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	<title>Archives des Banque africaine de développement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Banque africaine de développement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Pourquoi la rupture entre Afreximbank et Fitch révèle un fossé plus profond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:00:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings met en lumière des enjeux complexes entre agences de notation et banques africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Expert en financement du développement fort d’une longue expérience en Afrique subsaharienne, le Dr Macharia Kihuro analyse la rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings comme le symptôme d’un désaccord structurel plus profond. Selon lui, ce différend dépasse un simple conflit technique et met en lumière les tensions persistantes entre institutions financières africaines et agences de notation internationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une récente déclaration publique, la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank) a annoncé qu&rsquo;elle mettrait fin à sa relation avec l&rsquo;agence de notation Fitch Ratings. La justification de cette décision était particulièrement frappante. La banque a attribué cette décision à sa « <em>ferme conviction que l&rsquo;exercice de notation de crédit ne reflète plus une bonne compréhension de l&rsquo;accord constitutif de la banque, de sa mission ou de son mandat </em>». Elle a en outre souligné que son profil commercial restait « <em>solide, soutenu par des relations solides avec ses actionnaires et les protections juridiques inscrites dans son accord constitutif</em> », qui est un traité signé et ratifié par ses États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-methodologie-de-fitch"><strong>La méthodologie de Fitch</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce désaccord se trouve un débat qui couve depuis longtemps : les agences de notation doivent-elles appliquer une méthodologie unique et rigide à toutes les banques, ou leur approche doit-elle être adaptée à la nature spécifique de l&rsquo;institution ? Plus précisément, une banque commerciale doit-elle être évaluée selon exactement le même cadre qu&rsquo;une banque multilatérale de développement (BMD) ? Afreximbank soutient que Fitch Ratings n&rsquo;a pas tenu compte de cette distinction essentielle, produisant une évaluation que la banque considère comme une représentation injuste de sa véritable solvabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthodologie de Fitch, telle que décrite dans ses « <em>Critères de notation bancaire </em>», repose sur un cadre en deux parties pour les banques commerciales et les BMD. La première partie est un modèle quantitatif de base (CQM), une formule standardisée qui calcule une « <em>notation de viabilité </em>» à partir d&rsquo;indicateurs financiers tels que la qualité des actifs et l&rsquo;adéquation des fonds propres. Ce modèle sert de point d&rsquo;ancrage initial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie est le cadre de « <em>notation de soutien</em> », qui évalue le soutien externe. Ici, en théorie, une distinction est faite : pour les BMD telles qu&rsquo;Afreximbank, le soutien est évalué comme l&rsquo;engagement collectif et contractuel de ses États membres en vertu de son accord constitutif, qui est considéré comme extrêmement solide et fiable. Pour les BMD de haute qualité, Fitch utilise souvent une approche de « <em>substitution de crédit</em> », en ancrant la notation de la BMD à la solvabilité de ses actionnaires les plus solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-normes-de-notation-mondiales-en-cause"><strong>Les normes de notation mondiales en cause ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture décisive s&rsquo;est produite le 28 janvier 2026, lorsque Fitch a abaissé la note d&rsquo;Afreximbank de « <em>BBB- </em>» à «<em> BB+ </em>», puis a retiré toutes ses notes. Cette décision a fait passer la note de défaut à long terme de l&rsquo;émetteur dans la catégorie « <em>non-investissement </em>» (« <em>junk</em> »). Afreximbank a réagi de manière décisive en mettant fin à la relation, déclarant qu&rsquo;elle considérait la méthodologie de l&rsquo;agence comme erronée, préjudiciable à sa mission et révélatrice d&rsquo;un préjugé plus général à l&rsquo;égard des institutions financières africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confrontation oblige à examiner de manière critique les tensions persistantes dans le domaine de la finance mondiale : les méthodologies des agences de notation internationales sont-elles intrinsèquement biaisées à l&rsquo;encontre des institutions africaines ? Ou bien Afreximbank a-t-elle mal compris le cadre et réagi de manière excessive ? En fin de compte, la question centrale concerne l&rsquo;impact réel : quelles seront les conséquences de ce différend pour la banque, l&rsquo;architecture financière du continent et la crédibilité des normes de notation mondiales ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afreximbank est-elle un cas isolé ? Absolument pas. Un sentiment ancien et largement répandu en Afrique veut que les méthodologies des « <em>trois grandes </em>» agences de notation (Fitch, Moody&rsquo;s et S&amp;P) soient systématiquement biaisées, ne tiennent pas compte des contextes régionaux uniques et produisent des notations injustement punitives. Les agences opposent des contre-arguments solides, créant un classique « <em>dialogue de sourds</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-fosse-entre-les-evaluations-et-les-realites"><strong>Le fossé entre les évaluations et les réalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana a régulièrement contesté les dégradations de sa note. En 2022, après une série de dégradations au statut de « <em>junk</em> », son gouvernement a suspendu toute collaboration officielle avec les trois grandes agences, les accusant d&rsquo;actions procycliques qui ont aggravé sa crise de la dette. Il convient de noter que la justification de Fitch pour la récente dégradation de la note d&rsquo;Afreximbank était fondée sur la restructuration de la dette du Ghana en 2023, appliquant un principe qui lie le risque d&rsquo;une banque multilatérale de développement à ses États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kenya, le Rwanda, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud ont tous officiellement fait appel des décisions de notation. Parmi les critiques les plus virulentes figure la Banque africaine de développement (BAD), dont l&rsquo;ancien président, Akinwumi Adesina, a mené une campagne très médiatisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat permet de tirer des enseignements essentiels. Un problème fondamental a été identifié : le fossé persistant entre les évaluations des agences et les réalités des clients, exacerbé par une rupture de la communication. