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	<title>Archives des autoritarisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des autoritarisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Chronique. Mali, la fin du faux-semblant démocratique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:15:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment la décision d'abroger la Charte des partis politiques au Mali impacte la démocratie et le pluralisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, la décision du Conseil national de Transition d’adopter en session ordinaire l’abrogation de la Charte des partis politiques fait trembler les défenseurs du pluralisme. Entre nécessité de mettre fin à un multipartisme devenu stérile et volonté d’instaurer une gouvernance plus efficace et susceptible de répondre avec plus de promptitude les besoins des citoyens, le pays s’engage sur la voie d’une réforme majeure. Une refondation qui ouvrira la voie à une démocratie rénovée.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>En adoptant l’abrogation, à une majorité soviétique de 130&nbsp;voix contre 2, la Charte des partis politiques de 2005 et le statut de l’opposition de 2015, le Conseil National de Transition (CNT) du Mali vient de signer l’acte de décès d’un multipartisme qualifié par les autorités de façade et de rente. La mesure pourrait choquer, indigner les chantres des dogmes démocratiques classiques, mais elle s’inscrit dans une logique plus large, partagée depuis longtemps par plusieurs penseurs critiques du modèle représentatif hérité des indépendances africaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-nbsp-facade-democratique"><strong>La&nbsp;façade démocratique</strong></h3>



<p>Que les puristes crient au viol de la démocratie n’étonnera personne. Car, en théorie, le multipartisme est sacré. Il incarne cette belle idée selon laquelle la <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-senegal-lalternance-mais-a-quel-prix/">pluralité des partis </a>offre au citoyen un choix éclairé, assure l’alternance, stimule la critique et protège les libertés publiques. C’est le crédo de toutes les constitutions modernes depuis la fin des régimes à parti unique, celui de l’Afrique des conférences nationales du début des années 90. Sauf que, dans la réalité malienne, cette pluralité s’est transformée en foire d’empoigne, avec plus de 200 partis dont la plupart sont sans ancrage, sans projet, sans militants, mais souvent dotés de financements publics.</p>



<p>Le Mali, naguère présenté comme l’un des pionniers du pluralisme en Afrique de l’Ouest depuis la <a href="https://saheltribune.com/mars-1991-mars-2021-30-ans-de-democratie-toujours-anime-par-le-desir-du-changement/">révolution démocratique de 1991</a>, croulait dès lors le poids d’une prolifération incontrôlée de partis, souvent sans autre projet que de quémander subventions et strapontins. La scène politique malienne était devenue ce que Castoriadis dénonçait dans <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/la-montee-de-l-insignifiance-les-carrefours-du-labyrinthe-cornelius-castoriadis/9782020285759" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La montée de l’insignifiance</em></a> : une façade démocratique où les partis existent, non pour représenter les citoyens, mais pour préserver des clientélismes, verrouiller les institutions, et entretenir une illusion de pluralisme.</p>



<p>En abrogeant ces textes, les autorités maliennes de la transition, dirigées par le général Assimi Goïta ouvrent une nouvelle page. Fini les partis d’apparat, place à une refondation politique « <em>assainie</em> », où les forces appelées à émerger devront incarner de véritables projets de société. Derrière cet engagement républicain, certains verront certes une stratégie de verrouillage du pouvoir, pourtant il s’agit bien d’une purge salutaire face à l’impasse d’un multipartisme qui, depuis des décennies, servait plus les ambitions personnelles que l’intérêt général.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-critique-du-multipartisme-comme-facteur-d-instabilite"><strong>La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité</strong></h3>



<p>Il faut dire que le diagnostic n’est pas propre au Mali. La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité n’a jamais cessé d’habiter les réflexions des plus grands penseurs. En Europe, Hannah Arendt dénonçait déjà en 1951, dans <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/12/28/sur-les-origines-du-totalitarisme-le-message-dhannah-arendt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Origines du totalitarisme</em></a>, la cacophonie des régimes multipartites continentaux, louant au contraire la stabilité offerte par les systèmes bipartisans comme celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. Selon elle, la guerre des clans partisans prépare toujours le terrain à des ruptures autoritaires, lorsqu’un « <em>homme providentiel</em> » vient se poser en sauveur face au désordre des élites, comme l’on l’a vu en 20 213 avec <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1754" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta au Mali</a>.</p>



