<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des baril &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/baril/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/baril/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Oct 2025 09:21:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des baril &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/baril/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Le carburant, nouvelle arme des guerres hybrides en Afrique</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-carburant-nouvelle-arme-des-guerres-hybrides-en-afrique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-carburant-nouvelle-arme-des-guerres-hybrides-en-afrique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 09:21:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Abuja]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Bangui]]></category>
		<category><![CDATA[baril]]></category>
		<category><![CDATA[Boko Haram]]></category>
		<category><![CDATA[carburant]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance africaine]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mogadiscio]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie d’essence]]></category>
		<category><![CDATA[République centrafricaine]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Somalie]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme économique]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Wagner]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20051</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Examinez comment la pénurie du carburant en Afrique devient une arme dans le conflit et affecte les gouvernements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>De Maiduguri à Bamako, les groupes armés ont compris qu’un État s’étouffe plus sûrement par la soif d’essence que sous le feu des armes. Face à la pénurie, chaque gouvernement africain invente sa riposte : entre escortes, innovations locales et quête d’une souveraineté énergétique retrouvée.</em></strong></p>



<p>En juin 2025, depuis Moscou, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avertissait : «&nbsp;<em>La guerre que nous menons est une épreuve de longue haleine. Elle ne se gagnera ni en un an, ni en deux… mais il faut tenir bon.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-se-mene-a-la-pompe"><strong>Quand la guerre se mène à la pompe</strong></h2>



<p>Un an plus tôt, à Sikasso, il avait détaillé les nouvelles formes de menace : le terrorisme armé, le terrorisme communicationnel et le terrorisme économique. C’est ce dernier qui, aujourd’hui, frappe au cœur du Mali, à travers l’instrumentalisation de la pénurie d’essence.</p>



<p>Les longues files devant les stations-service de Bamako et de certaines capitales régionales ne sont plus le simple signe d’un dérèglement logistique. Elles traduisent une guerre silencieuse où le carburant devient une arme stratégique. Depuis plusieurs semaines, les convois reliant les ports d’approvisionnement au centre du pays subissent des attaques répétées. Résultat : blocus partiel, flambée des prix, et tentatives de déstabilisation.</p>



<p>Mais le peuple malien ne s’y trompe pas. Il sait que derrière ces manœuvres se cachent les parrains étatiques étrangers du terrorisme, nostalgiques d’un ordre ancien. Et face à cette guerre hybride, l’État malien s’appuie sur les principes de la nouvelle Constitution : respect de la souveraineté, choix du peuple et défense de ses intérêts vitaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-precedent-nigerian-boko-haram-et-la-guerre-des-reservoirs"><strong>Le précédent nigérian : Boko Haram et la guerre des réservoirs</strong></h2>



<p>Au nord du Nigeria, Boko Haram a très tôt compris que le carburant est la sève de l’État moderne. Dès 2015, le groupe interceptait les camions-citernes, volait le pétrole et le revendait au marché noir. Interpol le rappelle : «&nbsp;<em>Le financement terroriste s’appuie sur la fraude, le rapt, le commerce illicite de pétrole, de charbon ou d’or.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les conséquences furent désastreuses : hôpitaux paralysés, forces armées immobilisées, économie locale asphyxiée. Abuja répondit par la militarisation des routes, l’escorte des convois et la coopération avec le Tchad et le Niger. Le pétrole devint, littéralement, l’or noir du conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-centrafrique-le-carburant-comme-instrument-de-chantage"><strong>En Centrafrique, le carburant comme instrument de chantage</strong></h2>



<p>À Bangui, en 2021, les rebelles de la CPC bloquaient les corridors venant du Cameroun. La capitale suffoquait : plus d’essence, plus d’électricité, plus de transport.<br>Le président Touadéra réagit en confiant la sécurisation des convois aux forces russes de Wagner. Brutale, mais efficace, cette stratégie fit du carburant un symbole de souveraineté retrouvée. Elle permit à Bangui de diversifier ses approvisionnements et de rompre sa dépendance vis-à-vis de Douala.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-somalie-yemen-l-energie-comme-levier-de-domination"><strong>Somalie, Yémen : l’énergie comme levier de domination</strong></h2>



<p>En Somalie, les milices d’Al-Shabaab taxent le diesel, financent leurs opérations et étranglent Mogadiscio. Au Yémen, la coalition saoudienne a transformé le pétrole en arme de siège, privant des millions d’habitants d’électricité et de soins.<br>Face à ce blocus, les Houthis ont réinventé leur économie : véhicules au gaz, cuiseurs solaires, réseaux parallèles d’approvisionnement. L’énergie, là encore, devient un instrument de pouvoir politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-malien-entre-sabotage-et-resistance"><strong>Le cas malien : entre sabotage et résistance</strong></h2>