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un incident isolé, mais d&rsquo;un défi à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-exemplaire-pour-plus-d-equite-et-de-credibilite"><strong>Une collaboration exemplaire pour plus d’équité et de crédibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La voie à suivre exige des mesures concrètes. Les parties prenantes doivent collaborer pour mettre en place un système garantissant à la fois l&rsquo;équité et la crédibilité de l&rsquo;évaluation des risques. Cette rupture met en évidence une architecture mondiale qui ne parvient pas à intégrer de manière adéquate les perspectives des marchés émergents. Cette friction doit désormais catalyser un véritable dialogue, conduisant à des méthodologies mutuellement acceptées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, une action collective est essentielle. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Union africaine ou d&rsquo;autres plateformes panafricaines, un bloc unifié devrait négocier des critères adaptés et rendus publics pour les banques multilatérales de développement africaines et les États souverains dotés d&rsquo;une gouvernance solide, en exigeant la clarté sur la manière dont les facteurs qualitatifs sont notés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Macharia Kihuro (PhD).</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mention éditoriale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chapô et intertitres de la rédaction.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le programme ambitieux de résilience hydrique au Mali vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les régions vulnérables du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retards-inquietants-dans-la-mise-en-oeuvre"><strong>Des retards inquiétants dans la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « <em>Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-assainissement-et-climat-un-defi-structurel"><strong>Eau, assainissement et climat : un défi structurel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « <em>analyse approfondie des documents</em> » et à formuler des recommandations « <em>pertinentes</em> » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « <em>Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations </em>», a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum international de la diaspora : le Mali mobilise sa diaspora pour le développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 09:25:53 +0000</pubDate>
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<p>Le Forum international de la diaspora vise à rassembler les Maliens de l’étranger pour des échanges constructifs et des investissements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a lancé officiellement, ce jeudi&nbsp;10&nbsp;juillet 2025, le premier Forum international de la diaspora, dans la salle Balla Moussa Keita du Centre International de Conférences de Bamako.&nbsp;&nbsp;Prévu du 17 au 19&nbsp;juillet 2025 au CICB, cet événement vise à mobiliser les compétences et investissements des Maliens de l’extérieur pour contribuer au développement national.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous la haute présidence du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie a réuni un large éventail de personnalités et d’acteurs nationaux et internationaux, dont le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, l’ambassadeur du Royaume du Maroc, le Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) Habib Sylla, ainsi que des représentants du patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie et des organisations internationales comme l’OIM.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nous-voulons-un-forum-qui-impacte-reellement"><strong>«</strong><strong> Nous voulons un forum qui impacte réellement</strong><strong> »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture, le ministre Mossa Ag Attaher a salué l’implication de tous les partenaires et acteurs présents, rappelant l’importance stratégique de ce forum qui découle d’une volonté politique forte et d’un engagement collectif. «<em> La diaspora malienne est une richesse inestimable, porteuse d’expériences, d’innovations et de compétences précieuses pour notre pays</em><em> </em>», a-t-il déclaré, tout en soulignant la nécessité d’aller au-delà des intentions pour aboutir à des actions concrètes et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Nous ne voulons pas faire un forum de plus, mais un rendez-vous qui impacte réellement l’économie nationale</em><em> </em>», a insisté le ministre, invitant la diaspora à s’impliquer activement dans cette démarche nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-riche-et-varie"><strong>Un programme riche et varié</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum, qui se déroulera du 17 au 19&nbsp;juillet au CICB, proposera des conférences, panels et ateliers sur des thématiques clés comme l’investissement productif, l’entrepreneuriat, l’innovation, le transfert des compétences ainsi que le rôle essentiel des femmes et des jeunes. En parallèle, une exposition mettra en lumière des projets portés par des entrepreneurs issus de la diaspora et des espaces de networking permettront de favoriser les échanges et la création de partenariats concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, Habib Sylla, a salué cette initiative qualifiée d’«<em> historique</em><em> </em>». «<em> Nous mobiliserons nos compatriotes présents dans 77 pays afin qu’ils répondent massivement à l’appel du