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	<title>Archives des banques &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des banques &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Banques contre État : le SYNABEF déclare la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 04:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[SWIFT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Deux agents d’Ecobank ont été placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2025 par le Pôle économique et financier, dans le cadre d’une enquête sur la transmission de messages SWIFT liés à des garanties financières. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers et commerce du Mali (SYNABEF) a tenu une assemblée générale extraordinaire, ce jeudi 13 mars 2025, pour dénoncer l’inculpation de plusieurs employés d’Ecobank-Mali dans l’affaire qui oppose la Société Énergie du Mali (EDM-SA) à l’institution bancaire. Face à la presse, son secrétaire général, Hamadoun Bah, a fermement exprimé son «&nbsp;indignation&nbsp;», annonçant la possibilité d’un préavis de grève.</em></strong></p>



<p>Deux agents d’Ecobank ont été placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2025 par le Pôle économique et financier, dans le cadre d’une enquête sur la transmission de messages SWIFT liés à des garanties financières. Selon le SYNABEF, cette mise en cause repose sur une mauvaise interprétation des faits. Hamadoun Bah a rappelé que la banque s’était contentée de «&nbsp;<em>transférer de bonne foi un message reçu par télex à EDM-SA&nbsp;</em>», sans être en mesure d’en vérifier l’authenticité.</p>



<p>L’affaire concerne des garanties financières liées à un marché public. Pour le syndicat, Ecobank ne peut être tenue responsable des irrégularités constatées, car elle ne détient ni les fonds ni les originaux des documents en question. «&nbsp;<em>Un message SWIFT mentionne les garanties, mais ne remplacera jamais les originaux envoyés par DHL</em>&nbsp;», a insisté Hamadoun Bah, soulignant qu’Ecobank n’a pas connaissance des détails du marché et ne peut donc être impliquée dans une fraude.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mobilisation syndicale et premières actions</strong></h3>



<p>Face à cette situation, le SYNABEF a immédiatement lancé une série d’actions pour protester contre l’arrestation de ses membres. Dès le 6 mars, un sit-in a été organisé devant plusieurs agences bancaires. Le 10 mars, les agents des banques et établissements financiers ont entamé une grève partielle sous forme de sit-ins de deux heures, de 8h à 10h, devant toutes les banques du pays, y compris les bureaux, agences et sièges des institutions financières.</p>



<p>Le syndicat a également décrété l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties financières impliquant EDM-SA et d’autres structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur le fonctionnement des finances publiques, particulièrement en cette période de Ramadan, où l’activité économique est généralement plus intense.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un bras de fer avec la justice</strong></h3>



<p>Selon des sources judiciaires, six personnes, dont deux cadres d’Ecobank-Mali, un coordinateur de projet et deux ressortissants indiens impliqués dans des projets énergétiques, ont été placées sous mandat de dépôt. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la constitution de fausses garanties bancaires, dans le cadre de projets énergétiques liés à EDM-SA. Les accusations incluent «&nbsp;<em>faux et usage de faux</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>blanchiment de capitaux</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>complicité</em>&nbsp;», des infractions passibles de lourdes peines.</p>



<p>Cependant, le SYNABEF rejette catégoriquement ces accusations, affirmant que les banquiers n’ont fait que suivre la réglementation bancaire. «&nbsp;<em>Nos camarades n’ont pas fauté. Ils ont simplement transmis des messages SWIFT conformément aux procédures d’Ecobank</em>&nbsp;», a martelé Hamadoun Bah. Le syndicat a également sollicité le soutien de la Direction générale d’Ecobank, du Groupe Ecobank et de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), qui ont tous confirmé la conformité des opérations en question.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit qui pourrait s’enliser</strong></h3>



<p>Cette crise pourrait raviver de vieux différends entre l’État et le secteur bancaire malien. Le SYNABEF menace d’intensifier ses actions, allant jusqu’à un arrêt total des activités bancaires si la situation ne se débloque pas rapidement.</p>



<p>Cette situation rappelle une autre crise survenue en 2024, lorsque le placement sous mandat de dépôt du secrétaire général de la section syndicale des banques avait paralysé le secteur bancaire durant une semaine, contraignant la justice à revoir sa position. Après cette grève, plusieurs employés du secteur des hydrocarbures avaient été licenciés, et le SYNABEF souhaite aujourd’hui profiter de cette nouvelle crise pour relancer ces revendications.</p>



<p>Si le bras de fer se poursuit, le Mali pourrait être confronté à une nouvelle crise économique et sociale, à quelques semaines de la fin du Ramadan, une période cruciale pour les transactions financières.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim K Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Quand les banques s’enrhument, c’est toute l’économie qui tousse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Ecobank]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[SYNABEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’arrestation de plusieurs hauts responsables d’Écobank Mali et la fronde du SYNABEF plongent le secteur bancaire dans une crise inédite, menaçant la stabilité financière au moment où le gouvernement mise sur la relance économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’arrestation de plusieurs hauts responsables d’Écobank Mali et la fronde du SYNABEF plongent le secteur bancaire dans une crise inédite, menaçant la stabilité financière au moment où le gouvernement mise sur la relance économique.</em></strong></p>



<p>Le thermomètre du climat des affaires au Mali vient de chuter brutalement. En plaçant sous mandat de dépôt plusieurs hauts responsables d’Écobank Mali, la justice malienne a lancé un pavé dans la mare du secteur bancaire, avec des éclaboussures qui risquent de tacher durablement l’image de l’une des institutions financières les plus influentes du pays. Faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, complicité… les chefs d’accusation égrenés par le Pôle économique et financier de Bamako ont de quoi inquiéter. D’autant plus qu’à la barre, ce ne sont pas seulement des cadres de la banque qui comparaissent, mais aussi des promoteurs indiens et des chefs de projet, dans une affaire où se mêlent opérations financières douteuses et messages Swift litigieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Transformer les espoirs en mirage</strong></h3>



<p>Le SYNABEF (Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers, Microfinances et Commerces du Mali) n’a pas tardé à réagir. Son communiqué du 8 mars 2025, au ton alarmiste, laisse entrevoir une situation potentiellement explosive. Non content de dénoncer les mises en détention, le syndicat a décidé de frapper fort : un sit-in est prévu devant toutes les banques du pays du 10 au 12 mars, avec en prime un gel immédiat des transferts de garanties des entreprises publiques et parapubliques, dont l’incontournable Énergie du Mali (EDM.SA). Une paralysie financière en perspective, qui ne pouvait survenir à un pire moment.</p>



<p>Car voilà que cette tempête bancaire s’abat alors que le gouvernement malien joue une partie décisive sur le front économique. L’Exécutif de Bamako s’est fixé un cap : relancer les usines à l’arrêt, donner un second souffle au secteur minier, accélérer la reconstruction des infrastructures. En un mot, donner un nouveau souffle à l’économie malienne. Une ambition qui, pour se concrétiser, a besoin d’un système bancaire fiable et d’un climat d’investissement apaisé. Or, la crise qui couve autour d’Écobank pourrait bien transformer ces espoirs en mirage, si elle venait à ébranler la confiance des acteurs économiques et financiers.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’attentisme, l’erreur fatale à éviter&nbsp;</strong></h3>



<p>Dès lors, une question brûle les lèvres : qui pilote ? Si les autorités monétaires et le ministère des Finances n’apportent pas rapidement des clarifications sur cette affaire, la psychose pourrait gagner l’ensemble du secteur. L’attentisme serait une erreur fatale. La Banque Centrale doit prendre position, établir les responsabilités et rassurer tant les employés que les clients et partenaires financiers. Car au-delà du cas spécifique d’Écobank, c’est toute la gouvernance bancaire qui est en jeu.</p>