<p>Plus près de nous, Isidore Mfuamba Mulumba et Kalala Ilunga Matthiesen, dans leur <a href="https://www.nomos-elibrary.de/de/10.5771/2363-6262-2020-1-112/le-multipartisme-democratique-au-congo-est-une-valeur-democratique-ou-un-desordre-politique-jahrgang-7-2020-heft-1?page=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude sur la République démocratique du Congo</a>, n’hésitent pas à qualifier le multipartisme congolais d’« <em>anarchique</em> », alimentant conflits ethniques, manipulations identitaires et délitement de l’État. En Côte d’Ivoire, après l’euphorie du retour au multipartisme en 1990, le pays a sombré dans les divisions, la rébellion, les crises post-électorales sanglantes. Là aussi, l’illusion démocratique a volé en éclats sous les coups de boutoir des ambitions démesurées et des manipulations politiciennes.</p>



<p>Le Mali est-il à l’abri de ce scénario ? Rien n’est moins sûr. Car depuis des décennies, on assiste à la prolifération de partis inutiles. Aujourd’hui, le discours officiel justifie la suspension des partis par la nécessité de « <em>sauver la nation</em> » des forces centrifuges qui minent son unité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-chemin-est-etroit-mais-il-est-encore-ouvert"><strong>Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert</strong></h3>



<p>Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger&nbsp;: qui définira demain les règles du jeu ? Quel cadre juridique garantira que les futures forces politiques ne soient pas des forces déstabilisatrices ? Quelle place sera faite à la critique, au débat contradictoire, à l’alternance véritable ? Autant de questions qui restent, à ce jour, sans réponse.</p>



<p>En réalité, le Mali se trouve sur la voie d’une réforme salutaire. Cette refondation devient une vraie opportunité de repenser un système politique délégitimé, d’assainir le jeu démocratique pour le rendre plus responsable, plus proche des attentes populaires.&nbsp;</p>



<p>Le pari est risqué, mais il est aussi historique. Le peuple malien, qui a trop souvent été pris en otage par une classe politique plus prompte à se partager les miettes qu’à porter une vision nationale, mérite mieux qu’un simple replâtrage institutionnel. Il mérite une démocratie refondée sur des bases solides&nbsp;: la responsabilité, la clarté des projets, l’exigence d’un vrai contrat social.</p>



<p>Face à une anarchie multipartite, le Mali tente d’inventer sa propre voie. Une démocratie de reconstruction, exigeante, patiente, mais véritable. Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. AES : la fin des partis ou le début du parti unique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En dissolvant l’ensemble des partis politiques, le Niger emboîte le pas au Mali et au Burkina Faso dans une dynamique de recentralisation autoritaire du pouvoir au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><br>En dissolvant l’ensemble des partis politiques, le Niger emboîte le pas au Mali et au Burkina Faso dans une dynamique de recentralisation du pouvoir au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Sous couvert de refondation, la transition nigérienne — comme celles de ses voisins — substitue au pluralisme politique une verticalité sans partage. Un tournant aussi spectaculaire que périlleux pour l’avenir démocratique du Sahel.</em></strong></p>



<p>Le 26 mars 2025, le Général Abdourahamane Tiani a signé l’ordonnance de trop. Celle qui dissout, d’un trait de plume martial, l’ensemble des partis politiques au Niger. Moins d’un an après l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le paysage politique nigérien n’existe plus. Il a été effacé. Supprimé. Dissous.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appareil central, inféodé à l’exécutif</strong></h3>