Mali</em><em> </em>», a-t-il assuré, réaffirmant ainsi l’engagement total de son institution à soutenir le succès de cet événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-partagee-par-les-partenaires-internationaux"><strong>Une vision partagée par les partenaires internationaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rappelé l’importance stratégique de la diaspora pour le développement, soulignant qu’elle constitue un relai majeur d’innovation et d’investissement pour le pays. Depuis 2024, grâce à un partenariat avec la Banque africaine de développement et la Commission de l’Union africaine, l’OIM accompagne le Mali pour stimuler l’investissement privé et l’entrepreneuriat au sein de sa diaspora, contribuant ainsi à une meilleure résilience économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mossa Ag Attaher a également adressé un message fort à la jeunesse malienne formée ou ayant acquis de l’expérience à l’étranger, l’invitant à s’engager davantage. «<em> Ce forum est le vôtre</em><em> </em>», a-t-il lancé, soulignant que la jeunesse détient une place centrale dans la transformation et la modernisation du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-feuille-de-route-concrete"><strong>Vers une feuille de route concrète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de ce forum, une feuille de route sera élaborée pour traduire les recommandations formulées en engagements clairs et actions concrètes, afin de mieux orienter les transferts financiers et le savoir-faire de la diaspora vers des projets structurants et productifs. «<em> Nous voulons sortir de ce forum avec des projets et des actions mesurables qui profiteront directement au développement du Mali</em><em> </em>», a insisté le ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires et acteurs impliqués et a lancé un appel à la presse nationale et internationale pour assurer une large couverture, afin d’atteindre tous les Maliens, où qu’ils se trouvent. «<em> Ensemble, nous pouvons transformer la force de notre diaspora en moteur puissant pour un Mali plus ambitieux et inclusif</em><em> </em>», a-t-il conclu sous les applaudissements nourris de l’assistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ce forum, le Mali affirme sa volonté d’écrire une nouvelle page où sa diaspora devient, plus que jamais, un pilier essentiel pour bâtir l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux et les transformations de la Grande Muraille Verte, un projet écologique en pleine mutation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille Verte (GMV)</a>, cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-simple-une-execution-complexe"><strong>Une idée simple, une exécution complexe</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de <a href="https://fr.mongabay.com/2023/09/les-progres-sont-lents-sur-la-grande-muraille-verte-en-afrique-mais-des-lueurs-despoir-sont-visibles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées</a> d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un «<em> Accélérateur de la GMV </em>» est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux «&nbsp;<em>bassins verts</em>&nbsp;», des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2025-changement-de-methode-mais-quel-changement-de-fond"><strong>2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">progrès</a>, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour <a href="https://www.enabel.be/fr/la-meilleure-muraille-verte-cest-celle-ou-les-gens-vivent-en-harmonie-avec-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enabel</a>, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « <em>Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. </em>» L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-verte-dans-un-champ-de-mines"><strong>Une promesse verte dans un champ de mines</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-un-plan-ambitieux-pour-financer-la-croissance-verte-et-sadapter-au-rechauffement-climatique/">vulnérable aux changements climatiques</a>, est aussi l’une des plus instables du monde. <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-souverainete-et-environnement-le-mali-en-marche-pour-preserver-ses-tresors-naturels/">Mali</a>, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. «&nbsp;<em>Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ?&nbsp;</em>», s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute le retard des <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/projects-and-operations/multinational_-_projet_dappui_a_la_mise_en_oeuvre_de_initiative_de_la_gmv_-_p-z1-aa0-146_-_eer_aout_2024_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">financements</a>. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-gmv-au-concret-quelques-succes-beaucoup-de-tatonnements"><strong>La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. <a href="https://saheltribune.com/discours-panafricaniste-et-developpement-et-si-lon-parlait-de-la-revolution-verte-de-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des hectares reverdis</a>, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accent mis sur les «&nbsp;<em>unités agro-sylvo-pastorales</em>&nbsp;» – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : «&nbsp;<em>Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre.&nbsp;</em>» Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-tentaculaire"><strong>Une gouvernance tentaculaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sans doute là que le bât blesse encore : une <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/2110?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernance à mille têtes</a>. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales&#8230; Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La diplomatie sénégalaise : une chute de trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 13:22:15 +0000</pubDate>
