post-Covid et les opportunités de croissance, partagées entre conseils avertis et ambitions partagées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Expansion de la BCEAO : Kayes à l&rsquo;honneur d&rsquo;ici 2024</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;audience entre le président Goïta et le gouverneur Kassi Brou se dessine comme un tableau de concertation. La palette des discussions explore <a href="https://saheltribune.com/aes-accelerer-lintegration-economique-et-renforcer-la-securite-dans-le-liptako-gourma/">l&rsquo;évolution économique,</a> une inflation maîtrisée et des horizons de <a href="https://saheltribune.com/performances-economiques-dans-zone-cedeao-bilan-perspectives/">croissance prometteurs</a>. Les conseils éclairés du président s&rsquo;entrelacent avec une vision commune pour surmonter les obstacles économiques et établir des bases solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;annonce de l&rsquo;inauguration prochaine d&rsquo;une agence auxiliaire à Kayes en 2024 résonne comme une symphonie de croissance. Jean-Claude Kassi Brou souligne l&rsquo;importance stratégique de cette expansion dans le paysage financier malien, en harmonie avec le développement effervescent de Kayes, un pôle financier en pleine ascension.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Confiance et croissance : la BCEAO salue le dynamisme malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur, porteur de bonnes nouvelles, confirme la trajectoire ascendante du Mali. Des indicateurs favorables marquent la campagne cotonnière et une floraison de la <a href="https://saheltribune.com/lonu-tire-la-sonnette-dalarme-face-a-la-proliferation-du-trafic-illicite-dor-au-sahel/">production aurifère</a>. Cette dynamique économique de mélodie prometteuse, renforce l&rsquo;économie malienne et résonne positivement dans toute la <a href="https://saheltribune.com/africa-outlook-2024-lafrique-en-tete-de-la-croissance-mondiale-en-2024/">région</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération étroite entre le Mali et la BCEAO résonne comme une harmonie cruciale face aux défis économiques. Le gouverneur souligne une partition collective dans la gestion des chocs liés à la Covid-19, la<a href="https://saheltribune.com/mali-les-ceremonies-sociales-ne-connaissent-pas-la-cherte-de-la-vie/"> montée des prix</a> pétroliers et alimentaires, ainsi que l&rsquo;inflation internationale. Dans ce duo économique, le Mali se distingue comme un partenaire majeur. Les <a href="https://saheltribune.com/afrique-subsaharienne-perspectives-economiques-ameliorent-mais-il-reste-encore-defis-relever/">perspectives positives</a> pour la croissance économique, transforment cette rencontre en une symphonie d&rsquo;espoir, réaffirmant la confiance en un avenir économique vibrant pour le Mali et sa région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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