<p>L’heure est donc à la transparence. Il en va non seulement de la crédibilité de l’institution judiciaire, mais aussi de la stabilité d’un secteur bancaire qui, depuis des décennies, joue un rôle de premier plan dans le développement du pays. Il appartient aux pouvoirs publics de restaurer la confiance sans céder ni à la panique, ni à la complaisance. Car si le feu n’est pas vite maîtrisé, la crise d’Écobank pourrait bien embraser l’ensemble du système financier malien. Et quand les banques s’enrhument, c’est toute l’économie qui tousse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Panne mondiale : banques, aéroports et médias paralysés par un blackout technologique</title>
		<link>https://saheltribune.com/panne-mondiale-banques-aeroports-et-medias-paralyses-par-un-blackout-technologique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 17:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[défaillance]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[panne mondiale d'internet]]></category>
		<category><![CDATA[système d'exploitation Windows]]></category>
		<category><![CDATA[windows]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Panne mondiale d'internet : les répercussions de la défaillance du système d'exploitation Windows sur les banques, les compagnies aériennes et les médias.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une défaillance massive du système d’exploitation Windows a paralysé de nombreux secteurs à travers le monde. Des banques aux compagnies aériennes, les perturbations se font sentir aux États-Unis, en Europe et en Asie.</em></strong></p>



<p>Ce vendredi matin, le monde entier a été secoué par une nouvelle inattendue&nbsp;: une défaillance massive du système d’exploitation Windows a perturbé le fonctionnement de plusieurs secteurs-clés, des banques aux transports aériens, en passant par les médias. Les répercussions de cette panne ont été ressenties aux quatre coins du globe, et les questions fusent quant aux causes et aux conséquences de cette défaillance.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-transport-aerien-pris-en-otage"><strong>Le transport aérien pris en otage</strong></h3>



<p>La plateforme de stockage en nuage Microsoft Azure a été identifiée comme l’épicentre du problème. Cette défaillance a entraîné l’annulation d’au moins 130&nbsp;vols et le retard de plus de 200&nbsp;vols de compagnies aériennes américaines, selon CNN. Ailleurs, l’aéroport international de Berlin-Brandebourg a suspendu toutes ses activités. Les passagers se sont retrouvés bloqués, incapables de décoller ou d’atterrir.&nbsp;</p>



<p>Les aéroports de Schiphol aux Pays-Bas et d’Édimbourg en Écosse ont également été affectés, tout comme la compagnie aérienne Ryanair et Turkish Airlines, qui ont rencontré des problèmes de réservation de billets et d’enregistrement pour les vols. En Inde, les compagnies aériennes IndiGo, Akasa Air et SpiceJet ont rapporté des retards massifs, et en Allemagne, Lufthansa a également annoncé des perturbations possibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-causes-et-les-consequences"><strong>Les causes et les conséquences</strong></h3>



<p>Les répercussions de cette défaillance ne se sont pas limitées au secteur du transport aérien. Environ 30&nbsp;% des restaurants McDonald’s au Japon ont suspendu leurs activités en raison de dysfonctionnements des caisses enregistreuses.&nbsp;</p>



<p>En Ukraine, le grand service de livraison Novaïa Potchta, l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone, et plusieurs banques ont également été touchés. La chaîne de télévision britannique Sky News a dû cesser la diffusion en direct, et les banques et systèmes de paiement en Australie et en Nouvelle-Zélande ont connu des perturbations majeures.</p>



<p>La cause de cette défaillance massive a été identifiée comme une erreur critique dans le démarrage des appareils fonctionnant sous Windows, communément appelée « écran bleu de la mort » (BSOD). Selon le portail américain The Verge, ces problèmes pourraient avoir été causés par une mise à jour du logiciel de sécurité de l’entreprise CrowdStrike, qui a conduit à un cycle de redémarrage sans fin des appareils et serveurs affectés.</p>



<p>Microsoft a annoncé une stabilisation progressive de la situation, mais les travaux pour résoudre ces problèmes continuent. CrowdStrike a confirmé que son logiciel était en partie responsable de ces défaillances massives.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-rappel-brutal-de-notre-dependance"><strong>Un rappel brutal de notre dépendance</strong></h3>



<p>Cette défaillance massive nous rappelle brutalement à quel point notre monde moderne est dépendant de la technologie. Les systèmes informatiques sont devenus le nerf de nos sociétés, et une panne de cette ampleur a des répercussions profondes et immédiates sur des millions de personnes et d’entreprises.</p>



<p>En Russie, bien que le ministère du Développement numérique n’ait pas encore reçu d’informations sur des pannes dans les aéroports russes, cette situation mondiale a mis en lumière l’importance de la substitution des importations de logiciels pour réduire la dépendance à des technologies étrangères. L’aéroport Domodedovo a indiqué qu’il n’avait pas été touché par les pannes et qu’il était prêt à offrir un système de secours à ses partenaires en cas de besoin.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-faut-a-l-avenir"><strong>Ce qu’il faut à l’avenir</strong></h3>



<p>Alors que nous avançons vers une ère de plus en plus numérique, il est crucial de réfléchir à nos systèmes de sauvegarde et à nos protocoles de sécurité. Cette défaillance mondiale doit servir de leçon pour améliorer la résilience de nos infrastructures technologiques et garantir que de tels incidents ne paralysent plus nos sociétés. Nous devons nous assurer que, même en cas de défaillance, des solutions de secours efficaces soient en place pour minimiser les perturbations et protéger les utilisateurs.</p>



<p>Cette situation met en évidence la fragilité de nos systèmes technologiques et l’importance d’une vigilance constante et d’une préparation adéquate pour faire face aux défis imprévus.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BIDC: George Agyekum Nana Donkor reconduit pour un nouveau quinquennat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 01:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[conseil des gouverneurs]]></category>
		<category><![CDATA[George Agyekum Nana Donkor]]></category>
		<category><![CDATA[investissements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>M. George Agyekum Nana Donkor a été reconduit à la tête de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC), ce 24 avril 2023 à Lomé. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>M. George Agyekum Nana Donkor a été reconduit à la tête de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC), ce 24 avril 2023 à Lomé. Cette </strong><strong>nomination, pour un second mandat à compter du 1<sup>er</sup> février 2024, a eu lieu au cours de la 21<sup>ème</sup> session ordinaire du Conseil des gouverneurs, qui s’est tenue le 5 avril 2023.</strong></p>



<p>Le conseil des gouverneurs de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao, composé des ministres des finances de la sous-région, s’est réuni à sa 21<sup>ème</sup> session ordinaire le 5 avril dernier. Une session au cours de laquelle d’importantes décisions ont été prises, dont la reconduction de M. George Agyekum Nana Donkor à la présidence de l’institution financière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réduction du ratio des prêts non performants</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette reconduction pour un second mandat se justifie par les énormes progrès réalisés par la BIDC depuis la nomination de M. Donkor, en janvier 2020. Parmi ces progrès, le conseil a mentionné«&nbsp;<em>la réduction du ratio des prêts non performants (NPL) de la Banque passant de plus de 8 % à 4,28 %, le recouvrement de 77,5 millions USD au titre des arriérés de capital, la croissance du bilan de 36,8 % en 2022, deux émissions consécutives d&rsquo;obligations sur le marché financier de l&rsquo;UEMOA couronnées de succès et l&rsquo;amélioration de la qualité du portefeuille de la Banque</em>&nbsp;».</p>



<p>Malgré un contexte économique mondial difficile causé par la pandémie de la Covid-19 et la crise russo-ukrainienne, le conseil se réjouit également d’une «&nbsp;<em>amélioration de la notation de crédit de la Banque, actuellement B2 avec une perspective stable par les agences de notation Moody&rsquo;s et Fitch&nbsp;</em>». Selon un communiqué de la BIDC, dont Sahel tribune a eu copie, cette amélioration constitue «&nbsp;<em>la meilleure notation jamais obtenue dans l&rsquo;histoire de la Banque, et reflète également le renouvellement de la confiance des investisseurs&nbsp;</em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un «&nbsp;homme aux références professionnelles indéniables»</strong></h3>



<p>Le Conseil des gouverneurs reste fermement convaincu du leadership de M. Donkor pour amener la Banque à un niveau supérieur, selon le président sortant du conseil des gouverneurs, M. Olavo Avelino Garcia Correia. M. Donkor, est un «&nbsp;<em>homme aux références professionnelles indéniables et un dirigeant pragmatique qui a mis en œuvre plusieurs initiatives louables à la tête de la Banque, avec des résultats positifs</em>&nbsp;», témoigne le Conseil d’administration de la banque.</p>