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<p>En 2025, la diplomatie sénégalaise en crise doit repenser ses stratégies face à l'instabilité régionale et l'influence des puissances.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2025, la diplomatie sénégalaise est ébranlée par une série de défis internes et externes. Entre instabilité régionale, repositionnements géopolitiques et revers sur la scène continentale, notamment à la BAD, le Sénégal est appelé à repenser en profondeur ses stratégies diplomatiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie sénégalaise est confrontée, en 2025, à plusieurs défis de taille. L’instabilité régionale, exacerbée par les conflits au Mali et au Burkina Faso, complique sérieusement les efforts de médiation traditionnels du Sénégal. À cela s’ajoute l’influence grandissante des puissances non occidentales, comme la Chine et la Russie, qui limitent la marge de manœuvre de Dakar sur la scène diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-nouveaux-enjeux-transversaux-a-integrer"><strong>De nouveaux enjeux transversaux à intégrer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique, les migrations environnementales et la cybersécurité sont autant de problématiques émergentes qui exigent des réponses innovantes. Ces nouveaux défis imposent au Sénégal de moderniser ses outils diplomatiques et de s’adapter à une réalité géopolitique mouvante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les tensions socio-économiques et politiques internes pèsent sur la capacité du pays à mener une diplomatie active. Une stabilité interne solide demeure un préalable indispensable à une diplomatie efficace. Dans ce contexte, une communication stratégique devient essentielle pour clarifier les priorités nationales et projeter une image cohérente à l’international.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-defaite-a-la-bad-un-revelateur"><strong>La défaite à la BAD, un révélateur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La récente défaite du candidat sénégalais à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) illustre à elle seule les limites actuelles de la diplomatie sénégalaise. Ce revers met en lumière l’urgence d’un repositionnement stratégique et d’une capacité de lobbying plus affirmée au sein des grandes instances continentales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour relever ces défis, le Sénégal doit adopter une diplomatie plus proactive, renforcer ses capacités institutionnelles et nouer des alliances durables. La modernisation de son appareil diplomatique, la professionnalisation de ses représentants et une meilleure articulation entre diplomatie économique, environnementale et sécuritaire sont désormais indispensables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-d-influence-a-reconstruire"><strong>Une diplomatie d’influence à reconstruire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le lobbying, longtemps sous-estimé, s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique incontournable. Il doit permettre au Sénégal de défendre ses intérêts, d’influencer les décisions internationales et de capter les investissements nécessaires à son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne pas subir l’ordre mondial en recomposition, le Sénégal doit redevenir un acteur agile, audible et influent. Cela passe par une remise en question lucide, une refondation de ses instruments diplomatiques et un engagement plus fort dans la diplomatie régionale et multilatérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bocar Harouna DIALLO, Géographe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u><a href="mailto:boxdiallo@hotmail.fr">boxdiallo@hotmail.fr</a></u></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BAD : Sidi Ould Tah, l’homme du consensus africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 14:40:29 +0000</pubDate>
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<p>Sidi Ould Tah élu président de la BAD, une victoire stratégique pour le développement africain au sein d'un nouvel élan panafricain.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Élu le 29 mai à la tête de la Banque africaine de développement, le Mauritanien Sidi Ould Tah incarne une nouvelle génération de dirigeants panafricains, enracinés dans leurs territoires, adossés à une vision souveraine du développement. L’accession de ce technocrate rompu aux logiques multilatérales, soutenue en coulisses par le Mali, résonne comme une revanche stratégique du Sud contre les tropismes de la Banque mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeudi 29 mai, à Abidjan, l’histoire s’est écrite dans le silence feutré d’un auditorium sécurisé du Palais des congrès. Les 81 gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD), représentants des ministères des Finances et des banques centrales de 81 États membres – africains et non africains – ont déposé un à un leur bulletin. Un rituel à la fois arithmétique et diplomatique. À l’issue de plusieurs tours de scrutin, le nom qui s’est imposé est celui du Mauritanien Sidi Ould Tah, en tête des suffrages dès le deuxième tour, porté à bout de conviction par le socle régional de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une élection qui, au-delà du parcours du lauréat, révèle les lignes de force d’un continent en recomposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-badea-elu-a-la-bad"><strong>L’homme BADEA élu à la BAD</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Natif d’Atar, formé entre Nouakchott, Rabat et les cercles financiers du Golfe, Sidi Ould Tah n’est pas un inconnu dans les cercles du financement africain. Ancien ministre mauritanien de l’Économie, il dirigeait depuis 2015 la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a su réconcilier logique d’investissement et souveraineté des États. En obtenant une double majorité – celle des 54 pays africains membres, et celle des 27 non régionaux, dont les États-Unis, l’Allemagne et le Japon –, il a su s’imposer comme le trait d’union d’un continent tiraillé entre orthodoxie budgétaire et volontarisme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à lui, quatre prétendants : le Sénégalais Amadou Hott, l’ex-banquier vert de la BAD ; le Zambien Samuel Maimbo, technocrate mondial passé par la Banque mondiale ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, seule femme en lice, et le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, gouverneur émérite de la BEAC. Tous portaient des profils solides, mais un seul incarnait, dans les yeux de nombreux États sahéliens, la synthèse entre technicité, enracinement et loyauté