<p>Au Mali, cette guerre invisible prend une tournure géopolitique. Les groupes armés, soutenus par des puissances étrangères hostiles à la Confédération des États du Sahel (AES), née en juillet 2024, contrôlent certains corridors, sabotent les routes et visent à épuiser la Transition.</p>



<p>Bamako a choisi la riposte souveraine : ouverture de corridors alternatifs, sécurisation militaire des transports essentiels, constitution de stocks stratégiques et investissement dans les énergies locales — notamment le solaire.</p>



<p>La logique est de transformer la pénurie en tremplin vers la souveraineté énergétique. Comme l’a si bien dit le président devant la communauté malienne en Russie, «&nbsp;<em>il faut savoir transformer les défis en opportunité&nbsp;</em>». C’est pourquoi cette crise pourrait voir émerger au Mali, dans le secteur du transport notamment, de nouvelles initiatives pour que plus jamais de telles situations ne se reproduisent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-d-une-guerre-energetique-mondiale"><strong>L’Afrique, laboratoire d’une guerre énergétique mondiale</strong></h2>



<p>Derrière ces crises locales, c’est une recomposition mondiale de l’énergie qui s’opère. Les grandes puissances, au nom de la transition «&nbsp;<em>verte</em>&nbsp;», imposent leurs standards et leurs dépendances. Pendant que les États-Unis exportent leur gaz liquéfié, l’Europe pousse ses biocarburants, et la Chine contrôle 77 % de la production mondiale de batteries.</p>



<p>Mais sur le continent, un autre récit s’écrit. Des mini-raffineries nigérianes aux corridors sahéliens, en passant par les fermes solaires du Soudan, l’Afrique expérimente sa propre autonomie énergétique. Une lente marche vers l’indépendance — arrachée, plus que concédée.</p>



<p>Car au fond, cette guerre du carburant raconte la même histoire : celle d’un continent qui apprend, dans la douleur, que l’autonomie énergétique précède l’autonomie politique.</p>



<p>Désormais, chaque litre d’essence n’est plus seulement une ressource, c’est un symbole de souveraineté. On tient un peuple par ses réservoirs mieux que par ses chaînes. Au Mali, cette phrase n’a jamais sonné aussi juste.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-carburant-nouvelle-arme-des-guerres-hybrides-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20051</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali: la géopolitique cachée derrière la pénurie d’essence</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-geopolitique-cachee-derriere-penurie-essence/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-geopolitique-cachee-derriere-penurie-essence/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:14:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[baril]]></category>
		<category><![CDATA[batteries]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[corridors commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[GNL]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[influence économique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie d’essence]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20039</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La pénurie d'essence au Mali dépasse le manque de carburant, elle met en lumière une guerre silencieuse entre puissances.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, la pénurie d’essence dépasse le simple manque de carburant. Elle révèle une guerre silencieuse où les flux énergétiques deviennent armes de pression et leviers d’influence. Derrière les stations asséchées et les files d’attente à Bamako ainsi dans des capitales régionales se joue une bataille géopolitique mondiale entre puissances concurrentes, transition énergétique imposée et quête de souveraineté africaine.</em></strong></p>



<p>Comme le souligne Jacques Attali, « <em>certaines choses crèvent les yeux sans qu’on y attache de l’importance, sauf quand il est trop tard. Ainsi des pénuries. </em>» Le monde traverse une crise systémique. Les pénuries, devenues un fait global, ne sont plus seulement la conséquence de catastrophes naturelles, mais aussi le produit de manœuvres géopolitiques visant à affaiblir des États jugés trop indépendants. Le Mali n’échappe pas à cette logique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arme-invisible-d-une-guerre-hybride"><strong>L’arme invisible d’une guerre hybride</strong></h2>



<p>Derrière les files interminables devant les stations-service de Bamako et des capitales régionales, c’est une véritable bataille géopolitique qui se joue&nbsp;: celle des corridors, des influences et des marchés. La pénurie d’essence que subit le Mali depuis plusieurs semaines dépasse le simple dysfonctionnement logistique. Elle s’inscrit dans une guerre silencieuse où l’énergie devient une arme de déstabilisation.</p>



<p>Depuis la rupture politique avec Paris et la réorientation stratégique vers Moscou et Pékin, le Mali n’importe plus seulement du pétrole, mais sa souveraineté énergétique. Et cette quête dérange. Les attaques contre les convois, les blocages aux frontières ou les surcoûts imposés sur les transits ne relèvent pas du hasard. Ils traduisent une volonté de nuire à la stabilité d’un État en pleine redéfinition de son indépendance. Les terroristes, dans ce scénario, ne sont que les pions visibles d’intérêts étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-circuits-brises-du-commerce-petrolier"><strong>Les circuits brisés du commerce pétrolier</strong></h2>