<p>M. Donkor s’engage durant ce nouveau quinquennat à continuer à travailler avec les ministres et le Conseil pour faire progresser la Banque, avec l’objectif d’en faire la première institution financière de la région, tout en soutenant les Etats membres pour assurer le développement socio-économique.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><strong><em>À PROPOS DE LA BIDC</em></strong></p>



<p><em>La Banque d&rsquo;Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est une banque régionale d&rsquo;investissement et de développement de premier plan créée par les quinze (15) États membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Basée à Lomé, en République togolaise, la Banque s&rsquo;est engagée à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses opérations dans les domaines des infrastructures et des équipements de base, du développement rural et de l&rsquo;environnement, de l&rsquo;industrie ainsi que dans le secteur social et celui des services, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public. Les interventions de la BIDC revêtent la forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de participation, de lignes de crédit, d’activités de refinancement, d’opérations d’ingénierie financière et de services connexes.</em></p>



<p><em><a href="http://www.bidc-ebid.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.bidc-ebid.org</a></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nouveaux paradigmes :  finance citoyenne solidaires et participatifs, promotion de la diplomatie sociale et environnementale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 19:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[e]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[finance citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Habiba Nasraoui]]></category>
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		<category><![CDATA[ODD]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face  à ce nouveau paradigme de la fonction financière, les services financiers en Tunisie deviennent de plus en plus inadaptés, et je pense qu’il est grand temps que le système financier, le paysage financier institué par l’ensemble des réformes amorcées suite au PAS de 1986, soit restructuré et qu’il faut absolument réinstaurer la spécialisation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>La mission d’intermédiation bancaire reprend ses lettres de noblesse à l’occasion d’une crise d’ampleur exceptionnelle. On revient aux fondamentaux du métier de banquier : accompagner ses clients et les aider à surmonter des périodes difficiles.</strong></p>



<p><strong>Face à ce nouveau paradigme de la fonction financière, les <a href="https://saheltribune.com/habiba-nasraoui-ben-mrad-1-les-banques-qui-font-le-choix-du-numerique-realisent-un-grand-pari-sur-lavenir/">services financiers</a> en Tunisie deviennent de plus en plus inadaptés, et je pense qu’il est grand temps que le système financier, le paysage financier institué par l’ensemble des <a href="https://saheltribune.com/habiba-nasraoui-ben-mrad-2-la-digitalisation-bancaire-va-contribuer-au-developpement-dune-economie-duale/">réformes</a> amorcées suite au PAS de 1986, soit restructuré et qu’il faut absolument réinstaurer la spécialisation.</strong></p>



<p><em>Pour plus de détails, téléchargez le document ci-dessous: </em></p>



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<p><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Habiba Nasraoui Ben Mrad (1) : « Les banques qui font le choix du numérique réalisent un grand pari sur l’avenir »</title>
		<link>https://saheltribune.com/habiba-nasraoui-ben-mrad-1-les-banques-qui-font-le-choix-du-numerique-realisent-un-grand-pari-sur-lavenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 08:10:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[banque de demain]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[innovation technologique]]></category>
		<category><![CDATA[secteur bancaire]]></category>
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<p>Mme Habiba Nasraoui Ben Mrad est assistante à l’École Supérieure de Commerce de Tunis et spécialiste des affaires monétaires. A Sahel Tribune, elle a voulu accorder, à distance, une interview, la semaine&#8230;</p>
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<p><strong>Mme </strong><a href="https://saheltribune.com/dette-exterieure-nouveaux-defis-pour-tunisie/"><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad</strong></a><strong> est assistante à l’École Supérieure de Commerce de Tunis et spécialiste des affaires monétaires. A Sahel Tribune, elle a voulu accorder, à distance, une interview, la semaine dernière. En répondant à nos questions, elle nous explique comment les banques de demain sont contraintes à se digitaliser pour relever les défis. Cette experte en Affaires relatives aux Investissements directs étrangers estime que l’avenir du secteur financier est le digital.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Sahel Tribune&nbsp;: Comment voyez-vous la banque de demain ?</em></strong></h5>



<p><strong>Mme&nbsp;Habiba Nasraoui&nbsp;Ben Mrad</strong>&nbsp;: La <a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-la-banque-de-demain-un-nouveau-modele-a-imaginer-des-aujourdhui-1007627" target="_blank" rel="noreferrer noopener">banque de demain</a> ne peut être qu’une banque citoyenne, proche des citoyens, et qui contribuera à la réalisation de leurs objectifs en matière de développement économique et social. Une banque qui adoptera les principes de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, et favorisera le financement des projets d’économie verte. Elle doit contribuer également à rendre l’économie plus résiliente et inclusive.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Devra-t-elle donc réinventer la relation client ?</em></strong></h5>



<p>La banque de demain devra effectivement réinventer cette relation client, à travers non seulement la numérisation, mais aussi le renforcement et l’accompagnement humain sur des sujets à valeur ajoutée. Elle doit être au plus près des attentes d’une clientèle plus mobile certes, mais toujours en attente d’une relation de confiance.</p>



<p>La banque de demain doit répondre aux besoins des entreprises qui vont au-delà des financements à court et moyen terme, pour inclure<strong> </strong>le conseil et l’accompagnement, spécifique notamment, par la mise en œuvre de restructurations financières, leur permettant d’asseoir leur compétitivité, les aider à sortir des difficultés et à s’engager dans une phase de redressement et de développement.  </p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Quels sont les enjeux de la digitalisation dans le secteur des finances ?</em></strong></h5>



<p>L’enjeu est à la fois vital et stratégique. Dans ce contexte en pleine mutation, et avec la crise actuelle, les banques traditionnelles doivent accélérer la mutation de leur modèle économique, repenser leur business model, en se rapprochant de celui des fintechs, notamment en matière de proposition de valeur. Elles doivent se réinventer, réinventer leur offre de services&nbsp;afin de survivre et de rester compétitives.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Comment réussir cette compétitivité ?</em></strong></h5>



<p>Les banques de demain doivent mettre en place de nouveaux outils, processus (à travers par exemple l’intelligence artificielle pour réaliser des gains de productivité). Cela leur permettra de répondre à la concurrence des nouveaux entrants, des concurrents redoutables, soit dans les services financiers (Fintechs, PayPal, cryptomonnaies, courtiers, établissements de paiements, opérateurs de téléphonies, etc…) ou les modes de financement alternatifs (crowdfunding, le financement entre pairs, etc.…) dont les frais des services très attractifs, compétitifs traduisent leur capacité à faire baisser les coûts.</p>



<p>En effet, n’ayant pas de réseau d’agences, leurs coûts se voient donc réduits. Il est primordial pour les banques classiques de penser leur transition digitale, et disposer d’un support digital pour répondre aux besoins et aux attentes des clients, de plus en plus attentifs à l’écosystème dans lequel ils évoluent. Elles doivent donc songer à la mise en place d’application spécialement conçue pour les banques, avec une simplicité d’utilisation pour le client qui pourra avoir accès à des services de base.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Quelle valeur ajoutée le numérique pourrait-il apporter à ces banques ? </em></strong><strong><em></em></strong></h5>



<p>Les banques qui font le choix du numérique réalisent un grand pari sur l’avenir. Les entreprises matures dans l’utilisation du numérique ont une efficacité supérieure et sont susceptibles d’augmenter leur rentabilité.</p>



<p>De façon générale, le numérique représente un outil de diffusion et de transmission d’informations efficace, du fait qu’il arrive à atteindre un grand nombre de personnes.</p>



<p><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/07/01/l-innovation-technologique-a-t-elle-transforme-le-secteur-bancaire-aux-etats-unis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’innovation technologique</a> constitue un levier majeur pour l’avenir des établissements bancaires. Elle est porteuse d’opportunités dans la relation client afin d’améliorer la fidélité et la satisfaction en réduisant les coûts des activités simples.</p>



<p><a href="https://www.cmgconseil.com/digitalisation-du-monde-bancaire-une-evolution-plus-quune-revolution/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La digitalisation bancaire</a> augmente la flexibilité d’un pays. Elle réduit les coûts de la conduite des transactions et stimule la croissance économique grâce à la mobilisation de l’épargne, la fourniture d’informations sur les investissements et l’allocation efficace des ressources, dans le secteur productif réel de l’économie.</p>