<p>Et ce qui pourrait passer, vu de loin, pour une anomalie nigérienne, s’inscrit en réalité dans une dynamique plus large, plus cohérente — et donc plus inquiétante ; celle d’un autoritarisme assumé au sein de l’AES, cette Confédération des États du Sahel qui regroupe, faut-il le rappeler, trois pays dirigés par des militaires — le Mali, le Burkina Faso et désormais le Niger.</p>



<p>Au Mali, les partis ont été suspendus en avril 2024, puis partiellement réhabilités. Au Burkina, ils survivent dans une semi-clandestinité silencieuse. Au Niger, ils n’existent plus. L’AES, alliance géopolitique et militaire, devient donc aussi, par glissement progressif, un laboratoire de l’illibéralisme politique. Avec un point commun, la volonté farouche d’en finir avec ce que les régimes de transition appellent, sans nuance, « la&nbsp;<em>classe politique</em>&nbsp;», tenue pour responsables des dérives démocratiques dans ces pays depuis des décennies.</p>



<p>La rhétorique est bien rodée. On dénonce l’inefficacité des partis, leur clientélisme, leur parasitisme budgétaire, leur incapacité à résoudre les crises. On les accuse d’avoir trahi la patrie, d’avoir échoué à incarner la démocratie. Dès lors, la solution devient évidente : les faire taire. Et leur substituer un nouveau modèle, dont les contours restent, volontairement, flous. Une «&nbsp;<em>organisation politique rénovée</em>&nbsp;», dit-on. Comprenez par là un appareil central, inféodé à l’exécutif, sans contestation possible.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consolidation «&nbsp;<em>démocratico-autoritaire</em>&nbsp;»</strong></h3>



<p>Mais qui peut croire qu’on renouvellera le pacte démocratique au Sahel en le vidant de sa substance ? Qu’on construira un avenir commun sans pluralisme, sans débat, sans opposition ? En supprimant les partis, l’AES prétend réinitialiser la politique. En réalité, elle réinvente, sous couvert de refondation, une forme raffinée du parti unique.</p>



<p>Car derrière cette purge institutionnelle, une logique se dessine. Celle d’une concentration absolue du pouvoir dans les mains d’un exécutif militaire, adossé à une légitimité armée, et s’exprimant au nom du peuple sans jamais lui rendre des comptes. Ce n’est plus de la transition, c’est de la consolidation «&nbsp;<em>démocratico-autoritaire</em>&nbsp;». Le néologisme n’existe sûrement pas mais ces régimes s’octroient des privilèges démocratiques et agissent au nom du peuple.&nbsp;&nbsp;Mais ce n’est plus un accident, c’est un système.</p>



<p>Bien sûr, les partis politiques du Sahel ont failli. Ils se sont souvent montrés plus prompts à la conquête de postes qu’à la défense d’une vision. Ils ont souvent oublié les peuples pour se focaliser sur les prébendes. Mais faut-il pour autant raser l’immeuble parce que les fondations étaient fragiles ? Non. Il fallait reconstruire. Pas démolir.</p>



<p>En disséminant le pouvoir, les partis — même imparfaits — permettent l’expression de la diversité. Ils canalisent les colères, cristallisent les espoirs, encadrent les ambitions. Sans eux, il ne reste que l’arbitraire d’un centre, le silence des marges, et l’illusion du consensus. L’AES prend le risque de faire du Sahel une zone sans voix — et donc sans avenir politique viable. La démocratie est à parfaire afin de rester l’espace d’expression de la «&nbsp;<em>voix des sans voix</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’absence de voix discordantes qui fait la stabilité d’un État</strong></h3>



<p>Un jour, la transition devra s’arrêter. Et alors ? Qui prendra le relais ? Une technocratie cooptée ? Un parlement d’appoint ? Ou faudra-t-il réinventer, dans l’urgence et la confusion, ce que l’on aura mis tant d’ardeur à détruire ?</p>



<p>À trop vouloir tuer les partis, les régimes de l’AES oublient une vérité simple : on ne gouverne jamais durablement un peuple sans lui laisser la liberté de choisir — y compris celle de se tromper.</p>