continentale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-soutien-de-poids-dans-l-ombre-des-urnes"><strong>Assimi Goïta, soutien de poids dans l’ombre des urnes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne s’est pas contenté de suivre. Il a pesé. Dès le 19 mai, soit dix jours avant l’élection, le général Assimi Goïta recevait à Koulouba une délégation de haut niveau dépêchée par Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud. Aux côtés du chef de l’État malien, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop officialisait le soutien de Bamako à la candidature mauritanienne. Une démarche aux allures de pacte sahélien, révélatrice de la nouvelle diplomatie de l’AES, proactive, concertée, affranchie des injonctions de la CEDEAO et des bailleurs conditionnalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soutien n’était pas neutre. Il est politique, géostratégique, et surtout idéologique. À travers Ould Tah, le Sahel veut voir émerger une BAD non plus technocratique, mais stratégique. Une banque de développement libérée des paradigmes post-Washington, et alignée sur les priorités africaines : infrastructures, industrialisation, souveraineté alimentaire, transitions énergétiques contrôlées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-symbole-a-la-strategie">Du symbole à la stratégie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée d’un sahélien à la tête de la BAD est tout sauf un hasard. Elle intervient dans un contexte où les économies du Sahel, longtemps marginalisées dans les circuits du crédit multilatéral, veulent reprendre la main sur leurs trajectoires. Sidi Ould Tah devra composer avec les contradictions de la maison BAD, tiraillée entre ses actionnaires du Nord et les attentes pressantes du Sud. Mais il dispose d’un atout : une crédibilité historique dans les négociations entre partenaires arabes et africains, et un sens du tempo diplomatique hérité de ses années à la BADEA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Afrique s’apprête à franchir le cap du milliard d’actifs économiques en 2030, la BAD version Ould Tah devra changer de peau. Moins de projets vitrines, plus de réalisations rurales ; moins de consultants extérieurs, plus d’ingénierie locale ; moins de dépendance aux standards extérieurs, plus de résilience structurelle. En cela, le mandat de l’ancien ministre mauritanien s’annonce comme un test grandeur nature de la capacité du continent à piloter lui-même ses leviers de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre. Et le Sahel, cette fois, n’est pas en marge du récit. Il en est l’auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Qui tiendra les clés d’Abidjan ? La bataille feutrée pour la présidence de la BAD entre stratégies africaines et jeux d’influence internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:47:38 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la Présidence de la BAD avec les candidats et alliances qui pourraient changer l'élection à Abidjan.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques jours du vote à Abidjan, la succession d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD s’intensifie en coulisses. Cinq candidats, des jeux d’alliance discrets, et une surprise : le soutien affiché du Mali à la candidature mauritanienne de Sidi Ould Tah, dans une bataille où chaque voix pourrait faire basculer l’élection.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le compte à rebours est enclenché. Dans dix jours exactement, à huis clos, loin des micros et des caméras, les actionnaires de la Banque africaine de développement désigneront le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1675098/economie-entreprises/avant-akinwumi-adesina-ces-presidents-qui-ont-marque-lhistoire-de-la-bad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">successeur d’Akinwumi Adesina</a>. Le 29 mai au soir, Abidjan connaîtra enfin le nom du futur maître du <a href="https://www.jeuneafrique.com/1679247/economie-entreprises/banque-africaine-de-developpement-cinq-candidats-mais-un-seul-veritable-programme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coffre-fort panafricain</a>, un poste où se croisent ambitions nationales, équilibres régionaux et intérêts extra-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/liste-officielle-des-candidats-lelection-du-prochain-president-de-la-banque-africaine-de-developpement-81171" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cinq noms</a> sont en lice, cinq parcours qui s’affrontent en silence : le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, actuelle numéro deux de la BAD ; le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, patron sortant de la BEAC ; le Zambien Samuel Maimbo, haut cadre de la Banque mondiale ; et enfin, le Mauritanien Sidi Ould Tah, technocrate aguerri et homme fort de la Banque arabe de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-election-verrouillee-une-salle-interdite-aux-curieux"><strong>Une élection verrouillée, une salle interdite aux curieux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le veut la tradition, le vote se déroulera à huis clos, sans la présence même du président sortant. Seuls les délégués des 81 États actionnaires – 54 africains, 27 non-africains – auront voix au chapitre. Des délégués soigneusement mandatés par leurs gouvernements respectifs, chacun pesant en fonction de ses parts dans le capital. Un scrutin à double majorité, où les voix africaines doivent se conjuguer avec celles des bailleurs internationaux, des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon, la France ou le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte de manœuvres diplomatiques que le Sahel a décidé de jouer une carte qu’on n’attendait pas forcément. Ce lundi 19 mai, une délégation de Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud, a été <a href="https://web.facebook.com/share/p/1YKD1G2FN7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reçue par Assimi Goïta à Bamako</a>. Officiellement pour réaffirmer les liens de fraternité entre la Mauritanie et le Mali. Officieusement – et surtout – pour demander un soutien politique clair en faveur de la candidature de Sidi Ould Tah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mission accomplie, selon la ministre mauritanienne qui, à sa sortie d’audience, s’est dite porteuse d’un message d’encouragement du président malien. Mieux encore, elle assure repartir avec le soutien affirmé du <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-bad-accorde-28319-milliards-fcfa-mali/">Mali</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sidi-ould-tah-la-carte-discrete-mais-solide"><strong>Sidi Ould Tah, la carte discrète mais solide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans d’expérience, une carrière jalonnée de hautes fonctions ministérielles, deux mandats à la tête d’une grande institution de développement… Le CV du Mauritanien a de quoi séduire. À en croire Nouakchott, son programme colle aux besoins des pays africains et promet une <a href="https://www.afdb.