<p><strong>Réalisée par Fousseni Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La femme est l’avenir de l’homme… et de la stabilité bancaire !</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-femme-est-lavenir-de-lhomme-et-de-la-stabilite-bancaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 May 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[crédit]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[finances]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
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<p>Et si plus de femmes emprunteuses permettaient moins de crises financières ? La question peut sembler incongrue mais il faut savoir que les femmes sont de bien meilleures emprunteuses que leurs&#8230;</p>
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<p><strong>Et si plus de femmes emprunteuses permettaient moins de crises financières ? La question peut sembler incongrue mais il faut savoir que les femmes sont de bien meilleures emprunteuses que leurs homologues masculins au sens où elles ont des <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/ird-02112878" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux de remboursement des prêts supérieurs</a>.</strong></p>



<p>Pourquoi ? Une première explication réside dans la plus grande aversion au risque des femmes par rapport aux hommes. Un grand nombre d’études ont montré que les femmes <a href="https://www.researchgate.net/publication/24091730_Boys_Will_Be_Boys_Gender_Overconfidence_And_Common_Stock_Investment" target="_blank" rel="noreferrer noopener">favorisent les investissements sûrs</a> aux dépens des placements aux rendements plus aléatoires.</p>



<p>Elles se comportent ainsi aussi bien avec leur épargne qu’avec l’argent reçu sous la forme de prêt pour lequel elles choisissent plus que leurs homologues masculins les projets d’investissement associés à une plus grande probabilité de remboursement.</p>



<p>Une seconde explication est le fait que les femmes seraient plus sensibles à la pression sociale. Cela permet de comprendre pourquoi dans les pays en voie de développement les institutions de microfinance préfèrent prêter aux femmes plutôt qu’aux hommes.</p>



<p>Elles considèrent que les femmes sont <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0305750X9500124U" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus affectées</a> par la pression de leurs pairs dans un prêt fait à un groupe et par les interventions des employés de ces institutions venus demander le remboursement. Ainsi, les femmes seraient plus sensibles aux coûts liés au non-remboursement de leurs prêts que les hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un faible accès aux services bancaires</h2>



<p>Cependant, les femmes ont un moins grand accès aux services bancaires que les hommes.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/397804/original/file-20210429-18-ta3a81.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/397804/original/file-20210429-18-ta3a81.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>L’écart entre les sexes dans l’accès aux comptes bancaires est plus élevé dans les pays émergents que dans les pays développés. <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/29510/211259ovFR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banque Mondiale</a></figcaption></figure>



<p>L’accès au compte courant qui est la porte d’entrée à d’autres services bancaires comme le prêt formel est en effet très hétérogène entre les genres : selon la base de données <a href="https://globalfindex.worldbank.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Findex</a> de la Banque Mondiale, seulement 65 % de femmes disposaient d’un compte courant, contre 72 % d’hommes dans le monde en 2017. Cet écart de 7 points de pourcentage est persistant puisqu’il était le même en 2011.</p>



<p>Un accès réduit au crédit entrave la capacité des femmes à entreprendre, à investir dans l’éducation et à subvenir aux besoins de leur ménage. Il constitue ainsi un obstacle pour l’émancipation des femmes en affaiblissant leur rôle économique.</p>



<p>Un plus grand accès au crédit des femmes peut cependant également être bénéfique au niveau macroéconomique en favorisant la stabilité bancaire puisqu’elles sont de meilleures emprunteuses. Cela pourrait ainsi réduire l’émergence de crises financières.</p>



<p>C’est ce que nous avons voulu vérifier dans une <a href="https://ideas.repec.org/p/lar/wpaper/2021-02.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude récente</a>. À l’aide de données au niveau mondial, nous regardons si un plus grand accès au crédit des femmes par rapport aux hommes exerce une influence sur la stabilité bancaire.</p>



<p>L’accès au crédit relatif des femmes (c’est-à-dire par rapport aux hommes) est mesuré par le ratio des femmes emprunteuses sur les hommes emprunteurs. Il a une valeur moyenne de 86&nbsp;% dans notre échantillon, ce qui confirme l’écart conséquent d’accès au crédit entre les sexes.</p>



<p>La stabilité bancaire est mesurée par différents indicateurs, dont le z-score qui mesure le risque d’insolvabilité de la banque, c’est-à-dire son risque de faire faillite, et la part des prêts non performants sur le total des prêts, ce qui indique combien de prêts ne devraient pas être remboursés à la banque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amélioration de la stabilité bancaire</h2>



<p>Nous montrons clairement qu’un plus grand accès au crédit relatif des femmes favorise la stabilité bancaire. Ce résultat s’explique comme nous l’avons dit plus haut par un meilleur remboursement des prêts des emprunteurs féminins que masculins.</p>



<p>À titre d’illustration, des pays comme la Suède et l’Australie où la part des emprunteuses est conséquente sont également ceux qui présentent les banques les plus stables. À l’inverse, l’Algérie et le Mali, beaucoup moins inclusifs, sont caractérisés par une stabilité bancaire beaucoup plus faible.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/397812/original/file-20210429-19-ptynph.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Les femmes réalisent de meilleurs remboursements de prêts que les hommes et favorisent ainsi la stabilité bancaire. <a href="https://www.shutterstock.com/image-photo/business-consultant-customer-meeting-office-businesswoman-580163974" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shutterstock</a></figcaption></figure>



<p>Notre étude montre ainsi qu’un plus grand accès au crédit des femmes n’est pas seulement bénéfique pour favoriser le rôle économique de ces dernières&nbsp;: il contribue également à améliorer la stabilité bancaire. Il semble donc que l’égalité des genres dans l’accès au crédit devrait être favorisée pour promouvoir des systèmes bancaires plus stables et réduire ainsi l’émergence de crises bancaires.</p>



<p>À quand l’égalité des genres dans l’accès au crédit considérée comme un objectif des superviseurs bancaires à côté des exigences de fonds propres et des ratios de liquidité&nbsp;?</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/caroline-perrin-1178405" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caroline Perrin</a>, Doctorante en Sciences de Gestion, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-strasbourg-2263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Strasbourg</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/laurent-weill-1080567" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laurent Weill</a>, Professeur d&rsquo;Economie et de Finance, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-strasbourg-2263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Strasbourg</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/la-femme-est-lavenir-de-lhomme-et-de-la-stabilite-bancaire-160023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/160023/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le mot d’ordre de grève des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali levé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[commerces]]></category>
		<category><![CDATA[finances]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[secteurs financiers]]></category>
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<p><strong>Les banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali ont levé leur mot d’ordre de grève qui devrait s’étendre sur dix (10) jours. Une grève qui a commencé ce mercredi 22 juillet 2020</strong></p>



<p>Le mot d’ordre de grève des banques, des assurances, des établissements financiers, des microfinances et des commerces du Mali a été levé. Cette grève prend ainsi fin dans l’espace de 4&nbsp;h après avoir commencé ce mercredi. Dans un point de presse ce 22 juillet 2020,Hamadoun Bah, secrétaire général du syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces a indiqué&nbsp;: <em>« On s’est retrouvé et on a eu un terrain d’entente</em> ». Et de poursuivre en précisant&nbsp;: « <em>Nous sommes au terme de cette grève qu’on avait entamée ce matin [mercredi 22 juillet 2020 ndlr]</em> ».</p>



<p>À en croire le secrétaire général du syndicat national, cette grève prend fin à la suite de plusieurs négociations faites par de grandes personnalités dont le Premier ministre Boubou Cissé, Mamadou Sinsin Coulibaly ainsi que de grands opérateurs économiques.&nbsp;</p>



<p>Au terme des discussions, il a été convenu, dit M. Bah, de mettre Madame Kéita dans tous ses droits. Cela dans un bref délai, précise-t-il.</p>



<p>Rappelons que cette grève avait été déclenchée en vue de la « réparation » d’un tort infligé à un travailleur « <em>dégradé et muté </em>» pour avoir pris part à des mouvements syndicaux.</p>