<p>Refonder ne veut pas dire effacer. Et dissoudre les partis n’a jamais suffi à créer l’unité. Ce n’est pas l’absence de voix discordantes qui fait la stabilité d’un État. C’est leur reconnaissance, et leur encadrement démocratique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le modèle démocratique à rude épreuve dans le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 15:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[chute de la démocratie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Crise démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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<p>De principe, la démocratie paraît être le meilleur des régimes possibles. Mais dans la pratique, ce régime semble être en faillite partout dans le monde. L’autoritarisme semble de plus en&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>De principe, la démocratie paraît être le meilleur des régimes possibles. Mais dans la pratique, ce régime semble être en faillite partout dans le monde. L’autoritarisme semble de plus en plus prendre sa place. Une situation que Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, analyse pour dégager des raisons d’une telle dégringolade de la démocratie. &nbsp;</strong></p>



<p>L’homme est considéré comme le plus évolué de toutes les espèces. À la différence de beaucoup d’entre elles, il vit avec ses semblables en communauté, son existence est intimement liée à celle des autres. Toutes les études menées sur lui ont montré qu’il est un être social et sociable. Toutefois, il est le seul qui tient compte des aspirations du grand nombre en fonction de l’évolution de la société et des enjeux de l’heure pour ériger un modèle de société et un système de gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Près de 167 pays dits démocratiques dans le monde</strong></h2>



<p>L’homme est la seule espèce qui compare son mode d’existence à celle de ses semblables en vue de l’améliorer davantage. Tout ce qui est jugé comme étant bon par plusieurs peuples en termes de mode de gouvernance ou de bonnes pratiques dans une société est considéré comme un modèle à suivre par les autres. De nos jours, les pratiques occidentales en matière de gouvernance sont celles qui sont prises pour modèles. Le respect des droits de l’homme, la démocratie, l’égalité entre l’homme et la femme sont entre autres quelques cas qui peuvent être cités.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La particularité de l’homme par rapport aux autres espèces qui vivent en communauté est la spécificité de chaque société humaine. Chacune de ces sociétés a son modèle de gouvernance et ses mécanismes permettant au peuple de participer à la gestion des affaires publiques. De même, l’homme à la différence des autres espèces qui cohabitent ensemble aspire toujours à améliorer sa condition d’être, à vivre dans un environnement où chacun est libre, peut avoir une possession et une protection de son intégrité physique et morale. &nbsp;</p>



<p>Le mode de gouvernance qui offre ces cadres à l’homme plus que tous les autres est la démocratie. C’est pourquoi ce régime est le système de gouvernance qu’on retrouve dans la plupart des sociétés contemporaines. Les décomptes récents des États dits démocratiques estiment qu’il y a environ 167 pays dits démocratiques dans le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La démocratie en régression au Mali</strong></h3>



<p>Toutefois, le rapport de l’indice démocratique publié par le consortium <em>The Economist Group</em> sur la démocratie n’est pas réjouissant. Il montre une forte régression du respect des principes dits démocratiques. Il est en déca de l’indice de 2006, première année à partir de laquelle ce groupe de presse britannique a commencé à publier un rapport annuel sur la démocratie dans le monde. Sur les 167 pays, dont 165 sont membres de l’Organisation des Nations Unies, seulement 22 pays sont considérés comme pays de véritables démocraties. Ils sont appelés comme pays de « <em>démocratie pleine »</em>. Par contre, 54 pays sont considérés comme des pays dits de « <em>démocraties autoritaires ».</em> Et 54 pays comme des pays dits de « <em>démocraties imparfaites »</em> et 37 dits de « <em>démocraties hybrides »</em>.</p>