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a> plus proche des réalités de terrain. Un argument qui pourrait séduire le bloc sahélien, AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais face à lui, la concurrence est rude. Amadou Hott peut compter sur Dakar et les poids lourds de la CEDEAO. Swazi Tshabalala part avec l’avantage d’être en interne, déjà familière des rouages de la Banque. Mahamat Abbas Tolli joue la carte de l’Afrique centrale, et Samuel Maimbo bénéficie de solides soutiens à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne dit que le premier tour sera décisif. Historiquement, les élections à la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-hcr-bad-g5-sahel-rescousse-pays-sahel/">BAD</a> se jouent en plusieurs manches, les candidats devant réunir la double majorité des actionnaires africains et non-africains. Un équilibre précaire où les petits États peuvent faire basculer les calculs des grands.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-abidjan-theatre-des-ambitions-africaines"><strong>Abidjan, théâtre des ambitions africaines</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les délégations se préparent à rejoindre la capitale ivoirienne, les lignes continuent de bouger. Le soutien du Mali à Sidi Ould Tah en est la preuve : rien n’est figé, tout reste à négocier. Alliances régionales, engagements croisés, promesses d’appui… les conversations se multiplient dans les coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 mai, à Abidjan, le rideau tombera. D’ici là, les prétendants affûtent leurs réseaux. Le poste est stratégique, les ambitions nombreuses. Et sur l’échiquier africain, chaque pièce compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Électrifier l’Afrique : un nouveau partenariat pour connecter 300 millions de personnes d’ici 2030 </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:59:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l'électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[électrification de l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[électrifier l'Afrique]]></category>
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<p>Transformer l'accès à l'énergie en Afrique : le projet révolutionnaire de la Banque mondiale et du Groupe de la Banque africaine de développement pour électrifier 300 millions de personnes d'ici 2030.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 17&nbsp;avril 2024 à Washington, le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont annoncé un partenariat ambitieux pour connecter 300&nbsp;millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Ce projet vise à transformer l’accès à l’énergie sur le continent, où 600&nbsp;millions de personnes sont actuellement sans électricité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un élan prometteur pour l’avenir du continent, le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement se sont engagés dans un partenariat révolutionnaire, annoncé le 17&nbsp;avril 2024 à Washington, visant à électrifier 300&nbsp;millions d’Africains d’ici 2030. Cette initiative monumentale entend éradiquer les défis de l’accessibilité énergétique en Afrique, où actuellement 600&nbsp;millions de personnes vivent sans électricité, freinant ainsi le développement sanitaire, éducatif, et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pres-de-30-nbsp-milliards-de-dollars"><strong>Près de 30&nbsp;milliards de dollars</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative prend racine dans un besoin urgent de rendre l’électricité accessible à tous, reconnue comme un droit humain fondamental et un pilier du développement. Le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, souligne l’importance cruciale de l’électricité, la décrivant comme « <em>le fondement de tout développement</em> ». Pour mener à bien ce projet ambitieux, une synergie entre l’action gouvernementale, le financement des banques multilatérales et l’investissement privé sera essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’inscrit dans une perspective plus large où les implications économiques et les opportunités sont immenses. En effet, pour connecter 250&nbsp;millions de personnes, le Groupe de la Banque mondiale estime à 30&nbsp;milliards de dollars les investissements publics nécessaires, principalement à travers l’Association internationale de développement (IDA). Le secteur privé, quant à lui, a la perspective d’injecter 9&nbsp;milliards de dollars dans les énergies renouvelables réparties, en plus des investissements dans les énergies renouvelables connectées au réseau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-acces-equitable-a-l-energie"><strong>Accès équitable à l’énergie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche novatrice ne se contente pas de fournir de l’électricité ; elle envisage une transformation complète des infrastructures énergétiques en favorisant des solutions durables et renouvelables. Elle promet de remodeler le paysage économique africain, en offrant des opportunités d’emploi, en stimulant la productivité et en améliorant la qualité de vie sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les leaders du projet sont conscients des défis, notamment la nécessité de réformes des politiques publiques pour attirer davantage d’investissements privés et rendre les services publics financièrement viables et efficaces. Ces réformes devraient inclure des mécanismes tarifaires pour protéger les populations les plus pauvres, garantissant ainsi un accès équitable à l’énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reussite-dependra-de-l-execution-minutieuse"><strong>La réussite dépendra de l’exécution minutieuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enthousiasme autour de ce partenariat est palpable, mais il est également teinté d’une prudence optimiste. Comme le souligne un analyste financier, « <em>l’ambition est là, mais la réussite dépendra de l’exécution minutieuse et de la collaboration continue entre tous les acteurs impliqués.