<p><strong>F.T</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Secteurs bancaires, financiers et commerciaux : grève de 10 jours à partir de ce 22 juillet 2020</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 22:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[commerces]]></category>
		<category><![CDATA[finances]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
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<p>Les banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali fermeront leurs portes durant 3 jours, renouvelables si leur demande n’est pas satisfaite.</p>
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<p><strong>Les banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali fermeront leurs portes durant 3 jours, renouvelables si leur demande n’est pas satisfaite.</strong></p>



<p><em>« La grève est maintenue pour 10 jours, malgré nous</em> ». Voilà les propos de Hamadoun Bah, secrétaire général du syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali, lors d’une conférence de presse le mardi 21 juillet 2020. À l’en croire, il s’agit d’<em>« un combat pour tous</em> <em>les travailleurs</em> ».</p>



<p>Selon M. Bah, cette grève n’est nullement une revendication. Elle vise plutôt <em>« une réparation</em> ». Raison pour laquelle, il a invité tous les travailleurs à suivre le mot d’ordre sans aucune crainte, pour leur droit d’adhérer à des mouvements syndicaux.</p>



<p>Aux dires de M. Bah, le motif de cette grève de trois jours, renouvelables, en cette veille de Tabaski n’est autre qu’une revendication de droit pour un travailleur « <em>dégradé </em>» et muté de son poste pour la raison qu’il a participé à des mouvements syndicaux. Ce qui amène M. Bah à indiquer qu’un <em>« travailleur ne mérite pas être dégradé parce qu’il s’est mêlé de syndicalisme ». &nbsp;</em></p>



<p>Exceptionnellement, pour cette grève, le secrétaire général prévient qu’il n’y aurait pas de services minimes au niveau des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces. Ce jusqu’à la satisfaction de la réparation demandée à savoir, l’annulation de la mutation de Mme Kéita, puisque c’est d’elle dont il s’agit, en la ramenant à son ancien service.  </p>



<p>M. Bah rappelle que cette situation perdure depuis plus d’un an en raison de nombreuses négociations qui étaient en cours. Mais qui malheureusement ont toutes échoué.</p>



<p><strong>F.T.</strong></p>
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		<title>Après-covid-19: une politique monétaire expansionniste peut sauver l&#8217;économie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 15:54:52 +0000</pubDate>
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<p>Les Marocains l’ont compris, et ils ont baissé les taux directeurs à 1,5 %, le gouvernement tunisien finira-t-il par s’en rendre compte ? et comprendre que dans une telle situation, toute mesure fiscale restrictive, impliquant l’augmentation de la pression fiscale se soldera par un échec cuisant, et ne pourra qu’aggraver davantage, les effets dévastateurs de la crise économique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les Marocains l’ont compris, et ils ont baissé les taux directeurs à 1,5 %, le gouvernement tunisien finira-t-il par s’en rendre compte ? et comprendre que dans une telle situation, toute mesure fiscale restrictive, impliquant l’augmentation de la pression fiscale se soldera par un échec cuisant, et ne pourra qu’aggraver davantage, les effets dévastateurs de la crise économique. Une politique de rigueur budgétaire ne fera pas mieux, et sera également inefficace. Seule une politique monétaire expansionniste, permettra en effet de juguler la crise et d’assurer la relance économique, et ce pour trois raisons essentielles, d’une part la nature de la crise pandémique, celle d’être générale et universelle, d’autre part, les caractéristiques et modalités de financement de l’économie tunisienne et enfin la nature, les caractéristiques, et la structure du tissu industriel Tunisien.</strong></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">L’actuel régime fiscal&nbsp;: une politique de pression fiscale est un mauvais choix</h3>



<p>L’actuel régime fiscal traduit à mon sens un régime inégalitaire, pour la classe moyenne, au profit de classes farouchement défendues, par une législation fiscale qui encourage l’évasion fiscale, l’indulgence et la corruption. Les poches d’évasion sont multiples&nbsp;: activités forfaitaires, professions libérales, industries extractives et surtout, un secteur parallèle, informel dont la part de plus en plus grandissante, échappe au contrôle de l’État, et s’infiltre par le biais de Lobbys pour influencer la législation fiscale, et l’orienter. Un projet de réforme fiscale doit être entamé, consacrant le principe de la justice, et de l’équité contributive, et donc la répartition équitable de la charge fiscale entre les contribuables. En plus, la transformation digitale de l’économie et des finances devrait aider l’Etat à moraliser l’environnement fiscal, et rendre plus efficients les systèmes de contrôle, ce qui devrait limiter l’évasion et la fraude et instaurer systématiquement un système de traçabilité. L’injustice fiscale provient du fait que les contribuables disciplinés, asservis, les retenus à la source en l’occurrence les fonctionnaires, salariés, et quelques rares filières du secteur privé, sont le maillon faible de ce dispositif, sont souvent sinon toujours victimes de disparités fiscales, et constituent la seule cible du génie fiscal, des gouvernements qui se sont succédé, l’actuel gouvernement ne faisant pas mieux. Cette classe de contribuables supporte la plus grande partie de l’impôt sur le revenu. Il nous appartient ainsi de nous indigner, de toute mesure consistant à augmenter davantage la pression fiscale sur cette catégorie de contribuables. En effet, lorsqu’aux mesures d’austérité, imposées par le bras armé de l’impérialisme international, la médiocrité, la corruption, le copinage, le clientélisme s’en mêlent, les clivages sociaux et régionaux s’amplifient, s’aggravent, et le résultat est l’effritement d’une classe moyenne qui jusque-là, a constitué la base fondamentale d’une certaine stabilité sociale, de la paix sociale. Sans une large classe moyenne et sans une justice sociale, le décollage socio-économique de la Tunisie est impossible à réaliser.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2801&amp;action=edit">Économie : la BCEAO baisse ses taux directeurs de 50 points</a></p>



<p>En tous les cas, la stratégie de gestion de la crise déployée en cours de cette période, doit éviter toute mesure contraignante, de restriction, qui sera lourde de conséquences, car, au risque d’aboutir à l’érosion sociale, aura freiné l’un des moteurs essentiels de la croissance économique, à savoir la demande, qu’il s’agisse de la consommation ou de l’investissement.&nbsp;</p>



<p>La question est donc pourquoi un tel acharnement, et cette attitude de nos gouvernements, pourquoi cette fuite en avant ?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Le vrai dilemme</h3>



<p>Les choix stratégiques auxquels se trouve confronté le gouvernement tunisien reflètent-ils réellement cet antagonisme entre la souplesse monétaire et la rigueur monétaire et budgétaire ?</p>



<p>Pour nos décideurs politiques, le vrai dilemme n’est réellement guère entre souplesse et rigueur. En vérité le gouvernement tunisien se trouve aujourd’hui confronté au vrai « <em>Dilemme</em> » entre « <em>reconnaissance internationale</em> » et « <em>souveraineté nationale</em> ». Une reconnaissance internationale plus large au prix d’une perte de souveraineté nationale et de paix sociale voire de dignité. <em>« La dignité</em> », que seule une nation libre, récupérant toute sa souveraineté, pourra en assurer sans heurts le parcours, la réalisation. Tous les pays, à mi-chemin, comme le nôtre se heurtent à ces nouvelles formes d’impérialisme, se traduisant par des accords de partenariat, de tous genres&nbsp;: économique « ALECA », politico-militaire&nbsp;« <em>partenaire privilégié de l’OTAN</em> »…etc. L’impérialisme, agit en effet par le biais de « <em>groupes d’influence</em> » qu’il crée lui-même, ou dont il provoque la création, avec à la clé la tentation, et ce dans le cadre de stratégies « géopolitiques », via toutes sortes de fractures, d’entraves à la solidarité et à la cohésion sociale, à l’équité, à la justice entre classes sociales, entre secteurs et régions, seules garantes d’un développement économique soutenable, inclusif et durable. L’enjeu va aujourd’hui au-delà du simple redressement. Le gouvernement n’a plus d’autre choix que de relever l’hypothèque sur sa souveraineté, les demi-mesures sont des armes à double tranchant.</p>