<p>Parmi les pays dits démocratiques, au total 50 pays du continent africain s’y figurent à l’exception de 5, dont les Seychelles, le Soudan du Sud, la Somalie et Sao Tomé-et-Principe. Toutefois, seule l’ile Maurice est considérée comme un pays dit de « <em>pleine démocratie »</em>. Il occupe le 20<sup>e</sup> rang mondial. Elle est suivie par sept (7) pays dits de « <em>démocraties imparfaites »&nbsp;</em>: Cap-Vert, Botswana, Afrique du Sud, Tunisie, Namibie, Ghana, Lesotho. Les pays dits de « <em>démocraties hybrides »</em> sont au nombre de treize (13). Enfin les pays dits de « <em>démocraties autoritaires »</em> sont au nombre de vingt-neuf (29). Le Mali est à la tête de cette dernière catégorie. Il occupe la 23<sup>e</sup> position en Afrique et la 111<sup>e</sup> dans le classement mondial. Et en dernière position en Afrique se place la République Démocratique du Congo (RDC), qui se positionne à la 131<sup>e</sup> place de ce classement mondial.</p>



<p>Dans ce récent classement, le Mali fait partie des pays africains, tout comme le Ghana et le Sénégal, qui ont fortement régressé ces dernières années. Pourtant, en 2010 le Mali figurait en bas du tableau des pays dits de « <em>démocraties imparfaites ». </em>Il occupait la 79<sup>e</sup> position mondiale. Il a chuté comme ce fut le cas de la Lybie après le coup de force militaire intenté contre le régime de Mouammar Kadhafi par Nicolas Sarkozy et ses alliés.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les raisons de la chute</strong></h4>



<p>Les raisons qui justifient cette dégringolade sont nombreuses. L’élément déclencheur a été le coup d’État conduit par Amadou Aya Sanogo contre le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT). L’élection d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et son acceptation par son principal opposant malgré que le scrutin s’était déroulé dans un climat d’insécurité sur une grande partie du territoire du pays, mais avec un niveau de participation élevé, a permis au Mali de se classer à la 88<sup>e</sup> position mondiale en 2015.</p>



<p>Les manifestations conduites par le M5-RFP après les élections législatives de 2018 suivies par le coup d’État dirigé par Assimi Goita contre le régime IBK ont été le déluge qui a accéléré sa descente parmi les régimes démocratiques dits de « <em>démocraties autoritaires »</em>. Cette chute reflète parfaitement l’état du pays dans plusieurs domaines et secteurs.</p>



<p>En plus des deux raisons évoquées précédemment, l’insécurité sur une grande partie du territoire à cause des activités des djihadistes dans le pays et même au-delà des frontières du Mali, la répression des potentiels opposants au régime mis en place pour diriger la transition politique, et les interdictions de manifestation, peuvent également faire partie des raisons pouvant expliquer cette chute. Les restrictions des libertés imposées par les mesures contre la maladie à coronavirus peuvent s’ajouter à la liste.&nbsp;</p>



<p>Dans les principes, le Mali est un pays démocratique, mais dans la réalité, rien ne marche comme telle. Il n’a jamais connu de stabilité politique pendant un long moment. Cela est révélateur d’un malaise. Il prouve que les politiques n’ont pas su mettre en pratique ce qui se trouve dans les textes. Les promesses qui ont mobilisé le peuple malien et conduit au départ du régime de Moussa Traoré ont été presque jetées dans des oubliettes. Toutes les élections qui ont été organisées ont été décriées, les perdants ont toujours refusé de reconnaître les résultats proclamés.</p>



<p>À part les élections présidentielles de 1992 et de 2013, toutes les élections ont été contestées dans ce pays. Cela montre que le jeu électoral est biaisé et aussi que la volonté populaire n’est pas ce qui est pris en compte dans la proclamation des résultats. À cela, il faudrait ajouter qu’au Mali le multipartisme est une illusion. Les partis d’opposition ne jouent que du cinéma. En aucun moment, ils n’ont joué pleinement ce rôle. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>« La démocratie a globalement reculé dans le monde »</strong></h5>



<p>Au-delà du cas malien, le constat fait dans le rapport annuel&nbsp;2020 sur la démocratie dans le monde par <em>Economist Intelligence</em> <em>Unit</em> (EIU) et <em>Freedom House</em> est amer. Il est explicitement mentionné que « <em>la démocratie a globalement reculé dans le monde</em> [et plus<em> encore] sur le continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne </em>».</p>