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative représente un tournant potentiel pour l’Afrique, un continent à la croisée des chemins, entre défis persistants et opportunités émergentes de développement durable. Le monde observe, espérant que ce partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement marque le début d’une ère nouvelle où l’énergie, source de toute croissance, sera enfin à portée de main pour des centaines de millions d’Africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;Afrique réclame sa place : la Cop28, tribunal des enjeux climatiques sur le continent</title>
		<link>https://saheltribune.com/lafrique-reclame-sa-place-la-cop28-tribunal-des-enjeux-climatiques-sur-le-continent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 12:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Cop 28]]></category>
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		<category><![CDATA[émission de gaz à effet de serres]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux climatique en Afrique]]></category>
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<p>À la veille de la Cop28, qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, l'Afrique se positionne pour un rôle central dans la lutte contre les changements climatiques. La Banque africaine de développement annonce des initiatives ambitieuses, cherchant à mobiliser des fonds cruciaux pour l'adaptation et la résilience du continent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À la veille de la Cop28, qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, l&rsquo;Afrique se positionne pour un rôle central dans la lutte contre les changements climatiques. La Banque africaine de développement annonce des initiatives ambitieuses, cherchant à mobiliser des fonds cruciaux pour l&rsquo;adaptation et la résilience du continent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l&rsquo;Afrique se prépare à illuminer la scène mondiale lors de la Conférence des Parties (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=newssearch&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwil2v2lnOmCAxWiRaQEHV4XB7gQxfQBKAB6BAgHEAE&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.financialafrik.com%2F2023%2F11%2F29%2Fcop-28-4-regles-dor-pour-aider-lafrique-a-reussir-sa-transition-ecologique%2F&amp;usg=AOvVaw1HopdWglz8aNb13gpBdxZx&amp;opi=89978449" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cop28</a>), le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, lance un <a href="https://saheltribune.com/cop28-appel-urgent-a-action-renforcee-contre-changement-climatique-dans-regions-fragiles-et-conflit/">appel vibrant</a> : « <em>L&rsquo;architecture mondiale de financement du climat doit être modifiée pour donner la priorité aux besoins de l&rsquo;Afrique</em>. » Une délégation de haut niveau s&rsquo;apprête à dévoiler des initiatives audacieuses pour mobiliser les fonds nécessaires à l&rsquo;adaptation, la résilience et le développement durable sur le continent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Appel aux engagements financiers</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique, responsable de moins de <a href="https://gca.org/programs/aaap/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 % des émissions mondiales</a> de carbone, insiste sur la nécessité d&rsquo;obtenir davantage de financement climatique des pays riches et très polluants. La BAD, sous la direction de son président, M. Akinwumi Adesina, lancera plusieurs initiatives visant à mobiliser des fonds pour l&rsquo;action climatique et à consolider les appels de l&rsquo;Afrique en faveur d&rsquo;engagements solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre des préoccupations se trouve la facilité africaine d&rsquo;assurance contre les risques climatiques pour l&rsquo;adaptation (ACRIFA). La BAD cherchera à <a href="https://www.reuters.com/business/finance/what-is-bridgetown-initiative-asking-paris-financial-summit-2023-06-20/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mobiliser des ressources</a> pour cette initiative cruciale visant à lever les milliards nécessaires pour favoriser l&rsquo;adaptation aux changements climatiques, la résilience et le développement durable dans le secteur agricole africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Initiatives clés et partenariats</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La BAD s&rsquo;associera également à ses partenaires pour lancer le <a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/cop27-des-partenaires-africains-et-mondiaux-lancent-une-alliance-pour-des-infrastructures-vertes-de-plusieurs-milliards-de-dollars-56404" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Consortium mondial</a> pour les systèmes de stockage d&rsquo;énergie par batterie, une initiative conjointe avec la Fondation Rockefeller. La Banque joue un rôle de premier plan grâce à son initiative d&rsquo;énergie solaire Desert-to-Power de dix gigawatts, visant à mobiliser plus de quatre milliards de dollars pour réduire de manière significative le coût des <a href="https://www.afdb.org/en/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/technologies-african-agricultural-transformation-taat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">technologies d&rsquo;énergie renouvelable.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cop28 sera également l&rsquo;occasion pour la BAD de consolider les engagements financiers pour son Alliance pour l&rsquo;infrastructure verte en Afrique (AGIA), dotée de 10 milliards de dollars.