<p>Les décideurs politiques tunisiens ne semblent guère saisir la fragilité de nos structures économiques, qui méritent d’être protégées. Une politique protectionniste s’impose désormais, car nos entreprises pour la plupart des petites PME ne sauraient résister à de tels fléaux.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Nature et caractéristiques du tissu industriel tunisien</h3>



<p>Le tissu industriel tunisien est composé du secteur informel et du secteur formel. Le secteur informel est composé d’entreprises employant moins de 6 salariés &#8211; n’ayant pas de comptabilité. Quant au secteur formel, il est constitué des petites entreprises qui emploient entre 6 et 49 salariés, des moyennes entreprises entre 50 et 199 salariés et des grandes entreprises qui emploient plus de 200 salariés et qui sont soumises au régime réel d’imposition. Les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI) jouent un rôle central, car emploient la majeure partie de la population active et contribuent pour une très grande part à la réalisation du PIB, et donc à la création de richesses, et par voie de conséquence à la distribution des revenus. Avec le secteur public, la survie de ces entreprises est déterminante du devenir de notre pays. &nbsp;</p>



<p>Les entreprises tunisiennes au nombre de 800 000 environ, et opérant dans tous les secteurs, appartiennent pour leur majeure partie au secteur informel représentant plus de 96&nbsp;% de l’ensemble du tissu industriel. Quant au secteur formel, il représente moins de 4&nbsp;%. Les grandes entreprises représentant près de 0,1&nbsp;% de l’ensemble du tissu industriel. Cette structure est problématique, et ce, à plusieurs égards, notamment pour la régularité des recettes fiscales de l’Etat, et l’exercice des contrôles nécessaires garantissant la rentrée de ces recettes, cette structure est aussi fragilisante de l’ensemble de l’économie tunisienne.</p>



<p>Les entreprises étant ainsi pour la plupart des PME employant moins de 5 personnes, ou entre 6 et 49 personnes, elles ont difficilement accès, au financement direct, par émission de titres sur les marchés financiers. Leur taille ne leur permettant pas de répondre aux conditions de taille de performances exigées à l’entrée sur ces marchés. La seule alternative possible qui leur reste est celle du financement bancaire. Nous saisissons par-là, la vulnérabilité de ces entreprises et leur désarroi face à une Banque Centrale, qui exerce sur eux un véritable châtiment en fixant les taux directeurs, à un niveau trop élevé, voire exorbitant, et ce depuis mars 2018.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2691&amp;action=edit">Économie : CEVA Logistics se positionne pour accompagner la croissance africaine</a></p>



<p>La structure de l’économie tunisienne est donc fragile, et le mot d’ordre devrait être « Résilience ». Face à la crise pandémique, les entreprises privées tunisiennes n’ont d’autre issue que d’être soutenues, assistées, et toute politique de restrictions conduira à leur fermeture. Si en plus des franchises, et de la crise, elles sont contraintes de se financer à des taux exorbitants, leur existence est réellement menacée, avec toutes les tensions sociales qui pourront en découler, de par les pertes d’emplois, ces entreprises employant la plus grande partie de la population active. Donc seule une politique facilitant l’accès aux financements bancaires permettra à ces entreprises de continuer à exercer normalement leur activité, à stabiliser l’emploi, les revenus et pourquoi pas à créer de nouveaux emplois.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">L’économie tunisienne&nbsp;: une économie d’endettement</h3>



<p>De par les modalités même du système de financement de l’économie tunisienne, toute politique de rigueur, non précédée de réformes profondes freinera systématiquement l’activité économique tributaire des financements bancaires.</p>



<p>Le mode de financement de l’économie tunisienne, est en effet celui d’une économie d’endettement caractérisé par&nbsp;: &nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li>La prépondérance de la finance indirecte ou l’endettement des entreprises vis-à-vis du système bancaire, faiblesse du taux d’autofinancement des entreprises pour la plupart des PME, ainsi que l’écart structurel entre épargne et investissement, les revenus des Tunisiens ne permettant pas de dégager une épargne suffisamment élevée, et enfin faiblesse de l’épargne financière</li><li>L’endettement des banques vis-à-vis de la Banque Centrale et donc, l’intervention de cette dernière en tant que prêteur en dernier ressort contraint ; &nbsp;</li><li>La gestion administrative des taux d’intérêt. Même si les taux d’intérêt débiteurs sont fixés librement par les banques, ces taux restent sous un contrôle indirect strict de la BCT, cette dernière intervenant par la fixation des taux d’intérêt directeurs sur le marché monétaire</li></ul>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Endettement des entreprises vis-à-vis du système bancaire</h3>



<p>Une économie de marché est une économie où les entreprises réalisent leur niveau d’investissement essentiellement au moyen de l’épargne brute qu’elles dégagent à partir de leur activité, et en même temps par l’émission de titres, c’est-à-dire au moyen d’un financement direct sur le marché de titres. Ceci n’est pas le cas des entreprises tunisiennes où le crédit bancaire constitue la forme principale de leur financement, soit plus de 98&nbsp;%. L’endettement des entreprises jusqu’à un certain degré constitue une condition nécessaire à la croissance et au développement, car peut servir à l’augmentation du capital productif et de là, à la croissance économique. Seulement en économie de marché les entreprises se financent essentiellement, directement sur le marché des titres, elles vont donc faire appel à une épargne qui est déjà constituée par les ménages. Alors qu’en Tunisie, du fait de l’étroitesse des marchés de capitaux, qui jouent un rôle secondaire et n’assurent pas plus de 2&nbsp;% des besoins de financement des entreprises, et où les entreprises n’y trouvent pas le complément nécessaire à leurs besoins de financement, du fait notamment des conditions de taille et de performance exigées à l’accès, elles recourent au crédit bancaire, qui assure plus de 98&nbsp;% de leurs besoins de financement. L’économie tunisienne est donc une économie d’endettement sans épargne préalable au lieu d’une économie où l’épargne, nécessité absolue de tout investissement, c’est-à-dire de tout progrès, est plutôt volontaire et non forcée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Faiblesse du taux d’autofinancement</h3>



<p>En économie de marché, les entreprises couvrent près de 90&nbsp;% de leurs besoins d’investissement à partir de leurs ressources internes. C’est le cas des entreprises américaines dont le taux d’autofinancement dépasse les 90&nbsp;%. Le crédit bancaire ne constitue qu’un moyen de financement momentané pour ces entreprises, et sert souvent à couvrir certains besoins de trésorerie.</p>



<p>Les capacités de financement internes des entreprises tunisiennes sont très faibles par rapport à leurs besoins d’investissement, et leur taux d’autofinancement dépasse rarement les 60&nbsp;%.</p>



<p>On comprend donc pourquoi, le crédit bancaire constitue une ressource d’appoint sans laquelle le maintien même du niveau d’activité des entreprises serait impossible. Dans ce cas, et vu l’étroitesse des marchés de capitaux, le crédit bancaire servira non seulement à couvrir des besoins de trésorerie ou à permettre un accroissement du niveau d’activité interne des entreprises, mais également à couvrir leurs besoins à moyen et long terme, ainsi qu’au remboursement des intérêts de leurs dettes.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2393&amp;action=edit">Extrait de « L’Empire de la honte » de Jean Ziegler : comprendre les raisons du sous-développement de l’Afrique</a></p>



<p>L’appareil bancaire et financier mis en place devait répondre à toutes les demandes de crédit des entreprises, et soutenir à tout prix l’activité économique. Le taux du crédit bancaire est ainsi très important et sa manœuvre devrait se faire avec beaucoup de précautions. Une entreprise n’est solvable que si le taux d’intérêt auquel elle se finance reste inférieur à sa rentabilité économique de l’entreprise. Dans le cas contraire, l’entreprise se trouve dans l’obligation de réduire son endettement, et donc le niveau de son activité économique. Les économies d’endettement n’ont pas les moyens pour s’autoréguler, la condition de solvabilité des entreprises non satisfaite, il en découle automatiquement une diminution de l’activité économique, et des taux d’intérêt élevés désincitent ces dernières, qui n’ont plus le moyen d’investir.</p>