<p>Avant la refondation de sa diplomatie, le Mali dépendait presque exclusivement des terminaux de Dakar, Abidjan et Lomé, sous influence française. Depuis la création de la Confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024, Bamako réoriente ses corridors vers la Guinée, la Mauritanie, l’Algérie, et bientôt la Russie, qualifiée de partenaire « <em>sincère et fiable</em> ».</p>



<p>Ce basculement dérange. Il remet en cause un circuit économique juteux fondé sur le transit, les marges d’assurance, le raffinage et le stockage. Les résistances qui s’expriment aujourd’hui, visibles ou non, ne sont que les symptômes d’une bataille d’influence économique et politique. Le terrorisme devient dès lors une technologie de domination, un outil géopolitique au service de la reconquête des anciennes zones d’influence coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-carburant-devient-levier-d-influence"><strong>Quand le carburant devient levier d’influence</strong></h2>



<p>Les pénuries sont rarement neutres. Elles redéfinissent les dépendances. Plusieurs puissances cherchent déjà à imposer leurs « <em>solutions</em> » — carburants alternatifs, gaz liquéfié, biocarburants ou véhicules électriques subventionnés par des programmes dits « <em>verts</em> ». Sous couvert de transition énergétique se cache une guerre pour les futurs marchés africains de l’énergie.</p>



<p>Pendant que les sociétés occidentales tentent d’écouler leurs nouveaux produits, la Russie et la Chine proposent des alternatives&nbsp;: raffineries modulaires, contrats de troc, livraisons directes. Les États-Unis, devenus premiers exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL), profitent de la guerre en Ukraine pour imposer leurs livraisons à des tarifs 20 à 45&nbsp;% supérieurs à ceux du gaz russe. L’Union européenne, elle, érige ses biocarburants en modèle vertueux, tout en reconnaissant que ces substituts pourraient générer 70&nbsp;millions de tonnes de CO₂&nbsp;supplémentaires d’ici 2030. Pendant ce temps, la Chine contrôle 77&nbsp;% de la production mondiale de batteries lithium-ion et 85&nbsp;% des terres rares, lui conférant une hégémonie industrielle que l’Occident peine à contrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-laboratoire-de-la-souverainete-energetique-africaine"><strong>Le Mali, laboratoire de la souveraineté énergétique africaine</strong></h2>



<p>Le Mali devient ainsi un terrain d’expérimentation pour la souveraineté énergétique du Sud. Car au-delà de ses frontières, c’est toute l’Afrique qui se trouve prise dans une contradiction. On lui demande de se « <em>décarboner</em> » avant même d’avoir achevé son industrialisation. Alors qu’elle ne représente que 3 à 5&nbsp;% des émissions mondiales de CO₂, elle subit la pression pour abandonner ses ressources fossiles, pourtant vitales à son développement.</p>



<p>Les États sahéliens, forts d’un potentiel solaire estimé à 13,9&nbsp;milliards de kWh/an, plaident pour une transition équilibrée, où le gaz jouerait le rôle d’énergie de transition. Loin de l’utopie d’un marché « <em>vert</em> » global se dessine un ordre énergétique multipolaire, fragmenté, concurrentiel, et traversé de nouvelles lignes de fracture entre technologie, souveraineté et justice climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-penurie-ou-mutation-imposee"><strong>Pénurie ou mutation imposée ?</strong></h2>



<p>Derrière le discours vertueux de la transition énergétique se cache un paradoxe cruel&nbsp;: le Sud risque de subir une transition par la pénurie. Les financements internationaux pour les hydrocarbures se tarissent, alors que les infrastructures solaires ou gazières locales tardent à émerger. Le Mali, comme d’autres États africains, pourrait être contraint d’évoluer non par choix, mais par manque.</p>



<p>Pour éviter ce piège, Bamako doit diversifier ses alliances, constituer des réserves crédibles et sécuriser ses corridors d’approvisionnement. L’objectif est ne plus subir, mais d’inventer une souveraineté énergétique malienne. Cela suppose également d’investir dans des transports publics d’État, des véhicules électriques alimentés par des parcs solaires nationaux, et un contrôle renforcé du secteur pétrolier.</p>



<p>Dans cette guerre feutrée du baril, chaque litre d’essence devient un acte de souveraineté. Le Mali marche sur une ligne de crête entre résistance et adaptation, entre héritage postcolonial et autonomie nouvelle. Mais une chose est certaine&nbsp;: cette crise, loin d’être une fatalité, pourrait devenir le catalyseur d’une indépendance énergétique africaine durable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-geopolitique-cachee-derriere-penurie-essence/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20039</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