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Appel de l&rsquo;Afrique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique cherche à obtenir <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/environnement/cop-28-que-peut-on-attendre-de-la-conference-mondiale-sur-le-climat-qui-souvre-le-30-novembre-a-dubai" target="_blank" rel="noreferrer noopener">davantage de financement climatique</a>, notamment par le biais d&rsquo;un nouveau fonds « <em>pertes et dommages</em> » qui pourrait être créé lors de la Cop28. Des taxes carbones sur des secteurs tels que les combustibles fossiles, le transport maritime et l&rsquo;aviation sont également envisagées. Dans son dernier rapport, la BAD estime que le continent a besoin d&rsquo;au moins 2 800 milliards de dollars d&rsquo;ici 2030 pour mettre en œuvre ses engagements climatiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une énergie renouvelable</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">M. Adesina a souligné la nécessité d&rsquo;une action audacieuse et transformatrice pour donner la priorité à l&rsquo;Afrique. La BAD s&rsquo;est engagée à fournir 25 milliards de dollars pour le financement climatique d&rsquo;ici 2025, lançant également le Programme d&rsquo;accélération de l&rsquo;adaptation en Afrique, le plus grand programme d&rsquo;adaptation climatique au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique, dotée des plus grandes sources&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/energie-en-afrique-exemple-frappant-retard-en-matiere-infrastructures/">d&rsquo;énergie</a>&nbsp;renouvelable au monde, selon M. Adesina, a un potentiel considérable en énergie solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. La BAD met en œuvre l&rsquo;initiative Desert-to-Power de 20 milliards de dollars pour exploiter cette puissance et fournir de l&rsquo;électricité à 250 millions de personnes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Défis et Perspectives</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l&rsquo;Afrique représente moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, les flux de financement climatique vers le continent demeurent faibles, ne représentant que 3 % du financement climatique mondial. La BAD cherche à remédier à cette situation en plaidant pour des financements significatifs et mieux coordonnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cop28 s&rsquo;annonce cruciale pour l&rsquo;avenir climatique de l&rsquo;Afrique. La BAD, avec ses partenaires, s&rsquo;efforce de remodeler le discours mondial sur des questions clés telles que la&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/editorial-mali-sortir-de-lombre-avec-des-solutions-energetiques-durables/">transition énergétique</a>, les solutions fondées sur la nature, le financement de l&rsquo;adaptation, et les réparations pour pertes et dommages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain, optimiste quant à sa capacité de résilience face aux changements climatiques, aspire à un avenir plus durable, alimenté par des initiatives audacieuses et des engagements financiers substantiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<item>
		<title>Rapport pays 2023 : le Mali enregistre un rebond de croissance de 3,7 % en 2022, et devrait se poursuivre en 2023 et 2024</title>
		<link>https://saheltribune.com/rapport-pays-2023-le-mali-enregistre-un-rebond-de-croissance-de-37-en-2022-et-devrait-se-poursuivre-en-2023-et-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 14:44:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[rapport pays 2023]]></category>
		<category><![CDATA[rebond de croissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le lancement du rapport pays 2023, pour le Mali, de la Banque africaine de développement, a eu lieu le 3 octobre 2023 à Bamako. Cet atelier de lancement était présidé par Alousséni Sanou, ministre malien de l’Économie et des Finances et gouverneur de la BAD pour le Mali. Malgré toutes les difficultés rencontrées au cours de l’année écoulée, le Mali connait un rebond de croissance. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le lancement du rapport pays 2023, pour le Mali, de la Banque africaine de développement, a eu lieu le 3&nbsp;octobre 2023 à Bamako. Cet atelier de lancement était présidé par Alousséni Sanou, ministre malien de l’Économie et des Finances et gouverneur de la BAD pour le Mali. Malgré toutes les difficultés rencontrées au cours de l’année écoulée, le Mali connait un rebond de croissance.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment&nbsp;﻿les inondations et les invasions d’insectes dans des zones cotonnières ayant causé une chute de 48,7&nbsp;% de la production de coton-graine, le Mali a connu une véritable croissance économique en 2022. À ces difficultés s’ajoutent les sanctions combinées de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ainsi que la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Malgré toutes ces difficultés, le Mali a enregistré un rebond de croissance de 3,7&nbsp;% en 2022, contre 3,1&nbsp;% en 2021. Un rebond qui&nbsp;﻿devrait se poursuivre, avec une croissance projetée à 5,1&nbsp;% en 2023 et 5,3&nbsp;% en 2024.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le secteur primaire et secondaire&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon ce rapport intitulé, « <em>Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte</em> », la Banque africaine de développement souligne qu’en raison de « ﻿<em>de l’embargo, le Trésor public n’a atteint que 71,9&nbsp;% de ses objectifs de mobilisation de ressources sur le marché financier régional en 2022. Ces difficultés se poursuivent au cours de l’exercice&nbsp;2023 au cours duquel, sur les 9&nbsp;premières émissions de titres publics, 6 se sont soldées par un échec, soulevant des préoccupations sur la prise en charge des besoins de financement, d’autant plus que l’objectif de l’État est de mobiliser 94,8&nbsp;% des financements nécessaires sur ce marché financier en 2023</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays doit notamment cette résilience à la bonne santé de son secteur primaire, notamment la production céréalière, qui enregistre à elle seule plus de 9&nbsp;% de cette croissance. Quant au secteur secondaire, surtout la production industrielle d’or, elle enregistre plus de 4,4&nbsp;% de cette croissance de l’économie malienne, au cours de l’année écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
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