<p>En effet, la démocratie littéralement traduite peut désigner <em>le gouvernement du peuple </em>ou <em>le gouvernement de la majorité</em>. Son sens le plus connu est la connotation d’Abraham Lincoln. Elle est « <em>le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple </em>». Ce principe qui ressort de cette définition est-il mis en pratique dans nos démocraties ? Tout donne à croire que ce n’est que le contraire qui se passe dans nos États, surtout sur le continent africain où on ne consulte le peuple que dans l’apparence, c’est-à-dire on accorde rarement de l’importance à son verdict. Les crises après les élections présidentielles dans de nombreux pays en témoignent. Le changement brusque d’autorité politique que le Mali a connu récemment l’illustre également.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&nbsp;La différence fondamentale entre la démocratie et les autres formes de gouvernance est que dans un système de gouvernance dit démocratique, le pouvoir vient du peuple, il est exercé par lui, et en vue de ses propres intérêts. De même, dans une démocratie, et c’est ce qui fait sa spécificité par rapport aux autres formes de gouvernance, il y a le respect des Droits de l’homme, une séparation des pouvoirs et des lois qui réglementent la vie en communauté. À cela, il peut être noté qu’elle est un régime dans lequel c’est le peuple qui décide des orientations de la vie de la Nation et a le droit de regard sur tout. Il est celui qui désigne les autorités qui le gouvernent et peut les destituer. Tout part du peuple et tout lui revient. Il a le pouvoir absolu comme le Amma chez les Dogons.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>« Il n’a jamais existé de véritable démocratie »</strong></h5>



<p>Toutefois, il y a différentes typologies de démocraties. Chaque peuple a donné à la démocratie sa touche particulière, et l’a adapté à son organisation sociale d’avant l’avènement de la démocratie, tout en donnant une place centrale au peuple. Chaque pays a sa démocratie, c’est-à-dire sa conception de ce qu’est la démocratie. Il convient de signaler qu’il n’y a pas une démocratie parfaite, elle est en construction perpétuelle dans tous les pays. L’émeute qu’a suivie la défaite de Donal Trump aux États-Unis en est un exemple.</p>



<p>Les prérogatives que la démocratie accorde au peuple, les expériences montrent qu’il est possible que celui-ci les assume pleinement durant une longue période dans la Nation. C’est toujours le petit nombre qui gouverne, qui décide tout. Le rôle que joue directement le peuple est minime dans la plupart des démocraties. Il varie d’une démocratie à une autre. Dans la majorité des cas, il se limite au choix des législateurs et du président. Mais avec les médias sociaux, le peuple joue son rôle d’une certaine façon.</p>



<p>Au-delà des critiques, il faut reconnaitre aussi que la vague de démocratisation qu’a connue l’Afrique au début des années&nbsp;1990 a apporté un changement politique substantiel. Elle a permis la tenue d’élections multipartites régulières dans beaucoup de pays même si des contestations ont suivi après plusieurs élections. Elle a permis la reconnaissance et la légitimité des différents droits politiques et civils. Bien que les partis au pouvoir aient remporté la plupart des élections qu’ils ont organisées comme le cas au Rwanda, au Gabon, en Ouganda, etc. Elle a permis d’apporter un nombre significatif d’alternances politiques comme ce fut le cas au Ghana, au Sénégal, au Bénin.</p>



<p>En se fiant à ce qu’est la démocratie sur papier, aucune intelligence ne peut le désavouer tellement ce régime paraît si beau. Rousseau dira pour sa part dans son <em>Contrat Social</em> que « <em>s’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement</em> ». Seulement, il reconnait en fin de compte qu’un «<em> gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes</em> ». Pour lui, « <em>à prendre le terme dans la rigueur de l’acceptation, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais.</em> »</p>



<p><strong>Mikailou CISSE</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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