<p>Quand est-ce que, donc, les autorités monétaires tunisiennes vont agir en conséquence et prendre en considération les spécificités de nos entreprises ?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">L’écart structurel entre épargne et investissement</h3>



<p>C’est un écart structurel entre le taux d’investissement désiré et le taux d’épargne réalisé par les Tunisiens, dont les revenus ne sont pas suffisamment élevés pour leur permettre de dégager une épargne qu’ils placeraient soit sur les marchés de titres soit auprès du système bancaire ». C’est donc, le crédit bancaire qui va ajuster l’épargne à l’investissement au moyen de la création monétaire, et de l’épargne forcée.</p>



<p>Et même si une épargne est dégagée, sa structure pose un problème. L’épargne liquide représente toujours une part importante et les placements sur le marché des valeurs mobilières représentent toujours une faible part de l’ensemble de l’épargne, c’est-à-dire de l’ensemble du portefeuille titres des particuliers et, également une faible part de l’ensemble des marchés des actions et des obligations où l’État et les organismes financiers sont les principaux intervenants, centralisant plus de 90&nbsp;% des transactions. Cette structure est expliquée entre autres par l’aversion au risque du particulier tunisien.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Endettement structurel des banques vis-à-vis de la Banque Centrale</h3>



<p>Les banques tunisiennes en parlant des banques de dépôt, n’ont guère la possibilité d’assurer la gestion de leur trésorerie par l’émission de titres négociables sur le marché&#8230; L’octroi de crédits, déduction faite de la collecte des dépôts, est générateur, pour l’ensemble du système, d’un besoin de refinancement couvert par des emprunts auprès de la Banque Centrale. Et c’est dans ce sens que le taux directeur de la BCT, joue un rôle central, puisqu’il représente le coût auquel se refinancent les banques. Les taux d’intérêt directeurs sont donc, déterminant du coût du crédit pour les entreprises, et donc du niveau de l’activité économique.</p>



<p>Les banques exprimant des difficultés de trésorerie peuvent se refinancer sur le marché monétaire où elles vont échanger, des titres qui leur ont été remis en contrepartie de crédits qu’elles ont accordés, contre des liquidités, qui représentent l’excédent des dépôts par rapport aux crédits réalisés par d’autres banques, ou par des institutions financières non bancaires, ou auprès de la Banque Centrale.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">La Banque Centrale&nbsp;: un prêteur en dernier ressort contraint</h3>



<p>Les banques tunisiennes ne peuvent pas trouver auprès des autres institutions financières excédentaires les liquidités dont elles ont besoin, étant donné la prédominance du crédit bancaire, et l’insuffisance de l’épargne. Elles sont donc obligées de s’endetter, de se refinancer auprès de la Banque Centrale. Ce qui met cette dernière en situation de prêteur en dernier ressort contraint. La prépondérance du crédit bancaire dans le financement des entreprises signifie que c’est le crédit bancaire et donc la création monétaire qui en résulte, qui va assurer l’ajustement entre plans d’épargne et plans d’investissement. L’économie est ainsi financée par ce que l’on qualifie d’épargne forcée. Les excédents et déficits de trésorerie des banques, se compensent sur le marché monétaire, plus précisément sur le marché interbancaire, mais le problème, c’est que l’excédent réalisé par les banques prêteuses est toujours inférieur à la demande totale des banques emprunteuses. Dans ce cas, la Banque Centrale ne peut pas refuser d’accorder les refinancements demandés. Les banques fixent les taux d’intérêt des crédits qu’elles accordent en fonction des coûts qu’elles supportent, principalement en fonction du coût de refinancement, donc du taux d’intérêt directeur, ce dernier est contrôlé étroitement par la Banque Centrale.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Pourquoi une politique monétaire expansionniste ?</h3>



<p>Une baisse de 100 points de TMM (Taux moyen du marché monétaire) permettra-t-elle de limiter les préjudices économiques de la pandémie et d’assurer la relance ?</p>



<p>Pour rappel, en parlant de relance économique, pendant plus d’une décennie, entre 2005 et 2015, l’Inde, un pays associé, il y a quelques années, à la pauvreté, a connu une croissance économique réelle continue de 7&nbsp;%, et ce grâce à des politiques monétaire et budgétaire expansionnistes, par le financement de grands projets d’infrastructures, dans l’éducation, le transport et la protection sociale, dans les secteurs clés, en engageant de grandes dépenses publiques, par l’augmentation des salaires des fonctionnaires, par notamment une baisse des taux d’intérêt directeurs qui, par exemple rien qu’en 2015 ont été baissés à trois reprises. Voilà justement comment l’Inde a su se hisser au rang de grandes puissances économiques en se classant aujourd’hui parmi les 5 plus grandes économies mondiales (avec un PIB de &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;2972 mds $ et un taux de croissance économique de +9,4&nbsp;% au premier trimestre&nbsp;2020)</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1941&amp;action=edit">Crise économique : baisse du transfert de fonds des migrants à près de 20 % en 2020</a></p>



<p>Le taux du marché monétaire (TMM) en Tunisie, s’est situé, depuis le 18 mars 2020, au niveau de 6,80&nbsp;% (Banque centrale de Tunisie), contre 7,94&nbsp;%, à la même date de l’année écoulée, et 7,76&nbsp;% une semaine auparavant. Cette baisse est due à la décision de la BCT le 17 mars 2020, d’abaisser de 100 points de base le taux d’intérêt directeur (taux fixé par la Banque Centrale, taux auquel se refinancent les banques) pour le ramener à 6,75&nbsp;%, et ce dans le cadre de ses efforts pour contenir l’impact de la pandémie de COVID-19 sur l’activité économique.</p>



<p>L’évolution du TMM depuis 2018, marque cette volonté des autorités monétaires de contenir l’inflation en augmentant le coût du crédit bancaire. Au mois de mars 2020, le TMM s’élevait à 7,35&nbsp;%, contre 7,84&nbsp;% en février 2020, 7,81&nbsp;% en janvier 2020, 7,90&nbsp;% en mars 2019 et 7,28&nbsp;% au mois de février 2019.</p>



<p>C’est depuis 2018 que la Banque Centrale a décidé de mener une politique monétaire restrictive, et de renchérissement du coût du crédit. Le TMM a en effet dépassé la barre des 7&nbsp;% depuis le mois de juillet 2018, alors qu’il se situait aux alentours des 4&nbsp;% et 5&nbsp;% durant la période&nbsp;2015-2017.</p>



<p>Aujourd’hui le TMM est de 6,80&nbsp;%, un niveau encore trop élevé au vu des exigences de la période.</p>



<p>Les mesures d’austérité s’associent mal aux politiques inflationnistes. La politique monétaire expansionniste est dite inflationniste, car consiste à financer la croissance économique par la création monétaire, donc par une épargne dite forcée par opposition à l’épargne volontaire, et est donc génératrice d’inflation. Ce qui aurait expliqué l’augmentation du TMM depuis 2018 est une inflation d’origine monétaire, alors que l’inflation a été impliquée essentiellement par le glissement du dinar et la non-rationalisation des importations, l’augmentation des coûts à l’importation, et la prédominance d’un secteur parallèle, qui échappe au contrôle de l’État, et agit en toute impunité. Malgré une baisse trop timide en mois de mars 2020, le TMM, qui reste trop élevé pour soi-disant limiter la demande de crédit, et par voie de conséquence la création monétaire, n’est toujours pas justifié, étant donnée l’inflation galopante observée depuis quelques années, une inflation incompressible.</p>



<p>L’inflation a donc été plutôt importée, et générée par une décision de dévaluation imposée par les gardiens du temple. Une décision, payée au prix de grands sacrifices. Quoiqu’on puisse avancer, une telle décision, fondée sur le principe de la courbe en J, a produit exactement les effets contraires, et ne saurait être justifiée que par une soumission, aux consignes dictées par les organismes ONUSIENS.</p>



<p>L’inflation, le fléau le plus dangereux qui puisse sévir est en fait en hausse continue, et les dernières mesures, monétaires, budgétaires ou de change destinées à maîtriser l’inflation, et à améliorer la compétitivité des produits à l’exportation n’auraient servi qu’à appauvrir davantage la classe moyenne, et mis en difficulté les entreprises opérant notamment dans le secteur informel, et n’auraient eu pour conséquence que de brader l’économie Tunisienne.</p>



<p>En choisissant la rigueur, les autorités monétaires développent les instruments consistant à contrôler strictement la progression de la quantité de monnaie en circulation. Or ce contrôle est d’autant plus dangereux que le mode de financement de l’économie tunisienne est celui d’une économie d’endettement. Un mode de financement où le crédit bancaire est primordial, et en dépend la survie de l’entreprise tunisienne. En fait, dans une économie où le besoin de financement monétaire est croissant, une politique monétaire restrictive est non seulement inflationniste, mais également source de déséquilibres pour tout le système économique.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1917&amp;action=edit">Récession économique : les chefs d’État de la zone CEDEAO demandent l’annulation de leur dette publique</a></p>



<p>Seule une politique de souplesse monétaire <em>« d’argent bon marché </em>» incitera les entreprises à investir davantage. Si l’incitation n’est pas suffisante, l’État doit injecter des liquidités dans l’économie par le canal des dépenses publiques supplémentaires financées au moyen d’épargne oisive, ou de ressources monétaires nouvelles pour réactiver la machine et opérer le décollage.</p>



<p>Reconnaissons, tout de même, que dans une économie d’endettement la mise en œuvre d’une politique monétaire adéquate est une tâche très difficile.</p>



<p>L’un des moyens utilisés par la Banque centrale pour limiter la demande de refinancement par les banques et de là l’accroissement de la masse monétaire, est une augmentation du taux de refinancement, le taux d’intérêt directeur. Ce dernier constitue un moyen de politique monétaire indirect, mais efficace. Dans une économie d’endettement, deux limites vont s’opposer à l’efficacité de la manœuvre du taux d’intérêt directeur. La première consiste en ce que les banques vont répercuter les coûts supplémentaires qu’elles vont supporter sur leurs taux d’intérêt débiteurs, donc sur le coût du crédit. La deuxième tient au fait que dans une économie caractérisée par la prépondérance du crédit bancaire et par l’absence d’autres sources de financement, que les entreprises pourront substituer à l’emprunt bancaire, une politique monétaire de taux d’intérêt peut ne pas avoir d’effets sur la demande de crédit. Vu l’importance de leurs besoins de financement externe, les entreprises sont prêtes à payer n’importe quel prix pour maintenir leur niveau d’activité. Mais, en même temps, elles tiennent à garder leur marge de profit, elles vont donc répercuter l’augmentation de leurs charges financières sur les prix.</p>



<p>Si la Banque Centrale décide de diminuer le montant de ses refinancements, en imposant des quotas à chaque banque ou établissement de crédit, elle risque également de mettre en difficulté les banques qui sont structurellement déficitaires.</p>



<p>Une politique monétaire restrictive implique un déséquilibre au niveau des flux réels et des flux financiers. Un ajustement par les prix va donc s’imposer.</p>



<p>Pour deux raisons essentielles, les entreprises vont se trouver dans l’obligation d’augmenter les prix quand il y a déséquilibre des flux financiers&nbsp;: d’abord, parce qu’elles ne peuvent plus financer leurs charges d’intérêt au moyen de l’endettement. Et puis, parce qu’elles ne peuvent plus maintenir leur niveau d’activité qu’en augmentant leur taux d’autofinancement et de là leurs réserves de bénéfices.</p>



<p>En même temps, le niveau de production va diminuer puisque les entreprises vont avoir tendance à diminuer leur effort d’investissement, des problèmes de chômage peuvent également en découler.</p>



<p>En économie d’endettement, la prédominance du crédit bancaire est essentiellement due à l’écart structurel existant entre épargne et investissement.</p>



<p>En effet, le recours aux marchés de capitaux, s’il paraît chose évidente pour les grandes entreprises, n’est pas possible pour les petites entreprises ou celles présentant des bilans non conformes aux conditions d’accès à ces marchés. Celles-ci n’ont donc pas la possibilité de se procurer des fonds propres ou d’augmenter leurs fonds permanents.&nbsp;</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1464&amp;action=edit">« Comment sauver le genre humain ? » : un livre pour mettre en cause les logiques qui gouvernent le monde</a></p>



<p>Une politique restrictive en économie d’endettement s’avère être difficile et ne peut se faire de manière permanente, car peut freiner l’activité économique, de par la nature même et la structure de l’entreprise tunisienne.</p>



<p>Si, certaines entreprises, notamment les plus grandes font appel à d’autres sources de financement, d’autres entreprises, les moins privilégiées par leur taille ou par la nature de leur activité sont obligées de réduire leur endettement bancaire.</p>



<p>La demande de crédit par l’entreprise dépend non seulement du montant du crédit dont elle a besoin, mais également du taux d’intérêt appliqué par la banque. Un comportement rationnel de l’entreprise suppose que celle-ci au-delà d’un taux d’intérêt seuil, va renoncer à sa demande de prêt auprès de cette banque et recourir à d’autres sources de financement. C’est le seuil en dessus duquel, elle va commencer à subir des pertes.</p>



<p>La difficulté majeure qui se pose dans un tel système est donc la mise en œuvre d’une politique monétaire dont les objectifs intermédiaires ne seraient pas en contradiction avec les objectifs finaux de croissance et de développement, difficultés pour la Banque Centrale dans l’application d’une politique monétaire qui ne serait pas en contradiction avec l’obligation qu’elle a d’assurer le bouclage dans le financement de l’économie.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Sortir des règles de l&rsquo;économie de l&rsquo;endettement </h3>



<p>Les solutions à ces problèmes ne peuvent pas être envisagées tant que persistent des structures financières fonctionnant selon les règles d’une économie d’endettement.</p>



<p>Pour répondre à notre question du départ, nous dirons que non seulement l’État devrait renoncer à toutes les mesures fiscales visant la baisse des revenus des ménages et de la petite entreprise, mais également intervenir par&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Une politique monétaire expansionniste, en injectant massivement des liquidités, dans l’économie, ce qui aurait pour conséquence d’activer le levier taux d’intérêt, une réduction de ce dernier, qui agira sur le moteur demande de la croissance économique.</li><li>Une politique budgétaire expansionniste, ou ce qu’on appelle une politique du déficit budgétaire, et ce par émission de bons du trésor auprès du système bancaire local et de la Banque Centrale en engageant des dépenses dans des projets d’infrastructure, dans les secteurs santé, transport, éducation et recherche-développement. Cette politique devra permettre non seulement de faire face à la crise, mais également de développer de nouveaux mécanismes de « <em>résilience</em> » devant renforcer la capacité du pays à faire face aux différents chocs externes sans que cela se traduise par l’apparition de nouveaux types de dysfonctionnements ni de nouvelles formes de désintégrations.</li></ul>



<p>***L’utilisation des bons du Trésor comme moyen de régulation de la liquidité bancaire permet aux banques déficitaires de céder les bons du trésor dont elles disposent et limiter ainsi leur endettement vis-à-vis de la Banque Centrale. L’attractivité des bons de trésor pour ces dernières, consiste en ce qu’ils représentent des titres qui bénéficient de la garantie de l’état, et ne contiennent pas de risques de pertes. Ils constituent donc, un support sûr de liquidités</p>



<p>***Le déficit budgétaire constitue non seulement un facteur d’élargissement de la liquidité bancaire, mais aussi un élément primordial pour l’établissement d’un vrai marché de titres à court terme.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Développer et financer des programmes de restructuration et de modernisation du tissu industriel tunisien et de renforcement de la compétitivité des entreprises tunisiennes.</li><li>L’État devrait développer également des plateformes d’échange d’idées&nbsp;: conventions citoyennes, consultations en ligne sur les réformes d’intérêt, fiscale ou autres.</li><li>L’État devrait mobiliser en outre toutes les ressources, financières certes, mais également et surtout, les ressources en expertise de tous bords.</li></ul>



<p>Toute mesure, toute réforme, devra dorénavant s’inscrire dans le cadre d’une approche intégrative</p>



<p><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad, Enseignante universitaire à l’École Supérieure de Commerce</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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